Conflit israélo-iranien : Emmanuel Macron peine à établir la stratégie française au Moyen-Orient
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et en marge de ce conflit entre Israël et l'Iran, Emmanuel Macron tente de clarifier la position de la France, mais n'est-il pas réduit désormais au rang de commentateur ? On va en parler le temps d'écouter Jean-Noël Barreau, le ministre des affaires étrangères qui s'est exprimé aujourd'hui après une réunion de crise sur la situation au Moyen-Orient en assurant que le danger existentiel est un Iran nucléaire. Dans cette situation, la voix de la France est claire.
C'est la paix et la sécurité pour tous. Et cette position repose sur un double refus. Le refus de voir Gaza occupé, la 6 Jordanie coloniser, le Hamas continuait à détenir les otages dans les tunnels de Gaza.
Le deuxième refus, c'est celui d'un Iran nucléaire qui fait penser un danger existentiel sur Israël, sur la région, mais aussi sur l'Europe. C'est un problème que l'on ne peut régler que par la négociation comme nous l'avons fait il y a 10 ans. Voilà, Jean- Noël Barreau.
D'un côté, on sent que la France est favorable à la destruction de l'arsenal iranien au nom de la sécurité d'Israël, mais en même temps hostile au renversement du régime démola par la force. Philippe Guiver, cette position de la France, elle est pas claire et elle interpelle. Si, elle est parfaitement claire.
En fait, elle tire les leçons de l'échec que nous avons conduit en Libye, de l'échec des Américains en Irak, de l'échec de tout le monde en Afghanistan que tout le monde a l'air d'avoir oublié. Et donc la diplomatie française considère que de vouloir changer un régime étranger par la force extérieure conduit toujours à des effets perverses. Mais quelle est l'alternative Philippe Guibert ?
Mais l'alternative c'est pas on peut pas enfin la diplomatie française depuis le nom de Chirak en 2003. Donc je rappelle quand même que c'était une position juste qui s'est révélée au combien juste qui fait le dernier d'ailleurs le dernier président français avoir reçu un président iranien. Ouais.
Oui, mais mais son véu enfin sa menace de véu au conseil de sécurité est une position infiniment juste. Euh et donc la diplomatie française essaie de tirer les leçons des erreurs qu'ont pu commettre les pays occidentaux à vouloir installer des régimes qui leurent été favorables euh par euh la force militaire. Ça n'a jamais marché ça.
Non, ça a été nous en Libye aussi. et et pas bah c'est ça a été non c'est nous euh avec les britanniques cher ou avec les anglais c'est bien ce que je te dis ou et donc euh donc la position est parfaitement claire après à part les États-Unis et Israël tout le monde est réduit à l'état de de commentateur la bonne France est plus ha celle de la France ou celle de la Grande-Bretagne ou celle de l'Allemagne celle de l'Allemagne elle est claire quand même parce que hier on on entendait le chancelier Merz dire clairement voilà ou mais c'est pas c'est pas la position de d'Emmanuel Macron Donc ilelle est parfait de la France elle est dans la lignée de la diplomatie française depuis au moins Jacques Chif non ? Oui.
D'accord. Jean-Claude Dacier, moi je suis bon, je vois bien que et tout le monde comprend que le le la crise en Iran, en Israël, au Proche-Orient va se terminer avec l'Amérique, Israël et puis les interlocuteurs qui vont accepter d'en être à savoir l'Iran qui va finir par accepter, je pense, de discuter, de négocier. Mais il est clair d'ors et déjà oui, je pense il est clair d'ors et déjà qu'il y aura pas d'Iran nucléaire parce que je vois pas l'intérêt qu'il y aurait à continuer d'enrichir de l'uranium si c'est pas pour faire 3 4 5 10 40 bombes, ça n'a aucun sens.
Donc on peut refuser à l'Iran d'être un état nucléaire. C'est possible. C'est peut-être discutable au plan de du droit international mais c'est possible.
En tout cas, il faut être réaliste. La situation à l'heure actuelle n'est pas acceptée par Israël. Ils ne toléreront plus jamais que euh l'Iran est une bombe nucléaire en en gestation.
Bon, le retour en arrière, il est que ils vont détruire tout le système et qu'il y en aura pour 10 ans de à recommencer. Et puis je pense, il n'ose pas le dire les Israéliens, les Américains non plus d'ailleurs, mais je pense que quelque part, ils espèrent l'un et l'autre que la situation va devenir intenable en Iran et que les Mola vont s'effondrer. C'est pas gagné, hein, c'est pas sûr.
Mais néanmoins, je pense qu'il y a de ça, ce dont le président de la République française ne veut pas. Alors, il faut pas, c'est pas qu'il en veut pas. Pardonne-moi, pardonne-moi Jean-Cla.
C'est pas qu'on que la France soit hostile à un changement de régime en Irant. Personne n' régime les vol on se sert pas de l'outil militaire. Bah c'est de dire c'est de constater de tirer les leçons de nos propres erreurs, celles des Américains les nôtres en se disant attention attention au fou.
Donc c'est pas d'être contre le le changement de régime en Iran, c'est de dire il doit provenir qui acceptent de prendre des risques, d'autres non. Et oui, mais les risques, on les a déjà pris, ça des catastrophes. On paye encore, cher Jean-Claude, on paye encore la Libye, on paye encore l'Irak.
Moi, j'ajoute quand même deux choses. Je suis en en accord avec toi. C'est vrai qu'il faut faire attention à ce qu'on fait, mais l'occasion se présente là quand même.
Franchement, le régime des mol est intolérable pour un français et pour un autre chose que la France. Et bien, alors il y a un point qu'il faut quand même souligner. Là, on a deux otages français h qui sont dans les jaules en Iran.
Je pense que ça influe quelque part sur la ligne du président de la République qui pour le qui pour le moment il prend une initiative européenne mais il y a pas de politique étrangère européenne. Ça se serait si l'Europe avait une politique étrangère. En attendant, cet escalade militaire ravive les clivages politiques en France.
Et là euh pour le coup, leur position, celle-là, elle est claire et ferme. Euh la France insoumise qui condamne fermement les frappes israéliennes contre l'Iran, la guerre avec l'Iran serait un moyen de faire diversion. C'est ce que dit Jean-Luc Mélenchon.
Écoutez-le. Cet homme affronte une situation par des chocs et de choc en choc et ben ma fois il domine les conséquences du choc précédent en créant un nouveau choc et ensuite en suivant. Il est clair que l'attaque de de l'Iran constitue arrive au moment le pire pour lui, c'est-à-dire où l'isolement de ces entreprises dévastatrices et génocidaires à Gaza commençait à rencontrer dans le monde entier une opposition très scandalisée parce que tout le monde maintenant s'accordête à dire que c'est un génocide.
Voilà la position très tranchée de Jean-Luc Mélenchon. Écoutez la réponse de George Benoussan, historien qui était au micro d'Europein ce matin et il soutient que les membres de la France insoumis sont les spécialistes de l'inversion de réalité. On a une Alma du Four et des gens de LFI qui inversent complètement la réalité.
Et chez Alma du Four, c'est extraordinaire quand même ce sylogisme, ce sophisme qui consiste à dire Israël est l'agresseur. Ce racollage, ce racollage électoral finalement du de LFI qui n'ose qui ose tout si vous voulez, qui ne recule plus devant aucune outranche et qui infuse dans certains esprits qui infuse. Oui, je je pense par exemple quand Rima Hassan est revenu, Jean-Luc Mélenchon l'a comparé à Hugo revenant de Guerneusé.
Ça c'est c'est une pitrerie aux yeux d'un certain nombre d'incultes qui font la base de LFI, des délogueux au boyard des analphabètes au Toto. Devant ces analphabètes forcément ça impressionne. Mais Mélenchon passe pour un grand intellectuel.
Voilà Philippe Guivert je vois réagir. Il a raison George Ben Soussan à propos de cette comparaison qui pathétique en réalité qui est ridicule et pathétique entre Victor Hugo et et Rima Hassad. Est-ce qu'il est pathétique quand il parle de diversion ?
Oui, à propos de la stratégie de Netania. Mélenchon est dans un cadre où il a il avait un cheval de bataille qui était Gaza. Bon, il y a plein de choses à dire sur Gaza et moi je suis pas euh je trouve que le gouvernement est loin d'accord est loin d'être exemple critique.
On est d'accord. Mais euh Mélanchons part du principe que euh de toute façon Israël est coupable et de toute façon il faut condamner Israël. C'est son postulat de base.
Or, la situation en Iran et la situation en Gaza n'a rigoureusement rien à voir. Et quand même tous les spécialistes sont d'accord, tous les spécialistes sérieux sont d'accord sur le fait que l'Iran était la tête de réseau de tous les proxis qui ont attaqué Israël et que l'Iran se dirigeait, c'est l'Agence internationale de l'énergie qui l'a dit, se dirigeait vers l'acquisition. Donc c'est un dessin du bon nucléaire.
Jeanch essaie de nous ramener dans son combat sur Gaza et contre le génocide en ayant imposé ce mot qui est infiniment discutable. On peut critiquer ce qu'a fait ce que ce qu'a fait le gouvernement israélien à Gaza mais ce n'est pas un génocide, c'est une tentative d'invasion et de récupation de Gaza éventuellement en poussant des Palestiniens dehors. C'est extrêmement critiquable.
La diplomatie française n'est pas d'accord avec ça. Moi-même je trouve que c'est extrêmement critiquable mais ce n'est pas un génocide. Donc Mélenchon ne veut pas sortir de ce qui était son outil politique principal de mobilisation qui était de mobilisation mobiliser les foules en France sur et contre enfin sur Gaza et contre Israël.
Voilà, il est coincé en fait et il n'interprète ça que de façon politicienne. Nathanahou est très criticable dans la posture qui a été la sienne avec des personnages douteux pour le moins qu'il a qu'il a composé son gouvernement. C'est quand même le moins qu'on puisse dire.
Mais si vous voulez quand Jean-Luc Mélenchon parle de diversion et quand d'ailleurs George Bensousan dit qu'en gros il flatte un électorat je je ne parlerai pas de diversion simplement Netano fait de la politique là où je le conteste et je pense qu'on est d'accord là-dessus c'est sa vision du grand Israël c'està-dire qu'il est en train de de de mener une politique en Jordanique qui est pas acceptable et ce qui se passe et ce qui se passe à à Gaza est encore plus inacceptable néanmoin il avait l'occas là euh parce qu'il a touché quand même Trump qui est un de ses un de ses soutiens sinon un de ses amis avec les ambigué du personnage mais il en reste pas moins que l'Amérique plus Israël ça fait fort s'ils ont l'occasion de réduire à néant l'outil nucléaire iranien qu'il qu'il cultive depuis 20 ans, 30 ans, 40 ans, c'est une très vieille histoire de et si et ben la journée la sortie de Jean-Luc Mélenchon, elle me paraît reflétter sont son sont son sont son sont son sont son sont son sont son sont les difficultés qu'il pressend lorsqu'il va essayer de convaincre l'opinion française queil fallait le faire et que la la la la la la critique de de Netanyahou est est dans l'ordre des choses que la situation à Gaza bien sûr qu'il peut critiquer Israël mais ça va pas suffire lui Mélenchon pour faire une campagne présidentielle en 2027 encore une fois vous avez l'occasion comment les choses passer mais quand vous avez l'occasion de faire tomber un régime par le monde entier à part peut-être la Chine et encore et la Russie, vous pouvez pas dire ben c'est pas grave, on va pas le faire et les moyens qu'on utilise ne sont pas discutables c'est comme ça et c'est pas autrement que ça gêne. Monsieur Mélenchon, je le trouve à la limite normal parce qu'il perd son business électoral. Voilà.
Mais mais ça c'est Non mais c'est exactement ça. C'est que Mélenchon ne parlait que de Gaza avec cette opération de communication qui était pas simplement ridicule mais qui était indécente avec ce voilier financé par le voilier qui qui n'a jamais sorti les voiles au passage he jamais sorti les voiles mais qui a surtout été financé par un proche des réseaux du Hamas hein avec des gens sur le bateau qui étaient aux obsèques de de Donal il a voulu faire de Gaza son principal moteur de de discours politique qui est de mobilisation électorale et là il se retrouve dans une situation bah oui où tout le monde quand même après on peut avoir des débats sur le changement de régime mais personne ne va pleurer sur le au contraire sur la destruction de l'arsenal nucléaire de l'Iran évidemment personne à 13h44 on reste ensemble bien sûr dans quelques instants on va parler du rassemblement national est-ce qu'il y a de l'eau dans le gaz entre Jordan Barnella et Marine Le Pen dissensions sont apparues ces dernières semaines et les deux vont déambuler ensemble au salon d' bourger tout à l'heure. à tout de suite.
Emmanuel Macron