Retraites : quelle stratégie pour le RN ? - Jordan Bardella - C à Vous - 07/03/2023
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00FerméeRéponse directe
Une mobilisation historique à laquelle vous n'avez pas participé, Jordan Bardella, ni vous, ni les élus du Rassemblement National ?
- 0:27RelanceRéponse partielle
Mais il y a des banderoles d'un grand nombre de partis, notamment les partis de gauche.
- 0:43RelanceÉludée
Mais il n'y aura jamais de banderole du Rassemblement National dans ce genre de...
- 0:54FerméeRéponse directe
À 70%, ils soutiennent la demande de retrait du projet de l'intersyndicale ?
- 1:43OuverteRéponse directe
Et la grève, ça sert à...
- 2:22FerméeRéponse partielle
Est-ce que ça sert à quelque chose ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:03Invité politiqueFait
« Mais ils ont raison, c'est précisément la position du Rassemblement National. »
- 1:08Invité politiqueChiffre
« Je pense que cette majorité de refus, des près de 80% de Français qui ne veulent pas de cette réforme des retraites... »
- 1:10Invité politiqueChiffre
« Ouais, on était à un peu plus de 72% dans le dernier sondage Elab. »
- 6:45Invité politiqueChiffre
« Ça coûte 10 milliards d'euros. »
- 7:46Invité politiqueChiffre
« Le nombre de Français qui partent avec une décote, c'est 13%. C'était 6% en 2014. »
- 8:02Invité politiqueChiffre
« Si le gouvernement n'est pas capable de trouver 10 milliards d'euros à l'horizon 2030, alors c'est extrêmement inquiétant. »
- 8:15Invité politiqueChiffre
« Emmanuel Macron, c'est 600 milliards d'euros de déficits, de dettes supplémentaires entre 2017 et 2022. »
- 10:21Invité politiqueChiffre
« Les aides sociales qui sont versées aux étrangers chaque année dans notre pays, c'est 12 milliards d'euros par an. »
- 5:25Invité politiquePromesse
« Nous prenons avec Marine Le Pen l'engagement de revenir sur cette réforme lors de la prochaine élection prise en scène. »
- 11:15Invité politiquePromesse
« Nous instaurons, si nous arrivons à la tête de l'État, la priorité nationale que nous ferons voter dans un référendum où nous donnerons la parole aux Français sur l'immigration. »
Temps de parole
- Jordan Bardella71 %
- Présentateur13 %
- Invité8 %
- Invité 27 %
≈ 7,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Une mobilisation historique à laquelle vous n'avez pas participé, Jordan Bardella, ni vous, ni les élus du Rassemblement National ?
Nous y avons très largement pris notre part à l'Assemblée Nationale, parce que vous savez qu'on a le premier groupe. Je pense que le mouvement social est libre de s'organiser. Il y avait beaucoup dans ces manifestations, d'ailleurs, qui vivent partout en France et qui traduisent ce nom du peuple français à l'égard de la réforme. Il y avait beaucoup de nos adhérents, nos militants, nos élus, et puis beaucoup de nos électeurs aussi, parce que dans ces cortèges, il y a beaucoup de gens qui ont voté pour Marine Le Pen.
Mais il y a des banderoles d'un grand nombre de partis, notamment les partis de gauche. Il est inimaginable de voir une banderole du Rassemblement National dans un mouvement.
Avec qui sont très durs les syndicats, parce que les syndicats disent à la France Insoumise, faites votre boulot, on fait le nôtre. Et je pense que d'ailleurs, c'est dans cet état d'esprit qu'on doit être.
Mais il n'y aura jamais de banderole du Rassemblement National dans ce genre de...
Non, parce que si je mets une banderole du Rassemblement National en tant que président du parti, vous allez me dire, mais vous n'avez pas le sentiment de faire un peu de récupération politique ? Non, mais moi je vous parle de vos sympathisants, de vos électeurs.
À 70%, ils soutiennent la demande de retrait du projet de l'intersyndicale ?
Mais ils ont raison, c'est précisément la position du Rassemblement National. Écoutez, je pense que cette majorité de refus, des près de 80% de Français qui ne veulent pas de cette réforme des retraites... 68. Ouais, on était à un peu plus de 72% dans le dernier sondage Elab. Elle vit partout en France. Elle vit au travers du débat public, elle vit au travers des échanges qu'on a sur les plateaux, elle vit au travers des mobilisations populaires que nous soutenons, et elle vit aussi au travers du débat parlementaire.
Nous, on a un parti politique qui a le premier groupe d'opposition à l'Assemblée et notre rôle, c'est d'empêcher que ce texte ne soit adopté au Parlement, de faire un travail de fond pour limiter les dégâts que peuvent faire cette réforme et surtout pour porter de manière concrète aussi au Parlement. Parce que si vous voulez, si on compte sur la NUPES, très bien, la NUPES peut être dans la rue, sauf que la NUPES a confisqué le débat à l'Assemblée Nationale.
Et la grève, ça sert à...
Et par la stratégie... La grève ? Je vais vous répondre sur la grève. Par la stratégie d'obstruction parlementaire qui a mis en place la NUPES, en fait, on n'a pas voté sur cet article 7 qui aurait pu empêcher l'adoption de la retraite à 64 ans. Donc j'en veux beaucoup...
Le Sénat vient de commencer à l'examiner.
J'en veux beaucoup à la NUPES parce que je pense qu'ils décrédibilisent d'abord leur propre message politique et le message qu'ils ont eux-mêmes porté en disant qu'on est contre la réforme. Mais en faisant ce qu'ils ont fait à l'Assemblée Nationale, en aboyant, en faisant de l'obstruction parlementaire, ils facilitent le travail du gouvernement. La grève ? Ça ne sert à rien ? Écoutez, je pense que beaucoup de Français n'ont plus les moyens de faire grève. Elle est là, la réalité. Et que...
Est-ce que ça sert à quelque chose ?
On ne vous demande pas si on a les moyens ou pas de la faire.
C'est vrai que c'est difficile avec l'inflation.
Écoutez, on verra. Je dis que les conditions de cette grève... D'abord, écoutez, moi je pense que le mouvement social, je l'ai dit, il est libre de s'organiser comme on l'entend. Je pense que la paralysie du pays, elle n'est pas souhaitable parce que c'est la double peine pour les Français. Et notamment les plus modestes. Parce qu'il y a beaucoup de gens...
Ça vous dit comme Elisabeth Borne.
... qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Les infirmières libérales qui ont besoin d'aller voir leurs patients. Les pompiers, les policiers. Et qui vont être pénalisés par ces files d'attente interminables. Mais je dis une chose qui m'apparaît extrêmement claire. La source de ce blocage et la source des blocages qui pourraient advenir dans les jours qui viennent, c'est Emmanuel Macron. Et la clé de déblocage, et c'est précisément là qu'est notre rôle, de ce qui pourrait advenir dans les prochains jours, je crois que c'est le référendum.
Et je pense que si le président de la République acceptait de dire que cette réforme est une réforme triste, que les Français ne veulent pas, et qu'il soumettait ce texte de loi à l'avis du peuple français par référendum, on n'aurait pas ces blocages. Et on pourrait de manière tranquille, sereine, faire trancher cette réforme, que je crois une majorité de Français rejette, par un référendum.
Donc les coupures de courant sauvage dont vient de parler Patrick, les raffineries bloquées, pas de carburant qui peuvent en sortir, ou encore ce matin, les cheminots en grève, réunis en Assemblée Générale pour durcir le mouvement. Vous y êtes opposés. Réaction juste après ce reportage d'Audrey Payas, c'est Ernest Recouli qui était avec les cheminots ce matin. – Cette grève, elle va être dure, elle va être compliquée, parce que vous l'avez bien vu en face, on a un gouvernement qui n'écoute rien hormis lui-même. – Aujourd'hui, on a une possibilité, on a une fenêtre de tir pour pouvoir gagner. Si demain, tout le monde est en grève reconductible, en 24 heures, c'est plié.
– La CGT a dit qu'on allait mettre l'économie un genou à terre. Eh bien, nous assumons ce terme. Nous l'assumons clairement. Parce que quand les salariés de ce pays se mettent en grève, eh bien oui, l'économie de ce pays ne tourne pas. Et donc, oui, nous mettrons l'économie à genoux, s'il faut la mettre à genoux. – Ceux qui sont pour, là, donc 127 pour, c'est… – Pour faire plier le gouvernement, il faut mettre l'économie à genoux. Vous êtes d'accord ?
– Non, je pense que ce n'est pas la bonne solution, parce que quand vous mettez l'économie à genoux, ce n'est pas Elisabeth Borne que vous pénalisez, ni Emmanuel Macron, eux, ils seront payés à la fin du mois. En revanche, il y a beaucoup d'artisans, il y a beaucoup d'infirmières, il y a beaucoup de gens qui ont besoin de leur véhicule pour aller se rendre au travail et qui ne peuvent pas se permettre de perdre une journée de travail, qui vont être pénalisés. Donc, je pense qu'en réalité, on va se tromper de cible. Mais le débat parlementaire, la navette parlementaire, elle n'est pas terminée. Ce texte va revenir probablement aux commissions mixtes paritaires devant l'Assemblée nationale.
Et je pense que ça va être une heure de vérité. Et encore une fois, si cette réforme est adoptée, nous prenons avec Marine Le Pen l'engagement de revenir sur cette réforme lors de la prochaine élection prise en scène. Donc, je dis aux Français, n'ayez pas peur. Il n'y a aucune fatalité.
Comment on soutient le mouvement sans soutenir les blocages ? Ou sans soutenir les grévistes ?
Mais le mouvement social, ce n'est pas simplement la paralysie des raffineries. Le mouvement social, ce sont les marches, ce sont les mobilisations populaires, et nous les avons soutenues. C'est le travail du Parlement, c'est le travail de l'Assemblée nationale, c'est le travail des députés d'opposition. Et comment on peut être crédit ? Parce que, M. Cohen, vous m'interrogez tout à l'heure sur des déclarations de la NUPES.
Mais quand les élus de la France insoumise descendent dans les rues pour s'opposer à ce texte de loi, appeler au blocage, appeler à la paralysie de l'économie, mais qu'ils refusent de voter les motions de censure que nous déposons, qu'ils refusent de voter la motion référendaire du Rassemblement national, qui aurait pu permettre au peuple français de se saisir de ce sujet et de le trancher par un référendum, c'est complètement contradictoire. Donc, je ne suis pas propriétaire du mouvement social. Je dis une chose, si nous étions aujourd'hui à la tête de l'État, eh bien, nous nous engagerions... D'abord, on ne ferait pas cette réforme, mais je pense qu'Emmanuel Macron...
Ce serait quoi l'âge de départ avec vous ?
Je pense qu'Emmanuel Macron devrait faire un référendum. C'est la solution, la clé de déblocage de l'ensemble de ces paralysies qui pourraient intervenir. Nous, nous défendons un départ à la retraite. Nous l'avions financé dans le projet présidentiel de Marine Le Pen. Ça coûte 10 milliards d'euros. Je pense que la pénibilité doit être intégrée dans le critère d'âge. Et que plus vous commencez tôt, plus vous avez un métier difficile. Et nous, nous pensons qu'entre 17 et 20 ans...
Quand vous dites pénibilité intégrée dans le critère d'âge, ça veut dire qu'elle n'est plus spécifiquement. Ça n'est plus un critère spécifique.
Je pense qu'il peut y avoir des critères... Alors, je vais vous expliquer notre réforme. Entre 17 et 20 ans, vous m'avez coupé, vous partez avec 40 ans et 60 annuités à la retraite. Parce que quand vous faites un métier difficile, que vous êtes caissier, que vous êtes électricien, que vous êtes boulanger, et bien votre corps est exposé. Et ce que ne comprend pas Emmanuel Macron, c'est que cette France-là, précisément, elle ne peut pas travailler jusqu'à 64 ans. Après, au-delà de 20 ans, il peut y avoir des critères de pénibilité qui se négocient ensuite avec les syndicats et dans le dialogue social.
Mais d'une manière plus large, cette réforme, qui n'a plus aucun intérêt économique, parce que quand on renonce précisément aux 44 annuités, on renonce, j'entendais un économiste l'autre jour, indiquer qu'on renonce à au moins un tiers du bénéfice économique de la réforme. Et je vais vous dire, l'objectif de cette réforme, et les Français l'ont bien compris, c'est de faire baisser les pensions. Aujourd'hui, le nombre de Français qui partent avec une décote, c'est 13%. C'était 6% en 2014.
Quand vous allez augmenter l'âge de départ à la retraite à 64 ans, il y a beaucoup de gens, et notamment des femmes, qui vont être pénalisées, qui ne pourront pas aller jusqu'au bout et qui vont devoir partir plus tôt avec une décote. Si le gouvernement n'est pas capable de trouver 10 milliards d'euros à l'horizon 2030, alors c'est extrêmement inquiétant. Mais on paye là, avec ce débat sur la réforme des retraites, en réalité, leur faillite économique et la multiplication des déficits. Je rappelle Emmanuel Macron, c'est 600 milliards d'euros de déficits, de dettes supplémentaires entre 2017 et 2022.
La discussion du projet de loi se poursuit actuellement au Sénat. Mais Patrick, vous vous êtes intéressé aux amendements proposés par le Rassemblement national à l'Assemblée.
Oui, qui donne une indication sur ce qui vous guide et un principe que vous n'avez pas mis en avant, c'est la préférence nationale. Amendement 17-832, alors ils sont là, ils n'ont pas été discutés, puisqu'on n'est pas allé jusqu'au bout de cette discussion. 17-832, présenté par l'âme Colombier, les membres du groupe Rassemblement national, l'amendement, le sens de cet amendement est de réserver les allocations familiales au foyer, dont au moins l'un des deux parents à la nationalité française. amendement numéro 19-982, madame Parmentier, réserver les allocations familiales au foyer, dont la personne qui assume la charge effective et permanente des enfants est de nationalité française.
Amendement 15-878, le bénéfice des prestations familiales doit être réservé aux Français ou aux ménages, dont au moins un des parents est français, car les politiques en faveur de la famille sont le moyen de soutenir les familles qui éduquent des enfants. Sous-entendu, quand il y a un parent étranger, les enfants ne sont pas plus bien éduqués, ces sources de financement permettront de financer la réforme de retraite juste et équitable que nous proposons à la représentation nationale. Donc c'est ça la clé, exclure les étrangers du système de retraite pour pouvoir financer celle des autres. Vous n'avez pas l'impression d'être légèrement caricatural ?
Tenez. Écoutez, je les connais par cœur puisque c'est nos députés qui les ont déposés. Quel est l'objectif alors
de ces amendements ?
D'abord, M. Cohen, vous êtes un trop bon journaliste pour ignorer que... Ça commence mal. Non, non, mais pour le coup, pas du tout. Que le gouvernement a fait un choix qui est de, malgré le choix de civilisation qui se pose avec cette réforme des retraites, de ne pas déposer un projet de loi mais de rectifier le budget de la sécurité sociale. Et par conséquent, dans le débat parlementaire, on ne peut pas créer de charges. On ne peut pas créer de charges supplémentaires. Ce qui nous a empêché à l'Assemblée nationale de proposer formellement et dans les textes notre projet de loi et le contre-projet qu'a porté Marine Le Pen pendant la campagne présidentielle.
Sur les amendements que vous venez de citer, c'est extrêmement simple. Les aides sociales qui sont versées aux étrangers chaque année dans notre pays, c'est 12 milliards d'euros par an. Oui, ils ont cotisé. On cherche précisément 10 milliards d'euros par an. Moi, j'en ai un peu ras-le-bol que dans notre société, on demande toujours des efforts aux mêmes. Et je pense que notre système de solidarité nationale Les soustraits des prestations qui ont pourtant cotisé pour cela. Exactement. Qui ont pourtant travaillé ou cotisé. Vous savez, beaucoup de Français qui nous regardent ont bien compris que l'immigration coûtait plus aux finances de l'État qu'elle ne rapportait.
Mais vous avez parfaitement de raison de rappeler que nous faisons des choix que gouverner, c'est choisir. Et que moi, je ne conçois pas que dans notre pays, nous demandions toujours des efforts aux mêmes, toujours aux classes populaires, toujours aux classes moyennes et qu'on offre sans limite une générosité aux gens qui viennent de l'étranger et qui parfois n'ont pas cotisé. Donc nous assumons ce choix budgétaire. Nous instaurons, si nous arrivons à la tête de l'État, la priorité nationale que nous ferons voter dans un référendum où nous donnerons la parole aux Français sur l'immigration. Et dans l'immigration, il y a aussi le volet économique.
Et je pense que les aides sociales et notamment les allocations familiales doivent être réservées aux familles françaises. Croyez-moi, on va faire beaucoup d'économie. Eh bien, c'est très clair. Merci.
Merci. Merci.
Jordan Bardella