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interviewBFM TV (sur Dailymotion)· 15 juillet 2026 23 min

LIGNE ROUGE - Pyromanes: qui met le feu à nos forêts ?

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Invité

J'ai allumé une vingtaine d'incendie à peu près. Premier coup j'ai allumé, j'étais majeur, j'avais dix-huit ans. De l'acte, on n'en vient pas comme ça, en claquement de doigts en fait. On tourne en haut en fait, on passe la voiture, on se balade, on s'arrête en endroit, on voit qu'il n'y a personne, qu'il n'y a pas forcément de risque, et on se dit c'était le moment et on passe à l'acte en fait, bizarrement on passe à l'acte. Celui que nous appellerons David est un pyromane, il a allumé plus d'une vingtaine d'incendies dans le sud de la France, entre 2008 et 2009, avant d'être arrêté et condamné à trois ans de prison.

Aujourd'hui repenti, il revient pour la première fois dans l'une des forêts où il a sévi. Je partais sur un coup de tête des fois en fait, je partais, je roulais, je roulais. Je regardais s'il n'y avait pas d'habitation autour de moi, je roulais de nuit forcément, et dès que je voyais un endroit, un petit renfoncement ou un truc un peu isolé, je m'arrêtais, et je regardais un peu, si ça ne me plaisait pas je partais, et si c'était au bon endroit, je me sentais au bon endroit, je m'arrêtais, je me garais, j'ai sorti de la voiture, je faisais encore un petit tour, et après je prenais un bot d'allumette et je mettais le feu. Il est très rare d'entendre le témoignage d'un pyromane.

Si David accepte de se confier, c'est pour dissuader d'autres personnes de commettre ce délit. Quand j'arrivais, j'ai sorti de la voiture, il y avait un peu de stress, de l'adrénaline et de la peur. Beaucoup de peur aussi.

2:17
Auditeur

De quoi ?

2:18
Invité

De se faire attraper déjà, et peur en même temps de mettre un incendie quand même. Je regardais si c'était sec ou pas, et si c'était sec, j'étais presque sûr que ça allait prendre. Là, j'aurais choisi cette partie-là. Au niveau de là, au niveau des feuillus, de l'arbre mort, je pense que là, ça aurait un peu pris. Et quand les allumettes ne suffisent pas, il a recours à d'autres méthodes pour assurer le départ du feu. Après, il y a des endroits où ça ne prenait pas forcément le feu. Donc du coup, je me suis dit, si ça ne prend pas le feu, on va essayer de le mettre en accélérant. C'est le rôle le plus accessible, c'est l'essence.

J'avais un bilan d'essence, je mettais un peu d'essence un peu de partout. Et je lançais une allumette et après, ça prenait rien. Vous avez conscience que vous pouviez potentiellement mettre la vie des habitants du coin en danger ? Oui, parce qu'on n'est pas sur 100% de 100% personne. On ne peut pas être sur 100%, on ne peut pas tout calculer. Donc oui, il y avait une part de moi qui disait qu'il y avait un risque. Mais ce risque, vous l'acceptiez ? Oui, je l'acceptais. La nature, vous l'aimiez ? Oui, la nature, je l'aimais. Ça, c'est clair. Mais on revient toujours au même point. Cette montée d'adrénaline, cette pulsion, on va dire.

Combien sont-ils, ces individus habités par des pulsions pyromaniaques ? 1% de la population pourrait avoir ce trouble du contrôle des impulsions et donc pourrait avoir des pulsions pyromaniaques. Un crime puni de 15 ans d'emprisonnement et 200 000 euros d'amende. La craque des pyromanes prend une place croissante. Ça nous a beaucoup mobilisés l'été dernier, notamment sur les feux de forêt, parce que l'enjeu est énorme. À cause du réchauffement climatique, les pyromanes font peser une menace inédite sur les forêts françaises. Beaucoup de ceux que j'ai vus ont dit, à temps ou à raison, j'ai été dépassé par l'extension qu'a pris ce feu.

Plus de 30 000 hectares sont partis en fumée depuis janvier, soit trois fois la taille de Paris et déjà plus que sur toute l'année 2025. 9 sur 10 sont d'origine humaine. Pourquoi les pyromanes passent-ils à l'acte ? David va expliquer les raisons profondes de son geste. Qui sont les auteurs de ces incendies volontaires ? En majorité des hommes, plutôt jeunes, pouvant être issus de tous les milieux socioprofessionnels. Mais il arrive que les enquêteurs mettent la main sur des pyromanes au profil beaucoup plus singulier.

5:51
Présentateur

Ils étaient fascinés par les flammes, obsédés par l'envie de mettre le feu. Un homme est en prison, sa femme et sa belle-fille sont sous contrôle judiciaire depuis la semaine dernière. Une famille pyromanes.

6:06
Invité

Dans le département de la Charente, Chasseneuil-sur-Bogneur, petite commune rurale sans histoire, a été le théâtre d'une mystérieuse série d'incendies dont l'origine est longtemps restée inconnue. Des balleaux de paille qui s'embrasent subitement au milieu de la nuit. Des stocks de compost ravagés par les flammes en plein hiver. Des incendies spectaculaires dont les flammes dépassent parfois les 10 mètres de hauteur, emportant avec elles des bâtiments agricoles, menaçant les forêts et les champs de blé à proximité.

C'est une série, alors on a plusieurs types de faits, il y a des végétaux, il y a des poubelles, mais les faits principaux ce sont des feux de paillet dont des stocks de paille d'agriculteurs qui font de l'élevage principalement bovins, parce que ce type de feu est un feu très spectaculaire qui s'embrasse très vite et qui typiquement peut satisfaire assez facilement les pulsions de certains pyromanes qui souhaitent voir des flammes. Un autre élément troublant conforte l'intuition des gendarmes. A chaque fois, les incendies se déclarent en fin de semaine, à la nuit tombée.

Pourrait-il alors être le fait d'un pyroman qui travaillerait la semaine et chercherait à satisfaire sa passion des flammes le week-end venu ? Les gendarmes en sont désormais persuadés, ces incendies ne doivent rien au hasard. Assez rapidement, on comprend que c'est quelqu'un du coin qui, pour ne pas prendre trop de risques, réalise ses méfaits dans un environnement qu'il maîtrise. Rapidement, la rumeur d'un voisin pyroman se répand dans les environs. Chacun redoute d'être la prochaine cible. La suspicion gagne peu à peu les habitants. Les gens ont commencé à devenir très inquiets.

C'est devenu le sujet de conversation dans les rues lorsqu'on croisait des groupes de personnes ou lorsque la presse relayait ces incendies-là. Il y a eu une vraie psychose qui s'est installée. Tout le monde, effectivement, se connaît. Tout le monde sait qui est qui, qui fait quoi. Cette personne, elle était à tel endroit à ce moment-là. Tiens, ça fait deux fois que je la vois ici. Les agriculteurs, pour certains, commencent à s'organiser pour monter la garde auprès de leur stock de paille. On a quelques-uns qui nous l'ont signalé. Moi, je me disais, il ne faut surtout pas qu'il tombe sur la personne parce que là, il y a vraiment une bêtise qui sera faite par quelqu'un.

On le dit en rigolant, mais si j'en connais quelques-uns, s'ils l'avaient pris chez eux en train de mettre le feu, je pense que les gendarmes ne l'auraient jamais retrouvé. Michel Martin et Sébastien Point sont tous deux agriculteurs à Chasseneuil. Longtemps, ils ont espéré pouvoir échapper aux pyromanes et ont même organisé des rondes autour de leur exploitation. Toutes voitures suspectes qui arrivaient dans un bois ou en bas d'un chemin, ont regardé si ce ne sont pas des promeneurs. Entre l'agriculteur, on se le disait, telle voiture, telle voiture, voilà. Après, voilà, il n'y a rien, mais bon. On a monté les gardes, même le soir. Une voiture passée, je me levais la nuit, je l'écoutais.

Voilà, parce que l'été, on dort les fenêtres ouvertes, donc du coup, il fait chaud. J'entends une voiture passée, ça fait un bruit de fond. Quand une voiture passée, ça descend, ça fait un bruit de sourd. Et ça me réveillait, puis je dormais sur un oeil. Et du coup, j'entendais un bruit, je me levais, je regardais, hop, la voiture passée. Bon, mais c'était pas ça, bon, voilà. Et puis, on l'entendait le lundi ou le dimanche. Ah ben, tel, tel, tel, ça brûlait, voilà. Une vigilance de chaque instant jusqu'à ce week-end de mars où, cette fois, il n'entend pas la voiture qui s'approche de sa ferme. C'est le 24 mars, au soir. On avait des amis à la maison. Et du coup, ma mère m'appelle, Tiffonson.

Elle avait la ferme en feu. Et je suis sorti sur la terrasse. Depuis la terrasse, je vois le paillet. Et je vois le paillet qui était embrasier d'un bout à l'autre. Tout était rouge, tout était cramé. La personne qui a mis le feu au paillet, il a mis d'un bout à l'autre. Parce que tout était embrasier en même temps. On voyait tout orange, orange de flamme rouge. Mais la nuit, ça se voit bien. La nuit, c'est noir. Ah ben, l'émotion, elle est... C'est une émotion. J'ai l'air aux yeux. Je claque tout, je m'en vais, je pars. Si le gars était devant moi, c'est pas costum, mais si le gars était devant moi, je pense que bon, après, il a peut-être...

Chaque fois, vous voyez, moi, chaque fois, j'ai encore ma tête, je vois les flammes encore comme aujourd'hui, telles qu'aujourd'hui, voilà. Je vais voir tout pareil. Pour Sébastien, le préjudice s'élève à 40 000 euros que son assurance lui remboursera. Cet incendie sera le dernier d'une longue série, 23 feux au total. Mais depuis quelques jours, les gendarmes ont reçu un précieux renseignement sur le profil du mystérieux incendiaire. Il n'y aurait non pas un, mais trois pyromanes, trois membres d'une même famille qui agiraient ensemble.

A partir du moment où on a eu des éléments assez précis sur le profil de l'auteur et des auteurs, on a décidé d'organiser des services de surveillance, donc à proximité du domicile, puisqu'on avait réussi à l'identifier, autour des zones potentielles de commission d'effet, des exploitations agricoles, sur des points de passage obligés, des axes où on était sûrs qu'entre le lieu de commission et son domicile, il était obligé de passer. Donc là, on a mis en place des gendarmes en tenue civile et en véhicule banalisé pour tenir le terrain et observer ce qui se passait.

Le 14 mai, au petit matin, après un ultime périple incendiaire, cette fois avorté, la famille de pyromanes présumées est interpellée à son domicile par les gendarmes. L'homme est un chauffeur routier de 51 ans qui a lui-même travaillé dans le milieu agricole. Michel et Sébastien avaient d'ailleurs déjà croisé sa route. Je le connais un petit peu comme ça parce qu'il travaillait chez le négociant, il est venu chercher des bêtes ici, mais jamais j'aurais pensé que ce gars-là pouvait faire ça.

Il a travaillé chez Patrick, il a travaillé chez Jean-Paul, il a un métier, il sait ce que c'est, il a travaillé dans l'agriculture, donc il sait l'investissement que ça représente, de faire du foin, de la paille et le coût, donc qu'est-ce qui peut expliquer ça ? Je sais pas. C'est bizarre. Soupçonné d'être le meneur, il a depuis été placé en détention provisoire. Sa compagne, âgée de 50 ans et sa belle-fille, une mineure de 17 ans, sont elles placées sous contrôle judiciaire. Elles nient toutes deux avoir allumé des feux. Un trio pyromanes improbables, du jamais vu de mémoire de gendarme.

On a souvent à faire sur les faits de pyromanes, sur des individus isolés, qui agissent un peu en loup solitaire. Là, c'est effectivement assez inédit d'avoir trois auteurs d'une même famille. Alors même si la fille n'est pas la fille de l'auteur, mais la fille de sa compagne, il y a une organisation familiale pour la commission des faits. On a un peu l'impression qu'ils allaient mettre le feu comme d'autres vont au cinéma le samedi soir. Selon les enquêteurs, les suspects auraient agi par jeu et par fascination pour les flammes. Ils risquent jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende. D'où vient cette fascination pour le feu ?

Comment les pyromanes basculent-ils dans l'illégalité ? Avant de conduire David en prison, sa passion du feu l'a d'abord mené vers une toute autre institution. À 16 ans, il devient pompier volontaire, son rêve depuis l'enfance. Pour moi, c'était le Graal. C'était vraiment quelque chose de beau, une belle profession. L'institution de pompiers, c'est une famille. C'est une famille. Tout le monde écoute tout le monde. Dès qu'on a un petit problème, on peut en parler. Ce qui me plaît, dans un premier temps, les interventions. Mais oui, l'adrénaline, quand c'est un gros feu, oui, on la ressent. On ressent qu'il y a un peu de tension, on va dire. Il y a beaucoup de pression, un peu de tension.

Il y a beaucoup de bruit. Il y a beaucoup de bruit des personnes qui crient, on va dire. C'est un peu chantier, on va dire. Pour rentrer chez les pompiers, il a dû passer un entretien avec le chef de caserne. Puis une visite médicale où l'on cherche, en plus des examens de santé, à détecter d'éventuels troubles du comportement. Le colonel Norbert Berginia compte parmi les médecins pompiers en charge de cet examen. Dans leur discours, si on voit qu'il y a un affect particulier pour l'incendie, là, on peut le détecter. Par contre, il y a certaines perversions qui sont beaucoup plus difficiles et qui, hélas, se passe l'entretien.

David, lui, ne présente aucun trouble particulier lors de son recrutement. Mais quelques temps après, ses premières pulsions pyromanes surgissent. Il a alors 18 ans et se décrit comme un jeune homme malheureux. Moi, j'étais en couple, mais pas forcément heureux. Dans ma famille, ça n'allait pas, c'était pas l'extase. Mes parents étaient en train de se divorcer, donc c'était pas de la joie. Ma grand-mère est décédée à cette période-là, donc c'était pas évident, une période compliquée de ma vie. Son mal-être submerge rapidement le jeune pompier, sans qu'il ne soit capable de l'extérioriser ni d'en parler.

Une impasse psychologique que le professeur Laurent Laillet observe chez la plupart des auteurs d'incendies qu'il rencontre. Experts auprès de la cour d'appel de Nîmes, ils mènent les examens psychiatriques des pyromanes présumés avant leur procès. On met le feu parce qu'on ne peut pas gérer cette frustration ou cette colère qui est finalement générée par d'autres facteurs, qui sont des facteurs de la vie de tous les jours, une déconvenue. Donc un individu, face à la difficulté à gérer cette dimension émotionnelle, puisqu'il ne peut pas la penser, puisqu'il n'est pas en capacité finalement de la digérer par son système psychique, mais finalement il va la mettre dans l'agir.

Et ce qu'on va voir, la face visible de l'iceberg, ça va être son passage à l'acte. Ce comportement, le psychiatre et criminologue Roland Coutenceau l'a souvent observé chez les pompiers pyromanes qu'il a reçus dans son cabinet. Qu'est-ce que c'est le pompier pyroman ? C'est quelqu'un, au fond, qui va créer lui-même un feu qui n'existe pas, pour pouvoir se présenter en homme d'action, en héros. Et souvent, comment on l'a aidé à côté ? C'est qu'ils étaient les premiers soit à signaler le feu, soit à être disponibles ce soir-là, au moment où, effectivement, il faut qu'on envoie l'équipe de pompiers sur le feu.

En quittant rapidement les lieux pour éviter d'être repérés, le pyromanes ignore tout de l'ampleur du feu lorsqu'il est appelé pour intervenir quelques minutes plus tard. Au risque de se faire surprendre, comme cette nuit d'été où il fait partie du premier équipage à se rendre sur place. Moi, je savais que ça pouvait brûler beaucoup, sauf que ça a bien brûlé en fait. Ça a vachement bien brûlé et je ne m'attendais pas autant. C'est déjà au loin qu'on arrive avec mes collègues. On voit un énorme panache de fumée dans la nuit de toute façon. Il y a une lueur et la lumière, ça a éclairé pas mal toute la montagne.

Son équipage est rapidement dépassé par l'ampleur des flammes et doit appeler des renforts. Quand vous intervenez sur cet incendie avec vos collègues, à ce moment-là, vous venez de vous mettre en danger, mais vous venez aussi de mettre la vie de vos collègues en danger. Oui, bien sûr. C'est ça mon regret aussi. On m'a mis mes collègues en danger alors que ce n'était pas le but du tout. On peut à la fois ressentir cette montée d'adrénaline, mais aussi avoir dans un coin de son cerveau qu'on est en train d'effectuer un acte transgressif. Donc il va avoir à gérer cette culpabilité-là.

Peut-être que c'est aussi ce qui va le motiver pour intervenir, pour éteindre le feu, mais jusqu'à ce qu'une nouvelle séquence se produise et qu'à nouveau il soit en recherche de cette adrénaline. Et le scénario va se répéter comme ça à plusieurs reprises jusqu'à ce qu'il soit stoppé. Le jeune pompier pyromane reproduira son acte 20 fois en mettant le feu à des hangars agricoles, des ballots de paille et des voitures, mais aussi à plusieurs hectares de Pined et de Garrigue. Les incendies se suivent, les mois passent. J'ai arrêté totalement de moi-même. Pendant plusieurs mois, j'avais arrêté en fait. Et un jour, on m'a convoqué un gendarmerie.

On me met face à mes actes et là, je réagis en assumant mes actes, en avant. On le prend comme une trahison parce que les sapeurs-pompiers sont une équipe soudée. Et donc, quand l'un des nôtres trahit la confiance, c'est douloureux. Il sera condamné à trois ans de prison, dont un enferme, et devra indemniser les victimes pour les dommages provoqués. Plus de 100 000 euros qu'il continue de rembourser encore aujourd'hui. Combien de soldats du feu basculent-ils dans la pyromanie ? Il n'existe aucune statistique précise, mais il ne représente qu'une minorité des auteurs d'incendies volontaires.

Le pompier pyromane, finalement, c'est le mouton noir en nombre très faible parmi le groupe des pompiers. C'est peut-être celui qui est le plus étonnant, le plus choquant, le plus intriguant. Mais statistiquement, ce n'est pas le pompier pyromane qui est à la racine de la plupart des feux dont on voit qu'ils occupent un peu l'actualité année après année, hélas. Dans la grande majorité des cas, les pyromanes sont jugés pénalement responsables de leurs actes. Une fois condamnés, ils ont pour obligation de suivre une thérapie auprès d'un psychologue ou d'un psychiatre. Mais il n'existe à ce jour aucun traitement pour faire disparaître la pulsion pyromaniaque. Merci.

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Locuteur

Merci. Merci. Merci.