Julien Odoul : "Le retour aux urnes, c'est la démoratie !" (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00ComplaisanteÉludée
C'est assez comique, ça fait 8 ans que M. Macron est le maître du chaos.
- 2:45OuverteRéponse directe
Daniel Obono, assumez-vous vouloir renverser la table ?
- 4:19RelanceRéponse partielle
Une question : pourquoi vous êtes parlementaire si vous ne faites pas confiance à l'Assemblée ?
- 4:31OuverteRéponse directe
Pourquoi le gouvernement a-t-il changé d'avis sur la réforme des retraites ?
- 6:48FerméeRéponse directe
Le prix Nobel d'économie plaide pour stopper la réforme des retraites. Vous y êtes favorable ?
- 9:58FerméeRéponse directe
À la fin, est-ce qu'il faut travailler plus ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17PrésentateurChiffre
« 1 100 milliards d'euros de dettes supplémentaires. »
- 0:35PrésentateurChiffre
« 1000 coups et blessures par jour, 120 attaques au couteau par jour. »
- 8:44Invité politiqueFait
« Je tiens beaucoup à notre système de retraite qui est un joyau de notre République. »
Temps de parole
- Julien Odoul25 %
- Julien Odoul 221 %
- Présentateur16 %
- Invité15 %
- Invité 215 %
- Invité 34 %
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C'est assez comique, ça fait 8 ans que M. Macron est le maître du chaos. Ça fait 8 ans que notre pays dégringole, année après année, crise après crise. Ça fait 8 ans qu'on a une situation économique désastreuse. M. Macron, qui devait être le Mozart de la finance, qui a été en fait un désastre avec ses 1 100 milliards d'euros de dettes supplémentaires.
Quand vous voyez les fermetures d'entreprises, quand vous voyez l'état de paupérisation de notre pays et notamment de la classe moyenne qui encaisse tout et qui aujourd'hui crie ne m'oubliez pas, parce qu'elle en a ras-le-bol de pays pour tout le monde, comme vous voyez le niveau aussi de l'insécurité dans notre pays, je rappelle, 1000 coups et blessures par jour, 120 attaques au couteau par jour, c'est l'état de notre pays. 120 attaques au couteau par jour, c'est le bilan de votre gouvernement et de votre président de la République. Donc en matière de chaos, je pense que le prix Nobel, c'est M. Macron. Donc on n'a pas de leçon à recevoir de ce président qui n'écoute jamais les Français.
Les Français, depuis un an et demi, ils veulent le changement. Ils l'ont exprimé au moment des législatives. Ils veulent une rupture avec le macronisme. C'est tout. Et depuis un an et demi, vous avez des gens qui se disent on va continuer le macronisme contre l'avis du peuple. On va faire du bouche à bouche à M. Macron pour continuer encore un petit peu à garder le pouvoir, pour continuer les privilèges, pour continuer avec les voitures de fonction. Mais très clairement, la situation de notre pays est très inquiétante et celle de nos compatriotes est encore plus préoccupante.
Oui, c'est toujours les mêmes arguments. C'est factuel, c'est tout. Mais c'est factuel. Moi, je n'aime pas un pays qui fonctionne sur cette idée qu'il y a des boucs émissaires. Chez vous, les boucs émissaires sont les étrangers. Non, c'est vous. C'est les boucs émissaires, c'est les responsables politiques. Et de l'autre côté... Les irresponsables politiques. Je ne vous ai pas coupé, M. Audoul. Et de l'autre côté, on a parfois ces boucs émissaires qui sont les chefs d'entreprise et les gens qui ont fait de la richesse. Je pense qu'entre les deux, il y a un chemin. Et le chemin de la raison... Je ne suis pas en train de vous dire que tout a été bien pendant 8 ans.
Parce que pendant 8 ans au pouvoir, tout ne peut pas être bien. Ce n'est pas possible. Ça n'existe pas. Et le pouvoir use. Oui, le pouvoir use. Mais à un moment donné, il y a des choses qui ont été faites, il y a des choses qui sont... Vous voyez, ma circonscription, le taux de chômage, il a profondément baissé. Il a profondément baissé pendant cette période. Et ça, dites-moi que ce n'est pas factuel.
Alléluia. Vous êtes un îlot. Venez dans ma circonscription. Vous n'aurez pas les mêmes discours et vous n'aurez pas la même réalité économique. Et les conséquences de votre politique, elles ont fait des ravages.
Moi, je ne suis pas en train de dire que tout est réussi. Parfois, quand on fait de la politique, c'est compliqué. Prendre des décisions, c'est compliqué. Mais aujourd'hui, se dire qu'on va renverser la table, qu'on va tout foutre en l'air. Parce que ce que vous proposez, vous avez peur du peuple, c'est justement renverser notre système démocratique, notre système social. C'est les urnes. C'est ça que vous voulez. C'est la démocratie. Daniel Obono. Mais assumez-le.
Mais j'assume de vouloir rendre la parole au peuple, contrairement à vous, qui vous décofisquiez sa parole.
Junior Obono, ça veut dire pas de budget. Daniel Obono. Daniel Obono. Ce que vous dites... Vous avez dit que ça ne serait pas facile. Ce que vous dites... On peut débattre tout de même. On l'a fait pendant 7 ans à l'Assemblée nationale. On n'était pas souvent d'accord. Des fois, on a même eu des accords. Et on a pu, par exemple, je me rappelle, lors du débat budgétaire, qui a permis que l'on vote un budget, puisque vous parliez de... On n'a pas de budget. On a réussi à voter un budget. qui allait dans le sens qu'il nous semblait être positif. Qu'est-ce qui s'est passé ? C'est le gouvernement, l'exécutif, qui a décidé de le rejeter par 49-3. Donc, on sait parler. On sait débattre.
On sait faire des compromis. Le problème, encore une fois... Je vais terminer. L'art du compromis, c'est aussi... Je vais terminer. Je pense que le débat parlementaire, quand on arrive à faire voter un budget qui n'est pas exactement celui que nous, nous voudrions, mais qui va dans le bon sens, je pense que ça, c'est faire des compromis souhaitables. Mais effectivement, nous n'avons pas le même diagnostic. Nous, nous n'avons pas de bouc émissaire.
Nous analysons la situation politique et nous nous basons, y compris sur des éléments factuels qui ne sont pas issus de la tête des insoumis, qui sont issus de données de l'OFCE, qui sont issus de France Stratégie, qui disent que depuis 8 ans qu'Emmanuel Macron est au pouvoir, ceux qui ont le plus profité, ce sont les ultra-privilégiés, ce sont les super-riches. Alors, est-ce qu'il s'agit d'en faire des bouc émissaires ? Non, il s'agit de dire est-ce qu'il ne faudrait pas un peu mieux partager les richesses ?
Et on le débat, nous, nous sommes... Mais Daniel Obono, Daniel Obono, pardonnez-moi de vous couper, une question, une question.
Ce n'est pas faire des boucs émissaires que de défendre la justice sociale. C'est un défendement de la République française. Si on ne défend plus la justice sociale, excusez-moi, on ne défend plus la République.
Quelque chose que je ne comprends pas, excusez-moi de vous couper, effectivement, Julien Oudoul du RN, on peut comprendre que vous soyez pour la dissolution de votre point de vue, parce que tous les sondages vous donnent effectivement, s'il y a une dissolution et des élections de très fort score, donc vous reviendriez beaucoup plus nombreux à l'Assemblée nationale. Madame Obono, effectivement, vous dites, on censure ce gouvernement, mais en même temps, pourquoi vous êtes parlementaire ? Pourquoi vous ne faites pas confiance à l'Assemblée pour une fois ? Exactement. Pourquoi ? Alors, je me fais l'avocat de l'autre point de vue.
Vous ne dites pas, vous ne dites pas, le pouvoir s'est déplacé, on laisse le projet de budget finir, on laisse, pour que nos téléspectateurs comprennent, on laisse le projet de budget en Conseil des ministres arriver, et puis à partir de lundi prochain, on bataille à l'Assemblée. Et vous pourrez obtenir un budget de gauche, peut-être avec le soutien du RN, ou alors vous vous arrangerez les uns les autres, mais ça se passe comme ça en Italie, en Grande-Bretagne ou en Espagne.
Non, en Espagne, il n'y a pas de budget, justement, et le pays marche bien, d'ailleurs, et a une certaine croissance. Donc, comme quoi, on peut fonctionner sans se voir imposer un budget d'austérité, et c'est ce qui se passe en Espagne. Nous, nous ne sommes pas pour rester dans cette situation ad vitam aeternam. Il est possible, aujourd'hui, de faire passer une loi spéciale, c'est ce que nous avons fait il y a deux ans, et donc, non, ça ne va pas être le chaos, ni la défaite. Elle a coûté 15 milliards, cette loi spéciale.
Ce n'est pas nous qui avons décidé de faire une action législative anticipée, et qui avons rejeté par 49.3 le budget qui était, y compris selon les règles budgétaires, en dessous de la barre des 3%, et qui permettait de faire de la justice sociale. Ça coûte 10 milliards, Mme Abonouneau. Ce que nous disons...
M. le député de Bretagne a raison, 10 milliards ça coûte, 15 milliards, je crois.
Ça coûte encore plus cher, excusez-moi, ça coûte encore plus cher pour le pays d'imposer un budget d'austérité. Arrêtons-nous là. 10 millions de pauvres.
Mme Abonouneau,
ça coûte 2 tiers des étudiants qui ne mangent pas leur faim. Alors moi, je préfère, oui, faire du partage des richesses, faire en sorte que ceux qui ont beaucoup, beaucoup profité donnent leur juste part pour que notre pays aille mieux. Sans budget, sans budget. Non, non, non, on aura le budget qu'il faut. On aura le budget qu'il faut. S'il vous plaît, s'il vous plaît,
avançons dans le débat. J'aimerais, s'il vous plaît, madame Renaud, madame la députée, s'il vous plaît, j'aimerais vous entendre sur, d'ailleurs, le prix Nobel, le nouveau prix Nobel d'économie français, Philippe Aguillon, vient de prendre position, oui, d'économie, il vient de prendre position pour ce qu'il appelle stopper la réforme des retraites jusqu'à la présidentielle. Ça ne va pas faire plaisir à Renaud Girard, il va avoir une syncope, attention. Le nouveau prix Nobel d'économie français plaide pour que la réforme des retraites soit stoppée, je cite, c'est le mot qu'il utilise, jusqu'à la prochaine élection présidentielle.
Alors c'est un nouveau mot, il y avait suspendu, maintenant il y a stoppé, c'est la variante de l'économie de Paglion.
Ça revient au même, honnêtement, la suspension équivaut à la mise à la corbeille de cette réforme. Vous y êtes favorable ? Bien évidemment que nous sommes favorables parce que depuis le début, cette réforme était profondément impopulaire, elle est injuste socialement, terriblement injuste socialement, elle est terriblement inefficace économiquement.
Donc nous nous disons, encore une fois, que cette réforme qui a généré tant de malaise dans le pays qui n'est pas passée d'ailleurs par un vote à l'Assemblée nationale, il faut quand même le rappeler, on est passé en force, on est passé en force, mais encore une fois, arrêtons de distraire les Français sur la réforme des retraites qui sera tranchée, effectivement, au moment de la présidentielle très clairement. Nous, ce que nous disons, parce que ça va bien au-delà, et en cela je suis d'accord avec Renaud Pila, on est dans une crise de régime. On est au bout du bout du système.
Si effectivement, le Premier ministre, dans son discours demain, parle de suspension, c'est un événement. Ce gouvernement a dit pendant des années que c'était une réforme essentielle à la sécurité de l'avenir économique de la France, financier, et maintenant, il est en train. C'est quand même un retournement assez fou. Peut-être que c'est votre majorité. Sur la question des retraites. Pourquoi vous avez-vous changé d'avis ? Pourquoi Mme Borne, de votre bloc, a-t-elle à ce point à retourner sa veste ?
Il y a un moment donné, moi j'acte ce que vous dites. Vous m'avez pas répondu sur... Attendez, je vais venir. Moi j'acte sur le fait que cette réforme a crispé les Français. Elle est passée, mais maintenant elle est passée. Oui, mais je l'acte complètement. Et ça s'est fait dans des conditions difficiles. 49-3. 49-3. Vous regrettez ? Moi j'étais parmi ceux qui refusaient le 49-3 sur la réforme des retraites. Après quand vous êtes dans une majorité ou même quand vous êtes parlementaire, un 49-3 c'est très bloquant. Et après vous en subissez les conséquences. Il y a des réalités économiques. Moi je tiens beaucoup à notre système de retraite qui est un joyau de notre République.
Mais pour le faire fonctionner, il faut qu'il soit équilibré. Et pour l'équilibrer, moi je veux bien qu'on suspende. Je veux bien qu'on suspende, mais avec une mission que je donne à toutes les personnalités politiques de toutes les familles de pensée politique de ce pays. Travailler sur un projet pour 2027 qui sera équilibré. Parce que si on ne fait pas de vrais changements, qu'on n'ait pas une vraie réflexion pour avoir un régime qui soit effectivement juste. Parce que moi, je suis issu d'une circonscription où il y a des gens qui travaillent dans des abattoirs, qui travaillent à la chaîne agroalimentaire. Et oui, pour eux, 65 ans, ce n'est pas juste. Je le dis.
Mais il faut que le modèle soit équilibré. Mais ça veut dire, pardon,
les Allemands qui le font,
les Italiens, etc. Ils ont raison parce qu'ils ont réussi à faire quelque chose. Tous ces pays sont des pays qui fonctionnent avec la proportionnelle et qui ont une culture du consensus. Tous les pays européens, sauf la France, fonctionnent avec la proportionnelle. Ils ont tous réussi à faire. La faute à qui ? Renaud Vira. C'était la promesse de Macron. La faute à qui ? Je finis, s'il vous plaît.
La faute à qui ? Je finis, s'il vous plaît. Tous ces pays ont réussi à faire ces grandes réformes. M. le député, à la fin, est-ce qu'il faut travailler plus ? Je ne jouons pas avec les mots. Bien sûr, pour toutes les professions, on ne va pas refaire le débat. Mais en moyenne, est-ce que oui ou non, il faut travailler plus ? Non. Il faut bien sûr travailler plus. Pourquoi ? Allez-y, soyez clair. Parce que nous sommes dans une compétition mondiale. Nous avons choisi, par différents référendums, de vivre dans l'Union européenne. Cette union est ouverte. Nous sommes en compétition avec des entreprises allemandes, italiennes, espagnoles. Je vous rappelle, c'est 2005. Etc.
Et oui, mais ça a été... Ça a été violé, effectivement.
Non, mais vous avez... C'était sur la Constitution européenne. Le traité de Lisbonne a violé le référendum. C'était sur la Constitution européenne. C'était un autre sujet.
C'était un autre sujet. Mais peu importe. Nous avons décidé librement, par les élections, etc. Les partis européens ont gagné les élections. Et puis, il faut quand même rappeler qu'Emmanuel Macron, il a été réélu en 2022. Ce n'est pas Marine Lebet qui a élu et ce n'est pas M. Mélenchon qui a été... Il y a plus de 100%. Ils ont été battus et assez salements. Voilà, il faut rappeler ça. Alors moi, ce que je regrette, Darius, c'est qu'on dise du mal du 42-3. Moi, je trouve que Sarkozy a fait une erreur. Mais c'est pour ça que je les appelais des néo-gaullistes. C'est-à-dire qu'ils ne sont pas vraiment gaullistes. Ils ont trahi d'avoir abandonné le 42-3.
Il nous faut un parlementarisme rationalisé. Et c'est comme ça que ça marche en France. Aux ordres. Pas aux ordres, M. le député. parce que le 49-3 ne mentait pas aux auditeurs. Expliquez-leur que le 49-3, s'il y a une majorité absolue contre ce projet, une majorité absolue, il y a censure. Il y a censure. Et le projet ne passe pas.
Vous, vous êtes encore heureux. Mais encore heureux.
Voilà. On va demander pardon. Ce n'est pas un passage en force. On va demander pardon. Ce n'est pas un passage en force. Ce n'est pas un passage en force. S'il vous plaît, est-ce que oui ou non, c'est grave que le gouvernement de la France suspende la réforme des retraites ? C'est ça le sujet. Pour vous ? Pour moi, c'est très grave. Pourquoi ? Parce que pour moi, il faut aller plus loin. Il faut aller plus loin comme le font les Danois ou comme le font les Allemands. C'est-à-dire plus loin, c'est quoi ? Plus loin, c'est effectivement 75, 80, 80. Par exemple, je ne suis pas pour... Abrogeons l'âge de départ. Qu'est-ce qu'on préfère ?
Non, pour les métiers pour les métiers effectivement durs comme par exemple... Mais plus loin, ça veut dire quoi aller ? Par exemple, pour les journalistes, c'est pas un métier si dur que ça, retraite à 70 ans.
Ça dépend lesquels. Ceux qui sont éditorialistes et payés très très cher, c'est sûr que c'est tranquille pour eux. Mais pour ceux qui sont pigistes, etc., je suis désolée, ils sont ultra précaires. Mais les gens vivent plus longtemps, Madame Bambonot, c'est comme ça.
Contrôleur de la SNCF et feront leur retraite à 55 ans. S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, nous ne le faisons pas ensemble. S'il vous plaît, s'il vous plaît, Madame, Madame, s'il vous plaît, réponse précisément là-dessus.
Voilà, précisément, suspension, ce n'est pas la même chose qu'abrogation. Je suis désolée. Suspension, c'est une politique de gribouille. Ça veut dire qu'une partie des gens vont quand même devoir repousser l'âge de départ à leur retraite et ça ne règle pas la question des trimestres. Parce qu'on peut vous dire qu'on suspend sur l'âge de départ mais il va falloir cotiser plus longtemps et si vous n'avez pas les cotisations et les trimestres, vous partirez avec une décote encore plus importante. Donc, c'est une arnaque en grand. Une arnaque en grand.
Donc, pardon, Madame, Madame, et par ailleurs,
si vous parliez de la présidentielle,
Madame, quand je comprends bien, ça veut dire que d'après vous, les socialistes ont se fait ravoir s'ils se satisfassent de ce mot.
Ils se sont fait rouler dans la farine avec cette histoire de conclave. Vous vous rappelez ? On nous avait présenté ça comme la solution. Bayrou a réussi à acheter leur vote. Il a acheté celui du Rassemblement national et qu'est-ce qui s'est passé ? Rien du tout. Donc, on nous refait le même coup et ils vont emberlificoter ça et trouver un moyen de faire en sorte que les gens partiront quand même plus tard avec des décotes et la question des trimestres n'est pas réglée. Par contre, je vais finir là-dessus. Par contre, vous avez raison sur le fait que c'est un choix de société. C'est une question dans quel monde on veut vivre.
Et moi, je ne suis pas d'accord avec vous sur l'idée qu'il faudrait laisser travailler jusqu'à l'hôpital et éternel.
Madame Bonneau, la vraie question, pourquoi votre parti a fait élire Madame Bonne ? Vous parlez pour ne rien dire. Vous brassez du vent. La réalité, c'est quand il a fallu faire un choix électoral, politique, démocratique, vous avez préféré faire élire, réélire Madame Borde, qui est Madame 49-3 et l'architecte de la réforme des entraînements. C'est tout. Non, mais vous avez le temps. Donc, tartus. Madame Bonneau, ne criez pas ensemble. Oui, brassez du vent et faire semblant. La réalité, c'est que vous avez été la béquille d'Emmanuel Macron et que vous avez participé à l'élection de leur député. Non, mais c'est tout.
Madame, vous avez le temps, mais attendez, s'il vous plaît, Madame Bonneau, attendez simplement. Non, mais s'il vous plaît, s'il vous plaît,
vraiment, c'est pas très correct. Non, mais Madame, vous aussi. Non, non, mais s'il vous plaît, attendez la fin. Madame Bonneau, Madame Bonneau, excusez-moi, il m'interrompt alors que je suis en train de répondre à ce monsieur
de manière très musulière. Et je suis obligée de lui répondre que oui, nous sommes des antifascistes, Monsieur Oudou, et nous serons toujours des antifascistes. Voilà pourquoi nous nous nous battrons toujours contre les fascistes de votre genre. Est-ce que vous ne me disiez, Madame Bonneau ? Et ce que je vous disais, monsieur, merci, c'était qu'effectivement, c'est un débat qui doit être tranché à une présidentielle. Et plus tôt la présidentielle arrivera, plus tôt il sera tranché, dans notre sens, je l'espère. Voilà pourquoi, il faut qu'après avoir fait tomber Monsieur le corps nu, c'est Monsieur Macron qui doit partir ou qui doit être testé.
Moi, je pense que pour décider, attendez, le peuple français décide
entre un État nounou avec l'argent qui tombe du ciel, on ne sait pas comment, Madame Bonneau, et un État régalien, je pense qu'il faut attendre, un an et demi de débat n'est pas trop. Exactement. Ça n'existe pas à l'État nounou. Je partage cette idée.
L'État social, c'est la protection sociale et c'est les revenus des travailleurs qui permet la protection sociale. On n'attend pas, on ne demande pas la charité. Non mais quand même, il faut qu'on arrête de raconter n'importe quoi. C'est les gens qui travaillent, c'est les gens dont le salaire est mis ensuite dans le pot commun, et c'est ça la protection sociale. On va aller, voilà.
Nous sommes le pays où les prélèvements obligatoires sont les plus hauts du monde, Madame Bonneau.
Oui, parce que c'est le travail. C'est le travail qui permet ça et c'est le travail qui permet ça. Quand je me posais la question de savoir s'il y avait encore des adultes dans l'hémicycle, je me demande s'il y a encore des adultes dans la classe politique française. À un moment donné, est-ce qu'on peut faire autre chose que de s'invectiver et d'essayer de mettre les termes d'un débat ? Est-ce que c'est possible ? C'est du débat, M. Balanant. Oui, c'est du débat, mais on n'est pas obligé... On a des contradictions, c'est normal ?
Oui, on a des contradictions,
mais ça c'est sûr qu'entre vous et Madame Obono, on a des contradictions. Maintenant, moi, je pense qu'à un moment donné dans ce pays, il faut qu'on apprenne à dialoguer ensemble, à faire du consensus et à avancer. Et je vous rejoins quand vous dites qu'il faut du temps pour avoir cette question des retraites, pour la traiter de manière sur le fond. C'est-à-dire que la réforme Borne était en réalité une amélioration... Enfin, une amélioration, pardon, pas une amélioration... Non, une régression. Une régression. Pardon, de cela de plus. Après, d'autres régressions. Une accélération de la réforme Touraine avec un certain nombre de dispositifs. Moi, je pose une question.
On va la suspendre, sans doute. Je pense que ça sera... Je pense que M. Lecornu, Premier ministre, va proposer de la suspendre. Vous avez des infos ? Non, non, non, je n'ai pas... Vous pensez ce soir que... Non, non, c'est une intuition comme ça qui serait... Si vous avez des infos, vous l'avez donnée. Je pense assez raisonnable, mais ça ne veut pas dire qu'il faut lâcher la preuve pour l'ombre et cette question des retraites ne peut pas être évacuée parce que c'est 600 milliards de nos 1 000 milliards de déficits supplémentaires, c'est les retraites. Donc, à un moment donné. Bon, comment on va faire sur...
Vous allez voir que vous allez découvrir, Mme Obono, vous qui avez tellement fustigé cette réforme qu'un certain nombre de personnes étaient gagnants dans cette réforme. Vous avez un certain nombre de carrières longues, vous avez un certain nombre de situations, sur les femmes en particulier, où nous avions fait des avancées. Qu'est-ce qu'on va faire de ça ? Mais pardon, M. Bananon,
je n'ai toujours pas compris. Pour vous, c'est votre... Vous êtes du Bloc central, hein ? Oui. Moi, je suis élu démocrate.
Je suis démocrate. Mais vous soutenez ce gouvernement ? Oui. Je soutiens le gouvernement. Je soutiens l'idée qu'il faut avancer... Vous souteniez... Non, mais je ne sens certainement pas censurer le gouvernement.
Il y a une fraction de seconde... Non, non, il y a plusieurs... Plus personne, c'est plus rien. Non, mais ça a l'air un peu curieux.
C'est vrai que tout est très confus. Moi, je pense... Non, non, mais attendez,
M. le député, pardon, pardon, pardon. Pour celles et ceux qui nous écoutent, on soutient ou on ne soutient pas le gouvernement, on n'est pas des hésitations, vous soutenez ce gouvernement ? Oui, je ne devrais certainement pas censurer demain. Vous êtes du modem, pour ceux qui ne connaissent pas vraiment comprendre. Vous souteniez le gouvernement précédent ? Oui. Oui. C'est hésitant.
Oui, oui, oui, oui. Oui, bon. Moi, je soutiens l'idée que dans ce moment, nous ne pouvons pas aller au chaos. Alors, que ce soit clair, ce gouvernement... S'il vous plaît,
si on peut quand même vous poser une question. Donc, ce gouvernement avait pris une réforme sur les retraites. Aujourd'hui, il a changé d'avis. Vous soutenez son changement d'avis, que ce soit clair. Attendez, parce que ce n'est pas acté. Non, mais vous... Moi, je pense... Si, Mme Borne l'a dit aux Parisiens. Elle l'a dit déjà. Oui, mais c'est Mme Borne,
ce n'est pas M. Le Corne. Moi, je pense que dans ce moment précis, dans ce moment qui pourrait nous amener au chaos, il faut trouver des compromis. Et si nous devons suspendre pour travailler collectivement pour arriver à une vraie réforme, oui, je pense qu'il le faut parce que le blocage du pays, les volontés de diminution... C'est vous qui bloquez le pays. Les volontés d'un côté de démission et de l'autre côté de dissolution coûtera évidemment beaucoup plus cher que de suspendre les 500 milliards d'années. J'aimerais vous entendre. Merci.
J'aimerais vous entendre vraiment sur le rôle du président de la République. Regardez cette séquence puisque l'actualité internationale continue aussi. Le président de la République était à Charmelchec dans le cadre des accords de paix qui ont eu lieu sous la houlette du président Trump. Très belle réussite de la diplomatie américaine avec un rôle de la France. Il ne faut pas l'oublier non plus puisque la France qui a prôné la reconnaissance de l'État palestinien dans l'ensemble de cette galaxie au Proche-Orient a aussi joué son rôle. Il y a cette scène de la poignée de main. Je ne sais pas s'il y a le son. On n'entend pas le son. Il y a peut-être un fond sonore. Non, c'est de la musique.
Donc, besoin de la musique. Écoutez ce moment assez curieux où, comment dire, le président Trump taquine un peu le président Macron quand il est question d'aller ou non sur scène. Merci beaucoup, Emmanuel. J'aurais imaginé Emmanuel debout quelque part derrière moi. Mais où est-il ? Je n'arrive pas à y croire. Vous adoptez une attitude discrète aujourd'hui.
C'est mon ami.
C'est super. Bon travail. Merci beaucoup, Emmanuel. Voilà. Il est où les boules ? Le rôle du président de la République ? Il le tacle. Qu'est-ce qu'il le tacle ? Ce n'est pas la première fois. Parce que la dernière fois, déjà, pour la reconnaissance de la Palestine, il a dit qu'il parle beaucoup, il parle beaucoup. C'est un nice guy. Et là, effectivement, il le tacle. Et pas totalement à tort quand même. Parce que malgré tout, c'est quand même la réussite de Trump, cette type. Perfille de M. Trump. Aujourd'hui, il le tacle tout en félicitant quand même. Il le tacle. Voilà, c'est un type qui aime la publicité, se mettre en avant, etc. Il a fait un bon boulot.
Mais quand même, il a fait un bon boulot. Et ce boulot, c'est quoi ? C'est quand même son... C'est l'initiative saoudo-franco-saoudienne juste avant l'Assemblée générale qui débloque tout. des Nations Unies avec honnêteté, Donald Trump a rendu hommage d'ailleurs à parler de cette initiative de l'Arabie saoudite. Et vous êtes de ceux qui ont toujours dit bravo Trump sur ce sujet-là. J'ai toujours dit qu'il ne fallait pas le sous-estimer en matière diplomatique et qu'on le traitait comme ça, je ne sais pas pourquoi, comme on traitait d'ailleurs Reagan au début de son mandat d'incompétent et de clown, même tous les éditorialistes le traitaient de clown. J'ai dit attendez un peu.
Et là, effectivement, on voit qu'en diplomatie, c'est tout son fin clown. J'aimerais vous entendre sur le rôle du président de la République. C'est-à-dire, pour vous, est-ce que la pression s'exerce maintenant directement sur lui ? Le vote de censure, peut-être après demain, je crois que ça peut être mercredi ou jeudi. Est-ce qu'il vise pour vous, évidemment Sébastien Lecornu, mais à quel point, assez rapidement, parce qu'il nous reste assez peu de temps, Emmanuel Macron, oui ou non ? Oui. Si Emmanuel Macron refuse
de redonner la parole au peuple, effectivement, ça va se cristalliser autour de sa personne. et il devrait écouter et comprendre et entendre, je pense qu'il a des préfets qui lui font remonter certains messages. Le niveau de détestation autour de sa personne est à un niveau inédit dans la Ve République. Et très clairement, aujourd'hui, il n'a pas d'autre solution que de dissoudre, sinon c'est lui qui devra se démettre. ?
Merci. Merci. Merci.
Julien Odoul