"Sébastien Lecornu ne veut pas se mettre à dos les entreprises !" (Claire Sergent)
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38Chiffre
« Elle devrait rapporter 8 milliards d'euros normalement cette année. Ça sera peut-être plutôt 5 ou 6 milliards d'euros seulement. »
- 2:26Chiffre
« On partait déjà sur un déficit à 5,1 %, bah ça sera peut-être encore pire, 5,3 5,4 %. »
Temps de parole
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On va passer à bien plus intéressant l'heure des comptes avec vous Claire Sergent. On va parler de Sébastien Lecnu qui envoie des des gages d'amour aux entrepreneurs puisque dans une lettre le Premier ministre leur promet de ne pas augmenter les impôts et même de baisser cette taxe exceptionnelle qui avait été mise en place. Taxe exceptionnelle sur les grandes entreprises. Ah oui, dans une lettre aux entrepreneurs, on peut même dire que le premier ministre les cajoles. Vous avez besoin de visibilité. La France, elle a besoin de croissance. Les deux vont ensemble. On ne redresse pas durablement les comptes d'un pays en cassant le moteur de son économie. Autrement dit, les entreprises, c'est le moteur économique et surtout le premier ministre leur fait une promesse. La
contribution exceptionnelle à l'impôt, vous savez, qui touche les grandes entreprises va diminuer. Elle répondait à une situation exceptionnelle. Ce qui est exceptionnel, doit rester exceptionnel le premier ministre parce qu'en fait faut se souvenir qu'au début quand elle a été lancée cette taxe par Michel Barnier, alors la première année elle devait jouer à plein régime, la deuxème année, elle devait être divisée par de et la 3è année, elle devait être supprimée. On arrive à la 3è année. Alors, il est pas question de la de la supprimer parce que bon, les finances publiques ne peuvent pas se le permettre. Elle devrait rapporter 8 milliards d'euros normalement cette année. Ça sera peut-être plutôt 5 ou 6 milliards d'euros seulement. Donc petite baisse. Et alors pourquoi le premier ministre
prend-il cette décision ? Bah déjà il y a une raison politique. Je passe je parle sous le contrôle d'Alix qui me regarde. Donc elle surveille attention. Attentionà déjà le premier ministre en fait ne veut pas laisser le champ pro business la défense des entreprises au rassemblement national où il y a que Édouard Philippe qui fait des promesses de baisse de charge ou le Rassemblement national lui c'est le choc de simplification qui fait partie de de son programme. Et puis et puis aussi ben il y a il y a un héritage d'Emmanuel Macron à conserver. c'est le seul peut-être qui reste, c'est celui de euh de la politique prousiness, c'est celui de la politique de l'offre. Donc en adressant des gestes aux entreprises, c'est un rappel et puis surtout il y a une raison économique, c'est que le
premier ministre, il veut pas non plus se mettre à dos les entreprises alors que la croissance, elle est au plus bas. Le gouvernement se prévoit même à la revoir encore plus à la baisse. On était déjà qu'à 0,7 % de de prévision et là, ce serait peut-être seulement 06 0,5 %. Et là, Sébastien Lecornu se rappelle que bah en fait, il faut quand même peut-être soutenir l'économie productive quand ça va mal. Et l'économie productive, c'est les salariés mais c'est aussi les entreprise. Sauf qu'il y a un budget 2027 à trouver, à boucler même. Comment va s'y prendre le gouvernement ? Oui, parce qu'en plus quand vous avez une croissance plus faible que prévue, bah évidemment vous avez un déficit plus important que prévu. On partait déjà sur un déficit à 5,1 %, bah ça sera
peut-être encore pire, 5,3 5,4 %. Alors, ce déficit qui s'accroit, c'est dû à quoi ? la canicule qui nous fait perdre de vue complètement le l'objectif d'un % de croissance et c'est aussi dû à la flambée des des cours de de l'énergie. Et ben alors dans ce contexte, ben évidemment qu'il faut soutenir le moral des entreprises pour essayer de relancer cette croissance. Et puis c'est aussi un un message du premier ministre à la droite et au rassemblement national parce qu'il y a cette crainte d'une censure alors qu'en ce moment les taux sont au plus haut. Les taux pour la dette française ont encore atteint un record hier. Donc il y a cette crise en cette menace d'une crise de la dette en plus qui pèse en cas de censure et de non budget.
Sébastien Lecornu