Combien pourrait rapporter à l’État la suppression de deux jours fériés?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Hier, le Premier ministre a dit ça. Je propose donc que 2 jours fériers soient supprimés pour tout le pays. Une annonce qui a fait l'effet d'une bombe sur la classe politique et sur les réseaux sociaux.
La suppression de deux jours fériers est une attaque directe contre notre histoire. La réalité, c'est que ce soir, je suis en colère avec notamment le 8 mai qui est quand même un symbole qui serait plus férier, c'est le victoire contre le nazisme. Mais au-delà du symbole et de la polémique, combien pourrait vraiment rapporter à l'État la suppression de deux jours fériers ?
En fait, l'idée de François Beerou se rapproche du format de la journée de solidarité. l'ex lundi de Pentecôte avec une contribution des entreprises d'une part des gains générés lors de cette journée de travail. Problème, si pour le lundi de Pente-côte, la contribution de l'entreprise est fixée à hauteur de 0,3 %.
Ici, le montant est encore inconnu et sans connaître le taux exact de contribution, il est difficile d'anticiper l'impact sur les finances publiques. Pourtant, lors de son discours, le Premier ministre a projeté un graphique qui présentait que la mesure rapporterait 4,2 milliards d'euros. Une estimation qui est cohérente.
Un rapport du Sénat avait calculé qu'avec le même taux de contribution que pour le lundi de Pente-côte, la création d'une nouvelle journée de solidarité rapporterait 2,4 milliards et donc 4,8 milliards pour 2 jours. Aussi, selon une note de l'INC, en 2024, deux lundis de plus avaient été travaillés et cela avait eu un effet positif sur la croissance du PIB de 0,10 points, soit 3 milliards d'euros supplémentaires. Après tout ça, ce ne sont que des estimations car tout dépendra du taux de contribution des entreprises.
Et puis attention, malgré l'effet d'annonce, ce n'est pas sûr que ces deux jours soient vraiment supprimés. Le budget définitif après négociation ne devrait arriver au Parlement qu'en octobre prochain et il n'est pas sûr du tout d'être adopté par les députés.
François Bayrou