Le journal de 6h - 26/05
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Chapitres
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« Le chômage partiel comme prévu à partir de lundi prochain, l'État va se désengager. »
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« Un plan de soutien de l'État au secteur de l'automobile va être annoncé aujourd'hui par Emmanuel Macron. »
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« Les ventes de voitures ont chuté de près de 90% le mois dernier. »
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« Une prise en charge qui sera de 60% contre 70 depuis le début de la crise. »
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« Il continuera de percevoir au minimum le SMIC net ou 84% de sa rémunération nette. »
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« Une usine spécialisée dans la fabrication de tubes de refroidissement et qui emploie 100 personnes. »
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« Notre chiffre d'affaires a été réduit de 70%. »
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« Il faudrait qu'on puisse avoir d'ici 15 jours, 3 semaines, 1 million. »
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« La France a enregistré 90 nouveaux décès du Covid-19 dans les hôpitaux. »
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« Le propriétaire Stevens Compte fait face à un manque à gagner de 40 000 euros sur son chiffre d'affaires. »
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« Avec ses revenus modestes, la période des soldes est indispensable pour refaire sa garde-robe. »
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« Marseille doit vendre pour 60 millions d'euros afin de se plier aux règles du fair-play financier. »
Temps de parole
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Vous écoutez RMC. Mardi 26 mai, l'info sur RMC. Merci d'être avec nous le matin. Il est 6h, Céline Calman est là pour les dernières informations. Bonjour Céline. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Le chômage partiel comme prévu à partir de lundi prochain, l'État va se désengager. Petit à petit, l'employeur devra supporter un reste à charge d'un peu moins de 15%. Un plan de soutien de l'État au secteur de l'automobile va être annoncé aujourd'hui par Emmanuel Macron. Les ventes de voitures ont chuté de près de 90% le mois dernier. Et puis football finalement, il reste André Villas-Boas, l'entraîneur de l'Olympique de Marseille, a été convaincu par ses joueurs. Bienvenue à tous sur RMC.
Pour relancer la machine économique, le gouvernement va bien revoir à compter de lundi les conditions de prise en charge du chômage partiel. Une prise en charge qui sera de 60% contre 70 depuis le début de la crise. Des entreprises davantage sollicitées donc pour financer le dispositif qui concerne 8 millions de personnes dans le privé. Les explications de Rémi Inc.
Pour le ministère du Travail, cette prise en charge dégressive permet d'encourager la reprise d'activité, de pousser les entreprises à faire revenir leurs employés. Pour le salarié, rien ne change. Il continuera de percevoir au minimum le SMIC net ou 84% de sa rémunération nette, davantage si l'entreprise complète. Les secteurs qui font l'objet de restrictions particulières en raison de la crise sanitaire comme le tourisme, la culture, la restauration, continueront à bénéficier d'une prise en charge à 100%.
Les organisations patronales aimeraient d'ailleurs que les entreprises qui travaillent majoritairement avec ces secteurs, une blanchisserie qui travaille avec des hôtels, un fournisseur de boissons qui travaille avec des bars et des restaurants, conservent elles aussi une prise en charge totale par l'État. La mesure sera mise en œuvre par décret après l'adoption d'un projet de loi en cours d'examen au Parlement.
La crise du Covid-19 a figé l'industrie automobile pendant des semaines. La reprise est timide, le secteur économiquement dévasté. Le président de la République, Emmanuel Macron, doit annoncer aujourd'hui un plan de soutien à la filière. Les sous-traitants, pour la plupart des PME, craignent de terribles répercussions au niveau de l'emploi. C'est le cas de Technitube à Etube dans le Doubs, une usine spécialisée dans la fabrication de tubes de refroidissement et qui emploie 100 personnes. La production est en chute libre, pas le choix, l'entreprise va licencier. Le reportage de Romain Poiseau et Florian Chevalet. Une usine presque déserte, une poignée de salariés au travail.
Michel, chef de production, à la boule au ventre en arrivant tous les matins.
Tu es tout seul, tu vois ton café, tu ne sais pas de quoi sera fait le lendemain.
Depuis début avril, la production de pièces automobiles fonctionne au ralenti. 60% des salariés sont au chômage partiel. Karim, Michel et les autres l'ont appris il y a quelques jours, il y aura bien des licenciements dans l'entreprise.
Je me disais, c'est peut-être le dernier jour, peut-être c'est la dernière semaine, c'est le dernier mois. On est obligé d'y penser, c'est obligatoire.
Pour autant, il faut sauver l'entreprise, continuer à travailler pour limiter la casse.
Ne pas lâcher, pas aller jusqu'au bout. De ne pas avoir à passer devant cette entreprise avec des vitres peintes en blanc pour montrer qu'il n'y a plus rien dedans.
L'entreprise ne reçoit plus de commandes de grands groupes comme PSA ou Mercedes.
Ça fait usine qui est en train de crever si on ne fait pas quelque chose. Le PDG de Technitube, Jean-Pierre Moret. Notre chiffre d'affaires a été réduit de 70%. Il est probable qu'il faille faire partir pas loin de 10 personnes.
Alors aujourd'hui, il demande au gouvernement de mettre la pression sur les banques afin d'obtenir rapidement des crédits. Il faudrait qu'on puisse avoir d'ici 15 jours, 3 semaines, 1 million. Sans cet argent, le nombre de départs pourrait être plus important. Emmanuel Macron sera donc à étape dans les Hauts-de-France, dans l'usine Valeo Equipement électrique moteur, qui a vu là aussi son activité fortement affectée par la crise du coronavirus. La France a enregistré 90 nouveaux décès du Covid-19 dans les hôpitaux. Ces dernières 24 heures, le nombre de malades en réanimation continue de baisser. Hier, une grande concertation a donc débuté pour redessiner le système de santé français.
Édouard Philippe a promis des changements rapides et annoncé un plan massif d'investissement.
La revalorisation sera significative. Le chantier de la reconnaissance des soignants concerne en réalité tous les enjeux de ressources humaines. Il faut également agir sur les déroulés de carrière, sur les métiers eux-mêmes. Les avancées ont d'ores et déjà été enclenchées ces derniers mois. Il faut aller plus vite, il faut aller plus loin. Dans ce cadre, la question du temps de travail n'est pas tabou. Là encore, le maître mot doit être celui du pragmatisme. Je ne préjuge pas ici du résultat des discussions, mais j'ai dit qu'il fallait lever les contraintes de toute nature que le temps de travail doit être regardé de la même façon.
L'Organisation mondiale de la santé suspend temporairement les essais cliniques avec l'hydroxychloroquine, ce médicament prôné par le professeur Raoult. Décision prise par mesure de précaution après la publication d'une étude dans la revue médicale The Lancet. Étude qui juge inefficace, voire néfaste, le recours à ce traitement. RMC, 6h04, le ministre de l'économie Bruno Le Maire l'a dit hier ici même sur RMC et BFM TV. Il est favorable à un report des soldes d'été, annonce bien accueillie par les commerçants qui souhaitent pouvoir refaire leur trésorerie. Reportage à Lyon, Héloïsa Patricio.
Cette boutique indépendante paie les conséquences des 8 semaines de fermeture. Le propriétaire Stevens Compte fait face à un manque à gagner de 40 000 euros sur son chiffre d'affaires. Alors le report des soldes, ce serait une bonne nouvelle. On a tous beaucoup de stocks d'été qui viennent d'arriver, ou qui sont même arrivés pendant le confinement, et qu'on n'a pas eu le temps d'exploiter ni de vendre. Du coup, on n'a pas eu le temps de faire notre argent, de faire notre marge. Donc s'il y a les soldes qui arrivent tout de suite, on va vendre sans gagner de l'argent. Donc on ne pourra toujours pas payer nos loyers, nos salaires.
Les consommateurs devraient donc attendre quelques semaines supplémentaires pour faire des bonnes affaires. Julie, 26 ans, a récemment été embauchée dans un laboratoire de recherche. Avec ses revenus modestes, la période des soldes est indispensable pour refaire sa garde-robe.
J'aimerais bien que ça arrive bientôt, puisque sinon, je ne sais pas, il y a des choses dont j'aurais besoin tout de suite, en fait, que je n'ai pas pu acheter pendant le confinement. Et là, clairement, avec le confinement, je n'ai pas eu le même salaire. D'après le ministère de l'Économie et des Finances,
la date définitive devrait être annoncée la semaine prochaine.
Un arrêté municipal qui rendait obligatoire depuis jeudi le port du masque dans l'hypersample de Strasbourg aux heures très fréquentées. Eh bien, cet arrêté a été suspendu hier par le tribunal administratif. Il ne manque plus que le feu vert des parlementaires. L'application de traçage StopCovid destinée à repérer la propagation du coronavirus sera disponible dès le week-end prochain, si les parlementaires l'approuvent. C'est ce qu'a fait savoir hier le secrétaire d'État au numérique, Cédric O. À Marseille, c'est certain, les élèves des petites sections de maternelle ne reprendront pas l'école avant le mois de septembre.
Annonce de la mairie qui explique cette décision par la difficulté à respecter les recommandations sanitaires. Marseille où, finalement, l'entraîneur de l'OM, André Villas-Boas, confirme officiellement qu'il continue à l'OM la saison prochaine. Julien Richard.
Oui, il reste et s'il reste, c'est en grande partie pour ses joueurs. André Villas-Boas a profondément été touché par les messages de soutien de son effectif reçu en nombre ces derniers jours. Après avoir longuement hésité, il ne se voyait pas partir avec le goût d'inachevé de cette saison tronquée. S'il reste, c'est aussi pour vivre l'aventure de la Ligue des champions avec ce groupe, donc, avec ce club et ses supporters fantastiques d'Ixit Villas-Boas. En froid glacial avec le président Jacques-Henri Hérault, les deux hommes se sont entretenus hier pour aplanir certains points et notamment l'épineuse question du mercato d'été.
Marseille doit vendre pour 60 millions d'euros afin de se plier aux règles du fair-play financier. Ce ne seront pas les soldes à la commanderie, a assuré le président de l'OM, à son entraîneur.
L'OM, un feuilleton sans fin.
Oui, un feuilleton, ça y est, il y a une faille pour l'entraîneur. Puisqu'il reste. Bien, il est 6h07. Merci Céline, on se retrouve tout à l'heure, évidemment.