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InterviewRadio France (sur Site radio)· 29 octobre 2026 6 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & famille

"Il est temps de reprendre les cours" pour Carole Drucker-Godard, rectrice de l'académie de Montpellier

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:32OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut vraiment espérer un retour au calme lundi dans les lycées et les universités de notre département ?

  • 1:16OuverteRéponse directe

    C'est aussi votre message ? C'est ce que vous dites aux manifestants ce matin ?

  • 2:40RelanceRéponse partielle

    Vous dites qu'il faut reprendre le travail lundi, mais les élèves, les manifestants, ce n'est pas ce qu'ils ont l'air de vouloir.

  • 4:04OuverteRéponse partielle

    Parcoursup va être remplacé en 2028, ça veut dire que ce n'était pas un bon outil, cette plateforme ?

  • 4:46FerméeRéponse directe

    Il faut le garder, alors ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:39InvitéChiffre
    « cette fameuse plateforme de consultation lycéenne a recueilli plus de 100 000 dépôts »
  • 1:48InvitéChiffre
    « pour l'Académie de Montpellier, nous en sommes à peu près 4 800, un peu plus même »
  • 3:38InvitéPromesse
    « dès la rentrée 2027, les classes de seconde seront plafonnées à 28 élèves »
  • 5:15InvitéPromesse
    « Ça va être dès la session 2027, de réfléchir pour mieux expliquer les examens des vœux »
  • 5:50InvitéPromesse
    « des choses qui seront rendues publiques, plus compréhensibles, c'est certain »

Temps de parole

  • Invité76 %
  • Présentateur17 %
  • Présentateur 26 %

≈ 3,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

Et

0:06
Présentateur

les 7h49, les vacances de la Toussaint se terminent lundi, retour en classe, se termine, virgule, lundi, retour en classe pour les élèves. C'est mieux comme ça, le gouvernement a annoncé des mesures pour calmer la colère lycéenne, mais le compte n'y est pas encore pour l'intersyndicale qui appelle à poursuivre le mouvement. De quoi inquiéter votre invité Sébastien, la rectrice de l'Académie de Montpellier ? Carole Drucker-Godard, bonjour. Bonjour. Est-ce qu'on peut vraiment espérer un retour au calme lundi dans les lycées et les universités de notre département

0:39
Locuteur

? Alors

0:41
Invité

c'est effectivement à espérer, c'est ce que nous attendons et c'est ce qu'il faut faire surtout, puisque les élèves, les étudiants également, ont perdu déjà plusieurs semaines. On a des élèves qui vont bientôt passer des examens, en tout cas qui sont sur des années examens, et qui ont à tout prix besoin de retourner en classe dès lundi sans attendre vraiment davantage.

1:05
Présentateur

Emmanuel Macron, hier soir, dans un entretien diffusé par la chaîne YouTube, Hugo Décrypte a dit que la jeunesse a été entendue et il l'appelle à reprendre les cours. C'est aussi votre message ? C'est ce que vous dites aux manifestants ce matin

1:21
Locuteur

? Oui,

1:23
Invité

absolument. C'est ce que je vous disais. Il est temps de reprendre et surtout, il ne sait pas qu'il est seulement temps, c'est que nous avons effectivement beaucoup écouté et c'était important. Vraiment, c'était très important. D'ailleurs, des revendications étaient absolument légitimes. Vous savez que cette fameuse plateforme de consultation lycéenne a recueilli plus de 100 000 dépôts et pour l'Académie de Montpellier, nous en sommes à peu près 4 800, un peu plus même. Donc, l'Académie de Montpellier, en tout cas, les élèves ont largement participé. C'était important. On les a incités à le faire. Ils ont été entendus aussi, bien sûr, au sein même des établissements.

Moi-même, j'ai vu beaucoup de lycéens au sein des instances, que ce soit des instances académiques ou au sein des établissements. Les proviseurs ont mis des temps de partage, d'échange dans ces temps de démocratie lycéenne au cœur de leurs établissements. Ils ont fait un travail fantastique et ça va continuer. C'est ça surtout que je veux bien redire. Lundi, on recommence et on garde cet axe. D'ailleurs, ils vont être beaucoup plus impliqués dans la vie lycéenne et ils vont être plus dans les instances.

2:34
Présentateur

Oui. Alors, il y a effectivement eu des choses de faites. Il

2:36
Locuteur

y

2:36
Présentateur

a eu des annonces, mais visiblement, le compte n'y est pas. Donc, vous, vous dites, il faut reprendre le travail lundi, mais les élèves, les manifestants, ce n

2:45
Locuteur

'est

2:45
Présentateur

pas ce qu'ils ont l'air de vouloir.

2:48
Locuteur

Alors,

2:48
Invité

il y a les élèves et puis il y a les manifestants et il y a quelques élèves manifestants aussi, évidemment. Vraiment, l'ensemble des remontées de ces lycéens, et des étudiants également, d'ailleurs, puisque notamment la plateforme Parcoursup a été décriée à la fois par les lycéens et par les étudiants, on a répondu point par point à toutes les revendications.

3:15
Locuteur

Alors,

3:16
Invité

évidemment, quand on est dans un mouvement de mobilisation, notamment sur Parcoursup, mais pas que sur Parcoursup. D'ailleurs, Parcoursup, qui n'était pas ce qui était le plus décrié par les lycéens, puisqu'ils ont d'abord parlé de l'emploi du temps, des conditions de travail, du bâti scolaire aussi, des absences non remplacées. C'est vrai, on y a déjà travaillé. Des classes trop chargées. Vous avez entendu, évidemment, que dès la rentrée 2027, les classes de seconde seront plafonnées à 28 élèves, puisqu'on sait que la classe de seconde est une classe charnière. Et puis, ce travail autour de Parcoursup, mais je vous dirais plutôt un travail autour de l'orientation.

Et c'est vrai que l'orientation des élèves doit être pensée peut-être plus finement encore.

3:58
Présentateur

Mais Parcoursup, justement, qui va évoluer dans un premier temps et qui sera remplacé en 2028, ça veut dire que ce n'était pas un bon outil, cette plateforme ? Vous aviez pourtant défendu, vous, Parcoursup, sur cette antenne

4:11
Locuteur

?

4:12
Invité

Bien sûr, mais d'ailleurs, les présidents d'universités eux-mêmes aussi défendent cet outil. Pourquoi on le supprime ? Je vais vous dire, on peut défendre l'outil parce que l'outil a permis de faire des offres, des propositions bien plus multiples qu'auparavant à nos lycéens. Et aussi parce que ce n'était pas qu'un algorithme. C'est ça qui a été tellement critiqué, alors que derrière Parcoursup, il y a bien de l'humain. Surtout, il y a des ressources très, très importantes et c'est un vrai outil d'orientation. En ce sens, Parcoursup fonctionne bien.

4:53
Présentateur

Il

4:53
Locuteur

faut le garder,

4:53
Présentateur

alors

4:54
Invité

!

4:54
Locuteur

Il

4:54
Invité

a été décrié.

4:55
Locuteur

Et

4:55
Invité

ce que l'on peut comprendre, c'est la pression et l'angoisse terrible des lycéens sur les années de première et de terminale. Donc, il y a des choses qu'il faut faire évoluer. D'ailleurs, la plateforme Parcoursup a évolué chaque année, en fait, depuis qu'elle a été créée. Mais là, on va aller bien plus loin. On a entendu les demandes. Ça va être dès la session 2027, de réfléchir pour mieux expliquer les examens des vœux, l'origine des réponses aussi, quand il y a des refus. Pourquoi ? Peut-être aussi de regarder s'il faut garder ou pas la mention du lycée, de rendre des notes plus comparables d'un établissement à l'autre, revoir aussi le contrôle continu. Donc,

5:37
Locuteur

c

5:37
Invité

'est vrai qu'on va aller vraiment... Ce

5:39
Locuteur

n

5:39
Invité

'est pas l'outil, en fait. Vous voyez, c'est plutôt derrière la manière d'orienter les élèves. Et puis, certains critères, c'est vrai, qui doivent être peut-être davantage éclaircis, plus transparents. Et ça, c'est vraiment ce que l'on va faire dès la rentrée 2027, avec des choses qui seront rendues publiques, plus compréhensibles, c'est certain. Et puis, en 2028, il y a un comité qui se met en place, un groupe de travail, des débats parlementaires également qui auront lieu. Et puis, on verra ce que deviendra Parcoursup en 2028.

6:13
Présentateur

Merci, Carole Drucker-Godard, rectrice de l'Académie de Montpellier. Et donc, on verra ce qui se passe lundi, jour de rentrée. Dans le calme, on l'espère. Bonne journée à vous.

6:23
Invité

Dans le calme et en classe, absolument. Merci beaucoup. Au revoir.