Bourdin Direct du 19 mai - 6h/7h
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 40:55OuverteRéponse directe
Nous, on travaille sur le réseau Hauts-de-Paris pour l'eau potable et les eaux usées.
- 43:19OuverteRéponse directe
Chlore ou autre, est-ce que c'est ce qui explique que l'eau soit plus calcaire dans certaines régions ?
- 44:47OuverteÉludée
Trop vite, trop lent, que pensez-vous de ce déconfinement ?
- 46:15OuverteRéponse directe
Si vous ne portez pas de masque, l'amende peut aller jusqu'à 50 000 euros à Dubaï. Est-ce que ça pourrait arriver en France ?
- 48:35OuverteRéponse directe
Vous êtes agoraphobe. Dans le confinement, vous étiez parfaitement bien. Et là, le déconfinement, vous stresse ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16InvitéFait
« à surprendre de l'hydroxychloroquine depuis 10 jours. »
- 0:21InvitéFait
« Ça ne peut pas faire de mal, dit-il. »
- 0:25InvitéFait
« Le Conseil d'État impose la levée d'interdiction totale des célébrations religieuses dans les lieux de culte. »
- 0:31InvitéFait
« Le gouvernement a 8 jours pour prendre des mesures moins contraignantes. »
- 0:35InvitéFait
« Et puis l'UFC Cochoisir assigne 20 compagnies aériennes. »
- 0:42InvitéFait
« L'association de consommateurs leur reproche de ne pas laisser le choix aux voyageurs entre le remboursement et le bon d'achat après l'annulation des vols pendant la crise sanitaire. »
- 1:01InvitéFait
« Donald Trump a assuré qu'il prenait le médicament tous les jours depuis une semaine et demie et avec l'accord de son médecin Nicolas Bach. »
- 1:10InvitéFait
« Oui, j'en prends depuis une semaine et demie et je suis toujours là. »
- 1:13InvitéFait
« Donald Trump a reconnu qu'il prenait un cachet d'hydroxychloroquine quotidiennement depuis une dizaine de jours à titre préventif avec l'accord du médecin de la Maison-Blanche. »
- 1:22InvitéFait
« Le président des Etats-Unis a pourtant toujours été testé négatif au coronavirus. »
- 1:41InvitéFait
« À ce jour, l'efficacité de l'hydroxychloroquine à titre préventif contre le coronavirus n'a pas encore été démontrée. »
- 2:10InvitéFait
« Donald Trump qui menace ce matin, une nouvelle fois, de suspendre le financement américain à l'Organisation mondiale de la santé. »
- 2:17InvitéFait
« Suspension qui deviendra définitive si l'agence onusienne ne s'engage pas sous 30 jours à procéder à des améliorations majeures. »
- 2:24InvitéFait
« Trump réclame de l'OMS qu'elle démontre son indépendance à l'égard de la Chine. »
- 2:32InvitéFait
« L'interdiction de réunion dans les lieux de culte avalore que le déconfinement a débuté. »
- 2:37InvitéFait
« Il représente une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de culte. »
- 2:41InvitéFait
« Le Conseil d'Etat a donc tranché. »
- 2:43InvitéFait
« Le Premier ministre a huit jours pour prendre des mesures d'encadrement moins strictes. »
- 3:11InvitéFait
« La Conférence des évêques de France attend maintenant la révision du décret par le Premier ministre qui a huit jours pour le faire, juste avant la Pentecôte qui sera célébrée le 31 mai. »
- 3:50InvitéFait
« L'UFC que choisir assigne en justice 20 compagnies aériennes. »
- 3:53InvitéFait
« Air France, Ryanair, Transavia ou encore Vueling. »
- 3:56InvitéFait
« L'association de consommateurs leur reproche de ne pas laisser le choix aux voyageurs entre le remboursement et le bon d'achat. »
- 5:16InvitéChiffre
« Angela Merkel et Emmanuel Macron ont proposé hier un fonds de 500 milliards d'euros. »
- 5:21InvitéFait
« Un fonds destiné à aider les régions, les secteurs et les pays les plus touchés par la crise. »
- 5:37InvitéChiffre
« Les 500 milliards d'euros de crédit pourraient être souscrits en commun par les 27 Etats membres. »
- 5:43InvitéFait
« Mais les sommes seraient ensuite versées en priorité aux secteurs et régions les plus touchés par la pandémie. »
- 5:49InvitéFait
« Le tourisme en Italie ou l'hôpital en France. »
- 5:52InvitéFait
« Contrairement à la crise de 2008, ces aides ne seront pas conditionnées à des plans d'austérité. »
- 5:57InvitéFait
« Et au moment du remboursement, les pays les plus touchés par le coronavirus paieront finalement moins que les pays les moins touchés comme l'Allemagne. »
- 6:12InvitéChiffre
« 54 salariés d'un abattoir de Fleury, les Aubray, dans le Loiret, ont contracté le Covid-19. »
- 6:18InvitéChiffre
« 20 cas de plus depuis que de nouveaux tests ont été effectués. »
- 6:22InvitéChiffre
« Et puis dans les Côtes d'Armor, plusieurs centaines de salariés vont être testés aujourd'hui après la découverte de 69 cas près de Saint-Brieuc. »
- 8:10InvitéFait
« Ce timbre unique, l'immense acteur Michel Piccoli est décédé à l'âge de 94 ans. »
- 9:01PrésentateurFait
« Bonjour, j'ai peur de sortir de chez moi. Surtout depuis que j'ai appris que je devais reprendre le boulot à la fin du mois. Que faire ? »
- 9:11InvitéFait
« Il ne faut pas vivre avec la peur parce qu'elle paralyse. Il faut vivre avec la crainte car la crainte nous permet la prudence et le respect des gestes barrières. »
- 9:38InvitéFait
« J'ai peur. Ces témoignages et tant d'autres, vous en avez Mathieu ? »
- 10:32PrésentateurFait
« Ce sentiment s'apparente au syndrome de la cabane ou de l'escargot, comme on veut la peur de retrouver le monde extérieur après une longue période passée chez soi, confinée. »
- 11:10InvitéFait
« Comme j'ai peur, je me suis complètement enfermée. »
- 11:12InvitéFait
« La peur du virus, elle explique avoir été traumatisée par les mises en garde des médecins et les images tournées dans les hôpitaux. »
- 11:18InvitéFait
« On avait l'impression que si on attrapait ce truc, on finissait en réa. »
- 11:33InvitéFait
« Donc j'ai la trouille. »
- 11:41PrésentateurFait
« On entend les gens dire que la vie ne sera plus jamais comme avant. »
- 11:53InvitéFait
« Et il y a des petites phrases clés comme ça qui m'ont visculé. »
- 12:02InvitéFait
« En plus de ces conséquences psychiques, les professionnels parlent également de syndrome physique, les doigts qui picotent, des jambes cotonneuses ou des problèmes respiratoires. »
- 12:06InvitéFait
« À force d'avoir des injonctions contradictoires, paradoxales, les gens commencent un petit peu à ne plus savoir à quel sein se vouer. »
- 12:22InvitéFait
« Ce spécialiste craint que pour certains, les traumatismes liés au confinement ressortent dans quelques mois, voire quelques années. »
- 13:35PrésentateurFait
« Donc, je peux comprendre ceux qui ont le syndrome de la cabane. »
- 15:14InvitéFait
« Aucune trace, très tôt comme ça, merci de vous lever pour nous, aucune trace de coronavirus n'a été détectée dans des échantillons d'eau de mer ou des coquillages prélevés sur différentes façades du littoral français. »
- 17:40InvitéFait
« Et là, on a encore trouvé la trace de quelques petites traces de contamination. »
- 18:02InvitéFait
« Par contre, nous n'avons pas détecté le SARS-CoV-2. »
- 27:16PrésentateurFait
« Les conséquences du déconfinement sur votre porte-monnaie. »
- 27:23PrésentateurFait
« Face à la crise, au coup des masques, des visières de protection, certains professionnels augmentent leur prix. »
- 28:18InvitéChiffre
« Pour les jambes, avant on était à 4,40 euros pour les demi-jambes. Aujourd'hui, on est à 5,90 euros. »
- 28:23InvitéChiffre
« En moyenne, le prix des prestations a augmenté de 10%. »
- 28:43InvitéChiffre
« Pour un mégane, ça représente entre 2,500 et 3,000 euros de coûts supplémentaires. »
- 28:55InvitéChiffre
« Et la baisse de 10% de productivité à cause du temps de désinfection des cabines entre deux clientes. »
- 29:14InvitéChiffre
« Un développement informatique qui a un coût, 25 000 euros. »
- 29:21PrésentateurFait
« Le travail reprend aujourd'hui dans les 6 entrepôts d'Amazon en France. »
- 29:25PrésentateurFait
« L'activité était suspendue depuis le 16 avril, depuis une décision de justice qui demandait au groupe d'évaluer les risques sanitaires dans ses centres de distribution. »
- 30:09InvitéFait
« C'est une victoire. »
- 30:14InvitéFait
« J'aurais même tendance à dire que c'est une victoire du bon sens. »
- 30:35InvitéFait
« Air France, Ryanair, Transavia, l'UFC que choisir assigne en justice 20 compagnies aériennes. »
- 30:41PrésentateurFait
« L'association de consommateurs leur reproche de ne pas laisser le choix aux voyageurs entre un remboursement et un bon d'achat suite à l'annulation d'un vol pendant la période de confinement. »
- 30:52InvitéFait
« Le gouvernement a désormais 8 jours pour assouplir l'interdiction des cérémonies religieuses dans les lieux de culte. »
- 30:58InvitéFait
« Une demande du Conseil d'État qui estime que cette mesure est disproportionnée. »
- 31:03InvitéFait
« Pour Mohamed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman, mieux vaut se montrer prudent pour l'instant. »
- 31:42PrésentateurFait
« Les opérations de dépistage devraient se terminer aujourd'hui dans le Loiret sur le site de l'abattoir tradival de Fleury-les-Aubrais. »
- 31:45PrésentateurChiffre
« 54 salariés ont le coronavirus, 20 cas de plus ont été détectés. »
- 31:54InvitéChiffre
« Dernier bilan en France, 131 morts de plus en 24 heures, 28 239 décès au total. »
- 32:02InvitéFait
« Le nombre de malades en réanimation continue de baisser. »
- 32:09InvitéFait
« Donald Trump a affirmé qu'il prend de l'hydroxychloroquine depuis 10 jours à titre préventif. »
- 32:15PrésentateurFait
« Le président américain précise qu'il n'a pas le Covid, que tous ses tests sont négatifs. »
- 32:23PrésentateurFait
« Beaucoup de bonnes choses sont sorties sur l'hydroxychloroquine. »
- 32:26PrésentateurFait
« Je prends de l'hydroxychloroquine. »
- 32:28PrésentateurFait
« J'ai commencé il y a quelques semaines parce que je pense que c'est bien. »
- 32:33PrésentateurFait
« J'ai entendu beaucoup de bonnes choses dessus. »
- 32:36PrésentateurFait
« Et si ce n'est pas bon, je vous dirai d'accord. »
- 32:38PrésentateurFait
« Mais en attendant, qu'est-ce que j'ai à y perdre ? »
- 32:42PrésentateurFait
« C'est utilisé depuis 40 ans pour la malaria, pour le lupus et d'autres choses. »
- 32:44PrésentateurFait
« Ceux qui sont en première ligne en prennent. »
- 32:45PrésentateurFait
« Les docteurs en prennent, j'en prends. »
- 32:49PrésentateurFait
« J'espère ne plus en prendre bientôt parce que j'aurai des réponses. »
- 32:54InvitéFait
« L'hydroxychloroquine, traitement recommandé, je vous le rappelle, par le professeur Didier Raoult. »
- 33:30InvitéFait
« On a mangé plus. »
- 33:32InvitéFait
« On a mangé beaucoup. »
- 33:38InvitéFait
« On faisait plus de barbecue. »
- 33:46InvitéFait
« Le repas du midi, c'était 14 heures bien tassées. »
- 33:51InvitéFait
« Mais il y avait du grignotage en journée. »
- 34:24InvitéChiffre
« Selon l'étude de Santé publique France, 27% des Français déclarent avoir pris du poids pendant le confinement. »
- 35:42InvitéFait
« On a été arrêtés avant. C'est-à-dire que les injustices se sont arrêtés dès qu'il y a eu des problèmes. »
- 35:50InvitéFait
« Et depuis le 16 mars, nous, on a créé une page Facebook et une pétition pour sauver les autocaristes. »
- 36:00InvitéFait
« Parce que malheureusement, beaucoup de petits autocaristes, surtout dans la région parisienne notamment, mais également partout en province, se trouvent dans une situation où ils n'ont plus de vues sur leur trésorerie et qu'ils n'arrivent pas à avoir des aides. »
- 36:12InvitéFait
« Alors, il y a une toute petite avancée qui a été faite vendredi dernier par M. Dermalin et M. Djebari. »
- 37:13InvitéFait
« On vit pour ça. C'est une passion. Ce n'est pas un métier. »
- 37:16InvitéFait
« Moi, j'ai 59 ans. Je ne vais pas m'arrêter maintenant. »
- 38:51InvitéFait
« On a commencé à suivre assez rapidement au tout début de l'épidémie, début mars, le SARS-CoV-2 dans les eaux usées d'Île-de-France. »
- 39:05InvitéFait
« Et à ce moment-là, on s'est rendu compte qu'on avait déjà des traces de coronavirus, alors même qu'on était tout au début de l'épidémie. »
- 39:26InvitéFait
« Donc, en analysant les eaux usées, évidemment, on peut suivre la dynamique de l'épidémie. »
- 39:35InvitéFait
« Ce qui est maintenant bien connu, c'est que c'est aussi un virus qu'on retrouve dans les selles. »
- 40:18InvitéFait
« On a vu une augmentation, pendant tout le début de l'épidémie, on a vu une augmentation de la quantité de virus, en tout cas de génome de virus dans les eaux usées, jusqu'à à peu près une semaine après la fin du pic des entrées à l'hôpital. »
- 40:36InvitéFait
« Et à partir de là, on a vu une diminution assez rapide de la quantité de génome. »
- 40:40InvitéFait
« Et actuellement, on est à des niveaux extrêmement faibles dans les eaux usées, ce qui montre bien l'efficacité du confinement a eu sur la dynamique de l'épidémie. »
- 41:02PrésentateurFait
« On a monté un réseau sur toute la France, avec d'autres deux collègues. »
- 41:26PrésentateurChiffre
« On est actuellement sur une trentaine de stations d'épuration qui sont suivies à peu près deux fois par semaine. »
- 41:46PrésentateurFait
« Notre idée, c'est qu'on pourrait construire un réseau épidémiologique basé sur le suivi des eaux usées. »
- 42:09PrésentateurFait
« À un moment donné, on a augmenté la quantité de chlore. »
- 42:35PrésentateurFait
« Les traitements qui sont déjà utilisés dans les stations de traitement d'eau potable sont tout à fait suffisants. »
- 44:08PrésentateurFait
« On a un appui du ministère de la Recherche assez important. »
- 46:20PrésentateurChiffre
« Si vous ne portez pas de masque, l'amende peut aller jusqu'à 50 000 euros. »
- 46:59InvitéFait
« On va lui apprendre à reconnaître la forme d'un visage avec ou sans masque. »
- 47:12InvitéFait
« C'est un système qui est déjà en test au E de l'aéroport de Roissy. »
Temps de parole
- Présentateur62 %
- Invité15 %
- Invité 26 %
- Invité 36 %
- Présentateur 25 %
≈ 5,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC. Mardi 19 mai, l'info sur RMC. Il est 6h juste à la seconde près, Céline Kalman est là. Pour les infos, Céline, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Nouvelle sortie surprenante de Donald Trump, le président américain,
à surprendre de l'hydroxychloroquine depuis 10 jours. Ça ne peut pas faire de mal, dit-il. L'efficacité de ce médicament contre le coronavirus n'a toujours pas été démontrée. Le Conseil d'État impose la levée d'interdiction totale des célébrations religieuses dans les lieux de culte. Le gouvernement a 8 jours pour prendre des mesures moins contraignantes. Et puis l'UFC Cochoisir assigne 20 compagnies aériennes. L'association de consommateurs leur reproche de ne pas laisser le choix aux voyageurs entre le remboursement et le bon d'achat après l'annulation des vols pendant la crise sanitaire. Il est 6h, bienvenue à tous sur RMC.
Pas de résultat probant dans les diverses études menées sur l'efficacité de la chloroquine pour traiter le Covid-19. Mais qu'importe, hier soir, au cours de l'un de ces briefings quotidiens consacrés à la pandémie, Donald Trump a assuré qu'il prenait le médicament tous les jours depuis une semaine et demie et avec l'accord de son médecin Nicolas Bach. Une annonce choc, une de plus. Oui, j'en prends depuis une semaine et demie et je suis toujours là. Donald Trump a reconnu qu'il prenait un cachet d'hydroxychloroquine quotidiennement depuis une dizaine de jours à titre préventif avec l'accord du médecin de la Maison-Blanche.
Le président des Etats-Unis a pourtant toujours été testé négatif au coronavirus. Une nouvelle façon de vanter les mérites de ce médicament qu'il défend depuis plusieurs mois. J'entends beaucoup de choses extraordinairement positives sur ce médicament. Ça ne va pas me faire de mal. C'est utilisé depuis 40 ans pour la malaria, le lupus. Qu'avons-nous à perdre ? À ce jour, l'efficacité de l'hydroxychloroquine à titre préventif contre le coronavirus n'a pas encore été démontrée. François Chaste, professeur de pharmacie clinique aux hôpitaux Paris-Centre.
Jusqu'à présent, on ne dispose pas d'éléments qui permettent d'évaluer positivement l'utilité de ce médicament, y compris dans le traitement de la maladie. Fin avril, l'Agence américaine des médicaments a mis en garde contre l'utilisation de l'hydroxychloroquine en dehors d'un milieu hospitalier ou essai clinique, alertant notamment sur le risque de troubles du rythme cardiaque. Donald Trump qui menace ce matin, une nouvelle fois, de suspendre le financement américain à l'Organisation mondiale de la santé. Suspension qui deviendra définitive si l'agence onusienne ne s'engage pas sous 30 jours à procéder à des améliorations majeures.
Trump réclame de l'OMS qu'elle démontre son indépendance à l'égard de la Chine. Le constat est tombé hier soir, peu avant 20h. L'interdiction de réunion dans les lieux de culte avalore que le déconfinement a débuté. Il représente une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de culte. Le Conseil d'Etat a donc tranché. Le Premier ministre a huit jours pour prendre des mesures d'encadrement moins strictes. Rémi Hink.
Le Conseil d'Etat juge que cette interdiction porte une atteinte grave à la liberté de culte et présente un caractère disproportionné au regard de l'objectif de préservation de la santé publique. La décision est saluée par les catholiques. La Conférence des évêques de France attend maintenant la révision du décret par le Premier ministre
qui a huit jours pour le faire, juste avant la Pentecôte qui sera célébrée le 31 mai.
En revanche, les responsables juifs et musulmans attendent des précisions. Le président du Conseil français du culte musulman souligne que les cérémonies religieuses d'ampleur ne pourront pas se tenir évoquant seulement de petites réunions. Même son de cloche pour le Grand Rabbin de France qui estime que le moment viendra quand on aura des certitudes sanitaires et qu'il faut pour cela attendre encore un peu pour juger des effets du déconfinement. Enfin, la Fédération protestante de France souhaite que la décision reste dans les mains du politique car il y a des enjeux sanitaires majeurs.
Si vous deviez prendre l'avion ces derniers mois et que votre vol a été annulé à cause de la pandémie, vous devez être dans le cas suivant. Pas de remboursement, mais des avoirs à utiliser dans l'année. Sauf que cette pratique n'est pas d'égal. L'UFC que choisir assigne en justice 20 compagnies aériennes. Air France, Ryanair, Transavia ou encore Vueling. L'association de consommateurs leur reproche de ne pas laisser le choix aux voyageurs entre le remboursement et le bon d'achat. Margot Bédé. L'avion d'Odima devait décoller pour la République dominicaine le 31 mars dernier. Son vol annulé, la jeune femme décide d'appeler la compagnie qui lui promet un remboursement.
Un mois plus tard, sans nouvelles de son dossier, elle rappelle.
J'ai à nouveau une personne de chez Air Caribe qui me dit « Écoutez, on ne peut pas rembourser. Si vous voulez, j'annule vos billets et je ne vous rembourse que des taxes aéroportuaires. » C'est comment vous dire qu'on a encore plus envie de rire, de pleurer. On ne sait plus trop comment faire parce que les deux billets, les retours, ont coûté 1125 euros.
Comme d'Ima, des milliers de passagers n'ont pas pu être remboursés. Après avoir recueilli leur témoignage, l'UFC Que Choisir assigne aujourd'hui en justice 20 compagnies. Raphaël Bartlomé est le responsable du service juridique de l'association.
C'est illégal. Notre action, c'est simplement pour défendre le droit des passagers de choisir la façon dont ils souhaitent être remboursés. Soit en argent, soit en avoir.
L'association ne demande pas de dommages et intérêts, mais souhaite que les compagnies soient contraintes de respecter leurs obligations. Et notez que Jean-Baptiste Djebari, secrétaire d'Etat chargé des transports, sera votre invité Jean-Jacques à 8h30 sur RMC et BFM TV. Une somme astronomique pour redresser l'Europe. Angela Merkel et Emmanuel Macron ont proposé hier un fonds de 500 milliards d'euros. Un fonds destiné à aider les régions, les secteurs et les pays les plus touchés par la crise. Jérémy Trottin. Face à une crise inédite, Angela Merkel le reconnaît elle-même.
La solution proposée est originale. Originale surtout pour Berlin qui a accepté de faire hier un pas vers plus de solidarité européenne.
Les 500 milliards d'euros de crédit pourraient être souscrits en commun par les 27 Etats membres. Mais les sommes seraient ensuite versées en priorité aux secteurs et régions les plus touchés par la pandémie. Le tourisme en Italie ou l'hôpital en France. Contrairement à la crise de 2008, ces aides ne seront pas conditionnées à des plans d'austérité. Et au moment du remboursement, les pays les plus touchés par le coronavirus paieront finalement moins que les pays les moins touchés comme l'Allemagne. Si la commission européenne a salué cette proposition, le plus dur reste à venir convaincre les 27 et notamment certains pays de l'Est de l'Europe.
54 salariés d'un abattoir de Fleury, les Aubray, dans le Loiret, ont contracté le Covid-19. 20 cas de plus depuis que de nouveaux tests ont été effectués. Et puis dans les Côtes d'Armor, plusieurs centaines de salariés vont être testés aujourd'hui après la découverte de 69 cas près de Saint-Brieuc. Ces tests sont un élément très important pour lutter contre la propagation du Covid-19. Les brigades sanitaires mises en place depuis le 11 mai au moment du déconfinement n'arrêtent pas des salariés de l'assurance maladie qui ont pour mission de retracer les contacts récents d'un malade du Covid.
Dans les Ardennes, à Charleville-Mézières, le centre d'examen de santé s'est transformé en quelques jours en service d'enquête Covid. Reportage Garance Munoz, Emma Aubecker-Granier.
En quelques jours, Cindy Boinelle a changé de métier. Elle était secrétaire médicale. Désormais, elle l'enquête sur les cas de Covid.
Là, moi le but de mon appel, c'est de faire un point avec vous justement sur votre situation et parler éventuellement des contacts que vous auriez pu rencontrer. Sa mission, retracer les derniers contacts entre un malade et de nouveaux porteurs potentiels. Donc c'est des appels qui sont très longs. Il faut bien prendre le temps avec la personne, déjà la rassurer, avoir un maximum d'informations pour justement faciliter les recherches. Généralement, les gens répondent très très bien à nos appels. Le plus dur, c'est de convaincre chaque cas contact de rester chez lui quand il n'a pas de symptômes. Le docteur Mélanie Parent coordonne ce centre.
Malgré tout, on va quand même lui demander pour casser les chaînes de transmission, de se mettre à l'isolement, de se faire tester. Donc parfois, ça peut être pas compris. Donc on a vraiment un travail pédagogique à apporter.
Dans les Ardennes, le nombre de cas est en diminution. Mais Olivier Suzanne, directeur de l'assurance maladie du département, prépare un éventuel rebond.
On a formé des personnes. Donc on aura les moyens techniques et humains de faire face à cette nouvelle vague. On est là pour être vigilant. Si d'autres départements doivent faire face à une nouvelle hausse des cas, le centre des Ardennes pourra leur prêter main forte. Et puis son visage est à la une de quasiment tous vos journaux. Ce matin, son front dégarnit, sa carrure impressionnante et une voix. Ce timbre unique, l'immense acteur Michel Piccoli est décédé à l'âge de 94 ans. Il y a une semaine et on ne l'a appris qu'hier.
Merci Michel Piccoli. Vous avez envie de vous souvenir de Piccoli, les choses de la vie d'après titre L'Équipe ce matin. Qui lui rend hommage dans plusieurs titres. Bien, les témoignages sont venus nombreux. Depuis hier matin, le témoignage de Mickaël. Vous vous souvenez de ce témoignage hier matin ? Mickaël nous disait qu'il ne pouvait plus sortir de chez lui. Il habite à Saint-Mandroyer dans le Var. Et il doit travailler le 2 juin. Il travaille dans les parcs et jardins. Et il ne sait pas comment faire. Il n'est pas sorti depuis le début du déconfinement. Et même depuis le début du confinement. Depuis le début du confinement, le 17 mars. Vous êtes nombreux à témoigner.
A la suite du témoignage de Mickaël. Tiens, je vais vous lire ce témoignage-là. Bonjour, j'ai peur de sortir de chez moi. Surtout depuis que j'ai appris que je devais reprendre le boulot à la fin du mois. Que faire ? Il ne faut pas vivre avec la peur parce qu'elle paralyse. Il faut vivre avec la crainte car la crainte nous permet la prudence et le respect des gestes barrières. Nous dit cet autre auditeur. S'il n'en a pas crainte, on se sent invincible. Et à ce moment-là, on risque d'être contaminé car on ne respectera pas les gestes barrières. Lui aussi ne veut pas sortir. Nous sommes une famille de 5 adultes. Personne ne sort. Personne ne sort. On a dû sortir 3 fois pour acheter du pain.
Ce matin, je suis sorti acheter de la viande. Je flippe. J'ai peur. Ces témoignages et tant d'autres, vous en avez Mathieu ? Encore de nombreux ce matin. Encore de nombreux ce matin. Alors on en parlera tout à l'heure avec mon invité de 7h40, le docteur Florian Ferreri, qui est psychiatre à l'hôpital Saint-Antoine à Paris, qui est spécialiste de la dépression, qui va nous dire quel est ce phénomène, ce phénomène qui vous touche. Si vous voulez témoigner, bien n'hésitez pas, vous appelez le 3216, c'est notre lien, vous le savez. Vous êtes avec nous, nous sommes avec vous. Nous sommes avec vous dans cette angoisse, dans cette anxiété profonde qui vous empêche de sortir de chez vous.
Il est 6h10. Cela fait plus d'une semaine que les Français sont déconfinés. Alors je posais la question, est-ce que le déconfinement est au bon rythme, trop lent ou trop rapide ? Là encore, vous appelez, le débat est ouvert, 3216. La peur du virus est donc encore bien présente. Ce sentiment s'apparente au syndrome de la cabane ou de l'escargot, comme on veut la peur de retrouver le monde extérieur après une longue période passée chez soi, confinée. C'est le cas de Nathalie. Nos journalistes ont rencontré cette jeune femme. Elle travaille dans l'immobilier. Et nos journalistes l'ont rencontré dans la cour de son immeuble du 17e arrondissement de Paris. Elle ne veut pas sortir.
Reportage, Florian Chevalet et Benjamin Pelsy. Rencontrée dans la cour intérieure de son immeuble depuis 8 jours, Nathalie n'est sortie que 3 fois de son appartement. Comme j'ai peur, je me suis complètement enfermée. La peur du virus, elle explique avoir été traumatisée par les mises en garde des médecins et les images tournées dans les hôpitaux.
On avait l'impression que si on attrapait ce truc, on finissait en réa.
Limite, on ne nous avait pas dit que ça pouvait être juste, entre guillemets, une grosse grippe.
Et la fin du confinement n'a rien arrangé pour cette maman.
Ma fille, elle reprend ses trucs de jeunes filles de 18 ans, donc les copains, les copines.
Donc j'ai la trouille.
Pourtant, Nathalie a elle-même été confrontée au virus. Elle est tombée malade fin mars. Aujourd'hui, elle n'a plus de symptômes mais n'arrive pas à retrouver une vie normale. On entend les gens dire que la vie ne sera plus jamais comme avant. C'était terrible. Ça veut dire qu'on n'aura plus jamais la liberté. Une fois de plus, plus jamais on pourra tendre une main, plus jamais on prendra quelqu'un dans les bras pour rire ou pour pleurer. Et il y a des petites phrases clés comme ça qui m'ont visculé. En plus de ces conséquences psychiques, les professionnels parlent également de syndrome physique, les doigts qui picotent, des jambes cotonneuses ou des problèmes respiratoires.
Le psychanalyste Rodolphe Oppenheimer met en cause un trou plein d'informations. À force d'avoir des injonctions contradictoires, paradoxales, les gens commencent un petit peu à ne plus savoir à quel sein se vouer. Et par conséquent, ils se recroquevillent sur eux-mêmes. Et en se recroquevillant sur eux-mêmes, ils se déclenchent des phobies, des angoisses, du mal-être. Ce spécialiste craint que pour certains, les traumatismes liés au confinement ressortent dans quelques mois, voire quelques années. Il est 6h12. Merci d'être avec nous. Allez-y, vous continuez à témoigner. Vous nous dites comment vous vivez ce déconfinement. Est-ce qu'il est trop rapide ? Est-ce qu'il est trop lent ?
Comment faut-il faire ? Comment faut-il vivre ? Laurent est avec nous, auditeur fidèle parmi les fidèles Sainte-Cécile Lévigne, dans le Vaucluse. Bonjour Laurent. Bonjour Jean-Jacques. Vous êtes sur la route là, Laurent ? Oui, oui, on bosse. Vous bossez et ça se passe bien. Ça roule toujours correctement, non ? Là, ça a repris quasi circulation normale. Je vois qu'à traverser les agglomérations d'Aix-en-Provence, Toulon, il y a du monde comme avant le Covid. Comme avant le Covid. Le retour à la vie normale va être très très long, dites-vous. Vous n'êtes pas, vous, vous sortez, vous bossez ? Moi, ce soir, ce week-end, avec mon épouse, on est allé faire 4 courses.
Bon, on a passé la moto, je n'ai pas pu envoyer la photo parce que la météo n'est pas autant. Mais je n'oublie pas Mathieu et Anaïf qui se posent des questions. Ne vous inquiétez pas, ils auront la photo. Ils auront la photo parce que là, il va faire beau, vous allez... Ah oui, oui, non, mais j'ai regardé la météo pour ce week-end, entre jeudi et la fériée et ce week-end. Là, ça va, la moto va être de sortie. Voilà. Laurent ? Après, sinon, moi, bon, je n'ai pas peur, je suis prudent, mais je pense qu'il ne faut pas aller trop vite parce que, comme à chaque fois depuis le début de cette crise, un certain nombre de personnes sont imprudents et n'ont pas conscience.
Donc, je peux comprendre ceux qui ont le syndrome de la cabane. Oui. Parce que vous avez encore des gens qui se baladent dans un grand supermarché style Le Roi Merlin à Avignon, qui est un des très très grands en France.
Oui.
Qui sont à l'inverse du sens, vous savez, qui a été mis en place de circulation, qui n'ont pas de masque, qui touchent à tout. Donc, je peux comprendre que ces gens-là aient peur et c'est pour ça, je pense qu'il faut y aller doucement. Parce que si on lâche tout d'un coup, ça va être un carnage. C'est mon ami perso, je n'ai pas la seule s'infuse. Non, non, mais c'est votre sentiment. C'est la manière dont vous vivez ce déconfinement, Laurent. Voilà. C'est intéressant. Vous faites la queue, les gens derrière, ils sortent le mètre pour être à 1,01 mètre. Mais à tel que je n'ai pas à 1,05 mètre, parce que je ne sais jamais. Moi, je laisse 1,52 mètre.
Dès que ça avance, la personne derrière vous fait sentir que, monsieur, vous pouvez avancer d'un mètre. Oui, de toute façon, ça ne sert à rien. Encore 15 personnes devant, on ne va pas s'en planer. Mais ça ne sert à rien, il faut avancer, vous voyez. C'est vrai, ça. Non, mais c'est un truc de fou, je vous promets. C'est impressionnant. Laurent, c'est vrai. Bon, allez, bonne route, Laurent. C'est sympa. Allez, merci, Jacques.
Bon, au revoir, Laurent.
Merci d'avoir appelé. Salut, Laurent. Soazic Leguilladère est avec nous, virologiste, responsable du laboratoire santé, environnement et microbiologie de l'IFREMER à Nantes. Soazic, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous, Soazic.
Je vous en prie, c'est un plaisir.
Aucune trace, très tôt comme ça, merci de vous lever pour nous, aucune trace de coronavirus n'a été détectée dans des échantillons d'eau de mer ou des coquillages prélevés sur différentes façades du littoral français. C'est ce que vous avez annoncé hier. Racontez-nous. Tout est négatif, donc. Donc, pour le moment, oui. Donc, comme vous avez sans doute entendu, ce virus dont on ne sait encore très peu de choses. Oui.
A été détecté quand même dans des salles de patients hospitalisés. Nos collègues de la ville de Paris ont trouvé ce virus dans les eaux usées.
Oui, on en parlera tout à l'heure des eaux usées.
Voilà. Donc, nous, on s'est dit, allons voir jusqu'au littoral. Donc, on savait que probablement nous aurions peu de chances de trouver ce type de virus dans l'eau de mer. Oui.
En raison de sa structure, de la présence d'une enveloppe qui est un facteur de fragilité pour un virus.
Mais on s'est dit, il faut quand même que l'on vérifie. C'est ce que nous avons fait. Donc, nous avons mis en place une série d'échantillons, des prélèvements qui ont été effectués sur toutes les façades maritimes de nos côtes françaises.
Oui, oui.
Et donc, ceci, avec l'aide de mes collègues, vous savez, l'IFREMER a de nombreuses stations réparties sur le littoral français. Donc, tous mes collègues ont donné un coup de main, ils sont allés prélever des coquillages. Et je dirais des coquillages vraiment dans des zones contaminées.
Alors, pourquoi des coquillages et pas des poissons ?
Alors, parce que d'une part, les coquillages ont un facteur d'accumulation. Ce sont des filtreurs. Et ils vont aimer ces particules un peu riches en matière organique que nous allons rejeter via nos rejets humains. D'accord. Donc, en fait, ils ont une certaine tendance. Donc là, et je tiens à le préciser, ce sont vraiment des coquillages que nous avons prélevés dans des zones insalubres. Donc, ce ne sont pas des coquillages de zone de production.
Oui, j'ai compris, oui. Voilà. Donc, les coquillages filtrent l'eau. Donc, on peut mieux encore savoir ce qu'il y a dans l'eau, quoi. Quels sont les virus ou les microbes ? Voilà. Et qu'avez-vous trouvé ? Alors, en dehors, vous n'avez pas trouvé de coronavirus. Mais qu'avez-vous trouvé ? Donc, on a quand même, parce que pour vérifier que notre hypothèse était bonne et que nous avions choisi les bons sites, nous avons recherché les neurovirus. Ces neurovirus sont les virus des gastro-entérites que l'on retrouve pendant l'hiver, surtout essentiellement.
Et là, on a encore trouvé la trace de quelques petites traces de contamination. Donc, ce qui prouve que nos sites, les choix des sites étaient corrects,
puisqu'il y a vraiment une contamination humaine sur certains sites. Donc, et que notre méthode était bonne, nous avons détecté les neurovirus.
Par contre, nous n'avons pas détecté le SARS-CoV-2.
Bon, et bien, écoutez, voilà une excellente nouvelle, hein, Soazic-le-Guilladère. Et tous ceux qui vont ramasser des coquillages à pied, notamment, vont être satisfaits de savoir qu'il n'y a absolument aucun risque. On voit les images sur RMC découvertes. Merci beaucoup, hein, Soazic-le-Guilladère. En plus, un petit mot. Allez-y. Parce qu'on va quand même continuer à vérifier. Ah bah oui, j'imagine.
Maintenant, avec le déconfinement, voilà. Donc, c'est comme pour à chaque fois, chaque étape pour ce virus, c'est pas à pas.
C'est négatif pour le moment. On continue, on vérifie. Eh bah, vous avez bien raison. Pour nous, merci beaucoup. Merci pour le travail. Merci pour le travail de l'IFREMER. Il est 6h18. Vous êtes sur RMC, vous voulez réagir, vous n'hésitez pas. À propos des pêcheurs à pied, j'ai vu qu'un homme de 70 ans était resté une nuit entière, les pieds dans l'eau. Il a été surpris par la marée montante, hein. C'est cela ? Absolument. Hein, Quentin ? Bon. Il est... Attention, parce que ça peut être dangereux. Il est 6h18. Allez, petite page de pub. Ensuite, nous continuons le 3216. Charles Magnin qui sera avec nous. 3216, notre lien. Vous êtes avec nous. Nous sommes avec vous. J'attends vos témoignages.
Il est 6h19. RMC, Bourdin Direct. Sur le Facebook, Bourdin Direct et l'appli Direct Studio. De très nombreux témoignages. Oui, encore ce matin, Jean-Jacques, sur cette angoisse, cette peur de sortir de chez soi. Kunda nous écrit. Je suis complètement déboussolé depuis le confinement. Je m'endors à 7h du matin. Je me lève à 14h. Prise de poids massive. Je dors très mal. J'ai peur de sortir. Je désinfecte même mes colis et mon courrier. On y revient avec vous tout au long de la matinée. Notamment à 7h40 avec le docteur Florian Ferreri. Avec vous aussi, ce déconfinement, cette angoisse, le rythme du déconfinement. Trop vite ou pas assez vite ?
Sylvain nous dit que ça dépend de la puissance de contagion du virus. Parce qu'on a un peu l'impression, à voir la rapidité de ce déconfinement, que ce virus n'est plus contagieux. Jean, au contraire, est retourné dans les restaurants et les bars en Allemagne. Ça a rouvert. Routier, j'y ai mangé hier. Et ça lui a donné envie, Jean. Au contraire, Philippe nous dit, hors de question que je retourne au resto maintenant. J'ai déjà décidé d'annuler mes vacances en Bretagne cet été. Et vous, qu'en pensez-vous ? Il est 6h22 avant de retrouver Charles Magnin. Tiens, quelques infos concernant les restaurants qui ont rouvert en Italie, mais aussi dans d'autres pays d'Europe.
Avec des règles parfois extrêmement strictes. Écoutez ce qui nous attend bientôt, Quentin Vinet. Il faut remplir un document et laisser ses coordonnées pour aller boire un verre ou pour aller manger en Allemagne. Est-ce que nous sommes prêts à ça ? Remplir un document, laisser son adresse et à laisser son numéro de téléphone dans le bar ou le restaurant dans lequel nous allons nous rendre. C'est au cas où un autre client venait, on ne sait jamais, à tomber malade. Pas plus de 6 personnes par table en Allemagne et les serveurs doivent porter le masque. Ce sont les mêmes consignes pour les employés en Autriche. Là-bas, c'est 4 seulement par table.
Pas de salière, pas de poivrière, pas de corbeille à pain non plus. Les tables sont désaffectées après chaque repas. C'est la cantine. Et à 23h, tout doit être terminé. On quitte le restaurant. On ne peut plus boire de verre non plus. Au comptoir en Suisse, ça a son charme. Pourtant en Suisse, les tables sont espacées de 2 mètres. C'est même 3 mètres d'écart en Albanie. Et seulement 2 personnes par table. Donc un tête-à-tête, mais pas plus. Capacité réduite de moitié en Espagne. Certains restaurateurs ont installé des vitres en plexiglas entre les tables. Pareil au Portugal, avec seulement 50% de la clientèle. Et d'autres pays comme la France préfèrent attendre.
Oui, réouverture également le 1er juin au Luxembourg. Si tout va bien là-bas, ce ne sera pas avant le 8 juin pour les restaurants en Belgique. Les bars devront attendre encore plus longtemps. Et puis la Suède, vous savez que la Suède avait fait le choix de ne jamais les fermer. Ces bars, ces restaurants, elle est revenue sur sa stratégie. Et depuis quelques semaines, c'est maximum 50 personnes en salle, sous peine carrément de fermeture. De fermeture. 6h24, nous sommes avec Abdo, qui est à Brissur-Marne, dans le Val-de-Marne. Bonjour Abdo. Bonjour Jean-Jacques. Conducteur de bus, ça va Abdo ? Plaisir de vous savoir là avec nous le matin.
Vous écoutez la radio, vous regardez la télé le matin Abdo ? Plutôt la radio. Plutôt la radio. Vous êtes conducteur de bus à la RATP, vous travaillez la nuit. Vous finissez votre nuit là Abdo ? C'est ça, j'ai pile poil terminé il y a 10 minutes. Il y a 10 minutes. Alors au bout d'une semaine, quel est le comportement des voyageurs ? Eh bien, à 95%. Ça c'est bien. Et la population qu'on prend au petit matin, c'est les petits gens. C'est les gens qui payent, qui vont travailler. Ces gens-là, ils sont carrés, ils écoutent vraiment tout ce qu'on leur demande, quoi ils font, tout ce qu'on leur demande. Il n'y a pas de problème. Je n'ai pas eu de problème au bout d'une semaine avec les masques.
Avec les masques. C'est une très bonne nouvelle Abdo. Oui. Et puis moi, je m'y attendais parce que les gens sont, au petit matin, c'est les travailleurs. Ils vont, ils ne cherchent pas la pit-bête. Ils veulent leur bus. Bien sûr. Ils veulent leur bus, ils veulent que ça roule. Les gens se connaissent parce que c'est toujours la même clientèle. Et donc, il n'y a pas intérêt que le bus soit monopolisé à haut à l'arrêt pour faire la police ou quoi que ce soit.
Donc, ça se passe très bien.
Donc, tout le monde joue le jeu. C'est formidable Abdo. Merci pour ce message dans tous les cas. Et merci d'être avec nous le matin. Merci d'être avec tous. C'est un vrai plaisir, vous savez Abdo. Merci. Également. Allez dormir. Salut Abdo. Tous les matins, trois histoires, trois images insolites avec vous, Charles Magnin. Nous poursuivons notre tour du monde. Des idées pour respecter la fameuse distanciation physique.
Et oui, on va s'y faire à ce terme. La première idée du jour dans le Maryland, aux Etats-Unis, où un bar de plage a inventé des sortes de bouées-tables individuelles. Chaque client est invité à enfiler une sorte de grosse bouée pneumatique équipée de pieds et de roulettes. L'intérieur de la bouée lui sert de table pour poser son verre. Et avec ce gros boudin en caoutchouc autour de la taille, vous êtes certain de ne pas trop vous approcher de votre voisin ? Je vous sens moyennement convaincu, Jean-Jacques.
Forcément, on a l'air un peu ridicule là-dedans.
Et d'autres peuvent nous rejoindre autour du boudin. Oui, on peut même être boudin contre boudin si nécessaire. Mais si vous voulez boire une bière tranquille, en attendant, il y a l'option livraison. C'est notamment ce qu'ont mis en place plusieurs pubs irlandais qui proposent de la pression à emporter ou en livraison à domicile avec des fûts de bière à l'arrière de la camionnette. Les plus ingénieux sont même lancés dans les livraisons de peintes de bière à l'aide de drones, ce qui permet de réaliser le fantasme de certains Irlandais puisque par moments, nous disent-ils, il pleut de la bière.
Ça, c'est un peu le rêve en Irlande. Alors, d'autres ont très envie de reprendre leurs proches dans leurs bras. Et pour éviter de se contaminer, une famille canadienne a inventé la bâche à câlins. Oui, une bâche en plastique dressée à la verticale
et au centre, des trous pour insérer vos bras dans des grandes manches en plastique. Vous vous mettez de part et d'autre de la bâche avec l'être aimé. Vous enfilez vos bras dans la bâche et hop, vous pouvez vous câliner en toute sécurité sans prendre le moindre risque de contamination. Ça va peut-être en inspirer certains à l'approche de la fête des mères. On embrasse le plastique. On embrasse le plastique, mais on serre son proche dans les bras. En tout cas, l'image est mignonne, mais pas autant que celle des manchots qui visitent un musée. Ça se passe aux Etats-Unis, musée d'art de Kansas City, fermé pour cause de confinement.
Alors, les directeurs ont invité trois pensionnaires du zoo de la ville à visiter le musée. Trois manchots qui, nous dit-on, ont particulièrement apprécié les tableaux de Monet et qui ont été très sages. L'équipe de nettoyage mobilisée n'a pas eu à intervenir. Ils se sont montrés plus propres que certains touristes, selon la direction du musée. Voilà, des manchots respectueux.
Merci Charles. Vous avez autre chose ? Ah, un club de foot qui s'excuse après avoir placé des poupées sexuelles en tribune.
Oui, on a beaucoup vu ces images de silhouettes en carton pour remplacer les supporters dans les tribunes. Le FC Séoul est allé un peu trop loin en installant ce qu'on appelle des poupées gonflables dans les tribunes. Des poupées qui portaient d'ailleurs des t-shirts à l'effigie d'une marque de sex-toy qui étaient affublées pour certaines d'un masque sur le visage tollé immédiat en Corée. Le club assure qu'il s'agit d'une erreur d'appréciation. Ce qui est certain, c'est que le mauvais goût n'aura pas disparu dans le monde d'après.
Merci Charles. Il est 6h29. Qu'allons-nous faire ? D'abord Quentin, évidemment la machine à café, j'allais oublier. 32-16, là, touche 5, Quentin. Et le mot matin par SMS au 7-32-16. Mathieu, qu'allons-nous faire ? Nos os usés nous servent. Mais oui, en tout cas, elles peuvent aider à suivre l'évolution de cette épidémie. On va tout comprendre avec Laurent Moulin, responsable recherche et développement au laboratoire d'eau de Paris. C'est passionnant. Juste après le journal de 6h30 sur RMC. Anne-Sophie Balbir est là. Pour les dernières informations, il est 6h30. Anne-Sophie, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Les conséquences du déconfinement sur votre porte-monnaie.
Face à la crise, au coup des masques, des visières de protection, certains professionnels augmentent leur prix. Les coiffeurs, les instituts de beauté, les garagistes notamment. À quand la reprise des célébrations religieuses ? Le Conseil d'État ordonne de lever l'interdiction de réunion dans les lieux de culte. La raison, le caractère disproportionné de la mesure. Et puis, une pilule par jour pour Donald Trump. Le président américain vient de révéler qu'il prend de l'hydroxychloroquine depuis plus d'une semaine. RMC, 6h31.
Depuis la réouverture de certains commerces, il y a plus d'une semaine, beaucoup en profitent pour faire ce qu'ils ne pouvaient plus faire. Comme par exemple, aller chez le coiffeur. Et vous avez peut-être remarqué au moment de payer
que la note était plus salée que d'habitude. Oui, les tarifs sont en hausse et vous allez comprendre pourquoi. Reportage dans un institut de beauté de Lyon, Florence Donjon.
Pour sa réouverture, cet institut de beauté n'a pas eu d'autre choix que d'augmenter ses prix. Pour les jambes, avant on était à 4,40 euros pour les demi-jambes. Aujourd'hui, on est à 5,90 euros. En moyenne, le prix des prestations a augmenté de 10%. Mégane est esthéticienne. Elle l'explique par l'utilisation de matériel à usage unique. Avant, pour une épilation sourcil, on allait utiliser une spatule. Aujourd'hui, pour l'ensemble de la zone, on va en utiliser 12. À cela s'ajoute le coût du matériel de protection sanitaire. Fabien Estre est directeur général de Clarence. Il gère 70 enseignes en France. Pour un mégane, ça représente entre 2,500 et 3,000 euros de coûts supplémentaires.
Équipement des esthéticiennes, visière, surblouse, solution hydroalcoolique. Sans compter le manque à gagner sur les soins du visage et la baisse de 10% de productivité à cause du temps de désinfection des cabines entre deux clientes. 38 euros. Des clientes qui comprennent plutôt bien cette hausse des prix, à l'instar de Pauline. Je préfère payer 4 euros de plus pour avoir une prestation que de devoir le faire moi-même chez moi et être en difficulté. Enfin, l'Institut a mis en place un système de SMS pour gérer l'arrivée de chaque cliente. Un développement informatique qui a un coût, 25 000 euros. Le travail reprend aujourd'hui dans les 6 entrepôts d'Amazon en France.
Ça va se faire progressivement avec le retour d'abord de salariés volontaires. L'activité était suspendue depuis le 16 avril, depuis une décision de justice qui demandait au groupe
d'évaluer les risques sanitaires dans ses centres de distribution. Nicolas Trenot.
Enfin se réjouit Mohamed après 5 semaines d'arrêt forcé. Ce salarié d'Amazon s'est tout de suite porté volontaire pour reprendre le travail cette semaine. J'ai entendu ça depuis longtemps. Il y en avait marre en fait. Et cette situation était pesante. Avant de faire sa rentrée, Mohamed a été formé hier dans son entrepôt de Douai dans le Nord aux nouvelles consignes sanitaires. Ils ont mis des petites croix au sol pour éviter vraiment que les gens ne soient pas tous rapprochés. Les bacs de remplissage sont nettoyés, ensuite sont redistribués. Avant il y avait des mesures sanitaires. Là on va dire qu'ils ont rajouté vraiment tout qui soit nettoyé. Là ils ont vraiment mis le paquet.
Les syndicats sont satisfaits avec Amazon fasse plus d'efforts. Pour Laurent Degousset de Sud Commerce, le syndicat majoritaire a l'origine des plaintes en justice. C'est une victoire.
J'aurais même tendance à dire que c'est une victoire du bon sens. Aujourd'hui Amazon montre, plutôt que de se crisper inutilement, le bon exemple. A revoir sa posture. Ce n'est pas parce qu'on s'appelle Amazon qu'on crée des emplois en France qu'on peut se permettre tout et n'importe quoi. Un nouveau rendez-vous est prévu dans 10 jours
entre syndicats et directions pour ajuster les mesures sanitaires.
Air France, Ryanair, Transavia, l'UFC que choisir assigne en justice 20 compagnies aériennes.
L'association de consommateurs leur reproche de ne pas laisser le choix aux voyageurs entre un remboursement et un bon d'achat suite à l'annulation d'un vol pendant la période de confinement.
Le gouvernement a désormais 8 jours pour assouplir l'interdiction des cérémonies religieuses dans les lieux de culte. Une demande du Conseil d'État qui estime que cette mesure est disproportionnée. Pour Mohamed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman, mieux vaut se montrer prudent pour l'instant. Cette clarification était nécessaire. Après, est-ce qu'elle va permettre au rassemblement et aux cérémonies religieuses de reprendre demain ? J'en doute. De toute façon, nous avons décidé au sein du Conseil français du culte musulman de ne pas reprendre nos activités à l'occasion de grands rassemblements tels que l'Aïd el-Fitr ou même le prêche de vendredi.
Petit à petit, les fidèles s'habitueront avec les nouvelles conditions parfois contraignantes qui nous permettraient après de pouvoir envisager avec sérénité les rassemblements de plus grande ampleur.
Les opérations de dépistage devraient se terminer aujourd'hui dans le Loiret sur le site de l'abattoir tradival de Fleury-les-Aubrais. 54 salariés ont le coronavirus, 20 cas de plus ont été détectés. Dernier bilan en France, 131 morts de plus en 24 heures, 28 239 décès au total.
Le nombre de malades en réanimation continue de baisser. Aux Etats-Unis, c'est la révélation surprise de la nuit. Donald Trump a affirmé qu'il prend de l'hydroxychloroquine depuis 10 jours à titre préventif.
Le président américain précise qu'il n'a pas le Covid, que tous ses tests sont négatifs. Beaucoup de bonnes choses sont sorties sur l'hydroxychloroquine. Je prends de l'hydroxychloroquine. J'ai commencé il y a quelques semaines parce que je pense que c'est bien. J'ai entendu beaucoup de bonnes choses dessus. Et si ce n'est pas bon, je vous dirai d'accord. Mais en attendant, qu'est-ce que j'ai à y perdre ? C'est utilisé depuis 40 ans pour la malaria, pour le lupus et d'autres choses. Ceux qui sont en première ligne en prennent. Les docteurs en prennent, j'en prends. J'espère ne plus en prendre bientôt parce que j'aurai des réponses.
Mais je pense que les gens devraient avoir le droit d'en obtenir.
L'hydroxychloroquine, traitement recommandé, je vous le rappelle, par le professeur Didier Raoult. Son efficacité a jusqu'ici été largement mise en doute par des études scientifiques. Et vous, est-ce que vous avez grossi à cause du confinement ?
Est-ce que votre façon de vous alimenter a changé ? Selon une enquête de Santé publique France publiée ce matin. On grignote plus, on cuisine plus et on a pris un peu de poids, il faut bien le dire. Illustration dans une famille de Seine-et-Marne à Charles-la-Foret, Romain Poiseau. Des petits gâteaux, des lasagnes, de bons petits plats. Bref, un confinement gastronomique pour Ethan, 4 ans et sa maman, Amélie.
On a mangé plus. On a mangé beaucoup. Des beignets. On faisait plus de barbecue. On a commencé le tour.
Le confinement a complètement perturbé les habitudes de la famille, selon Amélie.
Le repas du midi, c'était 14 heures bien tassées. Mais il y avait du grignotage en journée. Enfin, on a plus tenté d'aller dans les placards parce qu'on bougeait moins, moins d'activité. Mais bon, c'était plus agréable. Depuis qu'Amélie a repris le travail, elle a retrouvé une alimentation plus saine.
Mais le docteur Arnaud Coccol craint que le confinement ait des conséquences plus graves chez certains de ses patients. Des diabètes qui se déséquilibrent. Des gens qui ont pu avoir de l'hypertension qui est déstabilisée. Oui, oui, je vais avoir une recrudescence dans les mois qui viennent de patients. Il y a des gens pour lesquels il y avait des contraintes financières extrêmement importantes et qui les rendaient encore plus anxieux et qui ont fait qu'il y a eu du grignotage ou il y a pu avoir des troubles du comportement alimentaire.
Selon l'étude de Santé publique France, 27% des Français déclarent avoir pris du poids pendant le confinement.
Les courses à Saint-Cloud, Mathieu. Le pronostic de la Dream Team des courses RMC. Favoris numéro 5, top max. Outsider numéro 7, Reliable sonne le 5 et le 7. Il est 6h37. Merci d'être avec nous. Merci de nous accompagner. Le 32-16, notre lien. Vous êtes avec nous. Nous sommes avec vous. Je vous attends. Si je prenais Gilles, tout de suite. Gilles qui est à Saint-Etienne dans la Loire. Bonjour Gilles.
Bonjour Jean-Jacques.
Merci d'être avec nous. Vous êtes conducteur de car, Gilles. Vous écoutez la radio, vous regardez la télé le matin.
Je regarde la télé le matin.
Vous regardez la télé le matin. Bien. RMC Découverte, canal 24 de la TNT. Ça fait longtemps, Gilles ? Ça fait longtemps. Ça fait depuis que j'ai préparé mon attestation de capacité. Donc ça fait quelques mois.
Bon, quelques mois.
Donc je vous écoutais à la radio. Et pendant un certain temps, je n'ai pas pu vous entendre parce que je travaillais en Belgique. D'accord. D'accord. Alors, c'est la catastrophe pour les autocaristes. Beaucoup. Personne ne parle des chauffeurs de bus de tourisme. Des entreprises qui sont à l'arrêt depuis tant de jours, Gilles, depuis le 17 mars. Quelle est la situation, ces catastrophiques ? On a été arrêtés avant. C'est-à-dire que les injustices se sont arrêtés dès qu'il y a eu des problèmes. Oui. Et depuis le 16 mars, nous, on a créé une page Facebook et une pétition pour sauver les autocaristes.
Parce que malheureusement, beaucoup de petits autocaristes, surtout dans la région parisienne notamment, mais également partout en province, se trouvent dans une situation où ils n'ont plus de vues sur leur trésorerie et qu'ils n'arrivent pas à avoir des aides. Alors, il y a une toute petite avancée qui a été faite vendredi dernier par M. Dermalin et M. Djebari. Mais c'est une toute petite avancée. Il faudrait vraiment être mis dans le plan tourisme. Donc, nous, les chauffeurs, on se bat pour nos patrons. On oublie nos revendications ou quoi que ce soit pour essayer d'avancer et qu'on sauve au moins nos emplois. Eh bien, sauvez votre boulot. Bien sûr, Gilles. Bien sûr.
Alors, Jean-Baptiste Djebari, mon invité tout à l'heure, 8h35, 9h. J'ai prévu, effectivement, de l'interroger sur le sort de ces petites entreprises, ou grandes d'ailleurs, entreprises de transport en bus, en car, les autocaristes, les bus de tourisme. Vous transportez beaucoup, beaucoup de monde chaque année. Alors, on transporte énormément de monde. Des enfants qu'on va emmener en Angleterre, en Italie, en Espagne, qui vont découvrir pour la première fois, et peut-être pour certains pour la dernière fois, des pays européens. On transporte des personnes âgées. Ils vont les emmener se promener, faire une journée, faire un voyage un peu partout. On vit pour ça. C'est une passion.
Ce n'est pas un métier. Moi, j'ai 59 ans. Je ne vais pas m'arrêter maintenant. Je vais continuer parce qu'on prend un plaisir dans ce métier. Bien sûr. Bien sûr, j'imagine. Pour nous permettre, juste de donner le nom de la page, ça s'appelle « Savons les autocaristes et les indépendants du tourisme », parce qu'on n'oublie pas nos amis les guides, qui sont eux aussi dans des situations difficiles, et puis les petits parcs, et puis les petits sites, qui souffrent énormément et qui ne voient pas le bout du tunnel. Merci. C'est moi qui vous remercie, Jean-Jacques. Merci beaucoup, Jean-Baptiste Djébari. Gilles, merci. Jean-Baptiste Djébari va répondre à ces questions.
Et je vais revenir sur la situation des autocaristes, puisque je serai tout à l'heure à 7h10 avec le président de la Fédération Nationale des Transports de Voyageurs. Nous allons vous aider. Nous allons essayer de pousser le gouvernement à des décisions pour vous sortir de là. Bien, on va parler des eaux usées dans un instant avec Laurent Moulin, qui est responsable de recherche et développement au laboratoire d'eau de Paris. Comment les eaux usées peuvent aider à suivre l'évolution de l'épidémie du coronavirus ? C'est passionnant. Vous saurez tout dans deux minutes. Vous êtes sur RMC. RMC. RMC, 6h-9h. Vaud'indirect.
Comment les eaux usées peuvent aider à suivre l'évolution de l'épidémie du coronavirus ? Laurent Moulin, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous êtes responsable de recherche et développement au laboratoire d'eau de Paris. Vous avez effectué des prélèvements, des analyses. Vous vouliez savoir quoi ? Si le virus était encore actif dans les eaux usées, s'il était présent dans les eaux usées, il a été présent, notamment la première semaine qui a suivi le confinement. C'est cela ? Exactement. On a commencé à suivre assez rapidement au tout début de l'épidémie, début mars, le SARS-CoV-2 dans les eaux usées d'Île-de-France.
Et à ce moment-là, on s'est rendu compte qu'on avait déjà des traces de coronavirus, alors même qu'on était tout au début de l'épidémie. Ce qui nous a amené à monter un réseau de différents laboratoires de recherche pour continuer à suivre cette concentration en virus dans les eaux usées. Ce qui nous donnait une indication sur... Finalement, assez rapidement, c'est-à-dire qu'on avait une indication sur l'état de l'épidémie. Sur l'état de l'épidémie. Exactement, la dynamique de l'épidémie. Donc, en analysant les eaux usées, évidemment, on peut suivre la dynamique de l'épidémie. Eh bien, tout à fait. En fait, comme les gens... C'est un virus respiratoire, mais les gens...
Ce qui est maintenant bien connu, c'est que c'est aussi un virus qu'on retrouve dans les selles. Bien sûr. Et donc, les gens l'excrètent dans leurs eaux usées. Et en suivant les eaux usées, on a un peu une image globale de tous les gens qui sont accordés au réseau d'eaux usées de la quantité de ces personnes qui sont infectées par cette maladie et par le SARS-CoV-2. Alors, l'analyse se fait par PCR, comme pour les tests de dépistage virologique. Tout à fait. Exactement. C'est exactement le même test. Sur la partie finale du test, sur la mesure de la quantité de génome de virus, parce qu'on mesure la quantité de génome, c'est fait par RT-Q-PCR exactement. Mais c'est tout à fait ça, par PCR.
Et vous avez constaté quoi ? Alors, au début, une forte poussée de la quantité de virus, et aujourd'hui, beaucoup moins ? Exactement. On a vu une augmentation, pendant tout le début de l'épidémie, on a vu une augmentation de la quantité de virus, en tout cas de génome de virus dans les eaux usées, jusqu'à à peu près une semaine après la fin du pic des entrées à l'hôpital. Et à partir de là, on a vu une diminution assez rapide de la quantité de génome. Et actuellement, on est à des niveaux extrêmement faibles dans les eaux usées, ce qui montre bien l'efficacité du confinement a eu sur la dynamique de l'épidémie.
Efficacité du confinement, et puis vous voyez que le virus circule beaucoup moins. Pour l'instant, effectivement, il circule beaucoup moins. Vous faites beaucoup de tests régulièrement ? Alors, on a essayé de monter un réseau. Moi, nous, on travaille, donc, Hauts-de-Paris, c'est l'établissement public qui fait de l'eau potable, mais même si l'on travaille sur les eaux usées, nous, on ne fait que de l'eau potable, normalement. On a monté un réseau sur toute la France, avec d'autres deux collègues. On a des collègues de Nancy, on a plein de collègues de Paris, du Sorbonne Université, de l'Irba, et des gens des universités de Clermont-Ferrand, par exemple.
On essaie de suivre un peu d'autres villes en France, et on est actuellement sur une trentaine de stations d'épuration qui sont suivies à peu près deux fois par semaine, en analyse, pour voir bien toujours la dynamique de l'extraction. C'est très intéressant, parce que vous pouvez suivre toutes les épidémies, tous les virus qui circulent, c'est très intéressant. C'est ça, notre idée. L'idée, c'est de, là, on est dans une période épidémique de coronavirus, mais à long terme, ce qu'on aimerait, ce qu'on promeut... Vous êtes des lanceurs d'alerte, quoi. Oui, on peut le dire comme ça, je ne sais pas, mais on peut le dire comme ça. Non, mais c'est vrai, non, non, oui.
Notre idée, c'est qu'on pourrait construire un réseau épidémiologique basé sur le suivi des eaux usées, ce qui permettrait, en cas de nouvelle épidémie ou de redémarrage d'épidémie, d'avoir un indicateur un peu précoce et des éléments supplémentaires pour prendre des décisions sanitaires sur cette épidémie. Alors, l'eau potable, aucun risque, on est bien d'accord. Tout à fait. À un moment donné, on a augmenté la quantité de chlore. Alors, il y a des endroits où il semblerait que certaines régies augmentaient la quantité de chlore, mais ce n'est pas du tout lié au virus, des informations qu'on peut avoir.
Ce n'est pas vraiment lié au virus, c'est plus lié à des temps de séjour un peu plus longs dans les réseaux et pour éviter une dégradation de la qualité microbiologique, ils auraient mis un petit peu plus de chlore dans leur réseau. Mais il n'y avait pas de demande ou d'instruction au niveau de l'OMS ou des autorités sanitaires françaises de traiter plus fortement l'eau potable. Les traitements qui sont déjà utilisés dans les stations de traitement d'eau potable sont tout à fait suffisants. Pourquoi est-ce qu'on met du chlore dans les eaux ? C'est une bonne solution. Pourquoi on met du chlore ? Parce qu'on veut éviter un redéveloppement des bactéries dans le réseau.
Oui, bactéries, il n'y a pas virus. Exactement, rien à voir, c'est bien. Rien à voir. Parce que quand on sort de l'usine, on a de l'eau extrêmement propre, extrêmement de bonne qualité, mais il faut un certain temps entre la sortie de l'usine, le stockage dans certains réservoirs et l'arrivée au robinet des consommateurs. Donc, en mettant un tout petit peu de chlore, ça permet d'éviter la multiplication. Toute contamination. Exactement. En route. Pendant la route, exactement. Pendant la route, dans les tuyaux, dans le cheminement de l'eau. Oui, Mathieu, très intéressant tout ça.
Chlore ou autre, est-ce que c'est ce qui explique que l'eau soit plus calcaire dans certaines régions de France qu'ailleurs ? Non, le taux de chlore n'a pas d'influence sur le calcaire. Le calcaire, c'est lié à la minéralité de l'eau que vous avez, donc c'est plutôt lié à la ressource. Si vous avez des eaux dans des environnements où il y a beaucoup de pières qui peuvent se dissoudre et qui vont provoquer du calcaire, on a une eau plus minérale et qui va donc plus précipiter quand on va la chauffer ou quand il y a différents types de conditions et on va se retrouver avec du calcaire dans l'eau. Non, ça n'a rien à voir avec le clan. Merci d'être venu nous voir pour nous parler de l'eau.
Merci. Et puis de ce système d'alerte qui est formidable, que vous avez découvert, c'est la première fois. Alors, il y avait d'autres études dans d'autres pays en même temps, mais en France, oui, c'était un peu la première fois. C'est pour ça qu'on est très vite monté un réseau avec nos autres collègues chercheurs pour promouvoir au niveau du gouvernement ce suivi. On a un appui du ministère de la Recherche assez important et qu'il y a le CAIR, le groupe de recherche auprès d'Emmanuel Macron, qui essaie de coordonner la réponse au coronavirus, a écouté notre projet et a trouvé que c'était très intéressant.
d'où cette coordination et ce soutien du ministère de la Recherche à ce projet et qui demande une montée en puissance au niveau français de ce type d'analyse qui, nous, on pense, permettra de détecter une éventuelle seconde vague si tant est qu'il y en ait eu, en espérant qu'il n'y en ait pas. C'est formidable. Laurent Moulin, qui est responsable recherche et développement au laboratoire d'eau de Paris. Merci. Merci d'être venu nous voir. Il est 7h moins 10. Vous êtes sur RMC. Allez, sur RMC, vous continuez à appeler le 32-16 notre lien. Vous le savez, vous êtes avec nous, nous sommes avec vous. Qu'allons nous faire ? À suivre. D'autres outils pour suivre cette épidémie, son évolution.
Des caméras thermiques, notamment pour le port du masque. Frédéric Simotel, c'est déjà demain, dans un instant, sur RMC. RMC, au moins direct. Et ce déconfinement trop rapide, trop lent, on en débat ce matin avec vous. Christine nous dit, il faut voir l'évolution, mais surtout que les gens soient un peu plus responsables. Eugénie a écrit, pareil. Voyons d'abord comment ça se passe en Italie, par exemple, avec la réouverture des restaurants. Et tirons-en les bonnes leçons. Bertrand nous dit, on ne peut pas tous être déconfinés en même temps, ce serait trop.
Alors que Guy dit bien sûr qu'il faut rouvrir avec des précautions les hôtels, les restaurants, les bars et tous les lieux de vie en commun le plus tôt possible. Vous voyez que c'est partagé. Parmi les premiers concernés, Jeannot, qui ne veut pas non plus qu'on oublie les discothèques, parce qu'il est très pressé, Jeannot, de les rouvrir. Alors, pas forcément dès ce week-end, mais on veut savoir à quelle sauce on sera mangé. Philippe, restaurateur, nous dit aussi le 4 mètres carrés par personne en France. Est-ce qu'on pourra nous laisser deux personnes manger sur la même table ?
Comment est-ce qu'on peut savoir si les clients sont mariés, s'ils vivent ensemble, ou est-ce que ce sont de simples collègues de bureau ? Là encore, Philippe attend des précisions. Et vous, trop vite, trop lent, que pensez-vous de ce déconfinement ? RMC au 7-3-2-16 ce matin.
RMC au 7-3-2-16.
75 centimes par envoi, plus prix du SMS.
RMC, c'est déjà demain.
Allez, c'est déjà demain avec Frédéric Simotel. Bonjour Frédéric. Bonjour Frédéric. On en parlait hier, Dubaï. Si vous ne portez pas de masque, l'amende peut aller jusqu'à 50 000 euros, et vous pouvez vous retrouver en prison pendant trois ans. Au cours des prochains mois, nous allons peut-être, nous aussi, voir la législation se durcir dans les lieux publics pour ceux qui ne portent pas de masque. Je ne sais pas si on a rechoué que ce soit de Dubaï, mais en tout cas, oui, des sanctions.
Mais il faut déjà réussir à repérer les gens qui n'ont pas de masque.
Aujourd'hui, il y a évidemment des caméras. Anthony Morel en a déjà montré. Mais le problème, c'est que ces caméras sont très intrusives. C'est reconnaissance faciale, on stocke les données. Ça fait un peu peur. Il y a les drones, mais les drones, on l'a vu sur Paris, ont été interdits. Là, c'est une start-up française qui s'appelle Outside
et qui travaille d'habitude sur les véhicules autonomes avec un espèce de radar qui va reconnaître les formes. Et donc, à ce radar, on va lui apprendre à reconnaître la forme d'un visage avec ou sans masque,
donc sans reconnaître vraiment la personne. Vraiment, c'est juste la forme qu'il va reconnaître. Et à partir du moment où il aura vu que la personne n'a pas de masque, il y aura une alerte qui sera prononcée.
C'est un système qui est déjà en test au E de l'aéroport de Roissy, des aéroports de Paris, à Paris, qui est en train d'être testé. Et cette start-up prévoit de le développer dans des gares, dans des stations de métro.
Oui, bon. C'est simuler notre vie quotidienne, nos déplacements, nos interactions. C'est aussi un bon moyen de lutter contre l'épidémie en étudiant nos comportements et en anticipant une meilleure répartition des moyens de transport, un aménagement des lieux publics. Oui, ça, vous voyez dans beaucoup de films aujourd'hui, les Star Wars ou Japloux, pour parler d'un film français, on voit ces foules. Japloux, c'était les Jeux Olympiques. On voyait la foule des Jeux Olympiques. Tout ça, c'est simulé par ordinateur.
Aujourd'hui, EDF utilise aussi ce genre de simulation pour créer des avatars, créer toute une population, des jeunes, des moins jeunes, et puis faire évoluer ces gens-là comme un jeu vidéo, dans un environnement, dans une société, dans un habitat. Donc là, pour le coup, c'est pour anticiper la consommation d'énergie. Et ils se sont dit, mais finalement, et si ces avatars, on en a infecté un avec le coronavirus, on en met deux, trois comme ça dans des habitats, puis on voit comment ça se passe. Et c'est exactement ce qu'ils sont en train de faire. Ils modélisent un peu notre vie en simulant des confinements, en simulant la réouverture d'école, qu'est-ce que ça va donner.
Et donc, ça permet aujourd'hui d'anticiper un peu ce qui va se passer. Et puis, ça va donner des outils d'aide à la décision plus facile pour les élus. Eh bien, merci Frédéric. Tiens, Sylvie est avec nous dans la SART. Bonjour Sylvie.
Bonjour Jean-Jacques.
Merci. Vous êtes agoraphobe.
Oui.
Alors, dans le confinement, vous étiez parfaitement bien.
J'étais, mais j'étais ravie, parce que pour la première fois, donc, les gens étaient comme moi.
Oui. Et là, le déconfinement, vous stresse ?
Quand j'ai appris qu'on allait être déconfinés, quatre jours avant, je me sentais complètement malade, parce que j'ai réussi à sortir trois fois pour faire des courses pendant le confinement, et ça m'allait parfaitement, il n'y avait personne.
Ben oui, bien sûr. Et là, c'est plus difficile, Sylvie ?
Ah, c'est carrément l'horreur. L'horreur, l'horreur, l'horreur.
C'est-à-dire que vous n'arrivez plus à sortir ?
Voilà, parce que, bon, trop de gens, et puis des gens irréscités, où on a des jardins et tout, des gens dans mon petit village, les gens laissaient des enfants dans leur jardin, on ne les voyait même pas, dans les espaces verts, que là, c'est... Bon, je ne suis pas encore sortie, mais je les vois déjà courir, enfin, sans masque, sans rien du tout. Donc, je suis tout près de la vie de l'humain, mais je crois que je ne pourrais pas y mettre les pieds avant des mois, quoi.
Avant des mois. Sylvie, vous vivez seule ? Oui. Comment faites-vous ? Pour les courses, pour vous ravitailler, pour... je ne sais pas, moi, Sylvie. Vous vivez en appartement, dans une petite maison, dans une maison ?
Non, dans une maison, et avec jardin, et je n'arrive même pas à aller dans mon jardin, mais j'ai beaucoup... Je ne sais pas, j'ai comme... J'avais comme une sensation qu'il allait se passer quelque chose, je commençais déjà à faire des stocks. Oui. Et donc, avec un congélateur et des... et beaucoup de conserves, et tout, en fait, il ne me manquait que du frais. et j'ai réussi en trois fois à aller en chercher, même à congeler du frais, quoi.
Vous êtes suivi, vous êtes suivi, parce que c'est une pathologie, il y a l'agoraphobie. Vous êtes suivi pour ça ? Oui.
Oui, oui. Oui, oui. Ben oui, j'imagine. Mais aussi, il y a la peur de la prise des rendez-vous, de prendre le téléphone. Vous voyez, ce matin, j'ai osé vous appeler. Pour moi, c'est un effort que j'ai surmonté, mais...
C'est une victoire pour vous-même, sur vous-même.
C'est une victoire pour moi-même, oui.
Si je vous ai aidé, si on vous a aidé à gagner cette petite bataille sur vous-même, c'est qu'on a fait déjà un peu avancer les choses. Sylvie.
Je vous remercie, c'est vrai, c'est la vérité, quoi. C'est la vérité.
Bon, ben, merci Sylvie. Vous regardez la télé ou vous écoutez la radio ?
Je regarde la télé parce que de plus, bon, j'ai le sommeil inversé, donc je ne dors pas trop, la nuit. Je crois que ça fait partie aussi de cette pathologie. Donc, pour ne pas voir de monde, eh bien, on dort le jour et puis on vit la nuit, on passe aspirateur la nuit. Enfin, bon.
Oui.
Voilà.
Vous avez des enfants, Sylvie ?
J'ai deux filles, oui.
Et que vous disent vos filles ?
Ma deuxième, moi, j'en disais des carnes, mais ma deuxième ne voulait pas voir cette maladie. Donc, le confinement, ça a été quelque chose d'exceptionnel puisque ça nous a rapprochés énormément. Nous nous appelions pratiquement tous les jours. Tous les jours. Et maintenant, nous arrivons à avoir des conversations qui durent trois heures. Ah. Et c'est extraordinaire. Je dois dire que le confinement m'a apporté du bonheur.
Merci, Sylvie. On vous embrasse dans tous les cas. Merci. Merci beaucoup. Et nous parlerons de tous ces syndromes tout à l'heure avec le docteur Florian Ferreri à 7h40. N'en ratez pas ce rendez-vous. Il est psychiatre à l'hôpital Saint-Antoine à Paris. Il est 7h. J'ai pris un tout petit peu de temps parce que je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas me permettre de couper Sylvie. Élodie est là, dans Seine-et-Marne. Bonjour, Élodie. Bonjour, Jean-Jacques. Élodie, vous êtes conductrice de bus. Pas chère, Élodie. Bon, merci d'être avec nous le matin. Vous savez que vous avez gagné votre machine à café et les capsules qui montent avec, Élodie.
Eh bien, merci beaucoup.
Je suis super contente. Et moi aussi. J'en suis très, très, très heureux. Merci. Passez une belle journée, Élodie. Merci. Merci à vous. Merci. Au revoir, Élodie. Au revoir. Au revoir.