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Podcast / conversationThinkerview (sur YouTube)· 24 mai 2019 92 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleJustice

Mediapart : Benalla, Macron, le journalisme menacé ? [EN DIRECT]

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 56 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Quelles différences radicales entre les listes de gauche aux européennes ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Sur les migrants, quels principes défendez-vous ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les forces progressistes ne s'unissent-elles pas face à Macron et l'extrême droite ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quel impact ont eu les révélations de Médiapart sur l'évasion fiscale ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Comment analysez-vous la crise démocratique des Gilets jaunes ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi refuser un Conseil de l'ordre des journalistes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Edwy PlenelFait
    « Le droit de savoir, c'est beaucoup plus important que le droit de vote. »
  • 3:30Edwy PlenelFait
    « Le parquet n'est pas indépendant en France. Il est sous la main du pouvoir exécutif. »
  • 28:00Fait
    « Agis en ton lieu et pense avec le monde. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Edou Planel, bonsoir. Et ben bonsoir. Nous vous recevons pour une chaîne internet qui s'appelle Syerview.

Ouais. Est-ce que la chaîne qui monte ? Est-ce que vous pouvez vous présenter succintement ?

Euh, j'ai 66 ans, je suis journaliste depuis plus de 43 ans et depuis 11 ans, je suis cfondateur et présidente d'un journal en ligne indépendant, participatif. qui s'appelle Méia Part. Euh, on a intitulé notre vidéo Méia Part, Penala, Macron, le journalisme en danger.

Euh, vous êtes exposé à d'énormes pression parce que vous vous soulevez des dossiers piquants et vous faites un travail de fond, un travail de moine bénédictin. Ça prend quelle forme à part quelques petites perquisitions ? Est-ce que vous êtes sur écoute ?

Est-ce que vous avez des gens qui vous suivent ? Est-ce que vous avez établi ? On va on va on continue sur ce sujet, je vous laisse répondre.

Ouais, je vais je vais raconter sur l'artisanat, mais avant je voudrais dire c'est pas nous, c'est vous. C'est un droit fondamental qu'ils sont en train de combattre et de remettre en cause. Le droit de savoir, c'est beaucoup plus important que le droit de vote.

Et je dis ça juste avant des élections dimanche prochain. Si vous ne savez pas tout ce qui est d'intérêt public, tout ce qui est fait en votre nom, tout ce qui est fait avec l'argent de vos impôts, tout ce qui est fait sans vous demander votre avis des guerres, des affaires, de la corruption et plein d'autres choses, vous allez voter comme un aveugle et du coup vous allez voter pour votre pire ennemi ou pour votre pire malheur. C'est ce qui se passe autour de nous.

C'est ce qui se passe avec Bolzonaro au Brésil, avec Trump, avec Erdogan et plein d'autres voir ici. Et c'est bien ce qui se passe. Nous avons un pouvoir qui, contrairement à sa promesse électorale d'il y a 2 ans, tourne le dos à la société.

Il tourne le dos à la dynamique de la société. Il ne veut pas l'entendre, il ne veut pas l'écouter. Il est enfermé dans sa bulle présidentielle.

Et du coup, lui aussi suit un cours autoritaire. Et quand on commence un cours autoritaire, les premiers adversaires, ce sont pas les opposants politiques, ce sont les journalistes. Et d'abord ces journalistes libres et indépendants qu'on ne peut pas contrôler.

Prenons la séquence récente. Qui sont les personnes qui font prendre conscience au pays et y compris au médias installés dominant le scandale des violences policières pendant le mouvement des gilets jaunes ? de violence illégitimes qui n'ont rien à voir avec le maintien de l'ordre.

Les œils éborniers, les mâchoires fracturés, les mains arrachées et bien d'autres choses. Qui David Dufren qui était au début de l'aventure de Mediaapart, un journaliste indépendant, il le fait sur les réseaux sociaux. médiia part soutien et le relais et fait toute cette mise en scène, il y a une base de données que vous pouvez voir qui vous explique tout ça.

Et c'est bien pour ça qu'ils n'ont pas aimé le travail des journalistes. C'est pour ça qu'ils ont commencé à frapper des journalistes dans les manifestations. C'est pour ça à leur envoyer du LBD et à interpeller Gaspar Glandz qui était de cette jeune génération hein de cascou mais au sens aller au plus près hein.

C'est ça le journalisme. aller au plus près pour voir l'événement. Journalisme de combat, journalisme d'engagement au service de ce droit fondamental.

Notre armée est pacifique, c'est l'information. Alors, on pourrait continuer Benala évidemment Méiapartena, un procureur nommé à la main du pouvoir et tentative de perquisition à Médiapartement illégitime continue par Ri ce procureur. Il y avait vous savez il y a le parquet n'est pas indépendant en France. il est sous la main du pouvoir exécutif, ce qui n'est pas le cas en Italie, ce qui n'est pas le cas en Espagne ou au Portugal he pour prendre juste d'autres pays du sud de l'Europe.

Et trois noms avaient été proposés pour être procureur de Paris dans le cadre du Conseil supérieur de la magistrature. Le roi, parce que c'est une sorte de monarque élu, le roi Macron a rayé les trois noms et a pris celui qui l'a rangé qui est monsieur Edz qui ne peut rien lui refuser. D'où cette tentative de perquisition à médiapinte qui a certes échoué mais qui avait un but.

Montrer que nous n'étons pas inviolables, faire peur à nos sources et d'ailleurs la suite le confirme, c'est la cascade de convocation à la DGSI, les services secrets intérieurs. Ça m'était arrivé déjà moi il y a 2 ans dans le cadre de révélation d'un document confidentiel défense sur ce qu'on cachait par rapport à notre soutien au régime autoritaire tadien. toujours des vérités légitimes.

Et là pareillement et bien nos amis c'était sur Media part de disclaose qui montrent le mensonge. Oui, nous vendons des armes à l'Arabie Saoudite et aux Émirats Arabes unis qui servent à quoi ? À une sale guerre au Yémen où il y a de la famine et où les premières victimes sont les populations civiles.

Le pouvoirement, nous montrons ce pouvoir. Résultat, on est convoqué à la DGSI. Continuons.

C'est ce qui se passe avec le monde dans l'affaire Benala à nouveau. Et il faut bien voir ce que ça veut dire. En démocratie, il y a une loi qui protège la liberté de la presse.

La formule de la porte-parole du gouvernement disant "Les journalistes sont pas au-dessus des lois est une formule indigne. Car bien sûr qu'ils ne sont pas au-dessus des lois mais leur travail leur travail est protégé parce qu'il est au cœur d'un droit fondamental. C'est pas n'importe quel travail.

Il est au cœur d'une liberté fondamentale et qui doit pouvoir surgir indépendamment de ce que veut le pouvoir, qui doit pouvoir déranger le pouvoir, le bousculer, permettre qu'on l'interpelle. Donc nous nous sommes prêts toujours à rendre compte de notre travail mais dans le cadre de cette loi, la loi de 1880, une loi républicaine formidable dont la jurisprudence a permis de construire le côté démocratique, c'est quoi ? Bien, on vient, on dit légitimité du but poursuivi, c'était d'intérêt général.

Et du coup, oui, ça vient du secret défense, oui, ça vient du secret des affaires. Oui, ça vient du secret d'enquête. Oui, mais regardez, rappelez-nous l'affaire un peu.

Toutes les affaires, toutes les affaires. Quand vous publiez un dossier secret défense qui vient du secret défense, vous montrez que ce secret défense ne protège pas les intérêts de l'armée, ne protège pas la vie des soldats, ne protège pas un secret militaire indispensable, mais il protège autre chose. Des armes vendues à des dictatures, des manœuvres indignes et illégitimes.

Je pourrais vous montrer l'affaire banc en cours. L'affaire banc en cours. Bah oui, le majord d'homme c'était un dictaphone, c'était pas un téléphone.

Le majord d'homme pour protéger sa patronne qui était victime d'aigref de la haute société qui voulait s'approprier sa fortune en abusant de sa faiblesse, il se dit "Moi, je suis en servitude." C'était sa formule hein, ancien régime he on se croirait sous la royauté. Donc personne va me croire.

Et si personne va me croire, il faut que j'ai des preuves. Donc je mets ce petit dictaphone sur la petit la là où était servi le thé pendant que que cette dame avait ses conversations d'affaires. Il fait en sorte que ce soit entre les mains de la police.

Médiapart obtient ses 21 heures. Nous nous mettons de côté tout ce qui concerne la vie privée et nous révélons ce que ça révèle. de l'évasion fiscale, des pressions sur la justice, l'abus de faiblesse sur cette dame, des manœuvres capitalistiques secrètes et tout ça tout ça était légitime.

On essaie de nous poursuivre en disant vous êtes complice d'une atteinte à la vie privée. C'était un secret. Vous avez pris ça dans un endroit secret et le majord d'homme est votre complice ou vous êtes le complice du majord d'homme.

Vous connaissez la suite au bout de plein d'années, c'était en 2010 donc c'est tombé finalement l'année dernière. Nous avons été relaxés. Évidemment, tout ça était d'intérêt public et donc c'est toujours la même question d'intérêt public.

Il n'y a pas de secret absolu, hein. C'est l'intérêt public et le juge en est l'arbitre. Et donc notre travail se passe toujours comme ça.

Je pourrais vous donner un autre exemple. Regardez l'affaire libyenne, ce grand feuilleton de médiapart qui montre quand même la corruption d'une République. On a reçu à Fabrice Sarfi.

Bah oui. Qui vous a raconté la campagne de SarkoZi en 2007. Sarkozi pareil, il contourne cette loi, il nous poursuit comme si on était des faussères, faux et usage de faux.

Notre document n'était pas faux, ni un faux matériel, ni un faux intellectuel. Des années de bataille pour prouver cela et gagner. Procédure bayon.

Oui, procédure billon, mais surtout contourner la liberté parce que s'il nous avait poursuivi à la loyale, il aurait encore plus perdu parce que toutes les preuves auraient été sur la table. Alors, qu'est-ce que je veux dire ? Je veux dire que là, il y a dans le pouvoir français actuel qui de ce point de vue n'est ni libéral ni progressiste, qui n'est même pas européen parce que c'est la cour européenne des droits de l'homme qui souvent nous rappelle à la loi et nous rappelle aux lois fondamentales.

Nous la France et nous la France, nous ce pays. Voilà hein, je rappelle j'ai la fait une affaire dont j'ai été victime mais qui est au cœur d'une question qui est les écoutes téléphoniques sous la présidence de Mitteran. Mais les lois qui existent sur les écoutes téléphoniques en France, elles ont été imposées par l'Europe.

Donc cette dérive autoritaire n'est pas n'est pas conforme au blab blabla de la campagne électorale européenne. Regardez comme l'Europe et cetera et tout. Ben, ils sont fait ils sont dans un cours inverse qui n'est pas loin du cours de Salvini, d'Orbane.

Ils se méfient de la société et la méfiance de la société passe d'abord par la méfiance de la presse libre et indépendante, celle qu'on ne peut pas contrôler, celle qui n'est pas aux mains des oligarques, celle à qui on peut pas donner un petit coup de fil, avec laquelle on peut pas faire de com et tout. Donc, je voudrais souligner ce paysage français, mais le rapporter à un paysage mondial. Nous parlons aujourd'hui, hier, qu'est-ce que nous avons appris ? 17 charges d'espionnage contre Julian Assange aux États-Unis sur une loi de 1917 qui a été faite en 1917.

Espion acte. Mais l'espionne acte, il est pas fait pour les espions, il est fait pour des adversaires politiques qualifiés d'espion. Les communistes, en l'occurrence, c'était la révolution russe.

Les socialistes, les anarchistes, toutes les dissidences. Et jamais depuis que cette loi a été promulguée au pays du First Amendment, le premier amendement de la Constitution américaine, aucune loi ne sera faite contre la liberté de la presse parce que c'est un droit fondamental aussi important que le droit de se réunir, le droit de manifester, le droit de penser librement. C'est ça le libéralisme politique au cœur de la démocratie.

Et donc c'est la première fois que cette loi est utilisée contre un éditeur de presse d'information. On peut trouver que Assange a déconné qu'il était trop pris dans son personnel, mais par ailleurs hein, qui vivrait sa vie, l'isolement qu'il a subi et cetera hein. Moi, je je ne suis pas juge.

On peut avoir des avis divers là-dessus. On peut se dire qu'il a peut-être déconné avec les filles et que la poursuite suédoise a de bonnes raisons d'être. Ça c'est autre chose.

Il reste que le sort que lui font les États-Unis d'Amérique n'a rien à voir avec tout ça. Ils veulent en faire un exemple mais il nous concerne tous comme ils ont fait un exemple de Chelsea Manning qui est retourné en prison parce qu'elle n'a pas accepté de témoigner contre Assange Chelsea Manning grâce à laquelle on a connu l'ensemble des câbles qui ont montré le mensonge de la puissance américaine pendant toute la guerre d'Irak, l'hypocrisie de sa diplomatie. le rappelez-vous la vidéo collatéral murder la saloperie en clair de tuer en blaguant des civils en l'occurrence d'eux journaliste caméraman de reters de reters iraakiens mais de reters tiré comme au pigeon et les mecs il blaguent dans leur hélico pendant ce temps-là donc tout ça c'est ce sont des ces personnes-là Edward Snowden, Chelsea Manning Julian Assange quel que soit leur solitude leur mais ce sont des héros de ce droit de savoir, héros malheureux, héros vaincus.

Ils ont commencé, ils avaient pas 30 ans, elle avait 21 22 ans Chelsea Manning quand Edward Snowden se s'organise et il l'organise très bien lui tout seul pour avoir tous les documents de la National Security Agency pour montrer l'espionnage global pour montrer comment tout ce qu'on utilise est utilisé pour nous sur chez Hur salvateur dans le sens avant où disait que tout le monde était surveillé, on nous traitait de complotiste, on nous trait et en fait on avait raison et quand il a sorti bah un les salaires des à cœur augmenté et les États ont commencé à se dire qu'est-ce qui nous arrive parce que le prétexte est la sécurité, le prétexte est l'ennemi intérieur mais il sert à surveiller tout le monde et y compris, on l'a vu avec les révélations de Snowden, à surveiller d'abord ses alliés, ses concurrents économiques, à espionner même Merkel et Hollande et cetera. L'Europe, c'est une honte. Elle aurait dû, évidemment, comme nous l'avons tous demandé, expulser des diplomates, non, surtout donner l'accueil donner l'accueil à Snowden, l'asil à Snowden qui est qui est une personne une belle personne dans tout ça en plus qui tient bon et qui est aujourd'hui dans une sorte d'otage.

Moi, je ne ferai pas confiance à monsieur Poutine, vu comment il traite, y compris les dissidences dans son pays, hein, sur la façon dont un jour il peut peut-être utiliser Snowden comme monnaie d'échange au pouvoir russe en tout cas. Mais Snowden reste ferme et il lui il n'a pas cédé sur son indépendance quand il y a eu des répressions contre des homosexuel par exemple à Moscou. Il l'a fait savoir sur les réseaux sociaux hein, il a gardé sa liberté de parole.

Mais je reviens, lui Snowden qui avait pas 30 ans, reprenons Julien Assange quand il avant l'invention de Wikileak, quand il est à cœur euh au euh en Australie, c'est lui qui a la première idée. Il dit c'est pas possible. Dans ce monde globalisé, tout est fait pour nous dire Tina, there is no alternative. pouvez pas tout ça, c'est tout interconnecté, l'argent, l'armée, la puissance, vous allez pas vous en sortir.

Et lui, il dit "Mais non, on a une arme libératrice qui est cette révolution technologique." Et il dit "Au fond, on va les bombarder d'information. On va montrer que le roi est nu avec cette arme pacifique." L'info, l'info.

Et c'est ça qu'il a fait. Et quand il a pensé ça, il n'avait pas 30 ans. Alors après, on peut discuter sur comment ça s'est fait, mais l'utopie est là.

L'information libératrice, le savoir libérateur, pas le complotisme, pas l'opinion qui va faire des raisonnements foireux. Attention hein, la liberté c'est les faits. La liberté c'est la connaissance.

La liberté c'est le savoir. La liberté c'est ce puzzle qui me donne du sens. Et ce puzz, il est composé de petites pièces qui sont des vérités de fê recoupées, sourcé, documenté.

Et ça c'est une bataille très importante parce que aujourd'hui notre adversaire utilisé par les pouvoirs qui soient politiques et économiques, c'est un paradoxe, c'est une autre liberté qu'il retourne à leur profit, la liberté d'opinion. Au fond, c'est pour ça qu'il s'en prennent aux journalistes. Le blab blabla des opinions, ça les dérange pas, y compris qu'il y a des choses terrible qui peut être dit.

Ça les dérange d'autant moins. On l'a documenté sur Mediapart par exemple en marche à une pratique totalement absence de toute déontologie dans la pratique des réseaux sociaux. Des botes, des fake news, des fausses nouvelles, des bots, des comptes anonymes.

On a montré ça. On n'est pas les seuls. Sans aucune déontologie. les mêmes qui disent he il faut faire des lois pour les il faut faire des lois et tout mais en fait ce qui les dérange c'est l'info.

C'est l'info hein le cheval de 3 de la destruction de notre émancipation c'est un monde où il n'y aurait que mon opinion contre la tienne. Donc très vite mon identité contre la tienne, ma communauté contre la tienne la guerre de tous contre tous. Nous, notre bataille notre bataille à tous, tous les acteurs, pas seulement les journalistes professionnels, ceux qui obtiennent des informations, ceux qui nous permettent de les avoir, nos sources, les lanceurs d'alerte aussi.

C'est pour ça que c'est secret des sources qu'ils veulent essayer de mettre en cause euh et est essentiel. Et bien, notre bataille, c'est savoir, ce droit de savoir. Le droit de savoir et la liberté de dire sont deux libertés qui préexistent. qui préexig, je le répète, euh euh à l'exercice du droit de vote.

Je reprends la parole. Je vous en prie, je suis un peu bavard. Il y a il y a un verre d'eau juste à votre droite si vous voulez si tu veux.

Euh euh on on parle beaucoup de la défiance de de l'opinion publique contre les journalistes. Comment comment ça s'explique, pourquoi ? Comment c'est arrivé ?

Qu'est-ce qui a amené cette suspicion envers les journalistes ? Pas tous. Heureusement, il y en a encore qui font leur travail. cette cette vraiment défiance profonde qui amène le doute et qui pousse les gens à à aller voir d'autres d'autres sources d'informations qui sont peut-être moins crédibles.

Hélas, les journalistes y ont mis du leur. Là, il y a une crise de confiance profonde cette crise de confiance et elle est au cœur de la raison pour laquelle les trois journalistes fondateurs de Méia Part, nous étions connus au monde dans la crise de la presse traditionnelle, nous avons créé Médiapart qui est aujourd'hui dans la presse en ligne et face au reste de la presse le journal, le seul je dirais journal totalement participatif hein où on peut commenter, bloguer librement, sans modération. euh qui bloque a priori euh on peut critiquer le journal, on peut le prolonger, on peut le discuter, on peut l'alerter.

Alors que c'est quoi cette crise de confiance ? Et ce que je vous disais un peu tout à l'heure, dans la panique qui s'est prise avec la la révolution digitale numérique, les médias eux-mêmes ont basculé dans ce monde de l'opinion, dans ce monde où ils savent ce qui est bon pour le peuple, où ils savent voilà, c'est la police de la pensée. Je dis pas des termes comme ça, c'est le blab blabla des opinions.

C'est c'est regarder ces chaînes d'info en continue. Quand moi j'ai commencé dans le métier, des figures comme Zemmour, ça n'existait pas. Non pas que ça n'existait pas idéologiquement, mais ça n'existait pas des gens dont la seule légitimité était de blablater leurs opinions, fut-elle des opinions scandaleuses, en l'occurrence xénophobe, raciste, sexiste, homophobe et cetera.

C'est il fallait être légitime par notre travail d'information. Et donc il y a il y a il y a eu ça, ce conformisme, ce suivisme sans sans aucune autocritique. Oui.

En fait, sur comment dire comme une pente de facilité et dans un moment où en plus la crise économique a fait que ces journaux ont perdu leur indépendance économique. L'indépendance économique, c'est important hein. Il y a des gens très bien au monde, à Libération, au Figaro et ailleurs.

Mais il y a aussi des gens très mauvais ou et surtout il y a un écosystème qui n'est pas le même que dans un journal comme Mediapart. C'est un é un écosystème de bocal contraint contraint contraint parce que quand même il y a voilà il y a il y a ce fil nous nous on dit nous seuls nos lecteurs peuvent nous acheter. Un jour un jour j'ai une discussion avec un des membres de la famille Serbant Schrebert.

Je lui ai objecté la la condition de Julian Assange. C'est en en 2012. Il m'a dit "Moi, durant ma longue carrière, je n'ai jamais senti la laisse du pouvoir se tendre sur le collier des journalistes." H ça se tend encore la laisse du pouvoir sur les journalistes au 21e siècle ?

Bien sûr que ça se tend. Bien sûr qu' même si qu'on est indépendant, on essaie de faire pression. Je vous ai parlé de de de cette tentative de perquisition.

Quel est l'enjeu ? L'enjeu, c'est que nous journalistes, on doit reconquérir cette confiance. Et comment on doit la reconquérir ?

En montrant qu'on se bat. où qu'on soit en montrant qu'on se bat pour son indépendance. Vous avez un bel exemple cette semaine.

Les sociétés de journalistes après les révélation de Médiapart sur l'espionnage de François Ruffin et de Fakir par le groupe LVMH. Comme par hasard, les deux journaux qui appartiennent à monsieur Bernard Arnaud n'en ont pas parlé, les Échos et le Parisien. Et bien les sociétés de journalistes des échos et du Parisien ont protesté et elles ont rejoint la protestation globale tout comme sur la la DGSI et la convocation de notre coneur du monde qui faisait suite à Disclose, qui faisait suite à Miaapart.

Il y a eu un point commun, il faut se battre. La clé est se battre. Il faut se battre et accepter d'être descendu de l'estrade, d'être critiqué, d'être discuté, de rendre compte.

Rendre compte. Ça a l'air tout bête. Mais par exemple Media Part est un journal où vous avez tous les comptes chaque année.

Vous connaissez tout l'actionnariat, il est transparent. L'actionnariat, il y a toujours Niel chez vous. Je reprends.

C'est le boutillon qui a qui a Je sais pas pourquoi Brand Branco euh a voulu faire une fixette là-dessus. C'est très simple hein. J'ai tout ça est public depuis le début.

Il y a aucun scoop. Tout ça va être dénoué d'ailleurs cette année. Méia part a une société des amis he qui a été créée inventée en 2008.

C'était pas le Niel d'aujourd'hui hein, c'était le Niel que connaissait Laurent Chemla figure que vous connaissez hein qui c'était le Niel d'avant le basculement dans l'oligarchie totale et donc il est un des 88 contributeurs à la société des amis de Méiap dans lesquels il y a des gens comme vous et moi et cetera et le reste comme vous savez c'est le pôle d'indépendance c'est nous les fondateurs, la société des salariés tout ça va être débouclé cette année pour le rachat de tout le capital de médi Part par une société à but non lucratif. Donc et évidemment, je le rappelle à chaque fois bah quand Niel a pris le monde et qu'il a pris Free à la fois et ben qu'afé Médiia part ? Ben, on a fait une enquête de cinq volets de Martine Orange et Laurent Moui qui sont vraiment costaud et qui n'a pas du tout plu à Monsieur Niel et on a fait notre boulot comme on le fait toujours.

Bon, donc je regrette ça parce que ça a beaucoup troublé beaucoup de gens puisque le livre de Brco a un gros succès et au lieu de rassembler des forces, ça crée des polémiques inutiles hein. Je dire vraiment s'il y a un journal qui est pas à la main des oligarques, les révélations sur Bernard Arnaud, je le répète cette semaine, elles sont où ? Ils sont sur Mediapartin.

Donc voilà et et on fait on fait notre boulot. Donc je reviens la transparence sur tout ce qu'on fait le fait de rendre compte il y a des moments dans l'histoire de médiia part depuis 11 ans où des des traitements de médiapart, des révélations de médiia part des prises de position parfois de médiia part n'ont pas plu à une partie de nos lecteurs. Certains ont dit bah du coup je me désabonne.

D'autres ont dit je reste parce que vos infos me plaisent bien mais ça c'est pas bien. Bah il s'exprime dans Media Peint, vous pouvez trouver des billets de blog qui critiquent le directeur de Media Pear qui critique. Voilà, c'est possible ça.

C'estàd il faut je dis ça parce que vous savez on parle aujourd'hui, regardez la régression, la contreéforme libération plus de commentaires. Il y a pas de commentaire sur libération. Depuis 1 an tout le monde a oublié mais on peut plus commenter un article sur libération.

Il n'y a plus que 40 blogs qui sont que des blogs professionnels invités. Il n'y a pas de blog d'abonnés de médi de libération. Le monde commentait seulement trois commentaires par article de 500 signes maximum, soit au total 1500 signes et ils sont filtrés a priori par une société de prestataires dont les personnels sont au Maroc.

Alors même si j'ai quelques problèmes avec le monde parce que on se taquine un peu, je pense qu'on peut mettre plus de commentaires sur le sur les articles du monde mais il faut être abonné. Non même en étant abonné. Même en étant abonné.

C'est trois commentaires. On ne peut commenter que quand qu'en étant abonné. C'est fini hein, il faut être abonné et je l'ai fait pour essayer de répondre parfois préciser des choses sur des articles concernés médiaspintes.

Je répète seulement trois commentaires de 500 signes maximum. C'est modéré en dehors du monde pas par des journalistes. Donc votre commentaire numéro 3, s'il suivait le raisonnement du commentaire numéro 2, pouvez vous retrouver au fait qu'il soit publié avant le numéro 2.

C'est incompréhensible. Mais mieux que ça, le monde a annoncé que le 5 juin là, ils ferment tous les blogs de tous leurs abonnés et il supprime tous les contenus et il ne gardent que des blogs invités. Que des blogs invités qu'on peut que des blogs invités c'estàdire des blogs de VIP ce voilà hein les sachants.

Les sachant qui respectent la liéd les sachants. Les sachants. C'est fini pouvait plus. et ils viennent de sortir une nouvelle charte de participation plus raide.

Voilà, aujourd'hui, je le redis, je le redis parce que c'est une vraie bataille. Nous, on s'appelle Méia Part parce que médiia participatif. On est aujourd'hui le seul journal d'information politique et générale don qui est au cœur quand même maintenant avec 160000 abonnés par rapport à réellement individuel payant.

J'ouvre une parenthèse. Vous gagnez combien ? Comme on gagne combien vous ?

Vous gagnez combien ? Ah moi mon salaire est public. mon salaire net avant impôt, c'est 6000 € hein.

Euh et au total la hiérarchie des salaires à Média par, donc ça fait 7700 7700 bruts, euh mon la hiérarchie des salaires à Média Part 3,8 aujourd'hui. de 1 à 3,8, il y a 87 salariés et Méiapart est une entreprise profitable qui va de fait être contrôlée par ses salariés encore plus avec le progressif départ des fondateurs. Voilà.

Non, on a essayé à Médiapart d'avoir un mode aussi de gestion où on fait pas les fous où c'est très bien de gagner un gagnant 6000 € net. Je suis un privilégié, je suis au-dessus du lot. Voilà, je sais évidemment qu'à mon âge et avec une histoire professionnelle comme la mienne, j'aurais pu voilà mais non, j'ai vu un des journaux où plus les journaux étaient en crise, plus arrivaient des cadres qui disaient "Pour gérer ta crise, je me paye." et qui faisait exploser des salaires mais de malade quoi.

C'est pas c'est pas normal. Il un conseil de déontologie chez Media Part, il y a une charte de déontologie hein, qui est en accès libre. Il y a des déclarations d'intérêt dans chaque biographie des journalistes.

Puisqu'on dénonce les conflits d'intérêt des autres, et ben nous, on doit déclarer nos intérêts. La charte de déontologie, vous pouvez la trouver en ligne. Il y a une charte de participation aussi sur pour pour ceux qui qui contribuent.

Il y a évidemment les organes sociaux normals, il y a une société des journalistes, comment dire, il y a un fonctionnement horizontal. Nous avons été en pointe avec notamment le travail de l'énaï Bredou sur les violences sexuelles. L'affaire beaupin et d'autres.

Elle vient encore de faire une enquête sur les violences sexuelles à l'université. Évidemment la Ligue du LOL, évidemment d'autres univers, Luc Besson, le cinéma et cetera. Et ben du coup, toutes ces enquêtes nous ont amené à discuter en interne.

Est-ce que nous on est au clair là-dessus ? Est-ce qu'il y a des alertes sur des situations de harcèlement à libérer la parole chez nous aussi, à prendre parfois des décisions douloureuses ? On l'a fait, on l'a fait d'emblé hein.

On s'est dit on ne peut pas pratiquer ça et ne pas C'est ce que je dis sur la transparence. C'est pas c'est ça a l'air bête ça. Mais vous ne pouvez pas à la fois dire je suis un journalisme d'enquête, je révèle ce qu'on fait de l'argent public.

Je révèle s'il y a des conflits d'intérêt sans vous dire bah je dois je suis un journal, ben je dis à mes lecteurs, seuls nos lecteurs peuvent nous acheter. Ben je dois leur rendre des comptes. Ils doivent pouvoir tout savoir sur ce qu'on fait.

Euh revenons à à notre leader politique Emmanuel Macron. Oui. Euh euh qui cause sur YouTube en même temps, mais on est en train de le battre là là.

Normalement, il a fini il était chez un chez un youtubeur facilement gérable. Oui oui oui oui oui. C'est ce que les communiquants disent hein.

Qu'on est facile à gérer, c'est que là on peut s'arranger hein. Me faites pas perdre mon fil. OK.

Euh euh donc Macron Castaner Castaner qui fait une fake news devant tout le monde avec l'hôpital de la salle pétitrière. Le tribunal dit "Caster ne fait pas de fake news." Hm.

On fait comment pour combattre ça ? Est-ce queon alors les députés qui ont fait ça, ils ont fait ça pour montrer que cette loi était foireuse parce que moi je l'aurais pas fait parce que je suis contre cette loi. Donc je vais pas demander pourquoi vous êtes contre la loi fake news.

Ah mais c'est c'est une loi contre la liberté de la presse comme la loi sur le secret des affaires. Mais c'est une loi tout d'un vous rendez compte dans notre monde actuel la première priorité du président de la République a été de demander une loi sur les fausses nouvelles en période électorale. Peur de faire manipuler par une puissance étrange.

Voilà, il disent les bout rus, ils vont faire et cetera. Donc nous les journalistes, nous les journalistes, on leur dit quoi ? On dit "Vous nous dites que c'est les boots russes, que c'est ceci et que ça ne concerne pas notre travail." Alors, il suffit que vous l'écriviez.

Suffit que ça ne concerne pas le travail normal d'information des journalistes qui relèvent de la loi de 1881 et pas un type qui un juge seul qui est en référé en 24 heures va dire "C'est faux ou vrai." Donc nous, on leur dit "Inscrivez-le dans la loi." C'est curieux, ils ont pas voulu l'inscrire.

Alors, je vais vous dire pourquoi. Rappelez-vous la présidentielle de 2012, il y a 15 jours entre le 1er et le 2e tour, le samedi du milieu, sortez une petite affaire, bah, on sort le document liben, le financement de SarkoZi, on sort là pas parce qu'on attendait un calendrier électoral parce que c'était prê à Non, non, c'est moi, nous on est comme des cuisiniers. Je me fais l'avocat du diable.

Non, bien sûr, mais on va pas faire du réchauffé dans un four à micro-ondes. Donc quand c'est prêt, ça sort. Il se trouve bon, ça c'est sorti là.

Alors, on a une cette discussion. J'avais dit si je le gère politiquement, je pourrais être accusé dans un sens ou dans l'autre d'avoir instrumentalisé cette info. Donc, je la sors quand elle est prête.

Que dit monsieur Sarkozy ? Fake news, faux et usage de faux. Il aurait eu cette loi référée référée 24 he ça référé et à l'époque Média part est en avance sur tout le monde toute la presse du mot ce document ça a pas l'air de document libien non c'est pas qu'ils font la fine bouche il nous casse quoi. il nous casse, il nous regarde de haut.

On était en 2012 he depuis Media Part est plus respecté par la profession n'y croit pas. Il y a jamais de solidarité entre votre profession si de regardez, je vous ai parlé de ces solidarités qui existent. Ça se construit si les journalistes se battent.

Le courage est contagieux. Si on se bat, on donne l'exemple, même si on on se fait taper, même si on est parfois vaincu, déçu, ça aide les autres à se battre. C'est moi.

Voilà. et qu'on soit au Figaro, à BFM, à TF1 ou ailleurs, on doit se battre pour l'honneur de son métier. On n'est pas au service du patron, on n'est pas au service du pouvoir, on est au service des citoyens.

Donc je reviens sur l'histoire. Donc rendez-vous compte, cette loi aurait existé. Sarkozy réussissait à tuer par une décision d'un magistrat.

Et l'affaire Bismut vous prouve que parfois on a hein c'est le pseudo qu'il a pris comme dans les les histoires un peu mafieuse pour essayer d'instrumentaliser la justice dans des coups de fil. Et bien bon, le magistrat disait bah non voilà parce que quand même il y a eu 4 ans d'information judiciaire pour authentifier le document d'expertise en 40 en 24 heures. Vous le faisiez pas et nous on avait pas de témoin.

Vous voyez le bordel libyen à l'époque à sortir hein, c'était ça se faisait pas en 24 heures. Donc il pouvait en 24 heures tuer l'info. En 24 heures tuer l'info.

Donc s'ils ne l'ont pas voulu mettre que ça ne concernait pas les journalistes professionnels, c'est bien pour ça qu'ils ont cette arrièrepensée. Et du coup eux peuvent faire des fausses nouvelles comme monsieur Trump n'arrête pas d'en faire mais Castaner c'est énorme. Mais il y a pas que Castan.

Regardez comment madame Nathalie l'oiseau leur tête de liste a réagi sur nos infos légitimes. Le passé de quelqu'un qui est en politique c'est normal qu'on s'y intéresse. On s'est intéressé et c'est moi qui ai fait ça au monde au passé de François Mitteran quand il était d'extrême droite ou sous l'occupation.

On s'est intéressé et c'est aussi moi qui avais fait ça au passé caché Trotskis de Lionel Jospin. On a fait tout ça. Donc on raconte qu'en effet elle a copiné, engagé, accepté sur une liste de droite extrême et d'extrême droite à Sciencep dans sa jeunesse.

Bon ben, il suffisait qu'elle reconnaisse. Il fallait pas qu'elle nie aurait la nier et puis après s'est en berlificoté et du coup elle m'a traité de maoïste je vois pas ce que rapport vous voyez la la dégradation du débat politique la haine du journalisme. Nous on fait notre travail il y a pas besoin de nous donner des noms d'oiseaux.

Moi je n'insulte pas madame l'oiseau en l'occurrence hein. Je n'insulte pas les politiques. Je le traite pas.

Je respecte leur travail mais nous sommes, c'est ça une culture démocratique hein. Il faut accepter la légitimité des uns et des autres. Donc je je continue parce que il y a il y a le truc était énorme de Castaner et on l'a tout de suite montré et on a montré que vous avez vu que le mensonge sur la pitié il est à c'était un mensonge comme les poupées gigoges puisqu'on a terminé par le fait que le le vrai scandale qu'on a voulu étouffer c'est que les policiers sont rentrés y compris dans une résidence universitaire.

Ils ont tapé ils ont tapé un étudiant qui n'osait pas porté plainte parce qu'il il avait pas la bonne couleur. Il avait pas la bonne couleur. Donc du coup on s'efface et cetera.

Mais on a montré la vidéo, hein, et les voltigeurs, hein, euh, qui ont été recréés à l'époque, hein. C'est ces unités mixtes, celles qui ont qui ont provoqué et le résultat la mort de Malikusekin. Et donc je continue parce que vous voyez la l'autre loi qui a fait passer ce pouvoir qui est aussi une loi contre la liberté de la presse, c'est la loi sur le secret des affaires qui n'était pas contrairement ils ont toujours ils instrumentalisent l'Europe.

C'est eux qui font le discours de discrédit de l'Europe parce que pour faire cette loi, ils ont dit l'Europe nous y oblige. On a regardé, c'est pas vrai. Il y a une directive très discutable sur le le secret des affaires au niveau européen, mais elle n'obligeait pas à faire tout de suite une loi en France. et ils ont fait une loi qui va au-delà.

La loi dit que le secret des affaires des entreprises, elle le définit comment et secret ce que l'entreprise a dit que c'est secret. C'est intéressant ça. C'est une définition totologique.

Et elle confie au tribunal de commerce, ça rien à voir avec la presse. Tribunal de commerce, c'est le business avec parfois des choses un peu bizarres. Le droit d'être saisi en disant tiens Mediapart révèle des choses qui viennent du conseil d'administration qui viennent et cetera.

Et bien, c'est un tribunal de commerce qui va qui va trancher là-dessus. Pareil, on leur a dit, ils nous ont dit c'est les Chinois, là c'était pas les Russes hein, c'est les Chinois, c'est l'espionnage économique chinois. On dit très bien, dites que ça ne concerne pas le travail normal, légitime, la liberté fondamentale, le droit de savoir, la liberté d'information des citoyens.

Ils n'ont pas voulu le mettre. Pourquoi ? parce que évidemment que ça sert à protéger les intérêts dont ils sont aujourd'hui dépendants.

Tous ces lobby économiques, ce qui a provoquer la démission de Nicolas Hullot. tout ce qu'on sait, c'est-à-dire la présence des lobby au cœur du pouvoir. Et vous en avez eu une preuve quand il y a eu ces révélations sur un scandale pharmaceutique, sur les implants et cetera où le secret des affaires a été évoqué et vous rendez compte c'est pour montrer notre travail un un une grande entreprise en secret prépare un grand plan de licenciement en mentant aux organisations syndicales. nous obtenons les documents, c'est d'intérêt public, c'est la vie de travailleur qui est concerné.

Et donc le secret des fafires ne vaut pas dans ce cas-là parce que ça veut dire que on utilise ce secret en le privatisant et au détriment de personnes. Donc et ça on doit en rendre compte si on nous poursuit encore une fois dans le cadre de la loi sur la liberté de la presse. Et donc vous voyez plein d'affaires que Méia Part a sorti concernent le business.

Donc là là on est 33e rang sur la liberté de la presse souvent report même pas 34e là 33 je me demande si c'est pas 34e à ouais on va dire 33 34 l'année prochaine. La Suisse est 6e Oui. Et avec toutes ces affaires de violence policière de de perquisition de de de tir de LBD sur les journalistes de de garde à vue préventive et des choses comme ça, le droit de la presse, il est encore assuré. la c'est c'est la question, c'est ce que je voudrais vraiment dire à tous cible vraiment les les justement c'est ce que je voudrais dire.

Vous m'avez posé la question tout à l'heure sur la confiance. Dire à toutes celles et tous ceux qui qui nous écoutent que c'est si on dit c'est la presse, on va dire c'est un truc corpo. Vous voyez, c'est les journalistes qui se battent pour les journalistes.

Et moi, c'est pas mon problème là parce que le journalisme est aussi un champ de bataille. Moi je me bats contre un certain journalistes de gouvernement, une presse d'industrie tout ce que vous voulez. Il y en a beaucoup des comme ça, non ?

à une bataille. Bah oui, voilà. Bah, on se bat hein, on se bat dans toutes sortes de milieux professionnels.

Ce que je veux dire, c'est que nous notre métier est au cœur d'un droit qui vous appartient. C'est pour ça que encore une fois la critique du journalisme est légitime. La haine des médias et du journalisme, ça c'est autre chose.

Quand vous les mettez tous en bloc, quand vous les cognez, quand vous les frappez, ça c'est autre chose. Parce que là, vous vous attaquez vous-même. Vous vous attaquez vous-même.

Et sincèrement, quel est l'enjeu derrière ça ? Et je vous le redis, les apporteurs de vérité de fait, ces informations sont vues par des pouvoirs autoritaires comme plus dangereux que les opposants politiques. Quand Erdogan fait son coup de force en Turquie, les premiers qui frappent c'est les journalistes.

C'est les journalistes qu'il criminalisent et y compris pour certains, il les condamnent, il les fait condamner à de la perpétuité. Et donc c'est vraiment le la question de la culture démocratique. Question d'internet, a-t-il suffisamment de pluralisme dans la caste des journalistes ?

Moi, je dirais pas à la CTE, on est des travailleurs de l'information. La Cast euh il y a beaucoup de journalistes hein, il euh ils gagnent il marnent, ils ont des idéaux, euh ils les défendent, euh ils essayent de faire au mieux, euh ils sont syndiqués, euh ils soivent des commandes. Oui.

Puis mais aussi d'accord, mais ce que je veux dire, c'est quand même il y a des travailleurs et des travailleuses de l'information, hein. Voilà. Oui.

Ben, il y en a plein question. Donc ce que je veux dire c'est que voilà, si on dit la caste, on fait un bloc comme ça et et on on tombe à mon avis dans dans comment dire pas dans le bon chemin de la bataille, quoi. Je je vous entends tout à fait, mais on sent le public qui qui a cette sensation de trahison de son 4e pouvoir, de cette politique de cours, de cette de ce journaliste de ce journaliste qui reste sous le robinet de l'information du politique, de ce journaliste qui qui sert la main avant l'entrée d'Emmanuel Macron.

Vous je comprends mais vous vous adressez vous vous adressez à la mauvaise adresse. Moi nous nous nous on mais oui nous on montre nous le succès de médiia part c'est parce que les autres faisaient pas leur boulot. Leur succès de médiia part c'est de montrer que si on fait ce chemin là si on donne le moyen de l'indépendance tout en n'étant pas démagogue en faisant nous on fait notre travail et j'assume parfois que si certaines informations dérangent une partie de nos lecteurs, ben elles sont voilà je vais pas cacher des informations qui dérangent une partie parce qu'elles plaisent à d'autres et ainsi de suite.

Bon donc qu'est-ce que ça fait ? a fait qu'on construit la confiance. Vous savez, en plein mouvement gilets jaunes, certes, il y a eu des incid parler des gilets jaunes parce qu'on va encore nous accuser de surfer sur les gilets jaunes.

Mais non, nous on parle des gilets jaunes. Nous on n'arrête pas et et on on continue. Et ben qu'est-ce que qu'est-ce qui s'est passé le lendemain de la perquisition ?

Il y a une manifestation spontanée de gilets jaunes au pied de Médiap, hein. Donc la confiance, elle est là. Moi, je tourne beaucoup autour.

J'ai fait un bouquin à partir du travail de de Media Partil jaunes, la victoire des vaincus. On a un film qui est sorti qui montre le travail de Méia Part qui s'appelle depuis Médiapart. Les salles sont pleines.

Il y a 500 300 personnes. Il y a des débats, on est là, on discute. Le décodex, oui, c'est bien le décodex, c'est pas bien décodex.

Et puis euh, il y a il y a celui qui existe à à Libé et celui cheake news à Libé, décodex, c'est le monde et cetera. Alors, c'est comment dire ? C'est c'est très ambigu.

C'est ambigu parce que c'est un côté d'abord maintenant on va avant de produire des infos, on va s'occuper de vérifier les infos des autres. Bon, c'est utile, ça permet des mises au point et et ceux qui font ça euh le font très sérieusement, hein, plutôt euh et de manière très précise. Ça permet euh notamment euh de montrer euh que le pouvoir euh raconte euh souvent n'importe quoi.

Une des ambiguités pour moi, c'est que dans les médias en question, c'est payé par qui ? Facebook par Facebook, c'estd c'est tout le problème c'est tout le problème de la dépendance des gafas, c'est-à-dire d'un plus, il y a les aides publiques à la presse que nous refusons et qui est un scandale. Le premier bénéficiaire, c'est le groupe de Bernard Arnaud, le deuxè c'est monsieur Drahi, le 3è c'est les autres Niel et d'autres euh ils sont riches hein, il y a pas de raison qu'ils reçoivent des subventions directes euh pour leurs journaux.

Ils ont qu'à mettre de leur poche et par ailleurs s'écumuler avec le fait que les GAFA, Google euh et Facebook et d'autres euh font des aides pour faire passer le fait qu'ils payent pas tout à fait leurs impôts, hein, quand même. C'est ça la réalité. Donc moi, je n'aime pas trop cette dépendance mais en clair et je n'aime pas comment dire là, il y a un vrai débat.

Facebook c'est le piège. Tout le monde l'utilise mais c'est le piège. Facebook vous êtes le produit.

Facebook je l'algorithme vous calcule en fonction des opinions, pas des infos. Ils ont créé un monstre et d'ailleurs on l'a vu, trafic des données, Cambridge Analytica, campagne Trump et tout. C'est ça le vrai scandale en l'occurrence.

Et du coup qu'est-ce qu'ils font maintenant ? Ils appellent eux-mêmes au secours les États Facebook. Marc Zuckerbert, il va voir les États.

Aidez-nous à contrôler tout ça. Et donc il y a une alliance entre ces monstre économique et les États pouvoir autoritaires pour le contrôle de tout ça. Et en l'occurrence, je vais peut-être vous surprendre quand j'insistant sur le côté participatif de Médiapard, c'est pour vous dire que nous parmi nos projets fous après avoir installé Médiapart comme un journal indépendant avec son copé Robin des Bois de l'investigation, bah c'est dire quittez Facebook, venez à Mediapart.

C'est un réseau social Méia part, vous aurez pas d'algorithme, vous aurez pas de pub, vous serez pas le produit, vous serez pas piégé. Alors on a du travail he pour que ce soit que ce soit techniquement techniquement au point mais mais là il y a il y a il y a il y a une vraie bataille sur la la crise de de cet univers. Je voudrais je voudrais qu'on revienne sur l'uniformisation de la de la presse, l'unanimisme de la presse sur certains sujets.

Je vais vous donner comme exemple Trump, l'élection de Trump. Tous les médias, 95 % des médias nous disaient que il n'allait pas remporter et que c'était Clinton qui allait le remporter. sont lamentablement plantés.

Comment vous expliquez ça ? C'est parce que ils sont dans leur bocal. Ils sont dans leur bocal.

Ils sont tous à se relayer. Ils font de la propagande, ils travaillent pour des intérêts autres. Non, je pense que ça c'est aussi vieux que la presse.

Simplement on le voit. On le voit. Pourquoi ? parce que la c'est tout l'enjeu, tout ce que nous utilisons là qui est qui est récent entre nous, il y a une décennie de massification de tous les instruments dont nous parlons.

Méia par secret en 2008, c'est l'année où Facebook et YouTube et et et Twitter commence à exploser. Le smartphone, il est créé en 2007, hein, son 2007. Les tablettes n'existaient pas, le crowdfunding existait pas encore.

Donc nous sommes nous sommes nous avons une grosse décennie, il y a eu une décennie de hein, les hackurs, les pionniers, ceux qui faisaient du code. Il y a eu une deuxième décennie avec l'idée ça y est, on va conquérir et là on est dans le temps du backlash hein, la contreréforme hein et on voit d'autres dispositifs. Donc on est dans le temps d'une bataille.

Toute révolution technologique appelle une révolution démocratique. C'était le cas avec la machine à vapeur, c'était le cas avec l'électricité qui ont toutes été des révolutions aussi de l'information. La nécessité des journalistes sur la campagne de Trump.

Oui, mais je j'y reviens. Ça veut dire que aujourd'hui, grâce à cette horizontalité, cette immédiateté, ce temps réel, le fait qu'il y ait du suivisme journalistique, le fait qu'il y ait du conformisme journalistique, le fait que l'idéologie dominante soit toujours ou prou dominante, que ce soit en Chine, que ce soit à Moscou et que ce soit ailleurs, hein, attention, c'est partout, vous le voyez. Donc vous vous dites c'est pas possible, il nous faut l'alternative, il nous faut le pluralisme.

Ben c'est cette bataille qu'il faut mener. Faut pas se plaindre. En clair, ce que je veux dire c'est qu'il y a pas de fatalité, il y a pas de complot, il y a pas une main qui manipule tout ça derrière.

Il y a il y a nous il y a nous comment on se bat. Il faut aider la presse indépendante. Il y a quand même une her class qui a des intérêts, qui Bien sûr qu'il y a une lutte des classes.

Bien sûr qu'il y a une lutte des classes. Il y a il y a Mais aujourd'hui et les gilets jaunes nous l'ont rappelé, la vérité c'est qu'il y a surtout en 30 ans une toute petite minorité qui est au cœur aujourd'hui du pouvoir économique et du pouvoir politique qui a capté tout ça. Bon et que c'est intenable, c'est insupportable.

Donc donc mais oui ben donc quel est moi, qu'est-ce que je vois ? Je vois plutôt l'inverse. Je vois que nous Media Parté.

Je vois que les gilets jaunes, nous on a tout de suite compris. Oui. Bah d'accord.

Ben d'accord. Donc donc on est nombreux. Donc faut moi je vois plutôt cette bouteille là à regarder en haut se taper le mur.

Non on se bat, on trace notre route quand même. On va les laisser laissons, traçons notre route. Créons créons des solidarités.

Créons des causes communes de légalité. C'est ça qu'il faut faire. Euh, se lamenter, comment dire, être dans le ressentiment qui est une bataille.

Bien sûr, que les idéos démocratiques et sociaux, la vengeance et le ressentiment n'ont jamais été de bon conseil. Faut de l'élévation. Comment c'est ?

C'est la leçon des gilets jaunes pour moi. C'est l'élévation, la hauteur. Sur les ronds-points, on demande pas aux gens d'où ils viennent.

On demande pas où ils ont voté. Le tuto est de rigueur et on commence à discuter. Et on discute de quoi ?

Bah, de qu'est-ce qu'on va faire ensemble ? Et qu'est-ce qui se passe ? Même si des gens viennent avec leurs préjugés, même si des gens avaient voté à l'extrême droite, tout d'un coup, il se passe autre chose.

Et on entend plus parler tiens de quoi ? Des migrants, ils en parlent pas. On entend plus parler tiens des musulmans, hop, ils en parlent pas.

Tout l'agenda avec lequel on nous pourrit la tête, le bouquet émissaire hein, la diversion. Et on parle de quoi ? Des questions démocratiques et sociales.

Et et c'est comme ça que se font des politisations authentiques du côté de la démocratie. Vous y croyez encore ? Mais je crois il y a la seule chose qu'on peut prédire, c'est la lutte.

Faut se battre. Autrement à quoi ça sert d'avoir vécu ? Alors, est-ce qu'il faut voter dimanche ?

Question. Moi, j'ai j'ai aucune consigne à donner de cet. Est-ce que vous votez ?

Moi personnellement, je dis jamais ce que je fais. Pourquoi ? Parce que je suis le président de Média Part.

Donc si je dis quelque chose, on dira Médiap dit quelque chose. Donc voilà, à Média Part, je peux vous dire hein, les débats ont lieu dans la rédaction et il y en a qui s'abstiennent. Il y en a qui s'abstiennent.

Il y en a euh qui vont voter euh Brossa, il y en a qui vont voter Insoumis, il y en a qui vont voter euh Jade et alors ceux qui votent Jado, ils disent "Non, je vote Damien Carem et cetera." Voilà parce que la diversité de la liste, chacun voit ce qu'il veut ceux qui votent à soumis disent "Ah non, je vote pas à soumis mais Manon Ari parce que c'est une tête nouvelle et qu'en vence Mélenchon son sectarisme m'énerve parfois." Ceux qui votent Brosa, il disent "Ah ben je forcément je suis pas forcément proche du PC mais Brosa a fait une très bonne campagne et cetera." Bon, il y a une grande diversité comme ça.

Ce qui est sûr, c'est que autant que je sache, à Média Part, ça ne vote pas à Front National et ça ne vote pas en marche. Personne n'est parfait. Euh euh cette narration, il y a il y a vraiment une une presse qui perpétue une narration qui qui nous raconte cette petite histoire de de la la fuite en avant du capitalisme et que il faut vraiment continuer à travailler à fond parce que c'est le seul chemin.

Euh euh est-ce que vous croyez réellement qu' que des petits médias comme le vôtre ou comme d'autres médias sur internet peuvent proposer une une alternative à ces à cette narration, ce rouleau compresseur où c'est pas possible ? D'abord, d'abord, je pense qu'ils y croient de moins en moins à leur narration parce que il voi combien quand même la montre tourne l'urgence climatique et regardez, c'était aujourd'hui une marche mondiale, les jeunes collégiens, les collégiens les plus jeunes montrent le chemin. Qu'est-ce que dit le GC ?

Il nous reste 11 ans et qu'est-ce que dit Hulo qui est pas un révolutionnaire quand il démissionne ? cette politique économique, elle va pas avec ça, c'est pas possible hein. Bon donc ils sont beaucoup à croire de moins en moins la crise est en leur sein.

Simplement, il y a une tête d'épingue qui s'en fout, qui ne pense qu'à l'immédiat, l'avoir et le pouvoir. Tant que je dure, c'est c'est Carlos Gaun quand j'ai mes cinq maisons dans le monde entier euh payé sur la bête grâce à la boîte, mon jet privé et je mets tout le monde au boulot. Mais moi, je ne croise jamais les gens.

J'ai fait un article la semaine dernière pour rappeler les chiffres. Aujourd'hui, il y a une sécession des classes dirigeantes. Elles ne croisent plus le peuple.

Elles ne le rencontrent plus. Ni là où elles habitent, ni là où elles vont à l'école, ni dans leurs loisirs. Donc ils sont dans leur bulles, mais d'une certaine manière dans leur bulles, ils peuvent y croire.

Mais quand ils vont dans la société réelle, et c'est ce qui leur a pété à la figure avec les gilets jaunes, ils vont à un monde qu'il ne connaissent pas. Ça c'est mon premier point. Deuxème point, on n'est pas petit.

On n'est pas petit. Médiia part en 11 ans, on est au cœur du système médiatique. C'est quoi la vérité des chiffres ?

Libération sur tout support, papier papier numérique chiffre réel pas les achats en nombre qui sont dans les avions qui sont bradés pour l'audience. C'est 50000 nous c'est 160000. Le monde et le Figaro, chiffre réel, il il bluffe un peu en bradant les abonnements, les abonnements les abonnements numérique.

C'est 240 250, on est à la mo plus de la moitié et et notre agenda est au cœur du débat public. Alors, je dis pas ça pour jouer les biceps, c'est pas ça du tout. Je dis juste que il y a pas de fatalité, y compris sur le terrain de l'information.

Il y a pas de fatalité et notre succès fait bouger. Donne du courage à des gens qui sont dans ces journaux. et qui du coup se battent, se mettent en mouvement.

Quand Libération euh titre en première page, faites ce que vous voulez mais voter Macron. C'est à la presse de faire ça hm quand tout tout il y a tout toute cette presse qui se synchronise pour mettre la tête de Macron un peu partout. C'est un débat qui a traversé nos lecteurs.

Comme vous le savez, euh Méia Part a reçu Macron avant le second tour et nous-même on a on a dit que on ne votait pas pour le Front National. Bon avant le premier tour, beaucoup de gens l'ont oublié. J'ai écrit que pour moi le second tour qui est de nos vœux c'était un second tour Mélenchon Macron.

Pour moi, Fillon était déconsidéré évidemment au-delà de ses positions politiques par l'affaire de corruption de fait qui le concernait. Et l'extrême droite raciste xénophobe, sans éthique, sans moral, hein. Les affaires d'argent sont aussi très présentes au Front National, il faut le rappeler.

Et dans les autres parties. Oui. Oui.

Mais le Front National, attention hein, il prétend raser tout propre, laver tout propre. C'est ils vivent sur la bête hein. C'était le papa, c'est la fille.

Je sais pas ce qui en sera de la petite fille mais quand même on a fait le bilan aujourd'hui c'est un article sur Media part hein au fond désolé mais la présence au Parlement européen a servi qu'à faire du fric et pas à faire du travail travail parlementaire. Donc c'est un vieux parti hein, c'est pas de la jeune politique hein nouvelle. Donc je dis ça donc ça rapporte combien d'être parlement européen pour le chiffre exact ?

Je sais pas mais ça c'est bien sûr mais comme d'être parlementaire, j'ai oublié ça mais je dirais une bêtise mais les être parlementaire c'est bien payé et et moi je ne critique pas ça c'est un coup la démocratie mais à un condition qu'on l'utilise pour ce travail là pas pour son parti de manière partisane. Voilà soit personnel nous on a révélé les frais l'utilisation des frais des députés des sénateurs. C'est nous médiapart qui avons révélé ça.

Et aux États en Grande-Bretagne, c'est là la culture démocratique et nous sommes tous comptables de la culture démocratique. En Grande-Bretagne, les mêmes révélations on étaient faites. Ben, les parlementaires qui ont été pris la main dans le sac, ne serait-ce que pour 15000 à 20000 € de frais qu'ils avaient utilisé pour eux, ils ont disparu de la circulation.

Certains ont même fait de la prison. 6 mois de prison pour l'un d'entre eux assez connu pour 19000 €. Pour 19000 € ça a pas fait un pli. culturellement, on dit bah si vous êtes élu et que vous utilisez de l'argent public à des fins privées, paf, et on on discute pas hein, ça met pas des années jusqu'à ce qu'il y ait le procès balcanie et que et cetera ou ça ne met pas des années de bataille sur beaucoup d'affaires qui minent la confiance dans la démocratie.

La démocratie, c'est une culture. Est-ce qu'on est réellement en démocratie en France ? On est dans une démocratie de faible intensité mais pour une raison pour une raison qui dont nous sommes tous responsables.

Le fait le fait que nous acceptions le présidentialisme, ça c'est un des combats fondateurs de médias peint nourri par notre travail d'enquête. Nous devrions être une démocratie délibérative, parlementaire, participative. cette idée archaïque qu'une seule personne rafle tout au second tour de la présidentielle et dit pendant 5 ans aujourd'hui 7 ans hier circuler il y a rien à voir qui au fond la volonté de tous est confisquée par le pouvoir d'un seul et pour moi la belle surprise des gilets jaunes c'est que c'est un mouvement qui a posé aussi cette question les politiques ont confisqué les institutions mais pas les politiques.

Il y a des gens bien dans les politiques. Il y a des pareil faut pas dire les journalistes. Faut pas dire les politiques.

Mais par exemple, je sais pas, il y a des gens qui parfois suivent leurs principees, leur liberté, leur liberté. Mais regardez, bah au moment de de de la déchéance de nationalité, il y en a certains qui se sont levés. Sur l'état d'urgence, il y en a certains qui se sont levés.

Regardez même sur l'affaire Benala, les sénateurs qui font leur travail d'enquête sur l'affaire Benala. Regardez Jacques Toubon qui a été un politique politicien de droite et regardez-le en défenseur des droits aujourd'hui. Et c'est impeccable ce qu'il fait.

Donc ne dites pas les politiques, ne dites pas les journal Non mais très bien, non, je dis à ceux que ça les journalistes, voilà, c'est comme si on voilà, on on crée de l'extériorité hein, alors que ça Mais je reviens sur le présidentialisme et c'est tout le problème. Regardez la dispersion des listes de gauche pour ces européennes. Elles vont toutes vous raconter un film différent mais la clé c'est les présidentielles.

Quelle grande différence y a-t-il sincèrement au niveau européen niveau d'un débat européen où menace ses droites nationaliste et cetera sur l'urgence climatique, l'urgence démocratique, l'urgence sociale, l'urgence des du combat contre l'évasion fiscale et je pourrais ajouter l'urgence de la démocratisation de l'Europe elle-même. Si vous prenez ces éléments là, trouvez-moi des différences radicales rédibitoires entre la liste Brosa PC Aubri France insoumise Amon génération Europe écologie François Lino non je pour François le Brexit le frexit non moi je suis internationaliste et médiia part on est internationaliste vous m'avez demandé des différences bah il y a il y a la liste as non mais lui je le mets pas dans les listes de gauche lui il vient de la droite et il est profondément et sur les migrants, il y a vous savez nous on a des principes nous on défend des principes des principes hein et les principes c'est la déclaration universelle des droits de l'homme hein. Désolé nous naissons libre et égau en droit et parmi le les droits, il y a le droit de se déplacer.

Il y a un hasard malheureux de la naissance. On a le droit de choisir son pays de résidence et donc toutes les forces xénophobes qui font veulent que les nations ou que l'Europe elle-même soit une clôture et une fermeture he sont d'un autre côté. Je parlais de gens qui partagent des idéaux démocratiques, sociauistes.

Bon et y compris une partie de la liste socialiste dans le le discours qu'en fait Gluxman. La quoi ? La liste socialiste de Globaliste.

C'est leur nom. C'est leur nom. Moi après vous pouvez dire mais mais il est Gluxman mais moi je regarde moi sincèrement moi je suis non croyant hein.

Je imaginaire. Non mais et je ne suis pas je dis juste je dis juste l'irresponsabilité de ces gens. Il faut croire ce qu'on raconte ce qu'il raconte tous sur l'urgence.

Non mais c'est moi je suis pas dans leur tête, je dis juste sur l'urgence. Imaginez qu'il se soit dit quand même après le le paquet d'eau de mer pris il y a 2 ans, l'extrême droite au deuxème tour quand même et Macron qui arrive dans son chamboulet tout et qui rafle tout avec 18 % des inscrits au premier tour. Comment ces gens-là ont pas pu se mettre autour d'une table arrêtons de déconner ?

OK, on a nos partis, on a nos mouvements, on a nos intérêts, va y avoir les européennes. Ça se joue au niveau européen, hein. On va pas faire la France de l'Europe.

On n'est pas l'Europe, on va pas la faire à la française, ça se joue avec d'autres. Regardez les écolos, ils vont peut-être gagner en Belgique. Regardez les résultats en Autriche.

Regard, non, au Pays-Bas, c'est pas en Autriche, c'est au Pays-Bas hier. Regardez la gauche espagnole he avec le débat et l'alliance parfois tumultueuse mais réelle entre Podemos et les socialistes et avec le dialogue avec les indépendantistes catalans. Je pourrais multiplier les exemples.

Comment ces forces là ont pas pu se dire on se pose et on voit et du coup la question du coup. Non mais moi je je dis juste que c'estable mais la réponse on l'a tous. Voilà la réponse.

Ils se mettent pas autour d'une table pour désigner un leader pour se réconcilier parce qu'ils veulent le pouvoir, le pognon. Mais ça mais moi comme moi je reste avec des idéaux, je veux pas me résoudre à ça. Je pense pas qu'ils sont tous mauvais.

Je pense pas qu'ils sont tous sans idé. Ben, je pense qu'ils sont irresponsables. Ils sont irresponsables.

Je pense que pour face à ce face à face que construit Macron et que construit le Front National qui les arrange tous la peste, le choléra, venez là hein, voilà qui nous font à nouveau. Il fallait une autre force, il fallait une union. Et il fallait une union surtout sur une élection à un tour, surtout sur une élection où l'abstention est importante et là il pouvait y avoir un événement qui se passe.

Alors ils ne le font pas. Pourquoi ? Le clientélisme, le nombre de postes, la présidentielle derrière.

Mais en l'occurrence dans le moment actuel, c'est irresponsable. Je le pense vraiment. Je je nous médiia part, on parfois on est comment dire ?

Moi je crois, je l'ai écrit y compris dans non seulement des articles mais des livres issus du travail de médiap. On est dans un moment où il faut faire chemin commun, les causes communes de l'égalité. Faut pas faire la petite querelle des petites différences.

Il y a un libert John Hollow qui avait fait qui avait fait cette formule sur les gauches ou les radicalités. Il disent voilà c'est un peu comme dans un film d'horreur voyez film d'horreur. Vous êtes dans une pièce comme celle-ci et les murs sont là et ils se rapprochent ils se rapprochent.

Non, les murs se rapprochent. Les murs se rapprochent. Et pendant ce temps-là, les gauches discutent de la répartition des meubles.

Bah ouais. Question d'internet. Pourquoi les Panama Papers n'ont pas eu l'impact qu'ils auraient dû avoir ?

Il y a eu pas mal d'impact des Panama Papers mais de beaucoup d'autres leaks hein puisque nous on en a fait pas mal. les Football Leaks, les Malta Files, il y a eu les Luxaks, il y a eu aussi ce qu'on a révélé sur le groupe Pino et cetera. Il y a eu un impact quand même sur la prise de conscience de l'ampleur de l'évasion fiscale, sur l'action du coût des États.

Je prends sur le groupe Pino par exemple qui dit sa générosité pour Notre-Dame grâce aux révélations de Médiapart avec le consortium EIC, il s'est reçu une une amende de près de 3 milliards du fisque italien. 3 milliards 3 milliards et ça n'a pas les révélations datent d'il y a un an hein et quand on les a sortis Pino a dit tout est en règle tu parles tout est en règle bon donc le groupe Kiring hein de voilà de la famille Pinot donc je crois que euh comment dire vous savez j'ai c'est un activiste burkinabé qui m'a rendu patient sur tout ça il s'appelle Smoky c'est un slammeur qui est au cœur du mouvement du balai citoyen qui a renversé le régime autoritaire de bless qu' pas auraéit et que j'ai rencontré un jour parce que quand ils avaient fait ce mouvement citoyen qui a fait partir ce président, ils avaient fait des révélations avec des jeunes journalistes sur des fonds européens qui étaient destinés à la construction d'une autoroute et l'autoroute n'était pas elle avait pas les bas côté stables, elle avait pas les lumières où il fallait alors les jeunes allaient vite. Parfois il y avait des accidents mortels. révélation.

Une partie de ces fonds européens ont été piqués et ont servi, y compris, à des villas, des palais pour le président. Révélation libératrice. Ah bah c'est bien la preuve quand même voilà que que c'est un quand même.

Il prend les fonds européen et cetera, il s'occupe pas du pays. Et là Smoky, il est jeune hein mais il est sage hein comme un grillot africain. Il dit "Voyez monsieur Plenel, vous les journalistes, votre rôle c'est de lever les lièvres mais ensuite c'est à la société de les attraper." Mais la société calée dans le guidon, mais elle attrape et regardez qu'est-ce qui s'est passé là depuis 6 mois.

Ils comprennent les choses des gens, des gens qui étaient isolés, travailleurs pauvres, femmes isolées, retraité qui à un moment disent "Ça va pas, je m'engage, je vais sur un rond-point là où ça va tout on s'arrête jamais." C'est la fin qui les a motivé. C'est c'est la conscience.

La conscience de l'injustice, tout part de l'injustice fiscale. C'est pas des gens qui disent qu'ils veulent pas d'impôts. C'est pas des gens qui sont contre des mesures pour le climat.

C'est des gens qui se rendent compte qu'en fait les décisions prises par ce pouvoir, c'est des décisions où ceux qui devraient donner plus donnent moins et ceux qui gagnent moins donnent plus. Donc c'est l'injustice et du coup c'est le moteur de l'égalité et c'est et c'est c'est comment dire c'est bien sûr que qu'on peut se dire ça donne pas de réalité politique tout de suite je ne sais pas pour qui voter dimanche. Euh c'est des mouvement d'ailleurs les gilets jaunes est un mouvement de l'abstention parce que l'événement véritable de 2017 c'est pas le chamboulet uniquement en marche et France insoumise les deux mouvements he qui ont bousculé la donne.

L'événement premier, ça a été les présidentielles où il y a eu le plus fort taux d'abstention, la plus forte moyenne sur neuf neuf au-dessus de la moyenne par rapport au neuf élections présidentielles précédentes. Donc la montée du du rejet démocratique, non pas d'un rejet des élections par antidémocratisme, mais parce que c'est une confiscation démocratique. La démocratie c'est pas les élections.

C'est pas simplement choisir des représentants ses maîtres. C'est pas non seulement choisir ses maîtres. Bien sûr, c'est c'est une vieille formule, hein, la tyrannie douce.

C'est-à-dire qu'on demande au peuple tous les tous les 5 ans de sortir de la servitude pour choisir son maître et puis entre-temps, on lui dit d'y revenir. Qu'est-ce que nous disent les gilets jaunes ? Et c'est ça qui attaque le pouvoir.

Non, la démocratie c'est le droit de se réunir, de s'assembler. Et aujourd'hui, on interdit par des décrets préfecturales des réunions sur sur les ronds-points. C'est le droit de manifester et on a voulu le mettre en cause.

C'est la liberté de dire et on essaie de la réprimer et puis c'est la liberté de s'informer, c'est le droit de savoir et on s'en prend à la presse. Ça c'est comme les quatre pieds d'une table. Quatre pieds d'une table.

Alors, vous pouvez poser le plateau sur les quatre pieds, c'est le droit de vote. Ça, c'est je je me prononce, je dis oui, je dis non, je choisis les représentants. Mais pour que la table tienne bien, il faut ces quatre pieds et ils sont ils précèdent, c'est des droits fondamentaux et nous, on est au cœur de ça.

Là, on s'éloigne juste une petite minute de du journalisme. La collapsologie, ça vous parle ou pas ? Alors, on a il y a des débats, il y a une journaliste et le Ouais. un média part qui on a beaucoup traité hein et il y a une journaliste qui aime pas trop le ceux qui qui qui en font une sorte de catastrophisme de l'effondrement hein nous la présenter Jad Lingard vous devriez elle est formidable il y a eu une interview d'elle dans reporteur c'est elle qui a fait un petit livre s'appelle jeu crise climatique elle est elle est c'est vraiment une une des signatures à médiia part sur l'enquête sur la prise de conscience sur sur la crise climatique bien avant hein qu'on que dès le début de médiia part donc moi je en En fait, je je pense que et ça je crois qu'il faut le prendre comme ça, il faut c'est en ayant conscience de la catastrophe qu'on peut l'éviter.

C'est-à-dire que moi, je n'aime pas les théories du déclin. On dit il est irréversible, hein. Ça va dans cette direction.

Le futur est écrit. Pas plus qu'il est écrit genre on va les lendemains qui chantent. Le futur, il dépend de nous.

Il dépend de nous. Alors, il faut avoir vieille formule optimiste de la volonté, pessimiste de l'intelligence. La vérité, c'est que la catastrophe, elle est déjà là.

La catastrophe, c'est que tout continue comme avant. C'est ça la catastrophe. Elle est pas devant nous.

La catastrophe, regardez la course de vitesse sur euh le désordre climatique, notre responsabilité. Vous savez, les animaux, nous sommes 0,3 % du vivant et j'inclus les humains dans ces animaux. Les végétaux sont beaucoup plus importants que nous et ils ont une intelligence que nous n'avons pas.

Il y a pas de cœur, il y a pas de cerveau, mais vous pouvez brouter de l'herbe, elle continuera à vivre. Les végétaux ont des choses à nous apprendre. Il y a un botaniste Stefano Moncuso qui raconte ça très bien.

Donc, comment dire, il faut nous remettre en cause dans notre rubrice de puissance. Nous sommes une espèce tellement intelligente qu'elle oublie son lien au tout vivant du tout monde sa relation. Elle l'oublie dans ses pratiques de prédation, de consommation, d'avidité, de propriété matérielle.

Mais elle l'oublie aussi quand elle cède au racisme, quand elle cède à la xénophobie, car elle oublie la relation à elle-même, elle oublie la relation à l'autre. Et donc nous voyons, elle est là cette catastrophe. elle est là quand vous avez euh le ministre des affaires étrangères de Bolzonaro qui Bolzonaro lui-même est raciste, est homophobe et euh aligné sur Netaniaahu en Israël euh et et est un un c'est un homme qui qui pousse au pire hein qui pousse au pire et que dit son ministre affaire étrangère ?

Le changement climatique, c'est un complot marxiste. Complot marxiste. Bon, quand vous voyez Trump comme ça, donc la catastrophe, elle est là et elle produit ces monstres politiques.

Ces monstres politiques que nous voyons nêre. C'est une phrase de Gramchi que j'avais popularisé. La crise, c'est quand un vieux monde est en train de mourir mais il s'accroche.

Il s'accroche à sa puissance et un nouveau monde, on le voit, on le sent, vous en êtes, tarde à naître. Mais la phrase importante, c'est dans cet entre deux suscite surgissent les phénomènes morbides les plus variés. Ce qu'une traduction littéraire a dit de manière plus forte.

Dans ce clair obscur surgissent les monstres et on en voit plein autour de nous. Donc la catastrophe, elle est déjà là. Et donc qu'est-ce qu'il faut faire ?

Et c'est pour ça que la concomitance gilets jaunes et mobilisation des jeunes pour le climat, fin du monde, fin du mois, c'est pour nous le même combat, le mot d'ordre qui a surgi le 8 décembre. le 8 décembre, journée la plus dure hein, la plus violente, mais c'est là où a eu lieu la première convergence est essentielle parce que nous disent les jeunes du climat ? Il disent à quoi ça sert que j'aille tous les vendredis à l'école là hein ? l'appel de Greta Gunsberg, c'est dire "Attendez, un moment vous les les adultes vous êtes irresponsables, hein, faut changer le logiciel et c'est pas du blab blabla, faut vraiment le changer hein." Et et c'est pour ça que je parlais tout à l'heure de l'éparpillement des listes progressistes, émancipatrices, se revendiquant d'idéos d'égalité et de démocratie, quel que soit le bilan de ces forces politiques, hein.

Moi je je je dis juste là, il y a une responsabilité hein de pas comprendre qu'on est dans un moment où il faut ce que ce que Jor avait fait. Vous savez c'est les c'est ce que j'appelle les vaincus victorieux. Jor est assassiné en 14 quand arrive la guerre qu'il a tout fait pour tenter d'éviter mais on sait que c'est lui qui a gagné hein.

C'est de lui dont on se souviendra pas de son assassin comme on se souvient de Rosa Luxembourg et pas de ses assassins, hein, qui elle m'a m tué en en 2019. Et pourquoi en en 1919, pourquoi je vous dis ça sur Jores, Jores, qu'est-ce qu'il fait quand il a le sentiment que ce monde qui ressemble au nôtre un monde de révolution industrielle formidable, l'électricité va arriver la voiture Ford va arriver l'avion, le télégraphe regarder les immeubles à Paris, même l'immeuble où on est, regardez les dates où ils sont construites, c'est pendant cette époque là, c'est l'expansion coloniale, il y a beaucoup d'argent, beaucoup mais il y a le même niveau, Thomas Piquetti l'a montré, d'inégalité qu'aujourd'hui. un tout petit monde qui capte hein, vous connaissez les chiffres d'Oxfam, il y a 26 familles, 26 personnes dont deux français, Bernard Arnaud et les héritiers de Bétancour qui possède autant que 3 milliards 700 millions d'individus.

Donc c'est intenable. C'est intenable. Et qu'est-ce comment fait cette société si c'est intenable ?

Elle va à la guerre. Elle va à la guerre. Et Trump, il est en train d'y aller hein avec l'Iran.

Il il de toute façon, c'est la continuité, hein. Ils ont commencé avec l'Irak et cetera. Ils y vont, ils y vont, ils y vont, ils y vont, ils vont à la guerre parce qu'il y a en plus des industries qui veulent se hein qui font de l'argent derrière tout ça.

Il y a des lobbyes, il y a un lobby militaro-industriel, il existe, il a toujours existé. C'est pas nouveau, on va à la guerre. Qu'est-ce qu'il fait Jor conscience de ça ?

Joris n'a jamais été ministre, n'a jamais été président du conseil et il y avait pas de président au suffrage universel. Donc, il y avait pas la folie du présidentialisme. Qu'est-ce qu'il fait ?

Il prend son bâton de pèlerin et il va voir tout le monde. Il va voir les socialistes modérés, il va voir les socialistes radicaux, il va voir les sectaires, il va voir les les plus ouverts, il va voir tout le monde. Il dit "Attendez, faut arrêter de déconner, faut se rassembler." Et ça fait 1905 le premier congrès des organisations sociales françaises.

Et à l'époque, ils sont tous avec les futurs bolcheviques et les futurs communistes, ils sont tous dans la dans la dans la même internationale. Et quand Jor est assassiné, la gauche radicale de l'époque, c'est-à-dire Trotky, c'est-à-dire Luxembourg, lui rend hommage. Lui rend hommage.

C'estd ce type, il était pas dans l'ubrisce personnel, il était pas dans comment c'est pour ma pomme, comment je suis le leader et tout. Il dit comment je suis l'unificateur ? Je l'unicouvateur j'ouvre une parenthèse sur l'unificateur.

En tant que média, est-ce qu'on peut inviter tout le monde ? Nous médi il y a un parti qu'on a décidé de pas inviter, on le traite hein, on le cite euh et du coup en rétorsion lui envance nous a décidé de nous de nous blacklister. C'est le Front National, c'est l'extrême droite.

Pourquoi ? Parce que je veux dire là c'est ce sont des adversaires de principe. Je ne considère pas quels que soient mes désaccords avec la politique d'Enmarche que tous les militants d'Emarche sont aussi caricaturaux que castan que voilà je les interpelle si je les rencontre.

Je dis comment vous pouvez accepter ça vous qui vous dites sur des principes libéraux et progressistes quand même c'est inadmissible c'est violences policières et cetera donc donc enance l'extrême droite est l'héritière d'une formation politique et elle ne l'a jamais remis en cause comme d'ailleurs Salvini en Italie ce sont des gens qui n'ont pas remis en cause leur héritage hein les communistes ce sont des gens qui se sont expliqués sur le stalinisme se sont expliqués sur le goulag là eux ils ne se sont pas expliqués vous le voyez par nos infos chaque fois qu'on cherche la biographie de jeunes cadres du Front National. On trouve ici un salut nazi, là une photo là et cetera. On trouve toutes sortes de choses qui qui montrent une culture une culture où il y a l'antisémitisme où il y a Est-ce que Est-ce que vous avez déjà reçu Étienne Chouir ?

Étienne Chouir ? Oui, on ne l'a pas reçu. On a on était pas d'accord à un moment où il s'est égaré quand même.

Il s'est égaré sur Alain Soral très clairement. Il y a des années. Oui, il y a des années.

Mais comment dire quand il s'est égaré, on savait sur Alain Soral, il sa Alors par ailleurs, moi j'ai participé à des débats où Étienne Schouir était là, y compris he fait par la société des amis d'Henry Guillemin. C'était un débat autour de Robespierre, autour de la Révolution française. Donc moi, je discute.

Voilà, comment dire ? Je vais vous dire et ça c'est aussi pour les internautes qui nous écoutent parce que chacun fait maintenant son savoir et va avoir et tout. Et moi, je voudrais mettre en garde gentiment, hein.

Voilà, moi tel que vous me voyez, ma notoriété, elle est liée à un travail collectif. Moi, je rencontre devant un collectif. J'ai toujours fait ça, parfois ça m'a joué des tours, mais j'ai toujours travaillé dans un univers collectif.

J'ai toujours été syndiqué. J'ai toujours considéré que voilà, j'avais je faisais avec d'autres. Je pas je me suis en clair.

J'ai des idées bonnes ou mauvaises mais j'ai des idées. Je fais mon métier, mon travail. J'ai parfois des intuitions comme ce qu'on a fait avec Media Partide avec un collectif.

Je les construis avec un collectif. En clair, je me méfie dans notre époque des gens qui ne s'autorisent que d'eux-mêmes. Je me méfie de ça, du raccourci, hein, parce que à un moment, et je m'en suis souvent dans mon métier, j'ai vu des gens qui étaient des bons enquêteurs qui à un moment la notoriété, on devient vedette, hein, et du coup, on fait ses livres et on ne s'autorise plus que de soi-même et parfois on fait des bêtises parce que votre premier collègue, votre premier contrôleur, c'est votre collègue.

Moi en clair, je crois au collectif donc je dis ça sur bon des person quand quand vous exprimez sur une chaîne une chaîne katari vous en rendez compte suis jamais exprimé sur une chaîne Qatarie. Ah je voulais dire Algzira English peut-être Alzira English quand ils sont venus m'interviewer sur pour les musulmans. C'est une émission d'un journaliste qui est à Londres.

C'est ça hein ? Aljazira. Oui c'est Alzira.

C'est un journaliste palestinien qui a une émission spéciale de débat et il est venu de Londres me faire parler du livre que j'avais fait mais je ne fais pas d'interview sur une chaîne Qatarie au sens je réponds à des questions sur ce livre que j'avais fait en 2014 he qui est un livre important. Voilà. Autre question Alzira vous savez il y a AG plus c'est très compliqué Algzira.

Algézira vous avez vous avez beaucoup de jeunes français maintenant qui travaillent dans cette chaîne vous le savez. Oui. Alors nous nous Medéiapartment tout ce qui est des chaînes qui relè en clair la propagande d'un état comme France 24 comme Russia tout plutôt d'abord France 24 c'est la même chose.

Non France 24 il y a plus d'autonomie des journalistes si vous regardez bien. Non non je pense ils utilisent pas de botes France 24 sur internet. Je sais pas ça vous direz peut-être je sais pas mais en tout cas je parle sur le travail journalistique hein c'est comme RFI c'est comme c'est issu du travail Russia Touda encore une fois je rappelle que l'opposition politique en Russie aujourd'hui n'a pas beaucoup de place je rappelle que quand même les journalistes sont réprimés je rappelle qu'une conseur d'investigation a été assassinée en France il y a pas encore d'assassinat de journalist ou oui mais je rappelle je dis ça par rapport à cette idée il y a une liberté attention hein c'est comme Free F Europe quand la CIA avait ses chaînes.

Attention hein à cette illusion là, c'est la liberté. Je suis désolé hein quand je sors le financement russe du Front National hein, c'est pas sur Russia Todday. C'est pas sur Russia Today.

Non, c'est pas sur Russia Todday hein. C'est pas sur Russia Todday. Quand on sort ça, quand je raconte que l'affaire Benala, il y a cette histoire avec un oligarque proche de Poutine, cet aspect de l'affaire Benala, il est pas sur Russia tout.

Bon voilà, donc je dis ça sur parce que je pense que sur Alzira dire résumé à une chaîne Qatari est un peu sommaire. C'est Alzira, bon le Qatar tout petit. Le Qatar, comme vous le savez, n'est pas aligné sur la position américaine jusqu'au bouthiste via les via l'Arabie Saoudite et via les Émirat, hein.

D'ailleurs, c'est pour ça qu'il y a cette tension parce que eux refusent la course à la guerre et Alzira est par rapport à à d'autres chaînes en arabe, une chaîne évidemment qui ne sort pas de scoop sur ce qui se passe au Qatar sans aucun doute mais qui est beaucoup plus pluraliste hein dans son dans son dans son contenu. et Algészira English est de très grande qualité en clair. Voilà.

Une question, ça là c'est une question un peu plus personnelle pour notre chaîne. On n'arrive pas à voir le quai d'Or et son porte-parole. Alors on comprend pas pourquoi.

Bah ça il faut leur demander. Mais alors on leur a demandé alors on parce que parce qu' parce que parce que quoi ? Parce que parce que bon je peux parler vulgairement.

Oui oui. Bon ils nous font une petite descente d'organe à chaque fois qu'on essaie de les approcher, hein. Ils ont un peu peur de venir s'exprimer en direct.

Est-ce que vous pouvez nous donner des conseils pour aller les attraper ? Est-ce qu'on les prend à l'arrache avec une caméra ? Pourquoi ça c'est si important d'avoir le porte-parole d'un ministère ?

Non, pas le porte-parole, on préférait avoir le ministre. Bon, voilà. Bon euh le qu d'ors c'est important pour vous ?

Moi, vous savez, c'est la société. J'ai fait un article là dimanche dernier qui s'appelle Foura. Faire faire le pari de la société contre la politique du pire.

C'est la société. C'est là qu'il y a les idées. C'est là qu'il y a les idées.

Les lives les plus réussis puisque c'est un live qu'on fait en ensemble ce soir. Les lives les plus réussis de Méiabart qui ont le plus plus buzé. Je parle pas des campagnes électorales qui ont le plus buzé, c'est quand on fait venir des activistes le live sur la sécurité, le live sur le climat, le live sur les discriminations et cetera.

Quand on fait venir la société, c'est là que ça se passe. C'est l'intelligence collective, elle est là. On arrive à la fin de notre interview parce que vous avez quelque chose de prévu juste après.

Et la prochaine fois que vous venez, il faudra nous accorder plus de temps que ça la prochaine fois. Attention donc je vais vous envoyer trois petites questions d'internet et on va finir sur la dernière question qu'on pose à tout le monde qui est laissée qui n'est pas une question qui est laissé un conseil pour les jeunes générations. Alors je les prends à la volée.

Que pensez-vous du dîner du siècle ? Vous pensez qu'il faut que j'en pense quelque chose ? Ouais, c'est la question d'internet, hein.

Oui. Oui. Bah, j'en pense que c'est exactement tout cet entre soi que nous avons critiqué depuis le début de cet entretien.

Autre question internet. Que pensez-vous du Conseil de l'ordre des journalistes à l'image des médecins et des avocats ? Je suis contre.

Ah, je suis contre. Ouais. Je vais avoir le même conseil de l'ordre.

Le conseil de l'ordre, excusez-moi, hein, c'est une création de pétin je vous rappelle juste hein au passage hein sur sur l'ordre des médecins. Mais quoi ? Je vais discuter des scoupes de médiat euh avec Bernard Arnaud, avec les propriétaires de la presse qui n'est pas indépendante économiquement.

Voilà. Moi, j'ai j'ai on a un code de déontologie, on a des lecteurs qui sont nos premiers juges qui peuvent nous abandonner, qui peuvent nous quitter, qui peuvent nous critiquer. On n'est pas au-dessus des lois.

J'ai parlé de la loi de 1880 et puis j'aime pas cette idée l'ordre. Vous savez, nous on est un ferment de désordre. Le désordre est créateur.

Vous savez comment la Cour européenne des droits de l'homme appelle le journaliste pour défendre le droit du journaliste ? Elle dit watch dog. En anglais, ça veut dire le chien qui regarde.

En français, ça dit quoi ? Chien de garde. C'est pas beau chien de garde, hein.

C'est pas ça peut. Oui, mais mais c'est pas expression chien de garde. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que oui, un journaliste, si on prend l'image du chien de garde, il peut être Et les nouveaux chiens de garde, ils sont toujours Non, ça c'est ça, ils sont toujours existés parce que ça reprenait le titre d'un livre de Paul Nisan. Tout ça n'est encore une fois n'est pas nouveau, hein. Il faut toujours se battre contre une forme d'ordre établi, de conservatisme.

Faut toujours avancer. L'émancipation, c'est le mouvement, c'est le déplacement. Mais je continue juste sur quand même sur les chiens de garde.

Chienî de garde, ils peuvent avoir de la bave à la gueule, montrer des crot, aboyer à pasur, pas être sympathique, mais il vaut mieux ce désordre que le l'ordre du silence. Euh euh que pensez-vous d'Acrimède ? Akrimè, la critique des médias, c'est très utile et le travail d'Acrimè est très utile, même si parfois je les ai trouvé dans le passé un peu injustes sur euh ce que nous avons pu faire, mais après tout la critique a le droit d'être injuste.

Parce que j'ai un reproche à faire à Akrimèd, c'est qu'ils ne sont pas participatifs. C'est-à-dire que quand ils font une critique des médias, on peut pas répondre sur le site d'Acrimed. On peut pas on on n'est pas dans une relation participative.

Donc il donnent leur jugement et parfois il est très bien nourri, très bien explicite mais on ne peut pas le discuter. Et je dis ça parce que pour moi c'est très important aujourd'hui cette remise en cause y compris pour des avant-gardes politiques. Se dire on suis au-dessus là, je suis un sachant mais pour le pour l'émancipation contre les oligarques, feu sur le quartier général mais je suis quand même au-dessus de vous parce que je sais mieux que vous ce qui est bon pour vous.

Nous on n pas fait ça. Non mais on peut les critiquer, ils sont c'est facile de les appeler. Non mais on peut attend bien sûr.

Non mais je parle sur le côté participatif parce que c'est très bien leur travail mais ça pourrait beaucoup de ressources. Ils sont peut-être pas bons en informatique réinform. Non mais si si je les connais hein, je connais même les fondateurs.

Je connais je connais Henry Maler bien sûr mais Henry Maller, j'ai milité avec lui dans ma jeunesse. Donc vous savez tout ça ce sont des des vieux vieux vieux combats. Question d'internet comment vous organisez-vous pour penser contre vous-même par le travail collectif.

C'est une collectivité hein. C'est une collectivité. Donc on pense contre nous-même.

On pense on n'est pas uniforme. Il y a pas un patron avec des consignes verticales. Il y a des contrepouvoirs à Médiapart.

Je peux je peux vous poser une question plus personnelle ? Allez, allez-y. Euh euh votre femme, elle a les mêmes idées que vous.

On s'est connu quand on était militant dans notre jeunesse. Donc ça fait ça fait évidemment des valeurs partagées hein quand on était dans dans ceux qui défendaient la vérité contre certains mensonges d'une partie de la gauche à l'époque. Pour le reste, elle est pas du tout Oui, je parle du stalinisme.

On a beaucoup menti. On a beaucoup menti au 20e siècle en disant "Bon, pas c'est pas grave, on fait pas d'omelette sans casser d'eux." Puis après, il y a eu un grand chagrin, hein.

Euh, autrement, il y a une une différence et une force, c'est qu'elle elle n'est pas du tout dans nos métiers, hein. Elle est dans une autre temporalité. Elle est chercheuse au CNRS.

Voilà. Donc, on est dans d'autres univers parfois on n'est pas d'accord, parfois on discute, parfois dans la famille. Si si elle travaillait par exemple à valeur actuelle.

Mais moi d'abord, je crois que ne me serait jamais arrivé de vivre avec un journaliste. Je ne fréquente pas les journalistes. Je travaille avec des journalistes.

Je suis dans ce métier et dans cette profession, mais ma vie n'est pas redondante avec ce Est-ce que vous regrettez d'avoir reçu Macron à la campagne présidentielle ? Non, parce que je pense que y compris je regrette pas parce que trois fois puisque n'oubliez pas le 15 avril l'an dernier avec Jean-Jacques Bourdin hein quand on avait dit à la revoyure un an après et qu'ils ont proposé que ça se passe de cette figure là et quand vous revoyez cette interview du 15 avril hein c'est 15 jours avant on le sait pas mais les événements de Benala puisqueaprès ils vont les étouffer vous voyez la crispation vous voyez le contraste revoir l'interview du 5 mai 2017 et l'interview où on joue les mauvais garnement l'appelant pas monsieur le président disant votre mouvement c'est pas en marche c'est en force en lui parlant tout de suite de l'évasion fiscale et cetera hein et vous faites vous regardez ces deux entretiens ben vous voyez le chemin parcouru donc nous comment comment on fait dans ces cas-là un entretien c'est pas il s'agit pas d'un débat nous on n'est pas là pour avoir le dernier mot on est là pour faire surgir une réalité et essayer de montrer cette réalité qu'est-ce qu'il y a dans le ventre dans la campagne présidentielle on montre qu'en effet il y a quelque chose chose. Le bonhomme n'est pas qu'un artifice hein, il a du répondant hein, il tient bon.

Et à l'époque, il tient un discours où il tient les debout la vision libérale, économique et sociale. Mais la vision, c'est sa formule, une révolution démocratique profonde. N'oubliez pas, il emploie cette formule.

On a retrouvé récemment ce qu'il a déclaré sur les violences policières en 2017. Vous avez vu, c'était formidable. Qui ne pouvait c'est ça lui est opposable mot à mot.

Donc nous, on a fait surgir cette ambiguïté, cette tension du macronisme. Mais nous l'indépendance, c'est à la minute même où il est élu. Et du coup, qu'est-ce qu'on a montré ?

On a montré que tout ça tout ça s'est déséquilibré tout de suite. Et du coup, on l'a quand on fait l'interview le 15 avril hein, on le met en évidence. Et là, j'ai vu quelqu'un totalement renfermé et la suite de ce point de vue ne m'étonne pas.

Il est dans sa bulle, il est passé comme t tous ses présidents. Le présidentialisme est plus fort queux. et il révèle un peu comme vous savez ce portrait de Dorian Grey hein, c'est un roman et un film hein, il y a un portrait qui se décompose et qui montre toute laideur cachée d'un type qui se croit éternel et jeune et beau.

Et là on a vu ça avec Sarkozi, ça a révélé son hystérie. Avec Hollande, ça a révélé son impuissance. Et avec Macron, ça révèle son égotisme, son narcissisme, hein, son repli personnel.

Il est habité par lui-même. Alors, c'est une performance. Il fait 7h 8h.

Il serait venu ici, lui, il aurait fait 7 8h, hein. Bon, mais c'est la person qui tiendrait plus de 20 minutes avec moi en fait. Bon, bon, d'accord.

D'accord. Non, mais vous savez, vous savez, il est il est assez faux de lui-même pour avoir du plaisir à ça. C'est pour ça que je vous disais, attention aux gens qui ne s'autorisent que d'eux-même.

C'est quoi une vie démocratique à tout niveau, dans une ville, dans une entreprise, dans une société, c'est des balances de pouvoir, de contrôle. les uns les autres. Et ça encore une fois, j'y insiste parce que il suffit pas de se dire feu sur le quartier général pour résoudre ce problème hein.

Ce problème est devant nous. L'invention démocratique, elle est devant nous. Le donc avant-dernière question, si j'arrive à récupérer mon écran impeccable.

Pourquoi avoir qualifié l'enquête de Denis Robert sur Clearstream d'enquête Canada Dry ? J'ai jamais employé cette formule. J'ai jamais employé cette formule.

J'ai eu des désaccords professionnels avec Denis Robert. Je l'ai défendu devant la justice. Comment dire ?

Je je défends une certaine façon de faire ce travail et en effet dans un cadre collectif par ailleurs, je lui souhaite bonne chance maintenant qu' qu'il a pris la responsabilité d'un média collectif qui est le média. Vous savez qu'après l'ultime crise du média qui en a connu beaucoup en un an, c'est Denis Robert qui maintenant succède à Ha Lancelin après Sopia Chikirou et après les les autres fondateurs. Donc quelles sont vos relations avec Ran Branco ?

Pourquoi cette réaction disproportionnée envers Juan Branc alors que les révélations n'avaient rien de dangereux pour Media Part ? Nous, on a sincèrement faut lui poser la question hein. Faut lui poser la question.

Il a raconté des choses inexactes sur Niel dans le capital et par ailleurs, on a fait une critique de son livre. Voilà. Voilà, on fait une critique, c'est le débat, il pas d'accord.

Je vous rappelle juste hein, journal participatif sur Mediapart, Rand Branco, a son blog et il répond. Et il répond à qui ? y compris à des gens qui l'ont soutenu qui maintenant le critiquent, y compris à des gens qui se réclament de la même radicalité politique que lui mais qui sont pas d'accord avec lui.

Vous avez lu son livre, vous avez lu son livre ? Moi non, j'ai pas eu le temps pour l'instant. D'autres Joseph Confavreux l'a lu hein.

J'ai lu la casse de Laurent Maudui qui est formidable et et où il y a toutes ces informations étaient là. Euh je connais Ran Branco, je l'ai suivi quand il a travaillé dans les ministères socialistes, puis après avec Julien Assange, puis ensuite avec la France insoumise et maintenant comme ça. C'est des itinéraires personnels et grand bien lui fasse.

Il y a pas besoin, il y a pas besoin pour ça de tirer partout comme ça, d'être trop fou de soi-même. Trop fou de soi-même. J'ai trop vu de gens se fracasser pour ça.

Voilà. Et donc je redis juste ne faisons pas de fausses polémiques. Nous on fait ce qu'on fait.

Vous en êtes juge par ailleurs, je vous dis Brand Branco, il lit Méiapart, il se nourrit de Médiapart et il s'en nourrit tellement qu'il blogue sur Méia Part et il est le bienvenu toujours. Eddou Plenel, laissez un conseil pour les jeunes générations, une bouteille à la mer, quelque chose d'impérissable sur les réseaux. Non, impérissable.

Agis en ton lieu et pense avec le monde. Agis en ton lieu et pense avec le monde. C'est un talisman pour moi.

C'est une phrase de quelqu'un que j'appelais double maître parce qu'il faisait deux maîtres. Mai tr qui est Édouard Glissant, un grand poète, philosophe et engagé de mon pays d'enfance, la Martinique. Agis en ton lieu et pense avec le monde.

Agis là où tu es. Agis dans ton entreprise. Agis dans ta rue.

Agis dans ta ville. Agis là où tu vis. Hein ?

Ne regarde pas. Voilà. Ne regarde pas que tu tu es en haut ailleurs.

D'abord tu es requis là où tu es. Mais pense avec le monde parce que tu vis avec le monde et le monde c'est le tout vivant et le tout monde comme disait Édouard Glisson. Et puis par ailleurs, ce que je voulais vous dire puisque on est à veille d'élection et et que il y a il y a cette interview qui était diffusé, on a décidé à partir de minuit pendant 2 jours, tous ceux qui ont écouté pour qu'il jugent sur pièce, Médiapart est en accès libre samedi et dimanche toute la journée.

Il y a pas besoin de s'abonner pour lire Médiapart et à cette occasion il y a une offre spéciale d'abonnement 6 mois 20 €. Donc si ça vous plaît, profitez-en, soutenez la presse libre et indépendante. Seuls nos lecteurs peuvent nous acheter.

Et ben, Edouille Penel, merci d'être venu nous voir euh euh sur ce média qui est aussi un média libre et indépendant. C'est on dit coupé maintenant. Et ouais, coupé. [Musique]