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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 4 octobre 2014 7 minAutoproduitFond programmatiqueAgriculture & alimentationEurope & international

Marine Le Pen au Sommet de l'élevage de Cournon

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:49Invité politiqueFait
    « l'Union européenne l'empêche, précisément parce qu'ils veulent interdire le patriotisme économique. »
  • 3:28Invité politiqueFait
    « l'Union européenne a sauvé l'agriculture. Ça, c'est le pire mensonge qui a pu être transmis aux Français et aux agriculteurs depuis des années et des années. »
  • 3:42Invité politiqueFait
    « On est en concurrence avec des gens qui n'ont rien de tout ça. »
  • 5:30Invité politiqueFait
    « Au moment où on accélère les procédures de signature des traités, divers et variés, plus nombreux les uns que les autres, dont nous savons pertinemment qu'ils seront les derniers clous dans le cercueil de l'agriculture et particulièrement de l'élevage français. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen89 %
  • Invité7 %
  • Présentateur4 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

512, première session.

0:07
Invité

Je ne veux pas me faire ça, je vous le rôles.

0:10
Marine Le Pen

Bonjour, monsieur, bonjour. Félicitations au tel ange. Merci, merci. Marie, vous êtes une petite mousse. Oui. Ah, pourquoi vous venez sur un tel sommet ? Je ne viens pas chercher quelque chose, même si je suis toujours le réceptacle de questionnements, d'informations. C'est très important d'aller à la rencontre des éleveurs pour discuter avec eux. Des dangers que nous dénonçons depuis longtemps et des solutions pour s'en sortir. Mais je viens surtout leur exprimer mon soutien et leur rappeler quelles sont les propositions qui sont les nôtres et leur rappeler que ça fait très longtemps que nous avons détecté les difficultés auxquelles ils sont confrontés aujourd'hui.

Il n'y a surtout pas de fatalité. Il n'y a pas de fatalité, ils font un travail remarquable. Ils le font depuis des générations et moi, je vais me battre pour qu'ils continuent à pouvoir le faire pendant des générations. D'être à Genoux. Ils refusent qu'on les mette à genoux, ils refusent de mourir. Et si, d'espérance, évidemment, ça fait chaud au cœur parce que tout est possible. Il s'appelle Flemard. Il est pas maligné. Splendide, Flemard. Il était au salon de l'agriculture cet hiver. Et toi, tu n'es pas sénateur. Et non. Avec un nom comme ça. Encore un autre taureau, ils s'appellent députés. Ah ! Moi, mes députés sont des taureaux aussi, vous le savez. Protéger tout ça. Protéger.

Un sale avec tout le monde. Un savoir-faire comme ça. On en a besoin. Des animaux comme ça, il ne faut pas que ça disparaisse.

2:14
Invité

Qu'est-ce que vous nous promettez pour le monde agricole ? On a une race locale, la race ovrac, qui est sur un territoire. Notre pays vit parce qu'il y a un monde agricole, une race liée au pays. Et si on est concurrencé dans nos régions, c'est une race qui disparaîtra, et surtout un territoire où il n'y aura plus personne.

2:33
Marine Le Pen

Le plus bel allié, c'est le peuple français, avec vous. Encore faut-il qu'il puisse détecter les produits qui sont nés. Alors ça, il va falloir continuer à se battre parce que l'Union européenne l'empêche, précisément parce qu'ils veulent interdire le patriotisme économique. Le patriotisme économique, c'est l'alliance sacrée entre les producteurs et les travailleurs français et les consommateurs français. Et puis le premier des intérêts communs que nous avons, c'est notre pays. Notre pays, notre sécurité, notre savoir-faire, la qualité et ce que vous avez construit pendant des générations. Tout ce qu'on a fait. Voilà, tout ce que vous avez fait pendant des générations.

Et que vous continuez à faire. Et qu'il faut que vous continuez à faire. Nous, on est là pour vous aider à le faire. Et félicitations. Et ne perdez pas espoir. Je crois qu'encore une fois, il faut arrêter de considérer que l'Union européenne a sauvé l'agriculture. Ça, c'est le pire mensonge qui a pu être transmis aux Français et aux agriculteurs depuis des années et des années. Alors, on a des qualités inouïes. On fait des produits extraordinaires. On a un niveau de sécurité de nos produits qui est inégalé. Le problème, c'est qu'on est en concurrence avec des gens qui n'ont rien de tout ça.

Et sans que, justement, toutes les qualités, tous les efforts et tous les sacrifices qu'on a pu réclamer et qui ont été faits par les éleveurs ne soient reconnus. Ça, ce n'est pas supportable. Ce n'est pas possible et ça ne peut pas continuer. Ça va bien ? Bonjour madame. Ça va bien, merci. Oh, ben voilà ! Bravo ! On est plein d'espoir. Il ne faut pas le perdre en tout cas, ça c'est sûr. Il ne faut pas le perdre. Il ne faut pas le perdre avec ça. Exactement. Mais il faut arrêter de mettre en concurrence avec des produits à pas coût et sans sécurité, etc. C'est ça. Il faut protéger nos filières. Je suis content de vous avoir. C'est gentil. Moi aussi. Vous aimez les bêtes ?

Oui, les bêtes, j'aime surtout les agriculteurs. C'est bien sympa. Voilà. Voilà. Je pense qu'on a besoin de les défendre. Oh oui, il en faut. C'est un plaisir.

4:43
Invité

Vous n'avez pas peur que ça vous monte à la tête, que ça vous passe comme les autres ?

4:46
Marine Le Pen

Ce que je veux, c'est que toute la politique change. C'est ça. Paris, je veux le bon jour.

4:50
Présentateur

Si on est là aujourd'hui, c'est parce qu'on a eu le savoir-faire de nos parents de nos grands-parents. C'est ça.

4:53
Marine Le Pen

C'est des générations de travail. Des générations de travail qui sont en danger. On nous met des normes.

4:57
Invité

On nous dit savoir-faire. On a des enfants. On aurait des écoles à côté. Evidemment.

5:01
Marine Le Pen

Mais non, mais c'est pareil pour les pêcheurs. C'est pareil. Ils veulent leur mettre des caméras. Bientôt, on vous mettra les caméras sur les tracteurs, vous verrez. Elle est souvent souterraine. Elle est souvent discrète, la détresse des agriculteurs. Il est malheureux de voir d'ailleurs que certains se sentent obligés de brûler des bâtiments pour avoir le sentiment qu'ils sont un peu entendus. Mais l'immense majorité d'entre eux souffrent en silence.

Au moment où on accélère les procédures de signature des traités, divers et variés, plus nombreux les uns que les autres, dont nous savons pertinemment qu'ils seront les derniers clous dans le cercueil de l'agriculture et particulièrement de l'élevage français.

5:49
Présentateur

Vous êtes accompagnés de deux députés européens qui sont dans la commission agriculture. Qu'est-ce que ça va changer justement d'avoir ces élus pour défendre la agriculture française ?

5:59
Marine Le Pen

Ça va changer parce que d'abord, ça va nous permettre de donner les informations aux Français. Ça va nous permettre de mettre le doigt sur des dossiers qui sont des dossiers scandaleux dont les Français ne sont pas du tout informés. Moi, je travaille beaucoup en coopération avec Édouard et avec Philippe parce que je suis moi-même dans la commission commerce internationale. Et donc toutes les problématiques qui sont les problématiques des traités internationaux de libre-échange avec les États-Unis, avec le Canada, évidemment touchent l'agriculture. Donc il est essentiel que nous menions le combat là-bas avant de pouvoir le mener au niveau national.

D'abord, je retiens toute cette jeunesse qui fait chaud au cœur parce qu'elle n'a pas envie de tomber dans le fatalisme, elle a envie de se battre. Elle aime notre pays et elle veut contribuer au combat politique pour la sauvegarde de l'agriculture. Je trouve que ça nous permet d'être véritablement très optimistes. On sent bien qu'il est en train de se passer quelque chose, que toutes ces générations d'agriculteurs qui se sont succédés, qui ont contribué très largement à construire notre pays, n'ont pas envie d'être un souvenir, n'ont pas envie qu'on les mette dans un musée. Ils ont envie de continuer à défendre la qualité, à défendre leur savoir-faire.

Et il est absolument indigne que les responsables politiques ne les aident pas à le faire.