Sexisme en politique, primaire de la gauche... Marine Tondelier est l'invitée du 20h
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Marine Delieri, est-ce que c'est toujours plus difficile pour une femme que pour un homme en politique en 2026 ? Oui, on est victime de sexisme sur le terrain, sur les réseaux sociaux. Je pense que c'est le paroxisme et puis de la part de certains de nos collègues, mais toutes les femmes qui sont en responsabilité le savent.
On est jugé beaucoup plus durement que les hommes et on nous ne pardonne rien. Mais ce que j'ai envie de dire à vos téléspectatrices qui le savent, c'est que le sexisme n'est pas propre aux femmes exposées et aux femmes politiques. Quel que soit leur territoire, leur âge, leur activité, elles le savent. celles qui nous regardent, elles en sont victimes.
C'est notre lot commun. Voilà. Et c'est pour ça qu'il faut que les femmes s'engagent en politique.
C'est pour qu'on se batte et qu'on pour qu'on fasse changer les choses. Et si vous n'en avez pas la force ou pas l'envie, on le fait pour vous. Mais aussi contre toutes les discriminations, contre toutes les injustices.
C'est c'est un des fondamentaux de mes combats politiques et c'est ce que je défendrai dans la présidentielle. Alors vous vous engagez justement, vous êtes candidate depuis maintenant plusieurs mois, mais vous êtes candidate à quoi exactement ? Vous êtes candidate à à une hypothétique primaire de gauche au mois d'octobre.
Vous êtes candidate directement à l'élection présidentielle. Vous êtes candidate à quoi ? J'étais désigné comme chef de fil des écologistes à plus de 86 % cet automne pour la présidentielle et notre candidature s'inscrit logiquement dans le cadre d'une primaire parce que nous pensons que c'est la seule solution pour arriver à une candidature commune de la gauche et des écologistes, une candidature capable de se qualifier au deuxème tour.
La seule solution vous dites, c'est se passer par cette primaire mais elle a quand même on peut dire un peu de plomb dans l'aile. Il y a plein d'initiatives qui se montent ici ou là y compris même par Yannick Jado qui était votre candidat à la dernière élection présidentielle. Est-ce qu'il y aura vraiment une primaire le au mois d'octobre prochain ?
Je pense qu'il y a beaucoup de personnes et c'est logique dans la période qui sont un peu perdues et moi je ne reproche pas aux gens d'être perdu. Par contre cux qui veulent nous faire perdre ça je ne le laisserai pas faire parce que certaines choses que je vois et que j'entends à gauche apparent à des tentatives de sabotage. Moi, j'ai écrit un manuel qui s'appelle ce que nous vous devons.
Vous trouverez sur mon site marinetourneer.fr, c'est gratuit où je lise toutes les raisons pour lesquelles cette primaire me paraisse indispensable. Je pense qu'on est dans un moment de crise immense et que dans ce moment de crise, un camp qui parlerait petit face aux grandes crises se condamnerait à devenir inaudible et donc inutile et puis enfin remplaçable.
C'est ça qui va nous arriver en réalité et nos électeurs méritent bien mieux. D'ailleurs 89 % d'entre eux chez les écologistes val une primaire, 87 % des socialistes, je le dis aux opposants d'Olivier Fort et 86 % de tous les électeurs de gauche et écologistes. Sauf que de très nombreux responsables politiques de gauche n'en veulent pas ou en tout cas font tout pour la plomb.
Vous avez remarqué peut-être font tout en tout cas pour la plombé cette primaire. Il y aura s'il y a pas de primaire, il y aura un bulletin Marine Tondolé dans un an à la présidentielle. les les gens qui organisent là en ce moment le bal égos irréconciliables commettent une erreur grave historiquement politiquement parce que c'est un cadeau formidable fait à nos adversaires.
Et moi je suis pas là pour vous dire une fois qu'ils nous aurons mis dans l'impass et qu'il y aura plus de solution ce que je ferai je suis là pour vous dire comment là maintenant avec les écologistes nous battons pour que cette primaire ait lieu parce que ça fait deux élections déjà que la gauche n'est pas au deuxième tour et ce que nous devons à nos électrices et à nos électeurs c'est de le représenter fièrement jusqu'au premier jusqu'au deuxème tour et jusqu'à l'Élysée. On a besoin de changer leur vie vraiment. Moi j'ai proposé à nos partenaires 21 propositions qui mettront tout le monde d'accord.
Il y a une convergence début. Il y a une convergence début que les électeurs soient insoumis, communistes, socialistes, écologistes. Ils veulent de l'environnement, ils veulent de la justice sociale, ils veulent la sécurité qu'on leur propose.
Vous dites que ça fait deux présidentiels que la gauche n'est pas au second tour. Donc on va vers une troisème bis répétita. S'il n'y a pas de primaire, s'il y a trop de candidats à gauche, bah ça paraît assez assez inévitable.
Oui, c'est même mathématique et nous ne laisserons pas faire. Donc, il faudra effectivement que certains se désistent. En tout cas, vous mettez pour l'instant des idées sur la table dans le débat public.
Il y en a une que j'ai voulu relever sur laquelle je voulais vous entendre. Vous évoquez une sécurité sociale écolo, c'est quoi ? Ben écoutez, en 1945, alors que l'Europe sortait du traumatisme fasciste, le Conseil national de la Résistance a cette idée géniale de dire il y a des risques euh sur lesquels on veut protéger les Français et donc il leur donne des droits sur la santé, sur la famille, sur la les accidents du travail, sur la retraite.
Eh bien, nous sommes maintenant au 21e siècle et les mots d'embras crois à à l'époque hein de dire de la naissance à la mort on doit pouvoir vivre dignement sont toujours là mais il y a des nouveaux risques et peut-être qu'on doit pas attendre l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir pour les protéger. Et donc c'est quoi ? C'est protégé pourquoi cette sécurité sociale ?
Je vous donne des exemples de nouveaux risques à protéger. 30 % des français en 2024 ont bu une autre mauvaise qualité. Il y a nos enfants qui sont imprégnés de calum, un métal très dangereux qu'on a dans les céréales, dans les pâtes, dans le pain partout.
Cin fois plus que les enfants américains, six fois plus que les enfants allemands pour les 6 10 ans. C'est l'âge de mon fils. Je pense comme plein de maman, je suis très concernée.
Et donc ça servira des gonflements argiles qui fissurent les maisons. 50 % des maisons françaises sont menacées. Borité social, elle financerait, il y a des ouvriers des BTP qui arrivent plus à travailler par les fortes chaleur.
Et bien nous, on dit ces nouveaux risques, on les on les protège, on prévient les maladies environnementales. On va vous aider à payer à à trouver un autre système que les primes d'assurance de vos maisons qui sont concernées par les inondations et cetera qui augmentent de 10 à 20 %. On va mettre en place une sécurité sociale de l'alimentation pour que tout le monde mange dignement en quantité mais aussi en qualité.
Et puis on va mettre en place un congé climatique. Quand l'école de vos enfants est fermée du fait de risque climatique, vous vous aurez le droit à un congé pour vous occuper d'eux si les chaleurs sont trop élevées et que vous y êtes exposés. Mais mais aussi voilà, il y a plein de risques comme ça à protéger et je pense qu'on n'est pas à la hauteur.
Oui, mais en fait, on les finance déjà. On les finance déjà mais chacun est seul face à son risque. La sécurité sociale c'est mutualiser les risques.
Juste dernière question Marine Tourelier. Si jamais ça n'était pas vous qui au final serait candidate dans un an, on a bien compris que visiblement vous ne voteriez pas pour Jean-Luc Mélenchon. Hier en conférence de presse, vous avez dit là où est parti LFI, on ne peut pas les suivre.
Plus question de discuter avec les insoumis. C'est un divorce irréconciliable, définitif avec Jean Mélan Mélenchon parce qu'il y a une obsession de tout le monde et je pense qu'on perd du temps à parler de ça. Ce que je peux vous dire c'est que en tête il y a un scénario où les écologistes peuvent soutenir quelqu'un d'autre qu'un écologiste à la présidentielle.
C'est le scénario où cette personne aurait gagné la primaire de la gauche et les écologistes. Si les électeurs de gauche écologistes réclament une personne, c'est quand même eux qui votent à la fin. Cette personne devient donc légitime être soutenue par tout le monde, à construire une équipe, à mettre en place un projet.
C'est ce à quoi moi j'aspire. C'est ce à quoi les écologistes aspirent. On a une candidature, un programme, vous pouvez aller consulter sur mon site mariné.fr, nos 500 propositions, vous pouvez même y contribuer, c'est très démocratique.
Et ben, on est démocratique dans la manière dont on fait notre programme et on est démocratique dans la manière dont on choisira le candidat. Vous savez, la démocratie c'est pas que pour les autres et c'est pas que pour la 6e République demain. J'entends beaucoup de respects politiques parler plus démocratie à gauche, mais sauf pour choisir leur candidat.
On verra en tout cas si cette primaire a lieu, elle est prévue en tout cas théoriquement le 11 octobre. Mais tenez bon, nous arrivons, accrochez-vous, on va se battre et on va les battre. Marine Tordeli, international des écologistes.
Marine Tondelier