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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 2 septembre 2014 6 minComplaisantFond programmatiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Robert Hue

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Pourquoi s'étonner aujourd'hui de la situation des partis politiques ?

  • 1:23OuverteRéponse directe

    Le renouvellement à gauche passe-t-il par le progressisme ?

  • 2:55OuverteRéponse directe

    Par quoi remplacer le régime présidentiel trop isolé ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Êtes-vous proche des frondeurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:13Invité politiqueChiffre
    « 82% des Français considèrent n'ont pas confiance dans les partis politiques pour répondre aux problèmes de la vie quotidienne. »
  • 3:46Invité politiqueFait
    « François Hollande est le septième président de la Ve République. Aujourd'hui, nous sommes en bout de course. »

Temps de parole

  • Robert Hue77 %
  • Présentateur16 %
  • Présentateur 27 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Votre invité ce matin, Éric Delvaux, c'est le sénateur Robert Rue, président du mouvement unitaire progressiste. Pour son livre « Les partis vont mourir et ils ne le savent pas » aux éditions de l'Archipel. Oui, disons que vous n'aviez rien publié. Bonjour Robert Rue. Alors vous décrivez la fin d'un cycle, des partis politiques tous gangrénés par la quête du pouvoir. Finalement, les partis politiques ont toujours servi les ambitions des hommes pour les installer au pouvoir. Pourquoi ferme-il de s'en étonner aujourd'hui ?

0:29
Robert Hue

Merci d'abord de votre invitation. Parce que la situation s'est terriblement aggravée avec la crise. En fait, les partis politiques, incontestablement, ont rempli une mission démocratique pendant près d'un siècle et demi. Mais aujourd'hui, leur caractère pyramidal, le fait que tout se décide d'en haut, fait qu'ils se sont repliés sur des pouvoirs, des directions, des professionnels de la politique les occupent. Il y a une sorte de consanguinité. Ces partis se reproduisent désormais pour eux-mêmes. Et surtout, le drame, c'est qu'ils sont à mille lieux désormais des préoccupations des gens.

Regardez, vos confrères du JDD, dimanche, le livre, je l'ai écrit, le JDD-moi, sondage, il publie un sondage qui montre que 82% des Français considèrent, n'ont pas confiance dans les partis politiques pour répondre aux problèmes de la vie quotidienne. C'est gravissime.

1:23
Présentateur

Alors, le renouvellement, écrivez-vous, ça ne passera à gauche, le renouvellement à gauche, ça ne passera ni par le Parti communiste, ni même par les sociodémocrates, mais par le progressisme, c'est-à-dire ?

1:33
Robert Hue

Oui, je pense que les expériences, disons, du socialisme du XXe siècle ont échoué. Le communisme, dans les conditions dramatiques que l'on sait, et la social-démocratie qui n'a pas réussi à porter les réponses qui conviennent, on le voit bien encore dans la crise actuelle qui existe dans la politique gouvernementale au sein du Parti socialiste ou dans d'autres partis européens. Mais il est bien clair qu'aujourd'hui, il faut trouver les dépassements nécessaires.

L'idée du progrès, qui a été une idée exceptionnelle au moment des Lumières, et qui s'est altérée au fil du temps, parce qu'on a confondu l'évolution, et c'était une erreur du progrès scientifique et technique, avec le progrès lui-même, ce qui fait que des gens ont considéré que le progrès était en fait régressif, puisqu'il entraînait le chômage avec l'évolution de la modernité, du numérique, etc. Donc aujourd'hui, il faut apporter une réponse de dépassement. Moi, l'idée de progrès, l'idée que nos enfants, vos enfants peut-être, puissent vivre mieux que vous-même est une idée essentielle. Or, aujourd'hui, incontestablement, on ne peut plus dire ça.

L'idée du progrès, de l'évolution positive, il faut donc renouer avec cela. Et je suis pour une renaissance du concept de progrès, c'est-à-dire de l'idée de progrès. Et puis, la gauche est en panne d'idées. Il faut à nouveau des idées pour faire avancer le rêve, en quelque sorte.

2:55
Présentateur

Renaissance d'un concept de progrès, renaissance aussi, que vous décrivez dans votre livre, pour un nouveau régime présidentiel, trop isolé, le président trop isolé. Ça a fait son temps. Par quoi vous remplacez ce régime ?

3:06
Robert Hue

Je pense qu'il faut, aujourd'hui, se dégager du présidentialisme. Nous sommes, effectivement, dans quelque chose qui a atteint la monarchie républicaine. Et François Hollande, que je connais bien, par ailleurs... Que vous avez soutenu en 2012. Oui, que j'ai soutenu en 2012. Qu'aujourd'hui, je soutiens avec le moins d'aveuglement possible. Parce que, en même temps, je ne suis pas dans un front anti-Hollande. Il faut aussi avancer. Mais il reste que, oui, il prend souvent des décisions qui apparaissent solitaires. Ça tient à la nature des institutions. François Hollande est le septième président de la Ve République. Aujourd'hui, nous sommes en bout de course.

Il faut donc davantage, vous me posez la question, un régime beaucoup plus parlementaire. Et complété par une démocratie directe, une démocratie horizontale. Il faut davantage être dans la proximité. Les gens ont besoin d'un outil politique qui ne soit pas à mille lieues d'où ils sont. C'est la sixième république que réclame Arnaud Montebourg ? C'est une sixième république. Tout le monde la réclame à bien des égards. Mais il est évident qu'il y a un besoin de rénovation profonde. Je l'explique dans le livre. Et puis, parce que le fait que les gens rejettent les partis politiques ne les conduisent pas à rejeter la politique. Les français aiment la politique.

Mais ils ne veulent plus de ces appareils qui fonctionnent sur eux-mêmes, qui se reproduisent pour eux-mêmes.

4:30
Présentateur

Vous disiez que vous étiez déçu par l'action de François Hollande. Est-ce que vous vous sentez aujourd'hui proche des frondeurs, par exemple ?

4:36
Robert Hue

Non, je ne me sens pas proche des frondeurs. Parce que, d'abord, c'est une affaire socialo-socialiste. Et puis, je crois qu'il ne s'agit pas de diviser davantage la gauche. Personne n'est... Tout le monde savait plus tôt qu'il y avait... C'était un programme social-démocrate, le programme de François Hollande. Dès le Bourget, aujourd'hui, il faut essayer de rassembler. Même si les stratégies sont différentes. Il faut que Hollande a appuyé quand même pas mal sur la politique de l'offre. Mais c'est bien pour ça que, personnellement, je pense que ce gouvernement, aujourd'hui, ne correspond pas. à cette amélioration qu'il faudra apporter avec une demande plus forte. Eh bien, merci.

Le progressiste Robert Rue.

5:17
Présentateur

Merci à vous. C'était, ce matin, l'invité de France Inter. Et on rappelle votre livre sorti il y a une dizaine de jours. Les partis vont mourir. Et ils ne le savent pas aux éditions de l'Archipel. Et maintenant, ce qui vous ébobit, ce qui vous laisse bouche, baie, vous cloue le bec, c'est tout de suite. C'est dans... Ce qui m'étonne. Oui, voilà. Le 5-7 sur France Inter.