Le Gouvernement a reporté la présentation de sa loi-cadre sur les transports - Marc Pena
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Monsieur le ministre, votre projet de loi cadre que vous deviez présenter ce matin en conseil des ministres et qui est heureusement reportter soulève de nombreuses inquiétudes. Vous prévoyez en effet d'indexer automatiquement les tarifs des transports en commun sur l'inflation. Autrement dit, des hausses de prix quasi garanties chaque année, quel que soit le niveau de service, quelle que soit la réalité sociale des territoires.
Au moment où vous nous devrions développer la tarification sociale pour encourager l'usage des transports publics et avancer vers la gratuité, vous organisez leur augmentation automatique amputant le pouvoir d'achat des citoyens. Deuxème enjeu, le financement. Vous annoncez que des recettes issues des concessions autoritaires pourront soutenir les mobilités.
Très bien. Mais pourquoi ne pas créer une véritable société nationale de gestion des autoroutes dont les ressources seraient intégralement consacré au transport durable ? Par ailleurs, votre texte reste silencieux sur la mobilité solidaire et sur l'accessibilité pour les personnes en situation de handicap.
C'est une faute, une honte presque à l'heure où tant de nos concitoyens renoncent à se déplacer. Enfin, quelle garantie avez-vous que ces moyens iront réellement à la décarbonation des transports, notamment pour le développement du frais ferroviaire et la réouverture des petites lignes ? Autour de ma circonscription enx et Marseille, les embouteillages toute l'année saturent nos routes.
Les habitants comme dans l'ensemble de notre pays attendent des trains plus fréquents et la réouverture de liaison comme par exemple à en Provence ex Roniac. Monsieur le ministre, merci beaucoup monsieur, allez-vous revoir votre copie sur ce point. Merci.
Je veux être très clair. Le gouvernement n'a aucun plan caché sur la tarification. Il ne fixe d'ailleurs pas les tarifs des transports en commun, c'est la liberté des collectivités.
Ce texte donne tout simplement la possibilité aux autorités organisatrices qu'il le souhaitent d'indexer le prix du billet sur l'inflation, sur la tarification sociale, je suis d'accord avec vous, mais pas sur la gratuité. Les collectivités peuvent et doivent mettre en place des tarifs solidaires pour les plus démunis, les publics prioritaires comme c'est d'ailleurs le cas sur votre territoire. Mais la gratuité généralisée est une erreur.
À partir de 2032, l'intégralité des nouvelles recettes autorités autoroutières sera fléché vers les infrastructures de transport. 2,5 milliards d'euros par an supplémentaire sans augmenter les impôts, sans augmenter la dette.
Marc Pena