Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewEurope 1· 5 août 2025 3 min

Budget : «Nous n'avons pas collectivement conscience de la réalité de la situation», souligne An

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

La grande interview de repin à 8h14. Nous recevons Antoine Armand. Bonjour.

Bonjour. Député ensemble pour la République de Haute Savoie, ancien ministre de l'économie, des finances et de l'industrie. Antoine Armand.

Est-ce que les discours et les coups de semon du premier ministre François Bairrou dernier en date, c'était le 15 juillet, on suffit. On apprend ce matin qu'à 17h aujourd'hui sortira un podcast FB direct. François Bairou veut parler directement au aux français du budget, de la nécessité de redresser les comptes publics.

Il faut recourir à tous les dispositif pour convaincre les Français. Oui, je crois qu'il faut recourir à tous les dispositifs comme vous dites pour une raison très simple et je l'ai vécu comme bref ministre, c'est que nous n'avons pas aujourd'hui collectivement en France la conscience de la gravité de la situation. Je vous donne un seul exemple.

On parle souvent de 5 % de déficit. Vous en parlez à vos antennes, on en parle y compris dans les débats en société. 5 % de déficit, ça peut sembler pas beaucoup.

Qu'est-ce qu'il y a derrière ? Derrière, il y a 150 milliards d'euros de déficit de l'État. Alors, alors que nos recettes sont seulement de 300 milliards d'euros.

Mais si vous avez quelqu'un qui gagne 300 3000 € par mois et qu'il a 150 € de déficit, on voit bien que la situation est très grave. Donc oui, je crois que le Premier ministre a raison de vouloir communiquer communiquer toujours plus directement avec les Français pour qu'ils perçoivent la gravité de la situation et l'urgence de notre situation budgétaire. Bon, ça fait quand même 50 ans que la dette et le recours à l'emprunt ont été les pratiques favorites de notre pays pour financer notre système euh social.

C'est une facilité à laquelle il ne faut plus recourir. Mais c'est une facilité à laquelle nous ne pourrons bientôt plus recourir parce que nous serons rattrapés, nous sommes déjà rattrapés par le remboursement de la dette. qui va dans les prochaines années le seul remboursement des des intérêts de la dette être le premier poste budgétaire de l'État devant l'éducation nationale, devant la défense.

Un pays digne de ce nom qui se projette dans l'avenir ne peut pas accepter ça. Et donc oui, vous avez raison de parler de de facilité parce que au fond quand vous discutez en France, vous trouvez souvent des gens qui veulent taxer davantage et vous trouvez très peu de gens qui veulent accepter de dépenser moins alors que c'est une nécessité. Et d'ailleurs, 72 % des interrogés dans un sondage les échos montrent que les efforts demandés seraient trop important.

Euh, comment est-ce qu'on peut les convaincre ces Français ? Mais d'abord, je pense qu'il faut avoir une discussion concrète sur les différents sujets qui sont mis à l'œuvre. Est-ce que l'État peut continuer à réduire ce qu'on appelle son train de vie ?

Est-ce que les collectivités peuvent aussi parvenir à faire un effort équilibré qui ne met pas en cause l'investissement local ou est-ce qu'on considère avant tout que au fond rien n'est possible ? Nous sommes le pays qui dépense le plus dans l'Union européenne. Ça veut dire que nos dépenses publiques sont les plus importantes et en même temps nos impôts sont les plus importants de l'Union européenne.

Alors si on trouve qu'il y a pas de problème, moi je veux bien. Si on s'arrête une seconde sur le diagnostic, on est bien obligé de constater que dans chacun des domaines, on doit pouvoir faire des efforts, on doit pouvoir faire des économies pas sur le dos des services publics, mais tout simplement sur la question de l'efficacité de la dépense. Yeah.

Budget : «Nous n'avons pas collectivement conscience de la réalité de la situation», souligne An — François Bayrou · Pourquijevote