Cyrano de Bergerac, le rêve d’Arnaud Tsamere - C à vous la suite, l’intégrale - 04/11/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec Emilie qui est restée avec moi.
Dans un instant, Lorrain. Mohamed est déjà en cuisine avec notre chef: G.Fernandez, le chef du Fana Bistro. - M.Bouhafsi: Cette assiette est magnifique.
Il y a de l'artichaut, de la poutargue, des câpres...
Ca sent très bon. Je n'ai plus le droit d'allumer un chalumeau, donc je laisse le chef allumer le chalumeau. Et moi, je brûle. - G.Fernandez: On le passe légèrement sur la peau pour le réduire et lui donner un petit goût fumé. - A.-E.Lemoine: C'est du mulet noir, c'est ça? - M.Bouhafsi: Oui.
On va mettre la plus belle partie dans votre assiette. - A.-E.Lemoine: Vous allez devenir un expert en chalumeau.
Ca crépite. Ca donne envie. Merci à tous les deux.
Tout de suite, le bonus de L.Sénéchal, qui s'est fait désirer. - L.Sénéchal: C'était aujourd'hui la remise des prix littéraires.
K.Daoud a reçu le plus prestigieux prix littéraire de France. - L.Sénéchal: Oui, K.Daoud.
Ce livre est interdit en Algérie, mais K.Daoud se défend d'avoir écrit un ouvrage politique. - Ce n'est pas parce qu'un écrivain d'Europe de l'Est dans les années 70 écrit un livre qui est primé que ça veut dire qu'il est spécialiste en communisme.
L'écrivain parle des privations de liberté. Le Maghreb, c'est une partie de l'histoire de France et une partie de la richesse de France. - L.Sénéchal: K.Daoud a remercié la France.
Le voici qui tombe dans les bras de T.Ben Jelloun, un auteur marocain qui en embrasse un algérien. Symbole très fort à l'heure de la brouille entre les 2 pays.
Et il y a également eu le prix Renaudot qu'a reçu G.Faye. - C'est fabuleux.
Je me sens submergé par l'émotion. C'est un couronnement, une consécration. Je n'ai pas les mots. - L.Sénéchal: Il avait déjà obtenu le Goncourt des lycéens pour "Petit pays".
C'était même devenu un film. Adapter l'ouvrage à l'écran, c'est ce qui est arrivé au Robinson de la mer, Y.Parlier.
C'est devenu un téléfilm sur France 2. - Le Vendée, c'est toi qui décides d'y aller ou pas. *-Je ne te dis pas d'enrayer ta dynamique, juste d'être prudent. - Cette météo, c'est maintenant que je l'ai.
Pas dans 15 jours ni dans 1 mois. C'est plus qu'une course. C'est le tour du monde en solitaire, sans escale, sans assistance. *-Tu m'entends?
Tu es blessé? - J'ai démâté. Je suis à bord.
Tout va bien. - On est avec toi, Yves. On vient te chercher. - Je n'ai pas besoin d'assistance.
Je n'ai pas fini ma course. Je continue. C'est comme ça. - On n'a pas le choix.
C'est lui qui est seul là-bas. C'est sa vie, qu'il risque. Il a confiance en nous.
On doit tous être avec lui. - A.-E.Lemoine: S.Le Bihan incarne Y.Parlier, ce navigateur extraterrestre qui a marqué le 1er Vendée Globe du XXIe siècle.
S.Le Bihan est ce soir notre invité. Bonsoir, cher Samuel.
Bienvenue sur notre plateau. Je ne vous présente pas l'équipe. Nous sommes ravis de parler de ce téléfilm qui retrace une aventure extraordinaire, hors norme, celle d'Y.Parlier, qui n'a pas gagné cette 4e édition du Vendée Globe en l'an 2000.
Il est arrivé 13e. - S.Le Bihan: Avant-dernier. - A.-E.Lemoine: Mais c'était le grand gagnant de cette édition du Vendée Globe. - S.Le Bihan: Le Vendée Globe est une aventure humaine.
C'est l'un des derniers lieux où l'on peut vivre une aventure comme celle que vivaient les grands explorateurs. - A.-E.Lemoine: Il n'a pas abandonné, alors qu'il avait mille raisons de le faire.
Il ne voulait pas abandonner cette course, malgré l'avarie dont il a été victime, ce mât qui a été explosé en trois. Il voulait aller plus vite. C'est parti d'un péché d'orgueil. - S.Le Bihan: C'est l'histoire d'un homme qui n'a pas envie d'abandonner.
On se sent tous connectés à cette histoire, l'homme qui résiste. Il est blessé, il n'a plus rien à manger, sa radio tombe en panne...
Malgré tout, c'est sa femme qui le tient. Elle a compris que pour lui, c'était vital. Il fallait qu'il aille au bout, sinon, il serait détruit.
Elle le soutient et elle le réveille. - A.-E.Lemoine: En toute logique, il aurait dû renoncer au moment où il perd son mât.
Il démâte en plein océan. Il va se protéger à l'abri d'une île. Il réussit tout seul à reconstruire le mât de son bateau.
Nous avons les images du vrai Y.Parlier qui lime son mât en pleine émission et qui montre ses mains abîmées. - Elle vaut cher, cette pièce.
J'ai les mains dans un sale état. Voilà le petit four. Je suis content de mon collage.
Je pensais démâter le 1er jour. Nous sommes déjà le 3e jour. Tout est compliqué, tout seul. - A.-E.Lemoine: Pendant 10 jours, il a reconstruit tout seul ce mât.
Normalement, ça nécessite l'intervention d'une grue, pour replacer un mât. - S.Le Bihan: 4 hommes et 1 grue.
Il avait 200 g de colle. Il fallait que les pièces s'emboîtent au dixième de millimètre près. Il avait une pauvre râpe, un ciseau à bois, des outils rudimentaires.
Il a ajusté les pièces au dixième de millimètre. - A.-E.Lemoine: Une fois le mât réparé, il faut finir la course.
Mais il n'a plus suffisamment de vivres. Il a pris tellement de retard qu'il a épuisé tous ses vivres. Donc il mange des algues. - Je trie toutes mes algues comme ça.
Je jette cette partie qui retourne à la mer, parce qu'elle est beaucoup moins bonne. Les poubelles, c'est par là. - A.-E.Lemoine: Vous avez incarné un homme épuisé, qui manque de sommeil et de nourriture.
C'est cet épuisement qu'il fallait incarner. Vous avez vous-même perdu 10 kg très rapidement. - S.Le Bihan: Oui, et j'ai mangé des algues, mais elles étaient préparées par l'accessoiriste.
Elle se disait: "Je ne peux pas lui donner ça, c'est dégueulasse." Elle mettait des petits oignons, c'était délicieux. - A.-E.Lemoine: Vous avez vécu une aventure.
Même si vous avez ressenti l'isolement qu'a pu ressentir Y.Parlier parce que vous restiez à l'écart de l'équipe. - S.Le Bihan: Je suis resté dans une bulle.
Le fait de faire un régime, vous ne partagez plus rien avec les autres. Vous n'allez pas boire une bière ou manger une pizza. Vous êtes dans votre monde.
On enchaînait les prises. Je ne parlais à personne. Je passais mes week-ends tout seul.
J'étais dans un monde à part. - A.-E.Lemoine: Cela aide à construire ce personnage. - S.Le Bihan: J'étais dans ce monde parallèle qui m'aidait à toucher du doigt ce que pouvait ressentir Y.Parlier à ce moment-là.
C'est un travail d'interprétation. Comment ajuster au plus près de cette vérité.. - M.Bouhafsi: C'est ce qui rend votre interprétation très authentique.
Le tournage de "Seul" a eu lieu à l'été 2023. Vous avez tourné pendant 6 semaines dans l'espace exigu d'un vrai voilier, avec une équipe réduite de 10 personnes. Contrairement à un tournage normal, vous connaissiez l'ensemble du texte par coeur.
C'était pour pouvoir vous adapter en temps réel à la météo. - S.Le Bihan: Oui.
Je parlais à la radio, et ils ne pouvaient pas me donner la réplique, donc je connaissais le...
Ca aussi, ça m'a aidé. Connaître le scénario par coeur dans tous les moindres recoins, il y avait une espèce d'émotion. - M.Bouhafsi: Vous connaissez la voile depuis l'adolescence.
Votre père avait acheté un petit voilier. De son côté de la famille, à Brest, il y avait aussi des pêcheurs. C'était une façon de renouer avec l'héritage familial? - S.Le Bihan: Oui.
Il fallait être riche pour avoir un moteur, après la guerre. Il m'a appris la voile quand j'étais adolescent. - A.-E.Lemoine: Cela ne vous a pas empêché d'avoir le mal de mer et de vomir vos tripes pendant toute une journée. - S.Le Bihan: J'ai passé une journée à vomir.
Je jouais, j'allais Vomir, je revenais, j'allais vomir...
Je n'en pouvais plus. - A.-E.Lemoine: On a vu passer des images de dauphins sublimes.
Ce sont des images que vous avez tournées. - S.Le Bihan: Oui.
Tout à coup, il y a des dauphins qui viennent jouer avec le bateau. On les voit à peine. - A.-E.Lemoine: Nous en avons vu un juste avant. - S.Le Bihan: C'est émouvant, de voir cette nature sauvage qui vient vous dire bonjour. - E.Tran Nguyen: Vous n'aviez plus le mal de mer? - S.Le Bihan: Un peu moins.
Ca me faisait penser à autre chose. - A.-E.Lemoine: Merci à Y.Parlier, qui nous a donné toute les images.
Aujourd'hui, il développe des cerfs-volants marins extraordinaires qui permettent de tracter des bateaux de course en cas d'avarie. Il pense aux copains. Il pense à ceux qui vont éventuellement être dans la même situation que lui.
On le salue. - E.Tran Nguyen: Sans votre grande série policière, "Alex Hugo", il n'y aurait pas eu de série sur Y.Parlier, parce que c'est le réalisateur de la série "Alex Hugo" qui vous a parlé de son livre "Robinson des mers". - Qu'est-ce que vous foutez? - On va sauver la montagne. - Vous allez mettre le feu! - Tu penses que tu peux saccager la nature?
Jamais! - L'arrière du pick-up. - E.Tran Nguyen: Au départ, ça devait être un film unitaire.
Cela fait 10 ans que vous incarnez ce flic un peu solitaire très humaniste. C'est un succès fou. Est-ce que c'est toujours vous qui réalisez vos cascades?
Une fois, vous vous êtes jeté vous-même d'un pont suspendu. - S.Le Bihan: Oui.
Je me suis même pété la figure l'année dernière en sautant d'un pont. Je n'ai peut-être plus l'âge. Je ne fais pas toutes les cascades.
J'en fais quelques-unes. - A.-E.Lemoine: C'est quand même fou, 10 ans d'"Alex Hugo". - S.Le Bihan: On n'est pas dans un ronronnement.
C'est ce qui est intéressant. L'aventure n'est pas finie. Je m'aperçois qu'il y a des recoins de ce personnage que l'on peut encore explorer. - L.Sénéchal: J'ai découvert que vous aviez fait plein de choses dans votre longue carrière.
Il y a eu la Comédie-Française que vous avez rejointe à 29 ans. Avant ça, le Cours Florent. Et avant, vous étiez dans le spectacle de rue.
Vous avez commencé sur le parvis du Centre Pompidou. Vous suiviez les pigeons, c'est ça? - S.Le Bihan: Quand les gens marchent dans la rue, vous reprenez la même attitude.
J'avais un truc pour attirer les gens. Vous voyez un pigeon, il s'éloigne et vous faites comme s'il était en laisse. Ensuite, tout mon spectacle démarrait.
J'avais réuni assez de monde pour créer l'événement. - L.Sénéchal: Vous avez été cracheur de feu.
Vous avez sillonné les routes d'Europe. - S.Le Bihan: Oui. - L.Sénéchal: Vous avez beaucoup voyagé. - S.Le Bihan: Oui.
Et après, j'ai passé le concours du conservatoire. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez plus jamais craché du feu. - S.Le Bihan: Il ne faudrait plus que je le fasse.
Vous voulez que je le fasse maintenant? - A.-E.Lemoine: Je regrette que nous n'ayons pas eu l'idée. - S.Le Bihan: C'est dangereux. - A.-E.Lemoine: Et Cyrano, j'imagine que c'est un rôle qui fait rêver tous les comédiens.
C'est la pièce française la plus jouée, en France comme à l'étranger. Elle a été créée pour Coquelin en 1897. J.Piat l'a incarné plus de 400 fois à la Comédie-Française.
J.Weber, plus de 300 fois au Mogador. C'est la première pièce que j'ai vue quand j'avais 13 ou 14 ans.
Belmondo à Marigny également. Aujourd'hui, c'est un acteur virevoltant qui reprend le flambeau sur scène. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, A.Tsamère. - A.Tsamère: Bonsoir, Babeth. - A.-E.Lemoine: Merci de votre présence ce soir.
Le seul soir où vous n'êtes pas Cyrano sur scène, car vous êtes Cyrano depuis le 17 septembre jusqu'au 31 décembre, du mardi au dimanche. Tous les jours, vous mettez un faux nez. - A.Tsamère: Oui.
C'est un faux nez, Babeth. - A.-E.Lemoine: Sur mesure. - A.Tsamère: Ce sont des nez en silicone qui s'abîment un peu au fur et à mesure.
Le silicone imbibe la colle, le gras que je dois mettre après pour enlever la colle...
Donc je dois en changer. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce que vous ressentez quand vous posez ce faux nez?
Vous réalisez un rêve? - A.Tsamère: La pose du nez est un exercice de concentration extrême.
Une fois que le nez touche la peau, c'est de la colle contact. Je ne peux plus l'enlever. Si je le pose de travers, ce qui m'est arrivé il n'y a pas longtemps, je fais la représentation avec le nez d'A.Prost, que je salue.
Il faut se concentrer. Au départ, c'est un peu intimidant, ne serait-ce que de poser le nez et de le porter. Il y a quand même une petite histoire autour de cette pièce. - A.-E.Lemoine: Mais c'est une très belle promesse que vous aviez faite à votre père. - A.Tsamère: Oui.
En tout cas, avant de partir, on avait parlé de la suite de ma carrière et du fait qu'il aurait adoré que je reprenne le théâtre. C'est quelque chose que j'avais fait en début de carrière, même si le grand public n'était pas forcément au courant. Ca surprend le grand public qui vient me voir au théâtre Montparnasse. "Il sait faire ça?" Oui, parce que je le faisais avant que le public ne me connaisse.
Mon père voulait que je refasse du théâtre. En amoureux de Cyrano, comme moi, on a parlé de ça. Je suis très heureux de pouvoir le faire. - A.-E.Lemoine: Ce personnage, on l'aime, et vous l'aimez en particulier.
Il a ce côté loser magnifique. Il le dit lui-même: "J'aurai tout manqué, même ma mort." Il a ce panache dans l'échec. - A.Tsamère: On dit que c'est un des plus beaux rôles du théâtre français.
Il y a tellement de choses à jouer en un rôle, en un soir, de la comédie au drame. On fait un grand écart incroyable. On passe par toutes les émotions, tous les sentiments.
C'est une pièce qui peut être très drôle. C'est une comédie héroïque. Le public crie et pleure à la fin.
C'est assez perturbant d'entendre les gens pleurer à la fin. Un soir, une dame sanglotait très fort. Je me suis dit: "Elle se fout de nous?" Mais non, elle sanglotait.
Au départ, j'étais assez perturbé et embêté par les gens qui se mouchaient. Je me demandais pourquoi ils se mouchaient. J'ai compris qu'ils étaient émus, qu'ils pleuraient.
Maintenant, je suis heureux d'entendre les gens se moucher. - A.-E.Lemoine: C'est presque mieux que des applaudissements.
Mouchez-vous à la fin de "Cyrano de Bergerac". - M.Bouhafsi: Quand on met ce nez, on pense aux grands noms. - La mise en scène de R.Hossein est tonique.
Elle renforce le côté énergique. - La préparation physique de Jean-Paul est telle qu'on donne au spectacle une espèce de rythme fou, dément. En plus, on a poussé le culot à balancer tous les changements à vue. - Lorsqu'à la fin, pauvre mais libre, Cyrano meurt, il apporte à son rôle... - M.Bouhafsi: C'est ce que dit R.Hossein quand on joue Cyrano.
Il y a un engagement physique total. Comment se prépare-t-on à ces scènes, à cet engagement physique qui va durer 2 heures? Il faut être un peu cascadeur? - A.Tsamère: Ca me plaît énormément.
Ce n'est pas très modeste de dire ça, mais je suis très sportif dans la vie. Avoir un rôle qui exige ça, ça me plaît beaucoup. On voit les images d'escrime. - M.Bouhafsi: Il y a 2 heures de sport tous les jours, à 17h? - A.Tsamère: Oui.
Je fais tous les jours entre 1 heure et 1 h 40 de sport. C'est pour le cardio. C'est un rôle qui exige tellement de concentration sur scène.
On touche à une institution, au patrimoine, quand on joue Cyrano. Plus que pour n'importe quel autre spectacle, je n'ai pas le droit de bafouiller, de rater un vers. Donc c'est une implication psychique et une concentration presque plus épuisantes que l'aspect physique.
L'aspect physique, j'y suis habitué. J'adore faire du sport. - E.Tran Nguyen: Pas le droit de rater un vers, sachant qu'il y en a 2600 et que vous en avez pour vous tout seul 1600. - A.Tsamère: Il faut ramener ça au texte originel, qui fait près de 4 heures.
Je n'ai Pas compté mes vers, Babeth. - E.Tran Nguyen: Il y en a quand même pas mal. - A.Tsamère: Il y en a beaucoup, oui. - E.Tran Nguyen: Vous dites que c'est du patrimoine, et c'est ancré.
D'ailleurs, J.Weber s'en souvenait 40 ans après. - Agressif: "Moi, monsieur, si j'avais un tel nez, il faudrait sur-le-champ que je me l'amputasse!" Amical: "Mais il doit tremper dans votre tasse pour boire, faites-vous fabriquer un hanap!" Descriptif: "C'est un roc!
C'est un pic! C'est un cap! Que dis-je, c'est un cap?
C'est une péninsule!" Curieux: "De quoi sert cette oblongue capsule? D'écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux?" - A.Tsamère: "Gracieux:'Aimez-vous à ce point les oiseaux que paternellement vous vous préoccupâtes...'" - E.Tran Nguyen: Il ne faut pas de trou de mémoire. - A.Tsamère: Non. - E.Tran Nguyen: Vous répétez sans cesse? - A.Tsamère: Le fait que ce soit en alexandrins facilite l'apprentissage.
Un peu comme dans les chansons que l'on garde en tête. C'est plus facile qu'un texte brut. - A.-E.Lemoine: Votre téléphone n'est pas truffé de passages de Cyrano?
Pas sur scène, bien sûr. - A.Tsamère: J'ai travaillé la mémoire du texte avec les notes vocales.
J'ai lu l'intégralité de la pièce, et je me passais ça dans la voiture plutôt que mes playlists de musique. Je me passais le texte de Cyrano. - A.-E.Lemoine: Votre passage préféré, c'est la tirade du baiser? - A.Tsamère: Oui, et il y a la tirade du "non merci". "Un baiser, mais à tout prendre qu'est-ce?
Un serment fait d'un peu plus près. Une promesse plus précise, un aveu qui veut se confirmer, un point rose qu'on met sur l'i du verbe aimer. C'est un secret qui prend la bouche pour oreille." - A.-E.Lemoine: C'est magnifique, mais vous n'avez pas respecté le texte.
Il n'y a pas de Babeth dans le texte. - A.Tsamère: Je crois que dans la version originale, il y a Babeth.
Je l'ai même gravée, la tirade du baiser, sur cette bague que je porte tous les jours. - A.-E.Lemoine: C'est une drôle d'antisèche. - A.Tsamère: Je ne la porte pas sur scène.
Quand je dis que je suis passionné de Cyrano depuis 20 ans, c'est vrai. Ce n'est pas une case que j'ai voulu cocher dans ma carrière la semaine dernière. C'est quelque chose qui est en moi depuis une vingtaine d'années. - A.-E.Lemoine: Vous ne jouiez pas le rôle de Cyrano il y a 20 ans. - L.Sénéchal: Est-ce que vos meilleurs copains sont venus vous voir? - A.Tsamère: B.Lecaplain, oui.
Jérémy est en tournage de son 1er long-métrage. Il n'a pas pu, mais il viendra. - L.Sénéchal: C'est vraiment deux de vos meilleurs copains.
Vous êtes partis en tournée, avec la tournée du trio. Ce sera l'année prochaine. - B.Lecaplain: C'est un bonheur d'être à trois.
Je vois ce que c'est, le kif qu'ont les groupes de musique d'être ensemble, de partir. On est trop excités de partir ensemble. J'ai vraiment rencontré de chouettes mecs. - L.Sénéchal: Vous ne vous ressemblez pas du tout dans la vraie vie.
Il n'y a pas forcément beaucoup de points communs entre vous. Pourtant, c'est une amitié qui dure. - A.-E.Lemoine: Il veut des conseils?
Parce que lui, ça ne dure pas. - A.Tsamère: C'est peut-être cette complémentarité qui fait qu'on s'aime tant. - L.Sénéchal: Qui êtes-vous dans le trio? - A.Tsamère: Je suis celui qui a toujours les idées les plus stupides.
Evidemment, Jérémy, en bon gestionnaire des finances et producteur qu'il est, il est contre, au départ. C'est Baptiste qui finit par nous mettre d'accord. - A.-E.Lemoine: Avant cette tournée, il faut aller vous voir au théâtre du Montparnasse, jusqu'au 31 décembre, dans "Cyrano de Bergerac", mis en scène par A.Sachs.
C.Favre-Bulle joue Roxane. Christian, c'est A.Bierry. - A.Tsamère: Nous avons un Ragueneau en la personne de J.-P.Malignon.
B.Paviot joue Le Bret. Et nous avons V.Remoissenet que je bats à l'escrime tous les soirs.
Je dois en oublier 1 ou 2. C'est une des plus belles rencontres de ma carrière, cette troupe. Ils sont vraiment aussi talentueux que généreux, humains.
C'est un rêve de jouer avec ces gens-là. - A.-E.Lemoine: Au théâtre Montparnasse.
Merci beaucoup, A.Tsamère. Vous restez avec nous.
Je n'ai pas reprécisé que "Seul", c'était ce soir à 21h sur France 2. - A.Tsamère: Babeth, si je ne précise pas qu'on a ouvert et rouvert des Zénith à Paris, J.Ferrari va me casser...
Il y a des places à Paris. - E.Tran Nguyen: C'est vraiment le producteur. - A.-E.Lemoine: Elles nous coûtent cher, ces places.
On a perdu de l'audimat. - M.Bouhafsi: L'image du jour, c'est un pas de danse.
Vendredi soir, une victoire sur le fil. Une ambiance de feu. O.Sy s'est offert une belle chanson dans les vestiaires.
La star de "Lupin" a toujours autant de rythme. - C'est la 1re fois que je viens, que je vous vois jouer. Je vais revenir. - M.Bouhafsi: Ces images dans les vestiaires, on n'a pas l'habitude de les voir en France, mais en Angleterre et aux Etats-Unis, c'est monnaie courante.
Les fans adorent ces moments backstage. C.Dion avec les Canadiens de Montréal.
Ma préférée, c'est N.Gallagher, le chanteur d'Oasis, dans les vestiaires, après le titre de son équipe adorée. Parfois, ça va beaucoup plus loin.
L'acteur R.Reynolds a racheté une équipe. - A.Tsamère: Les Girondins de Bordeaux, c'est le moment de les racheter. - A.-E.Lemoine: On ne vous voit pas dans les vestiaires, Samuel...
On ne vous voit plus! - M.Bouhafsi: On le voyait dans "Trois zéros".
Pas dans le 4...
Si je vous montre ce mot, qu'est-ce que ça vous évoque? - A.Tsamère: C'est un mot qui n'existe pas. - M.Bouhafsi: Si, il porte un nom.
C'est un anglicisme. C'est le fait de faire semblant d'être productif au travail alors qu'on ne l'est pas vraiment. Depuis le covid et l'émergence du télétravail, le monde du travail est touché par ce phénomène.
On envoie des e-mails tôt le matin pour donner l'illusion d'être proactifs, on s'implique dans une boucle de mails, on est présents quelques secondes dans une réunion, puis on coupe la caméra pour aller vaquer à d'autres occupations...
Nous avons interrogé quelques Français cet après-midi. J'ai été surpris. Ils ont été presque trop sincères. - Vous avez déjà fait semblant de travailler? - Oui, comme tout le monde, je crois. - Possible. - Tout le monde fait un peu semblant de bosser, des fois. "J'ai plein de réunions..." - Je suis au téléphone, en train de discuter avec les copines. - En télétravail, ça m'est déjà arrivé. - Je fais de la recherche.
Parfois, je crois faire de la recherche. En fait, je rêvasse. - J'ai déjà fait semblant d'être à fond dans mes tâches. - M.Bouhafsi: Qui des deux ferait le plus semblant de travailler, les cadres ou les employés? - S.Le Bihan: On va mettre ça sur les cadres. - M.Bouhafsi: Bonne réponse!
Ce chiffre n'est pas surprenant. - Je pense que c'est un pays avec un modèle de management qui a 2 caractéristiques principales. Il est très présentéiste et hiérarchique.
Nous avons construit des modèles d'entreprise avec des chefs et des sous-chefs partout. Celui qui est tout en bas ne sait plus ce qu'il fait. On a découpé la tâche. - M.Bouhafsi: C'est un mécanisme lié à la lutte contre le burn-out. - A.-E.Lemoine: Il y a trop de chefs et de sous-chefs, on est complètement d'accord. - M.Bouhafsi: Un humoriste en ouverture de son spectacle se définit comme "ex-patineur gay diagnostiqué bipolaire".
L'humoriste vient de fêter ses 30 bougies. C'est en clinique psy qu'il a une révélation pour le théâtre. - J'étais en pleine phase hypomaniaque.
Ca a été un challenge de mélanger bipolarité et humour dans un même spectacle. Du jour au lendemain, j'ai eu un déclic. Puisque ça fait partie de mon histoire personnelle et que c'est important pour moi, je pense que si c'est bien raconté, ça peut intéresser.
Le psychiatre qui me suivait est venu voir le spectacle. Il s'est beaucoup reconnu. Il était très fier.
Il y avait les fameux hockeyeurs en question. Ca me travaillait. Quand je dis que ça me travaillait, c'est que j'avais vite la crosse qui durcissait.
Je rêvais de faire "Koh Lanta". Je suis très mince, je mange sans arrêt. J'ai besoin de beaucoup dormir.
Au revoir, "C à vous", merci et à très vite sur scène. - M.Bouhafsi: En 2023, Arnaud, vous avez évoqué des passages dépressifs.
Vous avez dit que l'humour et la scène vous avaient fait du bien. Comme quoi, on peut calmer les névroses avec la scène. - A.Tsamère: C'est un raccourci. "C'est un peu court, jeune homme".
Cela m'a permis de ne pas abandonner le métier, de parler de ça dans un nouveau spectacle. Si je n'avais pas fait ça, j'aurais arrêté. Je n'étais plus capable de faire rire les gens et d'écrire des choses drôles.
Il a fallu que je me serve de cette matière de dépression pour le faire. - A.-E.Lemoine: C'est aussi l'un des engagements de J.Ferrari, qui n'hésite pas à parler de ses problèmes. - A.Tsamère: Il y a une décomplexion des humoristes, puisque c'est mon milieu, à parler de ça.
Malheureusement, c'est un mal qui touche tous les corps de métier. Nous avons la chance de pouvoir en parler, de pouvoir exorciser tout ça sur la scène. - A.-E.Lemoine: De mettre votre notoriété au service d'une cause.
C'est exactement ce que fait Samuel. - A.Tsamère: Quelle belle transition.
Vous faites ce métier depuis longtemps? - A.-E.Lemoine: Un paquet d'années.
En avril dernier, Samuel, vous avez reçu la Légion d'honneur pour saluer votre engagement dans l'amélioration du quotidien des enfants et des adultes atteints d'autisme et de ceux qui les entourent. Cette plateforme d'écoute Autisme Info Service est essentielle. C'est une plateforme qui reçoit des appels de mères souvent seules, démunies et épuisées.
C'est à leur service que vous mettez cette notoriété. Cette médaille, vous en étiez très fier et votre fille aussi. - S.Le Bihan: Elle doit nous regarder ce soir.
Je lui fais un petit bonjour. C'était important. Avec la plateforme, nous avons aidé 40 000 personnes.
Ce n'est pas rien. Il y avait une nécessité. C'était compliqué à mettre en place parce que l'autisme concerne le juridique, le médical, le social, l'accompagnement des gens sur le plan psychologique.
Cela demandait beaucoup de ressources. Florent Chapel a monté cette plateforme avec moi. Il s'est tapé tout le travail. - A.-E.Lemoine: On salue votre fille Angia.
Elle ne veut pas que l'on fasse d'elle un symbole. On sait que c'est à partir d'elle que vous combattez contre la solitude, la souffrance de l'autisme. Mais elle a envie d'être une enfant parmi d'autres.
Ce serait la grande victoire. Que les enfants atteints d'autisme soient des enfants comme les autres. - S.Le Bihan: C'est mon maître.
Je l'admire. Elle a une espèce de volonté d'aller vers les autres, de créer son destin. - A.-E.Lemoine: On salue Angia et sa nounou.
Dans un instant, J.Andrieu. Tout de suite, Jibé et Lucien en coulisses. - Tu es en stage pour combien de temps? -1 mois. - C'est chouette.
Tu as des questions en particulier? - Oui. A qui je pourrais proposer mes chroniques? - Pour? - Pour passer à la télé.
Rires. - D'abord, tu vas faire des cafés. Les chroniques, ça sera pour plus tard. - Vous, vous faites des chroniques? - C'est en cours. - On va bientôt arrêter les cafés.
Ca fait 2 mois. - Vous n'avez pas peur de vous enfermer dans une case, que tout le monde vous prenne pour les mecs qui font des cafés? - Non.
Maintenant, c'est toi, le mec qui va faire des cafés. - Exactement. - Donc je fais du café pour Babeth. - Non, tu oublies Babeth et tous les chroniqueurs. - On a une relation privilégiée avec Babeth.
Elle peut nous proposer directement de passer dans l'émission. - Elle vous propose souvent de passer dans l'émission quand vous lui apportez du café? - Ca ne te regarde pas. - Donc je sers des cafés aux journalistes? - Voilà, toute la rédaction.
Tu vas voir, ce n'est pas marrant. - Non. S'il fait ça, on va le voir servir des cafés et peut-être que les chroniqueurs vont lui demander un café et ça va remonter jusqu'à Babeth. - Bien tenté, mais c'est raté. - Donc je fais juste du café pour moi-même? - VOILA. - Attends...
Même ça, c'est risqué. - Tu crois? - Imagine: on commence à le voir trafiquer la machine à café.
Les chroniqueurs, les techniciens... - Et ça remonte jusqu'à Babeth...
J'ai capté. - C'EST NOUS QUI ALLONS FAIRE TES CAFES. - OK.
Je veux bien un café, alors. - Voilà. - C'est bien. - Alors, c'est bon? - Excellent. - A.-E.Lemoine: Dans "C à vous", on sert des cafés aux stagiaires.
C'était l'un des combats de B.Pivot: sauver des mots menacés de la langue française. En 2012, il tirait le bilan de cette opération. - Combien de mots menacés sont sauvés? - J'en ai sauvé 2 ou 3, comme "clampin", "carabistouille".
Je ne suis pas arrivé à sauver "peccamineux" - Ca veut dire quoi? - Commettre des péchés. On pourrait dire que B.Bardot était une femme peccamineuse. - A.-E.Lemoine: C'est un clin d'oeil à B.Pivot qu'a voulu faire J.Andrieu.
Elle a sorti le livre "100 recettes à sauver!" - J.Andrieu: Je fais très souvent cette recette à l'apéro.
Cela veut dire "bain chaud". Et il y a également la pompe à huile en Provence. Les croquettes au comté du Jura...
Celle-là, je vais la faire ce soir. Ca plaît à tout le monde. Ce sont des recettes qui méritent vraiment qu'on les remette au goût du jour.
Elle est où, la potée? - A.-E.Lemoine: Bonsoir, Julie.
Bienvenue à notre table. Nous sommes autour du mulet noir, câpres, vinaigrette et raisins. C'est préparé pour vous par notre chef, G.Fernandez, propriétaire du Fana Bistro.
Le mulet noir n'est pas menacé de disparition? - J.Andrieu: Pas que je sache.
C'est bien de sortir les poissons de l'anonymat. - A.-E.Lemoine: Vous proposez de sauver 100 recettes qui sont menacés de disparition.
Rien que les noms sont des voyages. "Les vol-au-vent", "les galipettes", c'est quoi? - J.Andrieu: Ce sont des champignons que l'on cuisine dans le Val-de-Loire et que l'on met dans le four à pain. - A.-E.Lemoine: Pourquoi ces recettes sont-elles menacées?
Elles sont compliquées à faire et l'on cuisine de moins en moins? - J.Andrieu: On accorde de moins en moins de temps à la cuisine.
Les femmes travaillent. Tant mieux, on ne peut que s'en réjouir. Mais le temps accordé à la cuisine se réduit comme peau de chagrin.
Pour la viande, on privilégie des races qui sont plus commerciales. Je parlais de l'oie dans le livre. Autrefois, il n'y avait que du foie gras d'oie.
Les goûts et les produits se réduisent. Et ces recettes ont un peu disparu parce qu'elles ont été oubliées et que l'on n'a peut-être pas assez questionné nos grands-mères. - A.-E.Lemoine: On parlait de biodiversité et de variétés moindres.
L'anguille en fait partie. Elle se fait rare dans les rivières françaises. - J.Andrieu: Mon père élevait des anguilles.
Je connais le sujet. - A.-E.Lemoine: Elle était omniprésente sur la table de Louis XIV à Versailles.
Et elle était aussi présente dans la cuisine de Maïté. La preuve en images. - Elle ne va pas souffrir, comme ça.
Viens là, ma puce. - C'est glissant. Il tient, votre chiffon? - Oui. - Il faut l'assommer un petit coup. - Ca ne lui suffit pas.
Viens là, ma chérie. Tu n'auras pas ma peau. - A.-E.Lemoine: Vous voulez réhabiliter le pâté d'anguille, même si on souhaite bonne chance à toutes les personnes qui voudraient l'acheter vivante. - J.Andrieu: Il ne faut peut-être pas en passer par là de façon si sauvage.
C'est vrai qu'il vaut mieux l'acheter vivante. Il est plus savoureux et nous sommes sûrs de sa fraîcheur. Mais ce n'est pas un poisson facile à assommer. - A.-E.Lemoine: C'est bon, le pâté d'anguille? - J.Andrieu: C'est sublime.
Si vous êtes allé dans un restaurant japonais, vous avez peut-être goûté des sushis d'anguille. C'est un poisson gras, mais qui a une saveur très prononcée et très subtile. Et il y a une petite anecdote: Jean de La Fontaine, dans un conte un peu grivois, racontait qu'il avait une passion pour le pâté d'anguille, très populaire à l'époque.
Il disait que le pâté d'anguille, c'était comme une belle femme. On adore au début et à force d'en manger trop, on se lasse et on ne regarde plus la belle femme. Donc il faut varier les plaisirs.
Il faut varier les pâtés et varier les femmes. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas un appel à l'infidélité.
Il faut juste cuisiner plus de pâtés d'anguille. - J.Andrieu: Il faut s'assurer que... - A.-E.Lemoine: Il n'y a pas anguille sous roche. - E.Tran Nguyen: Il y a aussi une recette de C.Dior. - J.Andrieu: C.Dior a écrit un livre de recettes, un magnifique livre.
Il ne comportait pas de photo, mais il y a de très belles illustrations de R.Gruau. - E.Tran Nguyen: Là, ce sont les oeufs pochés... - J.Andrieu: Oui.
C'est l'un des plus beaux livres de cuisine qui soit. Nous avons fait une photo plus contemporaine, mais ce sont des oeufs que l'on met dans un appareil à soufflé au fromage. Vous mettez tout cela au four.
C'est terriblement régressif. - L.Sénéchal: Il y a d'autres recettes qui vous donnent des cauchemars, je crois.
C'était un prime time spécial Nord-Pas-de-Calais des "Carnets de Julie". - J.Andrieu: C'est quoi? - Le pâté de bécassine. - J.Andrieu: Ca se présente comme ça, traditionnellement?
C'est juste un bizutage? - Non. Ca se présente comme ça. - J.Andrieu: Il reste des poils. - Non.
Ce sont des plumes. - L.Sénéchal: Vous aviez oublié cette recette? - J.Andrieu: J'avais un peu oublié cette recette.
Le monsieur brun que l'on voit m'écrit très régulièrement. Il m'envoie des images de ma maman. C'est un fan absolu.
Nous avions un peu oublié la recette. Ca se faisait comme ça. On enfermait les petits oiseaux dans des oiseaux plus grands.
Donc des grives dans des perdreaux, puis dans des canards...
On mettait tout cela ensemble. C'était une façon de conserver la nourriture et de la transporter. Le suprême chic quand on était à la table du roi consistait à enfermer des oiseaux vivants dans un pâté et à les libérer au bon moment pour qu'ils s'envolent dans la pièce.
Il y a vraiment des écrits qui racontent que ça s'est passé à la table de Louis XIV et à celle du roi d'Angleterre. Donc là, nous sommes sobres. Les têtes se mangent.
Pour les gens qui cuisinent ça, c'est le fin du fin. - M.Bouhafsi: La semaine prochaine, vous vous lancez dans un grand tour d'Italie que l'on pourra suivre sur vos réseaux sociaux.
Vous allez faire le tour des 5 plus grandes villes avec de bonnes recettes, de bonnes adresses. Il y aura la Julie à Milan, à Florence, à Rome, à Venise et à Naples, toujours avec de bons restos. Et vous qui connaissez parfaitement les plateaux télé, cet exercice pour les réseaux sociaux, c'est bien évidemment un exercice différent, mais cela apporte aussi plus de légèreté et de liberté. - J.Andrieu: Oui.
Je suis partie vivre 3 mois en Italie. Je vis un peu entre l'Italie et la France. Je me suis demandé ce que je pourrais faire de cet amour de l'Italie que j'aime et que l'on aime tous.
On a tous envie de bonne nourriture et d'oeuvres d'art. J'ai voulu faire un tour d'Italie en racontant mes aventures et en partageant mes bonnes adresses. J'ai trouvé un sponsor qui m'a suivie et cela fait 3 mois que je rayonne en Italie. - A.-E.Lemoine: Vous avez vécu 3 mois en Italie? - J.Andrieu: Oui.
J'ai emmené toute la famille. Les enfants étaient scolarisés là-bas. On a vraiment vécu la dolce vita. - A.-E.Lemoine: La prochaine ville, c'est quoi? - J.Andrieu: Quand on est à Rome, on appelle Luana.
Ce qui est sympa avec les réseaux sociaux, c'est que c'est très cash. On raconte les bourdes, les émotions. Il n'y a pas de filtre.
Et on tourne tout ça en un clin d'oeil avec une caméra. - A.-E.Lemoine: Ne tuez pas le métier! - J.Andrieu: Il n'empêche que l'on existe grâce à vous. - A.-E.Lemoine: On se passionne pour les "100 recettes à sauver!" Il y a une anecdote à chaque recette.
Mais de là à fabriquer le pâté d'anguille...
Je ne sais pas si c'est pour Samuel ou Arnaud. - A.Tsamère: Pour Samuel.
Aucune offense, j'ai beaucoup de qualités, mais pas la cuisine. - J.Andrieu: Même pas les tartelettes Amandine? - A.-E.Lemoine: Référence à Cyrano.
C'est l'une des recettes de Ragueneau. On poursuit cette petite conversation juste après. - B.Chameroy: Bonsoir.
Nous sommes le 4 novembre. Nous sommes le jour d'avant. Je crois que les journalistes se sont passé le mot.
Concours d'apnée général dans les JT. - A deux jours des élections américaines, le monde retient son souffle. - Tout le monde retient son souffle. - Le monde entier retient son souffle. - Tout ça parce qu'il s'agit de quelle ligne? - Dernière ligne droite. - Dernière ligne droite. - B.Chameroy: Et les yeux, ils sont comment? - Le monde s'apprête à avoir les yeux rivés sur les Etats-Unis. - Le monde entier a les yeux rivés sur les Etats-Unis. - B.Chameroy: OK, Caroline.
En résumé, le monde entier est comme ça...
Comme à chaque événement planétaire, c'est mon petit plaisir. C'est le grand retour du plus gros dispositif. Les chaînes info ont pondu des bandes-annonces hollywoodiennes. "C'est moi qui ai le plus gros dispositif." - D.Trump reviendra-t-il à la Maison-Blanche? - Qui sera le 45e président des Etats-Unis? - Nous vous ferons vivre en temps réel ce rendez-vous historique. - Toute la rédaction historique de BFMTV se mobilise. - Nous serons en direct toute la nuit pour vous donner les résultats. - Soyez au coeur de l'élection grâce à nos reportages. - B.Chameroy: 16 heures de direct!
Je suis impatient que ces émissions spéciales démarrent. - Elle va aller à l'office religieux. Elle va se rendre à une messe.
Ensuite, elle va déjeuner dans un restaurant à Detroit, avant d'aller voir un barbier à Pontiac. Elle porte des Converse, un collier de perles... - Je précise que T.Swift n'est pas originaire de Pittsburgh mais de Reading. - B.Chameroy: Il aura suffi que les journalistes et invités français mangent un burger pour qu'ils aient l'impression d'avoir obtenu la green card. - Vous avez dit "balancé".
C'est un anglicisme. Vous vouliez dire "équilibré". - Sur CNN, ils ont le "magic wall". - C'est un "punchliner", un roi de la communication. - B.Chameroy: Lorrain? - A.-E.Lemoine: Ne le dérange pas! - B.Chameroy: Le grand vainqueur de ce petit jeu se trouve sur LCI, la chaîne info. ...
Stay tuned. Restez jusqu'à la fin de la chronique. Grosse annonce à venir.
Dans le reste de l'actualité, puisque le monde ne tourne pas qu'autour des USA... - Cette cerise a effacé le gâteau.
On ne peut pas se pincer le nez. On mettra une pièce dans le juke-box, un coup de pied dans la fourmilière. C'est très facile de donner l'arrivée du tiercé après la course.
Je ne suis pas madame Soleil. On va aller sentir le cul des vaches. - B.Chameroy: A force de prendre la confiance, il s'est pris les pieds dans le tapis. - Mélenchon, c'est Docteur Mélenchon et Monsieur Mélenchon. - B.Chameroy: Politique toujours. - Pendant ce temps-là, M.Barnier a réuni son gouvernement en séminaire. - Il a dit à tout le monde qu'ils devaient travailler en équipe.
C'est le double sens de cette communication. - B.Chameroy: Les ministres ont bien reçu le mémo.
On se serait crus dans un générique de sitcom. ...
On est tous des "copinous". Et si certains se plaignent de la lenteur des prises de décision en France, les politiques ne procrastinent pas pour s'engager. Ils dégainent, sans attendre les retardataires. - Je n'ai pas attendu que le RN s'occupe d'un sujet pour m'en occuper moi-même. - On n'a pas attendu les écolos. - On n'a pas attendu la France.
Il parle depuis très longtemps avec d'autres pays. - On n'a pas attendu B.Retailleau pour travailler. - B.Chameroy: Ils n'ont pas attendu 7h44 pour se mettre au boulot.
A.Pannier-Runacher possède une des plus grosses cartes de visite du gouvernement. - Vous êtes la ministre de la Transition écologique, de l'Energie, du Climat et de la Prévention des risques. - B.Chameroy: C'est long.
Il a décidé d'abréger. - A.Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, est l'invitée du Grand Rendez-vous. - J'étais en charge de l'Industrie, de l'Artisanat, du Commerce et de la Consommation. - B.Chameroy: Et des chauffages, et des thermostats...
Nous sommes toujours sans nouvelles de l'autorité en plateau. C'est dur de s'imposer. - Des montants astronomiques...
C'est pour ça que ce diagnostic doit être fait. La vision est essentielle... - Ils doivent repartir.
Vous fuyez la question. - B.Chameroy: Il a enfin fini par poser une question. - Est-ce que le fardeau fiscal qui pèse sur eux est démesuré? - B.Chameroy: La question est posée par Mathieu, et la réponse après la pub.
La prochaine fois, ce sera la bonne. La mouche s'est mise sur notre plateau de temps à autre. Elle a trouvé plus confort que notre plateau: le verre droit des lunettes de la ministre. - Un projet nucléaire, c'est 10 à 15 ans. - Attention, vous avez une mouche. - B.Chameroy: Bien, Sherlock.
Il était 12h46, mais CNews n'est pas passé à l'heure d'hiver. - Quelle Heure est-il? Ca va être attribué dans quelques minutes. - Ca y est, on l'a. - B.Chameroy: Sur franceinfo, le cadreur n'aime pas les bouquins. - On est en train d'attendre K.Daoud, qui va arriver incessamment sous peu.
Sachez que le prix Renaudot... - B.Chameroy: Le prix Goncourt est une véritable consécration.
Un enjeu énorme qui a eu raison du moral des perdantes. - Trafic perturbé sur l'ensemble de la ligne, - B.Chameroy: Ca ne s'invente pas!
On referme ces actualités avec un dernier détour par les States. Il y a une question qu'on ne s'est pas posée depuis le début. Il est comment, le dispositif? - Un dispositif exceptionnel. - Un dispositif exceptionnel. - B.Chameroy: Les vainqueurs haut la main, c'est chez France 2. - Un dispositif hors normes. - B.Chameroy: Il n'y a pas de raison, nous dégainons aussi notre couverture spéciale.
Alors que le monde entier retient son souffle, en ayant les yeux rivés...
Demain, un dispositif exceptionnel. Nous voulions être en direct des States pour nous la péter sur un plateau extérieur. Résultat: on va prendre un Ouigo pour se rendre à Morlaix. 1res estimations, analyses, témoignages.
Le duel K.Harris contre D.Trump, c'est l'élection armoricaine.
Demain, avec "Ouest-France", la crêperie L'Hermine et les salons de coiffure. - A.-E.Lemoine: Bravo!
Merci à tous les trois. Allez applaudir Arnaud au théâtre Montparnasse. Lisez les recettes de Julie. "Seul", c'est ce soir, sur France 2.
Si vous voulez bien vous tourner vers David pour remercier nos téléspectateurs...
Merci de votre fidélité.
Xavier Bertrand