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interviewLCP (sur YouTube)· 8 juin 2026 62 min

Jean-Pierre Farandou | LCP, Lundi C'est Politique - 08/06/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Près de 8 %, jamais le chômage était monté aussi haut en France depuis cinq ans. A un an de la fin du mandat d'Emmanuel Macron, les cours pourront-ils s'inverser ? Pour certains, il va falloir faire un retour à la retraite à 62 ans, voire 63 ans.

Des choix de société et de politique qui clivent. Jean-Pierre Farandou est notre invité à "Lundi, c'est politique". Jean-Pierre Farandou est avec nous sur le plateau de "LCP-Lundi, c'est politique".

Plusieurs voudraient vous interroger ce soir. Gaëlle Macke, Hervé Gattegno, Elsa Mondin-Gava, Hugo Couturier, Hugo au Perchoir avec la chaîne Twitch de l'Assemblée nationale. Il vous relira les questions et commentaires.

Nous recevons face à vous Dylan Ayissi, fondateur d'une association, "Une voie pour tous". Même s'il a été revalorisé ces dernières années, il ne mâche pas ses mots. Il estime qu'il reste encore du travail pour redorer le blason de l'enseignement professionnel.

On va commencer par cette affaire qui suscite une indignation nationale, qui pose des questions sur la justice, sur les responsabilités...

Une jeune fille retrouvée morte dans le Gers. La présidente de l'Assemblée nationale a réagi. - Je demande d'inscrire cette proposition de loi intégrale cosignée par plus de 100 députés à l'ordre du jour de la session extraordinaire dont l'Assemblée nationale sera saisie soit en juillet, soit en septembre. - Quand Yaël Braun-Pivet dit qu'il va falloir relancer le débat et l'inscrire d'urgence à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale sur la loi globale sur les violences sexistes et sexuelles contre les enfants et les adultes, est-ce que ça concerne aussi, même surtout le monde du travail ? - On est tous choqués.

On est aux côtés de cette famille. Dans le monde du travail, bien sûr. Les violences sexuelles et sexistes faites aux femmes je l'ai repris comme un cas de priorité du nouveau plan de santé au travail que j'ai lancé la semaine dernière pour les quatre prochaines années.

Il y a encore du travail à faire. Quand on est en entreprise, j'y étais moi-même, on sait qu'il y a encore des problèmes de ce registre. C'est intolérable.

Il faut que cela cesse, il faut qu'on continue à travailler pour cela. Il faut qu'on soit irréprochables. - Quand Yaël Braun-Pivet dit qu'il faut une loi globale, qui concerne tous les secteurs, vous disiez qu'il y avait des problèmes dans le monde du travail mais est-ce qu'il y a plus de problème dans le monde du travail ailleurs ? - Je ne crois pas.

Ce sont des problèmes de société qui arrive dans le travail. La société transpire dans le travail. Il n'y a pas de barrière étanche à l'entrée des entreprises.

C'est le même pour la santé mentale. Les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes...

Il y a pas beaucoup d'enfants dans les entreprises. On peut agir de manière plus organisée et plus puissante. Faisons-le. ce n'est pas dans l'entreprise qu'on réglera tous les problèmes. - Yaël Braun-Pivet dit qu'il faut l'inscrire maintenant à l'Assemblée nationale.

C'est un texte d'urgence ? - Il y a bien un problème global. C'est une loi qui a pour projet... - Est-ce que ça doit être sur le haut de la pile ? - Le débat est posé.

Oui. Je suis favorable à ce qu'une initiative parlementaire soit prise sur le sujet assez rapidement. Les Français attendent des solutions. - L'enquête pénale est en cours.

Il semble d'ores et déjà qu'un certain nombre de failles de la part de la justice aient conduit à cette situation. Je voudrais savoir quelle est votre position, vous qui ne venez pas de la politique, votre position sur la responsabilité ministérielle. Vous considérez qu'un ministre doit forcément être responsable d'éventuelles fautes commises par son administration ? - Moi, ce que je connais mieux c'est l'entreprise.

Dans une grande entreprise comme la SNCF, c'est une question fondamentale. Il faut prendre le temps de comprendre. Il faut faire attention quand on s'engage sur ces sujets de recherche, de responsabilité.

Il faut se poser et être sur des faits. Il y a une enquête en cours. Elle a été diligentée par le ministre de la Justice et de l'intérieur.

Prenons le temps d'avoir des faits clairs et précis. - Est-ce qu'un ministre est responsable de l'entièreté des faits de son administration ? - Non.

Il faut regarder ce qui se passe. Si le ministre a donné les moyens d'y arriver, on ne peut pas lui reprocher grand-chose. Il faut faire attention.

Après, s'il y a répétition...

Est-ce qu'il a pris des bonnes décisions... - C'est parce que vous avez entendu des appels à la démission concernant votre collègue.

Comment vous recevez cela ? Vous êtes solidaire de votre collègue ? - Oui.

Le Gouvernement, c'est une équipe. On a tous des bons moments et des moins bons moments. Ca peut arriver à tous.

Ma posture est une posture de solidarité envers le garde des Sceaux. Il est sincère. On a comprit sa peine.

Il exprime et il comprend la mesure de la situation. Il agit avec puissance et rapidité pour apporter des solutions. - Ca réagit, un interlocuteur parle des cursus des violences sexistes et sexuelles.

Est-ce qu'il faudrait des cours de sensibilisation à la vie affective et sexuelle ? - Il faut prendre les violences sexistes et sexuelles comme risque de santé au travail. Quand on le prend comme cela tout part de l'analyse de risque.

Les détails des entreprises, leur histoire ne sont pas les mêmes. Toute approche trop générale qui ne tient pas compte des réalités des entreprises passe à côté de la plaque. Ensuite, je vous donne un exemple, vous avez parfois des équipages mixtes retrouvés loin de leur siège.

C'est une situation à risque. Dans ces moments-là, pour les personnels concernés, il faut faire de la formation et de la sensibilisation. Bien sûr.

Je suis pour une analyse ciblée, pragmatique, qui colle à la réalité du terrain. Nous sommes des partenaires sur ce sujet-là. Je parle des chefs d'entreprises.

Les chefs d'entreprises veulent lutter contre les violences sexistes et sexuelles. C'est ensemble qu'il faut trouver des bonnes solutions. Il est bien évident qu'il faut faire très attention sur ce type d'opération. - Est-ce que les repreneurs doivent s'engager dans les négociations ? - Déjà, ce n'est pas fait.

Il faut traiter tout de suite les salariés de SFR...

Ce qu'on peut leur donner, ce qu'on sait et ce qu'on ne sait pas. D'ores et déjà, il y a une qualité d'information nécessaire et suffisante qui doit être donnée aux salariés concernés. Quand l'opération de reprise sera conclue, si elle est conclue, on connaîtra l'objet.

Les repreneurs, et les employeurs devront caractériser ce qu'ils entendent faire sur les opérations, et mettre en place des processus d'accompagnement des gens. - Est-ce que vous craignez les doublons, la casse sociale ? - Il peut y avoir le risque de réduction d'emploi.

Il faut l'appréhender. - Vous suivrez ça de près. - Je suis déjà au contact.

Certains des dirigeants d'entreprise que je connais, je les suis. Je veux du dialogue. Même quand on ne sait pas tout, il faut se parler.

Je resterai attentif à ce que toutes les procédures du droit du travail...

On connaît les entreprises, ce sont des gens qui ont une vraie fibre sociale aujourd'hui. - Et qui ont de l'argent pour garder leurs salariés. - Tout ça comptera dans la décision.

Il faut pas nous voiler la face. J'espère que les dirigeants de l'entreprise seront capables de s'investir et s'engager. - On va parler des écarts de salaire entre les femmes et les hommes.

Le texte sur la transparence salariale en France a pris du retard. - Oui, on n'arrivera pas à transposer dans les temps la directive européenne. Vous aviez promis que le texte serait déposé au conseil d'Etat dimanche.

L'a-t-il été ? - C'est fait. Machine lancée. - Ca prend du temps, il y a beaucoup de réticences du côté patronal.

Vous avez cédé aux pressions du patronat ? - Ont a pris un peu de temps. On est toujours favorable aux discussions.

On est très surpris après de voir qu'il y a des blocages et qu'ils sont compliqués à surmonter. - Le blocage vient plutôt du patronat ou du syndicat ? - Presque des deux côtés.

Il y a des avis nuancés du côté patronat. Les positions ne sont pas les mêmes. Mais légitimement, ils craignent une perte de capacité, une vision un peu idéologique...

Il y a tout un tas d'arguments qui sont lancés visant au fait de faire le moins possible voire même pas du tout. Puisqu'on va discuter d'égalité salariale, renforçons les procédures...

Le Gouvernement est au milieu. On a une mission pour transposer...

Je suis pour la cause, pour l'égalité salariale. Je suis pour transposer la directive et trouver un équilibre entre les craintes du patronat et les demandes syndicales. - Vous prendrez pas deux ans ? - Non.

Surtout en termes de calendrier. On va engager dans les discussions la loi cet été. Il faut presque un an pour trouver et créer des instruments nécessaires à l'application.

Cette loi sera activée au 1er janvier 2028. On a un an de transposition, pratiques, plus juridiques dans les entreprises pour préparer les RH. - On voit qu'il n'y a que deux pays qui avaient réussi à transposer ces directives européennes.

Ca paraît compliqué. C'est une usine à gaz, cette directive ? Comment ça se fait que tous les pays ont du mal à la transposer ? - Je ne vous répondrai pas pour tous les pays.

Non...

Ca enlève le processus Pénicaud. On renforce la norme sociale. On n'alourdit pas.

Il y a toujours des fake news. Chaque salarié pourra savoir ce que gagne son collègue, non. Vous pourrez savoir ce que gagne en moyenne les gens qui font le même travail que vous.

Il n'y aura plus d'avancement aux mérit...

Non. Si vous voulez payer davantage votre salarié par rapport à un autre et que vous avez des raisons, vous l'expliquez. Ce n'est pas compliqué.

On entend beaucoup de mauvais arguments. Les choses sont simples. Ca consiste à donner des informations importantes.

Donner une fourchette de rémunération au moment du recrutement. C'est tabou l'argent dans ce pays. Il faut parler argent.

C'est important pour un salarié et c'est aussi un acte d'honnêteté pour une entreprise. - Si on comprend bien, dans le projet, les entreprises devront déclarer l'existence d'écart à travers des différentes catégories...

J'aimerais comprendre comment vous allez fixer, ça va vous incomber à vous, comment expliquer un écart trop important qui vous conduirait à exiger d'une entreprise qu'elle se mette en conformité et qu'elle corrige cet écart ? - Non, ce n'est pas nous qui allons le fixer. L'esprit de la directive, c'est la transparence.

La directive fait loi pour ceux qui ne font pas objet de transparence. Elle n'oblige pas un plan d'action. C'est un autre système de droit.

Si le salarié se sent dévalorisé... - On rentre dans la même logique que l'index précédent, l'entreprise doit simplement faire la transparence sur la moyenne des rémunérations.

Si une entreprise, en publiant cette déclaration, révèle que des écarts très importants existent au sein de ses salariés, personne ne pourra rien faire, on l'aura juste constaté ? - Vous avez des obligations. Il y a des obligations de transparence.

S'il n'y en avait pas...

La direction patronale ne réagirait pas. A partir de là, bien sûr que la loi encouragera un plan. Mais c'est un plan qui est individuel.

Ca dépendra aussi des arguments du chef d'entreprise. Il y a peut-être des bonnes raisons. Une fois de plus, le Gouvernement n'est pas installé dans toutes les entreprises françaises. - S'il y a un écart très important on se contentera de le savoir grâce à la transparence mais il n'y aura pas de conséquences. - Il n'y aura pas de sanction. - On va parler maintenant des ruptures conventionnelles.

Ca a changé. Le chômage sera moins avantageux. - Vous avez réussi à réduire la durée maximale d'indemnisation.

La contrepartie, c'était de ne pas toucher à l'assurance-chômage. Vous nous confirmez que les règles ne bougeront pas jusqu'à la fin du quinquennat ? - Ce n'est pas moi qui ai décidé. - Ca a été transposé par les députés ? - Il a fallu surprendre...

Je crois beaucoup à l'alignement sur la démocratie parlementaire. - Les syndicats ont signé mais on ils ont dit qu'on ne touche pas au chômage en règle générale. - L'assurance-chômage, jusqu'aux élections de l'année prochaine, on n'y touchera pas.

On sort de deux réformes. Une a été déclenché en 2024, avec la rupture conventionnelle, les partenaires sociaux ont fait le travail. Ca a apporté 1 milliard d'euros d'économies. - Vous dites que c'est la dernière réforme du chômage sur le quinquennat. - Oui. - Pour monétiser la cinquième semaine de congés payés, vous êtes favorable à cette mesure ? - Je suis toujours un peu plus dans la nuance et l'analyse des sujets.

On peut monétiser ses RTT. Mais annuellement, non. Les congés, c'est fait pour se reposer.

Si on commence à renier les jours de congés, la question de la quantité de repos se pose. Ca dépend des entreprises...

On ne touche pas à ces choses-là de manière brutale. Si cette proposition de loi arrivait à l'Assemblée, elle peut arriver, mais la première chose que je ferai... - Les ministres peuvent être contre... - Je réunirais les partenaires sociaux et je les écouterais. - Vous avez la réponse.

Vous l'avez déjà. Quel sera l'avis du Gouvernement ? - Non...

Je ne donne pas de réponse en direct. J'attends les arguments des uns et des autres. On écoutera les partenaires sociaux et on verra les divergences et convergence.

Je prendrai une position partir de ce moment-là. - Sur toutes les réformes qu'il y a eues, il y en a eu cinq. Est-ce qu'il n'y a pas trop d'instabilité pour le marché du travail et surtout pour les salariés avec des réformes qui changent à peu près tous les ans sans pouvoir voir les conséquences sur l'assurance-chômage ? - La stabilité, elle est relative.

Je ne suis pas sûr que les salariés suivent à la lettre près les réformes. Sur la réforme sur les ruptures conventionnelles, elle ramène à l'emploi des milliers de personnes de plus par an avec des accompagnements renforcés sur les seniors. Il y a une justification économique que j'assume.

Il faut conserver l'équilibre. Et ce n'est pas une mauvaise chose de se bouger pour remettre à l'emploi une personne. - Les seniors qui travaillent. - Il y a un projet sur le cumul emploi-retraite.

Avec l'idée que les personnes qui trouvent un emploi, ça baisserait leur pension. On se dit que c'est injuste car elles ont cotisé toute leur vie pour avoir ce niveau de retraite et en plus, elles se maintiennent en activité pour arrondir leurs fins de mois. Quelle est la justification ? - C'est dans la loi de finances.

La réforme du cumul emploi-retraite a été votée par le Parlement. Toujours pareil, parfois les gens sont contradictoires. L'intérêt général du pays, c'est que les gens travaillent un peu plus longtemps.

Pour les caisses de la Sécurité sociale et pour la production. D'où l'accord sur les seniors. Ce qui n'est pas de l'intérêt du pays, c'est que les gens s'arrêtent plus tôt.

On ne va pas les encourager. Avec ces deux éléments là, on voit bien qu'il n'y a aucune raison d'inciter les gens à arrêter plus tôt, avant 64 ans. Car quand ils arrêtent, ils reprennent le travail.

Entre 64 et 67 ans, on fait une possibilité de complément de revenus mais au-delà de 67 ans, vous avez déjà apporté votre lot de cotisations et vous pouvez faire ce que vous voulez. - Est-ce que ce n'est pas plus sain de supprimer le système de cumul ? - Au passage que c'est une mesure qui fait gagner 2 milliards d'euros.

C'est la seule mesure économique on a réussi à faire passer. Quand une mesure est voté par le Parlement...

Il y a 60 % des gens qui, avec les carrières hachées...

Les 2 milliards d'euros viennent des gens qui vont travailler davantage ou des gens qui vont choisir d'autres formules comme la retraite progressive. Et à l'annonce de cette réforme, 25 000 progressives et maintenant 125 000. Vous fixez un curseur entre travail et retraite.

C'est un très bon système qui ne laisse pas produit. N'oublions pas qu'il y a la décote. Le cumul emploi retraite est un outil pour ceux qui veulent combiner. - Il y a eu des abus ? - Oui, ou on a vu des abus.

Donc là encore, on régule certaines choses. - Vous ne voulez pas aller plus loin au-delà de ce qui a été fait ? - Pas du tout, on le laissera comme ça. - On va continuer sur les retraites.

Le conseil envisage une retraite qui refait parler de lui. - Il doit publier un rapport jeudi qui est très attendu. Il semblerait, d'après les premières informations, qu'il conclut à un panorama pessimiste sur l'aggravation du déficit de notre système de retraite.

Une des solutions, d'après nos confrères du Parisien, préconisait de reculer l'âge de départ à la retraite jusqu'à 67,6 ans. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette perspective ? - Je ne suis pas au courant de ce rapport.

Je vais attendre d'avoir le rapport. Il doit d'abord être présenté aux partenaires sociaux. Après, il sera communiqué officiellement.

Je n'ai pas les détails. Je ne peux pas contre-expertiser les calculs. L'idée qu'il faille travailler plus longtemps, ce n'est pas nouveau. - Là, on est à plus de 67 ans.

Pour 2070, mais quand même. - L'idée de reculer l'âge de la retraite n'est pas nouvelle mais vous la trouvez bonne ? - Je pense qu'il faut l'envisager.

Le principal, c'est de faire travailler les seniors un peu plus et faire travailler les jeunes plus tôt. Si on faisait ça, les gains seraient considérables. Ca, c'est plus concret.

Les jeunes plus tôt dans le marché du travail et des seniors qui travaillent un peu plus longtemps. - Ce serait un grand pas ? - Oui.

Il faut se résoudre à cette idée-là. Pour autant, mon opinion personnelle, je pense que l'idée qui avait été approchée, de dire s'il n'y avait pas des métiers où l'usure professionnelle était plus importante que d'autres, je pense que c'est une idée intéressante. A la SNCF, j'avais fait un accord de fin de carrière.

Je pense que l'entreprise peut jouer un rôle là-dedans. - Que les entreprises payent ? Que ce ne soit pas le système de solidarité nationale ? - Ce n'est pas nouveau.

Le système de solidarité nationale n'est pas fait pour payer des retraites. - Ca ne se fait pas dans d'autres entreprises. Que les entreprises payent des préretraites...

Il y a eu des plans de départ à la retraite qui ont été valorisés. Mais en général, les entreprises mettent les gens dehors et se sont les systèmes de retraite de l'Etat qui payent. - C'est une piste à regarder.

Sinon, on reste quoi ? L'inaptitude, l'incapacité à travailler. C'est la logique qui a fait qu'on a pris cette décision à la SNCF.

Le coût financier de la mesure est supportée par la SNCF. - Vous souhaitez que d'autres entreprises aillent vers ça. La santé au travail, les accidents, c'est dans votre portefeuille. - La France a eu 800 accidents du travail en 2024.

Pourquoi cela ne baisse pas ? On a l'impression qu'il y a un problème particulier en France. Il y eut des sujets aussi sur les jeunes en stage avec quelques tragédies.

Que fait-on ? - On va prendre 30 secondes pour dire que ce n'est pas acceptable. Ce n'est pas acceptable qu'un salarié soit blessé gravement ou meure au travail.

Sur la santé des travailleurs, c'est fondamental. C'est très important. Deuxièmement, quand on se compare, ce n'est pas flatteur.

Mais en France, on a une manière de compter qui est désavantageuse. Quand on se compare à l'Italie, par exemple, quand une personne décède d'un malaise cardiaque sur le lieu du travail, c'est considéré comme un accident du travail. En Italie, ce n'est pas le cas.

Or, les accidents de malaise cardiaque, c'est plus de la moitié des accidents du travail. Si on les comptait pas, on serait dans la moyenne supérieure. C'est une manière aussi de protéger davantage le salarié, je ne veux pas changer cela.

Mais c'est pour nuancer. Pourtant, chaque accident mortel au travail, c'est un accident de trop. Il faut mettre l'accent sur la prévention.

Si on veut moins d'accidents, il faut les éviter. Comment les éviter ? C'est comme pour les violences sexuelles et sexistes, avoir une idée claire sur les risques.

Qu'est-ce qui est risqué dans le métier. - Quand on fait lire aux jeunes un prospectus de prévention, est-ce qu'on ne reporte pas la responsabilité sur eux alors qu'il faudrait... - La responsabilité repose sur l'entreprise.

C'est le chef d'entreprise qui doit veiller à ce que l'employé lise le prospectus. Au-delà des travailleurs. Cela concerne même les jeunes ou les gens qui entrent sur le site de l'entreprise.

Vous avez parlé du stagiaire qui été écrasé. - La CGT veut supprimer les stages en troisième et en seconde. - Là encore, il faut juste appliquer le droit.

Quand vous êtes stagiaires, vous ne devez pas être exposés à aucun risque. C'est de l'observation. - Vous souhaitez maintenir ces stages ? - Je veux renforcer le lien entre les jeunes et les entreprises.

On a un problème d'orientation majeure en France. Les jeunes ne connaissent pas les entreprises. Ce n'est pas en les enfermant dans des salles de classe qu'on va leur faire découvrir des entreprises. - On garde ces stages mais on les sécurise. - Oui.

Comment faire ? Avec de la sensibilisation. Et aussi, dès que le jeune arrive, il faut un parcours adapté.

Je trouve qu'il y a du positif, d'avoir un signe distinctif pour que le jeune soit un peu à part. Le casque bleu. Ils ont tous des casques orange sur les travaux mais, tous les nouveaux arrivants ont un casque bleu.

Comme ça, la surveillance collective joue beaucoup. Quand j'étais nouveau dans un univers... - Ce sera à partir de quand ? - C'est une recommandation, pas une obligation. - Pourquoi ? - Ca pourrait le devenir.

On va en discuter avec les entreprises. Chez une entreprise, ils ont une grosse casquette avec un gros A comme "apprenti". - Ce n'est pas compliqué que ce soit obligatoire. - Le port du casque, oui.

Le signe distinctif, non. - Questions sur la sécurité des travailleurs. Suite à la canicule passée, et celles vont venir, comment faire ?

Est-ce qu'il ne faut pas encourager le télétravail ? - Là encore, toute règle générale peut tomber à côté de la plaque. Faisons confiance aux entreprises.

Des objectifs de résultat, que les salariés soient bien traités et que les problèmes de santé au travail soit pris à bras-le-corps. La loi prévoit des choses. Sur les grandes chaleurs, l'année dernière un décret a été pris.

Il oblige par rapport aux alertes météo, de déclencher des plans. Il y a bien une capacité de normer. Cette capacité doit être adaptée à la réalité des entreprises et des métiers. - Des associations ont déposé des plaintes contre les plates-formes Uber et autre.

Et ceci, pour dénoncer des traîtres d'êtres humains. On parle d'esclavage, en quelque sorte. Certains livreurs de ces plates-formes peuvent travailler jusqu'à 63 heures par semaine pour 5,83 EUR de l'heure.

Est-ce que vous soutenez les associations qui ont déposé ces plaintes ? - Si les faits sont avérés, c'est illégal et ce sera sanctionné. - Vous serez derrière ces sanctions ? - Bien évidemment.

La manière de traiter des travailleurs de la sorte n'est pas acceptable. C'est pourquoi on va créer un vrai cadre social de qualité pour protéger ces travailleurs au niveau européen. On a essayé, à travers un dialogue social.

Ca n'a pas trop marché. Il faut qu'on le reprenne. On donnera ce cadre pour que les travailleurs... - Comment vous allez le faire, est-ce qu'il y aura aussi du retard comme avec la transparence salariale ? - Ce ne sera peut-être pas voté à la fin de l'année mais le texte de loi sera là.

Les débats seront commencés. Il faut donner un cadre social de qualité à ces travailleurs. - Demain, vous serez à Genève pour le G7 social qui réunit plusieurs pays, l'Allemagne, le Japon, les Etats-Unis, l'Italie, le Canada...

On est un peu décalés par rapport à ça, non ? - Dans tous ces pays on part à la retraite beaucoup plus tard en France. A la suite de ce que vous nous avez expliqué, j'aimerais avoir votre avis sur notre incapacité française à convaincre la population que c'est la seule voie possible.

Pourquoi on n'arrive pas à convaincre les Français ? - C'est compliqué de répondre. Je vous dis ce que j'essaye de faire.

On retrouve toujours cette idée du dialogue. - Sur la question des retraites, il y a eu beaucoup de dialogue. - Mais ça n'a pas fonctionné.

Là, j'ai relancé le conférence sociale, travail, emploi, retraite. On y parle de travail et d'emploi. Je remarque que les deux dernières réformes qui n'ont pas abouties, celle de 2023 a fini par aboutir mais elle est suspendue car une partie de la population n'arrive pas à l'accepter.

On n'a pas assez passé de temps à discuter. Comme se fait que les Français arrivent à 61 ans et veulent partir ? L'idée de faire deux ans de plus est insupportable.

Ce n'est pas pareil dans les autres pays. Je voudrais qu'on passe du temps là-dessus. - Demain, vous serez... - C'est très bien qu'on parle de social au G7.

J'ai vraiment proposé au Président de la République de...

Emmanuel Macron a souhaité cet automatique. Le social fait partie de ces grands sujets. Je pense également au dumping. - Il faut qu'on soit alors comme les trains. - La SNCF, Jean Castex vous a succédé, vous lui avez souhaité bonne chance. - Je suis modeste sur ces sujets.

Je connais aussi les syndicats à la SNCF. Ils sont exigeants et dynamiques. L'idéal, c'est de prévenir les grèves et de les éviter.

J'ai fait ça à la SNC, Jean Castex aussi sûrement. - Il y a beaucoup de causes, l'ouverture à la concurrence. C'est un dossier que vous avez géré.

Cette grève est contre Jean Castex ou alors contre vous ? - Vous êtes gentille... - C'est l'héritage... - Peut-être.

C'est surtout la concurrence. Ce n'est pas Jean-Pierre Farandou qui a inventé la concurrence. La décision d'ouvrir à la concurrence, on est l'un des derniers pays à le faire.

C'est un sujet qui a commencé...

On a un train qui roule entre Paris et Marseille...

Quand j'étais à la SNCF, je n'étais pas là pour faire les lois ni françaises ni européennes. On doit gagner dans la concurrence. Elle a tous les atouts pour le faire. - Dernière question sur Bernadette Chirac, elle voulait un TGV entre Paris et Limoges, est-ce que ce sera un jour le cas ? - Je crains de la décevoir.

Entre Paris et Limoges, ce qui va se faire...

On a refait la voie ferrée. Tout est neuf. Il n'y aura plus de panne de la voie.

Des rames neuves seront installées l'année prochaine. Mais il n'y aura pas de TGV Paris - Limoges. Il y aura des trains rapides et confortables. - On reste dans la politique.

La semaine dernière, Gabriel Attal, candidat pour Renaissance était en meeting. Il a parlé d'immigration du travail. - Notre ligne claire.

Ce que nous voulons, c'est accueillir moins pour accueillir mieux. Nous préférons le travail et on accueille les talents et les compétences que nous voulons. Nous voulons un système comme au Canada fondé sur des critères simples, une offre d'emploi, un logement, connaître nos valeurs et les respecter. - Gabriel Attal veut encourager une forme d'immigration de travail.

En même temps, Gérald Darmanin appelle un moratoire de trois ans sur toute immigration illégale y compris l'immigration de travail. Et la votre ? - Je suis un peu entre les deux.

Je suis réaliste. Je pense qu'on a besoin d'une immigration de travail dans ce pays. C'est la démographie qui le dit.

On a besoin de travailleurs qui arrivent d'ailleurs pour compléter un certain nombre de postes dont on a besoin. Certains français refusent de faire des travaux comme le BTP, le ménage...

On a besoin de personne pour le faire. Il faut s'occuper des étrangers qui sont sur notre sol. On a entrepris, avec mon collègue Laurent Nunez, une application de l'intégration par le travail.

C'est important pour les entreprises. On a les métiers en tension aussi. On a des étrangers qui sont prêts à faire ces métiers et il faut faire ce qu'il faut, une enquête... - C'est la circulaire dite Retailleau sur la régularisation des étrangers en situation irrégulière.

Comment il faut faire ? Allonger la liste des métiers en tension ? - Il faut la prolonger...

Elle s'arrêtait en fin de l'année. Si on ne faisait rien elle tombait. Il faut la poursuivre.

C'est une bonne nouvelle. Les entrepreneurs et les syndicats étaient très rassurés à cette idée. Donc, on peut réfléchir à son cadre.

Il y a parfois des anomalies...

Il faut regarder la situation des marchés du travail. On peut aussi assouplir le critère de présence dans le pays. Autre sujet, faciliter la remise de taxe de séjour, le renouvellement des titres de séjour pour des salariés qui sont en situation régulière dont le titre de séjour va expirer. - Donc il faut régulariser davantage et de l'assumer. - Par le travail et en particulier dans les secteurs d'activité dont on a vraiment besoin. - Donc plutôt Gabriel Attal que Gérald Darmanin. - Emmanuel Macron avait promis de revenir avec 5 % de chômage, là, on s'en éloigne car on a dépassé les 8 % de chômage.

Est-ce que c'est un piège pour un candidat à la présidentielle que de s'engager sur un chiffre précis sur le chômage. On a vu que François Hollande avait promis d'inverser la courbe. Est-ce que c'est un engagement qui est tenable ?

Est-ce que c'est un but qui reste à poursuivre de manière aussi précise ? - Il y a l'objectif global et il y a les chiffres qu'on met avec. Emmanuel Macron pourra dire qu'il a effectivement amélioré sensiblement le taux d'emploi des jeunes et des seniors.

Globalement il aura baissé le taux de chômage. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est la banque de France. Il a chuté de 1,3 points.

Ce que le président de la République ne prévoit pas, c'est les conjonction internationale. Ce sont des éléments... - Donc promettre sur le chômage ça ne sert à rien. - Mettre un chiffre en face est risqué. - L'objectif est là.

Les gouvernements successifs sous le président de la République Emmanuel Macron ont travaillé pour une baisse en dessous de 10...

Ce sont des éléments difficiles à maîtriser et à anticiper. - Allez-vous prendre position pour soutenir un candidat ? - Je vais faire mon métier de ministre du Travail et j'ai beaucoup travaillé depuis que je suis là.

C'est tout aussi comparable à la présidence de la SNCF. J'ai travaillé sur l'emploi des jeunes...

Je veux mener d'autres lois à leur terme. - Est-ce que vous soutiendrez un candidat ? - Oui, j'ai le temps de réfléchir.

Je veux les écouter dans leur programme. - Vous ne serez pas absent de la campagne présidentielle ? - Oui, le moment venu, je soutiendrai la personne du bloc central.

Les enjeux sont trop grands, trop lourds. A l'inverse, c'est le bloc central ou Jean-Luc Mélanchon ou le RN. - On va s'intéresser à demain aussi avec quels seront les emplois de demain.

Ce n'est pas facile. Notre invité face à vous Dylan Ayissi s'est penché sur la question. - Face à vous, un jeune homme qui voudrait que le lycée pro ne soit plus une voie de garage.

Anciens bacheliers professionnels, il réintègre le parcours général et décroche un Master en communication. En 2021, il fonde "Une voie pour tous" alors qu'un jeune sur trois est scolarisé en lycée professionnel. Aujourd'hui, il publie "La Revanche des pros" pour changer le regard sur cet enseignement.

Il y fait des propositions concrètes de réforme en profondeur. Son principal combat : les inégalités face à l'orientation. Son mantra : "Ne plus subir". - On a au moins la moitié des élèves qui déclarent ne pas avoir totalement choisi leur orientation.

Le problème du lycée professionnel, ce n'est pas l'instruction, un élève qui choisit une filière qui le passionne, il réussira. Mais c'est l'image qu'on va avoir. - Les élèves issus d'un milieu défavorisé ont plus de chances d'être dans un lycée professionnel.

Notre invité défend des idées radicales, comme la suppression des notes. Jean-Pierre Farandou, comment faire pour que le lycée pro ne soit pas une fatalité ? Comment revaloriser cet enseignement ?

Comment faire pour qu'il devienne une voie d'avenir et d'insertion ? Face à vous, Dylan Ayissi. - Nous l'accueillons.

Bonsoir. Merci d'être avec nous. Nous allons parler des lycées professionnels. - Mon travail sur la question du lycée professionnel depuis quatre ans, nous avons un constat, celui d'une voie qui est toujours considérée comme une voie de second rang.

On a toujours des élèves issus des milieux défavorisés qui ont plus de chance d'être dans un lycée pro. Au-delà de l'instruction, depuis toujours, l'école a une vocation sociale. De rencontres sociales, d'émancipation, elle doit permettre cette rencontre.

Aujourd'hui, on a le sentiment d'être plus victime du système éducatif que d'en bénéficier. Quand on s'inscrit dans une lignée de défaillances éducatives sociales et financières, ça inscrit aussi un doute qui peut découler en décrochage scolaire, parfois en décrochage civil. Ca pose la question de la capacité de l'école et donc de la société. - C'est souvent quelque chose qui subit.

Vous êtes d'accord ? - Oui, pour moi, l'orientation c'est la mère des médailles. Aujourd'hui, je suis en difficulté, je récupère des jeunes de 18 ou 20 ans qui n'ont pas fait les études qu'ils voulaient.

Et qui ne sont pas à l'aise. On les récupère dans les missions locales, on va les remettre dans une voie qu'il convie avec un profil professionnel qui leur appartient. Je partage que l'orientation libre qu'on donne aux jeunes et aux familles,...

Les familles aussi comptent de l'orientation. Je voudrais qu'on ouvre plus les jeunes pour qu'ils comprennent toutes les possibilités dans les entreprises. C'est énorme le nombre d'entreprises de métier...

Ce qui compte, c'est la motivation. A partir du moment où "j'ai envie de", on leur doit la formation. Il faut faire attention à ne pas former des jeunes pour qu'ils se fracassent dans des filières sans issue. - Vous avez réfléchi à ça, sur les secteurs en tension.

Des secteurs ont besoin de gens. Le problème, c'est qu'on ne sait pas toujours où aller. - Il y a aussi l'information et la confiance.

La tension qu'il y a dans le lycée professionnel, c'est que le croisement de vocation sociale de l'école mais aussi l'enjeu matériel nécessaire pour le fonctionnement collectif. On perd à substituer la question du besoin du monde économique et de la société, la question des attentes. On sait que les métiers du bâtiment, c'est à peu près cinq ans d'espérance de vie en moins.

Comment on raconte à un enfant qu'on lui retire des années de santé et que ce qu'il va faire, ce ne sera pas simplement la réalisation d'une nécessité que lui ne va peut-être jamais retrouver ? - Il faut parler de tout. Il faut parler des contraintes liées à tous les métiers.

Dans le BTP, il faut travailler là-dessus. C'est un sujet. Il n'y a pas de fatalité.

Les entreprises du BTP doivent travailler pour offrir santé et travail à leurs salariés. Pour faire envie. Mais aussi, la rémunération.

Les jeunes, j'ai le sentiment qu'ils veulent des rémunérations les plus importantes et rapidement. Vous savez que dans l'industrie, aujourd'hui, j'ai été voir des entreprises au Havre, on est très bien rémunéré en industrie...

C'est des éléments qu'il faut donner aux jeunes. Dans telle voie, c'est plutôt 1500...

Il faut donner des éléments de contexte professionnel. Mais dans ce contexte, il faut indiquer la rémunération. Les soudeurs, c'est 3000 EUR par mois vers 20 ans.

Vous pouvez monter vers 4000 à 40 ans. Dire aux jeunes filles qu'elles peuvent tout faire. Tous les métiers leur sont ouverts.

C'est important. Il faut élargir. Il faut s'occuper des parents, des conseillers d'orientation, de tous les gens qui gravitent autour des jeunes. - Des métiers qui paient moins que d'autres, c'est un sujet sensible. - Absolument, il faut dresser le portrait des lycées professionnels en difficulté.

Il y a des progrès qui ont été faits. C'est important de le rappeler. La question de l'argent est centrale.

Elle n'est pas annexe du contexte dans lequel on est en train d'évoluer. Elle ne doit pas tout emporter. On parlait de retraite...

On peut prendre en compte les contextes internationaux qui rendent l'avenir très flou. L'enjeu que traverse ma génération, c'est aussi le sens. La lisibilité et de se projeter dans les 30 années qui viennent sans se dire qu'on va répondre à des besoins et qu'on ne sera pas assez.

La dignité dans le travail, la sécurité dans le travail...

Il y a une prise de conscience qui a été nécessaire, notamment la suite des drames d'élèves décédés. L'école doit redonner confiance et doit revenir un espace d'émancipation. - On n'a pas prononcé le mot, l'apprentissage est une bonne poursuite du lycée professionnel.

On peut être en bac+2 et être ingénieur...

C'est une belle réussite, l'apprentissage. Je suis en train de réfléchir à comment le travail devrait évoluer. Les choses changent.

Le sens est important. Il est important que les salariés adhèrent avec les idées des entreprises. Je valide tout à fait.

Il faut que ce dialogue entre les jeunes et les entreprises ait lieu. Pour savoir où les jeunes sont à l'aise ou pas...

Le jeune doit regrouper les éléments pour faire son choix. - Il est difficile pour un jeune de savoir quels seront les métiers de demain, et comment s'orienter quand on ne sait pas ce que sera demain. - On parle beaucoup des métiers de soudeurs, d'IA...

Ca va choquer nos générations. Ce qui est important, c'est de construire un dialogue et de permettre aux premiers concernés de réfléchir sur ça. - Les lycées pro, ça doit être des lycées d'excellence.

Je suis d'accord. C'est très important. On a mis le paquet sur les lycées professionnels Ainsi que les formations professionnelles.

Mais le monde change. Je me suis entouré de six jeunes pour discuter...

Bravo pour ce que vous faites. C'est important ce que vous faites. - Merci d'être venus sur le plateau de "LCP-Lundi, c'est politique".

On revient lundi prochain. Bonne semaine.