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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 4 avril 2024 27 min

Groupes de niveau : "C'est la bonne méthode" pour Laurent Lafon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci Laurent Laffond merci beaucoup de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes élu du valdemarne membre du groupe Union centriste et président de la commission de la culture de l'éducation de la communication et du sport et on a évidemment beaucoup de sujets voir avec vous on va parler de l'audition de Nicole Boué dans quelques instants mais d'abord un sujet dont vous vous occupez aussi beaucoup c'est la question de l'audiovisuel un mot sur ce qui s'est passé à l'Assemblée cette semaine Quentin bataillon qui préside la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la TNT a participé à émission de Cyril Hanouna mardi le même Cyril Hanouna qui l'avait auditionné durant cette commission d'enquête et avant même que la commission d'enquête ait rendu ses conclusions est-ce que cette participation à l'émission de Cyril Hanouna c'est une erreur voir une faute écoutez moi j'ai pas l'habitude de de commenter le le comportement de de mes collègues parlementaires notamment des des députés bon voilà je crois que il se dit beaucoup de choses de depuis 24 heures je je veux pas je veux pas en rajouter et je laisse mes collègues continuer leur commission et leur travail en général sur sur vous en avez présidé vous des commissions parlementaires est-ce que ça jette un peu un discrédit sur l'ensemble du travail parlementaire je pense que quand on préside une commission d'enquête il faut effectivement d'abord faire le travail juste qu'au bout et savoir garder une forme de de de de neutralité par rapport au aux différents acteurs voilà pour faire en sorte que le travail se passe en toute sérénité sur le fond de cette commission il y a quatre ministres notamment qure anciens ministres de la Culture qui ont été auditionnés c'était d'ailleurs les dernières auditions et ils se sont dit opposés à l'idée d'une holding dans l'audiovisuel public idée que vous vous défendez qu'est-ce que vous pensez de cette déclaration des quatre anciens ministres de la Culture écoutez en tout cas pour les deux derniers c'est pas très surprenant puisqu'ils étaient des des champions de l'immobilisme en matière d'audiovisuel puisque ils sont restés ministres pendant plusieurs années et en ayant rien entrepris d'ambitieux alors même que le secteur attend qu'enfin une réforme se passe donc B notamment Roseline Bachelot notamment Roseline Bachelot et Rima abdoumak aussi donc bah voilà elles sont sur leur ligne grand bien leur face Rachid adati qui est donc la nouvelle ministre de la Culture elle on a l'impression qu'elle vous avait promis une réforme de l' di visuel public qui comprenait la fusion de Radio France et de France Télévision est-ce qu'on a bien compris et est-ce que vous pensez qu'elle mènera la réforme à son terme écoutez on attend les les derniers arbitrages moi j'ai déposé il y a plus d'un an une une proposition de qui a été voté au Sénat ici avec une majorité la majorité sénatoriale pour créer ce qu'on appelle la holding de l'audiovisuel public en fait tout le monde est d'accord sur un point c'està qu'il faut que les coopérations se se renforcent entre les les différentes entités de l'audiovisuel public parce que elles sont confrontées au ils sont confrontés au aux mêmes enjeux que ce soit l'émergence de l'intelligence artificielle que ce soit la transformation numérique qui n'est pas encore achevé que ce soit la lutte sur la désinformation donc depuis plusieurs années c'est diff différentes entités essayent de travailler ensemble de de d'accroître leur coopération mais évidemment quand on est sur des structures qui sont très étanche avec des stratégies qui sont propres et une tutelle qui pour l'instant n'exerce pas son rôle pleinement de tutelle ben forcément cette volonté de travailler ensemble se heurte à certaines limites et c'est tout l'enjeu de la proposition de loi que que j'ai fait voter ici au Sénat c'est de renforcer les coopérations en travaillant sur les structures et en travaillant sur la gouvernance afin qu'on aille plus vite et plus loin sur ces sur ces coopérations l'exécutif doit se prononcer d'ici quelques jours on me dit que la la réponse est imminente donc je je l'attends mais vous êtes confiant est-ce qu'elle a pris l'engagement de vous suivre sur ce point est-ce qu'elle est elle est clairement favorable à une fusion entre Radio France et france télé et a la création d'une holding la holding c'est pas la même chose que la fusion la holding c'est une structure commune qui permet aux différentes entités de continuer d'exister par exemple au au au au différentes lignes éditoriales de poursuivre en gardant leur spécificité tout en mettant en commun un certain nombre d'actions et notamment sur les différents points que je je vous ai cité la fusion c'est la elleelle JIS prononcer le mot fusion rachide danati elle a dit que les deux scénarios étaient étaient encore à l'étude moi je pense que le point d'atterrissage raisonnable et le seul qui permettra d'avancer assez rapidement dans le bon sens c'est la holding c'est pour ça que je continue à porter la proposition de loi que j'ai défendu il y a un peu moins d'un an ici même au Sénat est-ce que la holding ça veut dire suppression de chaînne notamment France Télévision non pas pas forcément je crois que la ha ligne c'est c'est c'est mettre en une structure commune qui permettra aux différentes entités d'avancer et et et de définir par eux-même leur stratégie il faut pas croire que la loi va définir à la place des professionnels de l'audiovisuel les les les les stratégies donc la holding c'est un moyen pour avancer et faire en sorte que les entités gardent le leurs caractéristiques garde leur savoir-faire les métiers d'image c'est pas les métiers du son même si la la les progr degré technologique fait qu'il y a une un rapprochement très net qui se met en place mais néanmoins il faut respecter un certain nombre d'étapes c'est tout l'objet de de cette holding est-ce que dans le contexte économique difficile avec le dérappage du du déficit il sera possible de sanctuariser le budget de l'audiovisuel public alors c'est pour ça qu'il est important d'avancer sur le deuxième pilier le premier pilier c'est la gouvernance l'organisation c'est la holding et le deuxième pilier c'est le financement de l'audiisuel public à travers c'est un peu technique mais à travers la le prolongement de cette fraction de TVA qui est accordée jusqu'à présent l'audiovisuel public mais qui doit être pérénisé puisque nous sommes sur un dispositif transitoire et nous avons toujours dit qu'il fallait avec mes collègues sénateurs de la majorité sénatoriale qu'il fallait avancer sur les deux piliers en même temps et si on arrive à avancer sur ces deux piliers on sécurisera on renforcera l'audiovisuel public est-ce que vu le contexte économique ça a été une erreur de supprimer la redevance télé le le le personnellement je m'étais prononcé contre la suppression de la redevance télévision donc je vais pas dire l'invers aujourd'hui mais par contre je crois que le débat est clos parce que personne ne pense qu'on peut la la restaurer donc maintenant il faut faire avec et faire avec au mieux on va parler de ce qui s'est passé hier au Sénat vous avez auditionné Nicole Benoué la ministre de l'Éducation nationale c'était la première fois devant votre commission les sujets ont été nombreux groupe de niveau budget laïcité sécurité des enseignants on va voir tout ça avec audre [Musique] vetaz bonjour and bonjour bonjour monsieur sénateur bonjour et Audrey la commission de la culture et de l'éducation auditionné donc pour la première fois Nicole Boué depuis qu'elle est ministre de l'éducation nationale oui une une audition assez longue avec des questions très nombreuses sur des thèmes très différents pour vous donner une idée normalement une audition c'est allez 1 heure 1h30 là on éit plutôt autour de de 2h20 alors je vais tenter de résumer j'ai retenu trois thèmes principaux le premier point il concerne les fameux groupes de niveau ou groupes de besoins selon les éléments de langage en mathématique et en français qui doivent être mis en place dès la rentrée pour les classes de 6e et de 5e ça se fait dans le cadre du fameux choc des savoirs voulus par le gouvernement vous avez fait remarquer hier à la ministre que l'équation était particulièrement complexe en effet pour que ces groupes puissent être mis en place Orian il faut 2300 postes équivalents temps plein les problèmes c'est que rien qu'en mathématique de manière générale il n'y a pas assez de candidats en 2023 de 250 postes n'ont pas été pourvus après le concours la question bah c'est quand même très simple comment trouver du monde pour assurer ces fameux groupes de niveau écouter la réponse de la ministre qui en a surpris plus d'un nous avons demandé aux académies de recruter des personnels contractuels le plus tôt possible y compris pour certains dès le 1er juin ce qui aura un double avant en français et en math puisque c'est là où nous allons avoir les plus gros besoins ce qui nous permettra d'une part de les former d'autre part qu'ils aient une certitude suffisamment en amont du lieu auquel ils seront affecté j'ai même proposé que l'on puisse éventuellement faire appel au personnel retraité qui souhaiteraiit récemment retraité qui souhaiteraiit en français et en math assurer quelques heures euh dans euh dans des lieux qui pourraient être à proximité de Le de leur domicile les organisations syndicales me disent que cela ne donnera rien mais nous verrons après tout qu' ne tente rien à rien qui ne tente rien à rien pour une mesure qui doit être applicable dès la rentrée qu'est-ce que qu'est-ce que vous répondez et puis il y a aussi faire appel aux enseignants retraités ouais c'est toute la difficulté de l'éducation nationale actuellement he vous savez il faut à la fois répondre à à l'urgence tout en en travaillant sur le sur le temps long donc là effectivement il y a ce ce choc des savoirs qui est une réponse en fait à la baisse de niveau dans nos établissements scolaires au au au déclassement progressifs au fil du temps de la France dans les classements internationaux comme comme PISA ce choc des savoirs il est nécessaire il faut absolument renforcer l'apprentissage des des maths et et du français dans les établissements en primaire mais aussi au collège c'est l'enjeu actuellement de C cette réforme et et pour faire cela bah il faut évidemment des enseignants et on sait que le métier d'enseignant est moins attractif qu'il ne l'était avant que il y a des difficultés de de recrutement en particulier sur les maths et que c'est c'est c'est difficile des difficultés de recrutement sont plus forts dans certaines académies donc il faut à la fois travailler le temps long avec le choc des savoirs et à la fois recruter assez rapidement des enseignants moi moi je trouve que les pistes évoquées par la ministre même si elles peuvent paraître peut-être étonnantes voire anecdotiqu elles sont nécessaires notamment pourquoi pas recruter enfin recruter refaire appel à des enseignants retraités s'ils sont volontaires évidemment ben pourquoi pas ça peut être une une piste mais cette création des groupes de niveau est-ce que c'est la bonne méthode pour vous il a des mobilisations d'enseignants en début de semaine certains parlent d'un tri des élèves est-ce que vous comprenez ça écoutez oui c'est la bonne méthode on sait que le le le collège unique bah il avait peut-être des avantages mais il a eu un inconvénient notamment c'est la baisse de niveau dans les établissements et je je pense que la la confiance dans notre système scolaire dans notre système scolaire public en particulier pour les familles et pour les enfants bah c'est c'est d'être sûr d'avoir un niveau qui leur permette après de de pouvoir s'engager dans des dans des disciplines d'enseignement supérieur ou de d'accéder au marché du du travail donc oui ça passe évidemment par une amélioration de l'enseignement des maths et du français dans le primaire ça a été travaillé notamment par Jean-Michel Blanquer et là il faut s'atteler au collège c'est bien ce qu'avait identifié Gabriel Atal et aujourd'hui Nicole Boubet alors on disait il y a eu beaucoup de sujets audre il a été aussi question du budget oui le ner de la gu vous le savez le gouvernement a déjà acté 10 milliards d'euros d'économie pour contrer un déficit de croissance en 2024 et l'éducation même s'il faut le rappeler elle est moins touchée que les autres ministères elle est tout de même impactée 692 millions d'euros seront supprimés soit 1 % à peu près du budget de l'éducation là encore équation compliquée on supprime du budget tout en faisant de l'école une priorité écoutez la question d'Olivier Pacot il était pas il était pas le seul d'ailleurs à qui éta et la réponse de la ministre dans la foulée vous allez devoir faire des choix concernant effectivement ces 692 millions qui ont été supprimés de votre budget alors ce budget ce n'était pas le vôtre c'était celui de votre prédécesseur qui est très attaché à l'éducation nationale et qui depuis donc le début de l'année a annoncé de nouvelles dépenses donc quels seront vos choix et où allez-vous faire ces économies madame le ministre sur le service civique que vous rappelez il est certain que c'est un engagement également qui a un certain succès un vrai succès même je ne suis pas certaine que nous ne devions pas faire porter une partie de nos économies sur le service civique bon alors faut saisir parce qu'il y a une double négation mais le service civique pourrait être impacté pourtant laa rappelé ça fonctionne est-ce que vous pensez que c'est la bonne piste et que c'est euh la piste la seule piste qu'il faut évoquer oui je pense que la double négation en fait c'est une affirmation si on a bien compris on sait qu'il y a 100 millions qui seront figés sur le le le service civique c'est c'est c'est c'est une des pistes bon ce que ce qu'a rappelé la la ministre hier c'est que l'effort demandé c'était 1 % du budget de l'Éducation nationale on peut imaginer que sur une enveloppe aussi importante on puisse trouver 1% d'économie ma crainte elle est pas tant sur ces 690 millions elle est sur la suite parce qu'on sait que les 10 milliards d'économies qui ont ét plus notard il faudra faire plus et effectivement la crainte est de de sur sur l'après ce qui va se passer probablement dans le PLF 2025 quel sera l'effort supplémentaire demandé au budget deéducation nationale et comment on on peut compte tenu de tous les objectifs et du secteur du caractère prioritaire de de l'éducation nationale on peut atteindre des objectifs budgétaires trop contraignants c'est il faudra qu'on soit nous ici au sa en particulier extrêmement vigilant parce qu'on peut pas dire que l'éducation nationale est une priorité si on lui donne moins de moyens alors évidemment il y a ce que nous dit toujours l' les les ministres successifs c'est que nous sommes dans une baisse démographique et et que on va jouer sur cette baisse démographique pour pour dégager davantage de moyens je crois qu'à un moment l'exercice serura asses limite ça sera un des enjeux du PLF 2025 il a aussi été question dans cette audition du rapport que vous avez rendu avec le sénateur François Noël buffet pour mieux protéger l'école et je vais tenter de faire un rappel un bref rappel c'est un rapport qui découle d'une commission d'enquête portant sur les menaces et agressions contre les enseignant que vous avez mené pour comprendre les dysfonctionnements qui ont mené à l'assassinat de Samuel pti c'était il y a 3 ans vous soullignez dans ce rapport la solitude que vivent les enseignants et vous préconisez notamment vous faites plusieurs préconisations mais vous prconisé de faire signer systématiquement aux parents en début d'année une charte rappelant le caractère obligatoire des programmes scolaires rappelant aussi que l'enseignement ne se conteste pas et qu'il existe un délit pour d'entrave à l'enseignement alors la ministre hier elle a eu l'air de vouloir se saisir de vos propositions elle a pas dit lesquells elle allait retenir même si cette charte la signature de cette charte semble tenir l'cte est-ce que vous pensez que ça va dans le bon sens vous avez bon espoir qu'elle reprenne vos mesures il y en avait 38 il y en avait 38 parce qu'avec François N buffet on a voulu présenter proposer un plan d'action global que ce soit pas juste une action comme ça là j'ai donné une mesure mais il y en a 30 oui absolument nous ça touchait les les les différents aspects y compris la formation des des enseignants le lien police justice éducation nationale pour que vraiment ce ce ce soit quelque chose de cohérent et et et de Global bon je je ne doute pas qu'il y a une volonté du côté de l'exécutif que ce soit du Premier ministre ou de de de la ministre après il va falloir vraiment que cette volonté elles se traduisent dans les dans les faits elle a annoncé que elle a dit que des annonces allaient être faites sur sur deux aspects qui sont pour nous extrêmement important d'abord la sécurisation des établissements secolaires ce n'est pas normal que 3 ans après l'assassinat de Samuel Patti que quelques mois après celui de Dominique Bernard il y ait encore des établissements scolaires qui n''est pas de dispositif d'alerte d'alarme il y a une réunion prévu aujourd'hui ça Absolum manifestement l'exécutif veut accélérer il faut qu'il accélère avec les collectivités puisque que la question de la sécurisation de de la compétence des collectivités mais il faut qu'on rassure à la fois le personnel enseignant mais aussi les parents et les élèves pour faire en sorte qu'il pas un établissement qui ne soit pas sécurisé aujourd'hui c'est indispensable c'est malheureux peut-être mais c'est indispensable il y a cet aspectl juste elle a annoncé Nicole Boué la semaine dernière la création d'une force mobile scolaire nationale dès la rentrée prochaine c'est des personnels expérimenté qui pour intervenir sous 24 heures en cas de crise c'est la bonne méthode ça ouais c'est c'est c'est un aspect elle elle a bien précisé hier c'est-à-dire en cas de crise donc évidemment bon qu qu'on prévoit une une une structure spécifique en cas de crise profonde oui mais ce qu'il faut éviter c'est d'éviter c'est de prévenir pour éviter ces situations de crise et on voit bien et et vous en faites écho de manière très régulière que à peu près partout sur le territoire il y a il y a des situations comme ça qui qui nous surprennent à chaque fois mais qui sont devenus la réalité le quotidien des des établissements scolaires il y a quelques jours c'était la situation du proviseur du lycée Maurice Ravel quelques jours avant c'était du côté de Dijon donc on voit bien que ça peut partout de partout venir avec des contestations souvent des contestations des du principe de la laïcité et qui créent des élents de tension alors bon qu'on réagisse en temps de crise bien sûr mais c'est pas uniquement la la réaction de crise qu'il faut c'est travailler tout en amont pour faire en sorte que ces situations ne se reproduisent plus et la ministre a parlé d'un autre aspect qui pour nous est extrêmement important c'est la formation des des des enseignants formation initiale formation continue justement sur la la formation continue c'était un peu surprenant ça vous a surpris aussi elle a dit je ne suis pas là pour faire des annonces comment vous l'avez reçu ça justement sur cette formation continue elle elle est quand même ministre de l'Éducation oui alors je crois qu'il il y a un plan de communication prévu par l'exécutif si j'ai lu les journaux de c'est toujours gabrielal qui a la main sur ce sujet oui c'est peut-être même au-delà d'ailleurs qu'il a une volonté de de d'avancer sur la formation cette fois-ci initiale et de faire le lien entre formation initiale et formation continue nous ce qui nous a frappé avec François Noël buffet pendant ces 9 mois d'enquête c'est que le les enseignants collège lycée mais aussi élément école élémentairire ne sont pas prêts à affronter un certain nombre de de de comportements que ce soit de comportements d'enfants ou que ce soit de comportements de plus en plus d'adultes des parents qui contestent l'enseignement et c'est des situations difficiles il faut pouvoir les y faire face et pour ça être formé et et on voit que N nos enseignants ne sont pas suffisamment formés pour affronter ces ces ces situations d'où ce comportement ce sentiment fort de de de solitude qui va jusqu'à l'autocensû il préfère il préfère entre guillemets bien sûr le terme n'est peut-être pas très approprié mais et on peut le comprendre sur le plan humain sautoensurer plutôt que de se retrouver dans des des situations de tension face à des à des parents ouou des les élèves c'est évidemment pas acceptable parce que c'est un recul de la République à CH estce est-ce qu' aujourd'hui ils sont plus soutenus par la hiérarchie on l'a vu vous parlez de l'affaire du lycée Maurice Ravel où le proviseur a dû anticiper sa mise à la retraite parce qu'il était menacé après une altercation avec une élève qui refusait d'enlever son voile Gabriel hatal a dit que il allait porter plainte contre cet élève pour diffamation est-ce que vous avez l'impression qu'il y a un tournant et que le pas de VAC c'est désormais terminé ça prendra du temps hein c'est ce ce délitement de la confiance entre les enseignants les acteurs de terrain en général d'ailleurs les ceux qui sont dans nos établissements scolaires et puis la hiérarchie de l'éducation nationale ce ce ce cet délitement de la confiance il s'est construit au fil du temps par tout un ça de petites mesures annonces non réaction euh et et c'est c'est pas en quelques semaines ou en quelques mois qu'on va le restaurer c'est un travail au long cours je pense qu'une parole forte de de du Premier ministre et du de la ministre est nécessaire mais il faut évidemment que ça s'inscrive dans le temps euh pour que cette confiance soit soit restaurée ce n'est pas le cas aujourd'hui le pas de vague il est très présent dans notre système éducatif il faut en être conscient il faut le dénoncer systématiquement et il faut qu'à chaque fois qu'il y ait comme ça une situation de crise il y ait une parole très forte à la fois de l'exécutif mais aussi au niveau rectoral et on a bien vu la petite maladresse euh de sur sur du du rectorat de Paris alors même que derrière ils avaient fait ce qu'il fallait faire les actions oui cette phras sur les convenances personnell mais qui on dit tellement sur cette forme de de de méfiance qui qui s'est instauré merci audreet à tout à l'heure à tout à l'HE on va parler votre casquade de spécialistes de l'Union européenne exactement on va parler défense européenne et l'Union européenne s peut-être bien réveillé ce que je vais vous raconter et c'est à suivre dans le club on termine par l'actualité dans votre département on retrouve Cécile Dubois bonjour Cécile merci beaucoup d'être avec nous rédactrice en chef du quotidien ligne 94 citoyens évidemment l'actualité du valdeemarne et avec vous on reparle de l'aéroport d'orlier des projet de couvre-feu oui bonjour oui la question du couvre-feu est vraiment un dilemme politique qui divise autant à droite qu'à gauche et qui est persistant les nuisances sonores générées par les décollages et et atterrissages sont vraiment insupportable la nuit pour les habitants et plusieurs scénarios sont actuellement à l'étude pour réduire le nombre de décibels et parmi ceuxci l'allongement du couvre-feu pour garantir 7h de tranquillité euh évidemment ce scénario a la préférence des habitant mais son imp son impact économique inquiète ces dernières semaines plusieurs vœux ont été votés au département comme au territoire mais aucun n'a fait consensus quelle est votre position est-ce que vous êtes favorable à un couvre-feu de 7h et comment concilier la tranquillité des riverins et le développement économique vous avez aussi déposé une loi sur le sujet qui limite également le nombre de créneaux quotidiens c'est-à-dire de d'atterrissage et décollage possible quand pensez-vous qu'elle sera étudiée et pensez-vous obtenir une majorité au Sénat sur ce sur ce sujet au vu du contexte compliqué la la fond j'ai effectivement déposé une proposition de loi il y a maintenant plusieurs mois sur ce sujet pourquoi parce que l'aéroport d'Or est un aéroport très particulier il a été fait en zone danse donc il y a des habitations à à toute proximité de cet aéroport et il faut à la fois concilier l'existence de cet aéroport et les nuisances que créent les avions pour les nuisances sonores mais aussi sanitaires que créent les avions pour pour pour les rivrins donc première chose il faut que le couvre-feu soit respecté ce n'est pas le cas il est inscrit dans la loi maintenant depuis plusieurs mois et malgré son inscription dans la loi les compagnies aériennes l'ont l'ont ne l'ont pas respecté et ADP ne l'a pas fait respecter de même que la Direction Générale de l'Aviation ne l'a pas fait respecter si bien que il y a une forme d'incompréhension c'est inacceptable que malgré ce que dit la loi ce couvre-feu ne soit pas respecté donc il faut renforcer les sanctions il faut limiter le nombre de dérogations ça c'est la première chose et puis la deuxième chose puisque manifestement les compagnies aériennes ne n'acceptent pas ce couvre-feu bah il faut aller plus loin parce que il y a il y a des il y a des conséquences sanitaires pour les gens qui hab habitent à proximité l'OMS c'est clairement prononcé sur une durée de sommeil minimale bah il faut faire respecter c plus loin c'est quoi c'est des amendes pour les compagnies non mais plus loin dans l'extension du couvre-feu alors plus loin dans les amendes ça c'est très clair il faut limiter le nombre de dérogations c'est pas acceptable c'est pas parce que il y a une pression notamment en juillet août pour qu'un certain nombre d'avions décolent et atterrissent qu'il faut que la santé des gens soit soit atteinte de cette manière il faut renforcer les sanctions limiter les dérogations et puis étendre le couvre-feu c'est clairement ce que j'ai dit moi dans ma proposition de loi et et c'est dans les scénarios qui sont proposés par l'État dans le cadre du du P pepb ce qui correspond au scénario C et moi j'appelle clairement à ce que les scénarios C soient retenus dans ce cas dans le cadre de ce pepb Cécile vous avez une deuxième question sur le projet de prison à oiseau oui alors c'est l'autre c'est un dossier qui fait aussi fortement polémique en valde Marne c'est un projet de de prison du8 sans place à Noiseau alors celui-là pour le coup fait absolument l'unanimité non seulement des habitants mais aussi des parlementaires et des élus locaux contre lui pourtant la prison de freine qui accueille actuellement les détenus du ressort du valdeemarne est déjà en surpopulation permanente et sauf à changer de politique carcérale construire une nouvelle prison dans le Val de Marne et aujourd'hui indispensable alors vous avez vous en tant que sénateur posé plusieurs questions sur le sujet et manifester aussi votre opposition mais comment là encore comment concilier les deux entre une une prison du ressort du département qui est déjà totalement en surpopulation et euh et un territoire difficile à trouver est-ce que les élus du département peuvent s'accorder sur un sur un lieu parce que personne ne veut d'une prison dans sa ville et par ailleurs pensez-vous que l'État puisse revenir sur sa décision ce qui semble aujourd'hui quand même pas du tout évident ouais d'abord comme vous le dites Cécile Dubois il y a vraiment un consensus politique sur tout le spectre du champ politique valdeemarnaet pour refuser cette prison nous n'en voulons pas nous n'en voulons pas parce que que d'abord le le département comme vous l'avez dit est déjà marqué par la présence de l'établissement pénitentiaire à freine établissement pénitentière qui est indigne indigne de de conditions humaines de actuellement les les il y a une surpopulation et en plus l'établissement a besoin de de gros travaux donc ce n'est pas acceptable nous ne voulons pas de cet établissement nous voulons d'autres choses et écoutez aujourd'hui on va inaugurer en scène saint-nis la la future piscine olympique la scène Saint- et c'est tant mieux pour elle va va bénéficier grâce au JO d'un d'un certain nombre d'équipements est-ce que c'est normal que le valde Marne soit toujours le parent pauvre de l'aménagement du territoire en en île-de-fance non nous nous nousous nous disons nous exprimons une forme de ralbol par rapport à une forme de mépris de l'État par rapport à notre département et cette histoire du centre pénitentiaire de de de Noiseau et c'est la goutte d'eau qui vraiment fait déborder le vase merci Laurent Laffond merci beaucoup d'avoir été notre invité merci à du bois pour ces questions merci Cécile à très vite évidemment dans 20 minutes dans le club notre club consacré aux enjeux des élections européennes aujourd'hui on parlera de la défense européenne ce sera le débat à suivre d'abord on accueil mar

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