Témoin RMC : Alain Ducardonnet - 28/05
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:55OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes bactéroïde, prévotéla ou ruminococcus ?
- 5:39OuverteRéponse directe
À propos du coronavirus, cette fameuse immunité croisée dont parlent les scientifiques, on pourrait être immunisé sans le savoir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:58InvitéChiffre
« si vous restez 3 heures assis d'affilée, ou 8 heures par jour, vous augmentez de 12% le risque cardiovasculaire. »
- 6:46InvitéFait
« C'est possible, c'est possible, c'est possible. »
- 7:35InvitéChiffre
« on a montré également qu'ils étaient neutralisants. Au moins 40 jours »
- 7:48InvitéFait
« la grande conclusion de ça, ça veut dire que le vaccin devrait marcher. »
Temps de parole
- Invité65 %
- Présentateur25 %
- Présentateur 211 %
≈ 3,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC. Prenez rendez-vous avec vous. Mais qui écrit cela ? Bien, le docteur Alain Ducardonnay, que vous connaissez bien. Alain Ducardonnay, RMC, BFM TV, vous êtes avec nous régulièrement. Mais là, pendant le confinement, le déconfinement, depuis la crise sanitaire, vous êtes là sans cesse. Bonjour Alain. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous publiez ce livre. Prenez rendez-vous avec vous aux éditions du Cherche Midi. Je me souviens, quand j'ai vu le titre de votre livre, je me souviens d'un vieux proverbe qui dit « il vaut mieux prévenir que guérir ». C'est ça en fait.
C'est le résumé. C'est le résumé. Se donner un peu de temps pour se dire qu'en fin de compte, sa santé mérite attention. Globalement, en France, on est très très fort pour la médecine curative. On l'a montré malheureusement dans cette crise sanitaire. Ça a été vraiment des exploits permanents. Mais le problème, c'est qu'il faut être avant. Quand on est en bonne santé, on se dit « tout va bien ». Et c'est là où il faut s'occuper. C'est là où le silence des organes, comme l'on dit, peut paraître inquiétant. Il faut donc s'occuper de ce qu'est notre vie, de ce qu'est notre encadrement, notre environnement.
Et c'est là où tout ce qui concerne la nutrition, l'activité physique ou la sédentarité, le stress ou le sommeil, voilà des éléments, des modes de vie où on pourrait intervenir avant qu'il n'y ait un problème.
Avant qu'on aille consulter un médecin, avant qu'on soit touché par des maladies, des virus ou autres, des bactéries ou tout ce qu'on veut, avant de prendre des médicaments, avant de prendre des médicaments, le meilleur médicament, c'est celui qu'on prend pour soi-même.
C'est dans le comportement. Par rapport à tout événement médical, il faut se présenter dans ses plus beaux habits. C'est-à-dire qu'il faut être en pleine forme. Et pour être en pleine forme, il y a des recettes qu'on essaye d'évoquer dans ce livre. Moi, j'ouvre page 212, comment contrecarrer la dérive sédentaire, par exemple.
Ça, c'est important.
Vous savez qu'en gros, on a bien montré que si vous restez 3 heures assis d'affilée, ou 8 heures par jour, vous augmentez de 12% le risque cardiovasculaire. Non. Ce qui est absolument impressionnant. Ce sont des chiffres qui... Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'aujourd'hui... Si je reste 3 heures, j'augmente de 12% le risque cardiovasculaire. Bien sûr, si c'est répété, ce n'est pas une fois, bien évidemment. Mais si c'est votre mode de vie, car c'est ça qui est important aujourd'hui, c'est qu'on est dans cette notion de médecine des modes de vie. En médecine, on se dit, ah, c'est médicaments, c'est diagnostique.
Non, médecine des modes de vie, ça veut dire qu'on a démontré que, en effet, la sédentarité, par exemple, eh bien, c'était mauvais pour la santé, ça pouvait induire une maladie. Puis ensuite, on a montré qu'il y avait des indicateurs, ce que je viens de vous dire, 8 heures ou 3 heures d'affilée. Donc ça, d'ailleurs, il y a un questionnaire en ligne, où on peut aller directement à partir du livre, sur une plateforme sécurisée, pour voir, forcément, comment est-ce qu'on vit, quels sont nos modes de vie. Et puis après, il y a ces thérapeutiques non médicamenteuses, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'on peut faire de l'actualité physique, d'une certaine façon, simple, bouger, en marchant, et ça, ça permet de contrecarrer les effets nocifs de la sédentarité. J'ai une question à vous poser, Alain Ducardonnay.
Est-ce que vous êtes bactéroïde, prévotéla ou ruminococcus ?
Alors, où sommes-nous ? Eh bien, vous êtes dans un gros tuyau, dans un gros tuyau. Vous êtes dans l'intestin. Dans l'intestin. Vous êtes dans le microbiote. Et là aussi, c'est quelque chose d'extrêmement intéressant, extrêmement nouveau, ce qu'on a appelé le deuxième cerveau. Car l'équilibre, en fait, au niveau digestif, aurait une interférence directe avec le cerveau. Et donc, c'est vrai qu'il y a des pistes phénoménales, il y a des pistes phénoménales, justement, sur microbiote, cerveau, microbiote, défense immunitaire, bien évidemment.
Et donc, aujourd'hui, on est même à ce stade où un certain nombre de déséquilibres peuvent donner des symptômes simples, comme avoir des douleurs au ventre régulièrement. Eh bien, parfois, c'est tout simplement... C'est psychologique ? Alors, ce n'est pas psychologique. Ça veut dire que, globalement, on a un déséquilibre au niveau de l'intestin et que l'alimentation, voire certains probiotiques, pourraient améliorer cet élément. Et ça, c'est quand même un élément important, parce que ces informations-là vont, en effet, remonter au cerveau et vous donner cette expression symptomatique.
C'est le cerveau qui donne l'expression symptomatique et ça vient de l'intestin. C'est comme ça, c'est le cheminement. Ça vient de l'intestin. Jusqu'au cerveau, il y a un axe qui a...
Aujourd'hui, c'est une zone de... Pourquoi dit-on l'intestin, le deuxième cerveau ? Justement. Justement, c'est ça. Et vous avez, en plus, un certain nombre d'informations. Dans l'intestin, il y a un nombre de bactéries phénoménales, mais qui sont des bactéries sympathiques. Eh bien, si vous avez un déséquilibre dans la population, c'est là où vous allez avoir des symptômes. Donc, on est vraiment dans une phase où tous ces éléments-là, on n'est pas dans la maladie. On est dans ce que je prône, mais ce que tout le monde devrait prôner, c'est-à-dire une médecine beaucoup plus globale.
Aujourd'hui, il y a une équation qui me paraît importante, c'est la médecine conventionnelle, celle qui a fait ses preuves pendant cette crise sanitaire, la médecine des modes de vie et certaines médecines complémentaires validées. L'hypnose, l'acupuncture, il y a des domaines très précis aujourd'hui, vous vous endormez avec l'hypnose pour opérer à l'hôpital. C'est quand même un élément important.
Rappelons quand même que la prévention fait faire des économies aussi,
au système de santé. Bien évidemment, la prévention, et c'est tout notre problème, c'est que nous sommes en France, comme d'ailleurs dans un certain nombre d'autres pays, dans un système de médecine, dans un système de soins. Et l'idée, bien évidemment, serait de passer à un système de santé. Système de santé, ça veut dire qu'on intègre en effet cette prévention, les stratégies en amont qui vont permettre de retarder les maladies et bien évidemment de faire des économies.
Et puis encore une fois, même quand on est malade, d'avoir cette notion de qualité de vie, là aussi, c'est un élément extrêmement important et ça concourt à une meilleure vie quotidienne, surtout quand on est malade d'ailleurs.
Prenez rendez-vous avec vous, c'est aux éditions du Cherche Midi, préface de Jean-Christophe Ruffin de l'Académie française. Restez avec nous Alain, parce que j'ai un auditeur qui voulait nous parler du coronavirus. Mais à propos du coronavirus, et j'en parlerai tout à l'heure à 8h10, ce qui m'intéresse beaucoup, c'est cette fameuse immunité croisée dont parlent de plus en plus les scientifiques. Alors, Quentin Vinet, vous parlez sous le couvert du docteur Ducardonnay, faites très attention, on pourrait être immunisé sans le savoir. Alain, vous me corrigez si je me trompe, mais on ne le sait pas, mais notre corps a peut-être déjà appris à combattre en fait un coronavirus.
Parce qu'on parle beaucoup de la Covid-19, le SRAS, le MERS également. On connaît moins les autres coronavirus, le NL63 par exemple, le OC43, des formes moins graves de coronavirus qu'on a commencé à découvrir à partir des années 60 et qui peuvent provoquer un simple rhume par exemple. Mais on ne le sait pas forcément. Il y a une étude qui vient de paraître qui montre que les patients testés affichaient tous, sans exception, une réaction des cellules censées combattre la Covid-19. Ce qui veut dire, selon cette étude, que le corps de ces patients avait déjà certainement appris à reconnaître ce nouveau coronavirus.
Sûrement parce que ces patients testés avaient déjà été infectés par un autre coronavirus, un rhume par exemple par le passé. C'est ça qu'on appelle l'immunité croisée. Et chez certains, la protection immunitaire serait si forte qu'elle protégerait contre la Covid-19. Vous y croyez ? C'est possible, c'est possible, c'est possible.
L'immunité croisée, ça veut dire quoi ? Ça veut dire en effet, comme vous l'avez très bien dit, ça veut dire que vous avez rencontré un virus, qu'on a fait des anticorps, et qu'il se trouve que cet anticorps, il reconnaît un petit morceau de l'autre virus. Et donc, c'est bien sûr... Donc il agit ? Et donc il se dit, tiens, celui-là, je vais aussi le tuer. Donc ça serait merveilleux. Pour l'instant, ça reste quand même une édition américaine relativement limitée sur un nombre de patients assez limité.
Mais c'est une piste qu'il faut creuser, puisqu'on sait maintenant, grâce à une étude de Strasbourg et de l'Institut Pasteur, que quand on a une Covid-19, et qu'en fait, elle est même très légère, on a des anticorps. On a des anticorps.
Cette étude d'ailleurs de l'Institut Pasteur,
dont on n'a pas, à mon sens, nous-mêmes suffisamment parlé, c'est un tournant.
Je suis d'accord avec vous.
Absolument, parce qu'en plus, ces anticorps, c'est bien de les avoir, mais on a montré également qu'ils étaient neutralisants. Au moins 40 jours, parce que l'étude n'a que 40 jours. Neutralisants, ça veut dire qu'a priori, si un nouveau virus arrive, les anticorps seront capables de le tuer. Donc ça veut dire quand même que la grande conclusion de ça, ça veut dire que le vaccin devrait marcher. Puisqu'en fait, on arrive à faire des anticorps neutralisants.
Évidemment. Et d'ailleurs, j'en parlerai abondamment avec le professeur Karine Lacombe, qui est mon invité tout à l'heure, 8h35, 9h, et qui travaille évidemment, infectiologue célèbre, et qui travaille évidemment sur ces sujets-là, qui sera donc notre invité sur RMC et BFM TV. Alain Ducardonnay, merci beaucoup.