Narcobanditisme : «Il faut muscler notre état de droit, notre justice et notre police dans cette guerre» estime l'eurodéputé Franck Allisio
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Et à 8h14, il est l'heure d'accueillir le deuxième invité d'Europe un matin week-end. Alexis de la Fléchère, vous recevez maintenant Franck Alizio, député Rassemblement National des Bouches-du-Rhône et candidat à la mairie de Marseille.
Bonjour Franck Alizio. Bonjour. Une marche blanche aura lieu aujourd'hui à 15h à Marseille. Marche en hommage à Mehdi, ce jeune de 20 ans sans histoire, froidement abattu en plein jour le 13 novembre dernier dans le 4ème arrondissement de Marseille. Son tort, avoir un frère Amine Kessassi, très engagé dans la lutte contre le narcotrafic. Allez-vous d'abord, monsieur le député, participer aujourd'hui à cette marche blanche prévue à Marseille à 15h ?
Oui, naturellement. Je répondrai à l'appel de la famille Kessassi pour cette marche dans un esprit de recueillement. Et tout simplement, pour être présent, c'est naturel en tant que citoyen et en tant que Marseillais.
Alors c'est une marche évidemment qui va être placée sous haute sécurité. Le ministre de l'Intérieur parle d'un crime d'intimidation, d'un point de bascule. Craignez-vous, Franck Alizio, que Marseille, une ville que vous espérez diriger, puisse entrer après ce crime dans une forme de psychose ?
Le premier à parler de crime d'intimidation, et c'est le plus important, c'est le procureur de Marseille qui n'a pas mâché ses mots, et qui est un procureur qui ne mâche pas ses mots et qui agit. Et évidemment que Marseille est dans une situation difficile. Marseille concentre tous les problèmes que subit la France, mais au carré.
C'est la raison pour laquelle, vous le savez, ça fait maintenant 18 mois, on en parle depuis trois jours, mais ça fait 18 mois que nous réclamons avec Marine Le Pen l'état d'urgence à Marseille, parce que tout simplement, à situation exceptionnelle, régime juridique exceptionnel, que la France a déjà connu et qui porte ses fruits à chaque fois qu'il est utilisé, à bon escient évidemment. D'ailleurs, le Premier ministre nous a donné quelque part raison, mais c'est toujours pareil que le Premier ministre, rien n'est suivi d'actes, puisqu'il a dit qu'il faut utiliser les mêmes méthodes contre le narcoterrorisme que nous avons utilisées contre le terrorisme islamiste.
Eh bien, dans ces cas-là, évidemment, l'un des principaux outils juridiques, c'était l'état d'urgence. Donc, plutôt que d'en parler, faisons-le.
On va parler de votre stratégie à Marseille pour faire reculer le narcotrafic, mais sur la psychose, vous ne m'avez pas répondu, Franck Alizio. Est-ce que vous êtes... Les municipales arrivent très bientôt, dans quatre mois. Est-ce que les élus, on l'a entendu aussi ce matin sur Europe 1 à travers un reportage, les Marseillais sont inquiets, choqués, et certains ont peur. Parce qu'aujourd'hui, très clairement, parce qu'on est le frère, la sœur d'un proche engagé contre le narcotrafic, eh bien, on peut être ciblé. Sur la psychose, je voulais vous entendre là-dessus.
Tout d'abord, moi je pense...
Vous avez été menacé, vous, par exemple ?
Clairement, sur le narcoterrorisme, pour l'instant, non.
Le maire de Marseille, Benoît Payon, dit qu'il a reçu des menaces, lui, par exemple.
Oui, enfin, le maire de Marseille a recensé 402 menaces, je pense qu'il va jusqu'aux insultes sur les réseaux sociaux. Enfin bon, bref, ici, il comptabilise tout. Moi, je ne suis pas en train de ramener tout à ma personne. De toute manière, vous savez très bien, quand on est un élu du Rassemblement National, de toute manière, on est menacé, et on est très souvent la cible d'attaque et de menace. Donc, on ne les compte plus depuis longtemps. Moi, ce qui m'intéresse, c'est la sécurité des Marseillais.
Et en tant que responsable politique, moi, mon rôle, ce n'est pas de diffuser la peur, c'est de répondre à la peur, ce n'est pas d'avoir peur, c'est de continuer à répéter ce que je répète depuis des années, et dire aux Marseillais, on va réagir, on va combattre. C'est d'ailleurs ce que font les Marseillais, quand j'ai lu les propos du ministre d'Intérieur et la une de la Provence à Marseille qui vous expliquait, les Marseillais doivent se réveiller. Non, non, les Marseillais sont réveillés. C'est nos responsables politiques, notre personnel politique local et national qui doit se réveiller. Ce n'est pas pareil. Les Marseillais sont réveillés.
Vous en avez parlé, M. Alizio, de l'état d'urgence. Selon un sondage, c'est l'Europe 1, c'est nous, le JDD. 72% des Français, les trois quarts se disent, pour l'installation d'un état d'urgence à Marseille, pour lutter contre le narcotrafic. Est-ce que vous y êtes favorable à cet état d'urgence ?
C'est moi-même qui ai fait la proposition. Donc, évidemment, que j'en suis favorable. Nous le demandons avec Marine Le Pen depuis 18 mois, tout simplement.
Très concrètement, ça donne quoi à l'état d'urgence ? Que les auditeurs d'Europe 1 se rendent compte de ce que ça peut être, un état d'urgence, et qu'est-ce que ça va changer ?
Tous les renforts policiers du monde ne changent rien si vous ne donnez pas de véritables moyens, et de moyens juridiques à votre police. Sinon, nos policiers, c'est une forme de gulliver entravé. Donc, eh bien, moi, j'ai évidemment échangé avec la police, avec tous les grades, pour savoir si c'était efficace, et qu'est-ce qu'il faudrait faire. C'est la seule solution aujourd'hui dans l'immédiat, l'état d'urgence, parce que ça donne des pouvoirs particuliers, des pouvoirs exceptionnels à la police, pour travailler plus librement, plus rapidement, et donc plus efficacement.
Un exemple parmi tant d'autres, vous voyez, par une perquisition, ça prend du temps, ça passe par un juge, eh bien, dans un système d'état d'urgence, les perquisitions sont administratives, donc décidées par la hiérarchie policière, décidées par la préfecture, elles sont immédiatement faites, de jour comme de nuit, elles débouchent sur des gardes à vue, elles débouchent sur des comparutions immédiates. Donc, vous avez une police et une justice, beaucoup plus rapides, et donc beaucoup plus efficaces, en gros, une police et une justice, qui sont à armes égales face aux narcotrafiquants, qui, eux, ont des moyens, évidemment, illimités. Voilà.
Il faut muscler notre état de droit, il faut muscler notre justice, il faut muscler notre police dans cette guerre.
Des annonces, il y en a eu quelques-unes, Gérald Darmanin, ministre de la Justice, et Laurent Nunes, ministre de l'Intérieur, étaient dans votre ville, à Marseille, avec l'objectif de marquer les esprits. Laurent Nunes dit, par exemple, qu'il va se rendre à Marseille tous les mois, s'il le faut pour suivre les dispositifs anti-narcotrafiques. M. Darmanin annonce plus de magistrats, une lutte renforcée contre la corruption. Est-ce que vous ne vous dites pas, quand même, en entendant ça, que ça y est, nos dirigeants politiques ont pris la mesure de ce qui se passait ?
Vous savez combien c'est l'énième visite d'un ministre de la Justice et d'un ministre de l'Intérieur qui viennent nous parler de narcotérisme, qui viennent affirmer leur détermination, la vingtième depuis 2017.
Et Emmanuel Macron, qui était déjà venu à Marseille.
Et Emmanuel Macron, presque, presque, presque autant. Donc vous avez bien compris que c'est parfaitement inutile, ça ne sert à rien. Qu'est-ce qui est ressorti de leur visite hier ? Je ne m'attendais à rien, je n'ai pas été déçu, parce qu'il ne s'est rien passé. Pour les Marseillais, c'est un non-événement, puisque ça fait la vingtième visite en quelques années. Et ça a été après la jeune Sokaina qui est morte d'une balle dans la tête alors qu'elle révisait ses cours dans sa chambre par une balle perdue. Ça a été le père de famille, chauffeur VTC, qui a été exécuté par un tueur à gage de 14 ans. Bon, ça n'a aucune efficacité, ces visites, ces limites. Enfin voilà, c'est se moquer de nous.
Il faut agir. Il fallait, hier et avant-hier, décréter par exemple l'état d'urgence. Voilà quelque chose de concret que l'on pouvait faire. Il n'y a eu aucune annonce et ça va être un cercle médiatique de quelques semaines. Et nous, on va rester toujours à Marseille avec une situation qui s'aggrave.
Merci beaucoup Franck Alizio. Merci d'avoir été en direct ce matin dans Europe 1. Matin week-end, je rappelle que vous êtes candidat à la mairie de Marseille et député Rassemblement National dans les Bouches-du-Rhône. Mon Thousand – On Salut.
Non. On calme de Marseille. Non. Non. Oui. Il n'y a pas de hausse à enrage. Non. Non. Non. Non. S Heavenly. Ils. Ils. On. C'est là que nous cachons. Non. On. On. aware. On. Once, nous pous få εδώ. On, il ne peut peut encore penser en vonраier, ça nous peut parecer là un des avoir. depth, ne peut, enfin, sur de la fin, sur l'un.
Franck Allisio