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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 8 juillet 2020 6 minComplaisantPortrait personnelSécurité

Témoin RMC : Véronique Monguillot - 08/07

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04ComplaisanteRéponse partielle

    Véronique Monguillot est avec nous et je l'en remercie parce que ce n'est pas facile pour elle.

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Son état est vraiment catastrophique.

  • 1:04OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous en savez plus que nous sur les circonstances de l'agression ?

  • 2:01ComplaisanteRéponse directe

    Vous témoignerez pour rappeler l'amour de votre mari pour son métier ?

  • 3:11OuverteRéponse directe

    Votre mari vous avait-il parlé d'une dégradation de la sécurité ?

  • 4:19OuverteRéponse directe

    Philippe devait prendre sa retraite bientôt ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31PrésentateurFait
    « Son cerveau a été tellement touché, il est sévèrement touché. »
  • 0:35PrésentateurFait
    « On va dire qu'il n'a plus de cerveau, il n'a plus ses fonctions, ses fonctions vitales. »
  • 1:17InvitéFait
    « Votre mari a été roué de coups. »
  • 3:27PrésentateurFait
    « Les bus, à cette époque, étaient complètement différents. Il y a eu une entrée, une sortie. »
  • 3:32PrésentateurFait
    « Aujourd'hui, depuis que le tram existe, je crois qu'il y a trois ou quatre portes entrées ou sorties mélangées. »
  • 3:40PrésentateurFait
    « Il y a l'incivilité des gens. Et c'est ce qui s'est passé dimanche soir. C'est une incivilité qui a tourné au drame. »
  • 4:23PrésentateurFait
    « Il restait un an attiré, comme il disait. »
  • 5:36PrésentateurFait
    « Je voudrais que la justice comprenne tout ce que je peux ressentir. »
  • 5:39PrésentateurFait
    « Qu'elle tunisse ses lâches à l'enregistreur de Philippe. »

Temps de parole

  • Présentateur65 %
  • Invité35 %

9,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC.

0:04
Invité

Véronique Monguillot est avec nous et je l'en remercie parce que ce n'est pas facile pour elle. En ce moment, c'est même terrible. Véronique Monguillot, bonjour.

0:13
Présentateur

Bonjour, monsieur.

0:15
Invité

Véronique, vous êtes l'épouse de Philippe, le conducteur de bus mortellement agressé dimanche soir à Bayonne. L'état de santé de votre époux est toujours le même, Véronique.

0:27
Présentateur

Oui, oui, oui, son état est vraiment catastrophique. Vous savez, son cerveau a été tellement touché, il est sévèrement touché. On va dire qu'il n'a plus de cerveau, il n'a plus ses fonctions, ses fonctions vitales. Donc, c'est une question d'heures, je ne sais pas trop, je suis tellement perdue que, de toute manière, l'hôpital m'appelle, j'y vais, je prends ces nouvelles très régulièrement. Mais bon, ce que j'ai vu en réanimation, c'est terrible. C'est terrible, donc, je ne sais pas aujourd'hui, mais de toute manière, il ne restera pas.

1:01
Invité

Oui.

1:01
Présentateur

Il ne restera pas.

1:03
Invité

Oui. Véronique, l'agression de votre mari s'est déroulée dimanche. Il était un peu après 19h, il travaillait dimanche à l'arrêt de bus. Balichon, c'est un quartier populaire de Bayonne. Votre mari a été roué de coups. On ne sait pas exactement dans quelles circonstances. Est-ce que vous en savez plus que nous ?

1:26
Présentateur

Non. Alors, moi, j'ai deux versions. J'attends vraiment que la police me contacte pour vraiment que je sache la vérité. J'ai deux versions, dont une qui tient un peu plus la route, si on peut dire ça comme ça. Ça serait passé à l'extérieur du bus, apparemment. Mais bon, je ne vais pas m'avancer sur des choses que je ne connais pas trop. Toujours est-il, c'est que le résultat, de toute manière, il est le même, que ce soit une première version ou une seconde. On nous a détruit en l'espace de quelques secondes. Donc, je ne sais pas, monsieur, je ne peux pas vous dire.

1:57
Invité

Oui, bien sûr. Pour l'instant, vous n'avez pas encore été reçu par les enquêteurs, mais vous le serez. Et évidemment, dès que les enquêteurs auront des précisions à vous donner, non, si vous témoignez, c'est pour rappeler d'abord l'amour qu'a votre mari pour son métier. Je crois que c'est important parce que, Véronique, je pense que c'est un hommage que vous lui rendez là.

2:26
Présentateur

Oui, tout à fait. Philippe adore son métier, adore conduire, que ce soit des bus, que ce soit des camions. C'est sa passion. Son papa était routier. Il a gardé ça de son papa. Et vraiment, il était heureux. Il était très spontané. Il ne manquait jamais son travail, jamais malade.

2:49
Invité

Vous voyez, c'était vraiment sa passion. C'était sa passion. Il vous avait parlé de, pas de peur, parce que ce n'est pas quelqu'un de craintif, pas de peur, mais d'une situation qui s'était un peu dégradée sur le terrain de la sécurité, sur le plan de la sécurité. Vous en avez parlé ?

3:12
Présentateur

Oui, oui, oui. Je connais Philippe depuis 1993. Les bus, à cette époque, étaient complètement différents. Il y a eu une entrée, une sortie. Aujourd'hui, depuis que le tram existe, je crois qu'il y a trois ou quatre portes entrées ou sorties mélangées, vous voyez. Et les gens font un peu n'importe quoi. Donc, un chauffeur de bus, il me disait, nous, on est chauffeur, on n'est pas policier ou on n'est pas agence de sécurité. Donc, on ne peut pas leur demander de tout faire. Vous voyez ce que je veux dire ? Il y a l'incivilité des gens. Et c'est ce qui s'est passé dimanche soir. C'est une incivilité qui a tourné au drame. Et il avait plus ou moins la crainte de ça.

Sauf que Philippe est quelqu'un qui ne montre pas sa crainte, sa peur ou sa tristesse. Il garde beaucoup en lui. Moi, je parle avec lui beaucoup, mais lui, il ne le montre pas, vous voyez. Mais je savais que, de manière tôt ou tard, ça devait arriver. Vraiment. Pourtant, on est une région où il ne se passe rien. Les gens sont sympas. On est tranquilles, vous voyez. Et là, c'est une bombe qui a explosé, mais c'est une bombe. Et la bombe, elle nous a atteint à tous.

4:19
Invité

Véronique, Philippe devait prendre sa retraite bientôt, je crois.

4:23
Présentateur

Oui. Il restait un an attiré, comme il disait. Il me restait un an attiré, Véro. Et après, on va profiter, même si moi, je suis toujours en activité. Il avait le projet d'acheter un camping-car d'ici la retraite. Mais finalement, on devait l'acheter en septembre. On s'est dit, on va aller, on se fait plaisir, on va l'acheter en septembre. On partira le week-end, comme je ne travaillera pas. Et puis voilà. Il voulait qu'on fasse plein de choses. On avait plein de projets. On est encore jeunes tous les deux. Et il n'y a plus rien, quoi. Il n'y a plus rien.

4:58
Invité

Véronique, vous avez vos trois filles.

5:00
Présentateur

Oui, oui, oui. J'ai mes trois filles. Ma petite Marie de 18 ans, ma petite Marie de 21 ans, et ma grande Mélanie de 24 ans, bientôt. Elles sont là, elles sont avec moi, on est les quatre. Mais vous savez, il nous manque l'essentiel. Il nous manque notre oxygène.

5:18
Invité

Je ne vais pas vous embêter plus longtemps, Véronique.

5:20
Présentateur

Oui, merci beaucoup.

5:21
Invité

Dans tous les cas, qu'est-ce que vous avez envie de dire ce matin ?

5:25
Présentateur

Moi, ce que j'ai envie de dire, c'est que mon mari, vous voyez, je vais l'accompagner jusqu'au bout, le mieux que je puisse faire. Mais je voudrais que la justice m'entende. Je voudrais que la justice comprenne tout ce que je peux ressentir. Et qu'elle tunisse ses lâches à l'enregistreur de Philippe.

5:48
Invité

Oui, c'est d'une immense lâcheté. Frapper un homme à terre qui ne peut pas se défendre, c'est d'une immense lâcheté. Merci, merci Véronique.

6:01
Présentateur

Merci à vous.