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InterviewC à vous (sur YouTube)· 23 février 2021 3 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalÉconomie & entreprises

Marine Le Pen met de l’eau dans son vin - C à Vous - 23/02/2021

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse directe

    Sur plusieurs points et d'abord avec un revirement majeur hier de Marine Le Pen sur la question de la dette publique.

  • 0:33FerméeRéponse directe

    Ce n'était donc pas jusqu'ici dans le programme du Rassemblement national ?

  • 1:19OuverteRéponse directe

    Ce n'est pas la seule évolution du RN.

  • 2:26OuverteRéponse partielle

    Comment expliquer ces évolutions ?

  • 2:53RelanceRéponse partielle

    Quelle différence, dit-il, entre désormais Le Pen et Macron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:59Invité politiqueFait
    « J'engagerais la renationalisation de la dette française. Quand plus des deux tiers de la dette est détenue par des résidents étrangers, l'indépendance de la France est en jeu. »
  • 1:32Invité politiqueFait
    « Je mets le traité de Schengen au seul endroit qu'il mérite, à savoir la corbeille. »
  • 1:50Invité politiqueFait
    « Les vraies questions, il y en a quatre vraies questions, quatre domaines dans lesquels il faut agir tout de suite. L'immigration et les frontières. Retrouver nos frontières. Donc suspendre Schengen immédiatement. »
  • 2:19Invité politiqueFait
    « La proposition que je fais, de la manière la plus claire qui soit, c'est de réfléchir à ce que cette libre circulation, dans le cadre d'un esprit européen auquel nous sommes attachés d'ailleurs, ne s'applique qu'aux nationaux des pays de l'Union européenne. »

Temps de parole

  • Présentateur69 %
  • Marine Le Pen25 %
  • Locuteur non identifié6 %

6,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur non identifié

le Rassemblement national dont le programme a très largement changé depuis la dernière présidentielle.

0:05
Présentateur

Oui, sur plusieurs points et d'abord avec un revirement majeur hier de Marine Le Pen sur la question de la dette publique. Oui, il faut la payer. Une dette doit être remboursée. Il y a là un aspect moral essentiel. Ainsi parle désormais Marine Le Pen dans une tribune publiée dans l'Opinion sous le titre « Ayons les idées claires et du bon sens sur la dette », tribune qui aurait pu être signée par Bruno Le Maire ou le gouverneur de la Banque de France ou nos grands-mères puisque la présidente du RN cite le dicton « Qui paie ces dettes s'enrichit ».

0:33
Locuteur non identifié

Ce n'était donc pas jusqu'ici dans le programme du Rassemblement national ?

0:36
Présentateur

Pas du tout le programme jusqu'en 2017. C'était le retour au franc et pour financer la dette, la restitution à la Banque de France de ses prérogatives de création monétaire. En clair, la planche à billets met en franc. Ça aurait posé des problèmes considérables vis-à-vis des investisseurs étrangers et de la dette publique française libellée aujourd'hui en euro. Mais Marine Le Pen expliquait alors qu'elle voulait franciser notre dette.

0:59
Marine Le Pen

« J'engagerais la renationalisation de la dette française. Quand plus des deux tiers de la dette est détenue par des résidents étrangers, l'indépendance de la France est en jeu. »

1:09
Présentateur

Plus de diatribes aujourd'hui contre les résidents étrangers. Dans la tribune d'hier, Marine Le Pen dit qu'elle veut préserver, je cite, « la diversité souhaitable des investisseurs ».

1:19
Locuteur non identifié

Ce n'est pas la seule évolution du RN.

1:20
Présentateur

Non, sur l'Europe et les frontières, ça bouge aussi. Un mot épouvantail au RN que Marine Le Pen a dû prononcer des milliers de fois ces dernières années pour le dénigrer. Schengen. Regardez ce qu'elle en faisait en 2014.

1:32
Marine Le Pen

« Je mets le traité de Schengen au seul endroit qu'il mérite, à savoir la corbeille. » Les vraies questions, il y en a quatre vraies questions, quatre domaines dans lesquels il faut agir tout de suite. L'immigration et les frontières. Retrouver nos frontières. Donc suspendre Schengen immédiatement.

1:54
Présentateur

« Suspendre Schengen, mais la poubelle aujourd'hui c'est fini. Elle ne dit pas « vive Schengen », mais la libre circulation dans l'espace Schengen grâce aux accords de Schengen entre citoyens européens n'est plus une horreur absolue. »

2:09
Marine Le Pen

« La proposition que je fais, de la manière la plus claire qui soit, c'est de réfléchir à ce que cette libre circulation, dans le cadre d'un esprit européen auquel nous sommes attachés d'ailleurs, ne s'applique qu'aux nationaux des pays de l'Union européenne. C'est vraiment clair. »

2:25
Présentateur

« Dans le cadre d'un esprit européen. »

2:26
Locuteur non identifié

« Comment expliquer ces évolutions ? »

2:28
Présentateur

« Alors il y a deux façons de voir les choses. Soit Marine Le Pen travaille, elle est pragmatique, elle se normalise, quitte ses postures anti-système et se prépare à gouverner. J'imagine que c'est la vôtre. Jordan Bardella, vous nous direz. Soit c'est une opportuniste qui a des convictions en caoutchoumousse et peut opérer d'autres révisions déchirantes dans le but de gagner des voix. Ça, c'est ce que pense votre ancien numéro 2, Florian Philippot, qui affirme que le RN a laissé tomber toute idée d'indépendance. Quelle différence, dit-il, entre désormais Le Pen et Macron ?

Après, il y a parmi les choses qui ne changent pas au RN, enfin il y en a quelques-unes, mais il y a aussi, ces derniers jours, on l'a vu, le soutien aux identitaires, aux franges les plus radicales et parfois les plus violentes de l'extrême droite. Le mouvement Génération identitaire, menacé de dissolution par le ministre de l'Intérieur, fait l'objet d'un soutien sans faille de tous les dirigeants du parti.