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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 18 juillet 2026 51 min

La côte de la mer d'Iroise avec Philippe Lavil

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] [musique] [musique] [musique] Nous voilà en Bretagne. À nous les galettes de saucisses, le Queen Yaman, le bon cidre. Nous sommes sur une route qui traverse [musique] l'un des plus beaux parcs naturels de France.

Je vous propose de partir de la côte sauvage de la mer d'Iroise jusqu'aux forêt Cherodruide au cœur du Finister. L'occasion d'explorer ensemble le berceau des légendes bretonnes, les rivières argentées [musique] et les mystérieux chaos rocheux. De nombreuses étapes nous attendent.

Du petit port du conqué jusqu'au fameux monarrêt qui abrite une ferme d'exception en passant par Brest, ville historique qui sait vivre avec son temps. Un voyage entre terre et mer qui nous fera découvrir la diversité du paysage breton. Et pour m'accompagner, quelqu'un qui connaît bien ces paysages.

Un chanteur que l'on associe à une autre terre entourée d'eau à plusieurs milliers de kilomètres. Et pourtant, ses racines sont ici. Il est [musique] de Bretagne d'ailleurs.

Son ailleur, c'est la Martinique. Il s'agit de Philippe Laville et on va [musique] retrouver avec lui le pays breton de ses ancêtres. Bienvenue sur notre route mythique de l'armorique.

Ah, bonjour Philippe. Bonjour Nathalie. Ça va ?

Oui, je suis contente moi aussi de faire cette route. Je suis ravie. Alors, tu m'as donné rendez-vous ici en bord de mer en Bretagne.

Exactement. Et euh on va passer une journée formidable. Tu as pas Si tu veux bien.

Ah oui, alors là ici on est au Conqué par là on est vraiment dans la commune la plus à l'ouest de France. Enfin là, on est vraiment à l'ouest de l'Ouest. Totalement de la France.

Exactement. [rires] Alors alors je vais te montrer le trajet. Oui, mais ça on va voir ça après.

Ah bon ? Pourquoi ? Oui.

Parce que je vais t'emmener sur une île qui s'appelle Molen qui est là-bas. Et je me suis arrangé pour que la météo soit plutôt bonne traverser pas pas trop de mer. Donc c'est pas la peine de prendre un sac en plastique.

Tu seras pas malade et on aura pas mal de soleil aujourd'hui. Donc moi je t'emmène sur le continent et toi tu retournes sur une île. C'est l'appelle de l'île quoi.

Tu peux pas t'en empêcher. Non. On y va.

Ouais je te suis. On y va. Je suis rav en tout cas.

Moi aussi je suis très heureux. Molen est une mise en bouche idéale à ce road trip. L'occasion de s'offrir une virée en mer [musique] avant de revenir sur la terre ferme pour retrouver notre fidèle combi. [musique] À quel âge tu as commencé à à venir en Bretagne, découvrir justement la terre de tes ancêtres ?

Je suis venu une ou deux fois lorsqu'on était j'étais adolescent. Mais sans vraiment comprendre, j'avais pas pris conscience de ces racines, je dirais. Après, on a fait une tournée qui s'est arrêté à Pleao, je me souviens.

On a fait une tournée chanté à peu près dans toutes les villes de Bretagne. Le déclic, ça a été, je pense, le la révérence enfin le départ de mon père. Ouais.

Et euh et donc là, je me suis commencé à m'intéresser à regarder euh je suis venu à la Pointe du, je suis allé voir les endroits un petit peu. Tu as fait le tour de la Bretagne quoi. C'était ce besoin de Ouais, j'ai eu besoin.

J'avais fait une chanson qui s'appelait De Bretagne ou d'ailleurs et euh qui racontait un peu l'aventure de enfin ces gens qui partaient pour coloniser hein. C'était comme un déclic pour toi. Tu as eu besoin d'écrire sur cette Bretagne au décès de ton papa.

J'ai ouais, j'ai eu besoin j'ai eu besoin de de sortir quelque chose quoi. C'était une espèce d'exutoire. Alors, j'entends parler de Molen depuis quelques années parce que j'ai un un bon copain qui est Brestois et qui a une maison.

À la limite quand il t'en parle, tu as l'impression que ce sont ces racines qui sont là. Et je lui ai dit un jour, faudra que j'aille faudrait que tu m'invites chez toi. Il m'a dit ben je vais t'inviter chez moi.

Et c'est l'occasion aujourd'hui on va aller chez lui. Très bien. Il s'appelle François. [musique] Ah benah, il y a François qui nous attend là.

Merci monsieur. Voilà François, bienvenue. Merci de nous recevoir sur chez toi.

Bonjour François, tu m'en as tellement parlé. Nathalie Nathalie. [musique] [musique] Donc là, on est vraiment sur la terre de vos ancêtres, François.

Oui, complètement. Oui, oui. Euh, mon grand-père a quitté l'île dans dans les années 20 parce que il avait neuf enfants et sa femme voulait que ses enfants fassent des études.

Ouais. Donc, fallait rejoindre le con. Ils sont partis habiter au conqué mais en gardant quand même des attaches.

En gardant des attaches ici. Ou ou c'est marrant parce que vous êtes resté pendant longtemps ici à l'heure de Greenwinch. C'est qu'en fait le breton vous disait qu'il il était mais il est têtu également.

Il voulait pas leur continental. Ouais. Ouais, tout à fait.

Comment vous l'expliquer ça ? C'est la vie des pêcheurs hein. Donc les pêcheurs il ils fonctionnent avec la marée, pas avec le pas avec leur solaire ou ou leur de Greenwich.

Alors question désagréable. Est-ce que ici il y a la susceptibilité des insulaires ? La la légendaire susceptibilité des insulaires ?

Oui, je sais pas. En tout cas, c'est un tempérament particulier, hein. On n pas besoin d'aller vivre aux Antilles pour pour avoir je pense qu'on retrouve à peu près partout le même tempérament.

Dans les mêmes îles. Dans les mêmes îles. Dans les îles.

Ouais. Quel que soit la latitude ou la longitude. Voilà, c'est là où j'habite.

Oh là avec le sémap juste en face et ce ciel bleu. Et ce ciel bleu habituel. Et la porte est ouverte.

Je vous suis. [musique] [musique] Est-ce qu'on peut dire François qu'il y a des passerelles entre les Antilles et la Bretagne ? Il y a des passerales euh historique.

Beaucoup de motons sont partis euh là-bas, hein. Euh peut-être que Philippe d'ailleurs on fait partie enfin de ses ancêtres entre la Bretagne et les Antes, c'est aussi des le monde de la mer, le monde des marins de voilà une histoire commune. Oui. reste c'est enfin c'est cette partie de la montagne quand on part après c'est l'Amérique, c'est les Antilles c'est et voilà on passe au-dessus lorsqu'on part en avion pour pour la Martinique ou la Guadeloupe.

Donc oui, il y a il y a il y a une histoire et il y a il y a déjà l'histoire hein qui a pas toujours été bon elle a été douloureuse aussi hein. Il faut on peut on peut le signaler. Il y a aussi une très belle biodiversité he dans la région.

Ah bien sûr. Oui oui oui. Ici on est au cœur du parc marin de la mer d'Ivoise.

J'ai l'habitude de dire mais faudra pas le répéter à mes amis au Santain. Ici c'est une vraie île. [rires] Pourquoi ?

Parce que quel que soit l'endroit où on se trouve on voit la mer où on entend la mer. Là on l'entend pas parce qu'il y a pas beaucoup de vent mais quand il y a la tempête moi d'où je suis j'entends les galets qui roulent. C'est impressionnant ça.

Ouais. Ouais. Et donc voilà c'est effectivement une ambiance particulière.

Et qu'est-ce qu'on recherche en venant vivre ici ? Est-ce que c'est justement l'isolement se couper du monde ? Pas pas l'isolement.

Moi ce que j'ai recherché c'est à la fois être prêt et loin de de Brest. On est prêt parce que bon si s'il y a quelque chose qui se passe en une demi-heure de bateau, on y est. Et puis loin parce que quand rien ne se passe, on reste ici.

On est ailleurs là. On est complètement au bout du monde quoi. Ce qui impressionne beaucoup euh les gens qui viennent ici, c'est le silence hein.

Et Philippe Toreton qui était venu il y a une dizaine d'années m'avait dit "Ici j'écoute le silence." Ici, on écoute la nature. Moi, je dirais parce que justement depuis tout à l'heure, tu as vu, on s'arrêtait pour écouter les les oiseaux.

On sent qu'elle est très présente cette nature. Voilà. Et là, il y a une livraison qui vient d'arriver.

Je pense qu'on va avoir bonne surprise. Bonjour monsieur. Montrez-nous un peu ces bestiaux.

Waouh ! Waouh ! Wou !

IGN Regarde ça. Et ben dis donc, en même temps le le port de pêche de l'île de Molen est très connu notamment pour le crabe. C'est un beau bestieux.

C'est vous qui l'avez pêché ? Ah les enfants, moi je les enfants. Vra C'est la relève.

C'est la relève. Oui. Bah dis donc, on va pouvoir tenir un petit moment avec tout ça he François.

On va manger ça vite, c'est pas [rires] Merci beaucoup Mino. Oui, d' moi je vais venir m'installer sur l'île de Molen hein. On est aussi bien accueilli. [rires] C'est un vrai bonheur.

Moi j'observe pour être capable de le refaire. Alors c'est quoi la technique François ? Il faut pas faut pas l'éclater.

Faut pas le rater. Voilà ça c'est fait. Un bon coup bien sec.

Un coup franc. On peut dire que l'île de Molen et la pêche c'est indissociable. On est d'accord.

C'est une île historiquement de de pêcheurs. Alors que Wes c'était plutôt la marine marchande et la marine militaire. Pourquoi est-ce que cette île était redoutée par les marins à l'époque ?

Pourquoi est-ce qu'on disait justement qui voit Moline voit sa peine ? Il y a des rochers partout et puis avec avec les mara les marais qui modifient complètement le paysage. L'île de Moline, c'est aussi l'île des sauveteurs en mer.

Euh il y a eu des des drames importants il y a un peu plus d'un siècle, un bateau anglais qui s'appelait le Drum and Castle et assez échoué entre Molen et Wessan avec plus d'une centaine de morts dont certains d'ailleurs sont les corps qui ont été retrouvés sont enterrés à à Mol au cimetière de Molen. Ouais. Est-ce que tu pêches toi Philippe ?

Oui, je pêche parce que c'est quand je suis aux Antilles, je pêche. En Méditerranée, j'ai beaucoup pêché mais je vais revenir parce que là ça te donne vraiment envie de d'y aller quoi. Moi je le prends comme ça.

Ouais. Hop ! Dent !

Si mon compa est bien réglé, nous nous dirigeons vers Brest. Au programme, un chantier naval en pleine activité et un autre qui vient [musique] de connaître une reconversion surprenante. [musique] [musique] Allez, c'est parti.

Tu sais que je suis un peu triste d'avoir quitté cette merdoise. J'ai adoré cette virée sur Moi aussi. C'était vraiment un très très beau moment.

À quoi elle ressemblait ton ton enfance aux Antilles ? Ah, tu es né à Fort de France toi ? Ouais.

J'ai né for de France d'une maman qui était originaire de du nord nord-ouest et d'un papa qui était originaire du plein est. Donc euh voilà et je suis né à Fort de France quasiment au milieu quoi. Et euh bah l'enfant c'était euh comment t'expliquer ?

Magique. Ouais. Oui.

Oui. Parce que c'était on était souvent dehors. On a eu la chance de vivre pendant un an et demi dans une maison alors qui était perdu au milieu des bois.

On vivait presque en autarsie quoi. Puis on était dans la nature, complètement dans la nature. La maison était ouverte tout le temps, beaucoup de gens qui passaient, les copains, des pêcheurs qui nous qui rentraient et qui s'arrêtaient au bout du petit quai pour on laverit du poisson qui sortait de l'eau, on pêchait.

Ouais, c'était c'était vraiment c'était vraiment quelque chose paradis sur terre. Voilà. Cet enfant sous le sous sous les cocotiers, sous le soleil, elle a duré combien d'années ? 13 ans pour Non, c'est pas très long.

Je suis allé dans une pension dans la drôe. J'avais une scolarité chaotique, on va dire. Je foutais rien.

En fait, ça m'intéressait pas. Voilà. Et c'est dans ces années au pensionnat que tu vas tu vas découvrir ton ta passion pour la musique.

Ouais. Ouais. Ouais.

C'est là que je vais d'abord mes parents m'avaient fait un cadeau. Ils m'avaient offert une guitare acheté en Espagne. Je me suis mis faire des chansons.

Je devais avoir 16 ou 17 ans. Ton vrai nom, j'ai enquêté, c'est pas la ville hein. C'est une belle simplification de ton nom de naissance.

Ouais, mais c'est un petit un petit hommage à mon grand-père paternel. Parce que tu t'appelais comment ? T'appelais les Durants de la ville Gigu du Freiné.

Ouais. Oui, c'est c'était un peu compliqué hein faire une carrière avec ça. Ouais, c'est ça.

Bah après si tu mets tout ça, tu as plus de place pour mettre le nom de la chanson. Tu vois, mon grand-père, on l'appelait monsieur de la ville Jésus, de la vergiggu et cetera. Il disait à tout le monde "Écoutez, appelez-moi la ville quoi." Voilà, donc j'ai enlevé un et un œ puis j'ai fait la ville à la vieill.

C'est un hommage à bon. Enfin, un hommage. Et ton grand-père, on l'appelait déjà la ville, on appelait monsieur la ville.

Voilà, on allait chez les la ville parce que les gens il quoi voilà et puis de toute façon tous les noms biens étaient déjà pris hein. Johnny Alid tout ça c'était Eddie Mitchell, Jacques Duutron, tout ça c'était déjà pris tu vois. Et tes parents ils ont vécu comment tes tes premiers succès de musique ?

Ils ont été vachement bien parce que j'avais beau leur dire c'est ce que je veux faire. Bon j'ai eu un premier succès d'estime en 69 une chanson qui s'appelait à la Cali Fourchon qui était tu avais quel âge ? Tu avais quel âge ?

J'étais un jeune con. J'avais 20 ans. J'avais 21 ans.

J'étais un jeune con. Vraiment un jeune con. Ouais.

À Califorchon se rappelle tous. Voilà. À Califorchon.

Et après ça, il y a eu un peu un peu des des de deux ou trois trucs. Et puis on a fait un j'ai chanté une chanson que je s'appelait Avec les filles, je ne sais pas. Avec les filles, je ne sais pas.

Exactement. Voilà. Tuas une mémoire folle.

Mais dis pas que tu étais déjà né. Non. Et écoute, l'avantage de tes tubes Philippe, c'est que ben on les repasse constamment quoi.

Ce sont des tubes. Fait partie du patrimoine musical français. Jean-Jacques Goldman un jour m'a dit "Tu as de la chance." À un moment où j'étais un peu déprimé, il m'a dit "Mais attends, tu as de la chance d'avoir trois chansons qui sont rentrées dans la mémoire collective." Donne-moi les trois chansons.

Alors, il y a avec les filles, je ne sais pas. Il y a il tape sur des bambous. Il tape sur des bambous et c'est numéro 1.

Voilà. Voilà. Il y a Elle préfère l'amour en mer qui est une musique de film.

Elle préfère l'amour en mer. Excuse-moi, j'ai envie de toutes les chansons, toutes les chanter. C'est là, tu vois vraiment à quel point tu le dis ça fait partie de notre mémoire collective.

Mais rien à faire, chante fou et pourtant ça me vient tout seul. Et puis il y en a il y en a une qui a mis une expression dans la dans la la langue française courante qui est collé serrée. Bah oui, puisque tu on retrouve ça dans plein de de d'articles de journaux où on voit connaissez-le, c'est un carton international.

Ouais, je crois. Ah mais oui, ça c'est une grande fierté pour incroyable. Grande fierté. [musique] [musique] [musique] On est à Brest, on va sur le port de Brest, toi qui aime la mer, toi qui a le [musique] pied marin, on va au chantier naval du guide et on va y rencontrer ben ses ébénis, ces charpentiers de marine.

Ce sont des, [musique] on peut dire, des anges gardiens du du patrimoine maritime et je pense que tu vas aimer les lieux. [musique] [musique] C'est fou, ça sent bon. Il y a une odeur [musique] magnifique ici, hein.

Bonjour Yann. Bonjour. On vous dérange ?

Non non, je suis enfin calfatage et ça me dérange pas. Non non, c'est une restauration réparation. L'idée c'est de refaire tel qu'il était parce qu'autrement on perd on perd le sens de l'histoire.

On perd les les mises en œuvre et puis chaque bois sa spécificité. On va pas chercher n'importe quel pain, il faut qu'on aille le chercher en altitude pour qu'il ait poussé lentement. Et c'est ce que recherchent vos clients, j'imagine.

Des bateaux qui ont une histoire comme celui-ci. Les gens qui ont des des bateaux comme ça sont amoureux de leur bateau et sont très sont aussi amoureux de l'histoire, sont très intéressés par l'histoire du bateau. C'est pas facile pour ce bateau parce que c'est un bateau qui a été construit par un des plus grands chantiers allemands qui s'appelle Abeking Eras Rasmus qui est en bourg mais qui a été complètement bombardé pendant la Seconde Guerre mondiale.

Donc toutes les archives sont partis donc on a retrouvé des bribes de plans qui avaient été publié ou des choses comme ça. On a le droit de vous rejoindre là-haut. Ouais bien sûr.

Oui mon parce que je veux faire une confidence Philippe il adore sentir les essences de bois. Il va pouvoir sentir le bateau des 1930. Ah bah les résineux, ça sont c'est des bois qui sont super plein de résines.

Ou c'est génial. C'est génial. Ou salut ça va ?

Voà attendez je vais vous dépasser. Tuas vu ? Tu peux le sentir.

Alors là tu as du bois de tu as du bois qui est très âgé là. C'est des bois qui est depuis la construction ça làou de 1930. 913 913 et la peinture ça ça va être décapé la peinture ouais ça va être refait ouais combien d'heures de boulot en tout donc pour remettre à niveau ce bateau parce que là c'est une petite restauration c'est une petite restauration mais on va bien passer 6000 6000 heures de travail c'est énorme parce queon a changé toutes les pièces métalliques à l'intérieur et c'était très intéressant pour nous c'est une technique qu'on avait jamais fait qui ne se fait plus et qu'on a dû réapprendre une façon de préserver le savoir-faire le geste artisan Donc vous allez constamment à la recherche de ce qui se faisait avant, vous le réappropriez, essayz justement de perpétuer la tradition.

C'est c'est important ce que vous dites. On est obligé de des fois on est un peu presque obligé d'aller à la recherche de geste où la transmission c'est pas tout à fait. Il faut qu'on analyse le bateau, qu'on comprenne et qu'on retrouve les gestes.

Et on fait très attention à former tout le temps parce que finalement la charpente la balle, elle va si elle meurt un jour, c'est par manque de charpentier parce qu'un moment il vair une saisure qu'on va se dire c'est trop compliqué, on a plus les gens pour le faire. Donc faut toujours qu'il y ait les gens pour le faire pour que notre métier continue à vivre et que les bateaux soientus. Autrement les gens vont chercher des techniques modernes.

Au lieu de faire du classique, on va faire du bois collé, on va au lieu de faire du rivet, on va faire de la soudure et on va perdre toute la richesse du savoir, c'est pas la même. Oui. Puis ça pas la même poésie, ça pas la même humanité.

C'està dire il y a pas la part de l'homme est beaucoup plus réduite. C'estàdire on va on fait des choses qui sont reconstituées ou la logique finalement est de réduire la part de l'homme parce qu'elle coûte de l'argent et on perd toute cette humanité, toute cette poésie, toute cette beauté du geste, tout ce savoir ancestral. Il est fou hein.

Un bateau comme celui-ci, quels sont tous les corps de métier qui vont intervenir pour le restaurer ? D'abord, nos ébénistes sont intervenus pour démonter les aménagements intérieurs et nos techniciens pour démonter le moteur et les systèmes intérieurs pour qu'on puisse accéder à la structure. Ensuite, les charpentiers s'en sont emparés.

Ils ont commencé à démonter les membres métalliques et avec nos nos forgerons qui sont nos techniciens, on a donc il y a aussi des forgerons qui ont reconstitué la les structures métalliques. Donc d'abord Ouais. on a eu les ébénistes, on a eu les motoristes techniciens, ensuite les charpentiers marines, ensuite les forgerons.

En accord avec les charpenties marinees, on a remonté là, vous voyez, c'est toutes les fixations des membres métalliques. On a remonté la structure métallique sur le bordage en bois. Et les charpentiers ont continué en changeant tous les bordés.

Ils vont calfater et on a actuellement les ébénises qui sont en train de remonter les aménagement. Là vous voyez là c'est la ça nous a permis de fixer mon aboucher avec du bois mais il y a un boulon à chaque fois qui vient relier la cornière. C'est une cornière métallique donc c'est c'est un plat un L métallique sur lequel on sur le plat on vient mettre un boulon pour fixer le bordé.

Il y a deux attaches à chaque bordé. Vous voyez il y a un bordé. Voilà.

Et là on cache les boulons quoi. Un bordé. Un bordé.

À chaque fois il y a deux boulons. Ça c'est le chambre goudroné. C'est qui qui a une odeur tout à fait particulière.

Je peux Ah ouais, c'est vraiment celle-là. Une forte une forte odeur de goû de rond ça. Une forte odeur de goudderon.

On a pas l'impression mais c'est beaucoup plus complexe de restaurer que de construire parce qu'on est hors logique. En même temps, c'est ça qui est passionnant parce que si c'était du billard machin ou Ouais. Non, c'est c'est ça qui nous amuse.

C'est dire c'est un métier, on aide toujours à réfléchir. Tu te remettes toujours en jeu. C'està-dire tu es jamais sûr de tu dis tu vois le boulot, tu vois comment les gars ont travaillé.

Tu vois qu'ils ont fait un boulot super. tu dis est-ce que je vais être capable de faire le même boulot ? Est-ce que c'est un défi à chaque fois d'y arriver et de trouver les techniques ?

Des fois on tâtonne un petit peu hein. C'est pas quelque chose qui arrive c'est tout n'est pas écrit hein. Il y a des choses qui sont cachées.

Merci beaucoup Yan. Merci Yann gentil. Je vous fais la bis au revoir.

Au revoir. Merci beaucoup hein. Merci Yann et puis bon travail et encore des heures de boulot là.

C'est magnifique. C'est magnifique ce que vous faites. Non, je passe devant.

Ah oui, c'est vrai. Les hommes passent devant. La galanterie masculine là, c'est pour euh te récupérer si tu tombes.

Également récupérer. Il [rires] est galant he Philippe. [musique] Impressionnant cette petite visite là.

Ça t'a plu ? Ah ouais. Oui, [musique] parce que ce sont en fait ce sont des artistes des artistes et des artisans.

Les deux. Ouais. Et ça [musique] c'est un mot c'est un mot qui doit revenir dis pas à la mode mais qui doit reprendre sa vraie valeur l'artisanat l'artisan.

Elle est jolie cette ville. [musique] Elle est étonnante sur le plan architectural ou parce qu' une partie qui a été reconstruite. Beauté du truc.

Là on est sur la recouvrance. [musique] Le point de la recouvrance. Magnifique.

Tiens, on a une vue sur l'arsenal. Oui, notre arsenal du 19e qui est très beau, qui est devenu un lieu de culture. Retrouvons-nous de l'autre côté de la Penfeld grâce [musique] à un téléphérique flambant neuf afin de découvrir comment les chantiers naval d'hier ont été transformé [musique] de manière inattendue. [musique] avec le petit bateau de tiens, regarde, on voit la vieille ville.

C'est super. [musique] Bonjour Alain. Bonjour monsieur le directeur général.

Alors je dis bonjour. Bonjour. Merci beaucoup de votre venue.

Merci à vous de nous accueillir ici. C'est magnifique hein. Très agréable.

Les Brestois sont fiers de cet endroit. Ils sont extrêmement fiers parce que c'était pour eux pendant très longtemps, ça a été la cité interdite ici hein puisque c'était très animé. très très réservé aussi à la marine nationale puisque c'était un atelier construction marine nationale donc un lieu protégé par essence donc la [grognement] reconquête de ce de ce lieu fait pour les Bressin un sentiment de fierté assez assez important cette exceptionnelle tout à fait voilà et donc ici on est on domine la Pinfelde l'entrée de la Pinfelde avec au bout le château et et l'ensemble du du musée d'histoire de de la marine sur Brest le bout de la rad qui est là-bas la tour Tangi.

Voilà, on a on a un panorama à 180° ici sur l'ensemble de ce que constitue vraiment le cœur de Brest. Puis on a ça aussi qui rappelle un peu le passé de l'arsenal les radoubles, c'est ça ? C'est des formes de radeau.

Bon alors chez les militaires, on appelle ça des bassins, mais ce sont des bassins en activité où l'ensemble de la marine nationale vient remettre en état des des bateaux et vous avez toujours un ou deux bateaux en en service dans ces dans ces dans ces bassins. C'est impressionnant. Ouais.

Oui, c'est impressionnant. Et si on se tourne, on a un des plus beaux vieux bâtiments de de Bess qui est le euh le bâtiment au Lyon, hein, qui est en cours de réflexion et qui euh euh fait euh l'arrivée entre l'arsenal, la partie militaire et la partie euh dite publique de l'ensemble. Et on a la plus vieille rue de de Brest qui arrive au pied qui est la rue de Saint-Malot qui des seules rues qui a été conservée malgré le bombardement.

Donc c'est un mélange de futur, de passé, de patrimoine. Tout ça est chargé d'histoire en fait. On a ici vraiment un lieu un peu mythique qui reprend qui reprend vie qui redonne goût à la vie aussi par ici.

Voilà. On envie de voir ce qui se passe à l'intérieur. Non, ce serait bien.

Ce serait ce serait intelligent. C'est devenu un lieu de culture, hein. C'est ça que ce cible à tous ça.

Ouais, c'est ça. un lieu de culture très ouvert. [musique] [musique] [musique] Ici, on est dans l'espace commercial des ateliers des Capucsins.

Cet espace va être réservé à de la restauration, de la culture et cetera ici à l'intérieur. Tous ces puits de lumière, c'est magnifique, hein. Oui, en fait vraiment le le bâtiment a été gardé dans sa conformité, c'est-à-dire on a gardé des ouvertures en or pour avoir toujours cette cette lumière, les chades, les les nef la neuf centrale et les autres parties sur l'ensemble du bâtiment.

Donc ça nous donne vraiment une une dimension assez cathédrale de ce bâtiment. C'est exactement ça. Et même au niveau de l'acoustique, ah il y a un petit écho quand même.

Il y a un légère écho. Mais vous voyez dans ce bâtiment qui fait quand même pratiquement 12000 m² là sur cette partie là 12000 m², on a quand même une une un équilibre du sa. Oui oui oui c'est vrai.

On peut se parler. ça va pas être un brou terrible quoi. Il faut savoir qu'ici au sein des ateliers des Capuins ont été construits le Charles de Gaul pour le porteillon la gendar qui a été construit en partie ici.

Ah ouais, on a vraiment un site mémoriel au niveau de du patrimoine mar et vous allez mettre ça en exerg un jour, il y aura éventuellement bateau une maquette du bateau avec des photos et des archives. Alors, on va faire mieux que ça sur le tour qui est là-bas, le le tour Somua qui est un tour qui fait plus de 22 m de long, on va réinstaller l'arbre de la Jean d'arc, l'arbre d'Élise, la Jeune d'Arc avec l'Ély de la Jean d'Arc qui va être mise là-bas. Et ensuite, on aura d'autres accompagnements, notamment un pôle des excellences maritimes où on va installer tout ce que Brest regorge comme infrastructure au niveau de de la mer.

Donc musée en mémoire du passé, les lieux, auditorium, j'ai entendu dire médiathèque également. médiathèque, une des plus grandes médiathèques de France pratiquement 10000 m² pratiquement 200000 ouvrages à l'intérieur très connecté en plus avec à la pointe à la pointe à la pointe [rires] à la pointe de de l'innovation. Voilà voilà c'est un lieu des possibles qu'on a toutes sortes de pratiques.

On a des danseurs, on a des chanteurs qui viennent alors ils s'installent là dans le kiosque et ils ont une acoustique assez assez intéressante. Je peux aller la voir l'acoustique du kiosque. [rires] Je vais voir l'acoustique du kiosque.

Voilà. Faut se concentrer. Ah ouais.

Alors ça part par là un petit peu. Là c'est beaucoup mieux. On peut donc c'est deux là qu'il faut chanter.

C'est bon. On t'attend. On peut presque on peut presque organiser un petit showcase.

Un petit choc ça peut être très sympa. Et je vois qu'il y a des dessins d'enfants. Oui parce que c'est aussi il y a des ateliers pour les enfants de de d'appropriation de la ville, l'appropriation des lieux et cetera.

Ouais, c'est la ville et qui permet à plein d'enfants de manipuler des objets, de dessiner et de de voir comment leur ville est construite aussi. C'est un lieu familial complètement entièrement familial. Merci beaucoup Alain de nous avoir fait visiter ces lieux. sympa.

Il viendra peut-être chanter ou vu qu'il a une bonne acoustique. [musique] Nous quittons Brest et la côte de la mer d'Iroise. [musique] Cape maintenant sur les paysages sublimes des mondes d'arrêt qui font la fierté des Bretons.

Nous allons vite comprendre qu'ils ont bien raison. [musique] Pas mal comme endroit cet arsenal pour dédié à la culture. Ouais, c'est un projet magnifique.

Je trouve que c'est courageux d'avoir fait ça parce que parce que c'est c'est un beau un gros chantier quoi. J'ai surtout vu être sédu l'acoustique des liens. Ouais.

Ouais. Ah ben c'est vrai qu'on on va dans des endroits comme ça. On se dit on pourrait peut-être faire des concerts là-dedans.

On pourrait faire des choses un petit peu originales quoi. Le live c'est important pour toi. Bah oui, moi j'adore ça.

Le le j'adore le l'avant spectacle, le pendant le spectacle et l'après spectacle. Et puis mine de rien, quand tu réfléchis un petit peu, un spectacle qui dure entre, allez, on va dire 1h30 et 1h50 hein, parce que pour moi, au-delà de 2h, j'ai l'impression que je je peux emmerder les gens. Je je parle pour moi.

D'accord ? tris qu4 d'heure avant, tu rentres dans une espèce de petite bulle, tu vois, où tu t'installes dans tu t'habilles 1h et3 2h moins le car sur scène et on on te caresse dans le sens du poil, on te dit que tu es beau, que tu senses bien, que tu as de jolies chaussures que et cetera et après tu as une petite redescente qui dure une descente qui dure allez, on va dire entre une demi-heure et tr qu4 d'heure et après on se retrouve, tu vois, et c'est il y a un partage qui est formidable et surtout pendant à peu près 2h30, tu es totalement en dehors de la réalité. Tu as vu comme ça change par rapport à la côte ?

Ah oui, complètement. La végétation n'a plus rien à voir. Complètement.

Complètement. Tu as vu un peu cette lumière là comme ça sur le sur cette verdure ? C'est beau hein ?

Ouais, c'est très très beau ce nuance cette nuance de verre et puis les verrs. Voilà, exactement c'est ce que j'allais te dire. Je trouve que les maisons ont du charme tu vois parce que c'est c'est sont complètement bouffées par la nature.

Peut-être pas celle qu'on voit à gauche là mais elles sont vraiment dans la nature. C'est Ouais, c'est un p c'est un paysage où où tu pourrais facilement trouver l'inspiration. L'inspiration, elle vient partout, elle vient partout, même dans un bistro.

Oui, dans la rue dans Ben tu sais je je peux te raconter une petite histoire. J'avais fait le texte d'une chanson qui s'appelle La part des anges et je trouvais pas j'ai passé 4 jours avec deux guitares et machin. Je je trouvais pas une note qui deux notes intéressantes pour pour faire une mélodie.

Donc j'ai envoyé tout ça à à un pote et en lui disant "Est-ce que tu peux me faire une mélodie sur ce texte ?" Euh, il m'a dit "Bon écoute, je verrai." Et j'ai mon fils m'a appelé, m'a dit "Est-ce qu' on peut dîner ensemble ?

Je 3 minutes après que j'ai envoyé le le mail et d'accord donc voilà pap et je descends de chez moi, je fais 150 m dans la rue et me vient mais à toute vitesse le couplet le refrain mais mais en 30 m, tu vois ? D'un seul coup. C'est pas beau ces paysages ?

C'est beau, c'est valonné. C'est c'est vraiment Il y a un sentiment de de quiétude incroyable, hein. Je t'emmène dans les hauteurs de la Bretagne.

Où où m'emmènes-tu d'ailleurs ? Les Bretons, leurs montagnes. Les mondes d'arrêt.

Les mondes d'arrêt. Toi qui es un breton de la terre, tes ancêtres étaient dans les terres. Oui, les Monds d'arrêt, c'est un endroit qui est exceptionnel, assez mystérieux.

Je pense que tu vas adorer. C'est un peu les montagnes des bretons. Enfin, on parle de montagnes, c'est plutôt des collines.

Les collines des bretons. Chez nous, on dit les mornes aux Antilles. Les mornes.

Voilà. Les morts de des Bretons. Oui. [musique] [musique] [musique] [musique] Bonjour Delphine.

Bonjour. Bonjour Delphine. Vous allez bien ?

Bienvenue au domaine de très bien. On est content d'être là. Je suis ravie de vous.

On a l'ession d'être dans un autre pays. Ah oui, tout à fait. On a quitté la côte là.

Ça peut rien à voir. On est en montagne dans les mondes arrêtés. 350 m d'altitude.

Oui. D'où les chass ? 3500 dm. [rires] Ah oui, ça oui, c'est bien.

Oui, c'est bien ça. C'est l'impression d'être gigantesque. Alors, ici, c'est le domaine de Mesmur.

Oui. Qui veut dire grande montagne en bouton. Ouais, c'est ça.

On se croirait presque en Écosse et pourtant nous sommes dans les mondes arrêt. Oui, c'est splendide. Alors, elle est où notre rate de Brest ?

Alors, [grognement] bah vous la voyez ici. Ah bah ouais, elle est là-bas. On voit le là où c'est blanc, tu vois, au fond avec le bleu de la mer, on le voit bien ici.

Voilà, on découvre aussi bah ces paysages de lande, hein. Euh une végétation euh très rase, tour, la tourbière sauvage également. La tourbière un petit peu plus loin effectivement.

Donc toutes ces ambiances hein qui sont vraiment emblématiques de la Bretagne et puis ben on comprend en voyant ces ces paysages qui aujourd'hui sont sous le soleil mais qui en fonction des saisons ou des périodes peuvent être dans la brume, on comprend ben tout l'imaginaire breton qui a pu se développer dans de tels paysages. Vous êtes fier de votre Bretagne ? Bah écoutez, [rires] on ne peut que l'être en voyant ces paysages, je pense.

Petite question, ces fleurs jaunes, ce sont ce sont pas des jeuness sont pas déjeunés. Ici sont des agents, l'agent de legal. en particulier.

Donc effectivement qui fleurit qui fleurit de ces belles teintes jaunes et vous pourrez sentir les fleurs, elles ont une un parfum insolide de noix de coco. C'est vrai. Bah attendez, il y en a juste on va y aller tout de suite.

Alors je vais y aller tout de suite. La noix de coco, ça te [raclement de gorge] parle ? Si si je ça me parle si nous sommes arrivés jusqu'ici carment ça soit une de coco.

C'est incroyable. Rigol. Tu es d'accord que ça sent vraiment la noix de coco ?

Incroyable. Ah ! Ah !

Il y a des épines. Fais attention, il y a des épines terribles. J'adore.

Ouais, c'est Et donc il y a une flore très varié ici. Oui, tout à fait. Alors, vous avez ici, ce qui est aussi surprenant, bah la silène maritime.

Donc encore une fois, on est dans cette alors c'est quoi mon petit fleur blanche. Oh là là, c'est moins parfumé. Et puis si vous revenez dans quelques semaines, vous pourrez goûter les mytilles parce qu'on est on [grognement] est bien en montagne et on a on a aussi les mytiller.

Voilà. Ah, c'est magique. Alors là, on parle de la flore mais il y a la faune qui est importante ici.

Oui, tout à fait. Alors, la faune faune sauvage d'abord. Donc, ces paysages de lande en particulier offrite et le couvert à des à une faune particulière.

Mais ils sont dans des enclos ou bien en liberté ? Alors là, c'est la faune sauvage, il y a pas d'enclos en liberté qui fréquente qui fréquente le domaine. On a aussi des sangliers, des chevreuils et puis on a dans les enclos effectivement un certain nombre d'animaux.

Alors les beauvins et les vins notamment qui nous aident à entretenir tous ces paysages qui pâurent une partie de l'année ces paysages. Les débruailleuses naturelles. C'est ça.

Ça fait quelle superficie ? Alors, le domaine de Menesmur, c'est le plus grand espace naturel sensible du département du Finister qui fait plus de 650 hactares. Ah, ça commence à parler avec des des landes, des forêts et puis des tourbières.

Donc les tourbières, ces fameuses zones humides où on découvre là aussi une fleur particulière, notamment la petite Drosa, une petite plante carnivore. Je bien m'approcher un peu des animaux, voir un petit peu ces [musique] ces tous ces toutes ces races minoritaires également qui sont menacé comme nos fameux au vin et et beauvins. [musique] Delphine, comment on les appelle ces chèvres ?

Sont des chèvres défaussées. Pourquoi est-ce qu'elles ont failli disparaître ces chèvres ? Les chefs des faussées, elles étaient utilisées traditionnellement pour entretenir les bords de route et puis bah progressivement cet usage faussé.

Oui, tout à fait. Et puis ils ont ils ont fait passer des camions avec des [rires] avec les pareuses. Tout à fait.

Alors aujourd'hui, on a ici bah 10 petites chèvres, une pépinière de Chevrettes qui vont être élevées ici au domaine de Mesmur pendant 2 ans et qui seront ensuite confiés à un éleveur. C'est une façon de permettre à des éleveurs de s'installer plus facilement. sont des jeunes chevrettes, elles sont très joueuses.

Et donc cette ferme pédagogique, elle a été crée pour sensibiliser aussi bien le grand public que [raclement de gorge] les agriculteur. Oui, c'est c'est pour nous une vitrine de l'action qu'on mène, du conservatoire, donc qui permet effectivement de donner une visibilité pour les éleveurs et puis aussi qui permettent au grand public, aux écoles de venir au plus près des animaux. Donc ici vous avez des petits moutons douissant.

Aujourd'hui, ils ne sont plus élevés pour la viande he vu leur gabarit, c'est vrai que ce ne serait plus tellement rentable. Par contre, on les utilise bah pour l'entretien des terrains, des jardins aussi. De plus en plus, on voit des petits moutons doissant dans des parcs ou même sur le périphérique parisien pour entretenir maintenant.

Dites oui, voilà. Donc c'est on on les qualifie de petites tondeuses écologiques. Leur toison, ça ça parente plus à du poil qu'à de la laine si vous touchez ça fait vraiment l'aspect de de poil un peu rasta même.

Voilà, vous avez peut-être senti la toison est très grasse. C'est ce qu'on appelle le suin et c'est ce qui imperméabilise la toison. Donc c'est des moutons qui peuvent être toute l'année dehors qui sont très rustiques, très résistants et ça peut vivre partout ça.

Ça peut vivre partout. Après, ils vont bientôt être tendus pour pouvoir supporter la chaleur de l'été. Et qu'est-ce qu'on fait du coup alors avec la toison une fois tendue ?

Elle est pas valorisée pour la laine en tant que telle, mais elle peut être utilisée comme isolant écologique. [musique] [musique] [musique] Ne cherchez pas notre prochaine [musique] halte sur votre GPS. C'est un lieu secret et mystérieux. que seuls les druides connaissent. [musique] C'est intéressant cette femme pédagogique.

Ouais. Oui. Puis surtout cette sauvegarde de du patrimoine.

Donc puis Oui. Puis des races surtout des races qui auraient [grognement] dû disparaître quoi. Il a tout un travail qui menait auprès des des jeunes également.

On les sensibiliser à à la faune et la flore en fait les Bretons sont très fiers hein d'une fierté de leur coin et défendent extrêmement bien. Cela dit, ils ont raison hein parce que c'est quand même que du très joli quoi. Très beau et du touchan.

Ouais. est touchant. Ce qui est assez étonnant dans dans ta carrière Philippe, c'est que tu as toujours su toujours su rebondir.

Oui, c'est vrai que en 81, j'avais fin 81, j'avais j'en avais un peu marre de faire des disques. Il y a un moment de découragement quoi. Et je fais un dernier disque qui est il tape sur du bambou avec Michel Héron père à son âme et Didier Barbuivien et voilà le je gros carton.

Ouais ouais. Et à partir de là ben oui, j'ai je me suis dit ce serait idiot de d'arrêter d'arrêter et j'ai bien fait je pense parce que j'ai passé j'ai eu des moments magnifiques quoi. Il faut passer par là je crois.

Ça permet de faire le point de se remettre en question éventuellement. Mais tu te remets en question à chaque disque, hein, parce que tu penses que c'est bien, tu tu es content, on est content du travail et puis et puis ça fait un flop quoi. Bon mais il vaut mieux se casser la gueule avec un disque qu'avec un film quand tu es producteur, tu vois.

Tu as quand même connu une belle époque à tes débuts avec tous ces artistes là, les plus grands quoi. Michel Jonas, Goldman, Julien Claire. Ouais, on était avec Jean-Jacques, on était dans la même maison de disque.

Je les ai côtoyé tous. Et faites partie de la famille des tubes, j'ai envie de dire. Tous ceux qu'on fait des tubes, tous ceux qui nous ont accompagné, on n plus très loin du chaos de Mardoule.

Alors, peux-tu m'expliquer quel chaos de Mardou ? Il paraît que c'est un lieu où les blocs de pierre sont chargés d'énergie positive. Wouh !

Ben alors écoute, je vais peut-être essayer d'en ramener [rires] parce que j'en ai bien besoin. On va voir ce qu'est un druide aujourd'hui. Voilà le druid contemporain.

No. [musique] Tu vois tous ces blocs ? Ouais.

De pierre ? Ouais. Et bien c'est ces fameux [musique] blocs qui sont chargés d'énergie positive.

J'y suis là. Je me suis mis dessus tout à l'heure. Et alors ?

Et celle-là aussi hein. Toutes elles sont toutes. Bah c'est formidable.

Allez, tu veux que je t'aide à grimper ou pas ? Non, ça va. [musique] Regarde, il y a quelqu'un là.

Bah c'est You c'est You. Bonjour Youun. Bonjour.

Bonjour. Désolé de vous déranger. Vous m'aviez l'air très concentré.

Oh et donc comment allez-vous ? Ça va. Ça va.

Je vais faire la vise. On se connaît pas mais bon. Alors vous êtes druid ?

Oui. Bah asseyez-vous. Vous nous invitez chez vous ?

Oui. C'est pas chez moi, c'est chez vous aussi. Oh là là !

C'est vrai ? Ouais. Ah, vous voulez dire que quand on vient ici, on s'approprie un peu l'endroit, c'est ça ?

Oui. Ah, quand on aime les choses, on se approprie. Ouais.

Mais c'est vraiment très très beau. Ouais. Et c'est vrai très très cool.

Serein, zen. Tu t'attendais à un druid aussi jeune ? Non.

Et puis et puis vos vos votre tenue, je voyais un druide avec la la Vous voyez Panoramix. La c'est Ouais. Alors, j'en ai une he je j'en ai une mais je la mets que pour les cérémonies et voilà quand je vais me promener, quand je vais voilà prendre un petit peu de temps pour moi, je pas besoin de j'ai pas besoin d'habit pour ça.

J'y vais comme Alors, quelle est l'émission d'un druide ? On est là pour faire en sorte que la nature qui nous environne, qui nous accompagne en fait bah reste belle et faire attention à ne pas l'abîmer quoi. Comment devient ton druide ?

Bah il faut faire sa demande, écrire une lettre comme quoi on a envie d'être druide et que ça nous intéresse depuis très longtemps. Ça nous intéresse déjà et puis on n pas forcément obligé d'avoir des parents druides. C'est pas du tout.

Il y a des femmes druides univers Ah oui mais c'est c'est très proche d'une d'une forme de transmission de patrimoine quand même. C'est c'est la mémoire de c'est la mémoire je de la culture de la langue bretonne. De la culture de la langue bretonne.

D'ailleurs, ça se fait lorsque vous parlez vous parlez en en breton. Les cérémonies dans notre au Gorset de Bretagne se font en Breton. Donc il faut savoir parler Breton si on veut devenir alors c'est vrai que c'est ce qui est demandé.

Alors soit euh on en fait la on fait la promesse de l'apprendre, soit on le connaît. Et vous l'aviez appris à la maison ou bien vous avez fait la promesse ? Non, j'ai fait la promesse de l'apprendre et euh et ayant peur de ne pas la tenir cette promesse, je me suis inscrit tout de suite après au cours de Breton.

Et pourquoi le chaos ? Pourquoi cet endroit est-il autant apprécié par les les druides ? Alors euh je pense que enfin tout endroit euh naturel est apprécié par les druides hein.

Euh euh mais euh le chaos, ce qui est intéressant dans ce chaos-là, mais comme dans les autres, c'est vrai, euh il y a il y a tout, il y a tous les éléments. On a le minéral que ce soit au niveau de la roche comme de comme de l'eau aussi qui qui s'écoule. Puis les arbres, la mousse, les oiseaux qui chantent et puis voilà le le la chaleur du soleil.

Enfin c'est il y a il y a tout ce qu'il faut pour être bien quoi. Et c'est vrai que c'est je disais à Philippe en arrivant que ces blocs de pierre étaient chargés en énergie positive. C'est vrai qu'il y a des pierres comme des ménirs, on sait qu'ils ont été placés à des endroits vraiment particuliers de croisement de de croisement de ligne énergétique qui eux dégagent dégagent des de l'énergie.

Après naturellement, je pense que si ça dégage sinon les gens n'iraient pas. Ouais. Ben on le teste.

On va marcher au bord de l'eau. Bien sûr, on va marcher déjà au bord de l'eau. Ça dit ?

Ouais, on est bien là pour de sautiller sur les rochers au bord de l'eau. Non, mais là, je suis en pleine méditation. Ah oui oui.

Tu es en train d'être gagné par la sagesse druisdick. Mais va savoir. Il serait peut-être temps plus qu'à apprendre le [rires] Breton. [musique] [musique] [musique] C'est marrant ces rochers.

Ils ont tous des formes différentes. Oui. Ah oui.

Et puis des formes ça ça évocatrices. Ouais. Oui.

Très très C'est très marrant. C'est très marrant ça. Moi je je vois une otarie là.

Qu'est-ce que tu dois Philippe ? Qu'est-ce que tu dois ? Un sarcophage ?

Ouais. Allez viens. Hop là.

La couleur de l'eau est assez étonnante hein. C'est un peu marronâtre. Oui.

C'est il y a beaucoup de fer dans dans l'eau et c'est voilà cette couleur un peu rousse quoi. Hop. Il y a du poisson là-dedans.

Oui. De la truite. Ah !

Ah ! Le pêcheur n'est jamais bien loin. Philippe, tu sais que tu as un point commun avec You.

Ah bon ? Ouais. C'est un artiste également.

Ah bon ? Oui. N'est-ce pas Youah ?

Un artiste. Vous écrivez, vous chantez ? Alors je n'écris pas mais je chante.

Je chante en en fesse. Quoi ? Ah c'est des chants traditionnels breton. [musique] [musique] C'est encore une belle découverte.

Ouais, superbe. J'ai envie de revenir là. D'ailleurs, je crois que je vais rester en fait.

C'est vrai ? Ouais. Puis j'ai vu avec You, il va me donner des cours de guide.

Tu vas m'en faire un druide ? De guide druid ? Ben pourquoi pas ?

C'est vrai ? Ouais, je te laisse partir. Ah mais j'ai adoré faire cette route avec toi en tout cas.

Moi aussi, je comprends que tu as envie de rester en Bretagne sur la terre de tes ancêtres. Et puis on a surtout rencontré des gens formidables. Cette île magnifique.

L'île de Moline. L'île de Molen. Tu as passé un bon moment alors ?

Ouais, ouais, ouais. Vraiment, j'ai passé un moment formidable et je me suis, elle marche puisque je reste là et que tu es un tout petit peu plus petite que moi, c'est Je te remercie. Ah mais c'était un vrai plaisir de faire ce Merci de m'avoir invité.

Ça m'a fait un plaisir immense youun. Vous en prenez soin je compte sur vous hein. Je le garde.

Ouais mais c mais il reviendra. On est il est pas perdu ici. Non non non mais là c'est et puis là les pierres c'est en train de monter l'énergie positive. [rires] Au revoir messieurs.

Bisous bisous. Merci beaucoup à vous. Ken à vous.

À bientôt. Loup on retourne dans les bois. Allez voilà.

Incroyable cette route avec Philippe. Vous avez vu ? étonnant le nombre de points communs entre la Martinique [musique] et la Bretagne, la couleur de la mer, la nature sauvage et même l'agent de Gal qui sent la noix de coco.

J'ai abandonné Philippe à sa formation de druide. Je suis sûr que ses paysages et ses rencontres vont lui inspirer plein de nouvelles chansons sur la [musique] Bretagne. Quant à moi, maintenant que je sais taper sur des crabes avec des bambous, je suis paré pour toutes les aventures.

Je vous dis Kenao [musique] et à très bientôt sur de nouvelles routes mythiques de France.

La côte de la mer d'Iroise avec Philippe Lavil — Georges Naturel · Pourquijevote