Bonjour chez vous ! du 21 janvier 2026
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Questions et réponses
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- 0:29OuverteRéponse partielle
Les mesures budgétaires annoncées par le Premier ministre sont-elles soutenues par son camp ?
- 1:10OuverteRéponse directe
Êtes-vous d'accord avec l'appellation de texte d'abandon pour ce projet de loi ?
- 1:53OuverteRéponse partielle
Comment résister à Donald Trump ?
- 3:45OuverteRéponse partielle
Comment le secteur des vins et champagnes réagit aux menaces de taxes à 200% ?
- 6:15OuverteRéponse directe
Vous êtes le rapporteur du texte relatif au droit à l'aide à mourir. Qu'en pensez-vous ?
- 10:34OuverteRéponse directe
Est-ce que ce matin, vous dites tout ça pour ça ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22PrésentateurFait
« Sébastien Lecornu a activé le 49-3 pour faire passer le budget. »
- 4:20PrésentateurFait
« Sébastien Lecornu a déclenché le 49-3 sur le budget. »
- 4:39Locuteur non identifiéFait
« Le Parlement ne pouvant pas prendre sa responsabilité jusqu'au bout que de donner un budget à la nation à cause malheureusement d'agissements sur différents groupes liés à l'action politique de différents groupes politiques ici. »
- 4:58Locuteur non identifiéFait
« Le gouvernement engage sa responsabilité sur la partie 1 des recettes du projet de loi de finances pour 2026. »
- 11:00InvitéFait
« Il y a le budget qui est passé par le 49-3, alors que le Premier ministre avait dit qu'il ne l'utiliserait pas. »
- 11:14InvitéChiffre
« Il y a le PLFSS, on n'en parle plus du projet de loi de financement de la sécurité sociale, il est passé à l'Assemblée nationale, mais il est passé à l'Assemblée nationale avec un déficit de 20 milliards accordé. »
- 11:35InvitéChiffre
« Je rappelle simplement qu'en 2025, le déficit prévisible était de 17, on est arrivé à 22, ou 21, ou 22. »
- 14:13Locuteur non identifiéFait
« Je ne peux pas souscrire, quelle que soit d'ailleurs l'écriture, à une fin qui serait provoquée et qui est vraiment une rupture anthropologique dans notre civilisation. »
- 14:58InvitéFait
« Notre commission s'est prononcée en faveur d'une assistance médicale à mourir pour les seules personnes dont le décès est proche, qui devraient demeurer exceptionnelles dans un objectif de soulagement des dernières souffrances et de sécurisation de la pratique des professionnels de santé. »
- 23:51PrésentateurChiffre
« Juste, est-ce que vous avez une idée du nombre de personnes qui seraient concernées par l'aide à mourir chaque année ? »
- 24:13InvitéChiffre
« Alors, on cite toujours la Belgique, mais 9 000 personnes par an, quand même. »
- 24:24InvitéChiffre
« Parce que le Canada, quand ils l'ont mis en place, ils étaient à 2 000 à peu près par an. Ils sont à plus de 20 000 maintenant. »
- 34:27InvitéChiffre
« Désastreux pour les entreprises d'abord. Presque 8 milliards d'euros sur taxes préservées. 7 milliards pour les collectivités territoriales. »
- 36:54PrésentateurChiffre
« Le RN et ses alliés ciotistes ont fait voter un amendement pour réduire de 4,9 milliards la dotation globale de fonctionnement qui est la principale dotation aux collectivités. »
- 40:01PrésentateurFait
« c'est du temps perdu pour cette année 2026 que nous n'avons plus le droit de perdre aujourd'hui. »
- 40:11PrésentateurFait
« Là, vous dites je ne voterai pas la censure au conditionnel parce qu'au nom de la stabilité. »
- 40:22Locuteur non identifiéFait
« je n'ai pas choisi d'être parlementaire. »
- 40:40Locuteur non identifiéFait
« Vous auriez aujourd'hui, comme c'était le cas avant, des présidents de collectivités qui puissent être parlementaires pour faire entendre la voix des territoires au Parlement. »
- 40:50Locuteur non identifiéFait
« Je pense que nous n'aurions pas des parlementaires aussi distants des réalités de la vie locale à laquelle nous sommes confrontés nous et que nous aurions peut-être accompagné un gouvernement à voter un meilleur budget et avoir des majorités qui soient d'un autre modèle que celui qui est offert aux Français. »
- 41:12Locuteur non identifiéFait
« Ce fut une erreur tragique et nous verrons que de plus en plus, là où le Cévi-Pof rappelle que l'élu dans lequel les Français ont le plus confiance à plus de 50%, c'est le maire, il y aura une distanciation entre les territoires et le Parlement. »
- 41:33Locuteur non identifiéPromesse
« Voilà pourquoi je souhaite que l'élection présidentielle ou le Girondin que je suis se battra de toutes ses forces pour que nous allions beaucoup plus loin dans la décentralisation et sur la répartition des compétences entre Parlement, État et collectivité, renforcent notre rôle pour que les choses aillent mieux dans notre pays. »
- 41:47Locuteur non identifiéChiffre
« qui est réalisé dans notre pays. »
- 42:46Locuteur non identifiéChiffre
« ces droits de douane qui sont un véritable chantage, plus 10% au 1er février prochain, plus 25% au 1er février. »
- 42:56Locuteur non identifiéChiffre
« plus 10% au 1er février, plus 25 en juin. »
- 42:59Locuteur non identifiéChiffre
« Et surtout, les 200% sur les vins, »
- 43:20Locuteur non identifiéFait
« Après avoir voulu s'emparer de l'exploitation du pétrole au Venezuela, après avoir voulu s'attaquer aux terres rares aujourd'hui en Ukraine. »
- 43:51Locuteur non identifiéFait
« vouloir s'attaquer aux Nations Unies qui ont organisé chez moi le plus grand sommet de l'océan depuis New York en 2017 et Lisbonne en 2022 pour tous ceux qui n'adhèreraient pas à son conseil de la paix. »
- 44:16Locuteur non identifiéFait
« dont l'UDR j'en vois pas d'autres. »
- 44:20Locuteur non identifiéFait
« c'est mon Trump au petit pied monsieur Ciotti chez nous qui l'idolâtre et qui quelque part n'a pas honte de soutenir les politiques américaines qui pourraient porter atteinte à nos agriculteurs qui aujourd'hui n'en peuvent plus déposer faillite, se suicident tous les jours, »
- 1:18:50PrésentateurChiffre
« le milliard a été adopté lors du PLFSS 2024 »
- 1:20:53Ségolène PelleruchotFait
« la mort n'est jamais déjà là »
Temps de parole
- Présentateur79 %
- Présentateur 212 %
- Invité3 %
- Locuteur non identifié2 %
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce mercredi 21 janvier pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Sébastien Lecornu a activé le 49-3 pour faire passer le budget. La France insoumise, le RN, réplique en déposant deux motions de censure. Les mesures budgétaires annoncées par le Premier ministre sont-elles soutenues par son camp ? Dans une demi-heure, on reçoit Christian Estrosi, le vice-président d'Horizon, maire de Nice.
Après plusieurs reports, le Sénat a entamé hier l'examen des textes sur la fin de vie, sur les soins palliatifs, l'autre sur l'aide à mourir qui fait débat. Au Sénat, faut-il aller plus loin et aller jusqu'à légaliser le suicide assisté, voire l'euthanasie ? On va en débattre dans une heure avec Alain Clès. Il est l'auteur de La dernière noix sur la fin de vie. La sénatrice LR, Laurence Garnier, et puis Ségolène Perruchot, qui préside la Société Française de Soins Palliatifs. Et puis on va en parler avec le rapporteur du texte sur l'aide à mourir, le sénateur LR Alain Millon. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Notre invité, un texte d'abandon, c'est ce qu'a dit hier Bruno Retailleau.
Êtes-vous d'accord ? Et pourquoi le qualifier ainsi ? Vous nous le direz dans quelques instants. Et puis à la une de nos régions, comment le secteur des vins et champagnes réagit aux menaces de Donald Trump de taxes à 200% ? Nous irons à Reims, dans la marne terre de Champagne, avec nos partenaires de la presse régionale. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. On commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Steve Jourdan. Bonjour Yann. Et à la une de ce mercredi 21 janvier, Donald Trump qui menace donc de nouveau. Emmanuel Macron et l'Union Européenne qui réposte. Droit de douane, menace d'annexion du Groenland.
Comment résister à Donald Trump ? L'Union Européenne a décidé de suspendre la ratification de l'accord commercial conclu l'année dernière avec les Etats-Unis. Emmanuel Macron veut aller plus loin et demande un mécanisme de riposte commercial. On voit ça avec Marion Lompageux.
Pour fêter le premier anniversaire de son retour à la Maison-Blanche,
Donald Trump, le président américain, s'est lancé dans 80 minutes de conférences de presse, l'occasion de réaffirmer ses intentions sur le Groenland. Vous allez voir jusqu'où je peux aller. Nous avons beaucoup de réunions qui sont prévues sur le Groenland. Je pense que ça marchera assez bien. À Davos, au Forum économique mondial, le président français, lui, est revenu sur sa vision de l'Union Européenne, une manière de critiquer la politique américaine trop agressive à son goût.
Face à la brutalisation du monde,
la France et l'Europe doivent défendre un multilatéralisme efficace car il sert nos intérêts et ceux de tous ceux qui refusent de se soumettre à la loi du plus fort.
Dans ce contexte tendu avec les États-Unis, l'Union Européenne envisage par la voix d'Emmanuel Macron de déployer une arme commerciale inédite, avec notamment une augmentation des droits de douane pour les Américains.
L'Europe dispose aujourd'hui d'outils très puissants et nous devons les utiliser lorsque nous ne sommes pas respectés et lorsque les règles du jeu ne sont pas respectées, soit dit en passant. Le mécanisme anti-coercition est un instrument puissant et nous ne devons pas hésiter à le déployer dans le contexte difficile actuel.
Donald Trump doit prendre la parole au Forum économique mondial en Suisse en début d'après-midi aujourd'hui.
Et face à ces menaces, l'Elysée qui annonce ce matin que la France demande l'organisation d'un exercice de l'OTAN sur le territoire danois, sur le Groenland, et s'est dit prête à y contribuer. Steve, autre sujet, les agriculteurs qui mettent la pression sur les députés européens qui doivent voter le Mercosur. 5 000 agriculteurs se mobilisent aujourd'hui pour faire pression sur les eurodéputés. Le Parlement européen doit se prononcer pour décider s'il saisit ou non la cour de justice de l'Union européenne. Si c'est le cas, cela retarderait la ratification de l'accord du Mercosur, traité, rejeté par beaucoup d'agriculteurs. Écoutez.
Dans un moment où M. Trump, les Chinois, les Russes font valoir leur puissance, on a besoin que l'Europe ait une vision politique claire et qu'elle défende la production sur le continent européen et nous concernant singulièrement la production agricole.
Sébastien Lecornu a déclenché le 49-3 sur le budget. Trois mois après y avoir renoncé, le Premier ministre enclenche cette arme constitutionnelle qui permet l'adoption d'un texte sans vote du Parlement. Sébastien Lecornu a engagé hier la responsabilité de son gouvernement sur la partie recette du budget 2026. Écoutez-le.
Le Parlement ne pouvant pas prendre sa responsabilité jusqu'au bout que de donner un budget à la nation à cause malheureusement d'agissements sur différents groupes liés à l'action politique de différents groupes politiques ici
qui devront en rendre compte devant les Françaises et les Français
et devant l'histoire. Le gouvernement engage sa responsabilité sur la partie 1 des recettes du projet de loi de finances pour 2026.
Deux autres 49-3 devraient suivre pour espérer l'adoption du budget d'ici la mai février mais il faudra pour Sébastien Lecornu d'ici là échapper aux motions de censure. On passe à l'actualité du Sénat Chine et le BHV devant les sénateurs aujourd'hui. Plus question de se cacher, le porte-parole du mastodonte chinois va répondre aux questions de la Commission des affaires économiques sur les pratiques de l'entreprise. En novembre, Chine avait refusé de se rendre à une audition de l'Assemblée nationale au motif que des procédures judiciaires étaient en cours. Le Sénat attend désormais l'entreprise de pied ferme.
L'installation d'un magasin de la marque asiatique au BHV à Paris devrait notamment être abordée aujourd'hui. Ça sera à suivre, où ça, Auriane ? Sur Public Sénat, bien sûr. En direct, évidemment, tout à l'heure. On termine par Marine Le Pen qui, lors de son procès, nie tout système de détournement de fonds. Il n'y a pas eu de système généralisé, déclaration de la présidente du groupe ERN à l'Assemblée nationale. Elle a été entendue hier pendant près de cinq heures par la Cour d'appel de Paris qui la juge pour détournement de fonds publics européens. En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à quatre ans d'emprisonnement et à cinq ans d'inéligibilité avec effet immédiat.
Merci beaucoup, Steve. À tout de suite et rebonjour, Alain Milon. Merci d'être avec nous, sénateur à l'air de Vaucluse. Vous êtes le rapporteur du texte relatif au droit à l'aide à mourir. On va évidemment revenir très longuement sur le début hier au Sénat de l'examen de ces textes sur la fin de vie. Mais d'abord, on regarde ensemble les unes de la presse régionale. On en a sélectionné trois. La une de Varmatin. 200% de textes, vraiment, c'est ce que demande le journal. Entre inquiétude et lassitude, face à des menaces récurrentes, les professionnels des 20 Provences redoutent des droits de douane brandis par Donald Trump.
La une des dernières nouvelles d'Alsace, Strasbourg, capitale de la colère agricole venue d'Alsace, de toute la France et même de plusieurs pays. 5 000 agriculteurs mobilisés hier contre l'accord Union européenne-Mercosur. Ils se sont retrouvés avec 700 tracteurs devant le Parlement européen. Les eurodéputés qui doivent voter aujourd'hui pour décider s'ils saisissent la Cour de justice de l'Union sur ce sujet. La dernière une, celle de Ouest France. Quelle piste pour pallier le manque de dermatologues ? Décrocher un rendez-vous chez un dermato est une galère. Les professionnels s'en expliquent et donnent des solutions. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? De toutes. Allez-y.
Non, non, non. Juste les 200% de taxes, vraiment. Je crois qu'on a actuellement au niveau mondial des dirigeants qui sont des gens un peu excités, pour ne pas dire autre chose. Et la seule façon, Trump par exemple, la seule façon de contrecarrer ce genre d'individus, ces gens-là ne craignent que la force. Donc c'est de montrer qu'on est fort. Après, obligatoirement, psychologiquement, je pense qu'il baissera un peu d'un ton. Ça, c'est le premier point. Les agriculteurs, ils ont raison de manifester.
Pas tant pour défendre le système que de dire que le système français est probablement l'un des meilleurs possibles, mais qu'il faut que ce système-là soit appliqué dans tous les autres pays qui importent leurs produits chez nous. De quoi, évidemment, ils sont en déséquilibre financier, en déséquilibre à tous les niveaux. Donc il est plutôt nécessaire que lorsqu'on fait une importation de produits, ces produits soient vérifiés comme n'utilisant pas les produits interdits en France. Les produits en particulier néonicotinoïdes ou autres. Et donc, moi, je leur donne raison de manifester dans la mesure où ils demandent que ce qui est importé soit fait de la même façon qu'en France.
Ils ont raison de ce côté-là. Ça veut dire donc, en fait, faire en sorte qu'on harmonise dans tous les pays d'Europe déjà, ce qui serait pas mal, le système français qui est un système extrêmement dur pour les agriculteurs, mais nécessaire pour la santé de nos concitoyens. Et puis le dernier, c'était…
C'est le manque de médecins et notamment de dermatologues.
Les dermatologues en particulier. C'est un vrai sujet. C'est un vrai sujet. Un exemple simple, j'organisais la semaine dernière les journées régionales de la FHF, puisque je préside la FHF PACA. Et j'avais… La Fédération hospitalière de France pour la Provence à la Côte d'Azur. J'avais en face de moi le doyen de la Faculté de médecine de Nice. On dit toujours la Côte d'Azur, etc. Il y a beaucoup de médecins. C'est pas vrai. En dermato, c'est pareil que sur le reste du territoire national. Il y a beaucoup de dermatologues à la retraite qui n'exercent plus. Mais vous savez qu'un médecin à la retraite est toujours inscrit à l'ordre.
Donc évidemment, le ministère de la Santé et le ministère des études supérieures n'accordent pas suffisamment de formation de dermatologues au niveau des facultés. Et en particulier au niveau de la faculté de Nice. Et donc il faut ouvrir les portes, faciliter la formation des spécialistes. Et puis… Qui n'est toujours pas suffisamment fait parce qu'il y a eu des mesures qui ont été prises pas suffisantes pour vous. Ce n'est pas suffisant. C'est largement insuffisant. Mais les applications de la loi Buzyn sur le numerus clausus commencent à se faire ressentir maintenant. Il faut 10 ans pour former un médecin généraliste, 11-12 ans pour former des médecins spécialistes.
L'ouverture du numerus clausus date de 1922. Donc ça va sortir en 1932. En attendant, on a vraiment des problèmes majeurs dues au numerus clausus en particulier. Et pas assez d'ouverture de postes de médecins spécialistes sur les facultés. – Avant de passer à la fin de vie, un mot sur l'autre actualité d'hier. C'est Sébastien Lecornu qui a donc activé le 49-3 sur le budget. Est-ce que ce matin, vous dites tout ça pour ça ? – Oui. Si je n'étais pas à la télé, je dirais pire d'ailleurs. Enfin, disons tout ça pour ça. – Allusivre. – Non, non, non, tout ça pour ça, oui.
Moi, je suis extrêmement inquiet sur la façon dont actuellement l'Assemblée nationale gère son temps de travail pour mettre en place des lois. Il y a le budget qui est passé par le 49-3, alors que le Premier ministre avait dit qu'il ne l'utiliserait pas. Finalement, il a été obligé de le faire parce que l'Assemblée nationale est ce qu'elle est. Il y a le PLFSS, on n'en parle plus du projet de loi de financement de la sécurité sociale, il est passé à l'Assemblée nationale, mais il est passé à l'Assemblée nationale avec un déficit de 20 milliards accordé. 20 milliards parce que l'État, dans son budget principal, met 4 milliards dans le budget de la sécurité sociale.
Sinon, ce serait 24 milliards. Or, on est donc à 24 milliards de déficit prévisible. Je rappelle simplement qu'en 2025, le déficit prévisible était de 17, on est arrivé à 22, ou 21, ou 22. Donc, le prévisible, ce n'est pas ce qui vient d'arriver au bout du compte. Il faut, je crois, une fois pour toutes, revoir tous les systèmes de financement de ce pays, les systèmes des impôts. Beaucoup demandent des impôts supplémentaires, c'est ce qu'ils appellent les ultra-riches, ou l'entreprise. Je rappelle quand même que, pour la sécurité sociale, ce sont les cotisations des employés et des employeurs qui font marcher le budget de la Sécu.
– Et qu'est-ce qu'il faut revoir, par exemple, sur la sécurité sociale ? – Le système de financement. Avant de regarder toujours les dépenses, il faut regarder les recettes. Et là, je suis d'accord avec certains qui disent qu'il y a trop d'exonérations de cotisations sociales. C'est vrai que l'État, lorsqu'il veut aider une entreprise, au lieu de faire des exonérations de fiscalité, il fait des exonérations de cotisations sociales. Et donc, c'est la Sécu qui se trouve en difficulté. Mais la Sécu, c'est la santé de nos concitoyens, c'est la famille, c'est les retraites. Donc, il y a un moment ou un autre, il faut faire attention à ça.
– Mais est-ce que, du coup, sur le budget, le Sénat, est-ce qu'il va s'en emparer de nouveau, rediscuter, quitte à ralentir le processus, ou est-ce que vous allez… – On va poser la question au rapporteur général. – Où est-ce que vous dites, allez, on renvoie tout ça à l'Assemblée ? – Moi, à titre personnel, à partir du moment où il y a eu un 49.3, je serai assez d'accord pour qu'on le rediscute. Mais ça va encore retarder d'autant le budget. On est quand même déjà en février, presque. Enfin, pas loin. Et donc, il faut faire attention que des budgets soient mis en place pour que la France puisse fonctionner. – Mais ce n'est pas tranché, c'est ce que vous nous dites.
Au sein de la majorité sénatorienne, ce n'est pas tranché. – À ma connaissance, oui. – On passe à ce qui se passe en séance au Sénat et le Sénat qui s'est donc attaqué hier au projet de loi sur la fin de vie. Les sénateurs qui ont lancé les débats dans l'hémicycle, Steve, sur cette réforme, au cœur des discussions, deux textes, dont l'un sur l'aide à mourir. – Oui, c'est celui qui fait le plus débat, Auriane. Faut-il légaliser l'euthanasie et le suicide assisté ? Voilà l'immense enjeu de cette réforme poussée par Emmanuel Macron et qu'il souhaite promulguer avant son départ de l'Élysée.
Le texte adopté l'année dernière à l'Assemblée nationale prévoit une aide à mourir pour des malades condamnés par la maladie, mais qui ne veulent pas être condamnés à l'agonie. Le patient devra s'administrer lui-même le produit létal, sauf s'il n'est pas physiquement en mesure de le faire. – Et la droite majoritaire au Sénat s'oppose à la version des députés. Certains offusent même le principe du droit à l'aide à mourir. – Oui, Bruno Retailleau, par exemple, chef du parti LR, a exprimé son rejet du suicide assisté et de l'éthanasie. Écoutez-le.
– Je ne peux pas souscrire, quelle que soit d'ailleurs l'écriture, à une fin qui serait provoquée et qui est vraiment une rupture anthropologique dans notre civilisation. – Mais Bruno Retailleau ne représente ni toute la droite, ni tout le Sénat. – On touche là à un sujet très sensible. Or, il y a une liberté de vote dans chaque groupe, pas de consigne politique. En commission, les sénateurs ne se sont pas opposés au principe de l'aide à mourir, mais ils ont fixé des garde-fous. Le principe d'une assistance médicale à mourir a ainsi été adopté. C'est une formulation qui est plus contraignante que le droit à l'aide à mourir.
Voté à l'Assemblée nationale, le dispositif sera par ailleurs réservé à certains patients seulement. Écoutez.
– Notre commission s'est prononcée en faveur d'une assistance médicale à mourir pour les seules personnes dont le décès est proche, qui devraient demeurer exceptionnelles dans un objectif de soulagement des dernières souffrances et de sécurisation de la pratique des professionnels de santé.
– Cette version du texte est perçue par les sénateurs de la majorité comme plus équilibrée par rapport à la version adoptée à l'Assemblée nationale. – Et le clivage sur l'aide à mourir dépasse le clivage droite-gauche. – Oui, à gauche, par exemple. Certains sont pour, certains sont contre. Écoutez. – Notre groupe souhaite, dans sa grande majorité, défendre l'équilibre issu de l'Assemblée nationale sans faiblesse, sans exaltation, mais avec gravité, humilité et surtout humanité.
– Je forme le vœu que cette semaine, après l'Assemblée nationale, le Sénat vote ces deux propositions de loi, des lois de dignité, de fraternité, de liberté. – Je ne voterai pas cette proposition de loi. Mais je crois que cet article premier marque un basculement fondamental. Celui qui vise finalement à demander à la puissance publique, par la loi, d'organiser et de construire une réponse à la mort, alors qu'avant tout et surtout, une société progressiste doit d'abord organiser le soin, la vie, la capacité à vivre ensemble plutôt qu'à mourir seul.
– Hier, les sénateurs ne sont pas allés au bout de cet article 4 qui fixe ce principe de l'aide à mourir, mais les débats reprendront cet après-midi dans l'hémicycle. – Oriane, on va venir, monsieur le sénateur, sur le fond, il y a déjà peut-être un mot de politique. Quand vous entendez Bruno Retailleau qui refuse le principe même de l'aide à mourir, vous dites quoi ? C'est un homme aujourd'hui isolé dans votre parti ? Ou voilà, c'est une tendance quand même encore assez forte à droite ? – Je ne pense pas qu'il soit plus isolé dans son parti que Mme Kuckerman dans le sien. – C'est un président du groupe communiste. – C'est une évidence.
Non, moi je crois que c'est un problème personnel, avant tout. Et ça n'est pas un problème, comme certains veulent le dire, d'influence judéo-chrétienne. On a un de nos collègues hier qui a parlé, et c'est extrêmement intéressant, puisque j'avais fait l'observation il y a quelques mois en arrière, que déjà, du temps du Néandertal, les humains, ce qu'on appelle les humains, protégeaient leurs blessés. C'est-à-dire qu'on a vu dans certaines fouilles qu'il y avait des fémurs, en particulier, ou des tibias cassés, qui avaient mis en place des calosseux.
C'est-à-dire que ces gens-là, qui avaient une fracture d'un membre inférieur, étaient pris en charge par la collectivité, soignés, comme ils peuvent le soigner à l'époque, et nourris. Un animal qui se casse une patte, les autres animaux ne vont pas autour pour essayer de le nourrir et de le sauver. Les humains, ou ceux qui ont précédé les humains, l'ont fait. – Et je traduis ce que vous dites, c'est un argument contre le principe de l'aide à mourir. C'est ce que vous êtes en train de vous dire. – Non, pas du tout. Non, non, non, vous ne me laissez pas terminer.
Je veux dire simplement que la notion d'humain, c'est la notion de solidarité et de service à l'autre qui n'existe pas dans les autres races sur la Terre. – Mais quand hier, vous entendez Bruno Retailleau parler de textes d'abandon, « Le risque, c'est qu'il devienne demain plus facile de demander la mort que d'obtenir un soin ». Est-ce que vous dites qu'il va trop loin ou est-ce que vous dites qu'il arrive ? – Non, mais notre travail en tant que rapporteur, c'était justement d'essayer d'éviter que quelqu'un vous dise comme ça, « Écoutez, moi, j'en ai marre, je ne veux plus vivre, allons-y gaiement et puis faites-moi le nécessaire ». D'abord, l'aide au suicide.
Les pays qui ont mis en place l'aide au suicide et l'euthanasie, la plupart des gens renoncent à l'aide au suicide et demandent à ce que ce soit un professionnel de santé qui fasse le nécessaire pour les faire mourir. Déjà, c'est un sujet important. L'aide au suicide, c'est la personne elle-même qui s'administre le produit létal. Et quand on fait des comparaisons entre les pays, et d'abord, il n'y a pas beaucoup de pays qui ont mis en place ce genre de loi, mais quand on fait des comparaisons entre les pays, la Suisse, dont on parle beaucoup, la Suisse, l'euthanasie, est un délit et c'est un crime. En Belgique, non. Mais en Suisse, il n'y a que l'euthanasie.
Et si le patient qui arrive refuse de prendre le produit en disant « Docteur, faites-le à ma place », le médecin n'a pas le droit de le faire. Et on arrête tout. Donc, il y a ce sujet de l'euthanasie, participation d'un professionnel de santé à la mise à mort, et puis le sujet de l'aide au suicide, qui est le patient lui-même qui prend le produit létal. Ce sont deux sujets différents qui méritent évidemment une réflexion. Ensuite, un patient, un malade, qui arrive comme ça avec une maladie dont on dit qu'elle est incurable. Vous n'avez pas mis en place ce que j'ai dit, moi, en discussion générale, mais la tuberculose dans les années 50, c'était une maladie incurable.
La poliomyélite, c'était une maladie incurable. Le cancer du sein, il y a quelques années en arrière, c'était une maladie incurable. On peut en citer d'autres comme ça. Donc, pour moi, ancien médecin, je ne pense pas qu'il y ait des maladies incurables dans le temps. Il y a des maladies incurables dans le présent, mais pas des maladies incurables dans le temps. Et si on dit, vous êtes porteur d'une maladie incurable, vous avez le droit de mourir parce que vous allez, etc., etc., je ne suis pas sûr qu'on ne va pas profiter de cela pour pousser les gens vers l'euthanasie ou l'aide au suicide, plutôt que de faire de la recherche qui coûte une véritable fortune.
des médicaments nouveaux, on sait bien, puisque quand on parle chaque année dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale des médicaments innovants, on est dans une addition de médicaments. Vous dites qu'il y a des raisons budgétaires à ceux qui défendent cette aide à mourir. Il y a aussi des arguments budgétaires. Je dis qu'il pourra y avoir un jour, peut-être, des raisons budgétaires. Mais en fait, vous craignez plus les dérives qu'il pourrait m'être de ce texte que ce texte en lui-même, finalement. – Bien sûr, mais j'ai posé la question à l'auteur du texte, M. Falourny, puisque ce qu'il avait dit sur le Sénat n'était pas très agréable.
Donc je lui ai posé la question en audition, est-ce que vous ne craignez pas qu'il puisse y avoir un jour des dérives ? Parce que le vrai danger, c'est les dérives. Et il me dit, de toute façon, les lois sont appelées à évoluer. Donc je vous rappelle quand même que l'IVG, qui n'était pas une loi faite pour mourir, mais une loi faite pour protéger les femmes. C'est une loi de protection de la santé des femmes. Pas la même chose qu'une loi d'aide à mourir. Enfin, j'ai entendu des choses hier aussi sur l'IVG qui n'était pas tout à fait celle de la conception même de Mme Simone Veil. L'IVG, c'était 12 semaines. Actuellement, on a des pays où ils sont à 22 semaines. Donc les lois sont, selon M.
Falerni, faites pour être améliorées et pour avancer. Je veux dire, quand on met un pied dans la porte, la porte, on l'ouvre un jour. Est-ce que pour vous, il faut toucher quand même à la loi Claes-Léonetti, qui est la dernière grande loi sur ce sujet, ou est-ce qu'il ne faut rien toucher et déjà appliquer la loi Claes-Léonetti ? Déjà, à mon avis, la loi la plus importante là-dedans, c'est celle dont je ne suis pas le rapporteur. C'est-à-dire la loi sur les champs palliatives. La loi sur les soins palliatifs. Qui fait consensus, relativement consensus. Oui, sauf que, oui, bien sûr, il en faut partout. Il en faut dans tous les départements, il en faut dans tous les hôpitaux.
Il faudrait même aller au-delà et faire des soins palliatifs à domicile. Donc on en est très, très loin. Et vous avez vu d'ailleurs que la ministre a dit qu'il y avait plusieurs centaines de millions qui étaient mises sur la table pour essayer d'améliorer les choses. Tous les professionnels de soins palliatifs vous disent la même chose. Quand un malade qui souffre arrive en soins palliatifs, il demande, il dit toujours, docteur, honnêtement, si ça ne va pas, il faut faire le nécessaire. Et puis, quand au bout de deux ou trois jours, il sent que ça va mieux, il ne le demande plus.
Et on entend beaucoup, moi-même, je l'ai dit d'ailleurs, c'est une erreur, dire que 90% des gens qui rentrent en soins palliatifs ne demandent pas à mourir, l'aide à mourir. Ce n'est pas vrai, c'est plus que ça. En fait, c'est 90% des gens qui, en arrivant en soins palliatifs, demandent à mourir, qui ne demandent plus l'aide à mourir au bout de quelques jours. Mais encore faut-il avoir accès à ces soins palliatifs, Alain Mignon ? Le problème aujourd'hui, c'est qu'il y a beaucoup de personnes qui, dans leur territoire, n'ont pas accès à ces soins palliatifs.
Et c'est justement l'intérêt de cette loi sur les soins palliatifs, qui, à mes yeux, est beaucoup plus importante, dont on parle moins, parce que ça intéresse moins les journalistes. Tout nous intéresse. On n'est pas comme ça. Oui, mais bon, les soins palliatifs, en tout cas, ça fait moins d'audience. Juste, est-ce que vous avez une idée du nombre de personnes qui seraient concernées par l'aide à mourir chaque année ? Parce qu'il y a des chiffres qui ont été donnés dans l'hémicycle hier. Il y a des débats entre le gouvernement, les associations. Est-ce que vous, vous avez des chiffres à nous donner ? Non, directement, non. Parce que d'abord, ce n'est pas mis en place, donc on ne sait pas.
Mais moi, ce que je vois, c'est les débordements qu'il y a dans les autres pays où ils l'ont mis en place. Alors, on cite toujours la Belgique, mais 9 000 personnes par an, quand même. Petit pays, enfin petit pays, petit pays par le nombre d'habitants, 9 000 personnes par an. Mais moi, je voudrais citer le Canada. Parce que le Canada, quand ils l'ont mis en place, ils étaient à 2 000 à peu près par an. Ils sont à plus de 20 000 maintenant. Et sur les 20 000, la plupart maintenant, et même les Canadiens disent eux-mêmes, il faut qu'on arrête tout ça, sur les 20 000, la plupart, c'est pour des raisons sociales, des raisons financières.
Et en Hollande, actuellement, enfin aux Pays-Bas, on a un projet qui est en train de se mettre en place, je ne sais pas s'il arrivera au bout, où on dit carrément, si vous avez plus de 75 ans, et que vous considérez que vous ne servez plus à rien, on peut vous aider à partir. Donc il y a quand même des dangers et des débordements et des dérives qu'il faut éviter. D'où notre façon de penser à nous, rapporteurs, je dis nous parce que je n'étais pas seul, c'est un, la protection du patient, donc on a mis en place pas une chose, deux, la protection du professionnel de santé, la clause de conscience n'était que pour les médecins, et trois, la protection du Sénat.
Parce que si le Sénat dit, ben écoutez, on y va, les députés ont raison, à quoi il sert ? A rien. Si le Sénat dit, ben non, finalement, c'est une mauvaise loi, et on est contre, on vote contre, à quoi il sert ? Il sert à rien, parce que c'est l'Assemblée nationale qui va prendre le dessus, et en ce moment, l'Assemblée nationale, ils ne vont pas trop lui faire confiance. – Non, mais là, vous entendez, j'imagine, Alain Milon, vous n'êtes pas sourd à l'opinion publique, qui est favorable à une évolution des lois, à un droit plus élargi sur l'aide à mourir, au fait de choisir sa mort.
Est-ce que vous n'avez pas la crainte, du coup, d'apparaître comme un peu conservateur, voire un peu rétrograde ? – Non, non, d'abord, je ne suis pas d'accord avec vous quand vous dites que l'opinion publique est favorable. Elle est aussi favorable, d'ailleurs, à la remise en place d'à peine de mort. Et pourtant, on ne le fait pas. Donc non, l'opinion publique est favorable quand on lui dit, vous êtes jeune, vous allez avoir peut-être une maladie de Charcot un jour, vous allez souffrir. Donc est-ce que vous acceptez de souffrir pendant des années ou est-ce qu'à un moment ou à un autre, si on vous propose de mourir, vous allez faire quoi ? Vous allez dire oui.
Mais si on vous dit, vous êtes jeune, si un jour vous avez une maladie de Charcot, grâce à la recherche, vous allez pouvoir faire comme Stéphane Hopkins, c'est-à-dire donc continuer de vivre et puis faire des choses extraordinaires, est-ce que vous allez accepter de mourir ? Autant si on vous dit, vous ne souffrirez plus, vous aurez des contacts familiaux, des contacts sociaux. Quelle sera la réponse ? Ah ben non, tu es moi quand même. Ça m'étonnerait. On va voir comment les maires s'impliquent dans ce débat sur la fin de vie. On va en Côte d'Or. Bonjour Jean-François Dodé, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire sans j'étiquette de Saint-Apollinaire.
Vous avez organisé lundi une table ronde dans votre commune sur ce projet de loi. Fin de vie, il y avait un échange, notamment avec les professionnels de la santé. Pourquoi cette initiative ? Et qu'est-ce qu'il est ressorti de ces échanges ? Écoutez, pour une initiative, d'ailleurs, bonjour. D'abord, je suis médecin. Donc, c'est bien une loi qui m'intéresse fortement parce qu'on voit bien, comme ça a été dit, qu'il y a une modification anthropologique importante et que la relation à la mort et à la fin de vie entre le soignant et le soigné est totalement impactée.
Deuxièmement, je suis un élu de proximité et je trouve excessivement dommage que ce débat arrive à ce moment avec une crise institutionnelle majeure où on n'a pas de budget et on se demande même s'il n'y aura pas de dissolution de l'Assemblée nationale, où on est en pleine campagne municipale et je trouve que c'est un débat qui aurait eu le mérite d'être beaucoup plus éclairant pour la population. Vous le disiez à l'instant, la majorité des Français sont d'accord. Je ne suis pas complètement d'accord avec vous. C'est-à-dire que, et je reprends ce que dit M.
Villot, si on vous dit, quand vous serez en fin de vie, vous allez mourir seul dans des douleurs atroces et complètement oublié dans un coin, personne ne va dire oui. Par contre, si on vous dit, lorsque vous arrivez en fin de vie, vous allez avoir besoin d'un accompagnement à la fois psychologique, etc., parce qu'une fin de vie, ce n'est jamais très drôle, en final. Donc, il faut l'accompagner.
Eh bien, vous avez les soins palliatifs qui sont là et dans la table ronde, je peux organiser à la faculté de médecine, on a fait volontairement la faculté de médecine avec l'accord du doyen parce que, pour montrer qu'on est vraiment sur quelque chose qui est fondamental par rapport à la santé, par rapport à la médecine. Et donc, un certain nombre de soignants ont effectivement apporté des témoignages de fin de vie, notamment, on a une très bonne unité de soins palliatifs sur Dijon, qui ont effectivement perturbé un petit peu ceux qui arrivaient en disant « il faut absolument ce texte ». Un mot, Alain Milon, en réaction à ce que dit M. le maire sur le calendrier.
Il n'arrive pas au bon moment, ce débat ? Je suis complètement d'accord avec lui. Il arrive au plus mauvais moment. Ça n'est peut-être pas obligatoirement de la faute que du gouvernement, dans cette affaire. Ça fait deux ans, à peu près, qu'on parle de ça un peu partout. Je voudrais dire aussi, vous avez dit quelque chose tout à l'heure, c'était dans le programme de M. Macron ? Non. Pas au premier tour. C'était au programme de M. Macron, dans le cadre du deuxième tour. – Je n'ai pas dit que c'était dans le programme de M. Macron. – Je n'ai plus, quelqu'un l'a dit. – Non, c'était une réforme qu'il souhaite adoriter avant la fin de son départ de l'Élysée. – Et M.
Macron ne l'avait pas mis dans son programme au premier tour. Il l'a mis pour le deuxième tour des élections présidentielles. – Juste pardon, parce qu'Emmanuel Macron, il évoque des référendums sur certains sujets. Est-ce que vous souhaitez, vous, que ce texte, que la fin de vie, ce soit un sujet de référendum ? – Le maire a raison. On vit actuellement une crise institutionnelle considérable. On vit une crise politique énorme. On vit une crise mondiale considérable. Je pense que si jamais on devait faire un référendum sur le sujet, ça dépend du président de la République, ça ne dépend pas de nous. Pour moi, ce serait amuser la galerie.
Il y a beaucoup de sujets beaucoup plus importants que celui-là actuellement. Et ce serait amuser la galerie. Mais je suis d'accord avec lui. C'est intermédecin. Certains de nos collègues hier ont dit que les médecins sont pour, etc. C'est faux. Moi, j'ai rencontré en particulier les spécialistes des soins palliatifs. Dans leur grande globalité, ils sont pour qu'on améliore les soins palliatifs sur l'ensemble du territoire national, qu'on leur donne plus de moyens et ça devrait aller mieux de suite.
Moi, je suis assez même favorable à ce que les équipes de soins palliatifs aillent à domicile, ce que je dis tout à l'heure, mais qu'elles puissent prendre en charge des patients dès le début, dès le diagnostic de certains types de maladies. Parce que, bon, si vous arrivez, vous avez des prises de sang qui vous alertent, vous allez voir votre médecin, votre médecin vous dit « je suis désolé, vous avez un cancer du pancréas », c'est un coup de massue sur la tête. Et c'est évident qu'à ce moment-là, on a une trouille énorme. Si on était pris en charge par une équipe de soins palliatifs immédiatement avec les curatifs à côté, je pense que la situation s'améliorerait à tous les niveaux.
Alors, pour répondre à votre question sur le référendum, c'est amuser la galerie. Pour l'instant, il y a d'autres choses plus importantes. Un dernier mot, Alain Milon, est-ce que vous pensez que le texte, dans la version que vous souhaitez, sera adopté au Sénat ? Je n'en sais rien. Il y a encore un doute ? Bien évidemment. Parce qu'il y a des divisions au sein de la majorité. Je pense que l'ensemble des amendements, l'ensemble du texte, sera article par article voté par le Sénat.
Je vous rappelle que c'est simplement une adaptation de la loi Cleste-Honetti pour permettre, quand un malade est en fin de vie avec des soins qui ne vont pas bien, de permettre aux médecins d'utiliser le produit létal. Donc ça, c'est clair. On ira jusqu'au bout du texte. On aura la possibilité de discuter de tous les articles un par un, ce qui est déjà énorme chez nous. C'est d'habitude. On va faire ce qui est déjà énorme dans le monde politique actuel. Après, au moment du vote final, on verra bien. Mais l'essentiel pour nous, c'est d'avoir permis la discussion, d'avoir permis l'information et d'avoir permis en sorte que l'ensemble de nos collègues puissent s'exprimer. Merci beaucoup.
On remercie M. le maire. Merci Jean-François Daudet d'avoir été avec nous, maire de Saint-Apollinaire. C'est en Côte d'Or. Merci beaucoup. Et merci Alain Milon d'avoir été notre invité. On suivra bien sûr la suite des débats. Et puis on va en reparler dans moins d'une demi-heure. un débat sur ce plateau avec notamment Alain Clès et puis votre collègue sénatrice, Laurence Garnier. Merci beaucoup. Simon, on se retrouve dans 20 minutes ? Oui, on reviendra sur la campagne des municipales. Et on va en parler tout de suite puisque Christian Estrosi est notre invité. Bonjour. Bonjour M. Estrosi. Merci beaucoup d'être notre invité. Christian Estrosi, maire de Nice, vice-président d'Horizon.
On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale et deux presses régionales pour vous, Christian Estrosi. D'abord Fabrice Vessard-Odon. Bonjour Fabrice, du groupe Évras, des journaux régionaux de l'Est de la France. Et puis on sera en fin d'interview à Nice, chez vous, avec Baptiste Bise. Bonjour Baptiste. Merci d'être là. Baptiste du groupe Nice Matin qui vous posera des questions sur la campagne des municipales puisque Christian Estrosi, vous êtes candidat à votre succession. On commence par l'actualité nationale. Sébastien Lecornu qui a donc déclenché hier le 49.3 sur le budget.
À quoi ça servait d'attendre trop de temps pour en arriver là, Christian Estrosi ? Vous vous posez la bonne question. une question que nous nous posons tous depuis le début. Les Français sont lassés de voir que depuis des semaines, voire des mois, au fond, on passe son temps à parler de budget, de budget rejeté, de budget remis sur la table, d'amendements, de menaces, de motions de censure. il est temps de passer à autre chose. Donc il aurait dû le déclencher avant ? Donc je pense que Sébastien Lecornu qui a... On ne peut pas le lui reprocher. Essayer d'amener jusqu'au bout du bout le Parlement à débattre et essayer de sortir des solutions équilibrées a fini par le sortir.
On aurait pu sans doute gagner des semaines assez précieuses en ces temps ou en matière économique. Et d'ailleurs, ce 49-3 conduit malgré tout à un budget assez désastreux. Désastreux pour les entreprises d'abord. Presque 8 milliards d'euros sur taxes préservées. 7 milliards pour les collectivités territoriales. Des conséquences naturellement sur le pouvoir d'achat des Français. Il y aura 7 milliards parce que le Sénat dit qu'il va ramener la contribution des collectivités à 2 milliards. Eh bien, si le Sénat y parvient et je sais combien le Sénat est actif sur le sujet, je fais partie des maires qui lui en seront extrêmement reconnaissants. Mais en tout cas...
Mais vous dites le budget, les mesures budgétaires de Sébastien Lecornu, c'est désastreux. Qu'est-ce que sont vos mots ? Même pour les collectivités. Bon, moi, je fais partie sans doute des rares collectivités qui ont perçu que ce débat allait durer et que si je ne votais pas dès le mois de décembre tant pour la ville de Nice que pour la métropole de Nice-Côte d'Azur des budgets qui allaient réajuster avec des décisions modificatives en cours d'exercice, je ne donnerai pas une impulsion nécessaire pour que mon économie tourne et mes entreprises, comme le tissu associatif, comme les services publics, puissent fonctionner le plus vite possible. On a perdu du temps. Il aurait fallu
qu'ils dégainent le 49-3 avant, dites-vous ?
Je pense qu'il aurait fallu le dégainer avant parce que pour arriver à le dégainer sur un budget aussi désastreux, pardon, tant qu'à faire, il va aller mieux que l'économie du pays, que les services publics sachent où ils en sont, que les entreprises qui sont aujourd'hui largement atteintes aussi puissent se structurer, s'organiser par rapport à leur propre gestion et leur propre administration et que nous-mêmes, nous puissions prendre des initiatives le plus possible. Les collectivités, c'est quand même 70% de l'investissement public dans notre pays.
Il se trouve que moi, j'ai aujourd'hui une part de croissance qui n'est pas le cas de tous les territoires par rapport à la dynamique économique que j'ai insufflée. Donc, j'ai pu prendre des mesures en matière d'investissement extrêmement fortes pour soutenir mon tissu économique. Mais enfin, il faut aider nos entreprises à remplir leur fermetissement. Petite parenthèse sur les collectivités puisque vous y venez lors des débats budgétaires, vous l'avez sans doute suivi à l'Assemblée, le RN et ses alliés ciotistes ont fait voter un amendement pour réduire de 4,9 milliards la dotation globale de fonctionnement qui est la principale dotation aux collectivités.
Comment vous avez réagi quand vous avez vu ça ? J'ai naturellement hurlé sans être étonné. On sait aujourd'hui ce que le RN, l'UDR, qui est son proxy aujourd'hui sont prêts à tout et n'importe quoi pour saccager la vie économique de notre pays et que ce soit eux qui s'attaquent directement aux collectivités. Voilà ce qu'a proposé l'URN et ciotis et tout simplement 30 millions d'euros de moins pour la ville de Nice et sa métropole. Il se trouve que nous avons grâce à notre dynamique économique des recettes qui nous permettent de compenser tout cela puisque nous avons eu d'excellents résultats aussi bien touristiques qu'industriels en 2025.
Mais ces 30 millions d'euros seraient bien utiles pour plus de places en crèche, plus de travaux de rénovation dans nos écoles et mieux accompagner encore nos services publics que nous sommes en train de moderniser aujourd'hui pour mieux répondre aux attentes de nos concitoyens. On revient au budget plus généralement. On vous sent quand même critique sur la méthode et sur le fond du budget. Est-ce que si vous étiez député vous auriez voté la censure ? D'abord, je ne suis pas député. J'ai choisi de ne pas être député. Je me consacre depuis maintenant près de 18 ans à administrer une grande collectivité alors que j'étais député. J'ai été trois fois ministre.
Tout en restant très présent dans l'actualité politique nationale, monsieur le ministre. C'est vrai. Mais à partir du moment où nous voyons bien que l'arc central aujourd'hui dit maintenant ça suffit fin de partie de toute façon ça ne changera rien. Ça ne changera rien. Vous votez une motion de censure ? On retourne à une dissolution ? Mais censure ou pas censure ? Je vous pose la question autrement. Vous êtes vice-président d'Horizon. Est-ce que vous souhaitez que les députés d'Horizon votent la censure ?
Je ne souhaite pas que les députés d'Horizon votent la censure parce que je pense que nous devons maintenant passer à une autre étape et que les Français sont fatigués de ne pas entendre aujourd'hui un débat parlementaire parler de réforme. Tenez, moi j'attends avec impatience une réforme sur les polices municipales avec la première police municipale de France que j'ai bâtie. Elle est prête à arriver au débat au Parlement. La sécurité est une priorité.
Il est temps qu'on passe à autre chose et si on fait encore durer le plaisir pendant des semaines et des semaines sur le budget et qu'on ne dote pas notre pays d'un budget bon ou mauvais et il est mauvais en l'occurrence et que les collectivités puissent apporter une contribution pour apporter des correctifs comme nous le faisons avec la ville de Nice ou la métropole, c'est du temps perdu pour cette année 2026 que nous n'avons plus le droit de perdre aujourd'hui. – Le sujet va être le même l'année prochaine. Là, vous dites je ne voterai pas la censure au conditionnel parce qu'au nom de la stabilité.
– Et si vous me demandez ce que fait le maire de Nice, je suis là en tant que tel, je n'ai pas choisi d'être parlementaire. – Et acteur politérien, moi, la loi, aujourd'hui, peut-être que… – Je représiste ma question. – Vous auriez aujourd'hui… – La France va devoir fonctionner comme ça jusqu'à la prochaine présidentielle. – Vous auriez aujourd'hui – C'est ça le sujet. – Oui, mais je préfère dire aussi des choses directement. Vous auriez aujourd'hui, comme c'était le cas avant, des présidents de collectivités qui puissent être parlementaires pour faire entendre la voix des territoires au Parlement.
Je pense que nous n'aurions pas des parlementaires aussi distants des réalités de la vie locale à laquelle nous sommes confrontés nous et que nous aurions peut-être accompagné un gouvernement à voter un meilleur budget et avoir des majorités qui soient d'un autre modèle que celui qui est offert aux Français. – Donc il faut revenir au cumul des mandats ? – Oui, on n'y reviendra jamais, j'en suis à peu près convaincu. Ce fut une erreur tragique et nous verrons que de plus en plus, là où le Cévi-Pof rappelle que l'élu dans lequel les Français ont le plus confiance à plus de 50%, c'est le maire, il y aura une distanciation entre les territoires et le Parlement.
Voilà pourquoi je souhaite que l'élection présidentielle ou le Girondin que je suis se battra de toutes ses forces pour que nous allions beaucoup plus loin dans la décentralisation et sur la répartition des compétences entre Parlement, État et collectivité, renforcent notre rôle pour que les choses aillent mieux dans notre pays, là où nous représentons 70% de l'investissement public qui est réalisé dans notre pays. – Quelques questions sur l'actualité avant de passer à l'actualité municipale. Emmanuel Macron qui a riposté hier à Donald Trump, Donald Trump qui menace les vins et champagne français de droits de douane à 200%, est-ce qu'Emmanuel Macron peut faire le poids ?
– D'abord, je veux dire une chose. Je suis loin de partager de nombreux choix d'Emmanuel Macron, mais quand vous avez un président américain qui s'en prend avec autant de mépris au président français, c'est à la France toute entière, c'est à la République toute entière qu'on s'en prend. Et je pense que les Français doivent être unis pour ne pas accepter cette provocation, ces droits de douane qui sont un véritable chantage, plus 10% au 1er février prochain, plus 25% au 1er février. – En juin, plus 10% au 1er février, plus 25 en juin. – En juin, ensuite, plus 25.
Et surtout, les 200% sur les vins, sachant que je suis dans une région où nous sommes un des plus grands producteurs de vins exportés aux États-Unis. Aujourd'hui, c'est mettre à plat complètement notre économie si jamais nous ne cédions pas à sa pression sur le Groenland. Après avoir voulu s'emparer de l'exploitation du pétrole au Venezuela, après avoir voulu s'attaquer aux terres rares aujourd'hui en Ukraine.
Maintenant, vouloir s'attaquer aux ressources naturelles du Groenland et aujourd'hui ne respecter aucun principe diplomatique, vouloir s'attaquer aux Nations Unies qui ont organisé chez moi le plus grand sommet de l'océan depuis New York en 2017 et Lisbonne en 2022 pour tous ceux qui n'adhèreraient pas à son conseil de la paix. C'est aujourd'hui une position qui est inacceptable.
Et là aussi, quand je vois que ceux qui l'idolâtrent le plus, c'est le Rassemblement national, c'est mon Trump au petit pied monsieur Ciotti chez nous qui l'idolâtre et qui quelque part n'a pas honte de soutenir les politiques américaines qui pourraient porter atteinte à nos agriculteurs qui aujourd'hui n'en peuvent plus déposer faillite, se suicident tous les jours, s'attaquent à une économie toute entière mais en difficulté notre pays, insultent notre pays comme il le fait. J'ai honte pour mon pays et j'appelle à un espèce de ressort républicain qui nous permette aujourd'hui de montrer que nous sommes unis.
Cette espèce d'affront qui est fait à l'invitation du président de la République de venir débattre à Paris pour dire à madame Van der Leyen de l'autre côté qu'il accepte alors qu'il devrait y avoir une unité européenne la plus totale et entière pour faire face à M. Trump et aux Etats-Unis sur cette tentative de puérisement et de main basse sur le Groenland est aujourd'hui tout à fait inacceptable avec des droits de douane qui vont mettre en péril des pans entiers de notre économie mais pas que de la nôtre de l'économie européenne tout entière et j'appelle à un sursaut européen. Un dernier mot là-dessus Fabrice. Parce qu'on parle de sursaut européen, on parle du populisme aux Etats-Unis.
Vous êtes voisin vous de l'Italie à Nice. Oui. Portez quel regard sur l'action politique de Georgia Meloni ? J'apporte un regard négatif mais est-ce que Georgia Meloni à elle seule est responsable de cette situation ? Je pense que c'est parce qu'il n'y a pas aujourd'hui une coordination de l'ensemble des forces européennes autour de la présidente Ursula von der Leyen qui favorise que des règles européennes fassent que nous soyons solidaires les uns des autres. Aujourd'hui ça suffit. La France est la première puissance nucléaire européenne. C'est la première puissance militaire européenne. Je suis gaulliste.
J'essaie d'imaginer comment le général de Gaulle aurait réagi face à une telle provocation. Eh bien prenons en main notre souveraineté et disons les choses clairement maintenant à Trump et aux Américains et profitons du sommet de Davos déjà pour l'amorcer. Question estrosi avant de passer au municipal à Nice. Deux questions sur votre voisin le maire de Carde David Lysnard qui s'exprime ces dernières heures. D'abord hier soir il a prévenu qu'il se présenterait directement à la présidentielle en 2027 s'il n'y avait pas de primaire à droite pour désigner un candidat unique. Quand dites-vous ? Je pose la question à M. Lysnard c'est quoi la droite pour lui ? Ça va de où jusqu'à où ?
De Mme Elisabeth Borne jusqu'à Mme Knafro ? Donc je n'ai pas de réponse à ce sujet. Elle va où ?
Pour vous elle va où ? La droite elle va de où ?
Pour moi vous avez ceux qui apportent et qui appellent à l'union des droites et l'union des droites me semble-t-il en dehors du RN et de ses proxys dont l'UDR j'en vois pas d'autres. Mais est-ce que là ça va pousser Edouard Philippe à une primaire ? Je suis pour l'union de la droite et du centre que nous avons connu par le passé et que quelque part les politiques de Macron ont abîmé comme il a abîmé quelque part à la gauche traditionnelle Est-ce que ça va pousser Edouard Philippe à une primaire ?
Moi je suis à peu près convaincu que nous avons aujourd'hui petit à petit et au fond la position prise sur le vote du budget ou en tout cas le non-vote de la motion de censure par ceux qui de manière républicaine se disent maintenant il faut que la France ait un budget démontre que là où on n'aurait peut-être pas été capable de ça il y a encore quelques mois ou un an on voit bien qu'il y a une perspective qui se dessine pour 2027 où celui ou celle qui pourrait se dégager naturellement comme étant le meilleur dans des discussions plus apaisées pourrait occuper la place nécessaire Autre déclaration de David Lissnard c'est ce matin ça ne vous concerne plus directement c'est sur les municipales à Nice il dit qu'il ne s'impliquera pas dans la campagne mais quand même il laisse entendre qu'il est plutôt Eric Ciotti Qu'est-ce que vous en dites ?
C'est-à-dire qu'il est plutôt RN Moi je ne veux pas rentrer dans ce type de polémique une élection municipale c'est une relation avec ses électeurs je ne vais pas faire d'ingérence à Cannes que M.
Lissnard s'occupe de ses affaires il fait des choses bien il en fait d'autres sans doute moins bien comme nous tous nous serons jugés par nos électeurs qui sont souvent des électeurs qui vont bien au-delà du parti auquel nous appartenons Il vous déçoit sur cette prévision Et je considère que dans un département comme le nôtre où pour aller à Cannes il faut passer par l'aéroport de Nice nous avons une économie qui doit plutôt se compléter pour apporter de l'emploi dans nos entreprises pour soutenir nos entreprises plutôt que d'aller chercher quand on est issu malgré tout de la même famille politique à chercher à jouer les uns contre les autres On va aller justement à Nice Bonjour Baptiste Bise Merci d'être avec nous directeur de rédaction du groupe Nice Matin Var Matin Monaco Matin Vous allez poser vos questions à Christian Estrosi sur les municipales
Oui bonjour Et bonjour M.
le maire La semaine dernière Dominique Estrosi-Sassonne qui est votre colistière à Nice elle déplorait sur ce même plateau et j'étais en duplex de Nice déjà une campagne de caniveau Cette semaine on ne peut pas dire que ce soit vraiment amélioré puisque Eric Ciotti a publié sur X cette semaine une vidéo volée dans laquelle on vous entend plaisanter sur les boulistes et vous moquez aussi un peu des voeux à la chambre de commerce et de l'industrie Alors première question est-ce qu'il est devenu très difficile alors qu'il y a des téléphones portables qui se promènent partout de faire campagne en faisant attention à ce qu'on dit en permanence et puis deux est-ce que vous regrettez vous-même les attaques qui peuvent venir de votre équipe notamment les montages IA dans lesquels on voit Eric Ciotti en Lord Voldemort le méchant d'Harry Potter ou encore hier Jean-Pierre Rivère en Reine des Neiges
Moi je n'ai rien vu de tout ça je vois simplement cette campagne très peu digne de la part d'Eric Ciotti qui tronque des vidéos et qui dans cette période des voeux essaie de faire passer de l'humour pour des attaques on est dans un temps où il faut apporter une campagne heureuse une campagne dynamique aujourd'hui j'ai été accueilli extrêmement chaleureusement au vœu de la Chambre de Commerce et d'Industrie puis vous êtes là vous-même pour regarder la photo de famille entre guillemets et vous rendre compte que il y avait une partie sur la photo de famille qui faisait une tête comme ça qui était décomposée on voit que sa campagne prend l'eau et qu'ils sont totalement paumés puis de l'autre côté un camp qui semblait beaucoup plus souriant beaucoup plus épanoui plaisantant avec les membres de la Chambre de Commerce avec l'union patronale bon c'est mais je pense que il est temps de revenir un peu sur le fond on voit bien que là où d'un côté il y a une campagne où on essaie d'afficher des noms qui ne sont même pas en conformité avec la loi pour être candidat des élections municipales et c'est là qu'on voit leurs difficultés nous on reste sur le fond j'ai trois mandats derrière moi j'ai de l'expérience ils ne l'ont pas ils font des erreurs les unes derrière les autres le fond pour moi c'est de parler de la sécurité c'est de parler de la santé c'est parler des choses qui touchent au quotidien les niçoises et les niçois et c'est ce à quoi nous nous attachons et Baptiste vous avez une autre question
oui alors sur les voeux à la CCI c'est vrai ce qui était assez exceptionnel puisque M.
Estrosi en parlait c'est qu'il y a bien longtemps qu'on n'avait pas vu Eric Ciotti et Christian Estrosi sur la même photo et là ils étaient sur la même photo de famille alors pas côte à côte mais ils étaient tous les deux sur la même photo donc cette semaine toujours Jean-Pierre Rivère a annoncé qu'il se retirait alors Jean-Pierre Rivère il est redevenu président de l'OGC Nice pour celles et ceux en dehors de la Côte d'Azur qui ne suivent pas ou qui ne suivent pas le foot il était sur la liste d'Eric Ciotti il a été le premier à le rejoindre et il a annoncé qu'il se retirait pour ne pas risquer de faire courir une inéligibilité et qu'il doit se retirer en cours de mandat c'était un problème qui avait soulevé l'équipe de M.
Estrosi alors en cas de victoire il dit qu'il redeviendra conseiller spécial mais ma question M. Estrosi c'est est-ce que vous ne pensez pas que pour lui la mission est accomplie et qu'en rejoignant Eric Ciotti très tôt dans la campagne il a légitimé sa candidature et qu'il a ouvert la voie à d'autres ralliements de personnalités modérées bien connues et que finalement pour Jean-Pierre Rivère ces missions accomplies auprès d'Eric Ciotti déjà
Ce qui se passe dans les autres camps vous pourriez me parler d'autres familles politiques il y a plusieurs candidats je m'occupe de ma campagne vous voyez bien que je déroule et vous le couvrez vous-même dans votre quotidien une campagne de fond sur la santé sur la sécurité cet après-midi je vais dérouler et présenter mes candidats qui auront à gérer l'éducation nationale avec des choses extrêmement innovantes vendredi ce sera dédié à l'économie en même temps il y a des règles aujourd'hui définies par le Parlement pour ceux qui sont éligibles qui ne le sont pas tout ça fait très désordre en face pendant que on est sur des sujets de personnes nous nous sommes sur des sujets de fond avec Dominique Castrosi Sasson qui est présidente de la commission économique au Sénat et qui est une de mes toutes premières à figurer sur ma liste et qui a rejoué un rôle important sur la politique du logement à Nice ces dernières années nous avons présenté lundi un grand programme sur le logement où nous savons que c'est une priorité et que la construction de 10 000 logements nouveaux dans notre ville est essentiellement tournée vers les niçois et vers les actifs pendant que nous on déroule tout ça les autres sont sur des sujets de personnes et le sentiment que j'ai qu'ils ne connaissent même pas le droit électoral lorsqu'ils avancent tel ou tel nom donc voilà les niçois restent juges de tout ça un dernier mot rapidement Baptiste
il y a une nouvelle liste qui est apparue à Nice c'est celle de Xavier Garcia qui a étiqueté place publique est-ce que vous considérez monsieur le maire qu'elle vous sert dans la mesure où elle divise la gauche et craignez-vous l'hypothèse d'une triangulaire au deuxième tour ?
j'ai même eu des quadrangulaires voyez-vous donc je ne crains rien j'ai un bilan qui est exceptionnel aujourd'hui qui peut contester que c'est chez nous que nous connaissons la plus hausse la plus grande hausse de la démographie de notre pays on annonçait il y a quelques jours que la France avait perdu en 2025 entre les natalités et les disparitions presque un demi-million de personnes là où sur trois recensements nous avons gagné 15 000 habitants à Nice là où nous avons des industriels qui comme Virbac viennent s'installer à Nice là où hier je discutais avec une grande école d'architecture qui va venir s'implanter à Nice je suis moi sur un bilan sortant et un projet extrêmement innovant qui est une triangulaire qui est une quadrangulaire qui est un duel au deuxième tour nous sommes sereins et nous allons garder notre cap et notre ligne sans nous laisser détourner par quoi que ce soit et merci merci Fabrice Vessard-Eudon merci Baptiste Bisse d'avoir été avec nous depuis Nice pour interroger Christian Estrosi merci à vous d'avoir été notre invité et on va continuer à parler de la campagne des municipales dans quelques instants c'est tout de suite l'info dans nos régions on commence par la revue de presse régionale à la une c'est le bras de fer Trump Union Européenne oui c'est à la une de plusieurs quotidiens ce matin droit de douane menace d'annexion du Groenland comment résister à Donald Trump se demande le Dauphiné libéré l'Union Européenne a décidé de suspendre à la ratification de l'accord commercial conclu l'année dernière avec les Etats-Unis Emmanuel Macron veut aller plus loin et demande un mécanisme de riposte commercial Charente Libre fait aussi sa une avec Donald Trump qui déclare vous allez voir jusqu'où je peux aller pour acquérir le Groenland Strasbourg capitale de la colère agricole c'était la une des DNA aujourd'hui 5000 agriculteurs se mobilisent pour faire pression sur les zérodéputés le Parlement européen doit se prononcer aujourd'hui pour décider s'il saisit ou non la cour de justice de l'Union Européenne si c'est le cas cela retarderait la ratification de l'accord du Mercosur ce traité rejeté par beaucoup d'agriculteurs Inquiétude sur les laits infantiles C'était la une de la Voix du Nord Nestlé a été contraint de procéder à un rappel massif des laits Guigoz et Nida les parents s'inquiètent la Voix du Nord est allée à leur rencontre dans la région les autorités sanitaires ont indiqué que des investigations étaient en cours après le décès d'un bébé ayant consommé du lait infantile Nestlé pour l'instant aucun lien direct n'a été établi entre ce décès et la consommation du produit et c'est déjà presque le printemps Steve on compte les jours on compte les jours mais grâce au Berry républicain on y est déjà un peu le journal dévoile le programme de la 50ème édition du printemps de Bourges c'est Patty Smith qui lancera la festivité qu'on envoie le 14 avril le prochain on se retrouve dans quelques secondes pour toute l'actu municipale mais on revient à Donald Trump Donald Trump qui menace de droits de douane les vins et champagne français comment ça réagit dans les régions concernées on va à Reims terre de champagne dans la Marne bonjour Yann Tour merci d'être avec nous vous êtes reporter champagne à l'Union Donald Trump qui agit donc de nouvelles menaces de droits de douane sur les vins et champagne français comment réagit la filière la filière elle réagit prudemment elle prend la menace au sérieux parce que c'est 200% ça correspond à une fermeture de marché et les Etats-Unis pour le champagne c'est le premier marché à l'export en 2024 qui est la dernière année où on a les chiffres complets pour les Etats-Unis c'est plus de 27 millions de bouteilles c'est à dire c'est 10% du total des expéditions et c'est 820 millions d'euros donc c'est 14 à 15% du chiffre d'affaires donc c'est c'est beaucoup par contre c'est pas la première fois que ça arrive vous l'avez dit c'est des nouvelles menaces en avril
mars de l'année dernière les 200% on les avait déjà on les avait déjà entendus
c'est pas oui c'est ce que vous dites c'est pas la première fois que Donald Trump grandit cette menace Yann c'est ça tout à fait c'est pas la première fois en fait il avait commencé à agiter les droits de douane alors qu'il n'était pas encore président il était encore en campagne
c'était au mois d'août il avait déjà commencé à dire que tarif c'était le plus beau mot de la langue anglaise il a continué
il a continué comme ça jusqu'à ce qu'il commence à jusqu'à son Libération Day devant la Maison Blanche où il a
attribué des droits de douane à la tête du client et l'Union Européenne à ce moment-là c'était pris 20% donc 20% c'était déjà beaucoup mais c'était pas 200 et puis il y a eu l'accord avec l'Union Européenne qui a été conclu en juillet qui est d'ailleurs en suspens puisque le Parlement Européen ne l'a toujours pas ratifié
donc voilà c'est une situation dans laquelle la filière vit elle a vécu comme ça déjà de toute manière lors du premier mandat de Donald Trump puisque lors du premier mandat de Donald Trump le président américain c'est quelqu'un qui s'est qui s'est appuyé là où ça fait mal les États-Unis sont le premier marché export pas seulement pour le champagne mais pour toute la filière des vins spirituels françaises et il avait déjà décrété des droits de douane alors à l'époque le champagne s'en était sorti sans bobou et on avait mis ça sur le compte de la grande amitié entre Bernard Arnault qui est le président de LVMH et Donald Trump alors Bernard Arnault président de LVMH ça veut dire que c'est le premier acteur en fait de l'appellation Merci beaucoup Yann Merci d'avoir été avec nous depuis Reims dans la Marne Merci beaucoup pour cette réaction et c'est l'heure d'ouvrir notre page consacrée aux municipales Merci On va voir ensemble les dernières infos de la campagne on commence par Paris où Anne Hidalgo apporte son soutien au candidat de la gauche Emmanuel Grégoire Soutien timide mais soutien quand même après plusieurs mois de silence l'actuelle maire de la capitale a clarifié sa position pour les municipales elle a annoncé hier qu'elle voterait pour son ancien adjoint avec qui elle est en froid elle a néanmoins prévenu qu'une alliance avec les insoumis n'était pas une option Du côté de Lyon le maire Grégory Doucet fait la ligne du progrès ce matin L'écologiste en difficulté dans les sondages veut croire à une remontada face à Jean-Michel Aulas dans les pages du progrès il détaille effectivement son programme en matière de sécurité il souhaite porter l'effectif de la police municipale à 4000 agents et augmenter le nombre de caméras de vidéosurveillance On va au Mans où Stéphane Le Foll est candidat à sa réélection L'ancien ministre de François Hollande a dévoilé les priorités de sa campagne logement, santé, éducation à noter que place publique ne présentera finalement pas de liste dans la ville le parti de Raphaël Glucksmann a annoncé qu'il rejoignait la liste de Stéphane Le Foll Une autre ancienne ministre mais qui elle abandonne c'est du côté de Dijon Fadila Katabis Oui, l'ex-socialiste devenu macroniste ancienne ministre et députée de Côte d'Or est en colère elle dénonce l'alliance d'une partie de son camp avec reconquête la liste LR menée par Emmanuel Bichot a reçu le soutien sans contrepartie du parti Éric Zemmour qui a décidé de se retirer de la course Et puis on termine avec des maires qui ne veulent pas entendre parler de retraite Non, non, pas du tout à 94 ans Rendez-vous compte Guy Delattre est le maire le plus âgé de France Il est à la tête d'une commune de 43 habitants dans la Somme et il se présente pour un dixième mandat c'est dans les pages de Ouest France aujourd'hui Autre force de la nature Yves Bahut lui, c'est un petit jeune il a 93 ans il est à la tête d'un village dans l'Aisne Il a débuté sa carrière au moment de l'arrivée de De Gaulle Imagine l'arrivée de De Gaulle à l'Elysée Après onze mandats de suite Il espère en obtenir un douzième Ah ouais, onze mandats c'est énorme Merci beaucoup Merci Steve Allez on revient à l'actualité du Sénat qui a entamé hier l'examen du texte sur la fin de vie La majorité sénatoriale va-t-elle soutenir le droit à l'aide à mourir alors que Bruno Retailleau fustige un test d'abandon avant d'en débattre avec nos invités Direction les Pays-Bas Premier pays à dépénaliser l'euthanasiste au début des années 2000 20 ans après Comment ça se passe ?
Est-ce qu'il y a eu des dérives ? On regarde ce reportage
Quelques photos et toujours ce grand sourire Les souvenirs qu'Hilda garde précieusement de sa mère décédée en septembre 2023 à 85 ans Ma mère était une femme très sportive Elle faisait beaucoup de vélo Elle aimait la vie Elle était spontanée Son mantra c'était Carpe Diem Mais petit à petit les maladies liées à l'âge s'accumulent Refusant une vie diminuée La mère d'Hilda a choisi l'euthanasie Au début cela n'a pas été dur
Je me suis dit ok elle a pris sa décision Elle a toujours mené sa vie à sa façon Elle veut garder le contrôle Mais à un certain point je me suis dit non ça ne doit pas se passer comme cela C'est un suicide en fait
Après de longs mois de discussion Hilda finit par accepter de laisser partir sa mère
C'était très spécial de connaître la date de sa mort à l'avance On était là pour la fête des mères dans le jardin et à un moment on se dit ok c'est la dernière fois que nous la fêterons ensemble
Vous comprenez ? Ça m'émeut encore
même maintenant
Mais en même temps
on a pu avoir un bel au revoir Une semaine avant on a fait une grande table avec ma soeur les enfants on a fait des blagues on a trinqué On a pu se dire ce qu'on avait à se dire
Aux Pays-Bas pays pionniers l'euthanasie et le suicide assisté sont dépénalisés depuis 2002 Pour en bénéficier le patient doit faire une demande volontaire et mûrement réfléchie ses souffrances physiques ou psychologiques doivent aussi avoir une cause médicale être jugés insupportables sans alternative thérapeutique Là-bas le pronostic vital n'est pas un facteur Bert Kaiser a pratiqué plus d'une centaine d'euthanasies dans sa carrière à chaque fois l'aboutissement d'un long processus Ce serait impensable que quelqu'un demande l'euthanasie un jour et qu'on la pratique le lendemain Pourquoi ? Parce que c'est quelque chose
qui fait peur c'est une responsabilité énorme En tant que docteur il faut faire un long travail sur vous-même et avec votre patient pour être certain de ce qu'il demande et ce qu'il réalise bien sûr qu'il réalise mais vous devez en être convaincu c'est difficile
c'est un processus difficile Le patient doit ensuite être vu par un médecin extérieur au dossier pour qu'il confirme la décision Aux Pays-Bas l'euthanasie est très souvent pratiquée par les médecins de famille mais tous ont un droit
de réserve C'est ici qu'intervient l'association néerlandaise pour une fin de vie volontaire
Elle aide entre autres les patients à trouver un professionnel de santé prêt à les aider Mais parfois ceux qui demandent l'euthanasie ne rentrent tout simplement pas dans les critères de la loi Avec la loi actuelle les souffrances du patient doivent être insupportables et avoir une cause médicale Mais on a beaucoup de personnes âgées de plus de 80 ans qui estiment avoir eu une belle vie et qui ne peuvent pas recourir à l'euthanasie pour raison médicale Alors en ce moment il y a une loi en discussion
pour autoriser l'euthanasie à toutes les personnes de plus de 74 ans
Une dérive pour Théo Bauer professeur d'éthique de la santé qui était pourtant favorable à l'origine à l'euthanasie L'euthanasie devrait être
un dernier recours en urgence mais aux Pays-Bas c'est devenu une manière de mourir par défaut
Comment peut-on affronter
les épreuves de la vie s'il y a une porte de sortie si facile ? Ça pose aussi la question de la manière dont la société s'occupe de ses aînés qui coûte de l'argent au lieu d'en rapporter L'an dernier
les euthanasies ont représenté près de 6% des décès dans ce pays de 17,8 millions
d'habitants Et on va en débattre avec nos invités Bonjour Alain Clès Merci d'être avec nous Vous êtes ancien député socialiste co-auteur de la fameuse loi Clès-Léonetti sur la fin de vie Bonjour Laurence Garnier Merci également Vous êtes sénatrice à l'air de Loire-Atlantique Et bonjour Ségolène Perrichiot Merci d'être la présidente de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs On vient de voir ce reportage aux Pays-Bas qui a donc dépénalisé l'euthanasie il y a maintenant plus de 20 ans Est-ce que pour vous Laurence Garnier les Pays-Bas Effectivement ce à quoi on ne veut surtout pas arriver Et c'est tout le travail que nous sommes en train de conduire parce qu'en réalité on constate que dès qu'on ouvre une porte parce qu'on veut entendre la souffrance de patients en fin de vie ou pas d'ailleurs et c'est ce qu'il faut aussi regarder avec beaucoup d'attention on arrive petit à petit sous couvert de lois d'exception qui ne concernent que quelques cas à ce que proposent aujourd'hui les Pays-Bas c'est-à-dire être âgé de 74 ans ou plus pour finalement se voir proposer un droit opposable à l'euthanasie donc concrètement qu'est-ce que ça veut dire si cette loi passait ça n'est pas encore le cas évidemment je souhaite qu'elle ne passe pas ça veut dire qu'après 74 ans il faut peut-être commencer à se demander si on n'est pas devenu une charge on ne rapporte plus rien à la société on lui coûte de l'argent tout ça est infiniment triste et c'est ce à quoi il ne faut pas arriver ce qui n'est pas dit dans la loi actuelle on le précise où le mot euthanasie ne figure même pas alors ça c'est encore un autre sujet on peut parler des vocables utilisés le mot d'euthanasie vous avez raison ne figure pas dans le texte de loi actuelle pour autant on a fait le choix de mots très pudiques pour cacher une réalité qui est bien celle de l'euthanasie et du suicide assisté et de toutes les dérives potentielles qui l'ouvrent encore une fois quand on entrebaille une porte on risque de l'ouvrir très grand je lisais encore tout à l'heure le cas d'une jeune femme belge de 26 ans très dépressive qui a demandé à recourir à l'euthanasie parce qu'elle estime qu'elle ne peut plus vivre dans cet état elle a 26 ans donc vous voyez on ne parle même pas des plus de 74 ans voilà le type de dérive extrêmement dangereuse auquel nous ne souhaitons pas arriver voilà pourquoi je ne souhaite pas ouvrir cette porte-là dans le cadre de nos débats aujourd'hui Alain Clès comment réagissez on le rappelle vous êtes le co-auteur de la loi Clès-Léonetti qui instaure notamment une sédation profonde et continue jusqu'au décès comment vous réagissez aux propos de Laurence Garnier est-ce que selon vous il faut faire évoluer votre loi est-ce qu'il y a un risque de dérive alors je serais respectueux le débat parlementaire a lieu à l'Assemblée a lieu au Sénat vous avez commencé l'article 4 donc les sons de travail parlementaire se faire moi je peux intervenir sur deux choses d'une part la loi de 2016 que nous avons élaborée avec Jean-Léonetti et l'avis j'en étais le rapporteur du comité national d'éthique la loi de 2016 c'est à la fois une loi de solidarité et d'autonomie on autorise dans cette loi une sédation profonde et continue jusqu'au décès avec l'arrêt de tous les traitements l'hydratation et l'alimentation artificielle constituant un traitement en ce qui me concerne c'est une aide à mourir quand le CCNE a été saisi la question qui a été posée a été double soins palliatifs stratégie décédale on en reviendra c'est essentiel et la question à laquelle nous avons répondu est-ce qu'il y a une démarche éthique pour une aide active à mourir nous avons répondu oui dans un encadrement extrêmement précis nous pourrons y revenir et pourquoi nous n'avons pas utilisé le mot euthanasie ou suicide assisté pour une raison simple car ce n'est pas le choix entre la vie ou la mort la mort elle est là et la question que la société peut se poser au-delà du devoir de solidarité pour des personnes vulnérables c'est une simple question quel est le chemin le moins pire pour la personne donc voilà ce qui a été posé au niveau du CCNE argument qui a été repris en grande partie par l'Assemblée citoyenne qui s'est déroulée pendant 4 mois et je crois que l'Assemblée citoyenne sur ce sujet quelle que soit la position des uns et des autres a été reconnue comme une démarche efficace l'Assemblée a voté un texte d'équilibre aujourd'hui le travail parlementaire fait qu'il est arrivé au Sénat et le Sénat en débattra mais pour vous le texte dans sa version de l'Assemblée nationale donc dans sa version des députés avec un droit à l'aide à mourir vous convient c'est un texte d'équilibre alors par rapport à l'avis du CCNE nous retrouvons nous retrouvons l'ensemble des éléments qui existent dans la vie du CCNE il y a un sujet qui n'avait pas été abordé au niveau du CCNE et qui a été abordé pour être tout à fait complet au niveau de la loi qui est sortie de l'Assemblée nationale c'est le délit d'entrable et je crois que dans le travail en commission du Sénat la commission est revenue sur ce sujet dernier point dernier point nous avions parlé pour être tout à fait pour que les téléspectateurs soient parfaitement informés de moyen terme dans l'avis du CCNE la haute autorité de santé n'a pas retenu ce terme et à la demande de la ministre Catherine Vautrin un amendement est passé à l'Assemblée nationale pour dire lorsque le pronostic vital est engagé et la situation est irréversible voilà les précisions de l'Assemblée donc le débat est ouvert aujourd'hui mais je voudrais insister sur un point au-delà parce que je pense qu'il n'y a aucune polémique à voir sur ce sujet il n'y aura pas de vainqueur ou de vaincu je crois que depuis 1999 le législateur quel que soit les gouvernements la sensibilité a essayé de concilier deux choses qui rejoignent notre devise républicaine la solidarité des personnes qui sont en situation de fin de vie qui sont en grande vulnérabilité il y a un devoir de la société à travers les soins palliatifs nous y reviendrons par la suite je suppose et le deuxième sujet c'est l'autonomie l'autonomie la loi Kouchner a fait une ouverture sur l'autonomie la loi dite Claes-Levenetti apparaît l'autonomie et là on aborde l'autonomie ce ne sont pas deux concepts qui s'opposent ce sont deux concepts qui sont complémentaires Laurence Garnier Alain Claes dit le texte de l'Assemblée est un texte équilibré vous ne le jugez pas comme tel vous ?
alors d'abord non je le considère comme allant d'ores et déjà trop loin ouvrant déjà trop grand cette porte parce qu'on voit bien derrière les intentions d'un certain nombre d'acteurs d'ensuite aller voir comment ça va se passer pour des personnes qui ne sont pas en fin de vie parce que le moyen terme en réalité qu'est-ce que ça veut dire j'ai échangé avec des médecins de soins palliatifs qui nous disaient qu'ils suivaient depuis neuf ans un patient qui leur a été adressé avec un pronostic vital de 15 jours donc on a cette complexité-là qui nous dépasse tous sur laquelle je pense qu'il faut être extrêmement prudent et puis puisque nous avons devant nous l'auteur le co-auteur de la loi Claes-Leonetti moi je voudrais quand même dire quelque chose on a une loi Claes-Leonetti qui date de 2016 qui met en oeuvre les soins palliatifs et nous avons la présidente de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs avec nous ce matin et cette loi en réalité n'est pas appliquée dans au moins 20% du territoire national puisque dans environ 20 départements sur la centaine que compte notre pays les Français n'ont pas accès à des services de soins palliatifs mais je vous laisserai peut-être le confirmer donc vous avez préparé un texte de loi voté en 2016 qui a du sens qui propose une sédation profonde et continue pour les patients en fin de vie ce qui est une excellente chose ce qui permet de prendre en charge il ne faut pas qu'on raconte des choses fausses aux Français la fin de vie aujourd'hui quand elle est accompagnée par les soins palliatifs elle soulage la souffrance et elle accompagne les Français et donc cette loi n'est pas appliquée en tout cas très insuffisamment beaucoup de Français aujourd'hui n'ont pas accès à des soins palliatifs je crois qu'ils sont 500 chaque jour à décéder sans avoir pu bénéficier de ces soins palliatifs que la loi devrait pourtant leur garantir et il est évident que si on leur dit est-ce que vous préférez décéder dans d'atroces souffrances ou abréger tout ça et bien les Français sont comme nous tous ils ne souhaitent pas mourir dans des souffrances épouvantables mais les soins palliatifs s'ils étaient mis en place si la loi que vous avez préparée monsieur le député il y a 10 ans était appliquée et bien nous n'aurions pas aujourd'hui j'en suis convaincue à nous poser ces questions-là Alain Clès vous voulez réagir et après je vous donne la parole très rapidement je ne vais pas monopoliser le débat deux choses est-ce que la loi de 2016 on me dit qu'elle est parfaite est-ce que la loi de 2016 répond à toutes les demandes non il faut avoir l'honnêteté de le dire elle ne répond pas à toutes les demandes c'est pour cette raison quelle est la souffrance qu'elle ne peut pas soulager monsieur le député quelle est la souffrance que la sédation profonde et continue ne peut pas soulager c'est-à-dire quelques jours ou quelques semaines donc voilà tout le monde s'accorde sur ce constat ensuite les soins palliatifs un mot sur les soins palliatifs il y a 10 départements qui n'ont pas d'unité active de soins palliatifs nous avons voulu à travers l'avis du CCNE attirer l'attention là-dessus depuis 1999 la loi il y a un problème de moyens le milliard a été adopté lors du PLFSS 2024 déjà les moyens ont été mis en place mais quel est le sujet des soins palliatifs en France c'est qu'on est excellent sur le curatif mais la politique de santé de la personne en termes de formation continue en termes de formation initiale en termes de projet d'établissement n'est pas assez développé mais il n'y a pas de contradiction entre le développement des soins palliatifs qui est indispensable et parfois une demande de nos concitoyens du denne à mourir je peux vous citer plein d'exemples j'ai vu des cas où des personnes venaient aux soins palliatifs avec une demande d'aide à mourir cette demande a été abandonnée et je connais d'autres cas de personnes qui ont été pris en compte par les soins palliatifs qui se sont dit non la souffrance est trop grande je ne peux pas le faire en France je vais à l'étranger pour une aide à mourir donc je suis très pragmatif et je ne veux absolument pas caricaturer position des uns et des autres vous savez madame la sénatrice on est là pour fixer un cadre mais sur ce sujet si intime chaque situation est une situation particulière qui nécessite un dialogue vous le savez très bien singulier entre la personne entre le personnel soignant et j'allais dire la famille donc par rapport à cela restons modeste mais le législateur doit fixer ce cadre à la fois vis-à-vis des soignants et vis-à-vis des familles on va vous faire réagir Ségolène Pelleruchot je rappelle vous présidez de la société française d'accompagnement de soins palliatifs comment vous réagissez à ce que vous venez d'entendre et qu'est-ce que vous pensez de ce texte de ces textes parce qu'il y a un texte sur le droit à l'aide à mourir il y a un texte sur les soins palliatifs la première des choses qui me fait réagir pardonnez-moi monsieur Kless c'est dans ce que vous venez de dire vous avez dit la mort est déjà là et ça pour moi qui suis médecin qui depuis 20 ans j'accompagne des patients dans ces phases palliatives et des phases de fin de vie la mort n'est jamais déjà là en fait la vie est toujours là alors certes c'est parfois la vie difficile c'est parfois la vie à l'ombre de la mort évidemment et notre travail et le travail des soignants et des acteurs de soins palliatifs en particulier c'est aussi d'accompagner cette vie de soulager les gens y compris avec la sédation que vous avez mis dans la loi parce que parfois assez rarement finalement mais parfois on en a vraiment besoin c'est indispensable mais c'est toujours d'accompagner la vie et cette différence elle est fondamentale et il n'y a pas forcément d'opposition mais il y a une forme d'incompatibilité dans le sens où vous ne pouvez pas regarder quelqu'un et le considérer comme vivant et donc méritant nos soins et les soins de la société tout entière et le combat de la société pour soulager cette personne et à la fois dire qu'il est déjà mort et que donc on peut accélérer les choses et là il y a quelque chose qui est une vraie différence de vision dans la manière dont on aborde le patient dans la manière dont on aborde les soins et dans le sens que les soins ont et ça c'est vraiment pour moi la première des choses la deuxième chose vous avez dit la loi elle a pour fixer un cadre c'est bien ce qu'elle fait aujourd'hui la loi elle nous donne ce cadre qui est je ferai tout pour te soulager et chaque jour je vais essayer de me battre pour te soulager plus la loi elle porte ce message collectif elle porte ce cadre collectif et ce cadre collectif qui est de dire aux gens vous êtes là vous êtes en vie vous faites encore partie de la société oui c'est dur et c'est pour ça que moi je me suis engagée en soins palliatifs c'est pour ça que les soignants s'engagent et on va vous aider à vous soulager si demain le message change et dit vous dans votre situation le cadre le nouveau cadre qui serait fixé dit vous dans votre situation c'est vrai qu'on peut vous aider à mourir on peut vous aider à vous suicider parce que c'est de ça dont il s'agit le cadre change et le regard sur les gens c'est comme ça que c'est perçu c'est comme ça que le perso est vos patients on le sait on le voit déjà chez les personnes âgées c'est difficile le regard de la société le sentiment d'être un poids de ne plus faire partie de la société c'est évidemment le quotidien des personnes très âgées plus encore que des personnes très malades je dirais d'atteindre un cancer c'est vraiment ça et donc évidemment si on leur dit alors je ne parle même pas d'au-delà de 75 ans mais si on leur dit dans telle ou telle situation vous faites partie des gens éligibles vous faites partie de ces gens là évidemment qu'ils vont avoir encore plus le sentiment d'être un poids encore plus la question à se poser mais finalement est-ce que ça ne serait pas la meilleure solution pour moi on le voit déjà et aujourd'hui le cadre dont vous parliez il est justement protecteur et il donne du sens pour continuer à soigner les patients autant qu'on sait le faire Laurence Gérard Madame si vous permettez non je me permets de prolonger les propos pardon juste un débat je voudrais juste dire un mot monsieur le député parce que vous décrivez très bien les choses docteur et on a un enjeu du regard que nous allons poser demain les uns sur les autres du degré de souffrance qui sera considéré et par les personnes et par la société comme acceptable ou pas pour ouvrir un droit à donner la mort en réalité à l'euthanasie j'utilise malgré tout ce terme et puis on a un enjeu et je pense qu'il faut aussi alerter là-dessus on évoquait les soins palliatifs qui sont insuffisamment déployés en France parce que ça coûte très cher et on a un enjeu économique dont on parle peu dont il faut parler avec pudeur mais dont il faut parler quand même parce que moi je suis profondément interpellée par le fait que le texte que nous sommes en train d'examiner actuellement au Sénat il a le soutien de mutuelles je crois que ça doit quand même il y a des mutuelles en France qui soutiennent ce texte qu'est-ce que ça sous-tend qu'est-ce que ça veut dire quand on parle de fin de vie et d'abréger les souffrances de la personne par une injection létale alors qu'on n'a pas les moyens aujourd'hui d'avoir suffisamment de médecins en soins palliatifs qu'est-ce que ça veut dire quand on parle de souffrance psychique psychologique alors que la psychiatrie ne s'est jamais aussi mal portée en France donc clairement et on voit dans certains pays qui ont il y a déjà quelques années légalisé l'euthanasie on voit que ça génère aussi d'ailleurs certains pays en font état de manière très décomplexée des économies budgétaires pour les budgets que nous en France on appelle la sécurité sociale attention aussi à cet enjeu-là dont on parle très peu mais qui est parfaitement sous-jacent et le soutien de certaines mutuelles en est la preuve non madame la sénatrice je crois qu'on peut avoir un débat riche respectueux mais je pense pas qu'il faille utiliser ce mot économique je pense que il n'a rien à faire au débat je voulais rappeler quelque chose madame la présidente en 2016 vous savez votre association a combattu un mot dans la proposition de Jean et de moi c'est le mot sédation profonde continue et il y a eu une pétition à l'époque un article de presse de certains responsables de soins palliatifs en disant nous refusons une sédation profonde et continue le mot continue et ce débat on l'a retrouvé au Sénat à l'époque et ce sont les mêmes personnes aujourd'hui qui refusent une aide à mourir moi je rappelle cela parce que il n'y a pas d'évaluation aujourd'hui très précise ça a été évoqué dans le débat hier au Sénat dans le débat général sur l'évaluation de l'utilisation de la sédation profonde et continue jusqu'au décès il faudra débattre de ça mais c'est un sujet ouvert mais je voudrais vous rappeler cela c'est-à-dire que votre association certains membres de l'association parce que je suis toujours très prudent je ne veux jamais caricaturer les positions des uns et des autres mais sur les soins palliatifs moi je vais vous dire quelque chose si vous m'autorisez on aura gagné le combat sur les soins palliatifs quand il n'y aura plus de services de soins palliatifs je veux dire par là quand les soins palliatifs seront intégrés totalement dans les parcours de soins de nos concitoyens c'est-à-dire lorsque dans un service de cancérologie ça commence déjà lorsqu'on soigne la tumeur on soit capable aussi de prendre en charge toute la personne et c'est votre raison d'être mais ça on se retrouve là-dessus monsieur Clès vous connaissez bien les soins palliatifs c'est évident que les soins palliatifs et on le dit trop souvent ce n'est pas que les unités de soins palliatifs ça doit être l'ensemble des soignants il y a un énorme problème de formation il y a un énorme problème sur le tout guérir et ça je suis parfaitement d'accord avec et c'est de ça dont on a besoin bien plus et de ça dont les patients ont besoin bien plus que d'un droit à mourir et on termine sur cet accord on suivra bien évidemment vos débats au Sénat Laurence Garnier merci à tous les trois d'avoir participé à ce débat on se termine on termine par une belle histoire toujours sur les soins palliatifs c'est le travail qui est mené à l'unité de soins palliatifs c'est sûrement un cheval qui murmure à l'oreille des patients un cheval thérapeutique connu pour apaiser les patients en fin de vie il accompagne les équipes médicales il est calme d'où est patient avec les malades c'est ce qu'ils disent il modifie l'atmosphère de l'unité et le 4 février prochain sort un documentaire signé Thomas Balmès à demain sur la lune qui plonge en immersion donc avec Peyo dans cette unité de soins palliatifs merci à tous les trois d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis très bonne journée on se retrouve demain Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat