Mort de Lyhanna : les failles du système judiciaire
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Laurence Rossignol, ce drame révèle des erreurs individuelles ou des failles plus larges du système judiciaire ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Périne Goulet, cette affaire révèle les failles d'un système sur les violences faites aux mineurs ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Laurence Rossignol, est-ce que c'est aussi le bilan d'une politique pénale, notamment sous Gérald Darmanin ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Périne Goulet, cette proposition de loi intégrale que vous n'avez pas signée, pourquoi ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Laurence Rossignol, concrètement, faut-il privilégier la loi intégrale ou le projet de loi gouvernemental ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Sébastien LecornuFait
« Les premières remontées non pas de la mission d'enquête mais de la hiérarchie. Gendarmerie, la chaîne évidemment des parquet laisse à démontrer des dysfonctionnements qui n'ont rien à voir avec un problème de moyen. »
- 6:00Laurence RossignolFait
« Ce qui est systémique, c'est les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants. C'est le fait que depuis des siècles, les hommes se servent, utilisent, usent et abusent du corps des femmes et des enfants en toute impunité. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous. Ravi de vous retrouver pour un nouveau numéro de Parlement hebbo, l'émission qui revient sur les moments importants de la semaine au Parlement. Et comme chaque semaine, un débat entre un député et un sénateur.
Cette semaine entre une députée et une sénatrice. J'accueille sur ce plateau Laurence Rossignol. Bonjour.
Bonjour. Vous êtes sénatrice socialiste du Val de Marne et ancienne ministre des familles de l'enfance et des droits des femmes sous François Hollande face à vous Périne Goulet. Bonjour.
Bonjour. Vous êtes député modem de la Nièvre et présidente de la délégation au droits des enfants à l'Assemblée nationale. Émission spéciale cette semaine consacrée à la mort de Liana qui a bouleversé la France entière mais aussi le Parlement.
Un scandale judiciaire dans le traitement des viols sur mineurs, des dysfonctionnements tentés [musique] d'éclaircir les sénateurs lors d'une audition du ministre de la justice et du ministre de l'intérieur. À l'Assemblée nationale, les députés ont réclamé eux une loi d'urgence pour mieux lutter contre ces violences sexuelles sur des enfants. Le Premier ministre Sébastien Lecnu a déjà annoncé des mesures comme la peine à perpétuité pour les violeurs d'enfants en série.
Mais d'abord, le gouvernement tente [musique] de donner des explications sur cette affaire. Un moment de recueillement en silence juste avant la séance de question au gouvernement. Symbole de l'émoi suscité par le meurtre de Liana jusque dans l'hémicycle du Sénat.
Cette émotion, la France entière la partage. Il faut donc faire toute la lumière sur ce qui s'est passé et établir les responsabilités. Une enquête administrative a justement été diligentée par le gouvernement.
Les conclusions seront sur le bureau du Premier ministre vendredi prochain. Mais devant les sénateurs, Sébastien Lecornu a commencé à évoquer une première piste. Les premières remontées non pas de la mission d'enquête mais de la hiérarchie.
Gendarmerie, la chaîne évidemment des parquet laisse à démontrer des dysfonctionnements qui n'ont rien à voir avec un problème de moyen. Ça sera à confirmer. Ce qui ne veut pas dire, madame la présidente, qu'il n'a pas un sujet de moyen pour l'institution judiciaire.
Réponse du premier ministre pour défendre son gouvernement sous pression. En début de semaine, Gérald d'Armanin et Laurent Nugèz avaient déjà dû répondre pendant 2 heures aux questions des sénateurs de la commission des lois. Ce qui nous manque dans cette histoire, c'est pas une nouvelle loi, c'est pas des nouveaux moyens, euh c'est pas des problèmes numériques.
Euh c'est simplement, me semble-t-il, la priorisation des plaintes pour viol. Et je crains que l'un des difficultés, c'est que nous ayons traité collectivement cette plainte comme on traite n'importe quelle autre plainte. Malgré les appels à la démission, le garde des saut exclut de quitter son poste.
Pour Gérald Darmanin, ses instructions au procureur sur le traitement des violences faites au mineurs étaient assez clair. C'est un des aspects que vérifieront les sénateurs qui ont lancé une commission d'enquête. Comme l'explique la présidente de la commission des lois, Muriel Jourda.
Nous allons évaluer la politique pénale, la façon dont elle est mise en œuvre, évidemment les priorités qu'elle déterminent, mais la façon dont elle se donne les moyens de pouvoir mettre en œuvre ses priorités et puis les dysfonctionnements, la façon dont aussi on se donne les moyens d'éviter dysfonctionnement et dont peut-être on les sanctionne. Les travaux des sénateurs sur les dysfonctionnements dans l'affaire Liana débuteront dans les prochains jours. Laurence Rossignol, ce drame révèle des erreurs individuelles ou des failles plus larges de notre système ? judiciaire peut-être on a on dit que c'est systémique depuis le début de cette affaire, le mot systémique est très partagé.
Il faut prendre plusieurs étages dans la dimension systémique. D'abord, ce qui est systémique, c'est les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants. C'est le fait que depuis des siècles, les hommes se servent, utilisent, usent et abusent du corps des femmes et des enfants en toute impunité et que il bénéficie d'une complaisance d'une organisation de la société qui consiste à détourner les yeux ou à ne pas considérer que c'est une infraction pénale que de forcer le consentement ou que considérer que dans la famille, l'autorité paternelle sur laquelle on détourne les yeux, dans l'institution familiale, effectivement de temps en temps il y a des exceptions.
Ce ne sont malheureusement pas des exceptions. C'est massif. C'est massif et il y a de la complaisance.
Et cette complaisance, elle est dans toutes les institutions. Elle est aussi dans les institutions judiciaires. Dans les institutions policières, il y a des violeurs dans l'institution judiciaire.
Dans l' institution policière également, il y en a partout. Donc la notre société a besoin d'une révolution culturelle. C'est pour ça d'ailleurs on y reviendra tout à l'heure qu'on a parlé de et qu'on parle de loi intégrale.
Alors dans cette affaire, je crois que le gouvernement c'est ce qui pourquoi il dit ce qu'il dit et qu'on va trouver effectivement probablement une faute individuelle, peut-être plusieurs fautes individuelles, les fautes professionnelles incontestablement mais il y a tout le sujet, c'est mon deuxième niveau systémique, c'est tout le sujet d'une organisation judiciaire qui ne prend pas en compte suffisamment les violences. Périne Goulet, cette affaire révèle les failles, les le scandale finalement d'un d'un système sur ces violences faites aux mineurs. Alors, je pense qu'effectivement ce cette malheureuse affaire qui conduit à la mort de cet enfant euh révèle des dysfonctionnements qu'il y a dans beaucoup de tribunaux, que ce soit pour protéger les enfants de viol, mais également quand on les met sous protection, comment on gère cette mise sous protection quand ils sont notamment placés auprès des départements.
Moi ce que je trouve terrible dans dans cette affaire et on verra ce que l'enquête dit, je pense qu'il faut pas non plus tout de suite aller trop vite et je pense qu'il est important voilà qu' le temps de l'enquête qu'on voit si vraiment il y a eu des dysfonctionnements individuels. En tout cas moi ce que je je ressens de la justice pour bah être à leur côté régulièrement, j'ai fait des immersions dans dans mon territoire dans dans les tribunals, c'est que on a amené sous ces six dernières années des ressources supplémentaires. fait plus de 1300 magistrats, plus 2200 greffiers.
Donc on amène des moyens supplémentaires mais en même temps on aussi bien et c'est tant mieux euh une libération de la parole qui amène de plus en plus d'affair que ce soit de violence faites aux femmes et de violence faites aux enfants et je pense que nous ne sommes pas complètement dimensionnés pour accueillir toute cette libération de la parole qui était tue depuis des années voire j'allais dire presque des siècles sur ces violences comme disait très bien madame la sénatrice systémique de violence faite aux plus aux fameux enfants de notre pays et il est temps au-delà j'allais dire des moyens financier et du renfort, j'allais dire en moyen humain. Moi ce qui m'interpelle quand même dans cette enquête, c'est cette partie encore très archaïque du dossier qui part d'une juridiction par la poste qui arrive dans une autre des tampons, des vérifications. pour être allé avec le garde des SAAU euh en Espagne il y a quelques semaines, euh on voit qu'ils ont fait une révolution numérique sur notamment les violences faites aux femmes euh où ils ont un dossier unique euh avec l'audition hier, on voyait chez certains de vos confrères comment se dérouler une audition d'enfant.
On voit que le l'enquêteur obligé de tout retranscrire derrière pour 1 heure d'audition, c'est 6 heures de retranscription. On pourrait peut-être gagner en disant bah à telle minute, vous verrez la petite dit bien qu'elle a eu le zizi dans la bouche par le monsieur. Il y a peut-être pas besoin de demander à l'enquêteur d'avoir 6 heures de retranscription.
Il y a à mon avis des choses à lever dans la justice pour faciliter parce que au lieu de passer un enfant par jour, on en passerait trois en enquête par exemple. Et je pense qu'il y a aussi cette chose à regarder qui est de faire passer notre justice dans le 21e siècle. Alors, vous dites notre pays est pas assez dimensionné pour accueillir cette libération de la parole, mais Laurence Rossignol, on a entendu he le Premier ministre, selon les premiers éléments de l'enquête, ce n'est pas un problème de moyen dans cette affaire.
Oui. Alors, ça a été le propos du président de la République dès le premier jour, très défensif sur les moyens de la justice. C'est vrai qu'il y a eu une augmentation des moyens.
Le gouvernement avance toujours le chiffre. Il faut aussi avoir en tête que cette augmentation des moyens, elle a quand même principalement concerné l'administration pénitentiaire et le bâti et qu'elle a moins concerné les juges même s'il y en a eu davantage. Mais on est toujours en sous-effectif, pas simplement dans la justice, dans la police, dans toute la chaîne d'enquête.
Toute la chaîne d'enquête est [raclement de gorge] est elle-même affectée par l'absence de ressources humaines. On manque d'être humain pour traiter ces dossiers. Donc il y a bien un problème de moyens et c'est le gouvernement y est venu progressivement.
Voilà premier ministre a nuancé un peu euh ce propos-là et nous avons besoin de moyens supplémentaires de recrutement et ce sera long. C'est ce que je veux dire. Ce sera long.
On va pas recruter 5000 magistrats à la fin de l'année parce qu'on va pas les recruter en première année de droit les magistrats, il faut les former et il faut former ceux qui sont déjà en poste parce que il y a depuis quelques temps, on forme les magistrats aux violences sexistes et sexuelles mais les générations précédentes n'ont pas été formées et comme ils ne sont pas obligés de se former, nous avons des quanti magistrats qui ne connaissent rien au sujet, qui ne connaissent pas le fonctionnement, qui ne connaissent pas le psychotraum, qui ne savent pas ce que c'est, comment on recueille la parole d'un enfant. On a fait des progrès. Les salles Mélanie par exemple, la procédure Mélanie, elle permet qu'un enfant répète pas trois fois la même histoire parce que raconter c'est revivre.
On fait des progrès, c'est lent, c'est insuffisant. Mais je vous dire une chose, c'est que si c'est aussi lent et aussi euh insatisfaisant, c'est parce que tout ça est vu par petit on découpe en tranche. Et dans ce qui va se passer là euh dans les 3 mois de de législation qu'on va avoir, je crains qu'on recommence à faire ce qu'on fait depuis déjà de nombreuses années, c'est que dans un projet de loi, on on glisse un amendement dans une PPL, on on passe par une PPL, faut une vision systémique, voilà, il y a une vision systémique qui fait que ça désoriente les magistrats.
On ne sait jamais où on en est. Moi, j'ai des PPL et des amendements. Je sais pas où ils sont perdus entre l'Assemblée, le Sénat, le Sénat et l'Assemblée.
Per Golet, il y a encore un problème de culture de sensibilisation au sein de la justice, au sein de la police dans la priorité qui est donnée à ces enquêtes de violation mineure. Ça a été ce mot de priorité, il a été évoqué par Gledmanin lors de son audition. Je pense qu'on a un sujet sur les violences intrafamiliales.
Ça commence à aller un peu mieux. la parole des femmes est mieux écoutée quand elles arrivent dans un commissariat de police parce que typiquement il y a eu, j'allais dire une trame, c'est tout bête mais il y a une trame de de d'échange en cadre de de récupération de la plainte pour les violences faites aux femmes. Ce que je trouve dommage, c'est qu'à chaque fois on avance par exemple sur les violences faites aux femmes, on regarde pas pour les enfants.
Cette trame pour prendre la plainte d'une femme. Pourquoi on n pas en même temps regardé si on pouvait pas mettre une trame pour aider les forces de l'ordre à prendre le témoignage d'un enfant ? On a l'ordonnance de protection pour les femmes, on n pas l'équivalent pour les enfants.
Donc à un moment, moi ce que j'aimerais c'est que quand on fait des avancées pour une population fragile, qu'elle soit là en l'occurrence c'est beaucoup les femmes, ben qu'on regarde par exemple sur les enfants mais aussi sur les personnes en situation de du capable. ce qu'il faut faire avancer et avoir les mêmes droits pour toutes ces personnes fragiles. Parce que aujourd'hui, un enfant si sa mère est victime de violence, il peut bénéficier d'une ordonnance de protection.
Si c'est juste l'enfant qui est euh victime de violence, il peut pas bénéficier de l'ordonnance de protection. On a quand même à mon avis des choses à faire bouger dans la loi et quand on modifie la loi pour une catégorie de population, regardez si on va pas la modifier pour les autres. Ce scandale Laurence Rossignol, est-ce que c'est aussi le bilan d'une politique d'une politique notamment en matière pénale ?
Charles L Darmanin, il a été ministre de l'intérieur pendant des années. Il est aujourd'hui ministre de la justice. Est-ce que vous appelez aussi vous aussi à sa démission ?
Alors sur Gérald Darmanin, l'honnêteté impose de dire que il a il parle du sujet. il n'est pas il n'est pas indifférent au sujet et c'est probablement un des gardes des sauts euh qui a été le plus attentif et qui a été euh le plus vocal sur le sujet des violences faites aux femmes et aux enfants. Pour autant, il n'a pas pu imposer euh ce que nous demandons depuis déjà plusieurs mois, c'est-à-dire une approche globale.
Une approche globale. Alors, je ne demande pas cette démission mais certains point de vue faire pour le remplacer par quoi ? Par qui un autre ?
Bon, à moins que on on désigne pour être garde des sauts une experte, une militante féministe qui aurait comme seule fonction de faire évoluer la loi là-dessus. C'est pas c'est pas tant le sujet. Ce que je voudrais c'est qu'on ne continue pas de légiférer de la même façon.
Pourquoi nous on demande avec 120 associations féministes, 120 parlementaires, députés, sénatrices, une loi intégrale ? C'est parce que ça nous renvoie à la dimension systémique. C'estàd que la question n'est pas temps de savoir comment on va punir les violeurs.
En fait, les violeurs quand ils arrivent jusqu'au bout du parcours judiciaire, le plus souvent ils sont punis. Voilà, on peut pas Il y a peu de peu de Assez fermement selon vous. Comment assez fermement selon vous ?
Parfois oui. Parfois on trouve que les peines sont pas suffisantes. Parfois elles le sont.
On a des on a alors dans dans ce qui se balade entre l'Assemblée et le Sénat, on a des des motifs d'aggravation des peines. On a des des on a ça, on a des on a le viol sériel, on a tout un tas de on a tout identifié et comme on a légiféré par petite touche, on naboutit pas. Ce que je veux dire, c'est que euh les la question c'est de savoir comment les hommes vont arrêter de violer, quand ils vont arrêter de violer.
Et ça ce n'est pas simplement euh une question de répression. La peur du gendarme ne suffit pas en l'espèce. On a trop de classements sans suite.
Ça c'est un problème d'enquête, un problème d'engorgement des des des parquets, un problème aussi de d'insuffisance de juge d'instruction. Les parquets, on sait comment ils fonctionnent. C'est-à-dire que ils poussent jusqu'au bout les affaires dont ils sont sur lesquelles ils sont sûrs d'avoir la condamnation à la fin.
Donc c'est tout ça. Et puis à quel moment si on continue de légiférer, j'ai compris que c'était ça qui qui avait un peu en tête le gouvernement. Une loi protection de l'enfance, on va rajouter quelques articles.
Juste je finis ma phrase. Si on continue de légiférer comme ça, quand est-ce qu'on parle de la prévention ? Quand est-ce qu'on parle de la réparation, de la prise en charge des victimes, de la protection sociale ?
Et c'est de tout ça dont il faut parler. Sinon, on n'aura pas la révolution du système que l'on veut avoir. Alors, cette loi intégrale pour protéger nos enfants face aux violences sexuelles, les députés la demande de toute urgence au gouvernement.
Stéphanie des Pierre, c'est rarissime. Chaque groupe politique pose une question sur le même sujet, l'affaire Liana. Le ban des ministres est devenu le banc des accusés.
Est-ce que vous vous engagez aujourd'hui à mettre 3 milliards sur la table pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants ? Le 25 novembre dernier, avec plus de 110 députés, nous avons déposé une proposition de loi intégrale depuis 8 mois. Je vous interpelle.
Depuis 8 mois, nous demandons à avancer. Jusqu'alors ce sujet n'a pas été [acclamation] votre priorité. [applaudissements] Le ministre de la justice, Gérald d'Armanin, est la première cible de la gauche.
Pourquoi avez-vous décidé de ne rien faire ? Et quand assumerez-vous votre part de responsabilité en présentant votre démission ? Et il est en première ligne pour répondre aux questions.
Mais ne faisons pas croire au français que dans le cas extrêmement précis, c'est une nouvelle loi ou des moyens supplémentaires qui auraient empêché ce drame. Sur tous les bancs, les députés demandent du changement du bloc central. Combien de Jérôme Barella sont à cette heure libres dans nos écoles, dans nos foyers, de l'aide sociale à l'enfance, dans nos services publics à la droite en passant par l'extrême droite ?
Monsieur le Premier ministre, une seule question. Comptez-vous tout remettre à plat pour permettre aux Français de retrouver la confiance aujourd'hui terriblement entamé ? 2 jours avant la disparition de Liyana, le gouvernement avait présenté un projet de loi de protection de l'enfance.
Face à l'émotion, Sébastien Lecnu va l'amender. Il propose de durcir les peines jusqu'à la perpétuité pour les violeurs en série et d'obliger la justice à accélérer. Nous encadrerons dans un quantum de 3 mois qui obligera et les enquêteurs et les parquets d'effectuer les premiers actes d'enquête qui permet ou non d'emmener un présumé coupable à la garde à vue.
Le projet de loi sera examiné en juillet au Parlement. Concernant l'idée d'une loi intégrale sur les violences contre les femmes et les enfants, le Premier ministre n'a pas complètement fermé la porte. Lundi, il recevra les députés des huit groupes qui l'ont rédigé.
Périne Goulet, cette proposition de loi intégrale qui a été signée par une centaine de députés et qui est réclamé de taux urgence au gouvernement. Ce texte, vous ne l'avez pas signé. Pour quelle raison ?
Ça veut dire que vous vous ne croyez pas à une réponse systémique en urgence ? Non, non, pas du tout. C'est de la négligence, j'ai pas fait attention, ça arrive, on a tous les jours des demandes de cosignature.
Et puis j'ai regardé entre temps cette loi, ce que j'étais vraiment passé à côté. Euh en fait, il y a déjà des choses qui sont en cours et c'est ce que disait très bien madame la sénatrice, c'est qu'aujourd'hui on on s'y perd, on a des choses qui sont entre les chambres. Euh, typiquement, ben typiquement dans je vais vous prendre quatre exemples sur cette loi intégrale qui sont en cours.
Euh l'avocat pour l'enfant, on va le le 30 juin, il va arriver en en lecture finale à l'Assemblée nationale. Donc les enfants auront un avocat, les enfants placés auront automatiquement un avocat pour les demandé. La fin du devoir conjugal est en navette et elle est aussi dans cette loi intégrale.
On a également l'attestation d'honorabilité qui arrive dans le texte de loi qui est mi-juillet chez nous et l'ordonnance de sûreté de l'enfant qui est demandée par la civise repris par ce texte. Je l'ai fait voter en janvier. La civise c'était la commission indépendante sur l'anceste.
Je l'ai fait voter en janvier à l'Assemblée nationale. Il est en avait avec le Sénat et on a une nouvelle mouture qui arrive dans le texte qui arrive là au mois de juillet. Moi, je j'ai un vrai sujet et vous le disiez très bien, c'est comment on fait aussi pour pas être qu'en défensive tout le temps, pas être qu'en punition.
Je veux dire aujourd'hui, on a besoin de mettre des moyens sur les enseignements à la vie affective et relationnelle à l'éducation nationale pour pouvoir bien dès le plus jeune âge dire à un enfant que son corps c'est son corps, qu'il a le droit de dire non et que dès qu'un adulte lui fait du mal, il puisse se dire tout de suite. On a également pour moi la question du soin. On le voit sur malheureusement ce cas.
Euh on est en train de voir et à mon avis on n' pas fini de découvrir, j'allais dire les déviances de cette famille, la famille Barella. Je veux dire à un moment on a beau et j'entends certains qui parlent de castration chimique. Je veux dire ces hommes, c'est c'est résumé à l'acte sexuel.
Or tous ces pédocriminels qui passent leur temps devant euh j'allais dire les réseaux pour faire des viols à des enfants ou ce genre de choses, c'est mental. Donc on a besoin aussi d'investir énormément dans j'allais dire le soin des victimes mais aussi des auteurs parce que si on ne traite pas les auteurs à un moment quoi qu'il arrive ils sortiront de prison et ils pourront recommencer. Et moi, j'aimerais vraiment qu'on investisse aussi sur les enfants victimes pour éviter des phénomènes de répétition dans l'avenir.
Quand vous avez un enfant dont les parents l'ont violé depuis tout petit dans son esprit, mes parents l'ont quand même aimé. Et donc pour lui, violère dont mes parents m'ont aimé. Donc quand vous le placez dans un foyer de l'enfance qui commence à adorer quelqu'un de son de son entourage, qu'est-ce qu'il va faire ? il va commettre les mêmes gestes que ce qu'il a vécu chez lui.
On a besoin de soigner ses enfants, on a besoin de plus de soins. Sans ça, on va continuer à faire du défensif. Alors oui, on aura des peines plus lourdes mais des enfants comme Liana seront décédés.
Et moi, le but, c'est pas qu'on mette en j'allais dire en prison pendant des années. Oui, c'est important. D'ailleurs, je l'ai proposé que les crimes sériels bien on aille à perpétuer.
Mais ce qu'il faudrait, c'est qu'on nit plus les victimes au départ. ce que vous disiez très bien, qu'est-ce qu'on fait dans notre société pour changer les mentalités et pour soigner les déviants qu'on a malheureusement partout dans ce pays. Laurence Rossignol Périne Goulel disait il y a beaucoup de mesures qui sont en cours d'examen au Parlement.
D'abord concrètement, est-ce que dans ce calendrier de fin de quinquena qui est assez restreint, on a le temps de débattre au Parlement d'une proposition de loi intégrale ou alors est-ce qu'il faut mieux privilégier ce projet de loi sur la protection de l'enfance du gouvernement avec certains amendements pour essayer d'avancer ? Le temps ça se trouve et par exemple cette semaine on va étudier au Sénat la loi la proposition de loi qui porte atteinte au jour férier chamé du 1er mai. On va on va faire une on va passer 3h dans l'hémicycle pour permettre aux boulangeries d'ouvrir.
Je pense que ce n'est pas une priorité. En revanche la protection des enfants en est une. Mais donc oui, si on veut trouver le temps, on on le trouvera.
Ce que je veux dire, c'est que en quoi c'est important d'avoir cette proposition de loi intégrale ? Moi, j'ai c'est plutôt une loi de programmation. c'est une qui va des moyens qui intègre effectivement des mesures qui sont du domaine réglementaire mais c'est le le sens des lois de programmation.
Il y a même aujourd'hui des angles morts terribles. Personne ne parle des clients, des mineurs qui sont victimes d'exploitation sexuelle et livré à la prostitution. Où sont-ils ceuxl ?
On nen voit jamais un devant les enfin rarement un devant les tribunaux. Or une relation sexuelle tarifée avec un enfant est un crime. C'est un crime.
Voilà. où c'est où est-ce où on va parler de l'impact de la pornographie sur les violences sexuelles et pourtant il est maintenant documenté, il est majeur notamment par le Sénat notamment par le Sénat mais aussi encore par les par les par l'Espagne. L'Espagne a fait un travail là-dessus.
Donc on sait aujourd'hui que une consommation intense de porno vous amène à aller vers des vers des vidéos de plus en plus trash et on finit sur la pédopornographie. Les enfants qui sont dans la pédobornographie sont des enfants victimes de violence sexuelle et un homme qui regarde de la pédopornographie est un pédocriminel. et tout.
Et là, je veux juste dire une chose parce que quand même sur les moyens, le parquet de Paris nous disait il y a pas très longtemps que ils avaient identifié beaucoup d'hommes, je vais pas donner les chiffres, beaucoup d'hommes qui commandent des viols sur des viols d'enfants sur internet, des violes d' direct et que ils n'avaient les moyens que d'en poursuivre allez 20 % du stock qu'ils avaient. Donc pendant ce temps-là, c'est une question de moyen, pendant ce temps-là, les autres continuent de de de commander des viols sur internet. Donc on a quand même bien un problème de moyens moyen d'enquête, moyen de traitement judiciaire.
Faut arrêter de de noyer le poisson. Peringolet sur la lutte contre la récidive de ces pédocriminels. Il y a aujourd'hui dans le débat des propositions pour en faveur de la castration chimique.
Est-ce que vous y êtes favorable ? Mais je vous le je l'ai évoqué tout à l'heure, c'est regardé encore le sujet par le petit coin de la lorniette. Vous allez empêcher, je vais être cru qu'il ait l'érection.
Très bien. Mais vous allez pas empêcher qu'il puisse violer avec ses mains. Vous allez pas l'empêcher que mentalement il puisse continuer à regarder euh des choses pornographique ou de la pénocriminalité sur euh sur un écran.
Donc oui, ça peut limiter un certain d'affichage. Pour moi, ça peut être intéressant mais tout seul ça résoudra pas le sujet. Le vrai sujet, c'est comment on fait en sorte que ces gens on les soigne parce que c'est une déviance pour éviter qu'il recommence parce que aujourd'hui sinon on s'en sortira pas. c'est effectivement l'exploitation sexuelle euh des jeunes filles et des jeunes garçons, faut pas l'oublier.
On a aussi euh pas mal de de garçons qui sont livrés à la prostitution, mais aussi par internet et vous le disiez très bien madame administrate. Quand on voit aujourd'hui certains sites et on a essayé de les convoquer à la délégation au droit des enfants, certains ont répondu, d'autres pas. on va on va leur donner une chance de revenir parce que il est important qu'on regarde toutes ces manières que les qui peuvent consommer du du sexe.
Mais au-delà de ça, comment on agit aussi pour que ces jeunes ne tombent pas dans ce système de pédocriminalité ? Quand on regarde et on les a auditionné il y a pas longtemps à droits des enfants, on a reçu des jeunes qui étaient euh exposés à cette pédocriminalité et qui étaient victimes d'exploitation sexuelle. Bah au départ, ils ont été souvent victimes de l'agression sexuelle eux-mêmes et ils ont une telle vision de leur corps que bah ils tombent, j'allais dire petit à petit dans cette expation.
Il faut qu'on aide. Certains mineurs peuvent devenir aussi auteurs de violence sexuelle sur d'autres. Mais même avant d'être auteur, tous ces jeunes en prostitution, quand on regarde le parcours qu'ils ont ces jeunes en prostitution, 80 % ont été victimes de violence auparavant. comment on accompagne aujourd'hui notre jeunesse pour euh j'allais dire ne pas tomber dans ses déviances et quelle formation on met en place et le soin je reviens au soin essentiel moi le soin c'est essentiel sur le soin justement Laurenceignol est-ce qu'on peut soigner ces pédo criminels le ministre de la justice Géraldin estime je cite qu'ils sont incurables et que il ne faut pas les réinsérer dans la société alors le ministre dit des bêtises quand il se mène à parler santé et psychiatri éviter et rester dans son domaine où déjà il a beaucoup de [ __ ] travail.
Euh les pédo criminels, il y a une diversité, c'est pas un prof, il y a pas un profil type de pédo criminel. Il y en a pour certains qui sont des anciennes victimes. Un/ers des violeurs sont des victimes dans leur enfance de viol.
Déjà, qu'est-ce qu'on fait pour soigner ces enfants ? Pas grand-chose. Il y a quelques années, je sais pas si ça a évolué, il y avait en tout et pour tout une maison d'enfants à caractère social, c'est-à-dire un foyer qui accueillait les filles victimes de viol familial.
Est-ce que il existe la même chose pour les garçons ? Pas à ma connaissance. Et pourtant, il faudrait vraiment les soigner.
Donc, on est à la ramasse sur le soin et donc on on laisse se préparer des futurs violeurs. Alors, tous les enfants victimes ne deviendront pas des violeurs, je tiens à le dire. Mais parmi les violeurs, il y a une prévalence, une proportion forte d'enfants victimes.
Ça, c'est la première remarque. Après, vous avez quand même dans le viol simplement une absence de de barrière morale, c'est-à-dire juste c'est un mécanisme de domination. Pourquoi se priver quand c'est sous la main ?
Alors ça c'est aussi un pédo criminel. Est-ce que celui-là est incurable ? Je ne le crois pas.
Et bien enfin si le viol si les pé la pédocriminalité relevait de la psychiatrie, il ne serait pas condamné. Il serait pas en prison, il serait à l'HP. Et c'est quoi ces maladies psychiatriques qui ne concerneraient que les hommes et qui concernent pas les femmes ?
Il y a pas de femmes, il y a pas de femmes atteint de ça. Donc le milieu qui reste dans son domaine du droit. Fin on finira sur ces mots.
Merci. Merci d'avoir participé à ce débat. Merci d'avoir suivi cette émission et on se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau numéro de Parlement hebbo.
Laurence Rossignol