BFM Bourse - Jeudi 4 juin
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BFM Business, vos placements, nos conseils, BFM Bourse, avec Guillaume Sommerer. Bienvenue à tous, on vous accompagne au seul rythme des marchés, c'est jusqu'à 18h. Les marchés qui sont en forme aujourd'hui en Europe, on est en belle hausse, en tout cas ici en Europe. L'Eurostoxy 50 gagne 0,5%, mais surtout le CAC gagne 1,2%, porté par les valeurs logiciels, associés aux logiciels, d'AssoSystem gagne 5,6%. On a aussi, tiens, SAP à Francfort en hausse de plus de 5%, Capgemini plus 7%. En fait, c'est une grande rotation qu'on observe dans la tech, les logiciels qui ont tant souffert remontent, alors que l'esprit conducteur souffre.
On va voir comment Broadcom ouvre dans un instant aux Etats-Unis, la publication, les perspectives énormes, mais pas assez. Du point de vue des marchés, on attend une baisse de Broadcom, on suivra ça bien sûr en direct, dans un instant avec cette ouverture des marchés américains. Et puis à suivre aussi aujourd'hui en Europe, ici à Paris, Rémi Cointreau, dont les prévisions font plaisir au marché. Ce titre, Rémi Cointreau remonte la pente cet après-midi, ce sera une des valeurs qu'on n'oubliera pas de surveiller. Mais d'abord donc, comme promis, l'ouverture des marchés américains, c'est en direct et sous nos yeux.
Ça y est, le popcorn est chaud, il saute dans le four ce popcorn, il est là, je vous aperçois. John Plassard, Tité Gestion, bonjour John. Bonjour Guillaume. Mais oui, Antoine aussi, pour vivre de l'intérieur de cette séance. Bonjour Antoine, rebonjour. Mais bien le bonjour. Mais re-bien le bonjour, parce que ce matin de 11h à midi, vous étiez là, tout pour investir, et je vois que vous êtes aussi présent désormais en podcast série Play, vous étiez ici, à cette même place, et en même temps, maintenant, on peut vous retrouver ailleurs sur nos podcasts série Play. C'est formidable, la technologie moderne, partout. Non, mais il y avait des trucs à écouter, c'était...
Déjà, on vous a donné tous les bons conseils pour essayer de boucler vite fait votre déclaration d'impôt, si ce n'est pas fait, je le rappelle, c'est 23h59 ce soir. Donc, on avait Muriel Wimbert, et on avait également Géraldine Métif, qui nous ont donné tous les bons conseils, puis nos amis de Carré Partners, avec lesquels on a fait le point sur tous les produits qui sont émis en ce moment, qui sont censés vous permettre de miser sur les IPO de SpaceX, d'Enthropic, etc., qui sont en cours en ce moment, qui « cotent » sur de drôles de marchés, crypto, fonds de produits, de...
Bon, alors, méfiez-vous un petit peu, triez le bon grain de livret, faites appel aux professionnels, il y en a certains, comme Carré Partners, qui interviennent directement sur ces problématiques-là, mais qui sont agréés et avec des produits sûrs. Entre autres, bien sûr, c'est à retrouver en podcast série Play. Donc, cette ouverture à Wall Street à l'instant, Antoine, ça donne quoi, les trois indices américains, aujourd'hui ? Cette ouverture à Wall Street, elle se fait avec une baisse assez marquée. Du côté du S&P 500, on est en train de perdre 0,28%. Le Dow Jones, moins 1,2% en ce moment. Et puis, du côté du Nasdaq, on est orienté à la baisse également.
Alors que le CAC 40 lui-même gagne 1,2%. On a rarement vu un tel écart de performance entre les marchés américains et les marchés européens. Et pour une fois, en faveur, effectivement, des marchés européens. John, avant de parler de Broadcom dans un instant et de sa publication, le marché de l'emploi américain, on a eu en début de semaine plutôt des signes de résilience de ce marché de l'emploi. Aujourd'hui, on a les nouveaux inscrits au chômage, les chiffres hebdomadaires des inscriptions. Oui, tout à fait. Alors, pourquoi est-ce qu'on en parle ? Parce que déjà, c'est important pour la réserve fédérale américaine. Et puis aussi parce qu'on a les chiffres de l'emploi demain.
On attend 4,3% de taux de chômage stable. Eh bien là, les nouvelles inscriptions au chômage ont augmenté de 13 000 la semaine dernière. On revient au niveau les plus élevé depuis février dernier. Donc, il nous signale, ces chiffres, ils sont très volatiles. Mais si on regarde, si on analyse les chiffres qui viennent de sortir, un refroidissement, je dirais un léger refroidissement du marché du travail américain, même si les licenciements restent historiquement faibles. On a quand même une bonne nouvelle. On a les demandes continues d'allocations au chômage qui ont reculé. Donc, qu'est-ce que ça veut dire très concrètement ?
C'est que les personnes qui perdent leur emploi, elles continuent globalement à retrouver du travail. Donc, on est ici et on aura normalement la confirmation demain dans un marché de l'emploi américain qui reste toujours résilient. Mais il n'affiche plus la vigueur exceptionnelle observée au cours des derniers trimestres. Mais c'est peut-être attendu. Ce n'est pas réellement une surprise. Vous savez, on pariait sur ce soft lending, une croissance américaine qui tient mais qui baisse légèrement avec un emploi qui se dégrade légèrement. C'est ce que nous dit d'ailleurs la réserve fédérale américaine. John, il faut absolument qu'on parle du bitcoin quand même.
Parce que depuis le début de la semaine, Antoine, vous insistez beaucoup dessus. Le bitcoin souffre. Alors aujourd'hui, on passe encore un cap supplémentaire à la baisse. On est à 63 500 dollars aujourd'hui sur le bitcoin. Que se passe-t-il sur l'arène des cryptos ? Et même à 61 000 dollars ce matin. Ça a un peu rebondi par rapport au plus bas. Il faut rappeler qu'on est dans une phase de correction qu'on a déjà connue. Mais là, une phase de correction depuis plusieurs mois qui a un recul près de 50 %. Je vous rappelle quand même qu'au plus haut, on était à 126 000 dollars. Et là, comme vous l'avez dit, on est aux alentours des 64 000 dollars. Alors, on a eu deux choses.
La première des choses, c'est la surprise de la première vente de cette société d'investissement qui est gérée par Michael Saylor, qui s'appelle Strategy Inc., qui a toujours incarné la stratégie sur le bitcoin et sur les crypto-monnaies. Buy and never sell. Acheter et ne jamais vendre les cryptos. Et bien là, ils ont vendu. Alors, pas énormément. 2,5 millions de dollars. Ils ont quand même un portefeuille de près de 60 milliards de dollars. Vous me direz que ce n'est pas beaucoup, mais c'est le message qui est un peu inquiétant pour certains.
La deuxième raison, ce sont les ETF sur le bitcoin qui connaissent véritablement ce qu'on peut appeler une hémorragie de capitaux, puisqu'on a ces fonds cotés qui ont enregistré près de 4 milliards de dollars de sorties net sur 12 séances consécutives, ce qui est évidemment un record. Et puis, aussi intéressant de voir avec la frénésie qu'on connaît.
Et j'ai failli dire qu'on a connu, parce qu'on va parler de Broadcom après, mais là, avec cette frénésie qu'on connaît sur l'intelligence artificielle, on a l'impression, face au momentum baissier depuis quelques mois sur le bitcoin et certaines crypto-monnaies, que vous avez des investisseurs qui se disent, je vais peut-être me diversifier, je vais peut-être aller vers des valeurs qui sont plus liées à l'intelligence artificielle. Et c'est ce qui explique aussi la sortie. Mais ça ne veut bien évidemment pas dire que le bitcoin est mort. Ça ne veut bien évidemment pas dire qu'on est dans une situation historique, parce qu'on rappelle que ce sont des cycles qu'on a connus sur le bitcoin.
Et à chaque fois, on a eu les mêmes rengaines. Mais ici, effectivement, à noter, 61 000 ce matin. Antoine ? Alors, à noter que Michael Saylor, avec ses ajustements très violents sur les cours du bitcoin, on perd quand même plus de 10 000 dollars depuis le début de la semaine, ce qui n'est pas rien. On était du côté des 75 au début de cet épisode franchement très baissier. Michael Saylor, sur ses positions bitcoin et au niveau d'achat moyen des différentes vagues d'accumulation, est en perte de 15 milliards de dollars. Donc, il commence à avoir une position très largement négative. Et puis, au-delà de ce que dit John, c'est vrai qu'il a tout à fait raison.
Question de se diversifier aussi de certains investisseurs très longs sur le bitcoin liquide des positions, parce qu'il est aussi question de peut-être être à l'affût de l'IPO de SpaceX, l'IPO d'Enthropic, etc. C'est une autre réserve de valeur qui subit des dégagements peut-être en faveur de ces futures introductions géantes. Wall Street, avant SpaceX, a priori attendu le 12 juin prochain, donc vendredi de la semaine prochaine très probablement. Wall Street est en petite baisse, moins 0,8 le Nasdaq, moins 0,1 le S&P 500 et Broadcom, moins 15% cet après-midi. Broadcom a publié, franchement c'est magnifique, mais manifestement pas assez hallucinant au goût de Wall Street, John.
Oui, tout à fait. Si je vous dis que le chiffre d'affaires a progressé de 48% sur un an à 22,2 milliards, que le bénéfice ajusté par action a atteint 2,44 dollars et que les revenus liés à l'intelligence artificielle ont bondi de 143% sur un an, eh bien si je vous dis ça, vous me dites, ben oui, l'action est en progression. Ben non, vous l'avez dit, elle perd près de 15%. On a un problème, évidemment, qui ne vient pas des résultats, mais des attentes qui sont devenues totalement excessives, qu'on le veuille ou non.
Vous avez quand même Broadcom qui prévoit 16 milliards de dollars de revenus sur l'intelligence artificielle au troisième trimestre contre un consensus qui était logé entre 16,4 et 17,2 milliards de dollars, mais aussi, et c'est là, c'est peut-être pour ça que la sanction est tellement élevée aujourd'hui, c'est que le marché espérait un relèvement des objectifs à long terme. Et Broadcom, le directeur général, a dit hier, on maintient notre objectif de 100 milliards de dollars, 100 milliards de dollars quand même, de ventes de puces d'intelligence artificielle en 2027, mais il n'a pas relevé ces fameuses prévisions.
Et donc, ce n'est pas des mauvaises nouvelles, mais c'est des nouvelles qui sont en dessous des attentes. Alors, on sait que les fondamentaux sont extrêmement importants, on sait que les fondamentaux sont extrêmement solides, on a entendu les discours du patron d'NVIDIA, du patron d'OpenIA, etc. Et surtout, évidemment, ce que ça nous met en avant, ce que ça illustre, c'est le niveau d'exigence atteint par le marché de l'intelligence artificielle. Et tout petit manquement aux prévisions, pas aux chiffres, tout petit manquement aux prévisions, se solde par une sanction immédiate sur les marchés. Oui, et ce titre est en baisse de 14% aujourd'hui.
On a aussi une autre publication, cette fois dans la cybersécurité, CrowdStrike, qui est sanctionnée également aujourd'hui, moins 0,9%. Résultat donc, on voit une rotation dans la tech, des valeurs qui ont flambé ces dernières semaines, notamment les semi-conducteurs souffrent aujourd'hui, alors qu'à l'inverse, les logiciels sont de retour, et on a un rebond des logiciels aussi ici en Europe, Capgemini, d'AssoSystems, sont les deux plus fortes hausses du CAC cet après-midi.
Effectivement, il y a une forme de granularité qui est en train de s'établir sur le secteur de la tech, qui n'était pas forcément donnée il y a encore quelques mois, tout montait un petit peu ensemble, mais premièrement, il y a eu ces épisodes de massacre sur le secteur des logiciels, à grand coup, de disruption d'IA. Et puis, deuxièmement, il y a un secteur des semi-conducteurs qui se détache totalement, qui devient un État dans l'État. Alors, normal que les marchés deviennent exigeants vis-à-vis de Broadcom. Est-ce que vous avez une idée du PE de Broadcom, du ratio sur bénéfice ? On doit être à plus de 50. On est du côté des 80.
Donc, logique que les marchés deviennent archi-exigeants, et que sur certains points comptables, on démolisse le titre et on prenne quelques bénéfices. Les techs qui restent extrêmement ambitieuses, bien sûr, par exemple, on a appris qu'Alphabet n'allait pas lever 80 milliards de dollars à travers les actions. Non, non, ce n'est pas 85, 85 milliards, parce que la demande est tellement énorme qu'ils se permettent d'annoncer une levée de fonds finalement supérieure à ce qui avait été initialement annoncé, 85 milliards Alphabet. Et quand on compare les techs chinoises, on se dit qu'ils sont en retard quand même, en tout cas en termes de financement.
DeepSic de son côté, alors qu'Alphabet annonce lever 85 milliards de dollars. John, DeepSic va lever 7 milliards et demi. Ça paraît tout petit à côté. Est-ce qu'ils ont des problèmes de financement, les acteurs chinois de la tech ? Non, pas du tout. Mais je veux juste rappeler une chose avant de vous répondre, Guillaume, c'est que si on regarde la performance des techs, vous savez, vous avez des ETF, des fonds chinois, par rapport aux Américains, il y a aussi une divergence énorme avec une faiblesse de la tech en bourse chinoise par rapport aux Américaines. Mais pour revenir à votre question, il n'y a pas de problème de financement.
Ici, on est dans un problème qui est différent parce qu'on sait que la Chine ne manque pas d'argent, la Chine ne manque pas de talent ni d'ingénieur, mais elle dispose d'un accès extrêmement limité aux ressources stratégiques. Et lorsque je vous dis ressources stratégiques, évidemment, vous me dites, Guillaume, les puces les plus performantes, notamment de Nvidia, les équipements de production les plus sophistiqués, etc. Donc, on est dans un paradoxe où, d'un côté, on a les grandes entreprises de la tech américaine qui devraient investir environ 700 milliards de dollars pour les infrastructures d'intelligence artificielle en 2025, donc presque le double que 2025.
Et de l'autre côté, on est dans une situation où la Chine, on a l'impression, est en train de travailler sur la question de l'énergie. Ils sont beaucoup mieux positionnés sur l'énergie que les États-Unis. La Chine construit des centrales électriques, des réseaux et des capacités d'énergie à un rythme beaucoup plus supérieur, nettement supérieur aux États-Unis. Et on sait, bien évidemment, que pour faire tourner ces systèmes d'intelligence artificielle, eh bien, il faut de l'énergie. Donc, aujourd'hui, si on n'a pas accès aux puces dont on parlait, eh bien, il faut travailler sur l'énergie. Et là, les Chinois ont un pas d'avance.
Donc, sur le court terme, oui, mais sur le long terme, il faut se méfier parce que les Chinois aussi avancent et ils n'attendent pas qu'on leur laisse acheter des puces. Ils construisent leurs propres puces qui n'ont pas la capacité d'un média aujourd'hui. Mais surtout, ils font tout pour avoir l'énergie pour faire tourner ces systèmes. Oui, les Chinois manquent de puces avancées. En revanche, ils ont l'énergie et l'électricité. Les Américains, eux, risquent de manquer très vite d'électricité. Par contre, ils ont les puces les plus avancées. Dans quelques jours, SpaceX va s'introduire en bourse.
Et a priori, Jimmy Diamond, le patron de JP Morgan, va lui-même faire la promo de cette introduction de SpaceX, John. Alors ça, c'est l'histoire la plus folle qui existe. On rappelle quand même Jimmy Diamond, le CEO de la plus grande banque américaine, JP Morgan, qui va lui-même faire la promotion de l'introduction en bourse. Alors là, c'est absolument fou. C'est extrêmement rare, voire jamais dans l'histoire de Wall Street. Mais ça nous montre évidemment l'ampleur du caractère exceptionnel de l'opération. On en a déjà parlé. Et en plus, JP Morgan, n'est pas le chef de file de l'IPO. Ils sont au deuxième niveau puisque c'est Goldman Sachs qui est chef de file de cet IPO.
Donc, on sait, SpaceX cherche à lever 75 milliards de dollars. Ils n'auront absolument aucun problème là-dessus. mais effectivement, le fait que Jimmy Diamond vienne, eh bien, c'est un signe assez fort. Mais il ne faudrait pas que le marché l'interprète comme quoi on n'arrive pas à vendre ce qu'on appelle du papier et qu'on a besoin d'un des hommes les plus puissants, voire en tout cas dans le domaine bancaire, pour pousser l'introduction en bourse de SpaceX. John Plassard avec nous. Depuis Cité Gestion pour l'ouverture des marchés américains, on est en baisse d'1% sur Nasdaq avec Broadcom à moins 15 cet après-midi. Le S&P 500 lui perd 0,2%.
Si vous avez des questions sur vos portefeuilles, n'hésitez pas à nous les adresser en flashant, en scannant le QR code qui apparaît et apparaîtra tout au long de l'après-midi sur vos écrans. 15h44, il est là, Olivier Deroyer, mon pensier Herbevel. Bonjour Olivier. Bonjour Guillaume, bonjour à tous. Vous allez rendre votre verdict face au marché, ce verdict que vous allez rendre, ce moment qu'on va vivre ensemble. Est-ce que vous l'assumez ?
Oui, parfaitement. On vous écoute. Alors l'IA, est-ce que l'IA n'est pas en train d'avoir la peau des rachats d'actions ? Ah, ça, bon, quand même.
L'IA est-elle en train d'avoir la peau des rachats d'actions ? Les rachats d'actions qui ont fait monter les marchés ces dernières années, qui ont fait monter Apple par exemple ? Et vous dites aujourd'hui en posant la question, mais c'est une façon d'y répondre, nous mener vers la fin des rachats d'actions.
Alors la fin, peut-être pas, mais une modération en tout cas claire. C'est vrai que c'est un moteur, c'est important de rappeler, c'est l'occasion de rappeler que c'est quand même un gros moteur de hausse des marchés américains. On parle de 1 000 milliards de dollars sur le S&P l'année dernière. Sur 10 ans, on estime que ça a contribué à peu près à 25% de la croissance des BPA du S&P. D'ailleurs, quand on compare, on dit toujours les États-Unis performent mieux que l'Europe. Évidemment, il y a le mix avec plus de tech, mais il y a aussi quand même ces rachats d'actions qui sont un contributeur absolument non négligeable.
Donc c'est vrai que les entreprises américaines, c'est des grosses génératrices de free cash flow, et puis elles en profitent pour acheter leurs actions et faire que leur BPA croise plus vite que leurs résultats opérationnels. Mais évidemment, à l'heure de l'IA, de temps en temps, entre investir et racheter ces actions, eh bien il faut choisir, puisqu'on a une hausse des investissements du S&P de 1 tiers attendu cette année, ce qui est massif. Évidemment, sur la tech, c'est encore plus. Les hyperscaleurs investissent, il y a cette frénésie d'investissement dans les data centers.
Et pour le financer, sans trop alourdir la structure financière, malgré des levées de fonds que vous avez largement évoquées, eh bien il faut faire attention aux rachats d'actions. Donc il y a eu une étude de Goldman Sachs qui est parue, qui attendait simplement cette année une hausse de 3% des rachats d'actions. Alors ça reste une petite hausse. Au premier trimestre, on était en baisse quand même, mais on attend une petite hausse sur l'année. historiquement, hors période d'inquiétude majeure, où là il faut faire attention, donc surtout on arrête parce qu'il faut préserver les bilans.
Quand on n'est pas dans un bear market, en général, en moyenne annuelle, on est sur du plus 20 sur les rachats d'actions des sociétés du S&P. Donc plus 3, c'est quand même moins. Et ça peut assécher un peu la liquidité, sachant qu'on a aussi ces mégas IPOs à venir qui vont également consommer un peu de liquidité. Donc surveillez quand même l'environnement de liquidité des marchés globaux.
Oui, donc peut-être à venir de moins en moins de rachats d'actions parce que les entreprises préfèrent investir leur argent dans de l'infrastructure d'IA, etc. C'est-à-dire que ces montants gigantesques d'investissement dans les infrastructures vont se faire sans doute au détriment de ces rachats d'actions qui profitent aux actionnaires. C'est ça l'idée ? C'est ça l'idée, complètement. Et du coup, quand on est actionnaire, qu'est-ce qu'on doit privilégier ? Plutôt ceux qui rachètent leurs actions, par exemple Apple continue de racheter beaucoup de ses propres actions, ou ceux qui annoncent des investissements importants ?
Alors en fait, tout dépend de la valorisation de la société. C'est-à-dire que si finalement on est sur une valorisation de la société qui est modérée, les rachats d'actions c'est formidable puisque finalement on investit dans ce qu'on connaît, il n'y a pas de risque, il y a une création de valeur immédiate si la société est sous-valorisée. Ce n'est quand même pas forcément le cas de beaucoup d'aujourd'hui, il y a des secteurs qui le sont, mais le gros poids des marchés, la tech, etc., on ne peut pas dire que ce soit sous-valorisée. Les marchés sont globalement sur des multiples qui sont élevés.
Donc dans l'ensemble, racheter les actions, sur le long terme, ça fait quand même une capitalisation de la croissance, mais sur du plus court terme, ça ne crée pas de valeur. Donc c'est vrai qu'aujourd'hui, c'est plutôt mieux d'investir, mais à condition qu'on soit vraiment sûr de la rentabilité des projets d'investissement.
Quand on regarde la rotation dans la tech, c'est quand même très impressionnant. Les 7 magnifiques, est-ce qu'on peut encore les appeler comme ça ? 5 des 7 magnifiques sous-performent le S&P 500 depuis début 2025. 5 des 7 magnifiques sous-performent le S&P, sauf qui ? Sauf Nvidia et Alphabet.
Oui, alors bon, je ne sais pas s'il faut y voir grand-chose. C'est-à-dire que tant qu'on a un leadership global tiré par la tech, on a des petits mouvements comme ça de rotation entre les gagnants, les perdants de l'IA. On a vu les softwares qui étaient massacrés et qui ont rebondi depuis fin mars. Et aujourd'hui, c'est particulièrement visible. Donc je pense que tant qu'on est dans cet environnement-là, on va dire que les uns peuvent rattraper les autres. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a quand même ces investissements énormes. Et on ne sait pas vraiment qui va être le gagnant, qui va bien monétiser.
Aujourd'hui, est-ce que finalement, il n'y a pas que Anthropik et OpenAI qui vont réussir à monétiser ? Est-ce qu'il n'y aura pas qu'un ou deux gagnants ? On ne sait pas. Par contre, on sait une chose, c'est qu'aujourd'hui, il y a des investissements massifs dans les infrastructures. Donc aujourd'hui, en fait, les investisseurs, et notamment particuliers, se ruent sur les semi-conducteurs. On est à quatre fois la détention moyenne historique des semi-conducteurs dans les portefeuilles. Oui, c'est pas mal quand même. Du fait des effets de levier aussi ?
Du fait des effets de levier, mais c'est vrai que voilà, aujourd'hui, ce qu'on voit concrètement, là où il y a des révisions en hausse constante, c'est dans toute l'infrastructure de l'IA. C'est là qu'est l'argent maintenant, alors que finalement, la rentabilité pour ceux qui investissent, on voit quelques monétisations, mais est-ce qu'on va être capable de tout rentabiliser à quel rythme ? On n'en est pas encore sûr.
Antoine ? Une question simple. Il y a quand même la méga introduction de SpaceX qui s'annonce, théoriquement, la semaine prochaine. Est-ce qu'il faut en être ou est-ce qu'il ne faut pas en être ?
Alors, question complexe, tout est organisé pour que ça monte. Tout est organisé pour que ça monte. Vous parliez à l'instant de Jamie Dimon. Tout le monde est prêt à faire la danse du ventre parce que tout l'ensemble des commissions que rapportent à la fois SpaceX mais toutes les sociétés d'Elon Musk aux banques américaines sont considérables. Donc, même quelqu'un qui est par nature prudente comme Jamie Dimon est prêt à faire la danse du ventre. En plus de ça, on ne met que 4% du capital sur le marché.
Donc, on parle de 75 milliards de dollars de levée de fonds mais en fait, il y a pratiquement un corner de liquidité c'est-à-dire qu'on met une toute petite part du capital il n'y a pas de cession. Alors, il y en aura après les premières publications. À partir de la publication du deuxième trimestre, Elon Musk ne vendra pas mais beaucoup d'autres actionnaires pourront commencer à vendre. Donc, à ce moment-là, on aura plus de flux mais à court terme, tout est organisé pour que ça monte. Donc, à moins qu'effectivement le marché américain se prenne de vertige, c'est organisé pour que ça monte. Fondamentalement, bon, on est à 100 fois le chiffre d'affaires de 1025.
C'est quand même beaucoup pour une société en perte. Qu'est-ce qu'on peut valoriser là-dedans ? La partie Starlink. Starlink, c'est 11 milliards de chiffre d'affaires et 40% de marge EBITDA. Enfin, même avec des lunettes très très très roses, on ne peut pas aller au-delà de 500 milliards de valorisation boursière sur Starlink. Le total est à 1800. Donc, après, le reste, c'est XAI qui est finalement quand même derrière Anthropik et OpenAI. C'est toute la partie effectivement historique fusée. Alors, les contrats gouvernementaux, militaires, c'est sans doute rentable, mais le reste, c'est peut-être une rentabilité dans des décennies. Donc, la valorisation est très conceptuelle.
On peut vouloir jouer. Après, sur le très long terme, quand même, malgré tout, Elon Musk, c'est quand même quelqu'un qui a des idées. Et peut-être que, bien sûr, à un horizon de 10 ans, de 15 ans, il y a des marchés qui seront énormes là-dedans. Et donc, après, je pense qu'effectivement, pour construire une vraie position, il faudrait sans doute avoir un cours plus attractif ou alors le même, mais avec une société qui aurait avancé à court terme.
Et ce que vous disiez est intéressant sur le calendrier, c'est-à-dire qu'au tout début, les premières semaines, tout est organisé pour que ça monte, pour que le titre monte. En plus, il devra être intéré dans plein d'ETF, les ETF qui sont énormes. Désormais, le plus gros ETF du monde, il fait plus de 1 milliard de dollars d'actifs sous gestion. C'est gigantesque, c'est Vanguard. Donc, quand ces ETF doivent pondérer, en plus, s'intégrer à un groupe comme SpaceX, on imagine que ça va porter le titre à la hausse. Mais vous disiez, à partir de la deuxième publication, alors là, il pourrait y avoir...
C'est la première publication, mais c'est le deuxième trimestre, puisque c'est la première publication après la cotation. Là, ils ont le droit de commencer à vendre. Il y a des mécanismes un peu subtils, ils ne peuvent pas tout vendre jusqu'au lendemain. Mais enfin, plus le temps passe, plus ils ont le droit de vendre.
Ah oui, d'accord. Bon, écoutez, c'est intéressant. A priori, le 12 juin, c'est ce que vous avez en tête aussi comme date pour l'involution. Oui, c'est ce qu'on nous a dit. À 99%. Il y a un petit pourcent de risque encore que ça bouge, mais a priori, donc on irait là-dessus. L'espace, vous allez renforcer l'espace dans vos portefeuilles chez Montpensier Arbevel ?
Non, pas forcément, parce qu'en réalité, quand on regarde, il y a quelques acteurs européens qui ont monté par sympathie. C'est vrai que les ordres de grandeur de valorisation n'ont rien à voir, mais enfin, elles ne font pas d'IA. Et puis, c'est en fait le paradoxe, c'est que c'est les sociétés qui sont plutôt disruptées, malheureusement, par SpaceX et Starlink. Et finalement, le fait que SpaceX arrive à lever énormément d'argent, ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour eux. En plus, il y a des titres qui ont déjà beaucoup monté en anticipation. Donc, non, malheureusement, on ne trouve pas aujourd'hui de titres particulièrement attractifs dans ces dynamiques.
Et alors, chez nous, en Europe, on voit les acteurs des logiciels
aujourd'hui rebondir. Capgemini, dans ce système, SAP en Allemagne, SAP gagne 4,8%. Très bien. Hier, on a vu Valeo gagner quasiment 20% sur l'idée que Valeo pourrait devenir une valeur IA. À qui le tour, là ? À qui le tour, là ?
Oui, c'est vrai que c'est un peu fou parce qu'en fait, on voit que quand vous avez des secteurs qui sont un peu délaissés, il ne suffit de pas grand-chose, d'une toute petite connexion à l'IA. Effectivement, Valeo, quand on regarde les chiffres, on parle de moins de 1% du chiffre d'affaires qui est potentiellement dans le refroidissement des data centers. Ce n'est pas les seuls à savoir refroidir les data centers. Même si Elon Musk les met dans l'espace, il n'y aura plus besoin de les refroidir. Donc, en fait, on est un peu dans quelque chose de délirant par rapport à l'importance que ça a réellement.
Mais c'est vrai qu'avoir quelques dossiers un peu délaissés, peut-être pas au cœur des sujets qui intéressent tout le monde, avec des variations très basses, parfois, on arrive à avoir ce genre de choses. Mais pour le marché en général, ce n'est quand même pas un signal très positif. Ce genre de comportement, un peu irrationnel, attention quand même. Historiquement, quand on a vu ce genre
de comportement, c'était le signe, effectivement, qu'on entrait au zone. Du coup, hors tech, parce qu'on parle beaucoup de tech, mais quelle est votre valeur préférée si on sort de la thématique pure IA ?
Il y a une valeur qu'on trouve intéressante, c'est Novonesis. Novonesis, c'est une société danoise, fusion de Christian Hansen avec Novozyme, deux belles sociétés de croissance historique qui se traitaient 35 à 40 fois en termes de PE. On est dans quel secteur ? Aujourd'hui, on est à 22 fois. En fait, c'est le leader mondial des enzymes qui se sont déclinés dans plein de secteurs, notamment dans les détergents, par exemple. Ils sont aussi très bien placés dans les protéines dans l'agroalimentaire. Vous savez qu'avec les GLP1 qui font maigrir, effectivement, il y a besoin de se renforcer musculairement.
Donc, tout ce qui est à base de protéines dans l'agroalimentaire, c'est quelque chose qui a plutôt une bonne traction. Et puis, ils sont aussi dans les biocarburants. Et avec la crise en Iran, en réalité, on voit qu'il y a des propositions de loi, notamment aux États-Unis, qui visent à augmenter la part des biocarburants dans les mélanges de carburants. Donc, ça, c'est plutôt supportif. C'est vrai que c'est une très belle société de croissance, mais qui aujourd'hui, à 22 fois pour une société de très grande qualité, est bien plus bon marché que son historique long terme.
Olivier de Royer avec nous. et vous leur avez souhaité un joyeux anniversaire hier au Lévis ou pas ? Ah ! À LVMH ! 39 ans hier ! Hier, LVMH a fêté ses 39 ans. C'était le 3 juin 1987. Louis Vuitton et Moët & C se rapprochaient.
Ah oui, mais Louis Vuitton a près de 200 ans.
À 39 ans, on est un jeune adulte encore ou on commence à vieillir ? Quand on pense à LVMH, 39 ans, vous y voyez un très jeune adulte
encore ou un groupe qui vieillit ? On peut voir les deux. Mais enfin, les marques sont parfois beaucoup plus vieilles. Même dans Pérignon, je crois que ça remonte aux années 1650. Non, ils ont aujourd'hui une phase compliquée parce qu'ils ont une double crise de croissance. Il y a une crise de croissance du secteur. On voit que le moindre appétit des Chinois et puis peut-être la fiscalité dans certains pays occidentaux fait que c'est un peu compliqué pour le secteur. Et en plus de ça, eux-mêmes ont une petite perte de momentum par rapport à leur marché. Ceci dit, bon, ils ont déjà connu ça.
En des années 2011-2012, ils sous-performentaient un peu leur marché et ils ont trouvé des moyens de se réinventer. Donc, ils y arriveront certainement mais en ce moment, le momentum est assez médiocre. Donc, je pense que ça, voilà, si on a du LVMH, il faut avoir à l'esprit que ça devrait s'arranger sur le temps long mais qu'aujourd'hui, on est dans une phase qui est un peu compliquée.
Vous voulez bien rester avec nous, Olivier ? Avec plaisir. Olivier Droyer, il est en fil rouge avec nous cet après-midi. Alors, on parlait de l'âge d'LVMH, figurez-vous que l'espérance de vie est amenée à baisser. L'INSEE a publié ses projections d'espérance de vie en 2070. Quelle sera l'espérance de vie des Français en 2070 ? Eh bien, elle sera de 88,1 ans. C'est bien, 88, c'est plus qu'aujourd'hui mais c'est moins qu'est-ce que se projetait l'INSEE initialement. Pourquoi ? Thibaut Prébé nous l'a expliqué, c'était dans la Data Room d'hier, elle cartonne cette Data Room en podcast série Play toujours disponible sur l'application BFM Business. Le CAC gagne 1%.
C'est le moment où votre banquier apprend plein de choses. Culture Bourse, votre formation quotidienne au marché. Julie Connerton et ses experts vous guident. Bonjour Julie. Bonjour à tous. Il n'arrête pas de nous appeler le banquier, il connaît l'adresse en tout cas, c'est BFM Bourse de BFM Business.fr et il y a aussi ce QR code qui va apparaître sur vos écrans. Et Julie, cette question sur un titre qui finalement, finalement ne va pas si mal que ça. Oui, finalement, après des grosses turbulences du côté de Boeing, il y a quelques mois du fait d'importance aussi industrielle, eh bien pourtant, il y a une reprise de confiance pour ce titre qui n'a pas été finalement trop ébranlé.
Il s'échange aujourd'hui autour de 210 euros et c'est pour ça que Hugues nous a écrit, il s'interroge sur ce maintien et pour y voir plus clair. On pose la question aujourd'hui à Thomas Barge, conseiller d'investissement chez Norman K. Bonjour Thomas.
Bonjour Julie. Bonjour Guillaume.
Merci beaucoup d'être avec nous. Alors Thomas, comment vous regardez-vous ce titre Boeing qui se reprend depuis quelques mois malgré les difficultés rencontrées ? Oui, effectivement, c'est un titre qui se reprend assez bien dernièrement. On a vu une belle hausse depuis le mois de janvier 2025 avec à peu près 60% de hausse. Malgré les récents accidents et ils ont traversé une série d'accidents depuis 2018 qui est assez grave, c'est vrai. Alors les premiers sur les 737 Max étaient vraiment liés à un problème de conception. Le dernier en date, celui sur Air India, celui qui est peut-être encore dans toutes les têtes assez frais.
Pour le coup, l'enquête n'a pas prouvé que c'est véritablement lié à un problème de conception de Boeing, en tout cas pas pour l'instant. et c'est probablement pour ça, selon moi, que le marché ne prend pas en compte forcément ces événements-là puisqu'ils ne sont pas forcément du fait de Boeing, du fait de la conception de l'appareil, mais peut-être plus d'un problème de pilotage, d'un problème de météo, d'un problème autre. Et c'est un peu, mine de rien, une coïncidence finalement que ce soit lié à un Boeing aujourd'hui. Des éléments que le marché ne prend pas encore en compte, vous le disiez. Quel avenir vous prédisez à ce titre ?
Et est-ce que vous pensez que c'est le moment de s'y intéresser ? Alors, selon moi, il y a déjà une partie de ces éléments qui sont pris en compte par le marché. Ça explique déjà la belle reprise du titre. Aujourd'hui, Boeing, ça reste une des entreprises en situation de quasi-duopole, si on peut parler avec Airbus. Donc, c'est une situation qui est très confortable pour eux, presque tout big, tout folle, en tout cas aux États-Unis avec un carnet de commandes qui est très plein, etc. Donc, ils ont une situation qui est très confortable. Malgré tout, ça fait depuis le Covid presque que l'entreprise a un résultat net qui est négatif. Donc, c'est évidemment à prendre en compte.
Une croissance qui est, je dirais, en demi-teinte et puis quand même quelques petits événements qui sont venus ponctuer la vie de Boeing. Donc, à choisir, j'aurais plutôt tendance à m'orienter, une fois n'est pas coutume, vers la version européenne et notamment Airbus qui a beaucoup plus de facilité à remplir ses carnets de commandes aujourd'hui et une trajectoire plus stable et on l'a vu tout récemment derrière, d'ailleurs, pardon, des livraisons qui sont à nouveau en hausse, ce qui est un signal assez bon. positif. Merci Thomas, merci beaucoup de nous avoir accompagné Culture Bourse. C'est aussi la grande perspective grâce au portefeuille trading BFM Bourse.
Et grâce au chef d'orchestre de ce portefeuille trading, c'est Alexandre Tixier. Bonjour Alexandre. Bonjour Julien, bonjour Guillaume, bonjour à tous. Merci de nous accompagner. Alors, on le rappelle, là encore, si vous voulez vous abonner, il suffit de scanner ou de flasher le QR code qui va apparaître sur vos écrans. Bon, Alexandre, une petite reprise de souffle aujourd'hui sur le CAC, mais on sent que le contexte macroéconomique pèse encore sur l'indice. Comment vous, vous percevez les derniers ajustements d'un point de vue technique ? Oui, toujours une zone grise sur le CAC.
Sous les 8300 points, on reste un petit peu comprimé et puis des performances qui sont vraiment très diverses d'un jour sur l'autre sur les semis et la tech en général. Donc, une prudence importante, une expo action, je le rappelle, qui est restée en moyenne sur le mois de mai à 60%. Là, on a fait varier beaucoup cette expo action depuis le début du mois de juin. Elle reste en moyenne à 60%, mais elle varie beaucoup parce que, voilà, toujours pareil avec les signaux sur les semis, on fait beaucoup d'allers-retours avec des positions gagnantes, je pense à STMicro et puis perdantes aussi, il faut le dire aussi, en toute transparence sur RIBER et XFAB.
Et puis, on garde un œil attentif sur Calray, j'en parlais l'autre jour, c'est notre prochaine cible sur repli. Vous disiez, il y a des positions perdantes bien sûr aussi dans ce portefeuille qui nous apportent ces positions perdantes des enseignements sur nos biais d'investisseurs, nos biais psychologiques à nous tous.
Eh oui, mais c'est ce qui est intéressant
justement, la question c'est qu'est-ce qui peut se passer quand on vient d'enchaîner plusieurs pertes en bourse, là c'est exactement comment ce que je viens de dire. Sur le portefeuille, XFAB, le contre-pied avec moins 7,8%, RIBER moins 9%, on s'est fait stopper un petit peu brutalement.
Moi, je vous avoue, j'ai le recul nécessaire, ça fait 18 ans de gestion du portefeuille, il se porte très bien dans la durée, mais on imagine un investisseur débutant qui n'a pas encore le cuir suffisamment épais, on va dire, il peut se passer trois choses, soit il va rester paralysé, ne plus rien oser faire, ce qui n'est pas souhaitable, soit il va vouloir changer de stratégie à tout prix, alors que ce n'est pas forcément la ligne stratégique qui est en cause, ou alors, dernièrement, soit il va vouloir immédiatement reconstruire une nouvelle ligne en portefeuille pour se refaire, entre guillemets, et là, il rentre dans une logique, la pire des logiques, c'est celle du casino, parce qu'il ne réfléchit plus, ou de l'effet tunnel, parce qu'il va ne penser qu'aux pertes subies qu'il faut rattraper, alors qu'en réalité, il faut prendre du recul sur le marché et continuer de réfléchir.
Faire une bonne balade et respirer l'air frais. Exactement. Oui, on est des humains, on est fait de chair et d'os, et on a l'esprit fragile. Merci beaucoup Alexandre. Alexandre Tixier, pour Portefeuille Trading BFM Bourse, là c'est le chrono qui est fragile, on est un petit peu en retard. Tiens, je vois l'un de nos auditeurs, le chat en bourse, c'est son pseudo, sur le Félix BFM Bourse, qui nous dit, hier, je vous avais demandé de nous parler de médias en technologie, vous ne l'avez pas fait, je l'avais fait sur votre Félix BFM Bourse et vous ne nous avez pas répondu à l'antenne, à quoi servez-vous ?
Il suffit de le dire poliment, on va essayer d'en parler dans un instant de médias en technologie, promis. On se retrouve dans un instant, à tout de suite. L'esprit, c'est comme les parapluies, il est plus utile, ouvert. Alors on garde l'esprit ouvert au marché, c'est chaque jour, et jusqu'à 18h dans BFM Bourse, bienvenue à tous, il nous y aide en fil rouge, il est là, Antoine Larigauderie, rebonjour Antoine. Je sais, rebonjour. Votre mot du jour ? C'est le mot à la mode, granularité.
Voilà, le secteur de la tech n'y échappe pas, on assiste à une granularité incroyable, là en ce moment, entre les semi-conducteurs qui font l'objet de prises de profit, d'un mouvement baissier dans le sillage de la déception, entre guillemets, autour des résultats de Broadcom, STMicro perd 6,16% à 64,27€, et le secteur des logiciels qui renaît une brusque bouffée d'oxygène, là autour de Capgemini, par exemple, qui prend 7,2% à 104,85€, granularité donc qui se lie dans les chiffres des indices généraux, puisque le CAC 40 gagne 10%, 8231 points, alors que le climat est beaucoup plus mitigé du côté de Wall Street, notamment le S&P 500 qui perd 0,2%, c'est le Nasdaq qui pèse le plus en perdant 1%.
On va suivre cette séance, bien sûr, de l'intérieur avec tous nos experts, revenir sur Broadcom, se préparer à SpaceX, dans un peu plus d'une semaine, SpaceX doit s'introduire sur les marchés financiers, et vous allez voir le poids des ETF dans tout cela, le premier ETF mondial vient de dépasser les 1000 milliards de dollars de capitalisation, c'est la première fois qu'un ETF franchit les 1000 milliards de dollars d'actifs, d'actifs, pour être beaucoup plus précis, il s'agit de l'ETF Vanguard, c'est dire à quel point, oui, Elon Musk est en train de bien préparer les choses autour de SpaceX, parce que ces ETF, ils vont devoir intégrer SpaceX, et quand vous avez des ETF, une gestion passive qui a un tel poids, mécaniquement, ça devrait faire progresser le titre dans les premières semaines.
On en parlera, et puis on verra sur Rémi Cointreau, dont les prévisions sont saluées, figurez-vous, ce titre Rémi Cointreau fait partie des gagnants du jour, il n'y a pas qu'il y a dans la vie. BFM Bourse au cœur de toutes ces batailles, et BFM Business à l'affût de toutes les actus du jour, Alors d'abord, sachez que le prix moyen des voitures neuves a reculé l'an dernier. Il a reculé de 2%, une première après une hausse sans précédente, plus de 30% entre 2019 et 2024. Les récentes baisses de prix s'expliquent par le recul des ventes de voitures hybrides rechargeables, notamment chères, très chères, et désormais soumises à la taxe dite malus au poids.
Face à la crise du BTP, Le Grand se réorganise, c'est une des infos du jour également. Le Grand va supprimer 178 postes en France d'ici à 2028. Le fabricant matériel électrique va fermer 4 sites. Il compte investir plus de 80 millions d'euros malgré tout en France, notamment dans les technologies clés. Et puis 1,9 million d'euros, c'est le montant d'amende requise devant la commission des sanctions du gendarme boursier contre la plateforme financière Bourse Direct et sa présidente en cause des manquements présumés à des obligations de déclaration et de surveillance des transactions.
Bourse Direct prend acte de cette réquisition et répond dans un communiqué qu'aucun préjudice client, aucune atteinte aux avoirs des investisseurs ni aucun manquement à ses obligations loyautées vis-à-vis de sa clientèle n'ont été identifiés dans la procédure. Fin de citation. Et plus de détails Edwige Chevrillon, on est à vos côtés, c'est BFM Bourse. Bienvenue à tous, on joue dans votre camp. BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business. Antoine, le CAC 40 domine tout le monde aujourd'hui. C'est ici que ça se passe. Ici, c'est Paris, Antoine. Ici, c'est Paris. En quelque sorte, plus 0,95%.
Effectivement, nous sommes à 8 228 points et c'est vrai, si on regarde le reste de l'Europe boursière, on a des progressions plus timides du côté de l'Eurostox 50 qui gagne 0,37%. Plus 0,57% pour le DAG, à Francfort. L'Ibex à Madrid, plus 0,64%. Puis surtout, Wall Street qui est très, très mitigé. Mais vraiment très, très mitigé entre un Dow Jones qui gagne 1,52% et un Nasdaq qui perd 1%. Donc là, vraiment, la granularité, encore une fois. Du côté des valeurs les plus actives du CAC 40, alors, on vous a parlé de la plus forte hausse. Capgemini gagne 7% à 104,65 euros. Ce système est pas loin non plus, plus 5,9 à 20,15 euros. Euronext derrière, 4,6% de hausse. On est à 141,40 euros.
À la baisse, STMicro, moins 6 à 64,33. Chenet d'air électrique, plus 1,29, 279,75 euros. Et puis, à noter, Veolia qui recule le 0,9% à 34,76 euros. Sur le SBF 120, c'est Soitec, sans surprise, qui signe la plus forte baisse à moins 9,4%, 150,05 euros. Abivax rebondit très largement, 17,5% de hausse à 83,75 euros. Et puis, l'autre vedette du jour, c'est Rémi Cointreau qui gagne 10,5% à 41,42 euros. Et justement, on va le regarder dans les yeux, ce titre Rémi Cointreau, là, en image. Pour ceux qui nous suivent à la radio, on est aussi à la télé. Ce titre, il s'envole aujourd'hui. Plus 10%, Rémi Cointreau, c'est pas tous les jours.
Il est avec nous, Olivier Droyer, pour en parler, mon pensier Arbevel en fil rouge. Olivier, plus 10. Pourtant, il n'y a pas d'IA, dans les annonces de Rémi Cointreau, il n'y aura toujours pas d'IA dans notre cognac à l'avenir. Et pourtant, les prévisions satisfont le marché. Comme quoi, on peut progresser en bourse même sans IA.
Oui, alors, il faut voir d'où on vient. Malheureusement, c'est un titre qui a été magnifique pendant des années, mais c'est très compliqué depuis quelques temps. D'abord, à cause des tensions de l'Europe géopolitique avec Trump, avec la Chine, qui fait que c'est plus compliqué de vendre du cognac sur ces marchés. Il y a eu la sobriété aussi post-Covid, peut-être structurellement aussi les jeunes qui boivent moins. Donc, tout ça a fait un cocktail très négatif, un titre qui a fait un mauvais parcours ces dernières années. Ils ont dû changer complètement leur stratégie, mais c'est une vraie révolution puisque finalement, ils sont sortis un peu de la stratégie de valeur.
Donc, c'est un peu comme si Hermès bradait ses sacs à main. C'est un truc culturellement quand même assez énorme pour une boîte comme ça. Et donc, il se diversifie, il baisse plutôt un peu les prix. En fait, bon, aujourd'hui, les chiffres, ce n'est pas que ce soit très brillant, 0,2% de croissance organique, un dividende divisé par deux, le BPA est 5,6% au-dessus, mais enfin, et même les perspectives de l'année en cours ne font pas rêver. Par contre, ils ont quand même mentionné 100 millions, entre guillemets, de création de valeur, donc ça veut dire des économies. Le résultat opérationnel est à 172, donc évidemment, c'est quand même important d'ici 2029.
Maintenant, ce qui n'est pas encore très très clair, c'est ce qui va être vraiment conservé dans les comptes de résultats ou ce qui va être réinvesti, voire rendu aux consommateurs dans le cadre d'une stratégie beaucoup moins de valeur et en s'adaptant beaucoup plus au prix auquel le consommateur est prêt à payer. Bon, ça peut marcher, on va dire que c'est beaucoup moins excitant pour l'investisseur qu'un Rémi Cointreau des très belles années allant vers une stratégie de valeur crédible dans un cycle qu'il supporte.
Ça, c'est clair que ce serait de loin ce qu'il y a de mieux pour l'investisseur, mais partant d'où on vient, c'est quand même pas si mal et c'est ce que salue le marché aujourd'hui.
Voilà, ce titre Rémi Cointreau fait partie des hausses notables, plus 10% aujourd'hui sur le marché parisien et c'est le rare de le voir se détacher à ce point Rémi Cointreau, surtout à la hausse. À la baisse, ça arrive, mais à la hausse, c'est un peu plus rare. ASML, c'est une semaine historique pour ASML puisqu'ASML, cette semaine, atteint une capitalisation qu'aucune autre valeur en Europe n'avait atteinte. Ils ont dépassé la capitale 2024 de nouveaux nordisques ASML.
Oui, alors évidemment, aujourd'hui, du coup, c'est moins bien avec Broadcom comme tous les semis, mais c'est logique. À partir du moment dans un marché où vraiment ce qui tire, c'est l'infrastructure IA, la société européenne qui est en situation de monopole, de quasi-monopole sur son marché avec une vraie technologie différenciante et qui est incontournable dans l'infrastructure IA, c'est ASML. Donc, c'est complètement logique. Il y a quelques autres boîtes dans ces pays-là, des BE semi-conducteurs ou des ASMI qui sont dans les mêmes dynamiques, qui ne sont pas complètement monopolistiques mais qui font aussi des plus hauts.
Mais voilà, il n'y a pas beaucoup de sociétés européennes qui ont cette capacité-là dans l'écosystème. Donc, c'est logique de la retrouver en tête des capitalisations en Europe. Cette valeur ASML, vous l'aimez ? Vous avez envie
de la renforcer ? Pourquoi pas ?
Très belle société de long terme. Je ne vous sens pas très excité, je vous le dis franchement. Non, ce n'est pas ça. C'est qu'aujourd'hui, on a eu un parcours incroyable de toute cette partie semi-conducteurs depuis quelques mois et qu'il faut quand même... Aujourd'hui, ce que je disais avant, c'est qu'aujourd'hui, l'exposition au secteur des investisseurs atteint aussi des records historiques. Et donc, effectivement, parfois, on a des journées comme aujourd'hui avec des forces de rappel. Donc, je pense qu'il faut globalement... Il faut évidemment être investi dans ces thèmes qui tirent le marché sinon on ne peut pas faire de performance.
Mais il faut quand même être équilibré aussi, avoir des optionnalités dans quelques ou peut-être d'autres secteurs un peu délaissés. Parce que si on met tous ses œufs dans le même panier, quand on arrive avec des ETF en plus à gonfler tous les flux, à tous les emmener au même endroit, attention parfois au dégonflement.
Comme en voile. Ce n'est pas la peine de tous se mettre du même côté du bateau. Ce n'est pas comme ça qu'on va avancer forcément plus vite. Alors, le CAC 40 est en hausse. Oui, c'est une super séance aujourd'hui à la Bourse de Paris plus 1%. Merci les logiciels qui, après avoir souffert, remontent un peu aujourd'hui d'à ce système, gagnent 6%. Et alors, cette question d'un auditeur, on avait promis de répondre donc on va le faire tout de suite. Le chat en bourse, c'est son pseudo sur le Félix BFM Bourse. Il nous a écrit et il nous reproche de ne pas avoir parlé de Médian alors qu'il nous avait interrogé hier sur Médian.
C'est vrai, on aurait dû lui répondre hier mais il y avait tellement d'actu aussi hier. Alors voilà, on va essayer de se rattraper aujourd'hui. Médian, vous la suivez cette valeur, Olivier ?
Oui, alors ils ont fait une avance de capital hier de 50 millions qu'ils ont bouclé pour finalement commercialiser aux États-Unis un dispositif IA dans le diagnostic. Alors, le diagnostic, quand même, on sait que l'IA, ça marche. Ça marche peut-être malheureusement, mais ça marche mieux que l'œil humain. Il y a des nuances que l'œil humain ne peut pas détecter. Bon, si un radiologue passe une demi-heure sur chaque cliché, il va arriver à peu près au même résultat que l'IA mais sinon, les technologies de Médian font mieux en fait en analysant et en détectant les cancers précoces. Ils ont une capacité de détecter à 93% de spécificité les cancers du poumon en stade précoce.
Donc, ils ont eu une autorisation de la FDA aux États-Unis de commercialiser. Ils ont fait un partenariat avec un acteur américain qui s'appelle Tempus. Donc, ils ont levé cet argent pour pouvoir se lancer en cette commercialisation sur un marché éligible à peu près aujourd'hui de 9 millions de personnes aux États-Unis qui ont le droit de faire des tests annuels de cancer du poumon. Donc, un marché intéressant. Ils ne sont pas complètement tout seuls mais un marché intéressant et puis, ils attendent l'approbation européenne dans les mois à venir. Donc, ils avaient besoin de lever de l'argent pour cette aventure.
Oui, oui. Ce titre médian. Donc, on a plein de questions d'auditeurs. Tiens, Mohamed nous demande si les acteurs de la bière en bourse c'est une bonne idée d'investissement avant le mondial de foot. Il pense à Abe Imbev et il vous demande si vous avez d'autres idées. Il faut raisonner comme ça regarder les événements sportifs
pour choisir l'investissement. C'est quelque chose qui, ça fait partie des réflexes mais ça ne marche pas très bien parce qu'en fait le problème c'est que c'est souvent à la limite si vous le faites un an avant à condition qu'il n'y ait pas trop de bruit mais globalement c'est des choses qui sont assez bien. Ça marche de moins en moins en fait en bourse ces trucs-là. Après, la bière a beaucoup souffert l'année dernière et il y en a eu très difficile en bourse. Les variations ne sont pas très élevées. Il semble que ça va un peu mieux mais vouloir jouer à la Coupe du Monde c'est malheureusement... Elle est déjà jouée en bourse. Elle est souvent déjà jouée en bourse.
On connaît déjà les vainqueurs en bourse en fait. Mais c'est ça et les valeurs qui... Oui, ça y est. Autre question d'auditeur. Est-ce que c'est une question d'auditeur ? Non, ce n'est pas une question d'auditeur. C'est un CAC 40 en hausse en ce moment d'un peu plus d'un pour cent mais c'est une actu très forte. Vivendi, voilà. Je me demandais où est-ce que je voulais en venir mais c'est bien Vivendi. Ce titre, il est en baisse. Je vais le regarder. Net repli même alors que Pershing Square manifestement vend 600 millions de dollars de Vivendi, c'est ça ?
D'Universal.
D'Universal Music, pardon. Est-ce qu'il pèse sur Vivendi bien sûr, Rambo ?
Oui, alors Square c'est Bill Ackman qui est un investisseur américain extrêmement réputé. Il sort en perte quand même. Il était entré en 2021 donc je n'ai pas la perte exacte mais il sort en perte. Il a voulu faire des offres qui n'ont pas marché. Le problème, c'est que c'est un investisseur réputé mais je pense qu'avec Vincent Bollery il a trouvé à qui parler donc il se rend compte que finalement ce n'est pas la peine d'insister. Oui, il est breton.
Il est face à un breton là quand même. Merci beaucoup de nous avoir accompagné. Olivier Droyer avec nous aujourd'hui pour Montpensier Arbevel. Le CAC 40 gagne 1,1%. Les autres places européennes en hausse également mais moindre, plus limitées, plus modérées. Cette hausse, l'Eurostock 50 gagne 0,6%. Puis à Wall Street, vous allez voir qu'on va se retourner dans le vert. Le S&P 500 qui était en baisse de 0,5-0,6% est stable désormais. Le Nasdaq lui divise quasiment par 2 ses pertes. On perd plus que 0,6% sur le Nasdaq. Le potentiel, le potentiel des marchés américains. John Plassard nous en parlait tout à l'heure. C'était dans USA Today à retrouver en replay bien sûr.
BFM Bourse, l'écho du monde. Et justement, cette économie américaine, on va en parler avec Gilles Mouek, le chef économiste du groupe AXA. Il nous rejoint. Bonjour Gilles. Ravi de vous retrouver. Bon, on a des inscriptions de malheur au chômage en petite hausse aujourd'hui mais là n'est pas le plus important. En fait, on a des indicateurs un peu plus larves sur l'emploi résilience du marché de l'emploi. On verra demain le rapport mensuel. On a des PMI des services aussi aux Etats-Unis qui ressortent au-dessus des attentes au mois de mai. Est-ce qu'on se retrouve dans une situation où on est tous à nouveau surpris de la résilience américaine en ce moment ?
C'est vrai qu'on a une situation du marché de l'emploi qui a l'air de se stabiliser alors qu'on avait des indicateurs jusqu'à il y a à peu près deux mois qui étaient quand même un peu inquiétants. Pourquoi ? Parce qu'on a un redémarrage des offres d'emploi. On a eu aussi une baisse des licenciements. Donc ça, c'est évidemment un bon signe. On verra dans quelle mesure ça se reflète dans les indicateurs payroll demain. Sachant que les payrolls, je le répète à chaque fois, mais c'est une série statistique épouvantable, fortement révisée, incroyablement volatile.
Mais c'est vrai que la plupart des indicateurs dans les disposants nous disent que les choses se stabilisent plutôt du côté de l'emploi. Alors je ne sais pas si on peut parler de résilience générale aux Etats-Unis parce que j'ai quand même l'impression qu'on a toujours cette dichotomie entre d'une part un secteur tech qui va extrêmement bien même s'il ne produit pas d'emplois et une économie traditionnelle américaine qui vivote un peu avec des taux de croissance quand même beaucoup plus faibles.
Et si on s'intéresse par exemple au PIB du premier trimestre qui avait été révisé à la baisse avec 1,6% simplement de croissance annualisée, ce qui n'est pas génial pour les standards américains, eh bien on avait une contribution à la croissance de la demande intérieure qui provenait à 40% du seul secteur de la tech. Donc voilà, une résilience d'ensemble mais très déséquilibrée entre les secteurs. Gilles, c'est le principal problème finalement de cette structure de la croissance américaine. De plus en plus, elle repose sur l'IA, donc sur le CAPEX, sur la possibilité pour les entreprises d'investir des dizaines de milliards de dollars. Est-ce que c'est bien ça ?
Est-ce que ça vous inspire quand même quelqu'un qui étude quand même ce phénomène ? C'est-à-dire qu'il n'y a pas de plan B. C'est-à-dire que si pour une raison ou pour une autre, par exemple, une innovation technologique qui nous dirait qu'en fait, on peut réaliser à peu près la même capacité de calcul avec peut-être un peu moins d'investissement dans des centres de données, donc on est un peu à la merci d'un accident technologique de ce type-là alors qu'on n'a pas vraiment de ressort particulièrement impressionnant dans ce qu'on peut appeler l'économie traditionnelle américaine.
Donc ça, c'est une source de vulnérabilité et au sein même du secteur tech, même s'il n'y a pas de révision dramatique technologique, on a quand même des signes internes qui sont un peu problématiques. On a en particulier une augmentation assez forte du prix des inputs informatiques aux États-Unis. Ça, c'est très surprenant, c'est très rare. C'est-à-dire qu'on a fonctionné pendant trois décennies depuis qu'en fait on le mesure bien avec une baisse du prix du matériel informatique aux États-Unis. On a perdu à peu près 30% en 10 ans avant en fait le Covid. C'est quand même beaucoup et ça, c'était, ça a permis en fait de maintenir un effort d'investissement assez important.
Et depuis qu'on est sorti du Covid, on a une réaccélération assez forte du prix des produits informatiques. On le voit aussi dans les prix d'export sud-coréen, dans les prix d'export taïwanais. Donc c'est l'ampleur en fait de l'investissement aujourd'hui nécessaire commence à se traduire par des tensions de coûts importantes qui vont bien évidemment venir rendre encore plus compliqué le financement de la poursuite de cet effort d'investissement. Ça, c'est la question du prix. Elle est vraiment maintenant à regarder de près. Et puisque vous évoquez le prix, on peut aussi évoquer les prix. L'inflation ici en Europe parallèlement et là, on revient de ce côté-ci de l'Atlantique.
Gilles, dans une semaine pile, on saura si la BCE relève ses taux ou pas au mois de juin. C'est dans une semaine qu'elle annoncera sa décision. On sera ensemble d'ailleurs dans une semaine pour commenter sa décision. Vous la voyez venir, vous, la hausse de taux, la première depuis 2023 de la BCE ? Oui, j'ai l'impression que si la BCE devait sursoir à la hausse de taux, quelque part, je pense qu'on le saurait déjà. On aura peut-être des dernières indications avant la période de pause dans la communication de la BCE, mais j'ai l'impression qu'elle est effectivement à peu près, elle n'est pas certaine, rien n'est jamais certain, mais en fait, très vraisemblable.
La question pour moi la semaine prochaine, c'est plutôt les suites. C'est-à-dire que que la BCE souhaite faire une hausse de taux, j'appellerais ça une hausse de taux d'avertissement pour essayer d'envoyer à tout le monde le message que la BCE ne laissera pas l'inflation déraper et qu'elle est prête à y répondre. Soit, et 25 points de base, ça ne change pas grand-chose à la situation. Mais je ne pense pas ou je ne souhaite pas que la BCE la semaine prochaine soit nécessairement très claire sur ce qu'elle souhaite faire par la suite.
D'abord parce qu'il y a une incertitude de fond, à savoir qu'on ne sait pas quand ou si le détrois d'Ormos se réouvre, et aussi parce que pour l'instant, on n'a pas de signe avéré très net d'effet de transmission important du prix de l'énergie vers les autres secteurs de l'économie. Et tant qu'on n'a pas cette démonstration-là, moi je ne pense pas que la BCE devrait nécessairement se mettre dans la position d'une série d'augmentations de taux. Donc oui, probablement une hausse de taux la semaine prochaine, mais je ne pense pas et je ne souhaite pas que la BCE soit très diserte sur la suite.
Même si Isabelle dit que même si le détrois d'Ormos rouvrait, on aurait une pression sur les prix qui elle durerait. Et ça, ça me paraît assez évident. On a une partie des hausses de prix qui sont déjà dans les tuyaux, ne serait-ce que les prix alimentaires parce que la saison des semis, c'est maintenant. Et donc, même s'il y avait augmentation de l'offre de fertilisants, quelque part, c'est déjà trop tard, en tout cas dans l'homisphère nord. On a aussi tout ce qui se passe dans les lignes d'approvisionnement sur par exemple l'aluminium. Ça, les prix continueront à avoir un impact dans les mois qui viennent. Ça, c'est évident.
Mais la question de fond, c'est est-ce qu'il y a ensuite transmission de la hausse des prix au salaire ? Et ça, on ne le saura pas tout de suite. Gilles Moin, avec le chef économiste du groupe AXA. Merci beaucoup Gilles. Dans une semaine, on aura la réponse à la décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne. On sera ensemble pour la commenter, bien sûr, émission spéciale. Aude Kersulek aussi sera notre envoyé spécial à Francfort la semaine prochaine à l'occasion de cette réunion de BCE très très attendue. Le CAC 40 gagne en ce moment 1%. BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
La Chine est-elle en train de se faire distancer sur l'intelligence artificielle quand on voit les montants faramineux annoncés aux Etats-Unis ? Encore aujourd'hui, Alphabet finalement qui lève non pas 80 milliards mais 85 milliards de dollars supplémentaires. On va faire l'état des lieux avec Mathieu Laville, Lunière, il nous rejoint, analyse d'action pour Silex. Bonjour Mathieu.
Bonjour messieurs.
L'état des lieux de l'intelligence artificielle entre Américains et Chinois. D'abord la hausse des valeurs tech même si aujourd'hui on est sur une pause et notamment l'esprit conducteur. Est-ce que ce mouvement vous semble exagéré ?
Non, nous sommes dans le camp des constructifs sur cette partie-là. On voit un cycle d'investissement dans l'intelligence artificielle qui se poursuit notamment dans les data centers. On voit aussi une capacité de la part d'acteurs comme Anthropik à monétiser cette puissance de calcul. Désormais on rentre dans l'ère de cette monétisation de l'IA ce qui est assez prometteur on va dire sur la poursuite de ce cycle. Donc nous on voit en fait principalement que les acteurs impliqués au cœur de l'intelligence artificielle finalement voient leur perspective financière transformée.
Parfois de manière spectaculaire un petit peu à l'image de ce qui est arrivé à Nvidia par exemple qui était un acteur finalement des cartes graphiques qui est devenu un géant mondial. Il y a un certain nombre d'acteurs dans cette chaîne de valeur spécialement dans les semi-conducteurs qui voient une transformation de leur perspective financière. La bourse le valorise parfois ça va vite parfois ça semble un petit peu spéculatif ou irrationnel mais c'est principalement lié aux fondamentaux qui s'améliorent à notre sens.
Chine, Etats-Unis quand on voit ces incroyables montants annoncés d'investissements aux Etats-Unis puis la hausse surtout de la tech américaine en bourse et puis en face la Chine on a vu Dipsic annoncer une levée de fonds de 7 milliards 7 petits milliards de dollars c'est rien du tout est-ce qu'on se dit que la Chine est en train de perdre la bataille ?
Alors à notre sens il y a beaucoup d'avance de la part de l'écosystème américain même si les Chinois font énormément d'efforts pour être compétitifs dans cette course finalement l'écosystème américain a l'avantage d'être un écosystème international presque mondial puisque les américains vont solliciter l'expertise des Taïwanais par exemple dans la fabrication des puces l'expertise sud-coréenne dans la mémoire beaucoup d'acteurs très avancés dans l'électronique au Japon à SML aux Pays-Bas dont vous parliez à l'instant et puis si on zoome à SML lui-même c'est un acteur de très très haute technologie qui a des fournisseurs un peu partout en Europe en fait l'écosystème américain en fait il va chercher des savoir-faire des technologies un petit peu partout c'est lui un écosystème chinois qui est plus un écosystème national ils essaient de refaire un peu toutes les briques de la chaîne de valeur avec du retard parfois assez important sur certains segments
Est-ce que cette avancée technologique est vraiment le seul enjeu de cette course de vitesse entre Etats-Unis et Chine ?
Alors non vous faites bien de le pointer du doigt il y a un autre facteur qui a un autre sens extrêmement important c'est finalement la capacité de financement des américains c'est ce qui fait un peu débat finalement ces temps-ci les entreprises de taille américaine sont extrêmement riches elles ont des capacités d'investissement qui sont très fortes et puis les marchés financiers américains et qui sont critiqués finalement pour des grandes introductions en bourse financent aussi finalement un cycle d'investissement qui est énorme cette année si on prend les seuls Amazon, Microsoft, Google et Meta c'est 650 milliards d'investissements dans les data centers ça c'est sans équivalent dans le monde y compris quand on regarde les chinois et ce qu'il faut bien voir c'est que ce qui se passe actuellement dans l'intelligence artificielle c'est que cette puissance de calcul elle permet d'améliorer les technologies d'améliorer les outils un acteur comme Anthropique finalement se repose sur cette puissance de calcul américaine qui est encore une fois sans commune mesure et c'est ça qui permet aux américains d'avoir finalement les meilleurs outils aujourd'hui
Pourquoi la Chine n'aurait pas son Anthropique ils ont bien eu leur DeepSync qui a mis un sacré chantier sur l'ensemble de la chaîne de valeur donc pourquoi pas ?
Alors DeepSync a posé beaucoup de questions notamment sur le plan boursier on a vu quand même qu'il a été assez rapidement redépassé par les acteurs américains de l'intelligence artificielle en fait fondamentalement ce qu'il faut comprendre c'est à quoi sert la puissance de calcul je pense là il faut rentrer un tout petit peu plus dans le détail dans les premières années de l'intelligence artificielle la puissance de calcul sert à entraîner les modèles c'est assez long ça nécessite beaucoup de données beaucoup de réflexions si on peut dire aujourd'hui si on continue de construire autant de data centers aux Etats-Unis c'est pas pour entraîner de nouveaux modèles en tout cas pas principalement c'est pour ce qu'on appelle l'inférence l'inférence c'est quoi ?
c'est un terme un peu technique mais qui dit en fait le travail que fait le modèle pour générer la réponse à votre requête à votre question si on le prend de manière concrète il y a deux ans si vous demandiez à ChatGPT finalement une question si vous lui posiez une question sur une information trop récente il ne savait pas vous répondre si elle datait d'après son entraînement elle n'existait pas dans son esprit si on peut dire aujourd'hui on voit que les outils sont capables d'aller chercher sur internet ils sont capables de lire des documents ils sont capables de garder en mémoire vos questions pour comprendre où vous voulez en venir et c'est ça qui les rend pertinents en fait ça ça nécessite énormément de puissance de calcul encore une fois c'est ça qui fait le succès d'un anthropique et donc la pertinence de ces outils leur capacité à créer de la valeur elle s'assoit sur la puissance de calcul américaine c'est ce qui explique l'ampleur de ces capex dans les data centers et c'est ce qui fait encore une fois la domination américaine
oui et ça passe par l'argent il faut de l'argent pour effectivement assez de nouveaux modèles mais effectivement faire de l'inférence comme vous venez de le dire et cet argent les chinois en ont ils ont de l'argent ou ils en manquent ?
alors il ne manque pas exactement d'argent à proprement parler en fait pour le coup les facteurs limitants dans l'IA aux Etats-Unis et en Chine sont un petit peu opposés ce qui peut limiter finalement l'expansion de l'intelligence artificielle aux Etats-Unis c'est un petit peu les infrastructures énergétiques ils ont un petit peu de retard dans le fait de développer ces infrastructures par rapport aux besoins qui explosent dans l'IA alors que les chinois de ce côté là ont une très grande capacité de production énergétique mettant en fonctionnement des nouvelles centrales
il y a plus de 30 réacteurs nucléaires en construction en ce moment même en Chine 30
exactement ils ont bien mieux anticipé sur cette question là en revanche ce que les américains ont finalement c'est la capacité à s'approvisionner en toutes les technologies les plus avancées dans le monde et dans des quantités illimitées dans des quantités en tout cas très importantes ce qui leur permet encore une fois de mettre en place cette puissance de calcul les chinois pour plusieurs raisons n'ont pas accès à ces puces ni les plus avancées ni en nombre suffisant ça tient à deux facteurs un facteur externe qui est les sanctions américaines sanctions américaines sur les puces les plus avancées sanctions américaines sur les équipements de production des puces très important également et puis le deuxième facteur c'est son écosystème interne qui comme on l'a dit est en retard sur l'écosystème américain et donc qui ne permet pas finalement à la Chine de se fournir en suffisamment de puces et en des puces suffisamment avancées pour être au niveau des Américains
Au jour d'aujourd'hui quand on voit la tech chinoise qui est valorisée bien moins cher que la tech américaine la tech américaine qui a rayonné cartonnée explosée à la hausse récemment on investit comment dans la tech ?
Alors à notre sens la thématique de l'IA et de l'IA plutôt au sens américain conserve du potentiel c'est vraiment un secteur de croissance excessivement important et vraiment le facteur essentiel c'est ce que nous démontre Anthropik c'est cette capacité finalement à monétiser cette puissance de calcul dont on a parlé qui fait qu'on comprend très bien les interrogations sur la rentabilisation de ces infrastructures mais pour nous Anthropik est vraiment en train de donner la réponse donc l'écosystème américain a vocation pour nous à dominer globalement à l'échelle mondiale l'intelligence artificielle ça lui offre des perspectives de croissance encore très importantes du côté des chinois il peut y avoir des opportunités également dans la tech chinoise mais à notre sens il y a plus de retard et ce sera plus un écosystème qui va travailler pour son marché intérieur
Mathieu La Vie Lunière avec nous analyse action pour Silex sur BFM Business merci beaucoup de nous avoir accompagné Merci messieurs Dans un instant la famille BFM Bourse va se réunir on accueillera Sabrina Salgui le CAC gagne 0,9% alors qu'à Wall Street on se retourne légèrement dans le vert limite limite le S&P 500 en tout cas effacer toutes ses pertes on n'est pas encore complètement dans le vert on va suivre ça à tout de suite BFM Business vos placements nos conseils BFM Bourse avec Guillaume Sommerer et Sabrina Salgui qui est bonjour pour la famille BFM Bourse le seul endroit où vous choisissez vous aussi votre famille bienvenue Sabrina
et bienvenue Guillaume
vous avez failli dire bienvenue bienvenue
bonjour
ah c'est pour ça voilà j'ai bien sorti qu'il y avait un petit BFM Bourse.com vous nous accompagnez plein d'articles d'ailleurs très intéressants à suivre aujourd'hui il est là en fil rouge aussi Antoine Larigauderie rebonjour Antoine oui rebonjour
et bonjour Antoine
on est pas mal à l'instant alors d'abord le CAC 40 est en hausse plus 0,8 et à l'instant Wall Street se retourne aussi légèrement à plus 0,01% le S&P 500 il avait ouvert dans le rouge finalement il attend toute petite hausse symbolisée
bon déjà sur la partie on va dire européenne bon c'est le cessez-le-feu entre Israël et le Liban qui redonne un peu de tonus au CAC 40 qui sort donc de deux séquences séances de baisse donc ça redonne un peu de tonus et d'allant à notre cher CAC 40 bon du côté par contre des semi-conducteurs c'est pas forcément ils sont pas forcément à la fête avec les perspectives décevantes de Brodcom qui jettent un peu les craintes sur
tu parles Brodcom c'est énorme oui c'est énorme leur publication est énorme leurs prévisions sont absolument stratosphériques
mais elles sont décevantes et le marché ne retient que ça
mais les marchés ils veulent halluciner ils veulent halluciner mais c'est ça maintenant ils veulent mettre
les lunettes roses maintenant on en est là avec Brodcom et donc ça provoque quoi ? une baisse des groupes de semi-conducteurs on a par exemple les CET Micro qui perdent un peu plus de 5% et Solitex 6% même 8% même
et Brodcom à Wall Street Antoine on l'a su aussi bien sûr moins 14 je crois non ? oui oui moins 14,71%
ah je l'avais pas le 71%
non mais ce qui est fabuleux c'est que effectivement moins 14% et puis du coup ça entraîne par le fond l'ensemble du secteur des semi-conducteurs même en Europe ST Micro moins 4,2% on a Solitex moins 8,7% mais ce qui est fantastique c'est bon c'est le mot valise à la mode mais c'est cette espèce de granularité qui est en train de s'installer dans la high-tech cotée c'est-à-dire qu'on n'achète plus du Nasdaq on achète non non non on achète et on vend par phase un petit peu opposée les semi-conducteurs et les sociétés de logiciels parce que c'est elles qui effectuent les meilleures performances aujourd'hui j'ai mis plus 5,8% plus 5,3% pour Dassault Systèmes ça permet au CAC 40 de largement surperformer l'Eurostock 50 d'ailleurs ça les logiciels et puis pas oublier le luxe discrètement LVMH gagne 2% et c'était les meilleures performances du matin d'ailleurs ça faisait longtemps 470,40 euros pour LVMH effectivement alors on suit toujours le secteur financier quand même et le marché du crédit privé parce que les investisseurs on apprend ça aujourd'hui tentent de retirer davantage d'argent encore du plus grand fonds de crédit privé au monde on apprend qu'au deuxième trimestre les investisseurs de ce fonds Blackstone ont demandé à racheter 10% de leur part contre environ 8% au premier trimestre donc ça s'est encore aggravé au deuxième trimestre ces demandes de retrait de ce principal fonds mondial de crédit privé résultat Blackstone réagit et va plafonner les rachats de ce fonds de 79 milliards de dollars quand même ce fonds à 5% voilà on est toujours un peu dans cette ambiance malgré tout sur le segment financier Romain Dobry nous rejoint pour Bourse Direct bonjour Romain bonjour Guillaume les forces en présence vous les sentez comment aujourd'hui ?
un petit peu de mieux effectivement encore une fois sur l'indice parisien on n'a toujours pas d'intérêt fort sur les marchés futurs une grosse complaisance en termes de couverture et c'est effectivement une balance qui se forme un petit peu puisque du mieux en Europe et des marchés américains qui sont un petit peu plus fébriles on les voit un petit peu topiches depuis quelques séances pour l'instant donc rien de méchant à Wall Street mais on pourrait consolider un peu et du mieux sur l'indice parisien qui n'arrive pas encore à réactiver sa tendance haussière et qui vient de buter contre cette grosse résistance à 8259 qui est le plafond de verre maintenant Justement les seuils techniques graphiques qu'il faut suivre pour la suite quels sont-ils ?
Alors pour l'indice CAC 40 au plus court c'est 8082 le support et le premier niveau d'alerte la résistance c'est 8259 points c'est un niveau qu'on surveille depuis longtemps autour duquel on oscille mais contre lequel on bute systématiquement ça permettrait si on arrive à le déborder d'aller réactiver une dynamique haussière qui pourrait être intéressante en direction de 8357 dans un premier temps et puis surtout 8624 les tops de l'indice CAC 40 Sur le S&P pour reprendre un point de repère sur l'indice américain on s'inscrit peut-être on s'inscrit dans une structure en biseau d'épuisement c'est une structure qui est donc un triangle en pointe qui pointe vers le haut des cotations qui se resserrent et on a effectivement eu un échec contre la borne haute depuis 48 heures et on vient de tester la borne basse de cette structure aux alentours des 7500 points le risque si on rompt les 7500 points et surtout 7455 sur le S&P c'est d'aller chercher le pied de ce biseau pour un mouvement de baisse de l'ordre de 5% donc une consolidation de 5 à 6% sur le S&P ou sur le Nasdaq qui paraissent plausibles et légitimes après 9 semaines de hausse d'affilée et une hausse de plus de 30% pour le Nasdaq depuis ses points bas du mois de mars Romain je regardais le graphique de Rémi Cointreau il y a 3 ans au plus haut tiens il y a même 5 ans au plus haut le titre valait 217,20 euros aujourd'hui il arrive à peine à 46 mais avec un beau rebond depuis le 1er janvier un plus 12,3% et on voit que plusieurs fois où le titre a tenté de déborder des résistances assez importantes est-ce que cette fois il est en train d'y arriver avec le rebond spectaculaire d'aujourd'hui ?
on n'y est pas encore effectivement on a cessé de baisser après les sommets que je vous ai indiqués on a cessé de baisser depuis le mois de décembre dernier sur Rémi Cointreau dans une zone de prix qui est située entre 36,78 et 42,28 si on arrivait à déborder ce niveau qu'on a testé ce matin et bien sur plusieurs clôtures plusieurs clôtures journalières ou au moins une clôture hebdomadaire on sortirait de cette zone de congestion pour réactiver un mouvement haussier et déborder une oblique baissière de long terme maintenant et donc réactiver quelque chose on n'a pas de figure de retournement encore mais du mieux une réaction qui est quand même assez significative aujourd'hui avec du volume il va falloir voir comment on clôture comment on digère cette nouvelle de moins mauvais dans les publications qu'attendues avec ce plan de relance qui a l'air de plutôt satisfaire les opérateurs pour l'instant donc si on passe 42,28 c'est 47,82 la première cible et ce serait du mieux pour réactiver quelque chose sur le long terme effectivement Rémi Cointreau star du jour le titre Sabrina Rémi Cointreau vous y consacrez un article bfmbos.com gagne 11,5% les résultats annuels en eux-mêmes sont ternes en fait
oui ils ne sont pas franchement bien mais en tout cas on va dire que les revenus du groupe ils se sont stabilisés ça c'est déjà le premier point mais il reste en dessous du milliard d'euros le résultat opérationnel et le bénéfice sont nettement reculés et le groupe a aussi divisé par deux son dividende par rapport au précédent exercice pour l'exercice en cours Rémi Cointreau contre nous avec la croissance de son chiffre d'affaires en données comparables et aussi augmenter légèrement sa marge opérationnelle courante voilà
mais les résultats n'ont rien de ouf comme on dit chez les jeunes de moins de 60 ans voilà oui du coup qu'accueille bien le marché là dans cette publication dans ses annonces qu'est-ce que le marché applaudit au point de faire progresser les titres de 11% cet après-midi
ah oui c'est vrai qu'il y a de l'effervescence sur le titre Rémi Cointreau vous allez me dire mais pourquoi vous parlez d'effervescence Sabrina alors que Rémi Cointreau c'est du cognac et vous savez quoi ils ont une marque de champagne
non mais attendez effervescence cognac mais il n'y a pas d'effervescence dans le cognac oui
sauf en bourse sauf en bourse voilà mais Rémi Cointreau a une marque tellement la maison tellement pour le champagne et oui il fallait le savoir et pour un élément bien précis c'est le plan RC Forward alors pourquoi c'est un plan triennal qui a été annoncé déjà en avril et là maintenant la société donne quelques petits détails ce qui lui permettrait d'ajouter 100 millions d'euros de résultats opérationnels courants alors cela va passer très rapidement de l'innovation à la création d'une nouvelle entité dédiée au marché émergent qui est quand même un réservoir de croissance identifié par Rémi Cointreau et le groupe va donner beaucoup plus d'indications sur ce plan RC Forward le 25 novembre prochain alors quelques petits mots rapidement des analystes alors on a City qui trouve les propos du directeur général plutôt encourageant UBS trouve audacieux ce plan là et bien sûr il y en a un qui joue un peu les troubles faites il faut quand même le souligner c'est Barclays qui craint que le groupe fasse à des risques d'exécution élevés dans ces marchés
voilà Rémi Cointreau gagne quand même 11% aujourd'hui comme quoi on peut progresser encore en 2026 même sans IA il n'y a pas d'IA dans le cognac il n'y en aura toujours pas c'est pas prévu non mais dans le mot Cointreau il y a un I et un I voilà ça doit être ça il en faut peu pour être heureux bon cet article sur bfmbourse.com vous pouvez bien sûr le retrouver Rémi Cointreau star du jour dans un marché qui est en hausse le CAC 40 gagne 0,9% la BCE dans une semaine devrait relever ses taux on en parlait avec Gilles Mouèque et il nous a dit tout le mal qu'il pense d'une hausse de taux à venir de la banque centrale européenne Gilles Mouèque le chef économiste du groupe AXA très écouté dans les milieux financiers et économiques il est avec nous chaque jeudi vous pouvez réécouter son intervention dans l'écho du monde c'est le nom de sa séquence qui est en ligne ça y est disponible en replay sur l'application bfmbusiness Romain on vous retrouve à nouveau vous nous parliez de Rémi Cointreau est-ce qu'il y a d'autres valeurs comme ça ou d'autres actifs qui sont en train de dégager d'ouvrir un nouveau potentiel pour la suite bonsoir alors on a peut-être un problème de liaison Romain nous entendez-vous oui ça y est je vous entends Guillaume formidable est-ce que vous voyez est-ce que vous détectez identifier des actifs ou d'autres valeurs qui sont en train d'ouvrir un nouveau potentiel pour la suite on parlait de Rémi Cointreau là mais est-ce qu'il y en a d'autres que vous identifiez c'est en devenir pour pas mal de titres effectivement on voit des réactions qui sont intéressantes depuis quelques séances maintenant sur des titres on l'a évoqué comme Capgemini qui est toujours bloqué coiffé par une résistance entre 108 et 110 mais qui au débordement de ce niveau-là pourrait aller rechercher des niveaux aux alentours de 127, 133 donc des niveaux de réactivation haussier de long terme on voit un comportement intéressant aussi sur téléperformance depuis quelques séances on a vu pour les plus petites capitalisations un très gros parcours haussier récent pour OVH par exemple qui pourrait se poursuivre on s'approche du cours d'introduction du titre à 18,50 qui date de 2021 ça pourrait être des éléments intéressants il y a pas mal de configurations comme ça on a toujours beaucoup de contre-pieds beaucoup de volatilité on le voit dans le marché donc on est peut-être en train de construire mais on sent que les opérateurs y vont assez prudemment en revanche on pourrait avoir des mouvements un peu plus francs on est un peu pénalisé par le luxe qui est un peu en stand-by aussi sur notre indice parisien et parmi d'autres titres qui pourraient comme ça réactiver des éléments oui je parlais de téléperformances qui sont pas mal on a vu de Richebourg aussi qui a une configuration graphique intéressante qui est en train de mettre peut-être en place une réactivation haussière de très long terme avec un potentiel intéressant donc il y a quelques titres comme ça plutôt du stock picking on n'a pas une grosse harmonie sur les indices et au sein des indices encore pour l'instant mais il y a un peu de mieux effectivement on a vu Valeo qu'on a évoqué ensemble hier qui sur fond d'annonce autour de l'IA donne un potentiel aussi qui peut être encore significatif une récouverie qui pourrait être assez légitime compte tenu de la baisse et de la sous-valorisation du titre et vous faites bien d'en parler Valeo qui a gagné hier 18% sur l'idée que Valeo pourrait être un gagnant de l'IA c'est l'objet de notre question du jour sur les réseaux sociaux merci beaucoup Romain de nous avoir accompagné on vous retrouvera à la clôture sur les réseaux merci à vous on peut voter chaque jour vous pouvez voter et nous laisser vos arguments en commentaire la question du jour qu'on vous pose elle est toujours ouverte vous pouvez continuer participer et voter Valeo hier s'est envolé à votre avis quel secteur inattendu l'IA sauvera-t-elle en bourse on l'a vu hier d'un coup Valeo progressait de 18% comme ça sur l'idée que Valeo allait être un grand gagnant de l'IA quel autre secteur quelle autre valeur on pense aux banques on pense pourquoi pas à l'automobile la santé on la voit pas forcément dans l'IA bah si pourquoi pas la beauté aussi quel secteur profitera le plus de l'IA sauvera-t-elle ?
alors moi je dirais la beauté parce que c'est vrai que c'est difficile avec le temps l'âge et dents de trouver une routine beauté pour sa peau pour ses cheveux etc et c'est vrai que la beauté personnalisée et bien avec l'IA vous pouvez être aidé pour cette recherche là parce que bon le nombre de produits disponibles est tellement énorme que de trouver sa routine parfaite c'est vraiment difficile alors on a L'Oréal qui vraiment s'est inscrit dans ce chemin de l'IA et qui propose depuis au moins 2018 assez de beaucoup de technologies par exemple aux Etats-Unis j'ai vu ça en fait ils ont un chatbot vous lui demandez des questions voilà j'ai besoin de ma de ma routine pour voilà j'ai telle problématique pour mes cheveux j'ai telle problématique pour ma peau et bien ce chatbot vous aide et vous aiguille sur la routine à adopter les produits à adopter pour répondre à votre problème de peau ou de cheveux
c'est très sérieux
c'est vraiment très sérieux oui oui
ils se disent vraiment sur l'IA pour la beauté personnalisée c'est ça voilà quel secteur inattendu l'IA sauvera-t-elle en bourse on a vu hier Valeo s'envoler d'un seul coup je vais procéder par élimination la beauté je ne vais pas en parler parce que c'était ton secteur à toi les banques à mon avis c'est un leurre total la banque ne gagnera pas en productivité et en valeur grâce à l'IA parce que si les gens font appel à une banque c'est précisément parce qu'ils ont besoin d'humains donc ok les révolutes les natifs numériques eux profiteront de l'IA il n'y a pas de soucis les banques ça bétonnerait honnêtement l'automobile c'est pas parce qu'on va avoir de l'IA à l'intérieur de la voiture que ça va donner plus envie c'est toujours la marque et le design qui sont 90% de l'intention d'achat d'une voiture à mon avis ça ne changera pas mais par exemple les équipementiers on l'entend beaucoup parler des constructeurs auto qui pourraient se reconvertir dans la défense pour comme ça trouver un relais de croissance les équipementiers pourraient participer à refroidir les data centers ce sera un relais de croissance aussi c'est ce qui a fait monter Valeo hier non t'y crois pas trop toi Antoine mais je veux dire à ce moment là on peut prendre n'importe quel élément d'une voiture et dire qu'il peut être utile à l'IA ne serait-ce que de fournir des données tiens par exemple et ça c'est un enjeu pour les constructeurs mais en termes d'activité de vendre des voitures par exemple c'est pas parce qu'il y a l'IA à l'intérieur et on voit beaucoup de pubs d'ailleurs et de marketing autour de il y a Anthropik dans la voiture il y a Claude c'est pas ça qui va donner plus envie d'une voiture que d'une autre honnêtement on l'a cru avec Google CarPlay avec Apple non non non on a toujours envie d'une voiture parce que c'est telle ou telle voiture mais par exemple des robots humanoïdes c'est un peu alors robots humanoïdes c'est un peu de la science-fiction mais pas tant que ça en Chine ils sont très avancés et Tesla mise justement sur une conversion de certaines usines pour fabriquer plutôt que des voitures vous me regardez avec un air chelou Sabrina mais c'est vrai il y a une usine de Tesla je crois que c'est au Texas en fait je ne sais plus dans quel état qui désormais sera consacrée non plus à fabriquer des voitures mais des robots humanoïdes parce que les techniques sont relativement similaires mais je pense déjà que alors Tesla est un digital natif aussi et il a tout intérêt à lancer des business parallèles à la vente de voitures parce que même si les chiffres sont un peu volatiles ils sont plutôt favorables en ce moment Tesla ça reste quand même un business résiduel pour Elon Musk en revanche la confrontation avec l'Europe est un petit peu cruelle dans le sens où on a des usines en ce moment on peine à produire des voitures donc c'est pas parce qu'on aura des robots et qu'on les construira plus vite alors peut-être que du coup les coûts descendront suffisamment pour faire repartir le marché j'en doute ça va prendre des dizaines et des dizaines d'années d'ici là l'écosystème il aura radicalement changé ok mais voilà par élimination je dirais plutôt la santé ou l'IA là clairement de l'avis de tous les scientifiques aide à la manipulation de masses de données qui permettent de raccourcir les essais cliniques les essais cliniques et les tests etc donc là pour le coup il y a quelque chose d'immédiat qui pourrait être bénéfique
et pour appuyer les propos d'Antoine j'ai une petite entreprise qui est cotée à Paris qui s'appelle Médian Technologies et en fait on a parlé de Médian ah bon et bien voilà on avait une question d'auditeur et bien écoutez ils sont là-dessus ils sont sur ce créneau là
et Médian c'est une belle boîte
ah non c'est une super boîte et du coup eux en fait ils analysent les images par l'intelligence artificielle ils permettent de détecter et là ils sont sur le cancer du poumon donc là ils ont commencé la commercialisation de ce logiciel aux Etats-Unis là ils ont levé des fonds pour accélérer et aussi pour accélérer en Europe sur ce logiciel et donc son patron vient demain matin
et notre auditeur sur BFM Business donc demain matin le patron de Médian et cet auditeur qui nous a écrit sur Médian s'appelle vous n'allez pas le croire je sais que vous êtes fan de chat Sabrina il s'appelle c'est son pseudo sur le fil XFM Bourse le chat en bourse incroyable alors du coup c'est pas vous qui avez écrit cette phrase c'est pas votre pseudo c'est pas votre deuxième compte c'est incroyable bon voilà il voulait qu'on parle de Médian il nous a reproché d'ailleurs de ne pas en avoir assez parlé hier on essaie de se rattraper aujourd'hui tout à l'heure on était avec Olivier Droyer et il croit lui aussi fermement dans le potentiel de ce groupe
parce qu'il y a nouvelles indications d'oncologie aussi si une fois qu'Evonis est assez et utilisé dans les milieux hospitaliers etc et bien là sur les autres indications d'oncologie ça peut le faire
donc pour Antoine et un peu pour vous Sabrina aussi c'est le secteur de la santé qui bénéficiera de l'IA en dehors de la tech pure quel secteur l'IA sauvera-t-elle d'après vous en bourse Antoine vote pour la santé vous pour la beauté ou la santé
Sabrina un peu les deux
et majorité d'entre vous qui nous suivez vous votez santé à 56% devant les banques à 26% vous n'êtes que 26% à penser que l'IA sauvera les banques en bourse et que 11% à penser que l'IA sauvera l'automobile voilà et seulement 7% à penser que l'IA sauvera la beauté
oui parce que le lien n'est pas forcément super intuitif
oui on verra si les votes évoluent avec les arguments que vous nous avez apportés il y a un instant
j'ai essayé en tout cas
effectivement bon le CAC est en hausse de 0,8% c'est intéressant de voir que nos marchés en Europe ne sont pas très loin non plus de leur record historique signe de bonne santé d'ailleurs aussi de nos entreprises le chiffre du jour va nous en convaincre c'est pas un chiffre absolument parfait mais quand même il est plutôt positif Sébastien Barthélémy vient nous le livrer bonjour Sébastien bonjour responsable de la cherche crédit chez Kepler Chevreux ce chiffre c'est 39 milliards et demi d'euros qu'est-ce qu'il nous dit ce chiffre ?
et bien c'est le montant levé cette semaine jusqu'à hier mercredi sur le marché primaire du crédit européen et cela nous indique que le marché du crédit reste très ouvert malgré un environnement qui n'est pas particulièrement simple vous le savez je vous en parle souvent à l'antenne du marché primaire pourquoi ?
parce que ça mesure la confiance le chiffre de volume c'est surtout un signal de profondeur de marché alors moi je vois trois choses d'abord les investisseurs continuent d'absorber beaucoup de papiers obligataires ensuite les émetteurs n'ont pas attendu ils accélèrent on sait qu'il y a un jour férié aujourd'hui en Autriche en Pologne donc ça ralentit un petit peu donc ils ont accéléré en ce début de semaine si je ne me trompe pas et enfin les carnets ce qu'on appelle les carnets d'ordre restent de très bonne qualité on voit que selon Bloomberg et bien on a ce qu'on appelle le resserrement de spread entre les spreads annoncés avant l'émission et après l'émission on est sur un resserrement moyen de près de 22 points de base et bien ça démontre que la demande reste suffisante pour permettre aux émetteurs de réduire la prime qui est offerte
alors Sébastien ça veut dire que les investisseurs ne voient vraiment plus de risque ?
non ça serait une lecture trop rapide les investisseurs ne nient pas le risque je pense qu'ils continuent d'acheter parce que le prix est jugé acceptable et on a des indices de crédit obligataire qui le montrent assez bien par exemple je vous parle souvent de l'ITRAX main qui est pour les émetteurs investment grade ou de bonne qualité on est actuellement à 54 points de base le crossover pour les émetteurs de moins bonne qualité qu'on appelle le AID on est à 262 points de base et par rapport au pic récent de début avril bon ça s'est resserré on était à 335
pour le crossover 74 pour le main donc le stress est bien résorbé mais on ne va pas
trop loin dans l'optimisme parce qu'on est encore plus large que les niveaux de début d'année bon et de manière générale sur le crédit européen en termes de rendement ça a tendance à se tendre depuis janvier oui c'est vrai on retrouve cette même tendance
que sur le spread les rendements
se sont resserrés donc par rapport au conflit en Iran et au stress on a de la détente depuis début avril mais on reste quand même plus élevé qu'en début d'année pour vous donner également quelques chiffres pour vous donner un petit peu de niveau le high yield hors financière bon on est à 5,2% on était début avril
à 5,9% pour les COCO les AT1 vous savez que ce sont les obligations les plus risquées et bien on était à 5,7% on est passé à 5,2% mais on est encore au-dessus depuis le début de l'année donc le message est voilà on a encore le marché du crédit offre encore du rendement une partie du rallye depuis le stress d'avril a été faite mais pas la totalité
merci beaucoup Sébastien donc quand même une dernière question Sébastien qu'est-ce qui domine ce marché obligataire et ce marché du crédit des entreprises en ce moment plutôt les fondamentaux ou la technique ? et bien à court terme c'est la technique qui domine on a une offre qui est abondante ça passe bien les carnets sont là les primes se refairent les émetteurs profitent de la fenêtre on voit des signatures très différentes on passe du souverain ou des agences à des obligations sécurisées mais on a également des tiers de d'assurance tiers de bancaire senior bancaire
hybride corporate donc ça ne se limite pas à un seul secteur à une seule catégorie à demander large mais le point contradictoire c'est le suivant c'est que cette bonne technique peut toujours
selon la grille de lecture masquer une certaine fragilité parce que si la macro dévie si les taux remontent si le risque géopolitique repart de plus belle et bien ça se transmettra au prix d'énergie et les spreads peuvent rapidement redevenir plus volatiles pour l'instant le marché digère très bien l'offre mais il le fait parce que les flux sont favorables mais les risques n'ont pas disparu merci Sébastien Barthélémy hyper complet précis sur vraiment l'état de santé des entreprises mais on les prend vraiment par l'intérieur par la moelle la moelle épinière on mesure vraiment leur état par les sous-jacents qu'on n'a pas regardé l'écume c'est le marché action et puis là le marché obligataire le marché du crédit on est dans les profondeurs et les entrailles merci de nous avoir accompagné Sébastien aujourd'hui le CAG gagne 0,8% Wall Street est stable on a tort d'y croire les plafonds les arbres ne montent pas jusqu'au ciel il y a souvent des plafonds sur les marchés et c'est justement ce dont on va vous parler parce que sur les réseaux sociaux l'un d'entre vous a publié un poste à haute valeur ajoutée vous savez qu'on vous challenge chaque jour on vous suit sur les réseaux et la rédaction de BFM Bourse récompense chaque jour un champion aujourd'hui c'est Walter qui nous dit Yardeni Research le prévisionniste de Wall Street le plus optimiste avec un objectif sur le S&P 8 250 points et bien Yardeni Research finalement abaisse son objectif sur Wall Street parce que pour Yardeni qui pourtant d'habitude est plus optimiste ça va trop vite là Sabrina
bah oui il vise 7 600 et bon en tout cas malgré enfin plutôt il est plutôt plutôt enfin bériche sur le sur le sur le sur le S&P pourquoi parce que ce qui est dingue normalement c'est plus optimiste c'est plus optimiste mais en fait si vous voulez avec toutes les intros en bourse qui vont venir le Moyen-Orient c'est pas encore c'est pas encore fait sur ce point là et avec les gros intros en bourse avec SpaceX avec Anthropique à venir plus la Fed qui pourrait ne pas baisser ses taux exactement donc ça ça va créer énormément de volatilité beaucoup de volatilité surtout avec les gros IPO à venir donc c'est pour ça qu'il est même le plus optimiste et plutôt prudent
Yardeni Research le prévisionniste le plus optimiste de Wall Street abaisse son objectif sur le S&P mesdames, messieurs c'est à noter souvenez-vous des commentaires de David Solomon de Goldman Sachs qu'on a vu hier du côté de CNBC qui disait on est en période de greed d'avidité intense et ça c'est jamais un très très bon signe ça veut dire que le marché s'il se retourne un tout petit peu peut provoquer une avalanche baissière et on a vu que tout l'écosystème il y a en particulier un certain nombre de catalyseurs de marché sont toujours dynamiques si ça veut bien se poursuivre le jour où ça ne se poursuit pas et qu'il y a un grain de sable dans l'engrenage
on voit la réaction avec Broadcom aujourd'hui c'est moins 14 alors que bon
80 de PE on peut exiger n'importe quoi d'une boîte qui est cotée à 80 de PE Broadcom perd 15% quasiment effectivement cet après-midi alors que la publication est top les prévisions sont extraordinaires mais le marché ne veut plus de l'extraordinaire il veut de l'hallucinant du hallucinant on dit quoi ? on dit de l'hallucinant ou du hallucinant ?
il veut de l'hallucinant
dans un instant
de l'extraordinaire
oui merci c'est mieux toujours un plaisir quand il n'y a pas de hache c'est souvent simple alors on dit quoi d'ailleurs on peut ouvrir le sondage aussi il faut dire il veut du hallucinant ou de l'hallucinant la question est ouverte on va essayer d'y répondre dans un instant avec nos experts du club juste avant un dernier mot sur cet article consacré à l'exibouc aussi c'est une valeur à suivre aujourd'hui à Paris Sabrina il gagne 36%
36% parce que son actionnaire de contrôle va mener plusieurs opérations bon le but en gros c'est de retirer l'exibouc de la cote
ah oui ah oui tout simplement
oui j'essaie de faire simple
le titre s'aligne du coup plus 36 articles détaillés à retrouver sur notre site merci Sabrina dans un instant la dernière ligne droite de cette séance on va la vivre ensemble avec Antoine on essaiera de comprendre pourquoi le CAC pour une fois fait mieux que tout le monde aujourd'hui à tout de suite BFM Business vos placements nos conseils BFM Bourse avec Guillaume Sommerer l'esprit c'est comme les parapluies c'est plus utile ouvert alors on essaie de garder l'esprit ouvert effectivement ouvert au marché en tout cas jusqu'à 18h bienvenue à tous Antille Rouge il est là Antoine Larigauderie rebonjour Antoine rebonjour Guillaume votre mot du jour granularité avec donc cette tech cette high tech qui vraiment est en train de mettre des ponts entre par exemple un secteur des logiciels qui performent très très bien à la bourse aujourd'hui Capgemini plus 5,7% plus 5,5% pour Dassault Systèmes et des semi-conducteurs qui subissent le contre-coup des performances et des perspectives de Broadcom jugées décevantes par les marchés le titre est en baisse de plus de 15% du côté de Wall Street entraînant dans son repli ST Micro qui perd 3,2% et Soitech moins 7,6% le CAC au milieu de tout ça reste quand même sérieusement bien orienté plus 0,8% les semi-conducteurs donc sanctionnés après des semaines explosives à la hausse et Broadcom le déclencheur vous le disiez Antoine effectivement puis à l'inverse les logiciels en pleine forme on essaiera de trier de sélectionner les meilleurs potentiels sur le marché on parlera de SpaceX qui doit s'introduire dans une grosse semaine a priori le marché commence à préparer l'IPO de SpaceX est-ce que cet IPO entraînera des ventes sur certaines valeurs est-ce que certains opérateurs pour financer une participation à l'IPO pourraient vendre et prendre leur plus-value sur d'autres valeurs est-ce que la chute du Bitcoin aussi est en partie liée à l'IPO va venir de SpaceX est-ce que certains prennent leurs bénéfices sur le Bitcoin pour les réinvestir dans SpaceX c'est le genre de questions qu'on aime bien se poser et qu'on posera dans un instant et puis on regarde aussi les publications les annonces d'entreprise Rémi Cointreau les prévisions qui sont saluées ce titre gagne 11% aujourd'hui oui et c'est pas du tout grâce à l'IA il n'y a toujours pas d'IA dans vos bouteilles de cognac non c'est pour beaucoup d'autres raisons que l'IA que le groupe que Rémi Cointreau publie des prévisions plus optimistes un plan de relance notamment relativement ambitieux dont on découvrira et on détaillera les tenants et aboutissants tout à l'heure BFM Bourse sur toutes ses batailles de marché et BFM Business alors à la pub toutes les actus du jour il y en a beaucoup d'abord sachez que le prix moyen des voitures neuves a reculé en France l'an dernier il a reculé ce prix moyen des voitures neuves de 2% et c'est une première après une hausse sans précédent de plus de 30% quand même depuis 2019 les récentes baisses de prix s'expliquent par le recul des ventes de voitures hybrides rechargeables particulièrement chères est désormais soumise à la taxe dite malus au poids face à la crise du BTP le grand lui se réorganise c'est aussi l'actu du jour le grand va supprimer 178 postes en France d'ici à 2028 le fabricant de matériel électrique va fermer 4 sites parallèlement il compte investir malgré tout plus de 80 millions d'euros en France notamment dans les technologies clés et puis 1,9 million d'euros c'est le montant d'amende requise devant la commission des sanctions du gendarme boursier contre la plateforme financière Bourse Directe et sa présidente en cause des manquements présumés à des obligations de déclaration et de surveillance des transactions Bourse Directe prend acte de cette réquisition et répond dans un communiqué qu'aucun préjudice client aucune atteinte aux avoirs des investisseurs ni aucun manquement à ses obligations loyautés vis-à-vis de sa clientèle n'ont été identifiés dans la procédure réponse donc de Bourse Directe et plus de détails d'analyse tout à l'heure dans le 18-19 Edwige Chevrillon d'ici là on est avec vous on joue dans votre camp c'est BFM Bourse BFM Bourse le club de la bourse nos experts du club ce soir ils nous rejoignent c'est sa première dans l'émission on est ravis de l'accueillir Laurent Martin pour CIBTP France bonsoir Laurent bonsoir Guillaume content de vous retrouver avec Régis Béguet haut un habitué depuis ouf 2010 je crois
voilà bienvenue Régis
la couleur des cheveux a changé non pas du tout regardez justement et ils sont toujours aussi nombreux les cheveux Zadig Asset Management bienvenue également on est pas mal sur les marchés européens des marchés des indices bien orientés l'Eurostock 50 gagne 0,5% le CAC fait mieux que tout le monde alors ça va ici c'est Paris ici c'est Paris plus 0,8 c'est à Paris qu'on trouve la plus forte hausse en Europe aujourd'hui ça change c'est rarement le cas et à Wall Street on est en hausse aussi on avait ouvert dans le rouge et finalement c'est une hausse du S&P de 0,1% qui va arrêter les marchés on avait ouvert sur une petite correction à Wall Street tout à l'heure et finalement on est déjà en train de se retourner à la hausse malgré Botcom qui perd 15% qui arrêtera les marchés ?
c'est impressionnant la capacité des marchés à être toujours en hausse quelle que soit la thématique c'est vrai que bon il y a eu la première partie de l'année janvier en particulier qui était plutôt portée par les business domestiques la défense etc depuis la défense a énormément énormément baissé ensuite il y a eu effectivement toute la dynamique autour de l'IA donc en commencer par les semi-conducteurs mais pas seulement puisque ça s'est étendu aux valeurs liées à l'électricité donc les utilities aux valeurs liées aux matières premières dont on a besoin pour faire de l'électricité donc les miniers etc et bon on est toujours sur cette tendance là depuis le début de l'année mais dès que cette tendance s'interrompt pour X raisons aujourd'hui c'est Broadcom peut-être c'est l'IPO de SpaceX le marché une capacité à continuer à monter sur d'autres valeurs qui étaient délaissées jusqu'ici et je dois dire que c'est assez impressionnant même si c'est tout à fait justifié sur le fond c'est-à-dire que l'attractivité de l'intelligence artificielle et de tout ce qu'il y a eu autour a provoqué des baisses de valorisation qui sont très souvent excessives dans les business défensifs dans la pharma dans les logiciels vous l'avez cité qui sont considérés à tort ou à raison comme des IA losers il y avait eu déjà un réveil il y a deux jours à la suite du CEO d'NVIDIA qui avait dit que c'était une merveilleuse pour être un éditeur de logiciels et que l'IA n'allait faire que renforcer l'utilisation des logiciels mais pour l'instant le marché n'a pas pris cette hypothèse-là mais dès qu'effectivement il y a une petite pause semi-conducteur IA etc et bien on retrouve ces valeurs-là et le marché net net c'est ça qui est formidable c'est qu'il pourrait y avoir cet arbitrage et puis que net ce soit à peu près neutre mais net net ça fait du positif
oui et en fait ce que vous dites c'est que des variations à la hausse qui peuvent sembler aujourd'hui excessives on a vu Dell gagner plus de 40% en deux jours UF Packard les serveurs UF Packard gagnent 20% hier Valeo plus 18 ces hausses qui peuvent paraître excessives en fait non elles ne sont pas forcément excessives elles corrigent des excès à la baisse
absolument on a eu un écart notamment sur la partie logiciel semi-conducteur qui sont depuis 30 ans des secteurs qui sont extrêmement corrélés depuis toujours parce que globalement plus il y a de logiciels et plus on a besoin de semi-conducteurs et puis quand il y a des retournements de tendance etc on a moins besoin de logiciels on a moins besoin de semi-conducteurs ces secteurs sont très très corrélés depuis juillet 2025 très précisément il y a eu un écartement de performance entre ces deux secteurs qui est absolument vertigineux et jamais vu dans l'histoire à telle enseigne que effectivement dans un certain nombre de cas on est tombé sur des niveaux de valorisation qui sont très très bas qui ne peuvent se justifier que si on fait l'hypothèse qui est à vérifier qui n'est pas forcément fausse mais qui sera à vérifier sur plusieurs années qu'effectivement l'IA conduira à la moindre utilisation des logiciels ou les remplacera
dans un certain nombre de cas il y avait beaucoup de positions short sur des secteurs entiers les logiciels certains acteurs automobiles et ces positions d'un coup juste à cause de l'IA parce qu'on se dit non non non attention il y aura quand même un usage de l'IA pour ces secteurs d'un coup ces positions short parfois massives se déboucrent se déboucrent exactement
et ça donne des hausses incroyables qu'on observe et puis je termine là dessus vous avez aussi beaucoup d'autres secteurs qui ont été délaissés non pas par raisonnement parce qu'ils étaient des victimes de l'IA mais simplement par les flux parce qu'il a fallu vendre ces titres pour pouvoir acheter toutes les valorisations stratosphériques que l'on a vues et effectivement ça a pesé sur la valorisation de beaucoup de valeurs défensives de la consommation cyclique de la consommation non cyclique de la pharma etc alors là Régis
vous êtes en train de justifier les hausses qu'on a observé explosives des derniers jours vous êtes en train de les justifier est-ce que Régis vous a convaincu Laurent ? je ne sais pas si c'était le projet il va vous permettre une belle entrée en matière
je poserais la question autrement la question que tout le monde se pose c'est est-ce qu'on est aujourd'hui dans une bulle de l'IA une bulle de tout ce qui touche de l'IA effectivement on a du mal à comprendre qu'une société puisse gagner comme d'elle 40% en deux jours c'est-à-dire que les analystes ont été aveugles par rapport à un certain nombre d'éléments sur certaines boîtes je pense à le nom m'échappe qui a été multiplié par 14 l'Intel le Bitcoin le Bitcoin ah oui c'est un disque oui c'est un disque des progressions stratosphériques il y a certainement des éléments très factuels c'est-à-dire qu'ils sont sur des marchés qui sont en train d'exploser mais moi ça m'étonne toujours qu'effectivement les analystes n'aient rien vu avant c'est-à-dire que pour qu'une boîte gagne 14 fois soit multipliée par 14 en à peu près un mois c'est qu'il y a eu vraiment une disruption c'est intéressant
ce que vous dites parce que pendant la crise des dettes il y a eu la grande remise en question des agences de notation vous dites là il y a des questions qu'on devrait se poser sur la capacité des analystes à anticiper ces business là ils sont dans les choux
oui je m'en pose ça fait c'est quand même extrêmement étonnant de voir des valorisations multipliées par autant en si peu de temps même Nvidia d'ailleurs si je peux me permettre c'est pas les analystes qui font les cours de bourse les cours de bourse sont faits par la somme des acheteurs et des vendeurs absolument oui mais les attentes du marché les attentes du marché les objectifs de cours les attentes du marché c'est pas forcément les analystes oui mais le consensus
se plante quoi les anticipations de business sont complètement dans les choux et donc que font les analystes c'est là qu'on peut se poser la question de même qu'on se demandait que font les agences de notation il y a une quinzaine d'années
un petit peu mais ce qui m'intéresse c'est est-ce qu'on est dans une bulle de l'IA de tout ce qui touche à l'IA je ne sais pas je n'en ai aucune idée ça on le saura dans 2, 3, 4, 5, 6, 7 ans je ne sais pas mais ce qui est le plus intéressant c'est que même si on sait que c'est une bulle même si on vous dit aujourd'hui oui il y a une bulle de l'IA vous ne pouvez pas jouer contre la bulle c'est trop difficile parce que le marché pourra rester irrationnel plus longtemps que vous ne serez solvable donc il y a aussi ce réflexe je pense dans le marché en général c'est ce que vous aviez dit c'est que dès qu'il y a un secteur qui baisse un petit peu les acteurs de marché en général ne veulent pas sortir du marché action parce qu'ils se disent demain il y aura peut-être d'autres gagnants de l'IA je ne veux pas rater ça donc je vais prendre un petit peu de profit sur NVIDIA NVIDIA est devenue pas chère d'ailleurs NVIDIA sous-performe plutôt le reste du marché de la tech pour se repositionner mais ne veulent pas sortir du marché pour ne pas rater un éventuel rallye sur un certain nombre de titres je pense qu'il y a aussi qu'il y a des flux qui sortent d'une classe d'actifs qui est très souvent oubliée mais qui est très grosse vers les actions ces obligations souveraines
ah ça vient nourrir le flux action là ce qui se passe sur les marches obligataires
je pense que ça nourrit un petit peu le flux action on voit que les taux les taux longs en Europe les taux longs aux Etats-Unis les taux longs au Japon sont quand même relativement élevés par rapport à ce qu'on avait connu les dix dernières années il y a certainement quelques dégagements de ces obligations souveraines et ça représente quand même des sommes très importantes vers pour aller vers des actifs comme les actions et comme la tech
on en viendrait presque à souhaiter encore plus de tensions obligataires dans ce cas c'est parfait ça nourrit la hausse des actions
ça marche jusqu'à un certain point jusqu'à un certain point je crois que Yardeni hier l'avait dit il y a quelques analyses de Yardeni il avait déjà fait quelques analyses là-dessus le point de bascule où le marché action commence à s'inquiéter des taux c'est quand le 10 ans américain est 4-3 quarts 4-3 quarts et au-dessus donc là on est à 4,50 donc pour l'instant ça ne l'inquiète pas mais effectivement ça peut être un élément où il y a une réallocation vers ça parce qu'on sent bien que demain l'IA sera partout on ne sait pas est-ce que ce sera profitable on ne sait pas si c'est très désflationniste s'il y aura des retours investissement très importants mais c'est là que ça se passe c'est là que ça se passe on n'a pas envie de sortir de ça
au point qu'Alphabète qui avait annoncé une levée de fonds en début de semaine de 80 milliards de dollars en actions finalement annonce non non ce n'est pas 80 pardon la demande est tellement forte qu'on fait 85 milliards allons-y la demande est très forte sur Alphabète alors qu'il va y avoir des appels à capitaux gigantesques du fait des IPO à venir des introductions en bourse SpaceX en tropique compte tenu de ce que nous dit à l'instant Laurent on se dit que la poudre au sec l'argent le cash ou les réallocations prêtes à se réinvestir encore en actions sont infinies le monétaire aussi sans doute peut profiter du mouvement si à un moment les banques centrales qui visent par baisser les taux ça va attirer encore de l'argent à terme peut-être à partir de 2027 pas avant sur le marché actions enfin il y a quand même
un effet richesse qui est que la hausse des cours de bourse enrichit les portefeuilles et leur donne de la capacité à si vous avez un titre qui prend 1000% dans l'année au bout d'un an vous pouvez vendre 1% de votre position pour acheter un autre titre qui lui-même donc soit créé de la capitalisation non seulement sur le titre qui lui-même a monté mais sur les titres à côté alors encore une fois ça ne marche pas non plus systématiquement puisqu'on l'a dit il y a à peu près la moitié une grosse moitié du marché qui jusqu'à présent a pâti de cet effet a pâti non seulement en performance relative c'est à dire que ça sous-performe la hausse du marché mais même en performance absolue vous avez beaucoup de secteurs et de valeurs qui sont en baisse absolues depuis deux ans alors même qu'ils n'ont pas fait de profit warning qu'ils n'ont pas eu de révision en baisse de leurs hauts bénéfices et leurs bénéfices ont continué de croître donc les multiples de valorisation par exemple dans l'agroalimentaire les multiples de valorisation se sont absolument effondrés donc vous avez eu des bénéfices qui ont continué de croître et des cours qui ont continué de baisser donc ça ne marche pas non plus systématiquement mais ça marche assez bien au sein d'une même thématique c'est à dire qu'au sein d'une même thématique vous avez un effet d'entraînement qui est que tout le monde se compare à tout le monde et que plus les valorisations montent plus les valorisations montent et effectivement c'est ainsi qu'on rentre dans la bulle et on peut commencer à se dire qu'on est dans la bulle à partir du moment où on va chercher des valeurs qui ne sont pas très directement liées au sujet mais qu'on assimile quand même et vous citiez Valeo c'est un petit peu le cas Valeo a parlé data center et immédiatement vous avez une hausse de la valorisation qui est relativement démentielle à la hauteur de la chute non mais à des proportions qui restent quand même pas complètement déraisonnables mais voilà on commence à avoir un peu fait le tour de ce qu'on connaît de ce qui existe des semi-conducteurs etc on va chercher des valeurs qui n'ont pas trop de rapport avec le sujet mais qu'on assimile parce qu'on se dit voilà c'est la nouvelle idée du moment
oui alors on va parler aussi d'obligations bien sûr de banque centrale dans un instant c'est Laurent que c'est des thèmes que vous appréciez particulièrement mais juste avant que clore ce chapitre consacré à l'IA à la tech est-ce qu'on se dit avec tout ce qui se passe sur la tech et notamment américaine que la Chine est en train d'être larguée là qu'elle est doublée enfin plus que doublée on se disait Chine-Etats-Unis c'est à peu près égalité surtout au moment de Dipsy qu'on se demandait même si la Chine n'était pas en train de passer devant et puis là on voit les montagnes d'investissement annoncées et puis la hausse faramineuse des valeurs américaines à côté Dipsy qui nous annonce une levée de fonds attendez je cherche le chiffre il est tout petit 7 milliards de dollars 7 milliards c'est rien comparé à ce qu'annoncent les groupes américains est-ce que les Chinois manquent d'argent là Antoine ?
mais c'est encore une fois le truc qui c'est qui a la plus grosse valorisation qui c'est qui va lever le plus de fonds Dipsy ils ont émergé en t'expliquant qu'ils sont capables de faire la même chose pour 100 fois moins cher logique qui ne lèvent que 7 milliards et s'ils arrivent à faire exactement la même chose bon ouais est-ce qu'ils peuvent arriver à faire exactement la même chose à faire des IA aussi poussées il faut de l'inférence aujourd'hui ce qui demande beaucoup de data beaucoup d'énergie et de l'argent d'entrer en soi-même qu'ils étaient capables de faire exactement la même chose à un moment donné il y a deux ans voilà mais qu'ils arrivaient à disrupter justement en demandant beaucoup moins de puissance et beaucoup moins de calcul est-ce qu'ils préparent la deuxième phase ?
Dipsy qui annonce une levée de fonds 7 milliards de dollars on a presque de la peine pour eux là Laurent ?
Non non je n'ai pas du tout pour la peine c'est un continent des gens que je personnellement connais un petit peu la communication des chinois alors j'ai dit des chinois en général est inversement proportionnelle à leur efficacité ce qui est peut-être parfois le contraire de Donald Trump je rappelle qu'aujourd'hui le premier constructeur mondial de véhicules électriques c'est BYD oui qui parlait de BYD à 5 ans est-ce que il y a 5 ans est-ce que BYD il y a 5 ans a fait de la communication sur les 100 000 ingénieurs 100 000 ingénieurs qu'ils ont pour construire des voitures électriques efficaces on avait vu sur X en particulier enfin non c'était pas sur X c'était je ne sais plus où bref Elon Musk il y a 5 ans qui se moquait de BYD qui dirait jamais BYD ne concurrencera Tesla on en est là ou aujourd'hui donc les chinois je pense qu'il ne faut pas juger de leur efficacité de leur capacité à leur communication d'accord je pense qu'ils travaillent beaucoup plus qu'ils ne parlent et parfois c'est plutôt bon signe Régis oui il est certain je suis d'accord avec ce qui vient d'être dit il est certain qu'un excès de flux monétaire d'argent de valorisation de confort nuit à la productivité on l'avait vu autrefois dans d'autres secteurs je pense au secteur du pétrole quand le pétrole est resté très longtemps de 2003 à 2015 au dessus de 100 dollars ou autour de 100 dollars pendant une décennie et bien les coûts d'extraction du pétrole ont monté avec le pétrole c'est à dire tous les services sont devenus plus chers et puis on s'est mis à dépenser plus et puis on s'est mis à voyager en business et puis etc et puis quand le cours du pétrole est passé de 100 dollars à 20 dollars on s'est aperçu qu'on pouvait extraire du pétrole non plus à 70 dollars mais à 25 dollars et je pense qu'il y a un peu de ça aujourd'hui dans la tech c'est à dire qu'il y a quand même tellement d'argent que très probablement il y a des sous-productivité qui est en train de se mettre en place et des dépenses somptuaires qui sont probablement inutiles dans l'énergie
est-ce que le marché qui se demandait jusqu'à il y a peu si la Chine allait concurrencer voire gagner le match face aux Etats-Unis dans l'IA est-ce que le marché est en train de répondre non c'est les Etats-Unis qui gagnent est-ce qu'il y a de ça aussi dans les valorisations on regarde par exemple les points faibles des uns et des autres la Chine a beaucoup d'électricité mais assez peu de puces avancées les Etats-Unis c'est l'inverse peu d'électricité mais beaucoup de puces avancées et qu'est-ce qui est le plus important pour l'avenir de l'IA avoir beaucoup d'électricité ou avoir les meilleures puces qui nécessitent ces meilleures puces un peu plus d'argent
mais est-ce qu'on sait vraiment ce que la Chine a ou n'a pas à ce point oui oui oui quand on les connait on sait qu'on ne les connait pas regardez le début de la crise du 27 février la Chine importe 5 à 6 millions de barils de moins chaque jour qu'avant le début de la crise et quand on regarde les stocks alors c'est toujours pareil on ne connait pas exactement le niveau des stocks ça ne s'explique pas par du déstockage ça veut dire qu'ils ont switché sur pour leur production énergétique alors du charbon malheureusement mais aussi de l'hydraulique aussi du solaire aussi du voltaïque qu'ils avaient en réserve ils ont les Chinois ont une stratégie ils ont une stratégie d'état donc là c'est une des grandes différences que je perçois c'est qu'aux Etats-Unis c'est des stratégies concurrentielles je ne dis pas que l'un est mieux que l'autre stratégie concurrentielle entre les gros les hyperscalers en Chine c'est plutôt une stratégie poussée par l'Etat organisée par l'Etat pour devenir la première puissance mondiale et donc oui non on sait c'est pas parce qu'on ne les voit pas venir qu'ils ne viennent pas
absolument c'est exactement ce que je pense sur le pétrole par exemple vous disiez au début du conflit on se disait ils vont avoir de grandes difficultés parce qu'ils dépendent beaucoup du pétrole iranien on voit non seulement ce que vous dites mais qu'en plus ils ont exporté du pétrole vers l'Australie absolument ils viennent nourrir en pétrole l'Australie les chinois
tout à fait c'est pas un hasard si entre janvier et fin février le prix du pétrole est monté de 50 à 62 dollars vous regardez les importations chinoises en particulier sur cette période là elles ont plutôt augmenté ils ont stocké les chinois ont une vraie stratégie oui oui une réflexion stratégique ça marche ça marche pas on sait pas mais ils ont une vraie réflexion stratégique
pas parce que vous les voyez pas venir qu'ils ne viennent pas il y a un livre passionnant qui a été publié récemment qui s'appelle l'ennemi qui nous désigne du grand continent une revue passionnante également et dans ce livre ils expliquent justement il y a tout un chapitre sur la Chine qui est en train de devenir ou qui va devenir première puissance économique mondiale et la question de l'auteur est la suivante la Chine est en train de devenir la première puissance économique mondiale elle va le devenir et pourtant seriez-vous capable de citer les noms de trois chinois vivants trois chinois vivants
tellement j'ai vu ça Régis Doran pourriez-vous pourtant j'ai vu j'ai déjà vu la question j'aurais pu m'enseigner avant de venir trois chinois vivants et vous qui vous suivez
vous en connaissez trois chinois vivants Xi Jinping encore pour longtemps Xi Jinping Jack Ma il y a deux mots mais ça c'est Jack Ma Jack Ma mais oui il manque le troisième Wen Jiabao il est vivant encore ? oui c'est un ancien premier ministre on est sûr qu'il est vivant
absolument bon voilà mais bon mais sur les vainqueurs de l'IA en fait je ne suis pas sûr de pouvoir définir ce qu'est-ce qu'un vainqueur de l'IA c'est-à-dire que l'IA c'est un outil qui est nouveau c'est encore une fois ça se compare à l'avènement d'Internet même si c'est probablement un événement plus majeur encore que l'Internet mais aujourd'hui je ne sais pas ce que c'est être un vainqueur de l'Internet oui il y a eu des nouveaux business models qui se sont créés il y a eu effectivement les sites magnifiques qui ont bénéficié mais je veux dire c'est un outil et finalement cet outil c'est LLM effectivement ils ont besoin de semi-conducteurs il n'y a pas de doute là-dessus il y a un petit peu d'électricité de refroidissement et de data center etc mais ils ont surtout besoin de data et en fait le coeur du débat et du sujet dans l'avenir c'est la data ce ne sont pas les LLM en tant que tel c'est qui va détenir la data qui va la distribuer qui va l'utiliser au mieux ça va être ça le sujet
on poursuit nos échanges il y a un autre chinois vivant dont on peut citer Lang Lang ah oui Lang Lang bien sûr oui le pianiste j'aurais dû oui en plus vous chantez je chante je joue on est fort on a 4 noms c'est pas évident alors que les américains première puissance alors depuis plus longtemps mais le soft power il est beaucoup plus ancré chez nous évidemment bon passionnant je disais Régis Chante oui il est chanteur savoyard c'est ça oui chanteur c'est vrai vous trouvez des vidéos vous avez Régis Béguet et qu'est-ce qu'on tape en plus pour retrouver Régis bah rien on trouve plein de choses dans un instant dans 11 minutes ce sera la clôture on va la vivre ensemble bien sûr le CAC gagne dans cette dernière ligne droite où on accélère il gagne 0,8% les valeurs les logiciels on disait rebondissent alors que les spéconducteurs au contraire marquent une pause dans le sillage de Broadcom le titre Broadcom perd 14% à Wall Street malgré une super publication mais bon il en faut toujours plus et du côté des logiciels au contraire c'est la hausse Dassault Systèmes gagne 6% quasiment aujourd'hui Capgemini plus 6 SAP sur le marché allemand gagne 5,6% les valeurs souveraineté technologique aussi progresse vous savez que Bruxelles a annoncé hier des mesures pour encourager une montée en autonomie européenne sur les questions technologiques pour moins dépendre de Google par exemple et des serveurs proprement américains essayer de faire monter les acteurs européens en la matière OVH aujourd'hui OVH Group gagne 2% supplémentaire à la baisse on a Danone Orange des valeurs défensives Veolia aussi qui perdent 1 à 1,5% on en parle avec Laurent Martin Antoine bien sûr et Régis Béguet Laurent dans une semaine nous saurons si dans le contexte qu'on est en train de décrire avec une croissance qui flagelle un peu ici en Europe du fait de la guerre en Iran nous saurons si la BCE va nous faire du bien et relever nous faire du mal
et relever ses taux est-ce qu'elle relèvera ses taux dans une semaine ? elle relèvera ses taux 0,25% on en avait parlé on a déjà eu ce débat avec Laurent le coup près n'est toujours pas tombé non mais là c'est un deal elle relèvera ses taux et ça ne nous fera pas de mal
et ça ne nous fera pas de mal non attendez on a une croissance quand je dis croissance attendez le PIB français au premier trimestre a reculé de 0,1% elle va relever ses taux et vous pensez que ça ne nous fera pas de mal
non non le taux 10 ans français est passé de 3 à 3,70% déjà donc le fait que la BCE remonte son taux directeur de 2 à 2,25% c'est pas anecdotique mais sur la macroéconomie ça a très peu d'intérêt ça j'aurais un autre discours si la BCE en plus de relevé de 0,25% commence à s'embarquer dans un cycle de hausse des taux tel qu'elle a eu en 2022-2023 de 100, 150, 200 points de base mais ça j'y crois pas une seule seconde aujourd'hui le débat dans le marché c'est plutôt 2 hausses ou 3 hausses de taux je suis plutôt dans le camp de 2 hausses depuis un petit moment d'ailleurs et ça s'explique il va falloir bien l'expliquer parce que
oui il va falloir bien l'expliquer
il va falloir bien l'expliquer
les intervenants de marché qui viennent ici ils ont du mal à le comprendre
que la BCE relève ses taux et ça se comprend très bien parce que c'est son mandat son mandat c'est de faire baisser les cours du pétrole non son mandat son mandat c'est de faire tout ce qui est en son pouvoir pour maîtriser l'inflation donc le pire que la BCE puisse faire de son point de vue c'est de ne pas bouger que la crise dans le golfe continue que l'inflation commence à augmenter et qu'on ait eu un peu une spirale alors pas comme on a eu en 2022-2023 parce que les choses sont un petit peu différentes il y avait la boucle mais qu'elles doivent et qu'elles doivent plus tard les relever encore plus ça qu'elle veut pas elle veut pas elle veut pas ça donc je pense que oui
je comprends la peur et la crainte mais on n'en est pas là on n'est pas au bord d'une boucle prix salaire parce que le pétrole monte en l'occurrence c'est pour ça que je comprends pas pourquoi elle relèverait attention
il y a une chose je crois qu'on oublie un petit peu en Europe alors je sais pas comment ça se passe exactement dans les autres pays européens mais en France on ne parle pas que de boucle prix salaire on parle de boucle prix revenu pourquoi ?
parce qu'en France vous avez on a 16 millions 17 millions de retraités c'est à peu près un tiers des revenus des ménages par exemple et ces revenus là sont indexés automatiquement vous avez X% de SMICAR 2,4% au 1er juin donc effectivement sans avoir des hausses généralisées de salaire vous avez quand même de façon automatique des revenus qui augmentent et je pense que dans les autres pays européens c'est peu ou prou la même chose en masse alors les retraités vous ne pouvez pas les détruire mais les emplois au SMIC vous pouvez les détruire par contre donc oui en masse vous avez une masse de salaire qui n'augmente pas oui mais regardez 2023 il n'y a pas eu de destruction d'emplois le SMIC a été relevé comme l'inflation les retraites ont été relevées comme l'inflation il n'y a pas eu de destruction d'emplois
alors je comprends et donc que la BCE respecte la lettre de son mandat je comprends il y a des prix qui augmentent elle va relever les taux à limite pourquoi pas même si les prix la hausse des prix ne généralise pas complètement mais pourquoi pas mais quels seraient les bienfaits d'une hausse de taux ou deux ou trois pour les économies européennes
ah c'est pour les marchés c'est pas pour les économies c'est pour empêcher je crois qu'à un moment donné les marchés se disent ok la BCE abandonne son mandat et que les taux longs montent oui d'accord tout simplement question de crédibilité question de crédibilité et une hausse des taux imaginez une hausse des taux longs en France parce qu'on commence à craindre que la BCE va laisser filer l'inflation une hausse des taux on est à 3,70 aujourd'hui 3,70 qu'on monte à 4,50 avec notre déficit public avec nos finances publiques là c'est dramatique et là ça aurait un vrai impact sur la croissance sur la confiance et probablement sur les marchés pour le coup oui oui donc après la communication va être très importante j'aimerais entendre madame Lagarde dire nous avons remonté les taux c'est un peu une assurance contre justement un éventuel emballement de l'inflation et que si à la fin de l'année les choses se normalisent on sera tout à fait capable de les rebaisser aussi vite oui d'accord
c'est un peu ça que j'attends qu'elle n'emmène pas le marché sur l'idée qu'on est sur un cycle de hausse de taux absolument surtout pas absolument mais le 0,25 non vous m'avez plutôt convaincu là pour le coup je suis un esprit faible mais vous vous êtes un esprit fort Régis est-ce qui vous a convaincu autant que moi pas vraiment
parce que encore une fois je comprends la logique mais le but d'une hausse des taux pour casser l'inflation c'est de casser la croissance économique quand on a voulu casser l'inflation dans les années 80 on a monté les taux à 18% d'accord pas de 0,25 donc si le but c'est de casser l'inflation il faut briser l'économie et l'économie est déjà quand même en souffrance elle n'est pas morte mais elle est en souffrance du fait de la guerre en Iran et de la hausse des coûts des matières énergétiques même si effectivement parallèlement les cours de bourse sont assez hauts il y a quand même un petit effet richesse etc enfin bon qui joue quand même beaucoup moins en Europe donc moi j'ai quand même du mal à penser que ce qui restera comme ancré comme l'erreur historique des banques centrales qui est la hausse des taux de juillet 2008 par la BCE qui est quand même ce qui s'apprend dans toutes les écoles comme étant l'erreur majeur et bien on s'apprête à la refaire plus ou moins dans les mêmes circonstances c'est quand même quelque chose que je n'arrive pas à me mettre dans le crâne mais manifestement j'ai tort donc je je rends les armes je rends les armes je rends les armes je rends les armes non mais si ça va se faire ça va se faire dans une semaine
on sera un peu de patience messieurs dans une semaine et on sera en spécial bien sûr sur BFM Business tout au long de l'après-midi vous pourrez suivre cette décision politique monétaire Aude Kersulek sera avec nous puis Franck Fort justement sera notre petite souris BFM Business au coeur de cette conférence de presse de Christine Lagarde où elle essaiera de poser ses questions aussi de notre part de la part de BFM Business à la présidente de la BCE
Laurent allez-y pour me permettre au-delà de la conférence de presse il faudra bien écouter après la conférence de presse les sources BCE oui vous savez les fameuses sources BCE qui s'expriment en disant on aurait plutôt voulu que le prochain meeting on va plutôt faire ça plutôt faire ça et les sources BCE alors c'est les allemands les machins enfin c'est les nordiques s'expriment d'autant mieux quand ils veulent monter l'étau
d'accord ah oui d'accord vous avez vos radars ouverts il faudra que vous veniez un jour de BCE du coup on essaiera de caler ça en l'occurrence juste en 30 secondes régie c'est une séance c'est une journée importante pour Bayer absolument
Bayer qui est l'autre grande erreur historique qui s'apprendra dans les écoles de commerce et de finance pendant de longues décennies et on reste en Allemagne l'acquisition de Mocento en 2015 qui a coûté 60 milliards d'euros de capitalisation à Bayer c'est à dire plus de 60% de sa capitalisation de 2015 en plus de 10 ans donc on a perdu 60% de capitalisation à cause des procès liés au roundup et au glyphosate aux Etats-Unis dont une grande partie ont déjà été réglées mais Bayer a proposé une classe action donc un règlement général sur l'ensemble des plaintes il en reste entre 60 et 70 000 aujourd'hui qui fermerait ce dossier ce serait donc une étape majeure pour Bayer elle sera éventuellement validée par le juge de la Cour suprême en début juillet mais aujourd'hui on saura le taux de plaintif de plaignant pardon excusez-moi pour l'anglicisme le taux de plaignant qui va accepter de rentrer dans le deal et c'est très important ce taux doit être proche de 100% pour que le deal se passe
à suivre aussi on entre avant la clôture dans un instant dans la data roue les data valent de l'or les marchés ouvrent ici leur plus grande boîte à bijoux leur boîte à data Laurent et Régis êtes-vous prêts à nous livrer de belles datas ? Absolument Vous avez chacun une minute Laurent démarre avec vous votre chiffre ce soir 98 98
depuis 25 ans donc 25 dernières années 300 mois si vous regardez le taux d'inflation annuel chaque mois qui a été publié par la BCE et bien il n'y a eu que 98 fois sur 300 où le taux d'inflation annuel était entre 1,7 et 2,3 Donc dans l'objectif ? Non justement 98% seulement 98 Oui c'est ça ?
Oui pardon 98% dans l'objectif donc 98 sur 300 donc les deux tiers du temps en dehors de l'objectif et pour autant sur 25 ans l'inflation moyenne annuelle a été de 2,1% l'ABCE a réalisé son mandat et donc et ce que je tire aussi de ce chiffre c'est 30% de chiffres mensuels dans l'objectif c'est que l'ABCE est probablement plus pragmatique malgré toutes les critiques que ce qu'on veut bien dire et ce qu'on veut bien voir Ah c'est intéressant tiens on le rate souvent l'objectif
Elle rate souvent l'objectif Ah cette data Laurent vous êtes livré pour nous à vous Régis de faire aussi bien votre chiffre 60%
Votre chiffre 60% on va rester dans l'optimisme et on va aller dans le sens de Laurent pour dire que le pire de l'économie n'est jamais sûr et que peut-être on s'en sortira même avec une hausse de taux 60% c'est le nombre de jobs qui n'existaient pas en 1940 aux Etats-Unis et qui s'occupe aujourd'hui l'emploi américain et c'est un chiffre qui est encourageant dans le cadre des débats que nous avons autour de l'intelligence artificielle et de la destruction massive de jobs que ça pourrait engendrer notamment chez les éditeurs de logiciels voilà mais ça va créer aussi d'autres jobs nouveaux commencer par Data Scientist Data Scientist c'est un job qui n'existait pas avant l'intelligence artificielle aujourd'hui s'y existe je pense à celui-là en particulier mais il y en a d'innombrables nouveaux qui peuvent se substituer ou se transformer typiquement le job de radiologue va être modifié par l'intelligence artificielle est-ce à dire que nous n'aurons plus du tout de radiologue parce que l'intelligence artificielle est capable de lire une radio je ne le crois pas
et votre chiffre le démontre 60%
des jobs aujourd'hui qui existent aujourd'hui aux Etats-Unis n'existaient pas en 1940
incroyable ça va sans doute continuer dans ce sens de toute façon ça s'appelle le sens de l'histoire donc c'est le temps qui fait son oeuvre pour le coup et en plus avec des accélérations technologiques merci beaucoup à tous les deux de nous avoir accompagnés Régis Béguet pour Zadig AM merci de nous avoir accompagnés chanteur aussi et écrivain j'ai oublié de le préciser d'ailleurs ça fait quelques années le dernier livre ça fait beaucoup d'années
2022 le dernier qui est sorti
je sens que ça cogite Laurent un prochain livre ou un premier livre à venir peut-être peut-être ou pas en projet
pour l'instant mais pourquoi pas en rêve alors
Laurent Martin CIBTP France merci beaucoup Laurent également c'est votre première sur ce plateau et on sera ravis de vous retrouver à nouveau le CAC dans un instant avec les marchés européens va clôturer on va vivre ça avec Antoine à tout de suite BFM Bourse la clôture de la bourse de Paris avec Antoine rebonsoir Antoine rebonsoir comment termine-t-on ce soir on termine bien on termine avec un brusque un fluo ci est là pile au moment du fixing plus 1,15% clôture à 8244 points en plus les volumes d'échanges sont bien consistants à 3,8 milliards surperformance des indices généraux par rapport à la tech aujourd'hui un petit peu moins de chance pour l'euro next tech leader plus 0,97% et Paris qui s'empare de la tête des progressions des indices boursiers européens vous voyez un plus 0,6% pour l'Eurostock 50 plus 0,4% pour le DAX à Francfort le FTSE plus 0,14% plus 0,12% à Milan et plus 0,39% à Madrid qu'est-ce qui a fait notre force aujourd'hui ?
ce qui faisait notre faiblesse avant-hier secteur des logiciels Capgevini plus 6,61% 104,20€ ce système plus 5,9% à 20,16€ qu'est-ce qui a fait notre force et qu'est-ce qui fait notre force depuis plusieurs années ?
Le luxe et oui LVMH gagne quasiment 3% 474,10€ donc au vu de la pondération c'est un des artisans de la hausse du jour parallèlement à cette hausse des logiciels on a une forte baisse de l'ensemble du secteur des semi-conducteurs alors des prises de profit puis aussi de la déception entre guillemets concernant les performances de Broadcom aux Etats-Unis mais enfin pour un titre qui est valorisé à 80 les bénéfices moins 2,5% pour ST Microelectronics et puis on a également Soitech qui a reculé de 5,5% à 156,50€ quelques petites prises de bénéfices autour de Valeo aussi après la poussée spéculative hier autour de l'IA on n'a pas bien compris mais bon moins 6,5% à 15,56€ Romain est avec nous Romain Dobry pour vos directs bonsoir Romain donc belle séance belle clôture plus 1,1% 8244€ on a profité en fin de séance d'un retournement à la hausse de Wall Street Oui effectivement du mieux en Europe c'est un peu topiche peut-être à Wall Street on reste quand même résilient sur les indices américains malgré le plongeon de Broadcom de CrowdStrike la baisse de Micron et pourtant on repasse dans le vert à Paris on accumule sous un niveau important c'est 8259 points on est repassé sur l'Eurostox au-delà des 6073 donc c'est peut-être du mieux une accumulation qui se fait en partie haute il va falloir confirmer puisque tout ça se fait encore avec très peu de momentum peu d'intérêt sur les contrats à terme sur les futurs même si on voit des dossiers qui bougent un peu juste une data qui est intéressante attention quand même les ratios put-call donc sur les actions américaines sont à des plus bas de mars 2022 on est quand même hyper hyper optimiste à Wall Street un retracement de 5-6% pour être un peu légitime Merci Romain Dobry pour Bourse Direct tout de suite on va refaire la séance je vais apporter un maximum de pistes aussi pour la suite BFM Bourse on refait la séance avec qui viennent de nous rejoindre Edwin Ford directeur de la gestion de Philippe Autingre gestion bonsoir Edwin bonsoir Gwenaëlle Lessard avec nous Swiss Life gestion privée bonsoir Gwenaëlle bonsoir Guillaume bienvenue ravi de vous retrouver une valeur aujourd'hui est au plus haut du plus haut du jamais vu en Europe jamais un groupe n'avait autant capitalisé qu'ASML ce soir avec sa nouvelle hausse on est sur un nouveau top de capitalisation pour une valeur européenne devant le record de nos volandises qu'en 2024 ASML est plus haut que n'importe qui dans l'histoire des marchés européens voilà il fallait bien que ça arrive un jour c'est aujourd'hui c'est normal et c'est mérité et ça va continuer c'est la question à combien 600 et quelques milliards d'euros c'est la capitalisation d'ASML
moi je pense que ça peut continuer pour plusieurs raisons d'abord ils vont sans doute revoir encore à la hausse leur objectif de chiffre d'affaires sur 2026 et peut-être aussi sur la période 2026-2030 on parle peut-être plutôt là de 36 à 40 milliards de chiffre d'affaires en 2026 alors qu'on était avant en 34-39 et sur 2030 on est à 44-60 donc je pense qu'on va au moins aller vers beaucoup plus que les 50-52 donc ça c'est une première raison deuxième raison c'est un des grands bénéficiaires de l'IA et je pense que les investissements dans l'IA c'est pas pour les 6 mois on est parti sur plusieurs années donc c'est un élément important ils ont une avance technologique par rapport aux autres il y a une demande très très forte de puces par rapport à la production et je pense même qu'ils produisent un petit peu leur machine un petit peu moins pour aussi faire monter un petit peu les prix donc je pense qu'on est à 1400 on peut très bien aller voir les 1600-1650 sur ASML
qui cote ce soir donc en hausse de 2 non 1% de hausse mais il était en baisse ce titre tout au long de la séance et il termine en hausse à ASML à 1498 euros vous le voyez grimper jusqu'où disiez-vous ? 1600-1660 d'accord la capitalisation ce soir donc c'est du jamais vu pour une valeur européenne 670 milliards d'euros on n'est pas à 1000 encore mais 670 vous pensez aussi que ça va continuer fortement Edwin ?
ouais c'est bien parti déjà il y a beaucoup de visibilité on a un carnet de commande pour les prochaines années on a vu que TSMC un d'un d'un principaux client a décidé d'augmenter ses investissements en 2026 et là il y a la montée en puissance des nouvelles machines une machine ASML c'est environ 200 millions d'euros c'est énorme pour les nouvelles puces que Nvidia produit donc cette technologie EUV où ils sont au monopole c'est un peu le seul acteur européen qui est en position monopolistique et qui va bénéficier des tendances de l'IA mais pas que et aussi c'est du hardware il ne faut pas oublier que sur le début de l'année il y a des incertitudes sur tout ce qui est software sur ce qui est entreprise de conseils technologiques il y a un retour important tout ce qui est production physique hardware qui a le vent en poufle depuis le début de l'année et c'est ça aussi un des drivers du titre même si aujourd'hui il peut se payer un peu cher les perspectives sont bonnes attention s'il y a un ralentissement sur l'IA sinon on est plutôt confiant sur le potentiel de la valeur
Romain graphiquement vous le sentez comment à SML au plus haut donc pour une valeur européenne en tout cas en capitalisation on n'avait jamais vu un titre valoir autant c'est plutôt un bon message on avait indiqué une cible graphique à 1490 elle termine d'un cheveu au-dessus ce soir donc c'est une poursuite haussière possible avec en mire effectivement 1566 et puis pourquoi pas 1676 en extension les niveaux d'alerte et de retournement ils sont lointains c'est 1373 donc ça reste haussier même si effectivement on a été finalement dans le vert qu'à la clôture alors une pépite parce que là on est à nouveau pris dans les filets de l'intelligence artificielle mais il faut aussi savoir s'en libérer on reparlera d'intelligence artificielle dans un instant mais sachons nous en libérer aussi une pépite comme ça pas forcément liée à l'IA est-ce qu'il y en a une qui vous vient à l'esprit ?
Edwin ?
Oui, nous on est très confiants sur une entreprise italienne qui s'appelle Ecop c'est un leader de tout ce qui est infrastructures complexes donc tout ce qui va être micro-tunneling pour faire les métros les trains mais c'est aussi les fondations marins donc tout ce que vous retrouvez dans les ports à travers le monde ils sont présents en Europe et ils vont bénéficier aussi de deux tendances très fortes géographiques les Etats-Unis où la technologie micro-tunneling n'existe pas encore où il est très peu implémenté le plan allemand les 1000 milliards qui vont être investis ça va aider beaucoup les infrastructures et en Italie aussi qui est leur principal pays aujourd'hui où depuis l'effondrement du pont de Gênes les Italiens ont décidé de réinvestir massivement sur les 10-20 prochaines années dans leur infrastructure vous avez un bon momentum sur des structures de qualité c'est pour ça que l'entreprise a des marges élevées parce que c'est que des fondations techniques elles ne se payent pas encore trop cher pour une entreprise de cette taille-là donc on est assez confiants et bien sûr c'est une entreprise familiale les dirigeants sont les principaux actionnaires ça vous aimez bien qu'on rappelle le nom de ce titre
Icop I-C-O-P exact ça s'écrit comme ça voilà comme ça se prononce c'est l'avantage de l'italien le français est plus compliqué là-dessus on nous le reproche beaucoup on nous le reproche beaucoup à l'étranger vous écrivez comme vous ne prononcez pas vous prononcez comme vous n'écrivez pas en italien et en espagnol c'est un peu plus simple Gwenaëlle une valeur une pépite comme ça pour la suite hors IA parce que l'IA c'est pas qu'on va pas en parler dans un instant bien sûr qu'on va le faire mais ça fait du bien aussi de parfois sortir des mailles du filet
vous avez raison il y aura beaucoup beaucoup d'investissements en dehors de l'IA dans tout ce qui est l'énergie on parle de 800 milliards d'investissements dans les réseaux dans tout ce qui est production d'énergie pour l'Europe jusqu'en 2030 et 2 trillions au niveau mondial et je pense pour plusieurs raisons déjà pour être un peu pour être moins dépendant de toute la production pétrolière et aussi pour pouvoir apporter l'électricité à tous les data centers qu'on va avoir en Europe et dans le monde donc nous on a choisi Technip qui est vraiment un des leaders dans l'ingénierie un des leaders aussi dans le GNL ils ont souffert un petit peu au T1 parce que le Qatar et un de leurs gros clients ils font ils sont 50% au Moyen-Orient donc c'est important donc à cause de la guerre le Qatar a reporté certains investissements mais c'est juste reporté ils vont sortir ils avaient 16 milliards de chiffre d'affaires en backlog en fin 2025 ils sont à 20 milliards fin du T1 et 24 milliards fin du semestre donc il y a une visibilité très forte ils sont numéro 1 sur le LNG on va continuer à augmenter les dépenses très fortes dans le LNG que ce soit au Canada au Qatar aux Etats-Unis ils font très attention sur les nouveaux contrats qu'ils vont faire pour ne pas avoir de problèmes dans l'ingénierie il faut faire attention et ça se pète pas très cher ça se pète à peu près 14 fois 2026 11 fois 2027 donc nous on trouve que c'est quelque chose il n'y a pas que les investissements dans l'IA l'investissement aussi dans l'énergie et technique qui me paraît très important pour profiter de ce secteur
Romain là il y a deux propositions nos experts qui n'ont rien à voir une valeur française une valeur italienne dans des domaines complètement différents techniquement graphiquement lequel gagne la Gwenaëlle avec Technip ou plutôt en l'occurrence Edwin avec sa valeur italienne Icop Icop c'est haussier il n'y a pas d'invalidation mais on a peut-être atteint une cible graphique de court terme en tout cas donc pas de signe de retournement mais le potentiel de rebond vient peut-être plus pour Technip qui il faut le dire avait bien réagi sur son support majeur à 30-60 au mois de mars est allé buter contre une résistance à 40-18 et depuis dans une structure de pause dans la tendance haussière qui s'appelle un biseau et donc c'est pour l'instant un repli de 15% depuis les sommets mais une réactivation haussière possible donc un potentiel haussier qui est peut-être plus important à court terme en tout cas pour Technip qui pourrait retourner chercher une zone située entre 40 et 41 au moins preuve qu'on peut faire de la perf et satisfaire le marché sans parler d'IA aussi il y a Rémi Cointreau qui a annoncé ses prévisions ce titre Rémi Cointreau gagne plus de 10% ce soir comment osent-ils gagner 10% alors qu'ils ne parlent pas d'IA c'est fou ça quand même quelle prétention de la part de Rémi Cointreau non non mais je plaisante mais c'est rare de voir des boîtes gagner autant hors tech actuellement et hors IA là c'est le cas avec Rémi Cointreau est-ce que vous êtes aussi convaincus que le marché par ce qu'ils ont annoncé Edwin ?
c'est pas mal après ils ont perdu 70% de leur valeur en 4 ans donc il faut mettre un peu l'église au milieu du village la publication est rassurante parce que c'est vrai que c'est un titre qui a beaucoup souffert depuis 2021 du surstockage de la consommation de cognac aux Etats-Unis post-Covid du ralentissement de la consommation en Chine d'une consommation des jeunes dans l'alcool qui a baissé d'alternatives comme le whisky qui devient un peu plus populaire donc l'environnement est assez morose depuis quelques années pour Rémi Cointreau et qui explique la baisse aujourd'hui on sent qu'il y a un effet de stockage américain qui est derrière nous donc on va repartir avec un peu de croissance le groupe a décidé d'avoir une stratégie plus large de changer son offre des offres plus low cost des nouveaux formats de la distribution à travers le travel retail donc on commence à avoir un profil plus diversifié et pas mono-centré sur le cognac et aussi ce qui est intéressant c'est un projet d'amélioration des marges donc on va devoir améliorer les marges une augmentation de plus de 60% des marges opérationnelles dans les prochaines années à venir donc c'est un nouveau Rémi Cointreau avant c'était premiumisation et de la croissance maintenant c'est une nouvelle histoire
oui qui vous convainc complètement ou pas nous on préférait
la première l'ancienne période donc c'est sûr que nous on trouve ça moins bien mais on pense que la société est obligée de passer par là et on a touché peut-être un point bas au niveau des valorisations et des marges
Rémi Cointreau gagne 10% ce soir alors parmi ses concurrents dans les boissons il y a LVMH parmi ses nombreux concurrents voilà LVMH qui a fêté hier c'est 39 ans mine de rien ils sont nés le 3 juin 1987 Louis Vuitton et Moetensi se sont rapprochés le 3 juin 1987 donc 39 ans LVMH un auditeur nous demande si à 39 ans on est un jeune qui avance mais un jeune ou au contraire si à 39 ans on peut entrer dans la catégorie des gens qui vivent c'est une question qu'on peut poser sur LVMH c'est un groupe vieillissant ou c'est encore un groupe relativement jeune même s'il a de la maturité
ou Naël ? 39 ans c'est quand même dans la force de l'âge donc il n'y a pas de problème non non c'est un groupe qui doit se restructurer malgré tout il y a sans doute trop de marques donc ils doivent aussi ils vont peut-être en vendre certaines pour se reconcentrer mais moi je pense que c'est plus le secteur du luxe qu'il faut regarder qu'LVMH souvenez-vous avant le Covid on était à 8-9% de croissance sur le secteur après la sortie du Covid explosion à 13% depuis 2 ans on est à 0 donc la question sur LVMH c'est sur le secteur c'est si on revient à 5-6% sur les prochaines années LVMH ça vaut 600-650 si on reste autour de 0 on reste autour de 475-500 euros
LVMH donc on en râle de dresser le portrait ce soir d'un mot d'un seul vous investirez dans SpaceX ou pas la semaine prochaine ? introduction en bourse ? non ? Edwin ?
non déjà l'entreprise perd de l'argent il y a des capex importants il n'y a pas beaucoup de visibilité ça se paye entre 80 et 100 fois le chiffre d'affaires c'est très très très risqué c'est pas notre philosophie d'investissement donc on n'investira pas dedans
c'est dit merci beaucoup à tous de nous avoir accompagnés je vous demande même pas Gwenoël parce que je sais que c'est non voilà merci de nous avoir accompagnés ce soir le CAC 40 gagne 1,1% Gwenoël Lessard Swiss Live gestion privée Edwin Fort pour Philippe Autin gestion était nos experts dans un instant le 18-19 Edwin Chevrillon en commande avec Antoine pour débriefer la séance bonne soirée à tous BFM Bourse vos placements nos conseils sur BFM Business Sous-titrage Société Radio-Canada
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