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InterviewLyon Première — L'invité politique du samedi· 9 novembre 2024 41 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéTransportsEurope & international

Jérémie BREAUD : Maire LR de Bron et Président de la Fédération des Républicains du Rhône

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 52 %Attaque 23 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous vécu l'élection de Trump ?

  • 2:37OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'élection de Trump peut ouvrir la porte à d'autres formes de populisme en France ?

  • 3:42OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir annulé les cérémonies de vœux à Bron ?

  • 6:26OuverteRéponse directe

    Comment les habitants et les associations ont-ils réagi à cette décision ?

  • 8:25OuverteRéponse directe

    Pourquoi la fête du livre Lyrabron a-t-elle été annulée ?

  • 10:48OuverteRéponse directe

    Pourquoi la voie lyonnaise 12 pose-t-elle problème ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:28Locuteur 1Fait
    « C'est une vraie défaite de l'establishment. »
  • 1:41Locuteur 1Fait
    « Ce que j'espère, c'est que Trump, avec toutes ses qualités et ses défauts, son côté notamment imprévisible, finalement, c'est ce côté imprévisible qui va pouvoir peut-être faire de lui un homme de paix et effectivement de régler certains conflits dans le monde. »
  • 4:03Locuteur 1Chiffre
    « Les caisses de l'État sont vides. Ceux qui étaient en responsabilité depuis 2017 ont cramé la caisse, comme on dit, mille milliards. »
  • 4:50Locuteur 1Chiffre
    « En France, vous avez à peu près 36 000 communes et 60 000 collectivités territoriales. »
  • 4:52Locuteur 1Chiffre
    « Pour nous, ville de Bron, c'est à peu près 2 millions d'euros. »
  • 5:07Locuteur 1Chiffre
    « Le budget de la ville de Bron, investissement et fonctionnement, c'est à peu près 60 millions d'euros. »
  • 5:28Locuteur 1Promesse
    « Il n'y aura pas d'augmentation d'impôts. »
  • 5:32Locuteur 1Promesse
    « Il n'y aura pas non plus de baisse des subventions aux associations. »
  • 17:36Locuteur 1Chiffre
    « Bron, c'est 43 000 habitants avec un revenu médian annuel de 11 800 euros. »
  • 18:21Locuteur 1Promesse
    « L'objectif, c'est de faire passer le taux de logement social dans ce quartier-là de 98% à 65%. »
  • 23:23Locuteur 1Chiffre
    « Il y avait 130 voitures qui brûlaient chaque année à Bron. »
  • 31:23Locuteur 1Fait
    « c'est une véritable chance une véritable opportunité pour la région Verne-en-Alpes mais au-delà de ça pour la France que d'avoir les JO d'olympiques d'hiver en 2030 »
  • 31:42Locuteur 1Fait
    « ça va être des jeux extrêmement respectueux de l'environnement »
  • 33:30Locuteur 1Fait
    « quand on voit l'état dans lequel Lyon se trouve que ce soit au niveau de l'insécurité au niveau de la saleté de la décroissance et autres effectivement on se doit de reconquérir Lyon »
  • 37:56Locuteur 1Fait
    « le seul objectif c'est que Francheville ne bascule pas dans les mains d'un exécutif écolo France Insoumise »
  • 39:45Locuteur 1Fait
    « je suis en train de lire le dernier livre d'André Manoukian qui s'appelle Sur les routes du jazz »

Temps de parole

  • Locuteur 173 %
  • Présentateur25 %

1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

A Lyon, vous écoutez Lyon Première. Lyon Première ! Lyon Première, l'invité politique du samedi, avec Lyon Positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous, je suis heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission L'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon Première. Et on va partir dans l'Est lyonnais avec vous, Jérémy Bréau, bonjour. Bonjour Frédéric Duval. Vous êtes le maire de Brons, mais vous êtes aussi président départemental des LR, ainsi que conseiller régional en charge des grands événements. On va parler évidemment de votre commune, de vos mandats de politique, puisqu'on commence à rentrer dans une période pré-électorale.

Mais avant, vous savez, on commence toujours par une question d'actualité. Alors une fois, n'est pas coutume, comme vous êtes le premier invité que je reçois depuis ce qui s'est passé aux Etats-Unis, peut-être un petit mot de commentaire sur l'élection de Trump. Comment vous l'avez vécu ? Est-ce que vous l'avez senti arriver ? Est-ce que vous pensez que ça a un impact sur notre vie au quotidien, nous ici ?

0:55
Locuteur 1

Large question pour commencer. Est-ce que je la sentais venir ? On sentait qu'il se passait quelque chose, si vous voulez. Le problème en France, c'est qu'en fonction de quel canal de communication et quel type de journaux vous lisez ou quel type de radio vous entendez, vous n'avez pas forcément la photo exacte de ce qui se passe aux Etats-Unis. En plus, les Etats-Unis, j'ai déjà eu la chance d'y aller. C'est un pays avec 50 États. Il y a une telle diversité entre les New Yorkais de Manhattan et ceux qui habitent au fin fond du Dakota, ils vivent sur la même terre, mais pas forcément dans la même planète. En tout cas, c'est une vraie défaite de l'establishment.

Tout le monde voyait Mme Harris. En tout cas, je ne suis pas américain, je ne suis pas un spécialiste de cette question-là. En tout cas, ce que j'espère, c'est que Trump, avec toutes ses qualités et ses défauts, son côté notamment imprévisible, finalement, c'est ce côté imprévisible qui va pouvoir peut-être faire de lui un homme de paix et effectivement de régler certains conflits dans le monde. Pas plus tard qu'hier, je parlais avec des hauts-gradés militaires qui me disaient « Mais vous savez, quand vous avez en face de vous quelqu'un d'imprévisible, vous réfléchissez avant d'appuyer sur le bouton.

» Je ne dis pas qu'il aurait évité la guerre en Ukraine, mais peut-être que Poutine n'aurait pas réagi de la même façon.

2:17
Présentateur

Donc en tout cas, ça va changer la donne, évidemment, géopolitique, ça c'est clair.

2:20
Locuteur 1

En tout cas, pour répondre à votre question, je ne suis ni un adorateur de Trump, ni un anti-Trump. Je pense surtout qu'il faut respecter le vote démocratique. Et encore une fois, certains ont voulu se prononcer au nom du peuple et il faut respecter le choix des urnes.

2:37
Présentateur

Mais peut-être, sur un point de vue d'ailleurs un peu politique, on peut effectivement juger ou pas juger de sa politique, il est clair que dans son utilisation peut-être un peu des réseaux sociaux, dans sa manière de parler des choses, dans une espèce de capacité à créer des clivages, on a en tout cas une société qui était très fracturée, très clivée, qui n'est pas sans rappeler peut-être ce qui peut parfois se passer en France. Est-ce que ça peut aussi laisser penser que ça ouvre la porte à d'autres formes peut-être de populisme ou de fake news ou d'émagogie qui pourraient impacter, y compris notre vie démocratique, nous ?

3:07
Locuteur 1

Pour répondre à votre question, je ne sais pas s'il y a un Trump français. En ce moment, en tout cas, il peut peut-être en avoir un de même. En tout cas, la victoire de Trump, c'est aussi, je pense, la victoire du parler vrai. La fin d'un certain conformisme. Effectivement, ça doit nous amener à réfléchir.

3:25
Présentateur

Alors, dans votre actualité, elle est assez vaste. J'ai l'impression qu'il se passe régulièrement beaucoup de choses. Et à Bron et dans l'Est, vous avez, il y a quelque temps, sorti un communiqué de presse exprimant le fait que vous n'alliez pas cette année faire de cérémonies de vœux, notamment par rapport au contexte budgétaire global. Alors, c'est toujours intéressant, mais ma question, c'est, est-ce que c'est quelque chose de symbolique ou quelque part d'anecdotique ? Et pourquoi, du coup, vous avez pris cette décision ?

3:50
Locuteur 1

Comme je l'ai écrit dans le communiqué, c'est effectivement une décision symbolique, puisque ce n'est pas le coût des vœux qui fait boiter, entre guillemets, le budget de la ville de Bron. Ce qui se passe, chacun le sait, les caisses de l'État sont vides. Ceux qui étaient en responsabilité depuis 2017 ont cramé la caisse, comme on dit, mille milliards. Et donc, effectivement, le nouveau gouvernement et le nouveau Premier ministre, Michel Barnier l'a clairement dit, il faut faire, il demande un effort de guerre. Il faut que tout le monde participe, notamment les collectivités. Là-dessus, le message, il est clair, il est reçu, il est accepté.

C'est normal que nous, ville de Bron, on prenne part à l'effort de guerre. En revanche, ce qui est plus désobligeant et un peu difficile à comprendre, c'est que tous ne participent pas. Et au final, c'est à peu près 450 communes, dont Bron, qui vont participer à cet effort de guerre. En France, vous avez à peu près 36 000 communes et 60 000 collectivités territoriales. Et pour nous, ville de Bron, c'est à peu près 2 millions d'euros. Alors, ce n'est pas encore définitif, puisque le budget n'est pas encore passé. Mais c'est une estimation. Mais voilà, d'après les estimations, c'est soit des recettes en moins, soit des dépenses en fonctionnement.

En fonctionnement et en investissement, pour vous donner une idée, le budget de la ville de Bron, investissement et fonctionnement, c'est à peu près 60 millions d'euros. Donc là, on nous demande, à fin octobre, début novembre, de trouver 2 millions d'euros comme ça. C'est juste énorme, sachant qu'il y a deux postulats. Premièrement, c'était un choix que j'avais fait, c'était un engagement vis-à-vis des bondillants, pas d'augmentation des impôts. Donc ça, je le redis, il n'y aura pas d'augmentation d'impôts. Et deuxièmement, il n'y aura pas non plus de baisse des subventions aux associations. Comment vous allez faire, du coup, si on n'augmente pas les impôts

5:38
Présentateur

et si on ne réduit pas autant que ça ?

5:40
Locuteur 1

Alors, on y travaille. On ne trouve pas comme ça 2 millions d'euros, ce que ça voudrait dire qu'on vit au-dessus des moyens et de façon trop confortable. On est en train de travailler. C'est effectivement, l'annulation des vœux, c'est symbolique. Ça veut dire concrètement qu'il y aura des projets qui seront décalés dans le temps. Il y aura aussi l'abandon de projets. Ça peut être aussi des événements qui ne se feront pas cette année. Ça peut être, voilà, il y a une multitude. Ça peut être, il y a différentes choses sur lesquelles on travaille pour l'instant. On n'en est pas encore à la version définitive.

Mais en tout cas, on espère aussi qu'il y aura un ajustement et que finalement, ça ne sera pas 2 millions. Mais s'il y a un changement, on ne va pas passer de 2 millions à 100 millions.

6:26
Présentateur

Comment les habitants ou justement les associations ? Parce qu'en plus, moi, j'ai le souvenir qu'il y avait du monde. Au Debron, c'était un choix à un moment. Je crois qu'il y avait au moins 1 000 personnes parfois. Comment les gens l'ont reçu ? Est-ce qu'ils sont déçus ? Est-ce qu'ils comprennent ? Est-ce qu'ils vous envolent ? Comment ça se passe ?

6:39
Locuteur 1

Non, on sait. Il y a eu un accueil très positif. Les gens disent, M. le maire, on comprend. On comprend à la fois le symbole, mais c'est bien aussi. On sait que c'est un moment important de votre mandat, de la vie de la ville de Bron. Et c'est important que chacun de notre niveau en fasse un effort. J'ai reçu énormément de messages, notamment de messages de personnes que je ne vois pas forcément très souvent ou par exemple sur les réseaux sociaux qui n'ont pas l'habitude de liker mes posts. Mais là, cette fois, ils le font. Et je crois que, honnêtement, chacun a compris que c'était symbolique. Il n'y avait pas matière à faire de polémique.

D'ailleurs, je sais que ça pose problème à certains de mes collègues qui me disent, mince, toi, tu es annulé. Nous, ça nous questionne aussi sur le fait de les maintenir ou pas. Y compris votre opposition, Karim Zil. Oui, mais alors, l'opposition, quand je faisais la cérémonie, ça n'allait pas. Maintenant que j'annonçais que je n'avais pas l'affaire, ça ne va pas non plus. Donc, ça reste une opposition, on va dire, non pas stérile, mais pour faire du buzz. Mais en tout cas, il y a le département de la Drôme aussi qui l'a annoncé. Et j'ai l'intime conviction que d'autres communes vont le faire aussi. Alors, un autre événement sur lequel j'avais envie d'en parler.

Mais d'ailleurs, pardon, juste permettez-moi, la métropole de Lyon et la ville de Lyon, qui est juste au titre, sont aussi impactées par les mesures Barnier et qui se plaignent matin, midi et soir en disant que les caisses sont vides à cause de Barnier, alors qu'elles étaient déjà vides avant Barnier. Je les invite aussi à annuler leur vœu.

8:19
Présentateur

Le message est passé. Alors, il y a un autre événement sur lequel j'avais envie de vous entendre puisqu'il y a eu une actualité pariée assez récente. Sur un événement culturel, cette fois-ci, qui est particulièrement renommé et très connu, c'est l'événement Lyrabron, dont on n'a pas très bien compris ce qui s'est passé, qui a été visiblement annulé quasiment du jour au lendemain. Est-ce que vous pourriez nous dire ce qui s'est passé concrètement ? Parce que je n'ai pas entendu d'explication encore très claire sur ce sujet.

8:41
Locuteur 1

Alors, c'est un vrai choc. C'est une vraie déception. D'ailleurs, l'association Lyrabron, qui gère cet événement, on allait être à la 40e édition en mars prochain. Typiquement, c'est une décision qui est totalement indépendante de notre volonté.

8:56
Présentateur

Ce n'est pas votre responsabilité.

8:58
Locuteur 1

Absolument pas. D'ailleurs, ils l'ont bien écrit, ils l'ont bien dit. Concrètement, comme on le fait régulièrement, on avait fait un point d'étape avec eux fin septembre, justement pour continuer à préparer l'édition 2025. Pendant une heure et demie, on s'est quitté en disant « on se revoit très bientôt ». Il y avait même d'autres réunions qui étaient prévues. Et là, dix jours après, mon adjoint de la culture se rend à une assemblée générale de l'association, enfin une assemblée qui devait être ordinaire. Et finalement, là, a été annoncé la fin pure et simple de la fête du Lyon. Mon adjoint me dit « mais attendez, vous ne pouvez pas arrêter comme ça.

Il faut qu'on trouve une solution, il faut transmettre. » C'est la présidente qui a été arrivée un peu au bout de son envie, etc. Qui a une fatigue, je comprends. Parce qu'effectivement, le bénévolat, c'est lourd. Mais au moins, nous, ce qu'on a demandé, c'est de trouver une solution. On a même proposé des pistes, quitte à faire une édition 2025 un peu moins importante, mais au moins de trouver des, pas dire preneurs, mais en tout cas, des nouveaux bénévoles. Donc en l'état, pour l'instant ? Pour l'instant, en tout cas. Donc, il n'y aura pas de fête du livre telle qu'elle est en 2025. Mais nous travaillons sur d'autres pistes. Réinventer aussi le format. Mais en tout cas, c'est un coup dur.

Je le dis, je le répète, totalement indépendant.

10:12
Présentateur

C'était important de le préciser. On va parler justement un peu, dans une deuxième partie de notre révision, de votre commune, un peu du bilan, de ces enjeux aussi qui dépassent largement, Brond, de la sécurité. Et je vous dis à tout de suite pour une deuxième partie de notre émission. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission, l'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. Toujours avec vous, Jérémy Bréau. Je rappelle que vous êtes maire de Brond, conseiller régional et par ailleurs président départemental d'ELA. On va parler évidemment de politique nationale.

Mais on reste quelques instants sur votre commune, puisqu'il y avait, je vous le disais tout à l'heure, pas mal d'actualités, notamment, et je vais vous lancer un petit peu là-dessus, que je sais que c'est un sujet pour vous, sur ces fameuses voies lyonnaises, qui concernent, rassurez-vous, visiblement beaucoup d'élus à chaque fois que vous les reçois. Vous, c'est plutôt la voie numéro 12 qui pose problème. Alors, les détracteurs ou l'opposition finit par dire qu'en fait, vous n'aimez pas le vélo, que vous êtes contre ça. Est-ce que c'est ça le sujet ? Ou quel est le vrai sujet, finalement, sur ces voies lyonnaises ?

11:06
Locuteur 1

Non, je pense qu'ils n'ont absolument pas compris s'ils me cantonnent uniquement un rôle d'antivélo, ce qui est totalement faux. Encore une fois, je trouve que ces voies lyonnaises sont une bonne chose. En revanche, ce qui ne l'est pas, c'est le tracé de certaines, en l'occurrence, celles qui me concernent à Brond. Vous savez, à Brond, à terme, il va y avoir quatre voies lyonnaises, deux d'entre elles, où il n'y a pas de sujet particulier. On me mettais à l'inauguration d'une d'entre elles il n'y a pas si longtemps. Il y a cinq à la onze il n'y a pas longtemps. Voilà.

Et il y a deux autres où c'est plus compliqué, parce que ça remet en cause à la fois l'équilibre et la qualité du cadre de vie, et puis surtout, ça ne respecte pas l'humain et tous les usagers. Il y a la voie lyonnaise numéro 8, route de Genasse, celle qui est adossée au BHNS, au bus à haut niveau de service. Et puis surtout, il y a la voie lyonnaise numéro 12, où depuis deux semaines, il y a une expérimentation avec la mise en sens unique de l'avenue Rockefeller. C'est-à-dire concrètement, pour vos auditeurs, l'avenue Rockefeller, c'est l'avenue qui longe l'hôpital Grange Blanche, l'hôpital Édouard Rio, et qui se termine à Brond.

C'est-à-dire que là, actuellement, quand vous venez de Lyon, on peut aller à Brond, mais quand vous venez de Brond, vous ne pouvez plus rentrer à Lyon par cet ex-là. Ce qui provoque un déport de circulation considérable, notamment dans le quartier des Essars, aussi dans le quartier de Manchat, mais à Brond, dans le quartier des Essars. Et effectivement, la population, globalement, elle est vent debout. Nous avons été force de proposition, à la fois avec le collectif des Essars et le collectif de Manchat, en proposant à M. Bagnon, le vice-président Mobilité, ainsi qu'à Bruno Bernard, le président de la métropole, une alternative, on va dire, sur 400 mètres.

La voie lyonnaise numéro 12, elle fait 19 kilomètres. Elle va de Vez, dans le 9e, jusqu'à Brond. Ensuite, mandat suivant, normalement, jusqu'à Saint-Priest. Donc, un petit détour de 400 mètres sur 19 kilomètres, ça ne change pas la philosophie, on va dire, de la voie lyonnaise.

13:03
Présentateur

Et comment vous expliquez, du coup, que ça ne soit pas entendu ? C'est-à-dire qu'est-ce que, comme d'autres, et je me souviens d'avoir Jérôme Moroche, qui était vent debout aussi, sur la grande rue, ou des coches à Calvertes. Est-ce que vous n'êtes pas entendu, mais est-ce que vous y voyez, j'allais dire, une décision politique, ou c'est juste de l'incompréhension ?

13:20
Locuteur 1

Un peu tout ça, je vois aussi un vrai problème de gouvernance. Et ce n'est pas un hasard, il n'y a pas si longtemps, on était à peu près, je crois, une quarantaine de maires à avoir signé une tribune, un manifeste, en disant que ça ne pouvait plus continuer comme ça. Moi, je suis un jeune maire, j'ai été élu pour la première fois en 2020. Quand j'en parle avec mes collègues élus depuis plus longtemps, ils me disent, mais attendez, à l'époque de Gérard Collomb, ou même de David Kimenfeld, ou même pour les plus anciens, Raymond Barre ou Michel Loire, ils me disaient, mais jamais le président de la métropole ou de la comité urbaine de Lyon prenait une décision à l'encontre des maires.

Là, il y a une vraie volonté de passage en force, et ils se moquent totalement de savoir ce que pense le maire. Et c'est regrettable, ça crée des tensions, et surtout, ça clive la population aussi entre elles. Et ce n'est pas bon, on devrait, sur un sujet comme ça, aussi important, et ça devrait faire consensus, encore une fois, on n'est pas... Il faut effectivement rééquilibrer l'usage des mobilités. Vous savez, je suis parti en vacances au mois d'août, 4-5 jours, au Danemark, à Copenhague. Copenhague vit le modèle, pris souvent en exemple, à juste titre d'ailleurs, par l'exécutif d'extrême-gauche de la métropole. Mais à Copenhague, est-ce qu'ils veulent faire de la métropole ?

Ils veulent faire en 6 ans de mandat, ils veulent rattraper le 50 ans de retard en 6 ans de mandat. Et c'est ça qu'on reproche. C'est plus le timing, le calendrier. Oui, parce que derrière, il faut accompagner, il faut avoir une vraie ambition au niveau des mobilités. Durant ce mandat, c'est la première fois que ça va avoir lieu. Il n'y aura aucune ligne de métro, je ne dis même pas inaugurée, c'est lancée. Ça veut dire que si on veut que les automobilistes prennent moins souvent leur voiture, il faut leur proposer d'autres alternatives. Là, clairement, ils font tout pour dégoûter les automobilistes de prendre leur voiture. Circuler à Lyon, c'est juste impossible.

Alors oui, il faut plus de place pour le vélo. C'est pour un lieu. Mais ça, là-dessus, on est tout à fait d'accord. Et on est même présents en compagnie. J'avais même proposé à Bruno Bernard, en disant « Prenez notre option et comme ça, on pourra vendre la voie lyonnaise du numéro 12, co-brander à la fois une communication ville de Bron et métropole de Lyon. On ira la présenter ensemble. »

15:39
Présentateur

Ils n'ont rien voulu savoir. Alors ça, c'est un sujet qui va fâcher encore un petit moment et qui va fâcher certains moments des profondes échéances parce que, vous le rappelez, vous avez été élu il n'y a pas si longtemps mais en même temps, on commence à se rapprocher de la fin du mandat. J'ai le souvenir d'ailleurs qu'ici, on en avait parlé ensemble il y a déjà un petit moment vous envisagez donc toujours d'être candidat à votre succession a priori en 2026 ? Oui, pour les mêmes raisons,

16:01
Locuteur 1

je vais vous faire la même réponse qu'il y a un an et demi, il y a bientôt deux ans. Écoutez, j'ai encore l'énergie, j'ai encore des idées, j'ai encore une certaine vision. Il y a aussi des grands projets qui me tiennent à cœur qui nécessitent de mandat. Je me rappelle à l'époque qu'il y avait Grégory Doucet qui avait dit « Oui, je serai candidat en 2026. » Ça avait choqué certains. Non, moi j'avais dit « Écoute, il faut arrêter à l'angle de bois. Oui, je serai candidat en 2026. »

16:26
Présentateur

Vous aurez un projet certainement à fabriquer, élaborer, c'est encore un peu tôt, mais il y a déjà peut-être un début de bilan ou au moins quelques grands projets que vous suivez, notamment sur des questions, je suppose que c'était un peu votre point de départ, c'est-à-dire d'urbanisme et de changement du visage de la ville, notamment par rapport au parc social. On sait qu'il y avait un pourcentage très important de logements sociaux, c'est votre combat. Il y a des grands dossiers. Est-ce que vous voulez nous parler un petit peu de ce qui a avancé dans votre commune ? C'est-à-dire qu'aujourd'hui, si on vient cinq ans après, qu'est-ce qui a changé ?

Qu'est-ce qui est en cours de changement concrètement ?

16:54
Locuteur 1

Vous avez raison, c'est que quand vous présentez une élection, vous gagnez à la fois sur un bilan et aussi sur un projet. Alors, au niveau du bilan, on en parlera tout à l'heure, je pense qu'il y a toute la partie sécurité, mais sur la partie rénovation urbaine, c'est vraiment un sujet qui me tient à cœur, notamment là. Alors, il n'y a pas de temps de logements sociaux que ça à Bron, puisqu'on est à peu près à 25-26 %. La loi SRU en demande de 25. C'est-à-dire parce qu'ils sont concentrés, c'est ça que les... Mais le problème qu'il y a, effectivement, vous avez raison, c'est qu'ils sont, je vais exagérer un peu, mais ils sont quasiment tous concentrés au même endroit.

Je pense notamment au quartier de Paris, près de l'hippodrome, où vous avez à peu près 98 % de logements sociaux. Il y a à peu près 10 000 habitants. Dans ce quartier, Bron, c'est 43 000 habitants avec un revenu médian annuel de 11 800 euros. Oui, un revenu médian annuel de 11 800 euros. Ça ne peut pas fonctionner. Donc là, on a signé dans le cadre de l'ANRU, ça va faire deux ans maintenant, une grande rénovation qui va nous emmener à peu près sur les 10 prochaines années. L'idée, c'est de ne pas davantage densifier puisqu'on va être à iso-logement. C'est-à-dire qu'il va y avoir autant de logements à la fin que maintenant.

Simplement, il va y avoir soit de la destruction d'immeubles, ça a déjà commencé notamment avec l'UC1, soit un changement de destination de certains immeubles avec également aussi la création de petits collectifs en accession privée. Et l'idée, l'objectif est venu aussi de petits commerces, d'entreprises, d'équipements publics. On va créer une nouvelle école également, une crèche. L'objectif, c'est de faire passer le taux de logement social dans ce quartier-là de 98% à 65%. S'il n'y a pas de mixité dans un quartier, je pense que c'est l'un des deux gros enseignements.

18:30
Présentateur

La mixité sociale, parce que c'est souvent un mot qui fait un peu peur des élus de droite, entre guillemets, mais vous,

18:35
Locuteur 1

ce n'est pas un problème. J'ai beaucoup évolué sur cette question-là, je l'avoue. Et vous savez, quand vous arrivez aux manettes, vous êtes parfois avec certaines certitudes et quand vous êtes confronté à la réalité, vous évoluez. Tant mieux, d'ailleurs. Effectivement, si vous... En fait, le logement social, il faut le faire en diffuse, c'est-à-dire qu'il faut en mettre un peu partout. C'est ce genre de choses et tout le monde est d'accord pour le logement social, mais surtout pas dans le monde. Mais à un moment, ça ne peut pas fonctionner. Si vous cantonnez un quartier qui n'a que des logements sociaux, à un moment donné, ça... Si on met toutes les difficultés

19:07
Présentateur

au même endroit, ça ne peut pas fonctionner.

19:09
Locuteur 1

En revanche, question également sur le logement social, et là, j'espère que ça a bougé avec le nouveau gouvernement, il faut mettre... Enfin, il faut que cesse le logement social à vie. Ça veut dire qu'un logement social, normalement, ça doit être temporaire un tremplin. Un parcours résidentiel. Voilà. Le problème, c'est que parfois, effectivement, vous avez accès à un logement social à 30 ans. Cinq ans après, parce que financièrement, vous gagnez mieux votre vie, vous devez en sortir pour laisser la place parce qu'il y a un manque de logement social. Il y a aussi un travail sur lequel on appuie avec certains collègues.

C'est le fait aussi de pouvoir choisir qui vient habiter dans nos quartiers.

19:48
Présentateur

Essayer d'avoir un droit de regard sur les différents pourcentages d'affectations. Sur les questions de logement, d'ailleurs, et peut-être que ça va d'ailleurs à la fois dans le même sens, il y a aussi un autre projet sur lequel vous intervenez régulièrement. Alors là, ça concerne les étudiants. On pourrait se dire que les étudiants, c'est une population peut-être plus simple entre guillemets à accueillir, notamment sur le fameux campus Porte-des-Alpes où je crois qu'il y avait un projet avec 700 logements. Et là, je crois avoir entendu que vous étiez aussi assez remonté. C'est par rapport aux étudiants ou c'est par rapport au nombre de logements ?

20:14
Locuteur 1

Ni l'un ni l'autre. En fait, le campus Lyon-deux dont vous faites allusion, le campus Porte-des-Alpes qui est à la fois sur Brun et Saint-Priest. Effectivement, il y avait actuellement à peu près plus de 700 logements qui vont être construits. On n'est absolument pas contre avec le maire de Saint-Priest, on n'est absolument pas contre la construction de 700 logements étudiants. On est une ville étudiante. On a deux universités, il y a Lyon-deux et puis également il y a l'université Gustave-Effel. Mais dans le quartier où sont construits ces logements, le problème, c'est que dans le même temps, la métropole supprime plus de 130 places de parking. Ça devait être beaucoup plus.

On s'est battus pour réduire ce nombre. Donc d'un côté, vous avez plus 700 logements étudiants et de l'autre, moins 130 places de parking dans un quartier déjà bondé, embolisé, etc. À un moment, d'ailleurs, mon prédécesseur, l'ancien maire de Jean-Michel Langueval, que je salue, était... Il est aujourd'hui vice-président

21:16
Présentateur

d'ailleurs à la métropole.

21:17
Locuteur 1

Partager la même opinion que moi sur ce sujet-là, mais maintenant qu'il est vice-président à la métropole en charge des universités, il ne tient plus le même discours, mais... Il s'adapte aux réalités, peut-être. Ou il n'avait peut-être pas bien le choix non plus, on va dire. Mais évidemment, pas contre le logement étudiant, mais pas n'importe comment. Et là, c'est encore un exemple concret d'une volonté de passer en force de la métropole avec également la complicité du CRUS. Et c'est juste... On ne peut plus travailler comme ça. ou vous allez réussir à... Les immeubles sont en train...

J'ai encore passé ce matin, on en est au troisième étage de construction, donc c'est en cours, mais ça montre à quel point il y a un manque de respect de la métropole vis-à-vis des mers. Et du choix des mers.

22:01
Présentateur

Alors un autre sujet qui vous tient à cœur et qui est important dont vous vous êtes emparé d'ailleurs dès votre début de mandat, je me souviens que vous avez d'ailleurs causé un certain nombre de soucis parce que vous avez été victime de menaces de mort, mis sous protection, etc. Vous étiez fortement mis devant vos responsabilités par rapport à l'insécurité, la sécurité, le trafic de drogue. D'aucuns vous ont accusé à un moment d'être un peu comme un mère cow-boy, etc. Qu'en est-il aujourd'hui sur ce bilan de la sécurité à Brons ? Juste pour l'anecdote,

22:26
Locuteur 1

il y en a qui me traitaient de mère cow-boy mais qui en même temps venaient dans le bureau pour me demander de mettre une caméra en bas de chez eux. Ça c'est pour l'anecdote. Effectivement, vous avez raison, maintenant ça commence à être l'heure du bilan. Simplement rappelez quelques chiffres. Depuis 2020, en 4 ans, nous avons fait fois 2, entre fois 2 et fois 3 le nombre effectif de la police municipale. Nous avons armé la police municipale puisque nous considérons que si on veut que les policiers nous protègent, il faut d'abord les protéger eux-mêmes et puis également quand un voyou se retrouve devant un policier qui est armé ou qui ne l'est pas, il n'a pas la même attitude.

Nous avons passé aussi le nombre de caméras de 35 à plus de 300 ce qui veut dire qu'il y a une caméra pour 140 habitants à Brons alors qu'à Lyon il y a une caméra pour plus de 900 habitants. On a créé une brigade canine, une brigade motorisée donc pour quels résultats ? Tous les chiffres principalement sont en baisse. Je vais vous en donner un. Lorsque nous sommes arrivés jusqu'en 2020, il y avait 130 voitures qui brûlaient chaque année à Brons. 130. 2023 et en 2024 nous sommes sur la même tendance entre guillemets plus qu'une trentaine. Vous allez me dire c'est déjà 32 trop surtout si c'est la vôtre mais on part de loin et donc c'est une progression. C'est déjà une progression.

Les mariages qui débordent il n'y en a plus. Les rassemblements sauvages du tuning qui regroupaient 3-4 000 personnes tous les vendredis vers l'université Lyon 2 il n'y en a plus non plus. Donc tout ça certes ça reste fragile mais ça veut dire que l'enseignement du point d'âge c'est qu'en y mettant les moyens en ayant du courage

23:58
Présentateur

et de la volonté on y arrive.

Il y a un sujet sur lequel même avec du courage et de la volonté d'ailleurs on continue d'avoir des difficultés à gauche comme à droite et un peu partout c'est les questions et les enjeux autour de la drogue et du trafic de drogue parce qu'on sait bien aujourd'hui que c'est le point de départ d'un certain nombre d'insécurité on le voit dans certaines villes là-dessus est-ce que vous avez pareil évolué est-ce que vous avez réclamé davantage de moyens est-ce qu'il y a des débats parfois qui reviennent sur la dépénalisation légalisation etc est-ce que vous êtes là dans où vous vous dites il faut continuer à sévir à avoir des moyens nécessaires pour lutter contre ça ? j'ai pu m'exprimer

24:33
Locuteur 1

dans le Figaro la semaine dernière là-dessus la drogue c'est un problème où nous maires à notre niveau on ne peut pas faire grand chose et il faut vraiment faire ça avec l'État mais si on veut vraiment s'attaquer à la drogue il faut se dire que c'est une guerre il ne faut pas avoir peur des mots et il faut prendre les mêmes mesures que celles que l'on prend face au terrorisme d'ailleurs on le voit dans le monde les pays qui ont réussi à contenir ce fléau c'est qu'ils y ont mis vraiment les moyens mais ça veut dire qu'il faut qu'on travaille tous ensemble l'État la police les villes les bailleurs les bailleurs sociaux la justice mais c'est pas c'est-à-dire qu'il faut vraiment taper fort il y a un excellent rapport notamment du sénateur Étienne Blanc là-dessus qui est sorti cette semaine qui dit que si on prend ça à la légère c'est mort je crois que ça génère à peu près 7 milliards d'euros en France et à un moment c'est soit on décide d'y aller mais il faut y aller franchement et n'ayons pas peur c'est une guerre comptez le narcotrafiquant soit sinon il vaut mieux rester à la maison

25:33
Présentateur

et bien on va poursuivre notre discussion et parler peut-être un peu y compris de politique nationale dans une troisième partie de notre émission à tout de suite on se retrouve pour la troisième et dernière partie de notre émission l'invité politique le samedi de 11h à midi toujours sur Lyon 1er et toujours avec vous Jérémy Bréau vous êtes toujours maire de Brun toujours conseiller régional en chef des grands événements et président départemental DLR on parlait à la fois de votre commune mais on commençait à morcer un certain nombre d'enjeux j'allais dire un peu plus large à la fois départementaux mais on va se concentrer sur la métropole et sur Lyon dans le cadre de votre fonction qu'est-ce que vous pourriez nous dire sur l'état aujourd'hui des LR qu'on a pu vous entendre ou commenter les dernières élections européennes et législatives ça n'a pas été forcément simple ou évident aujourd'hui c'est quoi l'état des forces LR comment va se partir qu'est-ce que c'est que d'être de droite LR aujourd'hui

26:21
Locuteur 1

alors vaste question moi ce que je reproche je vais commencer par là ce que je reproche au président Macron c'est que depuis 2017

26:29
Locuteur

il a voulu

26:31
Locuteur 1

tuer la gauche traditionnelle et la droite traditionnelle en s'érigeant comme seul le rempart face aux extrêmes à chaque élection au final c'était soit moi soit eux la digue au fur et à mesure s'effissurer jusqu'à littéralement exploser aux européennes et puis puis aux législatives un mois après c'est vrai que depuis quelques années on va dire on va dire la chose depuis 2017 à l'époque où nous avions peut-être trop de poids lourds trop de candidats on est passé un moment où on avait peut-être plus assez de candidats pour le coup plus assez ou en tout cas qui n'étaient pas forcément sur le devant de la scène du fait notamment quasiment de la bipolarisation de la vie politique entre d'un côté Macron et de l'autre les extrêmes et si vous voulez pour que des idées puissent imprimer je crois beaucoup à l'incarnation et si vous n'avez pas de leader à un moment donné c'est difficile faire en sorte que ces idées soient incarnées là effectivement on a vécu une année c'est pas fini encore 2024 extraordinaire dans le sens où elle sort d'ordinaire avec un chaos total puisque finalement tout le monde réclame la victoire mais finalement il y a presque tout le monde a perdu dans une certaine mesure tout le monde a perdu et nous on se retrouve dans un scénario en toute franchise où on est je dirais pas à la rue mais on limite les dégâts avec une quarantaine de députés et on se retrouve trois mois après ou deux mois après avec avec le Premier ministre mais voilà je trouve Michel Barnier je trouve que c'est un excellent choix puisqu'en plus de l'expérience notamment avec le Brexit c'est quelqu'un qui rassure qui s'est travaillé en équipe et c'est vrai que cette dissolution a permis notamment puisque on est en local à quelqu'un comme Laurent Wauquiez qui a eu d'excellents résultats à la tête de la région Auvergne-Rhône-Alpes de revenir certainement plus tôt que prévu et de façon un peu inespérée mais en tout cas plus tôt que prévu sur la scène nationale il fait un excellent travail en tant que président du groupe et c'est vrai que les LR on sent que notamment au niveau des adhésions également on sent au niveau de motivation morale des troupes il a redonné un visage

28:45
Présentateur

ou une énergie à la droite alors en plus vous le connaissez bien non seulement parce que vous êtes conseil régional mais vous avez travaillé pour lui de mémoire et on vous a souvent si ce n'est comparé du moins considéré comme bébé Wauquiez je ne sais pas si c'est le terme qui convient mais en tout cas c'est prof de lui et en vous inspirant même peut-être parfois de ses méthodes avec son énergie etc mais ça a été un modèle et vous considérez que c'est toujours un modèle à suivre

29:04
Locuteur 1

mais ça n'a pas été le seul modèle mais en tout cas effectivement moi je ce que je peux dire sur Laurent Wauquiez c'est est-ce qu'il a la stature d'un homme d'état la réponse et oui c'est quelqu'un qui voilà qui percute vite qui a 15 idées à la minute peut-être même trop souvent parfois à la minute mais c'est quelqu'un qui dit et qui fait et qui a des résultats qui est la région la mieux gérée de France donc pour répondre à votre question oui il a renvoqué effectivement il n'a pas fui ses responsabilités il n'a pas calculé il n'a pas reculé effectivement il est revenu sur le devant de la scène il fait un travail extrêmement difficile d'équilibriste à la tête du groupe du groupe LR et est-ce que demain il a un destin national je pense qu'il peut en avoir

29:50
Présentateur

mais ça veut dire que pour la droite LR même quel que soit le nom qu'on lui donne mais un peu historique on va dire le canal historique de cette droite là on enlève Ciotti et tout ce qui s'est passé mais est-ce que vous pensez qu'il y a toujours un espace entre les extrêmes et la droite de la Macronie pour dire les choses clairement le macronisme est mort

30:06
Locuteur 1

la fin de son mandat risque d'être extrêmement longue sauf si il y a une dimission ou une nouvelle dissolution oui mais en tout cas nous sommes encore en pleine recomposition du paysage politique il y a effectivement deux blocs extrêmes qui sont parfaitement ancrés dans le marbre l'extrême gauche de Jean-Luc Mélenchon et puis le rassemblement national de le côté et entre cet espace là en tout cas notamment entre je pense moi je crois beaucoup au clivage gauche droite comme ça au moins ça donne un sens la vie politique et oui effectivement il y a encore un espace à retrouver on va dire entre le centre et le centre droit

30:53
Présentateur

alors je fais une toute petite incise avant qu'on parle de la métropole mais comme on a évoqué le conseil régional et que vous êtes aussi conseil régional en charge des grands événements notamment j'avais une question assez pratique aux pratiques puisque c'est aussi Laurent Wauquiez qui a porté ça sur notamment la candidature de la région Verne-en-Alpes pour les JO d'hiver en 2030 on entend un peu tout et son contraire notamment un certain nombre d'élus d'opposition au conseil régional qui disent que c'est pas possible c'est pas écologique c'est pas durable quel est votre avis là-dessus je suppose que vous allez être impliqué dans ces futurs grands événements

31:22
Locuteur 1

écoutez c'est une véritable chance une véritable opportunité pour la région Verne-en-Alpes mais au-delà de ça pour la France que d'avoir les JO d'olympiques d'hiver en 2030 chacun sait que les JO d'hiver en 2030 ne sont pas les mêmes que les JO d'hiver qu'on a pu connaître il y a 10, 15, 20 ou même 50 ans ça va être des jeux extrêmement respectueux de l'environnement ça va être aussi des jeux qui vont mettre en avant notre territoire qui vont permettre aussi d'avoir des retombées soit en termes d'images ou que ce soit en termes financiers création d'emplois pour nos restaurateurs pour nos hôteliers bref pour tous les différents métiers de tourisme

32:00
Présentateur

même s'il faut réinventer une politique en taille quand même

32:02
Locuteur 1

il faut se réinventer mais c'est un projet qui rappelez-vous j'étais jeune en Albertville en 92 j'ai pas connu ceux de Grenoble je crois que c'était en 68 mais c'est extrêmement c'est extrêmement fédérateur ça rassemble et regardez le magnifique résultat le magnifique résultat des JO de Paris mais c'est tellement français enfin je retire ce que je dis c'est pas tellement français qu'il y en a certains avant même que l'événement ait lieu prenne un plaisir à le descendre les JO de Paris mais qu'est-ce qu'on a pas entendu que ça allait être une catastrophe qu'il y allait avoir des attentats qu'il y allait avoir ci qu'il n'y avait pas de ferveur finalement on a vécu certainement peut-être nos deux plus belles semaines collectivement depuis depuis des décennies dans la Coupe du Monde je crois

32:45
Présentateur

98 peut-être

32:46
Locuteur 1

oui Coupe du Monde certains 12 juillet oui mais non juste pour finir sur les JO c'est une formidable chance alors oui effectivement soit vous avez deux façons de voir les choses soit de se dire c'est une formidable opportunité soit sinon même pas essayer de réfléchir de savoir si ça peut être bien et commencer par le critiquer moi je suis de ceux qui disent que c'est une formidable chose un formidable événement pour notre territoire très clair

33:10
Présentateur

alors on va parler de la métropole de Lyon etc dans votre fonction de président départemental vous êtes forcément amené à avoir un avis à la fois sur les candidats sur le projet à mener je vais le souvenir que quand vous avez été élu vous avez dit il faut on doit on peut reconquérir Lyon et la métropole est-ce que vous êtes toujours sur cette voie-là est-ce que vous pensez que c'est possible ? Oui oui

33:29
Locuteur 1

mais j'ai dit que c'était un devoir quand on voit l'état dans lequel Lyon se trouve que ce soit au niveau de l'insécurité au niveau de la saleté de la décroissance et autres effectivement on se doit de reconquérir Lyon et on se doit aussi de reconquérir la métropole mais c'est bien de le dire maintenant il faut le faire et il faut créer les conditions pour le faire j'ai annoncé avant-hier jeudi à Mions lors du lors du meeting LR en présence notamment de Laurent Wauquiez qu'effectivement qu'on allait au niveau de la métropole de Lyon d'ici la fin de l'année désigner notre chef de file parce que c'était une question qu'on se pose

34:07
Présentateur

et voilà vous y avez répondu pour l'instant c'est pas encore quelque chose qui est très connu mais en fait il y avait plusieurs candidats à ma connaissance je crois que c'est Sébastien Michel que j'ai déjà reçu Véronique Sarcelli Gilles Gascon enfin ce sont des personnes qui ont exprimé le fait de pouvoir prendre responsabilité ça veut dire que pour vous pour être efficace il va falloir qu'il y ait un seul chef ou une seule pour pouvoir mener la campagne

34:27
Locuteur 1

exactement dont la mission sera sera triple premièrement sera d'aller parler d'aller échanger avec nos partenaires du centre du centre droit et vous savez je pense que si on veut gagner la métropole il faut partir rassembler il faut partir rassembler on va dire des anciens de chez Gérard Collomb jusqu'à la droite républicaine donc celui ou celle qui sera qui sera désigné d'ici la fin de l'année sorte de primaire quelque chose comme ça en processus on va présenter la chose rapidement mais en tout cas ce qui est sûr c'est que de là sortira un ou une candidate à lui ou elle d'aller parler ensuite avec nos partenaires à lui ou elle d'aller mettre en place des ateliers thématiques pour travailler sur le projet et puis également aussi après à lui ou elle de mener campagne qui doit nous amener vers la victoire avec nos amis du centre effectivement au niveau national ça peut nous arriver parfois d'avoir des désaccords mais au niveau local on a quand même énormément de points sur lesquels nous sommes d'accord et c'est pour ça qu'il faut cette fois on a une responsabilité de travailler de travailler ensemble mais ça veut dire au même moment où on va travailler la métropole il faut aussi qu'on travaille ensemble aussi sur les villes parce qu'on ne peut pas partir ensemble à la métropole et partir séparés sur certains territoires nous au niveau des LR on a effectivement on détient énormément de villes on a à peu près sur les 58 communes de la métropole on en a à peu près un tiers qui sont avec un dont dont le maire et LR on a on a maillage du territoire local qui est extrêmement fort

36:13
Présentateur

deux questions d'ailleurs justement une qui m'est venue là en vous écoutant alors vous parlez de la métropole vous parlez pas de Lyon pourtant Lyon et la métropole c'est deux combats qui sont très proches moi à ma connaissance de l'extérieur comme ça j'ai l'impression que un des candidats qui émergent qui est là depuis un moment c'est Pierre Oliver le maire du deuxième arrondissement est-ce que pareil il y aura d'autres candidats il y aura un système de sélection et d'ici à la fin de l'année il y aura aussi un candidat

36:37
Locuteur 1

la ville de Lyon a la chance d'avoir des fortes personnalités ce sont déjà un peu imposées je parle au niveau des LR que ce soit effectivement Pierre Oliver le maire du deuxième que ce soit Béatrice de Montil dans le troisième arrondissement ou que ce soit Christophe Marguin président des TOC blanche à un moment donné et je suis en relation très souvent avec les trois ils ont le sens de l'intérêt collectif donc à un moment donné dès qu'il faudra choisir un des trois les deux il va falloir qu'ils se rangent derrière on a encore une fois un moment la politique c'est un certes il peut y avoir des initiatives individuelles mais si on veut gagner il faut que le projet soit collectif

37:17
Présentateur

pour 2025 il y aura un candidat à chaque fois à Lyon et à la métropole c'est clair

37:21
Locuteur 1

ce seront des chefs de file dont le job sera d'aller parler avec nos partenaires

37:26
Présentateur

je pensais élection municipale vous avez évoqué des villes de la métropole etc il va y avoir si j'ai bien compris des municipales anticipées à Francheville fin janvier oui j'ai entendu vers le 26 janvier mais donc Michel Randonnet a priori était de votre famille politique il a décidé pour des tas de raisons peut-être un peu complexes à comprendre est-ce que vous participerez est-ce que vous aurez un avis est-ce que vous le soutenez est-ce que vous comprenez sa démarche sur ces élections municipales à Francheville ce qui est rare à un an d'une élection

37:55
Locuteur 1

oui effectivement c'est pas courant le seul objectif c'est que Francheville ne bascule pas dans les mains d'un exécutif écolo France Insoumise

38:10
Présentateur

il risque d'avoir en plus peut-être une quadrangulaire d'ailleurs entre des dissidents entre si Michel-Antoine n'y repart entre les macronistes entre les écolos les listes n'étant pas encore déposées

38:21
Locuteur 1

là c'est la politique c'est à un moment il va falloir se réunir autour de la table en disant attendez soit soit on part dans les divisions et la ville bascule l'extrême gauche écolo soit sinon on essaie de se mettre d'accord et on agit en responsabilité mais effectivement ce sera un scrutin qui sera ce qui va être assez symbolique qui préfigure d'ailleurs

38:47
Présentateur

des recompositions des organisations parce que je pense que tout le monde va aller s'en mêler regarder soutenir enfin la campagne sera lancée

38:54
Locuteur 1

en partie là j'imagine bien que les amis du président Bernard prendront peut-être des jours de congé pour aller faire campagne là-bas et pas qu'en vélo

39:04
Présentateur

on suivra ça avec attention en tout cas il nous reste quelques instants j'ai toujours deux questions alors on aurait pu mais je ne vais pas vous lancer là-dessus parce que vous êtes un fan de foot et qu'on a le derby

39:13
Locuteur 1

on gagne demain c'est sûr vous savez un derby c'est comme une élection ça se joue ça se gagne

39:21
Présentateur

ça se gagne et bon on verra comment ça se passe et puis j'ai toujours deux questions d'abord peut-être un livre de chevet quand vous avez le temps de prendre du temps pour vous qu'est-ce que vous avez en ce moment

39:30
Locuteur 1

sur votre table de nuit alors actuellement je suis en train de lire je n'ai pas fini mais je suis en train de lire le dernier livre d'André Manoukian qui s'appelle Sur les routes du jazz André Manoukian est venu se produire un magnifique cancer à Bron en début d'année j'ai lu ce livre il y a deux semaines parce qu'il y a une histoire également d'André Manoukian vous savez il parle de l'Arménie avec beaucoup d'amour avec ses racines avec ses racines arméniennes et Bron actuellement on est en train de mettre en place un partenariat un jumelage même avec une ville qui s'appelle Meri qui est au sud de l'Arménie qui est à la frontière iranienne et voilà c'est un clin d'oeil avec ce jumelage que nous sommes en train de mettre en place et ce livre raconte les origines du jazz et les liens entre le jazz et l'histoire

40:13
Présentateur

un personnage et puis alors justement puisqu'il y a de la musique un lien avec un morceau de musique que vous avez choisi pour qu'on se sépare dans cette émission alors ce sera un clin d'oeil alors ce ne sera pas Johnny Alidé

40:22
Locuteur 1

ce que je vous attendais ce que je vous chante que je t'aime ou qu'aime pour un fou c'est un clin d'oeil je me rappelle des souvenirs d'enfance avec mes grands-parents et qui est un clin d'oeil à mes amis écologistes de la métropole vous savez j'ai dit du bien j'ai pas dit trop de mal aujourd'hui j'ai essayé d'être constructif c'est la chanson d'Yves Bontem à bicyclette

40:43
Présentateur

et bien on se quitte en musique et en vélo merci beaucoup d'avoir été à notre micro Jérémy Bréau et quant à moi je vous dis à très bientôt pour une nouvelle émission au revoir merci à vous au revoir c'était l'invité politique du samedi sur Lyon 1ère en partenariat avec Lyon Positif la plateforme inspirante des acteurs engagés dans la transition du territoire retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et lyonpositif.fr écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyon 1ère

41:22
Locuteur

Lyon 1ère Lyon 1ère Lyon 1ère