Baisse du carburant : "On n'est pas au courant de grand chose" réagit un maire, gérant de station
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Défensif 100 %
Questions et réponses
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- 0:37OuverteRéponse directe
Expliquez-nous, comment ça fonctionne une station municipale, Eliane Sessé
- 1:23OuverteRéponse directe
Vous le disiez, comment vous fixez justement ces prix-là, monsieur le maire ?
- 1:52OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez noté, alors les prix ont en tout cas augmenté pour vous aussi, même si vous le disiez, effectivement, ces prix restent plus intéressants que sur d'autres petites stations indépendantes.
- 2:09OuverteRéponse directe
Est-ce que vous notez quand même un changement de comportement de la part des automobilistes
- 2:35OuverteRéponse directe
Monsieur le maire, je parlais justement de la promesse du gouvernement qui promet en l'occurrence une baisse sur le litre de gasoil de l'ordre de 12 à 18 centimes.
- 3:15RelanceRéponse directe
Vous n'êtes pas trop au courant ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:05PrésentateurFait
« gouvernement l'assure, à partir de la semaine prochaine, les prix à la pompe baisseront de l'ordre de 12 à 18 centimes d'euros sur le litre de gasoil. »
- 1:29Invité politiqueChiffre
« ils ont fait notre prix de revient et sur le prix de revient, ils ajoutent entre 3 et 4 centimes pour le coût de fonctionnement. »
- 2:43PrésentateurFait
« La porte-parole du gouvernement disait que ce sera visible donc dès la semaine prochaine. »
- 3:17PrésentateurChiffre
« le gouvernement qui avait par exemple annoncé une enveloppe de 50 millions d'euros pour les communes rurales justement pour aider ces petites stations. »
- 4:50Invité politiqueFait
« il y a des choses que l'homme politique n'a pas à dire »
- 6:04Invité politiqueFait
« il faudrait une baisse des taxes. »
Temps de parole
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- Présentateur42 %
- ?6 %
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Le
gouvernement l'assure, à partir de la semaine prochaine, les prix à la pompe baisseront de l'ordre de 12 à 18 centimes d'euros sur le litre de gasoil. En attendant, ce matin, on prend la direction d'une petite station-service communale située à Coupiac, un village de l'Aveyron qui compte 350 habitants. Bonjour Eliane Sessé. Bonjour. Merci d'être avec vous. Soyez bienvenue sur Sud Radio. Vous êtes maire de cette commune de Coupiac. La particularité de votre commune, je le disais, c'est que vous êtes vous-même propriétaire de cette station-service. Expliquez-nous, comment ça fonctionne une station municipale, Eliane Sessé
? Eh
bien, disons que nous, c'est une association qui la gère. La commune de Coupiac est propriétaire des murs et de la station, mais c'est une association
qui
le gère pour faire plus simple. Et en fait, pour nous, l'idéal de fonctionner comme ça, c'est qu'on arrive à avoir des tarifs entre la grande surface et la petite station-service privée.
Vous êtes là à 2,18€ le sans-plomb 95, 2,44€ pour le gasoil.
C
'est vrai que ça reste, on va dire, relativement en tout cas attractif par rapport à d'autres petites stations qu'on a en milieu rural. Vous le disiez, comment ça se passe ? Comment vous fixez justement ces prix-là, monsieur le maire ?
Eh bien, disons qu'ils ont fait notre prix de revient et sur le prix de revient, ils ajoutent entre 3 et 4 centimes pour le coût de fonctionnement. Et voilà, du coup, comme si l'association habite non lucratif, ils n'ont pas de bénéfice à faire. Donc du coup, ce qui permet d'avoir des tarifs attractifs, voilà, comme je vous disais tout à
l
'heure, entre la grande surface et la petite station-service, voilà.
Est-ce que vous avez noté, alors les prix ont en tout cas augmenté pour vous aussi, même si vous le disiez, effectivement, ces prix restent plus intéressants que sur d'autres petites stations indépendantes. Est-ce que vous notez quand même un changement de comportement de la part des automobilistes
?
Oui, tout à
l
'heure, déjà, il y a le fait des voitures de plus en plus électriques et des voitures hybrides. Et puis, bon, on voit, on le voit sur le ticket moyen, les gens, il nous semble que les gens font peut-être moins le plein, ils mettent peut-être plus des 50 euros ou des 40 euros que de faire le plein comme ils faisaient avant. Enfin, oui, je pense que pour tout le monde, il y a un changement d'habitude, oui.
Monsieur le maire, je parlais justement de la promesse du gouvernement qui promet en l'occurrence une baisse sur le litre de gasoil de l'ordre de 12 à 18 centimes. La porte-parole du gouvernement disait que ce sera visible donc dès la semaine prochaine. Vous-même, vous allez pouvoir appliquer cette baisse ou pas
? Ah
ben nous, si les fournisseurs nous font la baisse, on le fera. Mais sinon, nous, je vous dis déjà qu
'on
ne
prend
pas beaucoup de marge. Si en plus, on diminue, je pense qu'après, ça sera national. Donc, ça sera les fournisseurs qui feront le prix. Mais nous, pour le moment, on n'est pas au courant de grand chose. Je veux bien que ça se passe, mais on verra la semaine prochaine comment ça va se passer.
Vous n'êtes pas trop au courant ?
Vous
dites, je ne
sais
pas, genre le gouvernement qui avait par exemple annoncé une enveloppe de 50 millions d'euros pour les communes rurales justement pour aider ces petites stations. Vous en avez vu la couleur ou pas ça ?
Non, nous, pour le moment, on n'a rien vu du tout. C'est ce que je disais, on n'a rien vu du tout.
Alors, on
verra la semaine prochaine comment ça va se passer, puisque normalement, d'après ce que j'avais compris, ça serait à partir du 1er novembre. Donc, on verra la semaine prochaine comment ça va
se
passer. Mais pour le moment, nous, petites communes, Coupiac, du moins, on n
'a
rien vu.
Après avoir, on parle en l'occurrence des stations services indépendantes. Alors, est-ce que ça concernera aussi les stations comme la vôtre, communales ?
Je ne sais pas,
on verra. C'est la question aussi.
Et
voilà, ça va être la question, parce que nous, je vous dis, nous, pour le moment, on n'a rien vu. Moi,
je
ne
sais pas.
Après, des stations communales, il y en a quelques-unes, mais il n'y
en
a pas non plus. Ça commence à se démocratiser un peu, mais c
'est vrai que... Vous avez été la première en 90,
oui. On a été la première en 86, oui.
Ça a été
la première station services communales en 86, qui a été gérée par la mairie pendant quelques années. Et après, ils l'ont donnée à une association, parce que c'est beaucoup plus simple. La gestion est beaucoup plus simple.
J
'aimerais
vous faire réagir aux propos, puisque c'est vraiment, pour le coup, ça a marqué beaucoup de gens. Les propos du ministre de l'Économie, Roland Lescure, qui a dit l'autre jour que le niveau élevé de taxes sur les carburants ne l'empêche pas de dormir. Ça vous inspire quoi ? Est-ce que ça vous choque vous-même ou pas, monsieur le maire
?
Après, je ne
veux
pas faire de polémique, mais oui, quelque part, il y a des choses que l'homme politique n'a pas à dire, et même s'il le pense très fort, et moi, enfin,
je
ne l
'ai
pas entendu personnellement, mais on m'en a parlé. Oui, je trouve qu'il y
a
des choses que l'homme politique n'a pas à dire. Après, je ne veux pas faire de polémique là-dessus, mais il me semble que, voilà. Et quand on est un
homme public, un homme politique... Oui, mais c'est
vrai
que n'importe qui, effectivement, a réagi,
parce que ce sont des propos, en tout cas, qui font réagir. Ce sont des
propos assez marquants,
quoi. Et c'est vrai que, de la part d'un ministre de l'Économie, ça peut surprendre, quoi.
Ben oui, c'est ce que je dis. Il y a des propos que l'homme politique ne devrait pas, surtout quand on est ministre, ne devrait pas dire. Après, chacun est libre de ses expressions. Après, chacun le prend. Mais bon, ça me fait un peu sourire, parce que, voilà, il me semble que, quand on est ministre de l'Économie, justement, on devrait passer un peu
aux
habitants. Voilà, mais bon, après, ça, chacun est libre de ses propos, voilà.
Vous, vous attendez quoi, à titre personnel ? Baisse des taxes, c'est ce que vous espérez ? C'est ce que vous demanderiez, vous, pour pouvoir continuer cette activité-là
?
Ah, mais attendez, il faudrait une baisse des taxes. Le problème qu'il y
a,
c'est que, c'est compliqué, c'est vrai que l'idéal, ça serait une baisse des taxes, ou une baisse de la TVA, ou une baisse de... Mais le problème qu
'il
y a, c'est que, si on comprend bien l'actualité, le problème, c'est qu'il n
'y a
plus de sous, et que je veux bien qu
'il
baisse les taxes d'un côté, mais les taxes qui vont baisser d'un côté, il faudrait qu'il récupère de l'autre, quoi.
C'est un peu
le vase communiquant, ça, malheureusement.
Et on se rendra compte de ça, après, voilà.
Voilà.
Et bien, c'est ça,
un grand merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio, vous êtes le maire, je le rappelle, de Coupiac, une petite commune de l'Aveyron, qui compte 350 habitants.
On
les salue, d'ailleurs, et donc, bah voilà, cette station-service qui est communale, qui appartient à votre mairie. Merci beaucoup, monsieur le maire.