E. Macron peut-il reprendre la main ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Les députés ont entamé hier l'examen des textes sur les soins palliatifs et l'aide à mourir. Peut-il passer l'obstacle du Parlement ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Sur quel sujet les Français pourraient-ils être consultés par référendum ?
- 4:05RelanceRéponse directe
Est-ce que ce référendum va court-circuiter le Parlement ?
- 6:05OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y aura un effet déceptif si Macron ne prononce pas le mot référendum ?
- 8:05OuverteRéponse directe
La réorganisation territoriale est-elle une piste sérieuse pour un référendum ?
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Et avec nous pour ce club Lou Fritel. Bonjour Lou, merci d'être là. Journaliste politique à Paris match.
Et Benjamin Morel constitutionnaliste, comment ça va Benjamin ? Ça va très bien. Bon ben super.
On va parler avec vous de plusieurs sujets. D'abord de la question de la fin de vie. Les députés ont entamé hier l'examen des textees sur les soins palliatifs sur l'aide à mourir.
Un texte beaucoup plus clivant, il divise au sein même du socle commun. Peut-il passer l'obstacle du Parlement ? Vous nous direz ce que vous en pensez.
Puis on parlera évidemment d'Emmanuel Macron ce soir sur TF1. peut-il reprendre la main sur le plan national ? Sur quel sujet les Français peuvent-ils être consultés par référendum ?
On aura évidemment la vie du constitutionnalisme. Bienjamin Alex, on verra avec vous quelles sont les pistes. Oui, plusieurs pistes.
Réorganisation territoriale, service civique renforcé ou alors un référendum pour trancher la question de la fin de vie. Toutes ces questions sont sur la table du président de la République. On en parle dans quelques instants.
D'abord, c'est l'actualité dans nos régions. On va parler des [Musique] municipales et l'actualité dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale. On va parler des municipales, c'est dans moins d'un an.
Maintenant, on va aller à Montpellier. On retrouve Vincent Coste, journaliste au Midi Libre. Vincent, vous allez nous faire le point justement sur la situation politique à Montpellier.
Bonjour, nous nous intéressons aujourd'hui aux élections municipale de Montpellier avec cette cette question évidente : qui succédera à l'actuel maire de Montpellier, le socialiste Michael de la Fosse, élu il y a 6 ans dans le cadre d'une triangulaire au second tour, notamment contre le maire sortant Philippe Sorel avec 47 % des voix. S'il ne s'est pour l'instant pas encore déclaré, il semble à peu près acquis que Michel de la Fosse sera candidat à sa propre succession avec une liste composée de diverses personnalités venues de divers horizons de la gauche comme leur comme cela avait déjà été le cas il y a 6 ans avec notamment des écologistes des écologistes que l'on devrait d'ailleurs retrouver euh sur plusieurs sur plusieurs listes tant leur le leur leurs tendances font que certains partiront peut-être avec Michel de la Fosse, d'autres partiront sur d'autres sur d'autres listes. Ce n'est pas encore complètement acté mais il pourrait partir notamment sur une autre liste de gauche puisque la France insoumise a ciblé Montpellier.
En effet, Montpellier fait partie des villes que la France insoumise a ciblé comme possible ville de conquête, même si la même si la ville est déjà est déjà à gauche. Une liste de la France insoumise devrait être donc présente à ces élections 2026 menée par la députée de Montpellier, la députée de l'héros Nathalie Oziol. même si d'autres candidats à la candidature sont euh possibles sur Montpellier pour la France insoumise et que rien n'est encore définitivement acté, ce qui est vrai euh pour de nombreuses euh formations, le chef d'entreprise Mo par ailleurs président du club de rugby de Montpellier, lui-même candidat il y a 6 ans euh il y a 6 ans également.
Enfin, il y aura et là la liste n'est évidemment non exhaustive, on parle des des principales listes des principaux candidats. le rassemblement national, même si historiquement il ne réussit pas des scores impressionnants sur la ville de Montpellier, mais le Rassemblement national devrait être également candidat à cette élection municipale de de 2026 euh pour et le le Rassemblement national devrait avoir un candidat bien sûr à Montpellier pour cette élection municipale 2026. élection municipale pour le pour laquelle le maire élu sera élu pour 6 ou 7 ans.
Ça, on ne le sait pas encore. Euh le ministère de l'intérieur n'a pas encore tranché cette question. Merci beaucoup Vincent Citique à Montpellier pour les municipales à moins d'un an du scrutin.
On parle beaucoup et de plus en plus d'ailleurs Benjamin des divisions de la gauche. Là on le voit à Montpellier, on a un maire socialiste sortant qui devrait se retrouver face à une candidature de la France insoumise. Oui, ça va probablement préfigurer ce qui va se passer dans d'autres grandes villes hein.
Pour les insoumis, il y a la nécessité de deux choses. D'abord, ben d'être plus présent sur le territoire. jusqu'à présent, c'est un parti qui n'avait aucune stratégie d'ancrage.
Aujourd'hui, il en a une même si elle est résiduelle par rapport à d'autres formations politiques. L'autre élément bien c'est de montrer que un PS seul n'est pas capable de de l'emporter et que donc ce faisant en vue de 2027 qui est quand même la priorité pour Jean-Luc Mélenchon, il s'agit de montrer que si c'est les élections municipales se passent mal pour le PS, si Montpellier tombe, si Nant tombe, si Renn tombe, si l'île tombe, et bien ça montrera que au fond une dynamique PS apparaît comme étant une dynamique voir même une dynamique sans LFI va apparaît comme une dynamique de toute façon impossible à mener au bout dans une élection présidentielle et que Donc on ne pourrait pas faire sans les insoumis, voir même que les insoumis devraient être au centre demain d'une gauche. La force du PS, c'est aujourd'hui d'abord et avant tout son corps d'élus locaux.
Si jamais c'est fragilisé, ça posera des questions à la direction quelle qu'elle soit. Donc on voit que pour la gauche, bah ces élections municipales, c'est un peu le test et c'est la dernière marche pour savoir quels seront les rapports de force avant 202. Parce que les insoumis, à défaut peut-être de pouvoir gagner de grandes villes, ils sont en tout cas en mesure de les faire perdre à la gauche et de les faire perdre au PS.
Si jamais le PS emporte des ville ou au moins s'il n'emp, dira-t-on le lendemain des municipales ? On dira "Regardez, le Parti socialiste est de retour. Le Parti socialiste peut représenter demain une force une force d'alternance." Et ça c'est ce que Jean-Luc Mélenchon veut éviter parce que l'objectif de Jean-Luc Mélenchon, c'est d'être assez fort 6 mois avant une élection présidentielle pour dire "Regardez, je suis la seule alternative crédible à gauche et donc parier sur le vote utile.
Donc il faut éviter une dynamique socialiste et dans ce cadre-là bah les élections municipales pourraient être soit le tromplein soit au contraire le tombeau d'une dynamique et ça aux insoumnis bah ils en sont assez bien conscients. Ouais loup ce sera un test ces municipal 2026 en vue de 2027 sur la stratégie de la gauche. Parce que oui ou non le PS peut se passer de les insoumis.
Oui mais souvenez-vous il y a 5 ans, c'est les partis traditionnelles avaient quand même fait de beaux scores LR et le PS on avait parlé d'un retour en force y compris au régional. Il faut savoir que pendant les élections locales, ce sont ces parties là qui qui gagnent parce que effectivement ils ont une implantation locale qui est très importante. Mais quand on est en dynamique nationale, ce sont les partis comme Renaissance, LFI, Rassemblement national qui persent.
Donc en l'occurrence, ce sera pas selon moi, même si le PS fait un bon score où conserve beaucoup de villes ou même en gagne, ce sera pas non plus déterminant dans la constitution des futures alliances euh poste durant la présidentielle ou post-présidentielle. En revanche, ce qui est sûr, c'est que les les agissements de LFI donnent aussi du crédit à Olivier Fort. C'est-à-dire qu'Olivier Fort en euh en perspective du Congrès, essayer de vendre à ses euh à ses euh ses ses oailles euh l'idée d'une euh grande alliance pour les municipales avec euh LFI et d'autres en disant "En vérité, si LI est pas avec nous, ils vont être facteur de déstabilisation.
Ce ils ont une capacité de nuisance absolument incroyable. Donc si LFI euh réussit à faire perdre à la gauche, en tout cas au PS certaines villes, euh effectivement Olivier Fort ressortira paradoxalement euh euh renforcé de cette séquence. Benjamin, oui, il faut bien comprendre que l'électorat de gauche est un électorat unitaire et donc il vote là où il pense que la victoire est.
Et là, l'important est d'une certaine façon pas le nombre d'élus que vous aurez au lendemain des municipales. L'important, ce sera la récit qu'on en fera. Regardez les dernières municipales, on dit les verts ont gagné.
Les ver ont gagné quelques grandes villes mais fondamentalement le paysage politique c'est LR et le PS. Si demain des grandes villes PS tombent, ça donnera le sentiment que le PS ne peut pas gagner. Et si le PS ne peut pas gagner, qui peut gagner ?
Ben la réponse de Jean-Luc Mélenchon, c'est uniquement Jean-Luc Mélenchon. Et donc dans ce cadre-là, je suis d'accord avec nous, mais il faut pas faire la liste du nombre d'élus, il faut faire vraiment la liste telle qu'elle sera perçue par cet électorat. Et cet électorat, il va au secours de la victoire.
Il y a été en 2017, il y a été en 2022. L'objectif de Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'il y aille à nouveau derrière lui en 2027. On va parler d'Emmanuel Macron. 2h30 pour s'adresser aux français.
Le chef de l'État sera ce soir sur TF1 pour évoquer différents sujets internationaux, nationaux et le président pourrait bien abattre la carte du référendum. Cécile Sixou. Il sera immergé dans 100 m carr d'écran pendant 2h30.
Demain soir, Emmanuel Macron va tenter 2 ans avant la fin de son mandat une opération séduction auprès des Français. Sur la forme pas d'interview traditionnelle avec des journalistes ou d'allocution, Emmanuel Macron va d'abord débattre avec des personnalités, des confrontations de 15 minutes avec Sophie Binet sur les retraites, Salomé Saqué sur la jeunesse ou encore Robert Ménard qui lui posera des questions en tant que maire sur la sécurité. Moi, je vais pas parler de de grand débat.
Je vais essayer de lui d'obtenir des réponses à des questions précises. Par exemple, sur le pouvoir des polices municipal. On vient de parler des rodé urbains, mais je veux dire, il faut donner plus de pouvoir.
Je vais lui demander des choses hyper précises sur toutes toutes ces questions. Il sera également interpellé en viso par le youtubeur Thbo Inshape, mais aussi le journaliste Charles Biétri atteint de la maladie de Charco sur la fin de vie et devrait répondre directement aux questions des Français. Mais là où le chef de l'État est très attendu, c'est sur l'annonce d'un référendum.
Temps d'écran, réforme territoriale, fin de vie ou encore immigration. Le RN attend de voir quelle thématique va proposer le chef de l'État. J'ai entendu parler de potentiel référendum.
C'est pas la première fois que le président de la République nous en annonce. Il nous en annonce tous les ans depuis 2017. Et je pense que ce sujet doit être extrêmement pris au sérieux.
Je l'appelle à organiser un référendum sur l'immigration. L'immigration n'est ni un totem, ni un tabou et encore moins une fatalité. Et les Français doivent maintenant reprendre le contrôle du pays.
Une émission tournée vers les Français où Emmanuel Macron, très présent sur l'international veut certainement montrer qu'il reste incontournable sur la scène nationale et cela jusqu'au bout de son mandat. C'est ça l'objectif Lou pour Emmanuel Macron ce soir, c'est de montrer qu'il reste incontournable sur la scène nationale. Est-ce qu'il peut reprendre la main avec cette émission ?
Euh et ce qui peut reprendre la En tout cas, ce qui est sûr, c'est que euh la séquence internationale a replacé un peu au centre du jeu et que de l'autre côté, vous avez un premier ministre qui aujourd'hui est assez affaibli, notamment euh à cause des affaires Betaram, mais aussi euh enfin, il est aussi concerné en tant que père, il s'est aperçu que sa fille était était aussi concernée et elle-même a certains problèmes de santé. Donc effectivement, vous avez un premier ministre affaibli avec un président de la République qui tente de reprendre la main et qui s'offre une sorte d'OT trip quand même en étant interrogé pendant on imagine plusieurs heures euh par par des paralités euh pas par des journalistes généralistes. Euh nous verrons ce qu'il en sort mais c'est vrai qu'on parle du référendum depuis tellement d'années et on en a aussi parlé lors de la dernière allocution du de de de Noël.
Je je suis pas certaine euh que il en soit question à la fin. Pour vous, il peut ne pas annoncer référendum. C'est un sujet qui fait traîner.
C'est un sujet qui traîne depuis tellement d'années. C'est un sujet qui n'a en fait quand il disait oui, j'appellerai les Français à se prononcer cette année. Il a jamais parlé de référendum en soi.
Et plusieurs personnes dans la classe politique y compris parmi ses proches l'avaient souligné. Et c'est quelque chose d' c'est important les mots qui sont employés par Emmanuel Macron. D'autant plus quand on sait que il avait rejeté toute idée de dissolution de l'Assemblée nationale quelques mois avant de le faire.
Donc je oui, je je suis pas alors on sera sans doute démenti. Enfin, je serai peut-être démenti là d'ici quelques heures, mais je pense qu'il faut vraiment pas mettre la charrue avant les bœu. Benjamin, est-ce que c'est vrai que là on l'attend principalement sur cette question du référendum Lou rappeler, il en parle depuis ses vœux du 31 décembre.
Est-ce que il y aura un effet déceptif si toutefois il ne prononce pas ce mot ? Alors probablement mais en même temps cet effet déceptif il seraent très limité parce que les grands sujets qui sont les sujets structurants dans l'opinion la dette la question de l'immigration la question des retraites ne sont priori pas des sujets de référendum pour lui. Et donc est-ce que les Français seraient fondamentalement déçu au mois de septembre de ne pas voter sur les écrans ou l'organisation territoriale ?
J'ai des doutes. Juste les sujets que vous citez, l'immigration, la dette c'est pas des sujets de référendum pour lui politiquement parce que c'est risqué ou le constitutionnaliste que vous êtes dit ça peut pas être des sujets de référendum, la constitution n'en empêche. Alors le l'immigration c'est pas un thème, c'est un c'est pas un domaine de la loi, c'est un thème.
Et donc il y a des éléments sur l'immigration économique qu'on pourrait éventuellement faire passer par référendum et ce serait très limité sur l'immigration économique la ME si on pourrait. En revanche euh sur les questions relatives aux finances publiques, là c'est très borné également même lois de programmation telle que l'onvisage François Bairou, ça serait pas non plus tout à fait vraiment possible. La question de la fin de vie, on a des doutes.
C'est-à-dire que il y a certains éléments qui pourraient être au sujet d'interprétation, sachant que Laurent Fabus avait une ligne très dure et que Richard Ferrand lors de ses auditions semble avoir une ligne un peu plus souple. Après, ce sera pas forcément un vrai référendum. Ce qui tourne visiblement, c'est que ce ne serait pas tant un référendum, article 11, mais plutôt une consultation.
Dans ce cadre-là, on est dans un cadre complètement adoc, pas prévu par la Constitution, avec un questionnaire à choix multiple. Et ça c'est jamais arrivé. Ça c'est jamais arrivé et il y a aucune loi pour l'encadrer.
Donc si on le fait, il serait bon d'un point de vue juridique d'avoir une loi pour l'encadrer parce que sinon ça veut dire que les maires ne seraient pas contraints légalement de sortir les urnes et sans doute certains boycotteraient. Mais si on organise ça, l'avantage c'est que on peut tout poser. On peut poser euh la question de l'immigration, des finances publiques, de l'accueillette des fraises, de la 6e République.
Il y a plus d'article 11. Il y a plus d'article 11 parce que c'est hors constitutionnel. C'est hors constitution.
Le désavantage en revanche, c'est que ça ne peut être que consultatif. C'est-à-dire qu'on fait pas passer un projet de loi. Un référendum, c'est quoi ?
C'est pas une question, c'est un projet de loi qu'on soumet à un référendum. La consultation qui sera envisagée, c'est des questions. Êtes-vous pour ou contre la fin de vie ? enfin la loi sur la fin de vie mais infé si jamais il y a un oui bah ça n'aura de réalité juridique qu'à condition que le parlement s'en saisisse et vote une loi derrière.
C'est intéressant ce que vous dites parce que il y a il y a un débat sur est-ce que ce référendum va recircuter le parlement. Vous vous dites si c'est un vrai référendum de toute façon on ne peut pas ccircuiter le parlement. Alors si c'est un vrai référendum malgré tout si on courcircute le parlement admettons la loi fin de vie.
La loi qui actuellement est en débat au Parlement, c'est Emmanuel Macron dit bah elle vient de sortir de l'Assemblée nationale, je la reprends, je la souma référendum, il y a plus d'examen ici, il y a plus d'examen au Sénat et à ce moment-là si le emporte, la loi telle qu'il a telle qu'elle a été soumise à référendum, ça pourrait également être une autre mouture et bien se retrouverait à ce moment-là. Donc c'est une loi mais qui n'est pas obligé d'être votée par les deux chambres. Exactement.
Elle peut elle doit être votée par une des deux. Même pas. Vous avez juste la nécessité d'avoir un projet de loi.
Si François Baou et son gouvernement déposent un projet de loi, ça peut être au soumis référendum dès le moment où c'est ça sort du conseil des ministres ou plus tardivement si on le veut jusqu'à en fait ce que la loi soit promulguée après un examen parlementaire. Donc il y a tout à fait une possibilité. Une consultation en revanche comme on l'évoquait là c'est pas du tout un projet de loi.
C'est une question. La question ensuite c'est qu'est-ce qu'on en fait légalement ? On parlait de l'organisation territoriale région département commune tout est dans la constitution.
Les interc dans la jurisprudence du conseil constite. Vous avez un vous avez une consultation pour dire on supprime un échelon, très bien mais ça a aucune valeur juridique. On fait quoi derrière ?
Bah ça implique une révision constitutionnelle pour supprimer un échon de collectivité. Vous comprenez bien que il y a loin d'avoir une majorité au Sénat pour supprimer le département ou la région. Donc à partir de là, le gros risque déceptif, c'est qu'on ait des consultations et rien qui se passe derrière.
Et justement Alex, on va avec vous les pistes de référendum. Et oui, puisque le président de la République euh pourrait effectivement poser plusieurs questions aux Français et plusieurs sujets sont sur la table euh du président de la République. D'abord, vous en parliez Benjamin, et bien une réorganisation territoriale pour réformer le 1000 feuilles et les compétences des euh collectivités locales.
Alors, ce n'est pas la première préoccupation des Français, c'est un sujet en revanche qui intéresse beaucoup les élus locaux. On va regarder ce qu'en pense l'un des dirigeants de l'association des maires de France, le socialiste André Leniel. Si ce référendum porte sur les moyens, sur les compétences, sur la liberté des collectivités territorial, nous pouvons le regarder avec intérêt si c'est simplement pour faire une nouvelle réforme administrative sans véritable lien avec ce qui se passe sur nos territoires.
Bien entendu, ça n'a pas de sens. Voilà André Laniel qui a été interrogé la semaine dernière dans cette émission. autre débat que le président de la République pourrait choisir de vouloir trancher par référendum la fin de vie et la création d'un droit à l'aide active à mourir.
Souvenez-vous, Emmanuel Macron avait déjà organisé une convention citoyenne sur le sujet. Le seul problème, c'est que les députés ont commencé hier l'examen des deux propositions de loi issues de ces travaux et l'annonce d'un référendum serait vu comme un contournement un contournement du travail du parlement. Et certains ministres critiquent déjà cette option.
Écoutez, le ministre de l'intérieur. Je pense que sur des sujets de société, la démocratie parlementaire où euh on est capable d'aborder un sujet avec nuance et plus à même de répondre que la réponse par un oui ou par un non. Et puis autre piste sérieuse envisagée euh par l'Élysée, un référendum autour des questions de défense.
Les Français pourraient être consultés sur la création d'un service civique et militaire volontaire, une sorte de service national universel renforcé. Euh c'est un format qui est examiné par le président de la République depuis euh le désengagement américain en Ukraine et la nécessité de euh réarmer sur le plan militaire euh l'Europe. En tout cas, on précise qu'Emmanuel Macron a dit qu'il était opposé à un retour du service militaire obligatoire.
Et puis enfin, on peut parler des fausses pistes, des fausses pistes de référendum que le président de la République ne devrait pas retenir. Un référendum sur le prochain budget comme l'a proposé le premier ministre François Bairou. Euh le budget, c'est un sujet qui est compliqué à traiter en une question et l'examen budgétaire relève des missions constitutionnelles du Parlement.
Et puis on parlait aussi il y a quelques mois d'un référendum sur l'usage des réseaux sociaux chez les jeunes. C'était une piste un temps envisagée par l'Élysée. Mais on se souvient quand même que ces dernières semaines le président de la République a expliqué que ce sujet des écrans relevait d'abord de l'Union européenne puisque c'est Bruxelles qui réglemente et décide d'obligation à imposer aux plateformes numériques américaines notamment.
Merci Alex. On le voit he loup. Les pistes elles sont nombreuses.
Le risque politique il est grand pour Emmanuel Macron. Alors, c'est vrai que sur toutes ces pistes, bizarrement, celle qui me paraîtrait la moins euh la moins farfelue, ce serait sur la fin de vie dans la mesure où effectivement ça peu de enfin, il y a une vraie chance pour que ça ne passe pas le parlement. C'est-à-dire que la plupart des groupes ont décidé d'une d'une autonomie de vote, d'une liberté de vote.
Mais quand vous faites les comptes, vous rendez compte que la plupart quand même euh votre enfin en tout cas par exemple au Rassemblement national, les 2 tiers vot contre, c'est quand même un énorme groupe avec les alliés stati, c'est plus de 140 députés, c'est beaucoup. Euh donc c'est vrai qu'il y a ce risque-là et donc pour circuiter le parlement effectivement c'est pas très élégant mais au moins ça permettrait pour Emmanuel Macron de faire aboutir ce projet qui lui tient à cœur he c'est quand même lui qui l'a mis au cœur du du de l'actualité et qui a demandé une convention citoyenne sur la question. Mais est-ce que là il y a pas un risque politique de froisser François Bairou, Bruno Retaillot qui risque ?
Il y a un risque politique de froisser tout le monde mais vous êtes à un an quasiment un an et demi non 2 ans encore pardon de l'échéance présidentielle avec des municipales au milieu dans une situation quand même assez compliquée avec des groupes qui s'écharpent entre eux. Donc c'est vrai que si vous les froissez vous n'êtes pas non plus le premier à le faire. Vous ne serez pas en première ligne en réalité.
Et puis c'est le dernier petit pouvoir du président de la République qui quand même est très en retrait quand même. Moi je parle de temps en temps avec ces troupes, même ses plus proches qui disent que oui Macron c'est fini pour l'instant. Donc il y a il y a ce risque là.
Il en a parfaitement conscience. Mais c'est vrai que quand on voit la comment dire la le nombre de sujets qui peuvent être abordés, plus il y en a plus il y a un risque déceptif. Ça c'est très c'est vraiment certain.
Et c'est souvent ce qui a été le cas ces dernières années, notamment depuis 2022 avec Emmanuel Macron. il abordait euh et il jetait dans le débat public énormément de sujets, énormément de dossiers sur lesquels il voulait avancer mais pour finalement euh que la parole ne soit pas vraiment suivi en acte. Euh donc nous verrons.
Alors les consulistes sont ravis hein, c'est le marché de Noël des référendums. Mais euh au-delà de ça, je crois qu'il y a deux risques majeurs. C'est-à-dire que le premier risque majeur, c'est que si vous faites un référendum sur des sujets qui ne sont pas la priorité des Français et que vous avez 20 % de participation qui plus des gens qui vous en veulent la plupart du temps, qui viendront pas voter sur les écrans ou l'organisation territoriale mais essentiellement contre vous, il y a un risque d'effet plébiscitaire.
L'autre risque qui est peut-être encore plus profond, si jamais vous avez des référendums qui sont des référendums clivants au sein de la majorité, vous voyez l'organisation territoriale, vous allez avoir une fronte des élus locaux et du Sénat. Or, qui a fait passer le budget la dernière fois ? C'est cette maison.
Et donc si vous avez le Sénat et les élus locaux contre vous à un an d'une sénatoriale à 6 mois d'une municipale, adieu budget. Si jamais vous faites des questions relatives au mode de scrutin à la fin de vie, là aussi vous allez avoir des LR qui vont se tendre. Difficile de faire passer votre budget.
Si vous avez un nom au président, une majorité en capilotade, pas de budget, plus de premier ministre, se repose une nouvelle question, c'est Emmanuel Macron n'est-il pas le point de blocage ? Est-ce que la démission ne serait pas la meilleure façon de sortir de la crise ? Tout ce qu'Emmanuel Macron était parvenu à éteindre depuis quelques mois en se concentrant sur l'international et en laissant à François Baou une forme de panade interne qui va durer quoi qu'il arrive parce qu'il y a pas de majorité jusqu'en 2027.
En se lançant dans cette aventure-là, il peut potentiellement bah fragiliser la stabilité du gouvernement et du pays et se remettre en première ligne dans ces affaires de démission. Vous voulez dire juste une chose sur les LR, je suis d'accord mais il faut vraiment pas surestimer non plus leur capacité nuisance parce qu'ils sont tenus quand même par une chose c'est le principe de responsabilité qu'ils vendent à leurs électeurs qu'ils veulent vraiment regagner que beaucoup sont partis au rassemblement national et d'ailleurs les LR ont montré la motion de censure qui avait été votée à l'hiver dernier comme l'un des facteurs montant qu'il fallait absolument que ces électeurs reviennent à eux parce que le rassemblement national n'était pas en capacité de gouverner. Donc c'est vrai que demain même si ils sont croisés, il y aura quand même ils seront tenus par cette idéel.
Oua mais on n pas il y a on n pas il y a 6 mois et là il y a deux éléments très importants pour LR à considérer. Le premier élément c'est queils vont sortir de leur bataille interne et pour le vainqueur il va falloir se positionner sur une ligne claire vis-à-vis d'Emmanuel Macron. Le deuxième élément extrêmement important pour un parti d'élus, c'est les municipales.
Or, s'il y a des élus qui râent, s'il y a des maires qui disent "Mais comment voulez-vous que moi je élu avec le bilan d'Emmanuel Macron sur une élection municipale beaucoup plus nationalisée qu'en 2020 ? et bien la pression va monter et dans ce cadre là, je suis d'accord avec vous, il y aura pas de censure mais en revanche le budget adopté très gentiment par cette maison il y a 6 mois et bien il va être beaucoup plus compliqué d'avoir un budget relativement consensuel qui pourra également passer à l'Assemblée nationale et à l'Assemblée nationale les LR sont un petit groupe mais si la position ici est trop dure il pourra pas y avoir de majorité à l'Assemblée nationale. Idem d'ailleurs pour les socialistes qui là se retrouveraient sur une motion de censure. plus socialiste égal vrai danger pour le gouvernement pas se permettre le le la motion de censure de l'an dernier avec le retard qu'il a eu notamment pour les élus locaux ça c'est on actuellement il y a pas de majorité pour le budget et une tension en la matière risque très clairement d'entraîner des nouvelles lois spéciales un budget voté tardivement ou pas voir pas de budget du tout parce que le budget si jamais il était voté tardivement il arriverait quand ? pendant les élections municipales, voyez les socialistes ne pas voter une motion de censure en pleine élection municipale, ça va être compliqué.
Donc là, priorité stabilité. Ouais. Il y a il y a un sujet de tension et de division au sein du socle commun, c'est la question de la fin de ville où les députés, ils ont commencé hier en séance l'examen de ce texte de ces textes parce qu'il y a un texte qui est consensuel, c'est celui sur les soins palliatifs, il y a un texte beaucoup plus clivant, on suit sur l'aide active à mourir.
Est-ce que ça ça peut être un sujet de tension ? au sein du gouvernement. Alors, en vérité euh c'est étrange, mais comme ça fait beaucoup de mois qu'on parle de ce sujet-là et donc d'une certaine façon tous les députés ont assimilé l'idée que ce serait vraiment un vote intime.
Ça peut pas vraiment être un sujet de crispation parce que ça touche aux expériences de chacun, ça touche aux convictions de chacun et vous voyez d'ailleurs des votes contre à gauche, des votes pour à droite. Catherine Vrin par exemple dans le Parisien explique qu'elle elle a été marquée par un malade de Charco parmi ses proches. Donc c'est ce ne sera pas un sujet de division et encore moins et encore moins de de rupture selon moi.
Benjamin, ça risque d'être très compliqué. Alors, je parle pas forcément du référendum, mais très compliqué en réalité à faire passer dans des termes qui soient des termes, je dirais, à peu près commun entre les deux chambres, tout bêtement parce que le Sénat là-dessus n'est pas aligné avec l'Assemblée nationale, que la CMP avec des des positions différentes au sein même de la majorité sénatorial, il y a pas unanimité chez les LR et chez les centristes donc et donc à partir de là, le texte qui sortira de la CMP est assez imprévisible et si la CMP n'est pas conclusive, députés, le dernier mot à l'Assemblée nationale sur ce sujet m'a paraît très compliqué pour des raison raison politique et comme l'a bien dit Lou en fait parce que c'est pas un texte qui donnerait lieu à une forme de clivage politique tout à fait clair d'où l'idée que la consultation pourrait être une façon de pousser quelque peu les choses. Le problème évidemment c'est queen le faisant vous faites pression sur les parlementaires et en faisant pression sur les parlementaires, il n'est pas certain que ça les rende plus à même et plus en possibilité de faire passer le texte aux conditions qui seront les conditions présidentielles.
C'est un texte en plus sur lequel il y a pas de de procédure accélérée. que la navette entre les deux chambres peut prendre du temps. Est-ce que c'est un texte là aussi que le gouvernement peut laisser traîner ?
Il peut laisser traîner tout à fait. Alors, on a un texte qui devrait à minima l'automne et a la possibilité évidemment de pousser sur le printemps et cetera. Donc là, on peut avoir et puis même si on n' pas de CMP conclusive au bout de la 2e lecture, le dernier mot, vous savez, pai automatique, hein, on peut avoir une 3e lecture.
Sur ce type de loi, ça se fait de manière euh pas régulière, mais en tout cas, ça se fait. Et donc dans ce cadre-là, on peut avoir un examen qui traîne pour arriver à trouver, je dirais, la le bon point d'équilibre parce que le la grosse difficulté, on parle des référendum et cetera. Oui, non, à la fin de vie, c'est pas le sujet fondamentalement. c'est quelles modalités vont réellement être mis en place pour rendre la loi optimale.
Et donc l'idée d'en faire là-dessus un sujet de clivage est probablement une idée qui n'est pas une idée politiquement très porteuse et tombe un peu à côté du sujet. Et on verra bien sûr ce que dit ce soir Emmanuel Macron qui sera euh interrogé à partir de 20h10 sur TF1 Emmanuel Macron. Justement, il est à la une de nos journaux régionaux.
On voit ça Alex. [Musique] Et Alex, Emmanuel Macron, le retour. C'est la une de la dépêche du midi.
Oui, le chef de l'État qui entend revenir au premier plan de la scène politique nationale alors qu'il était jusque-là retiré des affaires du pays. Depuis, la dissolution est davantage mobilisée sur le plan international. Emmanuel Macron qui fait son retour devant les Français ce soir sur TF1 dans une émission.
Il va débattre avec plusieurs personnalités et il pourrait annoncer un référendum ou une consultation à questions multiples sans choisir des sujet trop clivant et éviter que cette consultation ne se transforme en un vote pour ou contre le président de la République. Un procès qui vire en bagarre générale, c'est dans Sud-Ouest. Oui, bagarre générale au palais de justice titre le journal Sud-Ouest.
Hier, c'était le premier jour du procès de la fusillade mortelle du quartier des Aubers à Bordeaux qui avait coûté la vie en 2021 à Lionel X. un jeune de 16 ans. Trois hommes originaires du quartier rival de Chantis étaient jugés pour meurtre en bande organisé.
Et à la fin de cette première journée d'audience et bien des membres des deux quartiers se sont affrontés dans le palais se distribuant coût et insultes. Les accusés se sont réfugiés dans la salle d'audience et ont été exfiltrés par une porte dérobée. Nous demandons que le procès se déroule dans la sérénité.
On réagit les parents de de Lionel S. Le bien public se projette dans le futur et c'est inquiétant. Et effectivement avec cette question : quoi ressemblera une journée dans la ville de Dijon en août 2080 euh sous 52°gr ?
C'est la question que s'est posé le bien public dans le cadre d'une série d'articles consacrés cette semaine au changement climatique. Et concrètement et bien en août 2080, chaque dijonet aura un quotat d'eau journalier à cause des réductions d'eau drastique. Même l'eau du robinet au restaurant sera facturée, l'énergie sera hors de prix et les centrales nucléaires en surchauffe est donc souvent arrêté et puis la viande deviendra un véritable luxe car les élevages notamment beauvin seront quasiment impossibles à maintenir à cause de la chaleur.
Cette journée fictive de 2080 et bien elle a été imaginée par des scientifiques du CNRS donc sur des bases très sérieuses. Alors on termine par le festival de Cann ça commence aujourd'hui. Et oui, la planète cinéma débarque à Cann.
Début de la compétition officielle du festival ce soir. Un festival qui fait la parbelle aux femmes titre le journal les dernières nouvelles d'Alsace puisque des femmes présideront les juris des quatre compétitions du festival de Cann dont l'actrice Juliette Binoch. Le premier longmétrage d'Aurélie Bonin partir un jour fait l'ouverture du festival. le cinéma féminin qui est très présent cette année euh dans euh les secteurs parallèles, les compétitions parallèles, mais dans la course à la Palme d'or, et bien euh seulement se films sur 22 sont l'œuvre de réalisatrice.
Merci beaucoup Alex, merci d'avoir été avec nous. Lou, la une de Paris Match cette semaine, c'est la nostalgie Chirac. Tout à fait, tout à fait, c'est-à-dire dans votre merci beaucoup Lou Frit d'avoir été avec nous.
Merci Benjamin Morel d'avoir été avec nous également. Merci à tous de nous avoir suivi. On se retrouve demain.
On parlera évidemment très longuement de l'intervention d'Emmanuel Macron ce soir. Très bonne journée. À demain. [Musique]
Emmanuel Macron