Dans le Nord avec Patrick Kanner
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Patrick KannerChiffre
« La France est le premier exportateur mondial de pommes de terre et le principal de la production française, c'est ici. 80000 hectares consacré à la pomme de terre et c'est 60 % de la production nationale. »
- 7:00Patrick KannerChiffre
« On a les 2 tiers sont produits dans les Haut de France. Et le Nordpcalé, bah c'est 40 % les deux départements font 40 % de la production française. »
- 8:00producteur de pommes de terreChiffre
« On est à peu près autour de 3000 tonnes. »
- 10:00chef de l'ESATFait
« On travaille vraiment avec des producteurs locaux et on fait vraiment 100 % maison. »
- 11:00Patrick KannerFait
« C'est en fin de compte c'est exemplaire. Euh et pour pour nous, pour des élus locaux, pour y compris pour les élus nationaux, euh c'est de dire que notre pays a imaginé des dispositifs d'insertion qui sont exceptionnels. »
- 22:00Ricky TeninFait
« Le houblon bio c'est un tout petit marché, c'est pas facile économie de niche. »
- 24:00Patrick KannerFait
« Il y a une alchimie très particulière euh qui est qui a marqué mon engagement politique. Aujourd'hui, ça mène à une situation politique assez clivée entre une gauche qui reste, je dirais, présente et assez forte et une extrême droite qui a gagné des parts de marché énormes avec pas beaucoup de centres en définitive entre les deux. »
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Retrouver manger ses voter avec le concours général agricole. Bonjour, bienvenue sur la plage de Brédune face à l'Angleterre à côté de la Belgique. Brédune, c'est la commune la plus septentrionale de l'hexagone.
Autrement dit, c'est la commune la plus au nord du nord. Ça tombe bien, on va découvrir ensemble le département du nord avec Patrick Caner, son sénateur et président du groupe socialiste au Sénat. Entre la mer du Nord et l'avennois à l'autre bout, on va sner le département et découvrir les produits, les spécialités et les gens qu'on aime déjà.
Bonjour monsieur Fern, bienvenue chez vive. Alors, je dis bonjour monsieur le sénateur, mais je pourrais dire bonjour monsieur le ministre si j'étais protocolaire. Oui, c'est tout ce qui me reste.
J'ai il y a pas d'autre avantage. [rires] Venez avec moi, je vais vous montrer un coin particulier de mon enfance. Ce coinlà, c'est votre coin ?
C'est le coin quand je sortais du collège après les cours, on venait faire du foot entre les Ouais, il y a les deux poteaux et et j'étais gardien de but là au pied du Broid. Euh j'imaginais pas que cet endroit euh serait pour moi finalement un un point de de référence pour euh une vie politique qui a commencé euh [musique] quelques années plus tard. en quelque sorte vous protégiez le mur du froid des boulets de canon tiré par vos camarades.
On on se faisait surtout engueuler par les agents de la mairie qui disait "Mais vous êtes en train de bousiller le bafroid quoi hein ?" Bon mais donc euh oui enfin il en a vu d'autres à mon avis hein. Alors monsieur Caner, monsieur le ministre, monsieur le sénateur, monsieur le président hein, puis vous êtes le président du groupe socialiste du Sénat.
On peut dire que vous êtes un toutterrain de la politique dans ce département du nord. Vous êtes passé à peu près par tous les postes possibles. 25 ans adjoint au maire de l'île auprès de Martin BBR de Pierre Moroi, conseiller général, conseiller départemental, président du département puis après je suis devenu ministre, vous l'avez dit, sénateur aujourd'hui.
J'aime bien être cet enfant de la méritocratie républicaine. Je dois tout à la République. Vous avez été prof ?
Ouais, j'étais prof à la fac. Il vous en reste quelque chose ? Ah bah écoutez, je vois surtout des anciens étudiants qui ont maintenant des enfants.
Donc ça me fait drôle quand même hein. Non, j'étais un prof respecté euh de droits constitutionnel, de droits européen, droit fiscal aussi. Et c'était une très très belle époque de de ma vie que j'ai arrêté quand je suis devenu ministre.
J'avais plus le temps euh manifestement euh mais ça a été pour moi une tristesse de de quitter la jeunesse française. Nous avons un ba froid de 104 m de haut. On va grimper.
Avec plaisir. Et voilà. Faut être ministre des sport hein pour supporter la hauteur.
Oui. Dites donc ça grimme quand même hein. Mais on sent que l'habitude.
Ah qu'est-ce que c'est beau ! On m'a dit qu'on voyait les ter d'ici. Ah bien sûr.
Le bassin minier un siècle et demi de d'exploitation sur un périmètre de 220 km de long. Et vous vous habitez tout près d'ici ? Oui, j'habite tout près d'ici.
Donc résidence du Broid. Ah, c'est là que vous habitez exactement. Exactement.
J'habite rue Pierre Moroi. Ça ne s'invente pas. Résais du baie froid, rue Pierre Moroi.
Et quand j'ouvre mes volets le matin, et bien je vois le le baie froid. Voilà, c'est le hasard de la vie mais parfois le hasard fait bien les choses. Vous étiez prédestiné en quelque sorte Patrick Caner.
Je suis pas psychanalyste mais il y a un [rires] peu de ça quand même quoi. Il y a un peu de ça quand même. Quittons à présent les sommets lillois pour partir à la découverte des richesses du nord.
Tout d'abord à la rencontre de Manon et Nicolas et leur chips artisanal. Direction ensuite le château de Montmorcy qui héberge un exat où le chef Jackson nous présentera sa brigade de choc. Puis nous ferons halte à la ferme du pont au loup pour goûter leur fameuse flamiche au maroil.
Enfin, Ricky nous fera humer la fleur qui épic la bière, le houblon, avant de finir la route comme il se doit autour d'une bonne barquette de frites. Mais avant cela, marcher du matin aux obêtes de Dquerque, les échopes de pêcheurs qui proposent à la vente la pêche juste débarquée. Là, j'ai 9,50.
On a bien fait de pas trop tarder là parce que le stock de sol, il a drôlement fondu. Ah, il y a pas grandchose en ce moment, donc ça va vite, hein. Vous vous ne faites que de la sol, ça dépend.
Des fois, on a des arrivages avec des ailes doré, enfin un peu tout le poisson d'hiver et sinon on fait aussi la coquille Saint-Jacques. Et il y en a toujours aussi peu de sol. C'est pire en pire.
C'est le pire empire. Comment vous expliquez ça ? Il y a eu beaucoup de massacre avec les hollandais puis après ici sur laquer c'est la pêche industrielle.
La pêche industrielle qui a cassé la production directement. Alors que vous c'est de la pêche artisanale artisanale on travaille sur JEP en ce moment parce que D c'est stérile, il a quasiment rien à pêcher. Donc on est obligé de faire du kilométrage pour dire de pouvoir pêcher un peu de poisson.
Jusqu'où il va l'Alexis 3 votre bateau ? Euh Jepp, le Havre, il descend en manche assez loin quoi. Ouais, on est obligé hein.
Et malgré tout, vous arrivez à en vivre tout à survivre à survivre. Survivre dans le temps vivez maintenant survivre. Voilà sur Laurent, qu'est-ce qui vous fait le plus de mal en terme de concurrence ?
Les pêcheurs étrangers ou la grande distribution française ? Les deux. Les anglais, ils pêchent.
Ils vont ils ont pas de quota en gros ils ramènent là-bas en Angleterre et ils renvoient tout en Europe. Ils inondent le marché après. Donc automatiquement les cours ici en France bah ils chutent ils chutent et après bah nous directement on va on travaille pour rien.
Et vous avez eu parfois des difficultés avec les pêcheurs anglais là sur les zones économiques ? Ah oui, il nous fonc dessus he directement. Ah ouais, il vous fonce dessus.
Ah oui. Ah oui, vous prenez Ah oui oui oui. Ah oui.
Nous on a un petit bateau de 12 m. Ils ont les bateaux de 40 m. On fait pas le poids hein. 2 kg. et 4 kg 2 et 4.
Allez, ce qui fait plaisir c'est que la grande distribution arrive pas à faire fuir le client des des obêtes. C'est quand même une institution les obèes quand même sur la kerk. Les au c'est quand même ancré dans le patrimoine.
En revanche, on voit que sur la douzaine d'au bêtes, il y en a que deux ouvertes ce matin. Deux ouvertes. Alors qu'au début tout le monde était là et et aujourd'hui on a quasiment divisé par deux le nombre de pêches artisanales sur la seule zone de Daker.
Alors ce qui est vrai, c'est qu'il y a aussi la concurrente de Boulogne. Là là c'est une très très grosse pêche. Boulogne cher est le premier port de pêche français français dans le pas de Calé.
Mais il faut essayer de tenir et de garder. Voilà ce il y a c'est de la tradition mais c'est de la belle tradition quoi. On est on est encore sur quelque chose qui marque les les esprits.
Voilà c'est c'est l'esprit de d'querkc, c'est l'esprit du carnaval, c'est l'esprit de la pêche même si aussi aer qui a toute cette zone industrielle que chacun connaître. Bon on va vous laisser travailler he Laurent parce que c'est pas terminé la matinée et il faut quand même passer les deux dernières cagettes de sol. Ouais, ça va aller vite sateur.
Nous, on va aller s'occuper un peu de pommes de terre hein parce que j'attends ça depuis ce matin. [musique] On va aller voir Nicolas et Manon de la ferme la Belleevue qui sont vraiment [musique] des spécialistes de cette production de la pomme de terre. Ah bah là, on est au cœur du sujet.
Vous êtes en train de de sortir les pommes de terre. Voilà. Qu'est-ce que c'est comme variété ça ?
Alors ça c'est des agries de terre pour faire des frites ou des chips. C'est formidable. C'est peut-être la plus belle pomme de terre du moment pour les frites.
Alors ici, on est au cœur de la Flandre, la Flandre française. La Flandre intérieur circu ccu, c'est le nom de la commune. Vous êtes producteur de pommes de terre de famille ou vous voà on est on est en famille, on fait ça à trois avec mon épouse et mon beau-frère et on est associé depuis 20 ans.
On est sur une exploitation qui faisait déjà de la pomme de terre depuis 50 ans. C'est ancré. On est avec une pomme de terre dans le ventre comme on dit par ici.
Monsieur le sénateur, la France est le premier exportateur mondial de pommes de terre et le principal de la production française, c'est ici. 80000 hectares consacré à la pomme de terre et c'est 60 % de la production nationale. On a les 2 tiers sont produits dans les Haut de France.
Et le Nordpcalé, bah c'est 40 % les deux départements font 40 % de la production française. Sur votre exploitation, combien de tonnes produites en moyenne par an ? On est à peu près autour de 3000 tonnes. 3000 tonnes.
Tout est stocké et on reprend tout qu'on travaille, qu'on brosse, qu'on trie et qu'on met en sac et que qu'on lave, qu'on vend. Ouais, d'accord. Oui, parce qu'on a l'impression que la patate c'est facile quoi.
Il suffit de de planter puis ça pousse. Non, c'est la la pomme de terre, c'est une bombe parce que c'est 80 % d'eau et donc dès que vous avez une maladie, dès vous avez une pointe de une blessure, c'est tout des points d'entrée de maladie. Un grain de blé, c'est 15 % d'humidité.
Une pomme de terre, c'est 80 % d'humidité. Et dès que vous avez un coup, bah les maladies elles rentrent. Si la maladie est entrée aussi il y a des blessures ou des coûts, bah vous arrivez pas à conserver votre produit.
C'est h on imagine que le problème c'est qu'il faut traiter. On a des outils de la décision. Donc aujourd'hui, on a des stations météo parcelle qui collectent la pluviométrie, l'grométrie et en fonction de ces données, ça alimente un logiciel et il nous dit il y a un risque ou il y a pas de risque.
Et du coup on on fait plus du tout de systématique. Vous n'êtes pas en bio mais vous êtes en raisonné quoi. On comprend que vous êtes parsimonieux on va dire sur le phyosanitaire.
Oui. Bon fait il y a certaines années où la pression maladie est très faible, on divise par deux voire par trois le produit utilisés pour protéger contre le le milieu notamment. Par contre, le réchauffement fait qu'on a plutôt des attaques de ravageurs, des pucerons ou des dorifs en une semaine de temps.
Si vous avez pas protégé, vous pouvez perdre toute votre récolte, hein. Donc c'est pas on peut pas jouer avec ça. Comment se porte le marché ?
Parce que je me dis si vous avez été amené à faire de la chips, c'est que vous êtes un peu obligé de transformer pour en vivre. Là, actuellement, le contexte est un peu compliqué. La consommation n'est pas très bonne a priori et puis on a des concurrents américains et et chinois qui commencent à vendre de la pomme de terre dans le monde sous forme de frites.
Et donc là le marché il il est bagaré. Voilà. Euh j'aimerais bien qu'on parle des chips ensemble parce que [musique] ça m'intéresse.
Bien volontiers. Je vous propose de rejoindre Madon si vous voulez bien. Elle elle vous attend là-bas à l'atelier.
Ah, elle est à la chipserie. Formidable. [musique] Bonjour, bienvenue.
Les gros gourmands arrivent. Ah, ça tombe bien, j'ai du stock. On voulait parler chips.
J'imagine que c'est un peu votre œuvre. C'est un projet de famille. C'est un projet familial mais c'est Mais c'est générationnel quand même hein.
La chip, ça ressemble vraiment quand même au jeunes. C'est vrai que quand on parle de chips, ça met tout de suite le sourire aux gens. C'est c'est compulsif he la chip.
Ouais, quand on commence le paquet. Oui, c'est même grave. C'est même grave quand on met le nez dedans, quand elles sont bonnes.
C'est osé parce que vous avez une grosse concurrence hein, il y a pas toujours de qualité. Oui. Bah, on se démarque avec une chips un peu plus premium, moins grasse, moins salée, qui a vraiment le goût de la pomme de terre et c'est ça que les gens cherchent.
Un produit plus naturel et où on sait ce qu'on mange. Ah, et voilà. C'est le meilleur moment.
C'est le meilleur moment. Vous goûterez et moi je craquerai. Alors voilà.
Un peu comme les microbrasseries pour la bière à une époque. On a des microchippseries maintenant. C'est ça.
C'est un marché qui est en expansion et ouais ça fait même pas 10 ans et [musique] c'est vrai que ça se développe de plus en plus. Ouais. On sent qu'il y a moins de gras.
On en a pas sur les doigts. F. Écoutez moi je je pense que je vais me mettre au chips belle [musique] vue parce que je vais avoir une diététique quand je vois ma nom je me dis il y a une chance les ramener au sénart aussi [musique] nous allons voir dans un lieu magique un exat un établissement service d'aide par [musique] le travail pour des donc des personnes handicapées C'est le château des seigneurs de Momorancy qui voilà accueille ces personnes qui ont besoin tant de nous.
Bonjour messieurs, bienvenue à Stéphanie. Bonjour Stéphanie. Bonjour.
Alors comme l'heure du déjeuner approche et qu'on a sacrément faim, il paraît que vous allez nous emmener en cuisine. Oui mais d'abord je vais vous emmener au potager. Ah c'est le chef qui l'a dit.
Tout à fait. Suivez-moi. Alors on suit les ordres.
Je vous emmène voir Michel qui est le patron du potage et de lesat les christopher avec la cagette à la main. On peut goûter ? Oui oui oui.
H c'est bio ici. Ah ouais ouais. Il y a pas de produit pas il y a pas de produit phytosanitair.
Ah non aucun produit. Quand vous dites c'est le patron, il est à l'origine de l'idée du potager. Il est à l'origine de l'idée du projet parce que [rires] si c'était l'in et moi ce que j'ai voulu dit pour un projet j'ai en parlé à Stéphanie. dis-moi, je voudrais faire un potager ensemble.
Super. Parce que je vois qu'il reste quoi ? Des poireaux poire poireau, nav.
Ouais. Un peu de tomates. Les tomates qui restent.
Et c'est moi que je fais les graines tout ça que je fais les boutures tout ça, je fais Et après ça sert au restaurant Michel. Euh pour l'instant pas encore une partie un petit peu une partie un petit peu. Et sinon vous sinon on partage avec les gars.
Voilà. Bah c'est super. On va aller voir ce que le chef fait avec tous ces beaux légumes.
Merci messieurs. Ouais, merci Michel. Merci Christopher.
Et voilà [musique] messieurs, l'équipe de la cuisine. Bonjour. Bonjour.
Bonjour les amis. Le chef c'est le plus grand. C'est le plus grand avec sa brigade.
Exactement. Donc je vais vous laisser entre de bonnes mains. Merci beaucoup Stéphanie.
Merci. Bonjour chef. Ça sent bon déjà quand on rentre.
Je crois que c'est les oignons. Qu'est-ce que vous servez comme repas ici chaque jour ? Bah en fait, on m sur la cuisine du de du nord en fait et on mélange un peu avec la cuisine du monde un peu la street food, la cuisine moderne quoi.
Effectivement, ça veut dire que ça se nourrit de beaucoup d'influence parce que ce que vous devez mettre en avant à travers ce projet, j'imagine, c'est un peu le vivre ensemble. Vivre ensemble dans la qualité. Oui.
Et dans la qualité, ouais. Important de le dire. C'est pas c'est pas du sous-produit, c'est du vraiment produit.
Non non, on travaille vraiment avec des producteurs locaux et on fait vraiment 100 % maison. Combien de couverts par jour ? Une cinquantaine environ.
Ouais. Avec le personnel. Euh non, sans personnel.
Personn ou sans personn ça restauration dite commerciale 50 couverts et en plus vous faites les repas évidemment de toutes les équipes. En fait pour toutes les équipes c'est une soixantaine de couverts environ. Bah oui, c'est en fin de compte c'est exemplaire.
Euh et pour pour nous, pour des élus locaux, pour y compris pour les élus nationaux, euh c'est de dire que notre pays a imaginé des dispositifs d'insertion qui sont exceptionnels. Alors, je sais bien que ça coûte de l'argent, mais c'est de l'argent bien investi et qui permet l'émancipation et ça faut jamais l'oublier. Euh chef, je suis client, je viens déjeuner.
Combien me coûte le menu ? Une 20 20 30 € 20 à 30 €. Vous faites les desserts vous-même aussi ?
C'est ça. On fait une entrée nous-même, dessert et plat. D'accord.
Et plutôt en bio ou en locouré. Et ceux qui travaillent avec vous ici dans cet exat, ils viennent de l'extérieur ? Ouais.
Tous il y a pas de il y a pas de pas de pensionnaire ici. C'est vraiment leur lieu de travail. C'est ça.
Et ils ont l'air heureux d'ailleurs. C'est bien ici. Il est sympa le chef.
Vous dites pas ça parce qu'il est grand et fort. Alors Vincent, nous sommes à Saint-Aubin à la ferme du pont des Loup. Spécialiste du maroil.
On va aller voir David et on est dans la baignoire, c'est le sud du département du nord. Bonjour David. Merci de nous accueillir.
C'est très sympa. Bonjour. Tr avec vos vaches.
Et est-ce que les Holstein se s'entendent bien avec les Montbellards ? Ça va. Ouais.
Ouais. C'est les Montbard sont sociables. Ils sont plus caractériel que les Ostein.
Ouais. Combien vous avez de vaches ici ? Euh ici 160. 160 vaches.
Ah ben c'est du boulot ça hein. Ça représente 4500 L par jour. 4500 L par jour.
Lait de lait ? Ou oui de lait. Sachant qu'il faut 10 L de lait pour faire 1 kg maroil.
Donc ça un gros maroil c'est environ 7 8 L. Ouais, c'est ça. Un gros maroal, c'est 7 8 L.
Ouais. Elle est marrante, elle arrête pas de venir voir ce qui se passe. Ah, ils sont curieuses.
Ils sont hyper curieuses. Elle est gentille. David, ici, on est au milieu d'une d'une belle prairie et puis pas pas qu'une hein, on est entouré de prairie.
Est-ce que ça veut dire qu'au cahi des charges de l'appellation la opé Maroalile, on vous impose de l'herbe fraîche, de la prairie ? Ah oui oui oui, c'est imposé. Il y a il y a une surface minimum. par vache.
Ouais. Et un temps donné euh sur l'année avec une obligation de pâturage. Ça c'est une obligation.
Obligation, c'est une obligation au niveau de la Ouais, ça c'est le l'INO. C'est la base. C'est la base.
C'est le pâturage. D'accord. Ce qui est fou, c'est qu'au fond la opé ça vous oblige à faire un fromage au lait cru.
Ouais. Aujourd'hui, il y a beaucoup de fromageries depuis des problèmes liés à la listeréria partout, à des problèmes sanitaires qui ont choisi de de thermiser ou de pasteuriser leur lait. Donc le travail du lait cru c'est c'est une prise de risque pour Oui oui c'est une prise de risque.
Ouais totalement. Ouais c'est ça vous oblige à travailler différemment sur l'alimentation des vaches et sur la la menée du troupeau ou il y a des de toute façon on est tenu avec certains aliments où on n pas le droit de donner aux vaches quoi. Les produits sous-produits alimentaires.
On peut pas une chance pour consommateur interdit. C'est une chance pour le consommateur aussi. Oui c'est exactement.
Vous avez combien de surface d'ailleurs en pâure ? En prairie il y a 75 hectares. Ah ouais ouais.
Ah, ça fait quelques terrains de football hein, monsieur le sénateur quand même. 75 [rires] est facile quand on parle d'un état, on parle toujours d'un terrain de fo de football. Ouais. [musique] Oh, magnifique.
Oh bah dis donc, magnifique. Ah, je m'attendais pas à ça. Bonjour, c'est vous Gwen ?
Oui, c'est moi. C'est David qui nous envoie avec monsieur le sénateur. Bonjour.
Bienvenue à la ferme du Pand Desoup. Figurez-vous qu'on voulait parler fromage et alors là j'arrive, j'ai rarement vu une aussi belle fromagerie dans une propriété agricole. Merci.
On a esquissé ça monsieur le sénateur avec David dans le champ que le maroil c'est vraiment l'emblème du département du nord sur le plan forager. Excellence l'excellence du nord. L'excellence effectivement c'est vraiment le faire de lance de notre région.
C'est une grande fierté pour nous d'être producteur de marile et j'adoterai même producteur de maroil fermier. Donc on transforme le lait de novage sur l'exploitation. Beaucoup de fromageries font le choix du lait pasteurisé ou thermisé.
Oui. Par sécurité sanitaire en quelque sorte. Est-ce qu'on se trompe pas de combat ?
Le cahier des charges à OP Marwal a évolué aussi avec le temps et on peut utiliser du lait cru, du lait thermisé et du lait pasteurisé. On réchauffe notre lait à 57°. L'idée c'est vraiment de sécuriser disons le lait quand il arrive à la fromagerie donc de la ferme juste en face puisqu'on transforme le lait noage sur place mais aussi de garder toute cette typicité.
Ça garde les caractères organolptiques, disons. La sécurité alimentaire, c'est vraiment ce qui nous voilà, c'est la priorité. Sécurité, tradition.
Exactement. Bah c'est c'est un très très bon adage. Je le garderai.
Monsieur le sénateur qu'on est arrivé m'a dit "Je repartirai pas sans avoir goûté leur flamiche, leur tarte au maroil." Et ben on y va alors. Parce que elle est elle est connue dans tout le département.
Vous devez en produire pas mal, hein. Entre 10 et 15000. C'est 15000.
Oui, on a la même réaction. On va changer de métier. C'est énorme.
Allez, je prends le gros parv. Oh là, vous avez le droit. Vous avez bien travaillé, hein.
C'est super. Mais c'est pas fini. Hm.
Alors, voilà, on sait où on est là, hein. C'est c'est ça au bon c'est ça qu'il faut remporter au buffet du Sénat. Je suis pas sûr que tous les sénateurs résistent à ça.
Formidable. Merci. Vraiment formidable.
Merci beaucoup. Avec plaisir. À bientôt.
Merci à vous. Au plaisir de vous accueillir. Au revoir.
Merci. [musique] On arrive dans une ferme qui est qui est drôlement jolie d'ailleurs. Qui est-ce qu'on va voir ?
Ricky Tenin, un oublonnier qui une particularité c'est d'avoir [musique] relancé la filière bio du houblon dans le nord. [musique] Plainte. Ah bah on arrive en pleine action.
Bonjour. Bonjour Ricky Je suppose. C'est ça.
Bonjour Rick. Heureux de vous retrouver. Ben oui, bienvenue à la ferme.
Alors là, on arrive au moment de bah du retour des Houblons de la houblonière ou quoi ? C'est ça. On revient de laère.
On a été cueillir des lianes et on les apporte maintenant à la ferme. Je peux en prendre un pour le sentir ? Oui, bien sûr.
Ah là, c'est incroyable. Ce qui est incroyable, c'est surtout qu'on retrouve cet arôme qu'on identifie dans la bière mais on savait pas que c'était du houblon. Exactement.
C'est ça. C'est l'épice de la bière. Le houblon.
Ou oui. Certaines propriétés du houblon permettent de conserver la bière et de la maintenir dans le temps buvable. D'accord.
C'est une sorte de conservateur naturel. C'est ça. Un antioxydant, un conservateur ex.
Voilà. Et maintenant, c'est devenu en fait le coup de moulin à poivre des bonnes bières quoi. C'estàd c'est ça c'est une signature, une personnalisation en fonction des houblons utilisés et de l'assemblage des houblons aussi qu'on qu'on nous a amené à relancer cette filière qui était en train de disparaître complètement de notre département.
C'est vrai, c'est vrai. Il y avait de moins en moins de houblons parce que les bières étaient devenues de plus en plus industrielles et donc avec des approvisionnements qui venaient de partout du monde. Là, c'est vrai que grâce à la bière artisanale, on a pu relocaliser les productions.
Exactement. Et ainsi que la production du houblon parce que ces microbrasseries cherchaient à se démarquer du marché. Quand j'ai réfléchi à ce que je pouvais produire, c'est que le houblon ça a fait comme un tilt quoi.
C'était des flandres. On peut le faire en bio parce que j'ai des convictions qui moi me donnent envie de cultiver en bio. Donc ça se faisait en bio.
Il y avait des besoins en haut local. Face à des grands groupes industriels américains pour la plupart he allemand américain. Comment est-ce qu'on se bat avec des des petites brasseries artisanales ?
Par la différence. La différence, la qualité. Le bio, ça joue de plus en plus aujourd'hui et puis il y a une sorte d'attachement au terroir qui fait que bah il y a des gens qui vont acheter ce type de bière parce que c'est un choix, je dirais pas politique, même si je suis un politique mais c'est un choix de société.
Voilà. D'accord. Vous en vivez aujourd'hui ?
Tout juste pas encore beaucoup. Et oui hein, parce que j'imagine qu'il faut que ça se développe et puis que vous soyez reconnu dans votre secteur. Voilà, c'est ça.
Bah le le houblon bio c'est un tout petit marché, c'est pas facile économie de niche. C'est une économie de niche. C'est une économie de niche.
Voilà. et construire un outil agricole, ça prend des générations. Et donc moi, j'y vais petit à petit et c'est sûr que pour l'instant le projet est viable, mais je n'ai pas encore l'occasion de me rémunérer beaucoup. [musique] [musique] Ah chic là les frites.
Et voilà les frites avec un petit peu de mayonnaise. Et je vous souhaite un bon appétit. Voà ça.
Voilà. Ça c'est typique de sur un plateau les frites qui débordent. [rires] Oui, il faut que ça déborde.
Il faut que ça déborde. Elles sont belles. On voit qu'elles sont bien cuites, pas trop huileuses.
C'est super. Et de la maillot bien naturillot. Alors là, moi je dirais qu'il y a une première métaphore.
Attention, la barquette déborde. C'est la générosité du nord et de et du peuple du nord. C'est un beau symbole effectivement et il faut le prendre tel quel.
Voilà, c'est des frites généreuses servies généreusement. Puis là, bon, elle a mis gentiment des petites fourchettes en bois mais c'est à la main. C'est à la main.
On comprend qu'il y a un vrai clivage sociologique ici. Il y a des gens qui ont très peu avec une difficulté de passerelle entre les deux. Si je voulais résumer votre propos, Vincent, je vous dirais mais c'est à Lille qu'on a chanté l'international dans une usine à FIVE, quartier de FIVE où on fabriquait des machines à vapeur pour toute la France et même à l'international.
Donc ce patronat a enrichi ce pays, s'est enrichi lui-même au passage, mais la classe ouvrière a été accompagné par ce patronat. C'est ici que il y a eu des mouvements sociaux mais aussi des politiques sociales menées en direction de la Casse ouvrière. Donc, il y a une alchimie très particulière euh qui est qui a marqué mon engagement politique.
Aujourd'hui, ça mène à une situation politique assez clivée entre une gauche qui reste, je dirais, présente et assez forte et une extrême droite qui a gagné des parts de marché énormes avec pas beaucoup de centres en définitive entre les deux. Bien sûr, c'est l'exemple du bassin minier 2/3 dans le pas de calé 1/3 dans le nord où ce qu'on appelait avant les boyaux rouges sont devenus les boyaux bruns qu'il y a une telle exaspération parfois un sentiment d'humiliation de relégation de déclassement social qui fait que beaucoup de ces personnes qui avant votaient socialistes communistes qui votaient à gauche et bien sont basculé vers les sirènes de de l'extrême droite. Donc voilà, il faut en tenir compte et la gauche est moins puissante aujourd'hui dans le département du nord.
Nous avons encore voilà le bfroid, ça c'est un symbole majeur mais ce n'est plus la force historique qui était qui était la nôtre ni tranquille ni tranquille mais on va essayer de de retrouver ces basesl parce que je crois que le discours de justice sociale de d'égalité et de fraternité il faut les retrouver et faire comprendre à nos concitoyens que c'est ça l'avenir. Bon on a le droit de dire bonne santé avec des frites ici. Alors bonne santé avec des frites.
J'espère que vous pourrez en trouver près de chez vous ou alors vous les près chez vous hein, c'est quand même le mieux. Nous vous nous retrouvez très vite sur publicsna.fr la plateforme ou sur la chaîne Canal 8 évidemment.
À très vite. Bon cour. C'était manger ses voté avec le concours général agricole.
Patrick Kanner