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interviewEurope 1· 1 mai 2026 21 min

Algérie : "Pour Emmanuel Macron, je suis un maboul" (Frédéric Péchenard)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] La grande interview en direct sur C News et sur Europ. Bonjour Frédéric Pnard. Bonjour.

Vous êtes viceprésident LR de la région Île-de-France, ancien directeur de la police nationale. On aura l'occasion de parler des manifestations qui vont se dérouler un peu partout en France aujourd'hui. Mais d'abord, je vais commencer avec cette question.

Est-ce que vous dites au boulanger et aux fleuristes d'ouvrir ce matin ? Qu'est-ce que vous leur dites ? Bah, je leur dis d'ouvrir Je leur dis d'ouvrir à la condition qu'ils aient envie de le faire, à la condition que leur personnel soit volontaire et à la condition que leur personnel soit payé deux fois plus.

Finalement, laissons le choix aux gens. Il y a ceux qui préfèrent avoir un jour chamé, d'autres qui préfèrent euh parce qu'ils en ont besoin euh toucher euh un petit peu plus d'argent. Laissons faire.

D'autant plus que l'espèce de totem qui dit que le 1er mai, on ne travaille jamais. Moi, j'étais policier 30 ans, j'ai toujours travaillé le 1er mai. Les avions d'école, les trains partent, les restaurants sont ouverts.

Donc, on voit bien que il y a une part déjà très importante des Français qui travaillent sans que ça pose de problème. N'embêtons pas les boulangers. Mais vous leur dites d'ouvrir malgré le risque qu'ils encourent, parce que on l'a bien compris, il y a un imbrogliot au gouvernement, les inspecteurs du travail peuvent mener des inspections dans les boulangeries par exemple et verbaliser ceux qui auront décidé d'ouvrir.

Alors, pour pour rien vous cacher, j'ai pas bien tout à fait compris qu'on est nombreux dans ce cas. du gouvernement qui a dit blanc noir peut-être tout ça n'est pas très clair. Enfin, on voit bien qu'il n'y a pas une volonté forte du gouvernement d'empêcher les fleuristes et les boulangers de travailler aujourd'hui même si malheureusement ça reste assez flou ce qui est regrettable parce que c'est toujours plus simple quand les responsables de la conduite de la France prennent des positions qui sont claires.

Le moins qu'on puisse dire c'est qu'aujourd'hui c'est pas très clair. Et comment vous jugez d'ailleurs la communication du gouvernement ? ministre du travail qui a on appelle à l'intelligence collective, la porte-parole du gouvernement qui parle de bon sens.

Bon bah, les boulangers et les fleuristes, ils auraient aimé, je pense, avoir des règles claires plus que des incantations comme celle-ci. C'est une certitude. C'est une certitude.

Les gens préfèrent avoir des règles claires. Le moins qu'on puisse dire, c'est que elles ne sont pas claires aujourd'hui. Mais si on pousse un peu le le raisonnement, vous êtes favorable vous à l'ouverture, à ceux qui le souhaitent, au commerce qui le souhait le 1er mai qu'on leur permette d'ouvrir, de travailler s'ils en ont envie.

Bah en tout cas, les boulangers, à partir du moment où euh vous estimez que c'est essentiel euh d'ouvrir des restaurants ou des commerces où on peut acheter à à manger, bah les boulangers par définition euh avoir son pain tous les jours, c'est quelque chose qui est important. Donc moi, je ne vois pas d'inconvénient à ce que les boulangers puissent être amené à être ouvert le 1er mai sous la condition que j'ai cité préalablement, c'estàd que les salariés soient volontaires et soient payés le double comme la loi le prévoit. C'est un premier un premerier mai qui intervient dans un contexte compliqué, notamment sur le le volet du pouvoir d'achat avec des prix du carburant qui ont beaucoup augmenté.

Est-ce que vous êtes favorable à une réduction des taxes comme le réclament certains ? Euh le le sujet est extrêmement important parce que ça touche directement au portefeuille des Français et on voit bien que l'essence a augmenté, le gaz a augmenté, il va encore plus augmenter donc finalement bah c'est se déplacer ce qui est fondamental hein. Alors à Paris on peut vivre sans voiture, on l'a compris, mais ailleurs c'est très difficile.

Il y a d'abord des tas de métiers où vous avez besoin de votre voiture et puis des tas de gens qui habitent en province qui ont besoin de de leur voiture pour aller travailler. Puis vous avez besoin de vous chauffer aussi. Il y a beaucoup de de gens qui sont chauffés au gaz.

Euh euh s'il y a une augmentation euh du prix de l'essence, c'est notamment pas uniquement, mais notamment à cause des tensions et des guerres, guerre au Moyen-Orient, euh guerre en Ukraine et cetera et cetera. Il y a peu de chance que les choses s'améliorent dans les semaines ou les années à venir. Donc on voit bien que le sujet numéro 1, alors le sujet numéro 1, c'est aujourd'hui le prix à la pompe, on est d'accord ?

Alors disons le sujet numéro 2, mais qui va venir assez vite puisque l'élection présidentielle c'est dans un an, c'est qu'est-ce qu'on veut comme politique énergétique pour la France ? Il faut absolument que la France redevienne indépendante en terme d'énergie. D'autant plus que si on veut aller vers plus d'électricité, plus de voitures électriques, plus de chauffage électrique, il va falloir produire beaucoup plus d'électricité.

Donc ça passe par le nucléaire. Or, on a la chance en France, grâce au général de Gaulle notamment hein, on a la chance en France d'avoir une énergie qui ne coûte pas cher, qui est décarbonée grâce au nucléaire. Donc on voit bien que ça sera très important dans la campagne électorale de 2027.

Quels sont les candidats qui seront pour augmenter le nucléaire ? Quels sont ceux qui sont pour le baisser ? Rappelons quand même que il y a pas très longtemps madame Borne alors ministre de d'Emmanuel Macron a fermé Fenheim et on était ravi.

Or c'était une erreur stratégique. C'était peut-être un bon choix politique mais c'était une erreur stratégique fondamentale. Oui, il nous faut plus de nucléaire parce que c'est ça qui donnera l'indépendance énergétique à la France et qui permettra au prix au quotidien de baisser et donc l'augmentation du pouvoir d'achat des Français.

Et ça ça sera important de voir qui défend le nucléaire dans les dans ceux qui vont se se présenter l'élection présidentielle. Frédéric Penard l'invité de la grande interview sur ces news et sur européen. Vous êtes donc vice-président de la région Île-de-France.

Vous êtes aussi l'ancien directeur de la police nationale et qui dit 1er mai dit manifestation. 320 manifestations sont prévues en France, un peu plus de 100000 personnes attendues. Et le ministre de l'intérieur alerte les préfets sur les risques de violence dans les cortèges.

Est-ce que vous redoutez des débordements aujourd'hui ? Alors bien sûr, on les redoute et malheureusement euh ça va arriver selon toute vraissemblance. Euh juste un chiffre pour que euh les téléspectateurs se rendent bien compte.

Euh les manifestations revendicatives se passent à 90 % dans la zone police nationale. C'est 35000 manifestations par an en France. 35000 et il y en a 10 % 3500 qui sont suffisamment importantes pour nécessiter l'emploi des forces mobiles CRS et gendarmes.

Ça veut dire 10 par jour. Ce qui signifie en gros que 99 % des manifestations revendicatives se passent parfaitement bien. Ça c'est important.

Comme toujours, on met le focus sur ce qui se passe mal un petit peu comme à l' SNCF. On s'intéresse au train Carimor parce qu'on a des images des premiers mai précédents où parfois c'est vrai il y a eu des violences dans les cortèges. Bien sûr probablement il y en aura aussi.

Et si le ministre de l'intérieur a appelé les préfets à faire attention, c'est que les services de renseignement ont attiré son attention sur le fait qu'il y a un certain nombre de black block euh de militants radicaux qui sont la plupart du temps liés à l'ultra gauche qui viennent non pas pour manifester mais pour casser, pour affronter les forces de l'ordre. Et c'est toute la difficulté du maintien de l'ordre à la française, c'est de permettre à ceux qui viennent manifester de le faire et d'interpeller euh bah ceux qui viennent uniquement pour affronter les forces de l'ordre ou pour casser. Et pour que ça soit efficace, il faut qu'il y ait un bon partenariat euh avec les organisations euh syndicales et notamment avec lesord les services d'ordre.

Voilà, le la CGT avait, c'est un peu moins vrai malheureusement maintenant, mais avait un excellent service d'ordre qui permettait à un moment donné d'expulser les casseur de la manifestation et à ce moment-là, c'était plus facile pour la police d'intervenir pour arrêter les casseurs. Mais chacun peut comprendre que quand les casseurs les black sont intégrés à la manifestation au milieu de de gens qui viennent juste pour manifester ou des badeaux qui viennent pour regarder, et bien le l'emploi de la force par la police est évidemment beaucoup plus compliqué. Le phénomène des black, c'est un phénomène que vous avez vu de près quand vous étiez le patron de la police nationale.

Aujourd'hui, on a l'impression qu'il n'y a quasiment plus aucune manifestation qui se déroule, manifestation de la gauche, sans la présence de Black Block. Comment vous jaugez cette menace aujourd'hui dans les dans les manifestations ? Ben, elle existe à vrai dire, elle a toujours existé. quand j'étais jeune policier il y a de ça une quarantaine d'années, ça s'appelait pas des black box, s'appelait des autonomes.

Mais en fait l'idée était la même. On avait des militants de l'ultra gauche qui venaient pour affronter les forces de l'ordre et pour casser. Voilà.

Alors, on a des pilleurs, c'est une chose et puis on a les casseurs, cen est une autre. Les casseurs ayant une approche plus politique alors que les pilleurs viennent uniquement dans un but de d'appropriation. Est-ce que vous pensez qu'il faut par exemple remettre en place une loi anticasseur comme elle a pu exister dans le passé qui permettait justement de dissuader ou en tout cas d'arrêter ceux qui se rendaient coupables de ces violences ?

Je pense qu'on a un arsenal juridique aujourd'hui qui est suffisant. La la difficulté majeure qu'il y a sur la manifestation, c'est que quand vous avez des casseurs, le but de la police au moment de au moment de la manifestation, c'est d'interpeller le plus rapidement possible les trublions pour les mettre de côté et les sortir pour que la manifestation se passe bien. Et souvent du coup les procédures ne suivent pas toujours et on est souvent un petit peu déçu entre le nombre d'interpellés et les condamnation mais c'est aussi parce que nous n'avons pas une bonne pratique de la judiciarisation du maintien de l'ordre.

Ben c'estd que bien souvent les procédures de maintien de l'ordre passent au deuxème plan puisque la la priorité c'est de permettre à la méprisation de continuer, c'est d'interpeller les gens mais après pour qu'ils soient condamnés, il faut matérialiser le fait qu'ils aient commis une infraction. Voilà et c'est là où parfois ça pêche un petit peu. On parlait de groupuscule violent.

On a appris que le Conseil d'État avait confirmé la dissolution de la jeune garde groupuscule impliqué dans la mort de Quentin de Ran à Lyon. C'est une bonne nouvelle. Oui, bien sûr, c'est une bonne nouvelle.

Après, ça n'empêche pas les gens de se regrouper sous une autre sous une autre appellation et de continuer leur action de violence. Mais fondamentalement, on ne peut pas dans un régime démocratique comme le nôtre euh avoir euh une une unité, avoir des gens qui se revendiquent de la violence et et qui aboutissent à la mort euh d'autres personnes. Beaucoup renvoient dos ados les groupuscules violents euh d'extrême gauche et d'extrême droite.

Votre expérience à la tête de la police nationale, votre expérience politique, est-ce que vous aussi vous faites cette équivalence ? Moi, je renvoie dos à dos tous les gens qui sont violents. Voilà, la violence n'a pas lieu d'être dans une démocratie, une République comme la d'autres.

Est-ce que ces comportements sont plutôt situés dans la nébuleuse d'extrême gauche que dans la nébuleuse d'extrême droite selon vous ? En nombre en nombre la violence est plus du côté de l'ultra gauche pour une raison assez simple c'est qu'il y a beaucoup plus de militants d'ultra gauche que d'ultra droite. Mais sinon c'est à peu près la même chose.

Ce sont les mêmes. Vous êtes inquiet quand même de du climat de violence dans dans le pays à un an de l'élection présidentielle. On va on va y revenir mais est-ce que vous êtes inquiet par ce climat par ces images de violence qui qui nous parviennent ?

Alors le le climat bien sûr est inquiétant mais de temps en temps vous pouvez penser que le climat c'est un ressenti. Or il y a une réalité. Si vous prenez les 10 dernières années, les chiffres de la délinquence, ben il y a il y a deux choses qui sont contrastées.

La première entre guillemets bonne nouvelle, c'est que globalement les atteintes au bien ont légèrement diminué en France sur la période de 10 ans et c'est une période qui est intéressante parce que en terme en terme de de travail, elle est significative mais par contre les violences ont augmenté. Les plaintes pour tentative d'homicide entre 2016 et 2023 ont augmenté de 78 %. Absolument.

C'est d'ailleurs ce que je voulais vous dire. Entre 1990 et 2012, je prends 1990 que c'est l'année où je suis arrivé à la brigade criminelle. 2012 quand j'ai quitté la police nationale.

Le nombre des homicides en France ont diminué de moitié. Donc on était dans un pays où on tuait deux fois moins que 30 ans avant. C'était une bonne nouvelle.

Depuis 2014 chaque année, le nombre des homicides et des tentatives d'homicide réaugmente. Comment on l'explique ? C'est c'est très difficile.

D'autant plus que euh c'est probablement dû à un climat de tension général euh interne à la France, externe à la France. Euh cette augmentation des homicides, on la voit aussi dans d'autres pays européens et puis on voit bien que l'ambiance générale, euh que ce soit au Moyen-Orient, que ce soit en Ukraine, et bien est quand même plutôt à la violence qu'à l'apaisement et à la paix. Ce qui est inquiétant et c'est inquiétant chez nous parce que bah on voit bien qu'il y a une augmentation des des violences aux personnes.

Et c'est un échec aussi de la politique régalienne d'Emmanuel Macron 2016-2023. Ça veut dire que ça couvre une bonne partie de de son premier mandat et un peu du deuxè. C'est incontestable.

On parle donc de des violences. Rendons hommage aujourd'hui aux policiers, aux gendarmes qui seront sur le terrain. Vous-même avez parfois décrit les conditions très dégradé parfois dans dans lesquelles ils doivent évoluer.

Quelles sont les recommandations, les urgences aujourd'hui que vous prenez pour remettre un peu de moyens pour que les policiers, les gendarmes travaillent dans les meilleures conditions ? Alors, il faut incontestablement euh une loi de programmation sur plusieurs années comme celle qui vient d'être lancée sur l'armée française euh pour euh pour le ministère de l'intérieur. Vous savez, vous avez un budget euh qui est à peu près de pour la police de 10 11 milliards d'euros euh chaque année, euh mais euh 80 85 % de ce budget, c'est la masse salariale.

Vous avez des policiers qui sont formés, bien formés, rémunérés pour des fonctionnaires convenablement, mais par contre le reste est assez moins de moins de 20 % du budget pour tout le reste, pour la formation, pour l'achat des véhicules, pour l'achat de et notamment pour l'immobilier police. Les policiers et les gendarmes travaillent dans des conditions immobilières qui sont extrêmement dégradées. Voilà, c'est d'ailleurs pour ça que la région Île-de-Fance a un partenariat avec l'État et que nous construisons des commissariats et des casernes de gendarmerie parce que l'État n'a pas les moyens de le faire et ne le fait pas assez.

Alors ça nous est reproché par par la gauche qui dit mais la région n'a pas à s'occuper de sécurité mais finalement si la région Île-de-Fance le le fait pas et bien personne n'aidera l'État et personne n'aidera la police et la gendarmerie. L'une des principales menaces en France aujourd'hui c'est le narcotrafic. Euh Bruno Rotau, le chef de votre famille politique, euh préconise de reconquérir certains quartiers qui sont aujourd'hui aux mains des narcotrafiquants, par exemple en y contrôlant 24h/ 24 les sorties, les entrées de multiplier les perquisitions administratives, saisir les avoirs des criminels.

Il veut un état d'urgence antitrafic. Est-ce que c'est une bonne idée ? Alors, c'est incontestablement une très bonne idée.

On on a un sujet qui est très important, c'est celui du euh narcobanditisme. Euh pendant des années, on a beaucoup parlé du terrorisme qui existe toujours et le risque est important. Mais on voit bien que on a aujourd'hui un risque de narcobitisme qui est très important.

C'estàd que on a, moi j'étais à brigade destine d'années. Tout ce que je vois aujourd'hui euh je l'ai connu, je l'ai déjà vu, sauf que ça a été multiplié par 10, par 50, par 100. Voilà.

Et vous avez maintenant à peu près partout en France des points de et cetera. Et donc vous avez des narcotrafiquants qui sont extrêmement puissants parce qu'ils sont très riche et donc ils peuvent acheter des turage, ils peuvent corrompre des gens et cetera et cetera. Bon et donc c'est un c'est un souci pour notre République.

Quand on voit ce qui s'est passé il y a quelques années avec la mafia en Italie, alors on en on en est pas là et est loin de là mais on voit bien que ça commence à prendre ce cheminlà. Donc il faut impérativement lutter contre le narcomitisme. C'est pas seulement une question de lutte contre la contre la délinquence, c'est une question de respect à notre République et notre démocratie avec des enquêtes de police judiciaire pour mener justement le travail.

C'est d'ailleurs c'est d'ailleurs toute tout le paradoxe de ce qui se passe en ce moment. C'estd que vous avez un constat qui est fait par le gouvernement qui qui reprend ce que je viens de dire que le narcobaisme est un risque pour notre démocratie. Mais dans le même temps, il y a une réforme de la police nationale qui a supprimé, le mot est un peu fort, mais qui a euh handicapé fondamentalement la police judiciaire.

Or, la police judiciaire, c'est justement cette police qui lutte contre la crimité organisée. Voilà. Donc vous avez euh 85 % de la criminalité organisée est traitée par la police nationale et toute cette criminalité organisée est traitée par la police judiciaire.

Or, à part à Paris où la direction de la police judiciaire est restée intacte, ailleurs et bien elle se dilue dans ces directions départementales de la police nationale, ce que je trouve est est inquiétant et j'appelle moi j'appelle le ministre de l'intérieur à recréer des directions zonales de police judiciaire pour avoir suffisamment d'hommes en nombre et en qualité parce que on ne s'improvise pas enquêteur dans ce type d'affaires pour pouvoir lutter efficacement contre le banditisme. Frédéric Pchnard est l'invité de la grande interview sur ces news et sur européen vice-président de la région-defrance ancien directeur de la police nationale. Il nous reste pas moins de 5 minutes.

Je vais vous poser des questions courtes qui appelle si possible euh des réponses courtes sur la réponse pénale. Euh est-ce qu'il faut durcir notre arsenal par exemple contre ceux qui s'en prennent aux forces de l'ordre ? Il y a eu une affaire à fort calqué.

Deux gendarmes ont été blessés par un chauffard qui a fait un refus tempérique qui leur a foncé dessus. Or, il a écopé simplement d'un enferme sous bracelet électronique autrement dit n'est pas allé en prison. Est-ce qu'il faut durcir les sanctions contre ces auteurs de violence contre les forces de l'ordre ?

Il faut les appliquer plus que les durcir parce que aujourd'hui vous avez un certain nombre de décisions de justice et un très grand nombre de décisions de justice qui en fait sont peu ou mal appliqué. H et l'important dans une sanction, disait [raclement de gorge] le le philosophe italien, ce n'est pas sa sévérité, c'est sa certitude. La difficulté qu'on a aujourd'hui, c'est que globalement un certain nombre de voyou ont un sentiment d'impunité parce que ils vont être condamnés, mais probablement généralement derrière, ils ne feront pas toute ou partie de leur peine.

C'est pour ça que c'est surtout important, c'est il faut mettre fin à l'impunité. Pour mettre fin à l'impunité, il faut que les peines soient certaines, y compris d'ailleurs de très courtes peines de prison. Vous savez, je pas être trop long, mais quand vous avez quelqu'un qui est condamné une première fois du sorcier, une deuxième fois du sorcier, une troisième fois à de la prison ferme mais avec brass électronique, donc il n'y va pas, il développe ce sentiment d'impunité.

Il y a des pays où dès la première infraction, vous êtes condamné à une peine de prison ferme très courte, une semaine, 10 jours, 15 jours, par exemple le Danemark et il semblerait que ça soit très efficace en terme de récidive. Est-ce que Frédéric Pchner vous vous considérez comme un maboule ? Je fais référence évidemment au propos du chef de l'État qui a qualifié de maboule ceux qui veulent, je le cite, nous fâcher avec l'Algérie.

Autrement dit, ceux qui veulent un rapport de force avec Algérie. Est-ce que vous êtes un maboule ? Frédéric Pachner.

Alors, j'ai bien peur que oui. C'est pas que je souhaite me fâcher avec l'Algérie, bien au contraire. Je pense qu'il faut qu'on ait un rapport apaisé avec l'Algérie.

Mais pour avoir un rapport apaisé, il faut être deux. C'est-à-dire que il faut aussi que l'Algérie fasse des efforts que visiblement ils ne font pas et notamment qu'il reprennent les étrangers. les Algériens en situation irrégulière ou sortant de prison qu'on souhaite expulser et bien il faut qu'ils les reprennent.

Ils ne le font pas et tant qu'ils ne le feront pas, je vois pas comment est-ce que notre relation pourrait être apaisée. La méthode douce, celle du dialogue exigeant pour reprendre les mots de Laurent Nouèz, elle ne fonctionne pas ? Bah en tout cas, jusqu'à présent, elle ne fonctionne pas.

Il y a toujours pas des d'Algériens en sociologie régulière que nous arrivons à à renvoyer. Vous savez, il y a un problème de place dans les prisons. Vous avez pas loin de 25 % d'étrangers en prison. ces étrangers juridiquement pourraient pourraient euh exécuter leurs peines dans leur pays d'origine, ce qui permettrait de désengorger des prisons.

Ça se fait au compte de goutte, ça devrait de manière systématique. Encore faut-il que bah dans un partenariat, bah il faut être deux et là si on est nous les gentils et qu'en face il se passe rien, ça n'a aucun sens. Frédéric Penard, vous êtes membre de LR.

Votre candidat, c'est donc Bruno Rotaillot pour l'élection présidentielle. Ah ben contestablement, c'est d'abord notre président qui a été élu à 75 % des voix il y a 1 an et là nous avons fait un sondage interne et 75 % euh de nos adhérents euh ont désigné Bruno Rotaillot comme candidat LR pour la présidentielle. Et malgré cela, on voit certains pontes de LR ne pas s'afficher ostensiblement, ne pas afficher ostensiblement un soutien franc et massif à Bruno Rotaillot.

Qu'est-ce que vous leur dites ce matin de s'engager derrière votre candidat ou de clarifier leur position ? Je pense qu'il faut s'engager derrière Bruno Rotaillot. Vous savez, c'est cette élection présidentielle 202 sera particulière.

Si on a deux candidat de droite républicaine et du centre, aucun des deux ne sera au deuxème tour. Il faut donc qu'on ait un seul candidat. Il faut que chacun prenne ses responsabilités.

Nous LR, nous avons un candidat. C'est Bruno Retaillot, fin de l'histoire. Qu'est-ce que vous répondez à à Eric Soti qui disait cette semaine sur notre antenne que tôt ou tard Bruno Rotaillot finira par raller Édouard Philippe ?

Je ne fais pas dans la prédiction, je n'en sais rien et d'ailleurs personne n'en sait rien. Ce qu'il y a que nous les républicains, nous sommes un parti de droite de droite républicaine. Nous tenons à nos valeurs.

Nous avons un candidat qui est le président de notre parti qui est Bruno Retaillot. Nous sommes majoritaires dans les villes de plus de 10000 habitants. Nous sommes majoritaires au Sénat.

Nous avons un groupe important euh à l'Assemblée nationale. On est un parti qui pèse et ma fois on va défendre nos couleurs. Après, on verra bien avec qui on serait le cas échéant s'il y avait nécessité mais honnêtement je pense que ce sera le contraire.

Je pense que ça sera peut-être Édouard Philippe qui se rallira à Bruno Retaillot. Donct, on verra, on verra, on jugera sur pièce. Merci Fré Pnard d'avoir répondu aux questions de la grande interview en direct sur Ces News et sur Europe.