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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 5 juin 2025 52 minFond programmatiqueEnvironnement & énergieEurope & internationalÉconomie & entreprisesDéfense

Visite d'État du Brésil : Conférence de presse du Président Emmanuel Macron et du Président Lula.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quels échanges sur le conflit en Ukraine ?

  • 17:00RelanceRéponse directe

    Réponse aux craintes des agriculteurs français sur l'accord UE-Mercosur ?

  • 24:00OuverteRéponse partielle

    Sanctions contre Israël : discussions européennes et position française ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Emmanuel MacronChiffre
    « Plus de 20 accords ont été signés aujourd'hui. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Monsieur le président, cher Loula, mesdames messieurs les ministres, messieurs les ambassadeurs, mesdames messieurs vos grades et qualités, cher président, cheroua, je Extrêmement heureux de vous accueillir avec votre épouse à Paris pour cette visite d'État. Un peu plus d'un an après merveilleux accueil que vous m'aviez réservé pour une visite d'État dans votre pays et au moment même où nous célébrons le 200e anniversaire des relations entre nos deux pays. 200 ans au cours desquels tant de femmes et d'hommes animés de la même passion pour le Brésil. ont porté des projets qui nous ont rapprochés et nous avons décidé, c'était votre idée à l'occasion de ces 200 ans, d'avoir cette saison croisée Brésil-France annoncée il y a 2 ans à votre initiative et qui va tout au long de l'année rendre hommage à la créativité de nos artistes, de nos deux pays et nous aurons l'occasion de visiter une des expositions phares du Grand Palais avec l'immense artiste brésilien Ernesto Netto.

C'est aussi cela le cœur de notre relation, une amitié, une compréhension mutuelle, une fascination pour les artistes et la création qui a permis à nos ministres de refonder le partenariat culturel dans à peu près tous les domaines du cinéma, la musique en allant jusqu au patrimonial, partenariat qui datait de 1948. Au fond, nous avons la même vision du monde d'un humanisme au service du progrès. Alors, nous avons avec le président et les ministres évoquer plusieurs des dossiers qui nous occupent et le partenariat qui est le nôtre, avant toute chose au service des grands enjeux planétaires.

En effet, la crise climatique est là toujours criante. la disparition de la biodiversité non moins alarmante. Je sais que de plus en plus ont décidé de ne pas en parler ou de ne plus en parler, mais nous nous sommes convaincus qu'il faut poursuivre les efforts, même les redoubler.

C'est l'objectif de la déclaration commune que nous venons d'acter. Alors, je serai présent au côté du président à Bem lors de la COP 30 que vous organisez qui est un rendez-vous important et qui va remobiliser la communauté internationale autour de ses objectifs et je veux vous en remercier président et nous avons acté que d'ailleurs ensemble nous aurons l'occasion en juste avant cette COP 30 d'organiser à Salvator de Baya plusieurs collègues et amis du continent africain. Mais 30 ans après le sommet de la terre de Rio, il revient au Brésil d'ouvrir un nouveau chemin.

La France le soutient et nous serons à vos côtés pas simplement pour être présent mais annoncer, renforcer notre action et notre engagement au service à la fois de la lutte contre le réchauffement climatique et pour la biodiversité. Vous serez aussi dans quelques jours à Nice et je tiens à vous en remercier pour les océans, qui est un combat inséparable de celui que je viens d'évoquer. Nous porterons, nous continuerons de porter la protection de 30 % des terres et des mers. d'ici 2030 et nous défendrons aussi le plan d'action de Nice en faveur des océans.

Et je voulais vous remercier pour cette mobilisation. Nous sommes deux pays amazoniens et nous partageons une même vision pour aussi les forêts, pu de carbone et justement cette lutte contre le réchauffement climatique et la biodiversité. Et donc je vous remercie de ce partenariat de Nice à Bélhem que nous allons ensemble consolider durant cette année.

Au-delà de ces grandes questions, nous sommes revenus évidemment sur nos relations commerciales que nous souhaitons voir avancer. J'ai pu exprimer au président la position de la France et ce que nous voulons faire pour améliorer le texte actuel, mais nous partageons une vision stratégique d'un monde ouvert, respectueux à la fois du climat et du commerce de et nous y reviendrons dans un instant. Nous avons aussi évoqué les grandes crises internationales, évidemment l'Ukraine, le proche Moyen-Orient, Haïti et puis nous avons enfin évoqué l'agenda bilatérale puisque nous avons une relation intense mais que nous souhaitons encore renforcer.

Le forum d'affaires qui se tiendra demain sera l'occasion d'ailleurs d'avancer dans ce sens et des annonces que nous ferons à Nice permettront aussi de donner encore plus de contenu à cette relation, mais qu'il s'agisse du transport aérien, maritime, terrestre, de l'énergie, de l'énergie d'ailleurs renouvelable au nucléaires civil, des minerais critiques. Nous avons beaucoup de projets sur lesquels nous avançons. Nous avons aussi consolidé lors de cette visite d'État nos relations de défense et tout ce que nous faisons ensemble pour accompagner votre marine.

Et puis nous avons également continué d'avancer sur les grands projets communs que nous avons, en particulier en matière d'hélicoptère. Ce partenariat stratégique équilibré qui est le nôtre a aussi, si je puis dire, un relais à travers la densité de nos liens humains. J'avais moi-même en mars 2024 eu l'occasion de me rendre à l'Institut Pasteur à Sao Polo, un des plus beaux exemples de coopération scientifique.

Et aujourd'hui, nous allons encore plus loin avec un projet de production de vaccin qui s'inscrit pleinement dans cet agenda de souveraineté sanitaire dans lequel nous croyons l'un et l'autre. Enfin, cette relation plus étroite, c'est aussi celle, je le disais, de deux pays amazoniens et nous n'avons jamais considéré que l'Oyapocit séparer. Bien au contraire, je rappelle qu'en mars 2024, nous avons consolidé justement ce partenariat commun en matière de suivi de la biodiversité, du climat par un institut conjoint.

Cette frontière qui est la frontière la plus longue de la France avec un pays tiers, celle que nous partageons avec vous, c'est celle qui aussi sur laquelle nous avons décidé de renforcer le travail de coopération pour préserver nos forêts, pour lutter contre leur paillage illégal et le trafic d'êtres humains. Et c'est aussi pour cela que nous avons à l'occasion de cette visite d'État sceller un accord enfin pour permettre les exemptions de visas et aussi les conventions de transfer de détenus. Cet accord qui a été conclu entre ministre était très attendu d'abord pour la sécurité de nos deux pays mais également je le sais pour les habitants de la Guyane également de la MAPA de Para et Amazonas.

Et donc je suis très heureux que nous soyons parvenus à celler un tel accord. Voilà mesdames et messieurs ce qu'en synthèse je voulais ici résumer de nos échanges qui vont se poursuivre tout au long de la journée. Je suis très fier que le président Loula soit accueilli sous la coupole tout à l'heure de l'Académie française où il pourra s'exprimer, ce qui est un privilège rare, mais qui dit aussi l'amitié, le respect pour votre pays que nos immortels ont parce que c'est comme ça que nous appelons nos académiciens.

Et puis nous nous retrouverons demain donc pour cette exposition et nous nous retrouverons euh dimanche à Monaco pour le sommet euh de l'économie bleue et lundi à Nice pour le sommet de l'UNOC. en quelque sorte le Brésil est partout chez lui en France ou chez nos voisins et je sais que vous terminerez cette visite d'État à Lyon par une dernière étape. Merci en tout cas de passer tant de temps parmi nous de nous faire cette amitié président et veuillez ici à nouveau accepter toute notre amitié pour vous et votre épouse et pour votre pays que nous aimons tant que mes chers amis représentant de la presseur président Emmanuel Macron Je voudrais tout d'abord vous remercier pour l'accueil et l'accueil de ma délégation.

Je suis venu en France dans le cadre de cette visite d'État et avec moi il y a toute une délégation pour discuter des problèmes très très importants qui méritent toute notre attention des partenariats et des solutions rapides. En plus du minist ministre des affaires étrangères, j'ai avec moi le ministre de la justice, Ricardo Lewandowski, qui a tout l'intérêt de partager avec la France la lutte contre leur paillage illégal et ce dans la région de l'Amazonnie, la MAPA et la Guyenne. Il y a monsieur ministre Sylvio Costa qui veut renouer avec le dialogue et les discussions avec le côté français. dans le domaine des ports et des aéroports.

J'ai aussi ma ministre Margarate Menz qui est tout enthousiaste avec l'agenda culturel entre le Brésil et la France. Il y a aussi monsieur Alexandre Silvera, ministre des mines et énergie qui a beaucoup à apporter dans le cadre des des discussions avec les chefs d'entreprise français et brésilien. Il y a aussi mon ami Marina qui va parler sur les questions climatiques et de l'accord de Paris et même du financement pour qu'on puisse atteindre les objectifs fixés dans le cadre de la Cour de Paris à savoir 1,5° d'augmentation de température.

Il y a aussi le ministre de développement du commerce pour discuter euh et avancer dans le cadre de l'accord Mercosur Union européenne. J'ai avec moi également un ensemble de députés euh pour m'accompagner dans ce voyage. Le président Macron donc a accueilli ma délégation avec l'hospitalité que seul un grand ami peut offrir à son haute.

Cette visite d'État est la première d'un chef d'état brésilien. en France et ce depuis 13 ans. Certains volets de la relation bilatérale se sont affaiblis pendant cette période, notamment le dialogue politique et les échanges commerciaux.

Le premier pas pour amorcer le changement de cette situation a été donné à l'occasion de la visite historique du président Macron au Brésil l'année dernière. Ma présence ici à Paris vise à renforcer davantage ce rapprochement. On ne saurait en fait trouver une occasion plus symbolique pour atteindre cet objectif car aujourd'hui 5 juin nous célébrons également la journée mondiale de l'environnement.

Et lors de notre réunion ce matin, nous avons discuté d'un vaste programme bilatéral. Nous avons passé en revue les progrès réalisés dans la mise en œuvre du plan d'action conclu en 2024. Plus de 20 accords ont été signés aujourd'hui et ces accords reflètent la diversité et la profondeur de nos relations.

Le Brésil a développé d'importants projets bilatéraux avec la France dans des domaines de pointe tels que le satellite stationnaire de télécommunication et le supercalculateur Saintos du Mont. Le programme de construction de sous-marins constitue aussi la plus grande initiative de coopération en matière de défense jamais entreprise par notre pays. Ce programme permettra de garantir la souveraineté brésilienne sur notre vaste espace maritime.

En plus de construire l'un des chantiers navales les plus modernes au monde à Itau à Rio de Janero. Nous voulons donc franchir une nouvelle étape dans notre partenariat autour de l'usine d'Itaituba dans le Minager qui est la seule usine d'hélucoptère de l'hémisphère sud. Des discussions sont en cours aussi pour une nouvelle commande d'avion pour doter le gouvernement brésilien des moyens de lutter contre la criminalité et de faire face aux catastrophes naturelles d'une façon plus efficace.

En tant que pays voisin qui partage une vaste frontière amazonienne, nous avons misé sur les bienfaits de l'intégration. C'est important, monsieur Macron, ici que le peuple français sache que la plus grande frontière de la France avec un pays étranger n'est pas en Europe, même si la France est un pays européen, mais cette frontière, elle est à Amérique du Sud avec le Brésil. Par conséquent, je tiens à rappeler que la France doit être fière de dire que la plus grande frontière terrestre avec n'importe quel pays, tous les pays, c'est le territoire territoire amazonien.

C'est important que le peuple français le sache que la France devrait être en Amérique du Sud comme elle appartient en Europe car la France est également sud-américaine. Nous vous lancer une nouvelle étape de l'usine d'avion que j'ai visité et qu'on a produit 50 hélicoptères là-bas et on a les moyens de parvenir euh au à la satisfaction des demandes brésiliennes mais aussi produire des hélicoptères pour tout certains pays de l'Amérique du Sud. On est en train de discuter une nouvelle commande d'avion pour doter le gouvernement brésilien des moyens de lutter d'une façon très efficace. euh le narcotrafic et aussi avec plus d'efficacité leur bagage illégal et lutter aussi contre euh l'extraction de bois d'une façon illégale et aussi tout ce qui a été euh tout ce qui était légal dans nos pet pays.

Euh vous savez un territoire comme le Brésil avec une forêt qui est la nôtre, on ne peut pas euh ne pas avoir le le nombre d'hélicoptères nécessaires pour faire bien notre travail. En tant que pays voisin, partageons une vaste frontière amazonienne, nous avons donc misé sur les bienfaits de l'intégration et le Centre Francoésilien pour la biodiversité amazonienne que nous avons réactivé en 2024 permettra justement de financer des recherches conjointes encore cette année. et la fin du régime différencié des visas et aussi une demande de longue date qui vise à faciliter la circulation régulière des personnes entre la MAPA et la Guyane française et cela facilitera le tourisme et les échanges commerciaux entre les communautés transfrontalières.

L'intégration passe également par la coordination des efforts de lutte contre le trafic, leur paillage illégal et la dévestation. Et c'est tout l'esprit de l'accord signé aujourd'hui par la police fédérale brésilienne et son homologue française. Et la lutte contre le crime organisé justifie également ma visite que je vais effectuer demain pardon au siège d'Interpol à Lyon.

Dirigé pour la première fois par un Brésilien, cette organisation joue un rôle clé dans les efforts multilatéraux visant à lutter contre les crimes transnationaux, notamment le trafic de drogue et l'exploitation des enfants et adolescents. J'ai souligné auprès du président Macron que les échanges bilatéraux ne correspondent pas à l'envergure de notre partenariat stratégique. Sur le plan commercial, il est inconcevable que les chiffres enregistrés en 2024 de l'ordre de 9 milliards de dollars soient inférieur à ceux observés en 2012.

Ça veut dire que dans le commerce, on a des pas géants à donner à franchir. Donc on doit avancer beaucoup pour euh augmenter cette ces échanges. La rencontre en chef d'entreprise que nous allons tenir demain constitue un pas en avant pour changer cette donne et attirer davantage d'investissement et intégrer les filières productives.

Les ministres qui vont intervenir [Musique] demain, ne faites pas des des discours pour les Brésiliens qui sont ici. Il faut s'adresser au français. Par conséquent, exiger que les traducteurs traduisent exactement chaque mot.

Vous allez dire car c'est très important pour le français de comprendre ce que nous voulons. J'ai exprimé au président Macron aussi ma conviction quant au rôle stratégique du partenariat entre Mercure et l'Union européenne. Et monsieur Macron, j'aimerais le dire devant la presse française et brésilienne que je je vais assumer la présidence du Mercouu le 6 pendant un mandat de 6 mois.

Et je voudrais vous dire que que je vais pas laisser la présidence de Mercus sans conclure à l'accord avec l'Union européenne. Par conséquent, mon cher Macron, ouvrez un petit peu votre cœur pour cette possibilité de conclure cet accord avec notre cher Mercousure. Cet accord, ce serait la meilleure réponse que nos régions puissent apporter face au contexte incertain créé par le retour de l'unilatéralisme et du protectionnisme tarifaire.

La défense du régime multilatéral sur le climat est une autre priorité commune. La COP 30 marque la 10e anniversaire de l'accord de Paris et rapproche donc davantage la France et le Brésil dans la lutte contre le réchauffement climatique. Nous avons signé aujourd'hui deux actes qui renforceront la coopération sur l'hydrogène à faible émission de carbone et la décarbonation du secteur maritime. participation à la conférence des Nations-Unies sur les les océans Nice mettra en lumière l'importance des espaces maritimes comme régulateur du climat et source de biodiversité.

Les biomes maritimes exigent la même attention et le même engagement que les forêts tropicales. Le temps est venu de tenir nos engagements pris envers la planète Terre et les générations futures. D'ici novembre, tous les pays doivent présenter leur nouvelles contributions déterminées au niveau national avec des objectifs de réduction des émissions de carbone.

D'ici 2035, le Brésil s'est engagé à réduire ses émissions de 59 à 67 % couvrant tous les gaz à effet de serre et tous les secteurs de l'économie. Si on narrive, ce n'est pas facile mais on doit prendre responsabilité. Donc le gouvernement, mon gouvernement a pris ses engagements.

Si on n'arrive pas à fixer un objectif ambitieux, on va pas travailler de façon efficace pour conclure ou étenir nos engagements. Si on narrive pas à mobiliser 1300 milliards de dollars pour lutter contre le changement climatique, nous risquons de créer un climatique. Monsieur Macron, j'ai participé à la COP 15 en fait au Danemark et je me souviens que les pays les plus développés ont promis des contributions financières de l'ordre de 100 milliards trillions de dollars pour aider les pays qui ont des forêts debout pour maintenir ces forêts.

Il est toujours important de rappeler que que au-dessous de chaque arme, il y a un un indien, un pêcheur ou un producteur un producteur rural. Donc c'est important de garantir à ces gens le droit de se maintenir, de rester dans la forêt et de vivre avec un minimum de qualité de vie car il doit y avoir des fonds, des pays développés et la France, elle pourra participer à ses efforts. Et la Guyane française, je le rappelle, est la partie française qui est la plus proche de nous.

Donc la France, elle doit donner également participer à ces dons pour assurer la qualité de vie de ces gens. Alors qu'elle célèbre son 80e anniversaire, l'ONU souffre d'un grave manque de légitimité et d'efficacité. Les guerres en Ukraine et à Gaza.

La situation en Haïti et tant d'autres crises oubliées montrent que la réforme du Conseil de sécurité de l'ONU ne peut être différée. Comme l'a récemment déclaré le président Macron, la reconnaissance de l'État palestinien est un devoir moral et une exigence politique de tous les gouverneurs du monde. Le Brésil a été l'un des premiers pays d'Amérique latine à le faire.

Et tous ces conflits consomment des ressources précieuses qui seraient destinées pour le développement. Et l'alliance globale contre la fin et la pauvreté lancé par le Brésil lors du G20 l'année dernière vise à inverser cette logique et à remettre la vie humaine au cœur de l'agenda international. Je sais que nous pouvons compter sur la France.

Cette année en 2005, nous célébrons 200 ans de relation bilatérales avec le regard tourné vers l'avenir. Cette construction commune passe par l' l'approfondissement des liens et des échanges entre nos sociétés et c'est le sens même de la mise à jour de l'accord de coopération culturelle signé par la ministre Margarette Menzes. aussi l'esprit des centaines d'événements qui se déroulent en France et au Brésil depuis le mois d'avril dans le cadre des journées culturel croisé que le président Macron et moi-même avons décidé de lancer l'année dernière.

Cher ami Macron, la dette d'aujourd'hui est aussi tristement célèbre pour ceux qui luttent contre pour l'environnement et les peuples autochtones. Il y a 3 ans, Bruno Pereira et Don Philippe, deux figures emblématiques de la défense de l'Amazonnie, était lâchement assassiné. Le Brésil et l'UNESCO ont décidé de le rendre hommage en baptisant de leur nom les bourses de recherche en journalisme d'investigation sur l'intégrité de l'information sur les changements climatiques.

Il y a de semaines, nous avons perdu le brillon Sébastien Saugado, l'un des plus grands photographes au monde. Son appareil photo a permis d'immortaliser la souffrance des opprimés et d'éveiller la conscience de l'humanité tout entière. La meilleure façon de le rendre hommage est de veiller à ce que leur combat n'ait pas été vain et à ce que nous restions déterminés à défendre la démocratie, la paix et le développement durable.

Mon cher ami Macron, je suis persuadé que le Brésil et la France doivent de plus en plus être très ensemble pour qu'on puisse continuer à défendre trois choses sacrées. La démocratie, le multilatéralisme et le commerce libre. de libre échange.

Ce n'est pas possible de truir des choses qui ont été construites avec beaucoup de force depuis la deuxème guerre mondiale et essayer de retourner au protectionnisme et donc la fragilité de la démocratie à laquelle on assiste aujourd'hui et c'est impressionnant de voir l'accroissement du négationnisme du radicalisme de l'extrême droite qui ne reconnaît pas les institutions. qui ne reconnaît pas la vérité et qui gagne du terrain dans le monde en luttant contre les institutions qui sont la raison même de l'existence du des régimes démocratiques de nos pays. Par conséquent, défendre la démocratie ce n'est pas quelque chose, ce n'est pas peu, c'est quelque chose d'important et c'est possiblement la chose la plus importante qu'on doit faire. et l'autre ne pas permettre la fin euh du multilatéralisme.

Mais vous savez plus que moi que cela signifie et l'Union européenne lorsqu'elle a construit le Parlement, la banque centrale, la monnaie, les Commissions, l'Union européenne pour moi c'est un patrimoine universel de la démocratie. Je pense que c'est ça qu'on doit garantir. N' peut pas permettre que à aucun moment on puisse laisser détruire ce que on a acquis d'une ces choses sacrées qu'on a acquis.

Merci beaucoup. Boa tarde, André Fontinelli da Fol Paulo. A minha pergunta pros dois presidentes é sobre o conflito na Ucrânia.

Queria saber o que foi discutido sobre esse tema. Trump la pretende se vingar recente de drones e considerando interrupção que tem queria saber do presidente acredita que realmente está disposto a buscar um acordo de Macron est-ce que vous pensez que le Brésil peut jouer un rôle dans la recherche de cet accord a posição do Brasil, la connueiro par le président Macron et aussi par le peuple brésilien. Depuis le début depuis le début de la guerre, on a pris position contre l'occupation territoriale de l'Ukraine par la Russit et en même temps notre position était claire contre la guerre. avec la Chine, on a on a rédigé un document, une proposition de 13 pays émergents pour discuter, un monter un groupe d'amis pour trouver un emboutsement.

Moi personnellement, j'ai discuté avec le président Pouti, je me suis rendu en Chine et je me suis rendu aussi j'ai appelé le président Poutine ce deuxème point pour lui dire qu'il est extrêmement important, qu'il participe à Istanbul. des négociations pour y participer personnellement que ça serait un signe pour monde et pour ceux qui sont intéressés dans la construction de la je décisions des autres chefs d'état dans le cadre de le gouvernement mais je pour moi je suis tranquille par rapport à la mission du Brésil à savoir la contribution pour la paix et la fin de la guerre parce que la guerre n'intéresse personne Mais moi je vous je me fais du souci maintenant parce que la semaine dernière il y a eu une attaque de l'Ukraine à un aéroport je sais pas où exactement Russie et je vois que Trump euh il a écrit un Twitter en disant qu'il a discuté avec Poutine et que leur conversation n'était pas bonne et que Poutine il a dit qu'il va faire des représailles contre l'attaque As pessoas precisam se dar conta. Eu somente presidente público.

Je de pas de laisser cette insanité la guerre ne construit rien au contraire. Donc même si construit cher les vies qui sont partie sont irrécupérables. Donc j'ai discuté avecing.

Donc on s'est mis à notre disposition. S'il veut discuter, discuter de la paix, négocier la paix, nous sommes disponibles pour apporter notre contribution. Mais la décision revient au béérant et malheureusement l'ONU est politiquement faible et elle dispose de peu pouvoir d'émettre une opinion sur euh pas seulement sur cette guerre mais sur d'autres guerres d'ailleurs et le Brésil fait des efforts constants pour le renforcement de la représentation du conseil de sécurité de l'ONU.

Écoutez, sur ce sujet, je pense que les idées simples sont les meilleurs guides. Il y a un agresseur, c'est la Russie. Il y a un agressé qui est l'Ukraine.

Nous voulons tous la paix, mais on ne peut pas traiter les deux béérantes de manière écudistante. La deuxième chose, ce sont des faits. La proposition faite par les États-Unis d'Amérique d'un cesser le feu a été acceptée par le président Zelinski dès mars à Jedda.

Elle est constamment refusée par le président Poutine. Il a déclenché la guerre et il ne veut pas le cesser le feu. 3è chose, c'est que oui, le Brésil a un rôle très important à jouer.

L'initiative prise avec la Chine est importante. Le président là à l'instant vient de faire une défense du multilatéralisme. Défendre le multilatéralisme, c'est défendre la charte des Nations- Unies.

Et le rôle du Brésil et de la Chine, c'est de défendre la résolution de ce conflit, la paix, dans le plein respect de la charte des Nations-Unies. Cette charte prévoit le respect de l'intégrité territoriale des États. Elle a été violée par un seul pays, la Russie, pas par l'Ukraine.

Et donc, cherchons la paix mais ne nous trompons pas de repère. Il n'y a qu'un pays qui a violé le droit international. Il est malheureusement membre permanent du conseil de sécurité.

Il y a un pays qui a lancé cette guerre et il y a un pays qui refuse la paix. Alors même que nous avons réussi collectivement à convaincre encore une fois le président Zelinski, lui de l'accepter. Donc je pense qu'il est important que nous unissions nos efforts.

Nous allons en reparler avec le président Loula. J'ai eu il y a 10 jours longuement le président Sjimping pour l'inviter à réenclencher des efforts diplomatiques pour faire pression sur la Russie. Et le cœur maintenant des efforts que nous devons tous faire, européens, américains, chinois, brésiliens, indiens, c'est de faire pression sur la Russie pour qu'elle arrête le conflit, pour qu'une paix robuste et durable puisse être négociée, qui permette d'apporter les garanties de sécurité et qu'il n'y ait pas de reprise de cette guerre, c'est tout.

Bonjour, Bomdia, Frédéric Saï de Radio France. Monsieur le président Loula, vous venez de d'évoquer votre soutien enthousiaste à l'accord de libre échange Europe Mercosour. Mais que dites-vous aujourd'hui aux agriculteurs français dont vous savez qu'ils craignent une distorsion de concurrence si le marché venait à s'ouvrir notamment sur les normes et vous monsieur le le président vous avez déclaré que ce traité était inacceptable en l'état.

Est-ce qu'il vous semble de rouvrir ce texte alors même que la négociation dure depuis maintenant plus de 20 ans ? Et que répondez-vous à votre homologue brésilien qui que sur ce sujet vient de vous demander de d'ouvrir votre cœur ? Merci.

Merci beaucoup et merci de porter ici la parole les intérêts de nos agriculteurs. C'est exactement la discussion que nous avons eu avec le président tout à l'heure. Stratégiquement la France, elle est pour le commerce libre et équitable.

Et donc nous sommes tout à fait favorables à négocier ces accords. J'ai moi-même défendu des accords que nous avons contribué à améliorer par exemple avec le Canada. Je prenais cet exemple tout à l'heure mais précisément parce que ce sont des accords qui permettent de baisser les tarifs, d'ouvrir mais ils le font de manière juste.

Cet accord dans le moment stratégique que nous vivons, il est bon pour beaucoup de secteurs mais il fait porter un risque pour l'agriculture des pays européens. Pourquoi ? Parce que l'Europe pour des principes d'ailleurs que le président Loula, son gouvernement partage, qu'il a défendu tout à l'heure admirablement, l'écologie.

C'est-à-dire pour réduire les émissions de CO2, pour préserver la biodiversité, nous on a interdit à nos agriculteurs d'utiliser des composantes. On leur a demandé de changer leur pratique et c'est une bonne chose, c'est la même vision de progrès qu'on partage. Mais les pays du Mercur ne sont pas du tout au même niveau réglementaire.

Donc il y a très clairement une différence majeure qui pas une différence de compétitivité, de spécialité mais de normes. Les contraintes ne sont pas les mêmes. Moi, je ne sais pas expliquer à mes agriculteurs, au moment où je vous demande de respecter davantage de normes, j'ouvre massivement mon marché à des gens qui ne les respectent pas du tout.

Parce que qu'est-ce qui va se passer ? Ce sera pas mieux pour le climat, mais on va complètement tuer notre agriculture parce que ce sera pas juste. Et c'est pas la vision que porte le président.

Donc c'est pour ça que je disais tout à l'heure, on doit améliorer cet accord. Nous, on veut travailler pour qu'il y ait des clauses de sauvegarde, des clauses miroir qui sur ce volet là nous permettent justement et on a 6 mois pour le faire puisqu'il est il a cette présidence là et qu'il a cet enthousiasme. Donc oui, nous voulons ouvrir, oui, nous voulons plus de commerce, mais on doit respecter nos agriculteurs, respecter aussi la cohérence de nos ambitions parce que sinon ça sert à rien que l'Europe veuille défendre le climat autant qu'elle ferme toute son industrie, toute son agriculture puisque elle n'importerait des choses qui sont faites avec des pratiques moins bonnes que chez elle et elle contraindrait des producteurs qui finalement n'auraient plus de marché.

Donc oui, nous devons améliorer ce texte et il doit prendre en compte ou ce qu'on appelle des clauses miroir ou ce qu'on a proposé des des mesures de sauvegarde. Il y a des début de ça. Donc nous ce qu'on défend c'est qu'il puisse y avoir un protocole additionnel qui intègre ce volet là et qui permettent de dire quand on a des déstabilisations de marché qui sont pas justes, on peut mettre des systèmes de frein.

On l'a fait dans beaucoup d'accords de commerce. Je pense que on peut le faire. On doit le faire sur cet accord-là.

Voilà, ça n'enlève pas le l'adhésion stratégique à la défense du commerce international. Il me semble que il n'est pas difficile de le conclure, de le faire cet accord en premier lieu parce que grande qualité de bonnes conditions pour faire cet accord mais convient de rappeler que même si le Brésil devient un pays vicle par exemple nous facilitons l'importation de vin français au Brésil aussi même si le Brésil est un un producteur de fromage et de produits laitiers, j'ai même offert en cadeau à Macron les meilleurs fromages du Brésil. Il m'a pas donné de retour à ce sujet mais on va pas on veut pas être en concurrence avec vous à ce sujet.

On va continuer d'importer du fromage français. Il y a des euh états brésiliens qui produisent de de très bons pétillants. On veut pas interdire pour autant le champagne français.

Un deuxème point euh que mon camarade Macron pourrait dire aux agriculteurs français est la chose suivante. Il peut y avoir monde euh quelqu'un qui est aussi inquiet que mon gouvernement à propos d'environnement soit mais personne n'est mieux placé que nous. Euh est-ce qu'il y a euh quelqu'un qui a une ministre de l'environnement euh qui est agressé par la presse tous les jours ?

Non. Il y a pas mieux que marina. C'est important que les agriculteurs français sachent que notre agriculture est complémentaire.

Ce que ce qu'on ne peut pas, mon cher camarade Macron, c'est de bloquer. Nous n'avons qu'à le mettre à discuter ensemble. Les agriculteurs français au côté des agriculteurs brésiliens, les coopératives discutant entre elles.

Faisons une table de négociation. Je suis convaincu que, je le répète, je suis convaincu que aucune doute aucun doute ne subsistera. Et je voulais demander à Macron une chose très sérieuse.

Ne permettez à aucun pays européen de mettre en doute la défense pratiquée par le Brésil pour diminuer la déforestation dans notre pays. Vous connaissez le territoire brésilien. Vous savez que nous avons cinq biomes très importants et que nous les traitons ces biomes comme si nous nous occupons de notre les voulons bien conserver mais nous avons 85 millions carr c'est pas territoire facile à contrôler.

Mon pays a failli être dit. Pourv que vous vous fassiez une idée, à mon retour à la présidence 15 15 ans après mon départ, l'Ibama qui est l'institut brésilien qui s'occupe donc du volet environnemental, l'Institut brésilien de l'environnement. Il y avait 700 fonctionnaires en moins par rapport à 2010, c'est-à-dire que 15 ans après, on avait 700 fonctionnaires de moi.

On a dû donc restructurer cette cette instance. Regardez Marina et donc elle a travaillé. C'est une dame qui est partie de l'état de l'Acrire en Amazonnie pour devenir plus forte, plus robuste à Brazilia, mais c'est vrai que elle n'arrive pas à à prendre du poids à la pauvre tellement qu'on lui donne du boulot.

Donc on doit essayer de nous occuper, on essaie de nous occuper d'un pays qui a été délaissé pendant des longues années. Nous avons repris le pays, la parole les gens avaient l'habitude, les bolsonaristes avaient l'habitude de dire ouvrez les portes pour que les bœufs passent, c'est-à-dire laissez tout faire en matière d'environnement. On est le deuxième producteur de porcent, on est des grands producteurs de vol à sucre, bioéthanol et cetera.

On est des grands producteurs agricoles mais tout le monde sait que si nous voulions entrer dans les marchés européens américains entre autres, nous devons être responsable. Une chose c'est de produire en interne, une toute autre chose c'est de produire en export. Même en interne, je pense pas qu'il y a pas il n'y a pas de veille sanitaire plus rigoureuse que la nôtre.

Je viens en France aussi pour recevoir la certification pour le Brésil d'être un pays libre de fièvre afose. On parle pas d'un petit pays, on parle d'un pays avec plus de 250 millions de têtes de bépaill de bétail. Pour vous faire une idée, euh l'état du Mato Grossau, nous avons 3 millions d'habitants et 33 millions de tête de bétail.

Pour exporter, nous le savons, il faut s'en occuper, il faut soigner parce que personne ne veut acheter des produits de ma de mauvaise qualité. Il y a des pays aujourd'hui qui achètent la viande brésilienne pour la réexporter vers d'autres pays. Et donc nous souhaitons faire cet accord parce que nous aurons 23000 milliards de dollars concernant 700 millions d'habitants.

C'est pas un petit accord. Et puis ça constituera une réponse à ceux qui n'en souhaitent plus du multéralisme. C'est une réponse et la réponse sera nous ne voulons plus reprendre le protectionnisme.

Dans les années 80 euh on m'a convaincu du libre échange. Moi, j'étais contre. Pareil pour la mondialisation.

Et hop, lorsqu'on arrive, les mêmes qui nous l'ont proposé ne n'en veulent plus parce que nous, de notre côté, on est devenu compétitif parce que nous sommes en mesure de faire concurrence comme ça. Ça va pas. Ce que nous souhaitons, c'est de trouver cet accord avec l'Union européenne et je le répète à mon cher camarade Macron, en novembre, il sera le président de France et moi le président du Brésil et je le dis aussi à la presse française.

J'ai 6 mois de mandat au niveau du mercur et je veux vous dire que je quitterai la présidence du Mercosur avec l'accord UE Mercosur conclu et mon camarade Macron participera à la signature pour qu'on prenne une bonne photo, une belle photo et ses besoins je viendrai moi-même discuter avec les agriculteurs français pour les expliquer qu'ils seront gagnants aussi avec cet accord. J'en suis convaincu. Macron, si vous voulez faire venir un groupe d'agriculteurs français au Brésil et inversement, j'enverrai un groupe d'agriculteurs brésiliens en France.

On va s'asseoir autour d'une table et je suis convainc je suis sûr qu'on trouvera un accord. C'est important de savoir qui ne souhaite pas de cet accord parce que si les agriculteurs français euh connaissent ce qu'on peut produire, ce qu'on peut acheter de notre côté aussi, c'est impossible de le refuser cet accord. Euh je reviendrai chez moi au Brésil convaincu qu'on finira par le conclure cet à courour.

Je reste très optimiste et je pense que je pense euh je crois au bon Dieu et je crois à notre pouvoir de travailler ensemble et je crois aussi à cette à ce partenariat historique entre le Brésil et la France. Ça dépasse une relation normale. Il y a plein de monde en France qui apprécie le le Brésil.

Il y a beaucoup de monde au Brésil qui apprécie la France et je pense que c'est ça qui va prévaloir. Je viendrai à d'autres reprises en France, vous irez à d'autres reprises au Brésil. Nous nous retrouvons en Amazonnie et en Amazonnie, on pourra signer d'autres accords entre le Brésil et la France.

Est-ce que l'attente les gens attendent de nous, de moi et de vous ? Pourquoi Lula il se il voyage autant pour se promener. Ben non euh je voyage pour faire des affaires, pour faire en sorte euh que on puisse accroître la relation politique, économique et culturelle avec mon pays.

C'est un vrai bonheur pour moi d'être reçu par l'académie. La dernière autorité brésilienne, c'était euh le l'empéreur brésilien Pierre I en 18. Donc je suis donc très honoré et je suis très honoré aussi de recevoir demain matin le titre de docteur Honoris Caosa de l'université Paris qui est dont l'histoire est intimement liée à celle de la France. parler du déjeuner à vos côtés, du dîner à vos côtés, au côté aussi de Jean-J et de Brigit et de mes collègues et de pouvoir dire surtout on améliore notre relation Brésil France.

Plus jamais le Brésil aura un brésil un président qui se cache le coiffeur pour ne pas recevoir des interlocuteurs français. C'est ce que j'avais à vous dire. Bonjour monsieur le président. semaine dernier de l'agence Bloomberg.

Où en sont les discussions au niveau européen sur une éventuelle sanction contre Israël ? Et si jamais il y a pas d'accord au niveau européen, est-ce que la France pourrait envisager des sanctions unilatérales contre Israël ? E presidente Lula, como é que o senhor avalia o fato de que vários países europeus, inclusive alguns que têm elevado o primeirro plus européens continu d'envoyer des armes à Israël alors que sur ce sujet, il y a une coordination européenne qui se fait entre nos ministres des affaires étrangères, d'ailleurs avec les ministres de l'Union européenne mais aussi britannique pour accroître la pression.

Comme vous l'avez dit, les prochains jours seront décisifs et donc je préfère toujours espérer. Donc nous allons accroître la pression au côté en coordination avec les Américains pour obtenir le CC le feu, la reprise des opérations humanitaires. En même temps que nous préparons, comme vous le savez, la conférence du 18 juin avec l'Arabie Saoudite qui a vocation à justement bâtir le chemin et un méch de reconnaissance de la Palestine et un mécanisme de sécurité collective pour pour toute la région.

Donc les discussions se poursuivrent et nous verrons dans les prochains jours si nous devons en effet hausser le ton et prendre des dispositions concrètes. Je veux pas ici en dire davantage pour ne pas obérer la capacité qu'on nos ministre d'abord de finaliser l'accord mais aussi et surtout d'avoir les résultats et d'obtenir ce cesser le feu qui est si important. Donc nous travaillons étroitement avec les autres pays européens d'une part et avec les britanniques d'autre part sur ce sujet.

Moi aussi la question m'adressé également. Bon, écoutez moi très sincèrement, j'aimerais dire que une chose importante, s'il y a une chose que j'ai pu apprendre, que j'ai appris à respecter dans l'exercice de la présidence de la République dans mon pays, c'est la la liberté pour chaque pays de s'occuper de sa destinée, de faire ce que bon lui semble à condition que on ne dépasse pas les limites du bon sens. Ce qui se passe à Gaza ce n'est pas une guerre.

Gaza c'est un génocide pratiqué par une armée hautement préparée contre des femmes et des enfants. C'est ce qui est en train de se passer. Et c'est contre ça que l'hum l'humanité doit s'indigner.

C'est contre ça que la société doit s'indigner. C'est contre ça que j'exige jour après jour. que j'exige des euh au conseil de sécurité.

L'ONU d'aujourd'hui ne peut pas être la même celle de 1945. Il faut que le continent africain y participe, que le continent sudaméricain, latino-américain, il participe aussi. Il faut des paris pays importants comme l'Allemagne, le Japon.

Pourquoi l'Inde n'y figure pas au conseil de sécurité ? même qui a eu suffisamment d'autorité pour créer Israël doit aussi préserver la démarcation de 1967. C'est le minimum de bon sens qu'on peut exiger en nos car nous sommes des humanistes. ces derniers jours, on a souffert avec euh la mort de deux Israéliens dans l'ambassade aux États-Unis alors que le même jour, deux enfants portant un sac de farine sont mortes aussi.

Et il n'y a pas eu la même solidarité que celle accordée aux deux personnes qui ont été mortes à l'ambassade, on peut peut pas traiter les Palestiniens comme des citoyens de 3e catégorie. Ce sont des êtres humains qui veulent vivre comme nous, qui veulent avoir de la liberté. Que défendons-nous depuis si longtemps ?

Il n'y a qu'une seule solution. On ne peut pas permettre le discours du président d'Israël qui dit tous les jours qu'il souhaite occuper la bande de Gaza. Puis il y en a un autre qui dit qui veut faire un hôtel, une rivière alors qu'en réalité c'est le territoire qu'un peuple a conquis à la suite de beaucoup de sacrifices et nous devons nous assurer qu'il puisse construire une harmonie avec l'État d'Israël pour avoir le droit de vivre.

C'est rien que ça le droit de vivre. C'est important que les puissances mondiales disent basta tout cela. Le n peut ne peut pas parler de d'un cesser le feu alors qu'un cesser le feu n'est pas respecté.

Donc nous voyons euh un génocide sous nos yeux tous les jours, jour après jour. Si je me trompe pas, hier on a eu encore euh 95 morts. C'est que des civils.

Il y a pas un chef du Hamass. Donc sincèrement, je le dis non pas comme président du Brésil, mais comme être humain. Je le dis comme être humain.

Ce n'est plus possible d'accepter une guerre qui n'existe pas. C'est un génocide prémédité de la part d'un gouvernant d'extrême droite qui est en train de mener une guerre d'ailleurs contre les intérêts de son propre peuple. Car Israël pour Israël pour le peuple juif cette guerre n'importe pas non plus.

C'est la paix qui importe à tout le monde. C'est pareil pour les Ukrainiens. Les souffrances d'Haïti n'intéressent personne non plus.

C'est-à-dire que bref, je m'excuse pour l'émotion euh mais c'est vrai que c'est triste de voir que le monde se tait face à un génocide alors que les grandes victimes ne sont pas les soldats qui sont au combat mais plutôt des femmes et des enfants. Sincèrement, le jour où je perdrai ma capacité de m'indigner, je ne mériterais plus être le dirigeant de mon pays. Je m'en excuse pour cette émotion.

Monsieur le président, nous arrivons au ter conférence de presse. Merci à tous. Merci beaucoup.