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Podcast / conversationJournal l'Humanité· 24 décembre 2025 180 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationSolidarités & familleRetraitesÉconomie & entreprises

ÇA IRA ! S02E03 - Olivier Faure et Melissa Amneris | REPLAY

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 41 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:33ComplaisanteRéponse directe

    Bonjour Mesjda, comment vas-tu ?

  • 1:12OuverteRéponse directe

    Est-ce que tu as gagné une compétition cette semaine ?

  • 1:43OuverteRéponse directe

    Quels sujets abordez-vous dans votre émission sur la consommation de drogues au travail ?

  • 2:20OuverteRéponse directe

    Pourquoi parle-t-on de 'débauche' pour ce format sur le travail ?

  • 2:57OuverteRéponse directe

    Quelles sont les raisons de la mobilisation des agriculteurs contre la DNC ?

  • 5:21OuverteRéponse directe

    Comment as-tu réagi en voyant la vidéo de Brigitte Macron insultant des féministes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:32Mélissa AmnerisFait
    « Vu comme la police s'est comportée avec nous. Euh on a été enfin moi personnellement j'ai été chargé, on a été bousculé, insulté. »
  • 8:57Mélissa AmnerisFait
    « On l'a vu avec la commission d'enquête, c'est un très bon exemple où on a parlé surtout de la santé mentale des jeunes. »
  • 10:34Mélissa AmnerisFait
    « Je pense qu'on le prend pas assez au sérieux. Euh, on l'a vu avec la commission d'enquête, c'est un très bon exemple où on a parlé surtout de la santé mentale des jeunes. »
  • 11:05Mélissa AmnerisFait
    « Mais on parle pas beaucoup de des vidéo qui initie ça et pour moi là c'est l'incitation à la haine du genre. »
  • 11:39Mélissa AmnerisFait
    « Qu'est-ce que fait une femme après 22 heures dehors ? »
  • 47:53Fait
    « Les vétérinaires quand on leur quand on discute avec eux sur le terrain, ils sont plutôt d'accord avec nous »
  • 48:36Fait
    « ce qui est extrêmement énervant avec l'ordre des vétérinaires, c'est qu'il ne parlent que de curatif »
  • 49:50Fait
    « la viande est consommable après vaccination »
  • 50:32Fait
    « il y a déjà eu une crise sanitaire de dermatose nodulaire contagieuse sur le territoire français. C'était en 1992 sur l'île de la Réunion. Et à ce moment-là, on a utilisé le protocole sanitaire que nous proposons à savoir couverture vaccinale sur l'ensemble du territoire, abattage ciblé, fin mise sous cloche des foyers infestés »
  • 53:18Chiffre
    « nous, on demande que ce budget-là, il soit augmenté d'une manière considérable. On a besoin de tout ça. On a besoin de moyens pour l'enseignement. On a besoin de moyens pour la recherche »
  • 57:29Fait
    « le vrai problème c'est l'exportation et c'est le modèle et que c'est pas vraiment ni la vie des paysans ni la vie des bêtes »
  • 58:12Fait
    « Ce système économique, il est il est voué à l'échec aujourd'hui »
  • 58:56Fait
    « On est déjà dépendant des autres pays pour notre propre alimentation. On ne va jamais pouvoir concurrencer ou des pays de l'Est ou le Brésil ou un certain nombre de pays par rapport à à nos productions »
  • 59:40Fait
    « la population l'alimentation n'est pas un bien comme un autre. On peut se passer de téléphone, on peut se passer de n'importe quoi, on peut pas se passer d'alimentation »
  • 1:22:28Olivier FaureFait
    « personne ne dispose d'une majorité absolue »
  • 1:27:39Olivier FaureFait
    « tout le monde a laissé tomber la réforme borne »
  • 1:30:17Olivier FaureFait
    « une opposition ça veut pas dire des gens qui font rien et qui savent à rien »
  • 1:31:36Olivier FaureFait
    « le capitalisme ne donne même plus rien. Même la taxe du Zukman, il était 2 %, c'était déjà rien »
  • 1:32:20Olivier FaureFait
    « on fait en sorte que le pire soit évité »
  • 1:32:56Olivier FaureFait
    « tout fait monter l'extrême droite »
  • 1:34:05Olivier FaureFait
    « nous ne sommes pas au gouvernement. Nous ne gouvernerons pas avec eux. Nous n'avons rien demandé »
  • 1:34:41Olivier FaureFait
    « je ne me suis pas vendu. Je suis identique à celui que j'étais la veille »
  • 1:35:59Fait
    « Aucun socialiste n'acceptera jamais de devenir le supplétif de la macronie. »
  • 1:38:39Fait
    « Jamais nous ne voterons favorablement au budget parce que nous sommes dans l'opposition et que voter un budget de l'État, c'est appartenir à la majorité. »
  • 1:51:04Fait
    « Nous avons proposé au même moment de faire en sorte que les salariés gagnent tout de suite du pouvoir d'achat en faisant des taux différenciés de CSG. »
  • 2:24:52Fait
    « Je ne participe jamais à la diabolisation de la France insoumise. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:13
Non speech

[musique] [musique]

0:33
Locuteur

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Saira, la grande émission de l'humité sur Twitch. C'est déjà le 12e épisode que le temps passe vite. On est hyper content de vous retrouver. On est hyper content de se retrouver. Bonjour Mesjda, comment vas-tu ? Écoute, ça va bien. Je suis en train de me remettre de mes émotions puisque j'étais à Rotarddam la semaine dernière pour couvrir le mondial de hand féminin et on a fini sur une très belle médaille de bronze. Je dis parce que j'étais aussi j'étais un peu dedans. La première supporte. Exactement. Et et non et c'était c'était super et j'étais ravi de d'y être pour pour l'human l'humanité pour couvrir le sport au féminin.

C'est c'est c'était hyper important. Évidemment tout est papier. Si vous voulez revivre finalement l'épopée des françaises au mondial de handbelle féminin, vous pouvez retrouver tous tes papiers sur le site internet. Exactement. Il y a des très belles histoires. J'ai voilà j'ai couvert des Tu as très bien écrit. Tu es en train de te jeter des fleurs [rires] tout seul. Exactement. Non, non, mais c'est que c'est une équipe qui est hyper intéressante à suivre et parmi les trucs qu'elles ont fait pendant la compétition, c'était d'écrire une chanson pour parler de leur différence.

Euh, elles ont écrit une chanson avec Boulevard Dert et après elles l'ont repris sur le terrain et franchement c'était hyper non mais c'était hyper émouvant. Bref, c'était une belle équipe de France. Et toi Loui, comment ça va ? Est-ce que tu as gagné une compétition c la semaine dernière ? Bah non, ça fait Ouais, ça fait un petit moment. J'ai pas trop le souvenir d'en avoir gagné mais euh non, ça va bien. Euh vivement qu'on a une petite pause parce que là c'est vrai que on est un peu fatigué le mois de décembre de toute façon. Ouais, c'est clair.

Et ben en ce moment bah là aujourd'hui, j'ai une émission qui sort du coup avec ma camarade Maudit, donc la débauche sur Blast et on va parler de la consommation de drogues, d'alcool et cetera euh au travail, soit pour tenir au travail, soit pour se soulager du travail, euh pour éviter les souffrances et cetera. Et on essaie de le de d'éviter justement le point de vue qui revient tout le temps un peu médical. et justement d'aller dans un truc beaucoup plus politique et évidemment sociologique. Voilà quoi. Et on rappelle la débuche donc c'est un nouveau format que vous avez lancer sur Blast au début de l'année en septembre octobre. Voilà qui parle du travail.

Premier épisode le l'entretien d'embauche. Le deuxème épisode le sens du travail et donc le troisème euh les drogues finalement [rires] et le petit coup après le travail. Et ouais et bah ouais pourquoi est-ce qu'on boit un coup pour se détendre entre guillemets après le travail ? Bah parfois ça cache aussi une sorte de d'automédication. Bref, c'est profond et tout mais n'hésitez pas à aller voir. Voilà, vous pourrez aller voir ça mais après l'émission après ça ira parce que ça sort bientôt mais on vous on vous conseille quand même de nous regarder nous d'abord et puis vous irez regarder Blast après.

Euh au programme de cette émission, depuis plus d'une semaine, les agriculteurs et les agricultrices se mobilisent contre l'abattage de troupeau beauvin contaminé par la DNC, la dermatose nodulaire contagieuse. On va revenir sur les raisons de cette crise, sur la manière dont elle est gérée par le gouvernement notamment sur les solutions, les alternatives et surtout sur les questions et les enjeux que que cette crise soulève sur le modèle agricole français, sur l'exportation notamment. Euh nos invités seront Pierre Thomas, ancien président du MEDF et Élveur Beauvin Bio dans l'Allié et Thomas Gibert, porte-parole de la Confédération paysane.

Et puis euh notre interview politique, ce sera bien sûr Olivier Fort, le premier secrétaire du Parti socialiste avec qui on reviendra euh sur la séquence budgétaire et évidemment sur le rôle du Parti socialiste dans cette séquence là. On parlera de ce que défend d'un point de vue idéologique le Parti socialiste ces ces derniers temps et puis on parlera évidemment municipal et présidentiel. On sait que vous attendez beaucoup cette interview parce que on a reçu plein de messages. Donc on va essayer. Ouais. Ouais. On sait déjà que le chat est très chaud.

Euh donc euh donc voilà, on va essayer d'être d'être à la hauteur et de faire au mieux notre travail mais ça va être une interview qui va être forcément passionnante. Donc on a hâte. Évidemment, on vous invite, on vous conseille de réagir dans le chat, de poser vos questions, de réagir, de débattre, mais toujours dans le respect, dans la politesse, on insulte personne. On essaie d'être le plus constructif possible. euh avec Olivier For et dans toutes les séquences de cette de cette émission. Euh il y a une nouveauté euh dans cette émission depuis le début de la saison. C'est un petit peu un Bfort.

Euh on invite une nouvelle personnalité médiatique, une influenceur, une influenceuse, une créatrice de contenu, quelqu'un dont on apprécie le travail, dont on partage les combats. C'est le fit.

4:41
Non speech

[musique]

4:46
Locuteur

Mélissa Amneris, bonjour. Bonjour. Bonjourut. Tu vas bien ? Ben ça va. Et vous ? Ça va super. Merci beaucoup d'être d'être avec nous, d'avoir répondu présente à l'invitation. Euh Mélissa, tu es influenceuse. Pour te présenter en deux mots, tu dis que tu es une baddie engagée. Tu as faudra que tu nous expliques ce que ça veut dire [rires] parce que la boommeuse à côté de moi n'a pas toutes les rêfs apparemment. Tu as 122000 abonnés sur Insta, 91000 sur TikTok, tu es aussi sur YouTube, sur Twitch. Bref, tu es sur beaucoup de plateformes de plateformes pardon. Tu parles essentiellement de féminisme et de masculinisme, mais tu par tu parles aussi de racisme, de l'extrême droite.

Tu tu traverses beaucoup de sujets différents. Quelques exemple de tes dernières vidéos Sinnness Winnie et le génisme, les inégalités salariales, même la ninfomanie. Donc j'imagine qu'on apprend beaucoup de choses. Enfin, je sais qu'on apprend beaucoup de choses, j'espère. [rires] Euh deux tes deux dernières vidéos, enfin non, j'ai vu que tu en as sorti une là juste aujourd'hui, mais j'ai pas le temps de la regarder. Donc je vais dire tes deux dernières vidéos euh portaient sur la polémique autour des salones de Brigitte Macron. Euh quand tu as vu euh cette vidéo, donc cette vidéo, on voit Brigitte Macron insulter de Salcon des féministes qui avaient perturbé le spectacle d'Harry Habitant.

Quand tu es vu cette vidéo, surtout quand tu as entendu ses propos, euh est-ce que tu as été euh surprise, choquée ou est-ce que finalement c'est pas si étonnant que ça que la bourgeoisie macronisme, on va dire comme ça, traite de cette façon les militantes féministes aujourd'hui ? Bah, je pense que tu l'as un peu résumé sur le la fin de ta question. J'étais pas étonnée malheureusement euh de cette vidéo qui a été prise certes en privé, mais on devrait pas tenir ce genre de propos là quand on est la femme du président de la République et encore moins quand on va voir Harry Habitan où elle précise que c'est son ami he parce que là elle a fait des excuses des excuses.

Elle s'est excusé elle-même. J'ai plutôt l'impression que c'est ça. Mais j'étais pas très étonnée. Moi, je je connaissais personnellement aussi quelques quelques filles hein qui étaient venu avant quelques femmes donc faire l'action au spectacle d'Harry Habitan que je tiens d'ailleurs à à saluer, à remercier aussi parce qu'elles se mettent en danger, elles ont pris des coups, elles ont été insultées aussi sur place pendant l'action. Donc en fait l'après ne fait que refléter ce qui se passe depuis très longtemps aujourd'hui pour le droit des femmes.

Euh même la manife hein qu'on a fait le 22 novembre donc à l'occasion du 25 donc la journée internationale contre la les les violences faites aux femmes. Euh vu comme la police s'est comportée avec nous. Euh on a été enfin moi personnellement j'ai été chargé, on a été bousculé, insulté. Donc en fait c'est juste le reflet de ce qu'est aujourd'hui le quinquena de de Macron.

même si ça devait être la cause la grande cause deux fois de su que c'est l'une des premières fois où ça s'est passé comme ça je trouve la manifestation à point parce que sinon c'était une manifestation relativement tranquille par rapport aux autres et là je me suis dit il y a un vrai virage qui est pris bah la bravem c'est la première fois qu'on voit la bravem dans une manie féministe ou quand même brigade antiviolence faut aller la chercher la violence et enfin bousculer des femmes comme ça et leur dire casse-toi quand on est en train de lutter pour nos droits et les violences ça fait un peu une petite dissonance cognitive là, on comprend pas trop ce qui se passe.

Il me semble qu'à Paris, vous avez quand même aussi pas mal les fachot et les groupes comme Nemmésis et cetera. Moi, je suis de Lyon donc pour le coup, on avait Nemmésis mais il me semble que maintenant elle se réunissent tout à Paris donc on a cette chance de plus les avoir mais on vous les a envoyé. On a d'autres fach c'est vrai [rires] chacun mais en tout cas c'est Ouais. Non, c'est c'est vrai que du coup moi je je voyais les images aussi à Paris quand on voit l'extrême droite essayer aussi de de s'emparer des sujets, d'essayer de reprendre le mot féminisme et cetera. Euh voilà, c'est enfin ça paraissait une horreur cette manif et même d'autres en fait. Et la fin on parle que d'elle.

Et on parle que d'elle et en plus il y a de moins en moins aussi de personnes qui viennent là où les années d'avant on voyait de plus en plus de personnes. Il y a eu aussi l'affaire Pélico. Donc enfin les gens se sentaient un peu investis. La société é en mode "OK là on voit que les violences faites aux femmes c'est quelque chose et là on voit que ça retombe et beaucoup plus." Euh moi je trouvais ça ahurissant comme on était peu dans le cortège et voir qu'ils sont de plus en plus de l'autre côté, ça fait mal au cœur.

Et après, on on se retrouve aussi le cu entre deux chaises où pour avoir parlé avec quelques organisatrices, elles savent pas quoi faire même en interne de est-ce qu'on s'arrête de marcher parce que marcher avec l'extrême droite, il y a une symbolique qui est quand même immonde qui ne qui ne va pas avec nos valeurs. Mais ça arrêter de marcher, c'est ça aussi une symbolique. Donc en fait, on sait pas trop quoi faire et je les soutiens et je les encourage enfin je leur donne toute ma force pour réussir à trouver une solution. ce sera toujours critiqué donc on sait pas trop quoi faire mais beaucoup de force quoi.

Et est-ce que parce que tu parlais de Giselle Pellico, c'est vrai que là il y avait beaucoup moins de monde cette année de d'une manière très cynique. Est-ce que tu penses qu'il a manqué à cette année un événement en tout cas un événement médiatique qui où les gens se sont dit "OK en fait ils se sont rappelés qu'en fait c'était important ? Est-ce que tu penses qu'il a manqué un événement pour que les gens se rendent le 22 novembre ou le 25 suivant les villes dans les dans les manif ? Est-ce que c'est vraiment l'actualité qui fait que on s'intéresse ou pas à un sujet politique, un sujet société ?

Bah manquer d'événements, je pense pas parce que il y a eu une hausse de 11 % des féminicides, donc l'actuelle est là. Mais peut-être un manque de communication euh ou alors un trop plein d'information. Peut-être aussi les gens ils savent plus trop quoi faire et on voit que plus on en parle plus il y a un backlash aussi de l'autre côté, tu disais très bien, je parle de féminisme mais je parle aussi beaucoup de masculinisme en miroir et ça aussi ça augmente de plus en plus. C'est un mot qu'on utilise de plus en plus. Donc forcément, je pense que les gens de plus en plus peur de venir.

Là où à un moment donné, on voyait plus en plus de de personnes venir, des enfants, des familles, même des mecs. Moi j'en voyais pas beaucoup à l'époque et là de plus en plus maintenant je pense qu'il y a un peu plus on sait pas on sait plus trop quoi. Le féminasi revient à la mode j'ai l'impression. [rires] On a peut-être l'impression que les combats portent pas malheureusement portent pas leurs fruits et donc les gens aussi sont épuisés quoi. Car tout à fait. Je sais pas si tu as suivi la parce que ça fait un peu le lien avec ce qu'on disait. Je sais pas si tu as suivi la commission d'enquête sur les effets psychologiques de TikTok. Je sais plus exactement l'impation de ce truc.

En la regardant, il y a pas mal de séquences qu'on fait un peu le tour des réseaux avec Alex Alexens pardon et d'autres. J'ai un peu l'impression que cette commission d'enquête, elle a un peu été pris à la légère par les gens qui l'ont organisé, les députés, les élus aussi par certains médias. Est-ce que tu as l'impression qu'on prend au sérieux notamment le masculinisme sur les réseaux sociaux, la montée de l'extrême droite et du masculinisme sur leurs réseaux sociaux ou est-ce que c'est un truc qu'on met de côté et en fait on s'en fout un peu ? Je pense qu'on le prend pas assez au sérieux.

Euh, on l'a vu avec la commission d'enquête, c'est un très bon exemple où on a parlé surtout de la santé mentale des jeunes et c'est très important. Peut-être qu'il aurait fallu une deuxième commission d'enquête un peu plus séparé parce que je pense que c'est deux choses différentes. Le cyberharcèlement surtout des mineurs qui ne devraient pas être là, qui ça devrait être plus encadré, on sait pas trop comment faire. Voilà. Et le cyberharcèlement, le sexiste c'est encore autre chose. L'incitation, la haine du genre. Moi je pense que c'est comme ça qu'on devrait parler de ça parce qu'on parle beaucoup du cyberharcèlement qui est engendré par les vidéos.

Donc c'est-à-dire des personnes qui vont voir une vidéo d'Alex de la menace de qui que qui que ce soit et qui vont aller commenter et faire des raides après. Mais on parle pas beaucoup de des vidéo qui initie ça et pour moi là c'est l'incitation à la haine du genre et ça c'est quelque chose qui est assez tu et on l'a vu quand Alex Hitchens vient se présente à la commission d'enquête donc en visio. Il raccroche quand même au nez d'Arthur de la porte. Euh il se retrouve un peu comme des cons et après il rien. Qu'est-ce qui se passe après ? Alex Hens qui fait une formation pour dire je vais vous apprendre comment raccrocher au nez même d'une commission d'enquête.

donc même de députés et en fait c'est ça a servi sa communication. Ça veut dire qu'en gros lui il peut dire aujourd'hui dans le virilisme qui qu'il promeut tous les jours que même les plus hautes instances de l'État quasiment il peut leur dire "J'en ai rien à et moi je vous raccrochonnais." Donc on est dans le masculinisme pur, dans le virilisme pur et après plus rien. Et nous les femmes, on continue à s'en prendre plein la gueule. La phrase dont que lui reprochait d'ailleurs Arthur de la porte qui est "Qu'est-ce que fait une femme après 22 heures dehors C'est une phrase qu'il a dit en réagissant à un de mes débats.

Ça que je le savais même pas déjà la base parce que les masculinistres ils réagissent beaucoup sur ce qu'on fait mais ils nous identifient pas. Après nous aussi on débat euh c'était un débat que j'avais fait à l'époque sur le crayon avant que le crayon quand j'y allais encore en 2023 du coup et donc c'était face à un il s'appelle maître MACO donc je ne crois pas qu'il est avocat en tout cas il était pas encore à l'époque mais était juriste. C'était son appellation et sa bio c'était moi là où moi bio s'est b engagé lui sa bio c'était défendre le droit des hommes avec un petit tâche. Donc ça donne un peu la couleur et c'était un débat.

Voilà, on parlait de ça et à un moment donné, je parle de toute l'insécurité des femmes dans les transports. Bon, c'est un mot qui fait peur mais c'est un mot que qu'on utilise beaucoup aujourd'hui et de de juste le quotidien féminin finalement en tout cas quand on est perçu comme une femme ou en tout cas qu'on est une personne sexisée et Alexion met pause parce que c'est un réact sur sur Twitch comme ça et il dit bah en même temps regardez comment elle est regarder c'est j'avais des faux ongles. J'avais j'avais jamais capté que c'était voilà, il fait voilà, il dépint tout un truc sur ma personne au début et puis après à la fin de toute façon qu'est-ce que fait une femme 2h après 22h ?

Et ça en dit beaucoup en fait, c'est vraiment anticonstitutionnel. On est vraiment en train de dire à des citoyennes, vous ne pouvez plus sortir dehors et c'est comme ça. Et lui il acte vraiment, il y a plusieurs types de mascul act c'est comme ça, c'est la vie, c'est vrai, il y a des violences, c'est vrai, vous êtes discriminé, it's life, faites avec.

Moi, j'avais envie de te demander alors évidemment je me sépare totalement du discours d'Alex Alex Itchen, mais je je me demandais en en t'écoutant chez Samira, en t'écoutant à à pas mal de de moments puis en te suivant régulièrement sur Instagram, tu tu reviens notamment sur la constitution de ta personnalité, sur le fait que tu es pu subir du harcèlement quand tu étais ados, sur ton père qui est juif marocain, ta mère qui est chilienne et sur l'ensemble de ta personnalité, sur les cases dans lequel tu voulais pas forcément rentrer. Euh sur aussi cette féminité que tu avais à la fois envie d'assumer sans être sexualisé, évidemment.

Et du coup euh j'avais envie de te demander comment est-ce que quand on est une personnalité influente sur internet qui joue avec son image, comment est-ce que tu l'as créé toi ton image ? Comment est-ce que tu as tu as réussi à à trouver la case où finalement tu as accepté d'être ? Moi, j'ai pas vraiment de case. J'ai toujours dit je viens de partout et de nulle part en même temps. Je pense que c'est un peu le le fardeau et le cadeau à la fois des personnes métissées. Moi, je suis tant métissée par la culture que par la religion. Donc en fait, c'est j'ai toujours grandi dans des endroits où quand je suis avec ma famille chilienne, bah je suis pas vraiment chilienne.

Quand je suis avec ma famille juive, bah je suis pas vraiment juive parce que ma mère, elle l'est pas. Quand je suis à l'école, bah moi j'ai grandi dans le 92 et le 93. Donc les gens, ils se disent elle une tête d'arabe. Donc elle doit être un peu comme nous. Ils vont me parler de plein de trucs que je vais partager parce que je marocaine et les cultures sont quand même très ressemblantes et pour nous on est des cousins quoi. Mais on n'est pas des frères et sœurs là où il y a des trucs qui vont me dire que je vais pas du tout relate et et du coup je sais pas trop quoi faire.

Et quand je suis avec les blancs, je sais aussi que je suis pas blanche quand je vais après dans les études supérieures. Donc c'est essayer de se construire en en acceptant l'idée que on appartiendra jamais à rien, qu'on a pas vraiment d'étiquettes. Et je pense que c'est pour ça que moi je me suis plus investie sur le féminisme au début euh parce que j'ai pas eu d'attache de communauté là où par exemple les femmes noires, elles vont plus parler de racisme d'abord parce qu'elles vont d'abord vivre le racisme, elles vont d'abord vivre tout ça. Elles vont d'abord être perçues comme des femmes noires avant d'être perçu comme des femmes et tout ce qui va aller avec.

et après la misogy va s'en suivre et cetera. Beaucoup de femmes musulmanes aussi qui s' apportent le voile et tout. Moi j'aiétais j'ai été exposée au racisme mais les gens savent pas comment être raciste avec moi. Donc ouais ça ça donne [rires] des scènes un peu lunaires quoi. Je vis de l'islamophobie. Quand je dis que je suis juif bah je vis de l'antisémitisme. Là lundi dernier, j'en ai parlé parce qu'il y a eu l'attentat à Sydney. J'ai perdu 80 abonnés juste en une story parce que j'ai encore rappelé que j'étais juive.

euh là où d'autres personnes vont se dire bah c'est une islamo gauchiste, donc je reçois des commentaires des fois de est-ce que tu penses que les femmes juives ont le droit d'exister ? Je en fait bah oui connard j'en suis une. Désolé, on est sur Twitch, je pas raison si on est sur [rires] Mais donc en fait c'est compliqué et après euh je fais avec en fait je pense que la case elle évolue et je serai pas la même dans un an et j'étais pas la même l'année dernière.

Non, mais c'est en fait je trouve que c'est plutôt euh ton parcours, il est plutôt intéressant parce que du coup, je me dis bah c'est le parcours d'une femme qui a réussi à prendre assez confiance en elle pour affirmer toute la complexité de sa personnalité et de son parcours, ce qu'on est tous en vérité. Personne en fait ne rentre dans une case. Donc c'est intéressant. Euh euh quel âge tu as Mélissa ? J'ai 27 ans. Voilà, c'est intéressant. Ça fait 2 3 ans que tu es sur les réseaux plus. Ouais. Depuis le Covid je crois tu t'es vraiment lancé pendant le Covid confinement. J'ai Non, en fait, j'ai fait une j'ai fait une dépression pour tout vous dire en 2021 2022.

Donc j'ai un peu arrêté les réseaux et à l'époque moi je faisais pas du tout des trucs politisés. Je faisais un peu tout. Je faisais de la photo, c'était mon argent de poche quand j'étais étudiante et après plutôt vraiment bien 2023 quoi. Oui, c'est ça. Mais mais donc en quelques années, tu as réussi à affirmer une personnalité sur les réseaux et et je trouve que c'est plutôt malgré tout ce qu'on peut peut se dire là sur le le constat de la masculinité et cetera, je trouve que c'est plutôt encourageant que une personnalité comme toi avec ce parcours là ait réussi à à s'affirmer et trouver son crédau et puisse dire merde quoi. [rires] Ouais, je pense c'est vraiment ça c'est merde.

Ouais, c'est on est là, on existe et et après ça fait du bien aussi de recevoir des messages de jeunes filles parfois qui me disent "Bah merci, grâce à toi, je peux j'arrive à répondre au garçon qui me disent ça et ça à l'école" ou même de personnes des fois plus âgées que moi, de femmes plus âgées que moi qui me disent "Merci, grâce à toi, je j'ai réussi à me remaquiller là où le féminisme de leur époque, elles avaient elles avaient l'impression d'être des traîtresses au patri enfin des vendus du patriarcat." Et je pense que c'est hyper compliqué en fait de grandir en tant que femme et en tant que garçon aussi hein.

On saura jamais ce qu'on aime vraiment naturellement vu qu'on a tous été mis dans des cases genré dans des cases dans des classes sociales et tout. On a tous des billets des injonctions. Donc c'est compliqué de savoir ce qu'on aime. Je pense que je saurais j'aimais vraiment ce que j'aime. Pour le coup je me sens bien comme ça pour le moment donc ça me va. Mais c'est c'est au moins d'évoluer avec moins de d'injonctions que c'est des fois la liberté peut nous apporter aussi paradoxalement quoi. C'est vrai que c'est se réapproprier finalement aussi justement euh que enfin je pense on est beaucoup à être passé.

Moi, j'étais passé à une époque justement où à rejeté tous les signes de féminité parce que j'étais féministe et que donc du coup je j'en voulais pas et après je j'en suis complètement revenu et pour le coup bah ouais, je trouve que au contraire c'est hyper bien d'avoir droit à plein d'exemples de féministe de que ce soit pas comme tu dis rangé dans une case et que bah pour le coup que comme on dit tout le temps mais que chacune puisse faire comme elle en a envie et voilà que ce soit jouer avec les codes ou les rejeter complètement la plupart de toute façon est tout entre les deux mais ouais c'est plutôt bien quo en général on voit qu'on est guéri de ça quand on recommence à aimer le rose, c'est une grosse période où on déteste le rose, on en mode "Non, c'est bon, j'en ai marre, je suis pas une Barbie et tout et et puis après on se dit bon, en fait ça peut être cool de temps en temps." Est-ce que tu aimes le rose Loui ?

Aïe aïe a [rires] tu le détestes pas, tout du moins. Plus c'est le seul jour où j'ai pas mes grosses boucles d'oreilles moi aussi. C'est terrible. [rires] en en parlant de de dire merde euh du coup en en me renseignant sur tout ton parcours et cetera, je suis tombée sur cette fameuse interview en pyjama avec Thé descuffons euh qui date de il y a qui date de il y a 1 an. Donc pour resituer, tu me dis si je me trompe mais donc tu avais accepté de participer à une émission où où tu allais échanger avec elle, débattre plutôt euh avec elle. Je l'ai écouté, ça dure une trentaine de minutes. Euh je l'ai écouté cette cette émission là.

J'ai envie de savoir toi à postériori comment est-ce que tu la vois cette émission ? Est-ce que tu en es contente ? Et est-ce que tu t'étais dit "OK, j'accepte d'aller débattre avec l'extrême droite mais je veux absolument dire ça ça." Comment est-ce que tu l'avais préparé et comment tu la vois maintenant ? Alors euh je l'aurais pas fait comme ça parce qu'il y a plein de choses que j'ai découvertes pendant et après.

Euh donc ça m'a appris des leçons et c'est vraiment bah c'est les à cette époque-là, j'ai pas autant d'audiences sur les réseaux sociaux et je pense que j'avais du coup un avantage où je pouvais servir de cheval de 3 où euh où le truc qui est cool c'est que quand on assume sa féminité, c'est bien pour soi-même. Mais par contre, on est toujours pris pour une neue, on est toujours pris pour une une petite débile, une petite bimbo. Moi, je pense que les gens me voient souvent comme ça. Bon là, vous avez la chance, j'ai pas mis de décolletter aujourd'hui. Il y aura pas trop de de bimbo esque avec vous.

Mais [rires] euh mais du coup je pense qu'ils se disent ça va être gentillet euh il y aura une c'est antiféministe féministe euh le enfin déjà rien que l'appellation est terrible pour la fenêtre d'overten et tout on pourrait en faire tout plein de sociaux je pense ce serait terrible à faire. Ce que font on rappelle c'est une influenceuse d'extrême droite suprémiste blanche d'extrême droite identitaire exporte-parole de génération identitaire bref terrible. Et donc c'est une pyjama partie la DA. Donc c'est vraiment un truc girls girls quoi. Et moi je me dis "OK, je vais y aller mais par contre je vais pas suivre leur tram.

Je je contacte deux amis à moi enfin de connaissances à moi juste avant pour leur dire parce que des femmes noires aussi leur dire vous voudriez dire quoi si vous étiez là à ma place parce que elle fait beaucoup de suprémisme blanc là où moi j'ai une certaine blanchité je vais mo me retrouver de face à son discours qui est très virulent.

Donc on essaie de préparer ça avec Christophe Ang que que qui est une amie à moi de regarder son site internet, de comprendre qui est cette personnalité là et d'arriver avec des questions qui sont autres que la trame que de Carla Gbali du coup qui va juste poser des questions à taisser ce qu' font et à moi sans vraiment interagir dans dans le débat et je pense que c'était plus une opération de communication pour elle-même pour elle se mettre en avant et montrer qu'elle pouvait aussi avoir des idées au-delà de l'image qu'elle pouvait se donner.

Et finalement, avant même d'arriver sur le plateau, je reçois un message d'un ami à moi qui est producteur et donc il connaît un peu ce ce milieu là en disant "Je vais sur le podcast de Carla Gbali, il me dit "Ah mais tu sais que les producteurs c'est Guillaume Janton etan Bibbi qui sont de quoi Donc Guillaume Janton qui est euh dans la sphère TPMP, donc euh de la sphère Bolloré qui était chroniqueur sur euh sur TPMP, qui a sa boîte de prod euh je sais pas s'il y a des par boloré mais ça m'étonnerait pas. Euh etan Berrybi qui est un créateur de contenu qui est accusé de VSS et qui est sorti avec Miel une influenceuse qui était très jeune par rapport à lui.

Euh donc en fait je suis dans le taxi juste en bas, j'apprends ça. Je me dis "OK, c'est chaud là. Je serais pas allé euh comme ça si j'avais su là c'est ça devient commence à devenir compliqué. Je monte euh et là il y a ta escuffon et en fait faut faire semblant au début parce que je moi je me dis vraiment j'arrive en cheval de 3 je veux qu'il pense que tout va bien se passer et que finalement on va tourner et je suis naïve en fait parce que je me comme si ça allait être du live alors que c'est pas du live. Donc même si on peut avoir toutes les bonnes intentions du monde ça va être coupé. Ça va être coupé.

Et c'est ce qui s'est passé, c'est qu'en fait moi je fais la vidéo, donc je sors totalement de la tramve. On parle d'immigration, on parle de ce qu'on a trouvé sur son site internet, des phrases terribles d'ailleurs qu'elle a supprimé après ça qui sont totalement racistes enfin qui sont illégales. C'est totalement hors la loi de faire ça. Et et en fait on moi je vois Guillaume Janton derrière non mais on parle pas d'immigration, on parle pas de ça, on parle pas de truc. Il reprend le le sujet.

Donc la Gbali a une oreillette à un moment donné, elle pète un plomb, elle dit "J'arrive pas avec l'oreillette puisque Guillaume Janton fait que lui parler." Donc il sort de la prod, il vient sur le plateau parce qu'en fait ça ça va plus quoi. Ce qui se passe c'est plus dans le la trame que eux eux souhaitaient.

Et finalement je sors de là la vidéo sort, je suis pas au courant, je la sors parce que quelqu'un me dit "Oh il m'envoie la capture d'écran." Je regarde et là mais je tombe des nu où je suis Ah oui, c'était très différent de ce que ça n'a rien à voir et c'est 30 minutes comme tu le dis alors qu'on a tourné plus d'une heure et en fait des fois je suis là il y a T descuffion qui dit des trucs et on me voit comme ça.

C'est vrai que le dispositif était quand même particulier le d'être en pyjama d'être sur un lit c'était vraiment très particulier et tu pas peur que ça lui donne de la légitimité voir de la sympathie même on peut discuter pas je pas assez réfléchi franchement honnêtement à l'époque je l'ai pas assez réfléchi. C'est mes premiers plateaux, je suis pas encore assez entraînée là-dessus. Et moi je j'ai vraiment et c'est pour ça que les bonnes intentions, ça sert à rien quand c'est pas bien exécuté, c'est que je me dis oui, je vais y aller et je vais pouvoir faire c ça ça et pouvoir dire des trucs.

Et pour une fois aussi parce que je pense qu'on est beaucoup à être frustré face à ces femmes-là qui sont un danger tant pour les femmes racisées que les femmes tout courts enfin que des hommes racisés et tout ça de dire en fait là c'est pas européen, c'est pas TPMP, il y a peut-être quelqu'un qui va pouvoir lui dire quelque chose et l'ego, il peut prendre trop de place parfois de dire ça va être moi cette personne-là sauf que faut bien le faire parce que on peut avoir se dire "OK, moi je vais le faire bien, je vais le faire bien" mais derrière la prode, elle fait ce qu'elle veut.

Donc là où j'ai eu de la chance, c'est que euh bah j'ai encore une fois dit merde un petit peu et c'est ce caractère-là que que je me trimbal et que mes parents déplorent hein. Mais mais de appeler Carla Guali, lui dire en fait là c'est ça va pas, je lui envoie un message tout de suite, je lui dis c'est mort euh soit tu me donnes les rush, soit je fais une vidéo sur toi et je raconte tout ce qui s'est passé parce qu'il y a aussi idée off après où Guanton en fait il dit qu'il est totalement enfin quasiment d'accord avec tout ce que Tescfond dit. Des fois elle est peut-être un peu trop méchante mais sinon il est totalement d'accord.

Enfin, ça parle d'après à la fin de les femmes devraient avoir des chaperons dans la rue si elles avaient des hommes pour sortir. Enfin des trucs lunaires quoi. Je suis vraiment dans un appart parisien et je suis là mais qu'est-ce qui se passe ? Et donc la Gabali prend peur, appelle Guillaume Janton. Euh j'ai j'ai donc je suis au téléphone, il est 22h avec Guillaume Janton où finalement il me dit je vais te donner les rush. Et donc il me donne les rushs, il se trompent, ils me donnent tous les rush de toutes leurs émissions. Donc j'ai quatre émissions de Guillaume Janton [rires] dans mon SSD. Si jamais je pourrais regarder, on sait jamais.

Il y a peut-être des Je peux pas voir s'ils ont fait des sales coup aux [rires] autres aussi ou pas. Je pourrais regarder, j'ai jamais je me suis jamais intéressé mais je les ai pas supprimé leur émission. Voilà mais bah elle est plus avec eux. Elle a elle a changé maintenant. Elle est chez Propulse je crois. Mais mais en tout cas du coup le seul truc que je peux faire maintenant que c'est fait c'est diffuser les rush non coupés. Donc c'est ce que je fais. J'appelle Niméia qui est une streameuse et moi j'ai pas Twitch à l'époque et je lui dis bah on va diffuser ça en live comme ça les gens ils peuvent pas dire que c'est moi aussi qui est coupé.

Donc c'est les rush bruts, c'est pas étalonné, c'est rien. Et on les on on réacte dessus en live et après c'est rediffusé sur YouTube. Mais il y a quand même moins de personnes qui auront vu cette cette vidéo là. Donc je sais pas ce que ça a fait comme impact. Je sais que sur Twitter, il y a des gens qui ont été contents, d'autres personnes qui ont été vraiment pas du tout contents où ils m'ont dit "Bah non, tu donnes du gaz à l'extrême droite et ça c'est pas possible. Euh, j'apprends mes erreurs. Je sais que jeis plus dans un truc face à l'extrême droite si c'est pas du live par exemple." C'est une erreur pour toi. Tu regrettes de l'avoir faite dans ce dispositif là ? Dans ce dispositif ?

Oui, je pense que j'aurais pas dû parce que parce que je pense qu'il faut savoir se remettre en question et c'est aussi ça l'essence même du militantisme, c'est de toujours se remettre en question et dans les modalités actuelles, j'étais pas assez préparée. Mais après, est-ce queon peut le regretter dans un sens où si je l'avais pas fait là, peut-être que j'aurais fait la l'erreur plus tard dans un moment plus grave, dans avec une personnalité encore plus dangereuse ? Enfin, je sais pas. Donc au moins je l'ai fait maintenant et j'apprends et c'est ça quand on est toute seule et que c'est autre chose la création de contenu.

On n pas moi j'ai pas de manager, j'ai pas de de monteur, j'ai pas d'équipe, j'ai j'ai personne. Donc on pas fait énormément d'autres choses et c'est vrai que du coup on on te ramène à ça alors que tu as fait tellement de travail sur justement l'antiracisme enfin du féminisme enfin voilà un gros boulot contre l'extrême droite et tout ça. Donc c'est vrai que enfin peut-être pas que ça prenne le pas on va dire sur tout le le reste du travail.

pr et moi j'ai envie de de de garder en souvenir ces extraits où j'arrive à à faire dire à ta descfon que sa famille a touché la CAF alors que elle mettait des fausses des fausses photos montag site internet de femmes portant la bourcade devant la cave française. C'est de deux deux photos une photo qui était prise en en Grande-Bretagne et juste un logo de la CAF et que enfin de lui dire lui faire dire elle-même qu'elle qu'elle touchait la CAF avant. Moi c'était des trucs ça me fait un peu rire quoi. Lui dire que tu es tu es une suprémaciste, tu es une raciste. Lui faire lui dire que tu es c'est une intégriste religieuse.

Moi c'est ça le moment où je j'ose lui dire tu es une intégriste religieuse. Et ça c'est resté dans le passage. Ça pas été coupé. Ouais ça pas été coupé. Non, ça c'est jeé 4é mais et plein d'autres moments, beaucoup ont été copés mais il y a quand même certains moments où je pense que ça a fait du bien et certaines personnes m'ont dit merci parce que il y a quand même on a tous pense un ego un peu collectif où on se sent toujours attaqué par les mêmes personnes et si on peut des fois les attaquer un petit peu, ça fait du bien. Je suis pas sûre que sur le long terme ce soit toujours ce qu'il faut faire mais sur un instanté, moi ça m'a fait du bien.

J'espère que ça fait du bien à certaines personnes. [rires] Euh merci beaucoup Mélissa. Peut-être tu peux nous parler de tes prochains projets ou est-ce qu'on peut te suivre ? C'est le moment un peu autopromo. Euh donc vas-y. Ouais bah carrément 2026 arrive. Euh du coup moi je j'arrête la m chronique avec Fresh. Donc c'est un médi avec qui je faisais beaucoup de Tu travaill avec Fresh, Street Press et Histoire Crépu de temps en temps. C'est ça. Donc je continue avec Street Press et Histoire Crépu. C'est ça la la chronique qui vient de sortir avec Street Press.

On fait une chronique qui s'appelle bal et mascul où on débunque des théories masculinistes et FR j'arrête mais je vais continuer moi toute seule parce que du coup je serai plus libre de dire ce que je veux. Et on va aussi arrêter de me donner tous les torts que Frères peut faire parce que moi je fais pas partie de de la l'équipe dito. J'étais juste une pigiste et et parfois les gens ont du mal à comprendre ça. Et et je vais reprendre essayer de reprendre mon podcast aussi. J'avais un podcast que j'ai arrêté par manque de financement et donc essayer de reprendre ça, reprendre Twitch aussi parce que j'avais fait cet été avec Christa Bango et j'ai arrêté.

On on voulait t'en parler mais malheureusement le temps filme effectivement Ouais, je parle beaucoup en plus 30 minutes très bien c'est très bien. [rires] Non mais on sera l'occasion de te réinviter. Avec plaisir avec plaisir avec grand plaisir. Merci beaucoup Miss Améris, on invite évidemment on invite évidemment les gens à aller te suivre sur les différents réseaux Instagram, TikTok euh et puis bientôt sur Twitch, YouTube pour tes podcasts et cetera. Ouais, c'est des comptes sont déjà créés donc vous pouvez venir et je reviens bientôt. Super. Merci encore Melsa. Merci beaucoup. Merci. Merci. À bientôt j'espère. Salut.

Euh et ben voilà, c'est vrai que le temps passe extrêmement vite, c'est toujours un petit peu frustrant. Ouais, mais j'espère que ça donne envie aux gens de suivre du coup les invités. On a quand même eu quelques petites petits insides de l'entretien avec Taï ou peut-être que certains certains d'entre vous av tu son petit prénom. [rires] Je non parce qu'en fait des fois je rip sur sur son nom de famille. Donc pour être sûr de ne pas faire l'erreur, je dis je dis juste même pas te demander quel est erreur. C'est celle dont on va pas prononcer le nom. Euh non, mais on a eu quand même des petits insigns sur la manière euh dont s'est passé euh cette interview, ce format.

Donc on a appris quand même pas mal de trucs. Euh c'est le moment de la partie actu.

29:24
Non speech

[musique]

29:30
Locuteur

Depuis une semaine maintenant, de nombreux agriculteurs et agricultrices manifestent contre la gestion de la DNC. La dermatose nodulaire contagieuse, une maladie qui touche les élevages beau vins. Quand le gouvernement et la FNSA, le syndicat majoritaire prône l'abattage total du troupeau, le dépeuplement. Euh lorsque un seul cas est déclaré, d'autres voies défendent une campagne vaccinale élargie et surtout un changement de modèle de production et d'alimentation. Qu'est-ce que la DNC ? Comment gérer cette crise ? Qu'est-ce qu'elle dit du modèle agricole français tourner vers le productivisme et l'export ?

C'est à toutes ces questions auxquelles nous allons tenter de répondre avec Pierre Thomas, éleveur Beauvin dans l'allié, ancien président du modef, le mouvement de défense des exploitants familiux familiaux pardon Pierre. Bonjour. Bonjour. Merci d'avoir répondu à notre invitation et à côté de vous Thomas Gilbert, vous êtes maréché dans la Haute Vienne et porte-parole de la confédération paysane, le 3è syndicat agricole derrière la FNSA et la coordination rurale. Bonjour Thomas et merci d'avoir répondu à notre invitation. Et évidemment Marie Toulgotte, tu es journaliste à la rubrique capital travail de l'humanité et tu es spécialiste notamment des questions liées à l'agriculture.

Bonjour Marie. Bonjour. Peut-être avant qu'on se lance dans tout un tas de questions, c'est peut-être bien qu'on fasse un petit point sur la DNC que Marie tu nous expliques un peu ce que c'est. Comme ça tout le monde a les mêmes bases et ensuite on peut on peut enchaîner. Ouais. Alors la DNC, la dermatose nodulaire contagie, c'est une maladie qui touche exclusivement les beauvins, qui se transmet pas à l'homme et qui est particulièrement contagieuse. Les premiers foyers, ils sont apparus en France métropolitaine en juin 2025, donc en Savoie et Haute Savoie.

C'était la première fois que le territoire métropolitain rencontrait ce virus qui euh était plutôt fréquent en Asie, en Afrique sub-saharienne et depuis les années 2010 un peu dans l'est de l'Europe. Donc c'est un virus qui a assez peu l'état lit tue moins de 10 % des bêtes. Par contre, il est assez véhément, il est assez assez violent pour les vaches. Donc notamment, il peut conduire à des fièvres, des anorexies, de l'abattement et à l'apparition de petits nodules. Donc ce sont des petites boules sur sur la peau. Et donc c'est une maladie qui est catégorisée à selon la réglementation ce qui oblige les autorités à éradiquer le virus.

Donc pour se faire euh les autorités françaises ont décidé d'un process un protocole pardon sanitaire qui demande euh la restriction des mouvements de Bovin, la vaccination sur des zones réglementées et l'abattage ou le dépeuplement comme le dit le protocole total des troupeaux qui ont été exposés à au moins un cas de de dermatosulaire contagieuse. Donc à la Confédération paysane et au MODEF, vous avez appelé ces derniers jours à vous mobiliser dans le cadre de la de la multiplication de ces foyer. Est-ce que vous pourriez nous expliquer peut-être Thomas pour quelle raison est-ce que vous avez décidé de d'appeler à la mobilisation ?

Clairement, nous à la Confédération paysane, on s on s'oppose à ce protocole sanitaire depuis le début parce que d'une part, on considère que il est inhumain mais surtout il est inefficace puisque le choix qui a été fait a été de limiter la vaccination autour des foyers alors que nous nous portions dès le début une couverture vaccinale sur l'ensemble du territoire, ce qui aurait pu permettre derrière euh de d'éviter les abattages totaux puisque il y a une étude de l'fsa qui prouve bien que l'fsa, vous pouvez nous rappeler, c'est le le c'est l'organisme européen de d'étude sanitaire qui qui explique bien que lorsque la couverture vaccinale est effective, il n'y a pas de différence entre une gestion par l'abattage total ou par l'abattage ciblé.

Et donc nous euh à partir de ce moment-là euh c'est ben ça nous a beaucoup touché et puisque derrière ce qu'on a vu, il y a eu un développement de la maladie après les la première euh le premier épisode qui était dans les Hautes Alpes cet été alors que ce alors que nous aurions pu éviter ce développement notamment dans le Sud-Ouest et donc éviter tous les drames que nous sommes en train de subir aujourd'hui si nous avions euh effectué cette couverture vaccinale sur l'ensemble du territoire.

Et donc la réponse qu'on nous a donné et notamment qui a été prise par les dirigeants de la de la FNSEA puisque nous nous considérons que ce n'est plus qu'une crise sanitaire, c'est également une crise politique, une une crise de gouvernance notamment puisque malgré le fait que la coordination rurale et la confédération paysane avec le MODEF, nous faisons nous faisons plus de 60 % des votes aux élections professionnelles, la FNSEA reste totalement égé. dans les institutions décisionnaires des politiques sanitaires.

Et donc clairement la ligne de la FNSEA a été plutôt de choisir de défendre une certaine vision de l'économie bien sûr portée sur le libre échange euh plutôt que de sauver les éleveurs de ces massacres complètement inhumains. H on reviendra peut-être après sur la position de l'ffel parce qu'on a prévu des petits des petites vidéos d'Arna Rousseau. Je pense que ça va vous plaire. Loui Marie Loui, vas-y. Et Pierre, je voulais vous demander aussi comment se passe du coup la mobilisation, comment ça se passe ? Est-ce que vous recevez du soutien soutien de la population ? Est-ce que comment al comment se passe la mobilisation ?

Les agriculteurs sont très mobilisés, soit sur les barrages, mais y compris dans leur ferme. Le soutien de la population, oui, on a une grosse partie de la population qui déjà ne comprend pas tout ce qui se passe mais qui n'accepte pas ces drames qui se passent dans les exploitations. D'autant plus que on aurait pu effectivement les éviter et faire autrement si on avait eu un une un schéma sanitaire différent de celui qui est employé aujourd'hui. Juste on rappelle que si enfin si j'ai bien compris si les bêtes n'ont pas été vaccinés quand vous l'avez demandé, c'est parce que après on peut plus les exporter et que en fait c'est l'exportation qui prime sur finalement le bien-être des animaux.

C'est ça. Alors oui, enfin oui, c'est ça. C'estàd qu'on a on a une maladie qui est qui est classée au niveau de l'Europe de manière à ce que l'on doit l'éradiquer. Sauf que avec un changement climatique qui est là, c'est une maladie qui a progressé vers le nord de l'Europe. Et moi, je reste persuadé aujourd'hui que cette maladie-là, elle ne pourra plus être éradiquée. quelque chose qui est aujourd'hui terminé. Peut-être parce que au départ il y a pas eu une gestion tout à fait correcte et des choses mais maintenant il faut passer il faut passer autre chose. Les drames humains sont beaucoup plus importants que qu'on ne veut bien le laisser paraître.

C'est dire qu'on ne peut pas accepter que des réculteurs soient complètement démunis. Enfin c'est c'est complètement enfin c'est inconcevable. C'est invivable. Ça faut se faut faut se mettre dans la peau d'un agriculteur pour lesquels on est en train de détruire sa vie complètement. euh pour euh conserver un statut que que nous n'aurons plus euh que nous n'aurons plus. Donc il faut penser, réfléchir et travailler autrement. Euh mais il faut aussi penser, réfléchir et travailler autrement au niveau de l'organisation agricole et au niveau de l'évolution agricole que nous devons avoir. Alors oui, pardon.

peut-être pour compléter euh c'est effectivement il y a le cette question du statut indemme de la maladie qui euh en qui freinerait en réalité les exportation puisque euh on sait aussi que pour donc obtenir la couverture vaccinale sur l'ensemble du territoire, ça durerait grosso modo 2 à 3 mois si vraiment on s'y met à fond avec l'ensemble des parties prenantes et cetera et et ça il y aurait eu que quelques freins économiques qu'on aurait pu totalement atténuer aussi en négociant avec l'Italie, avec avec l'Espagne pour continuer les exportations beauvin pendant que en attendant cette couverture vaccinale.

Et donc aujourd'hui, on nous sort des chiffres complètement hallucinants de la FNSA qui disaient que ça pourrait nous faire perdre 2 milliards d'euros alors que ces chiffres représentent l'entièreté de de du chiffre d'affaires de de l'élevage beauvain en France sur une année entière. Donc en voilà, il y a une espèce de bataille de chiffres et une bataille de de faire croire aussi que il n'y avait plus aucune autre solution économique alors qu'en réalité euh ce que faisait Arnaud Rousseau, c'est défendre euh un ce système économique dont il est euh un un des euros gagnants euh et dont l' enfin voilà et dont les tous les dirigeants de la FNSEA sont des gagnants.

Et là ce que ce qui est extrêmement intéressant qu'on voit sur le terrain, c'est que il y a donc des alliances et et donc il y a la coordination rurale et la confédération paysane. On y reviendra peut-être un peu plus précisément sur là-dessus puisqu'il y a des choses à dire, mais aussi beaucoup de de d'adhérents et d'adhérentes des FDSEA locales et des jeunes agriculteurs et qui sont également des grands perdants de de ce système libéral.

Et donc on a une une sorte en quelque sorte d'alliance de cette classe paysane que nous on définit par les perdants du du libéralisme qui commence à comprendre le le bah le le détachement que nous avons qu'il y a avec bah les les dirigeants de la FNSA qui ne défendent que leurs propres intérêts. H je voudrais revenir un petit peu sur les mobilisations. On a vu pas mal euh d'images sur les plateaux télé euh de violence policière, on peut le dire lors de dans l'ariège notamment. Euh est-ce que comment vous avez compris comment vous avez vécu ces images de voir des CRS, des gendarmes euh gazés des paysans qui finalement euh juste défendait leur euh troupeau, leurs bêtes, leur exploitation ?

Euh Pierre, quand vous avez vu ces images, qu'est-ce que vous avez qu'est-ce que ça vous a inspiré ? Qu'est-ce que ça vous a fait ? Alors, je pense que l'État a a fait un choix à un moment donné euh en pensant que euh s'il montrait un peu les muscles, les agriculteurs allaient s'arrêter sur cette opération-là, d'autant plus que euh la FNO était euh pour l'abattage total en disant "On va y arriver comme ça." Mais c'était complètement méconnître le le mal-être des agriculteurs qui n'acceptent pas qu'on qu'on détruise leur vie.

Et donc cette mobilisation cette mobilisation là a amené effectivement les pouvoirs publics à à faire un coup de force derrière en prenant prétexte aussi sur un certain nombre de violences de quelques mensonges. Le ministre de l'intérieur euh a fait quelques annonces qui sont un peu limite quand même quelquefois. Je je ne pense pas que on avait des groupes extérieurs qui soient venus pas 20 groupes extérieurs. Euh après euh pourquoi c'est c'est je pense c'est un coup de force he qu'ils ont simplement voulu faire qui a échoué qui a échoué.

Euh ce gouvernement est en train de défendre une position très libérale de l'agriculture qui ne répond plus du tout aujourd'hui aux besoins de la population, aux besoins des agriculteurs qui ne répond plus au besoins de notre société mais ils veulent perdurer dans ce système là tant que faire se peut parce que ça va automatiquement changer. il y aura pas le choix, ça va changer. Mais tant que ça peut durer, ça dure pour pouvoir encore engranger un certain nombre de dividendes pour un certain nombre de personnes. Vous avez tous les deux utilisé le même terme, c'est celui de drame, de drame humain. Vous parlez du mal-être des agriculteurs, de destruction de vie.

Peut-être pour que les spectateurs et spectatrices se rendent bien compte. Pierre, vous qui êtes éleveur beauin, qu'est-ce que ça représente dans la vie d'un éleveur ou dans la vie d'une éleveuse de perdre l'intégralité du troupeau ? C'est quoi les conséquences économiques pour l'exploitation ? Pourquoi les conséquences psychologiques ? Alors, il y a les conséquences économiques qui sont effectivement extrêmement importantes, mais il y a un rapport de l'homme à l'animal qui est est est quelque chose d'important. C'est-à-dire que un éleveur, quel que soit l'élevage, doit se lever la nuit, doit faire doit prendre soin de son troupeau 365 jours par an.

Et c'est-à-dire que quand on se retrouve avec un abattage de force violent comme ça, c'est aller à l'encontre de la vie. Et donc c'est comme c'est allé à l'encontre de la vie effectivement ça amène une réaction derrière. Les agriculteurs sont dévastés derrière de voir leur troupeau. C'est pas possible qu'on continue comme ça. c'est c'est un engagement total qu'ils ont mis. Donc on on ne peut pas le détruire. On peut pas détruire cet engagement là comme ça. C'est c'est ils ne s'en remettent pas les agriculteurs qui ont vécu ça sur d'autres maladies ne sont on a on a connu des agriculteurs sur d'autres agriculteurs. Il ne se sont jamais remis.

Attends après, c'est quelque chose qui reste hein, même avec des indemnisations par exemple que que permettrait le gouvernement. Alors les indemnisations bien évidemment peuvent permettre de passer. Alors, les indemisations sont pas à la hauteur du préjudice. Ça c'est aujourd'hui quand on donne 2000 € pour une vache de sélection, on est très très loin du compte parce que il y a la perte immédiate et il y a la perte sur les années à venir aussi hein, sur la sur la production qui va arriver dans les années à venir.

On est très loin du compte mais c'est un élément mais c'est pas l'élément enfin je dire c'est c'est important parce que s'il y a plus de possibilité financière de de pouvoir exister sur son exploitation là aussi c'est un autre drame. Et l'élément essentiel, il est là, mais il est aussi sur le rapport de l'homme à l'animal. Peut-être on va écouter la mise de l'agriculture Annie Jeunevar. C'est une un des acteurs, enfin une des actrices importantes aussi de cette crise puisque c'est elle qui représente la réponse du gouvernement à cette crise. On écoute et puis on en discute juste après. Alors, vous pouvez manifester.

Oui, bien sûr, vous manifesterez mais on ne manifeste pas efficacement contre un virus. La stratégie qui a été établie, elle a été établie par le Parlement de l'élevage. Elle a été établie par un collectif de scientifiques, de professionnels, de représentants syndicaux. Vous pouvez avoir des formules destrade mais la réalité madame la députée et je voudrais dire que j'ai une pensée pour tous ces éleveurs qui ont vu leur cheptel abattu. J'en connais le drame intime que cela représente tandis que vous madame la députée, vous allez manifester sur la douleur d'autrui. Ce n'est pas ainsi qu'on aide les éleveurs de notre pays.

Donc voilà, c'était une réponse de la ministre la ministre de l'agriculture Annie Jeev Annie Genevenard, pardon, à une députée insoumise, Manon Meier. Quand vous ét quand vous entendez cette réponse, euh est-ce que vous prenez au sérieux la réponse du gouvernement, la ministre quand elle dit "On ne manifeste pas contre un virus", est-ce que vous prenez au sérieux cette réponse ? ou où ça ne sert à rien de l'écouter. Je vous voyais tous les deux un peu secouer la tête de manière désespérée. Non, mais c'est c'est extrêmement énervant. Bien sûr, pas on manifeste pas contre le virus, on manifeste contre une politique sanitaire qui je inhumaine mais surtout que je le rappelle qui est inefficace.

On nous a dit voilà c'est super, on a réussi à contenir la maladie dans les haut de savoir, ça a vachement bien fonctionné. Mais en fait derrière il y a des il y a eu des cas dans le sud-ouest, il y a eu encore un cas. euh il y a pas longtemps dans l'Aude.

Donc clairement, elle est inefficace et la seule le seul moyen d'enrayer de manière scientifique et on peut demander à n'importe quel véto et ben c'est la couverture vaccinale sur l'ensemble du territoire et ça on essaie de derrière de nous faire passer pour des antisciences, pour des uluberlus et cetera, mais en réalité ils se cachent derrière leurs petits doigts puisque en fait ce qui les a guidé c'est uniquement la défense de ce système économique qui qui qui qui a pour outil ces politiques sanitaires inhumaines.

Et donc euh aujourd'hui pour nous euh clairement le le la grosse erreur des dirigeants de la FNSEA qui disent que on qui qui ont fait au au à la lumière de l'économie et cetera, mais en fait le vrai taf d'un syndicaliste, c'est de défendre les éleveurs et les éleveuses et de se démerder pour trouver des solutions politiques et économiques pour empêcher ce massacre. Et c'est clairement pas ce qui a été fait. Et aujourd'hui euh nous à la Confédération Paysane, on se dit euh bon maintenant ça suffit, on va euh on va taper du point sur la table et on est extrêmement nombreux à penser la même chose. On va on va mener ce bras de fer et on va le mener jusqu'au bout. Marie ? Oui.

Alors vous dites que euh la solution euh préconisée par le gouvernement de l'abattage totale est inefficace. Toutefois, quand on écoute un petit peu l'ordre des vétérinaires, par exemple, la solution qu'il préconise, ça reste l'abattage total, notamment pour une raison assez technique qui est celle du délai d'incubation. Ce qu'on écoute l'ordre des vétérinaires, on apprendrait que puisqu'une vache peut-être infectée mais ne développer des symptômes que jusqu'à 40 jours après, c'est pas assez sécurisant, disons, d'abattre de manière ciblée. Comment est-ce qu'on répond à à ce genre de d'arguments ?

quelques arguments un peu techniques, c'est déjà la transmission se fait par l'intermédiaire d'un autre qui est qui sont des insectes. Donc on est déjà au mois de décembre. Donc les insectes ont une vie qui est un peu ralentie à cette période là déjà. Ensuite, on peut très bien vacciner l'ensemble du cheptel euh et puis faire une surveillance derrière. Et si on a un animal qui est malade euh on met en quarantaine et on aba l'animal mais on na pas la totalité du troupeau. Enfin je veux dire il y a un protocole euh sanitaire qui est en place qui est absolument obsolète aujourd'hui par rapport à la situation sanitaire dans laquelle on est.

l'ordre des vétérinaires, oublier quand même qu'ils sont un peu en rapport avec un certain nombre d'acteurs économiques sur le terrain. C'est un peu plus différent que cela.

Les vétérinaires et la majorité des vétérinaires praticiens sur le terrain disent "Il y a une solution, c'est la vaccination." Alors, ils veulent pas le dire publiquement parce qu'ils nous disent "Mais nous, on a on peut avoir des conséquences derrière, ce qui est assez dramatique en disant "Mais si l'ordre des vétérinaires nous tombe dessus et qu'on nous interdit de de travailler derrière, on n'est pas bien." Donc quand on les rencontre en off, ils nous disent "Non, mais il y a que la vaccination et autrement c'est silence radio, on en parle pas." Thomas, est-ce que vous partagez cette analyse ?

Parce que c'est vrai que quand on écoute comme disait Marie l'ordre des vétérinaires on a un peu l'impression que c'est puis c'est aussi la merd s'est présenté que c'est la science contre l'agriculture. Est-ce que vous partagez la l'analyse de Pierre sur bah en fait les vétérinaires quand on leur quand on discute avec eux sur le terrain, ils sont plutôt d'accord avec nous. Non mais ce qui est extrêmement énervant avec l'ordre des vétérinaires, c'est qu'il ne parlent que de curatif. Alors que nous ce que nous portons depuis le début euh c'est euh une gestion aussi préventive de du développement de cette maladie avec euh la couverture vaccinale sur l'ensemble du territoire.

Et ce qu'ils ne disent pas en creux, c'est que euh la grosse erreur qu'il y a qui qui qu' qu' qu'ils ont faite, c'est euh de c'est de de refuser cette couverture vaccinale sur l'ensemble du territoire dès le début. Et donc évidemment quand il n'y a pas d'immunité euh et ben cette stratégie semble semble être la plus la plus logique mais en réalité le le le problème vient de que du manque d'immunité sur le territoire. Et donc aujourd'hui, je suis désolé mais la science elle ne ment pas et elle est de notre côté. On peut très bien leur et demandez-leur à l'ordre des médecins. Ça c'est extrêmement important.

Est-ce que vous pensez que euh les cas du Sud-Ouest euh auraient pu être évités si nous avions demandé l'élargissement sur de la vaccination sur l'ensemble du territoire ? Ça, il faut aller il faut leur demander ça. C'est extrêmement important de leur demander parce qu'on leur demande jamais. Par contre, nous on nous envoie à chaque fois euh vous comprenez rien le consensus scientifique nanani nananer mais désolé on n'est pas débile hein les paysans. On sait de quoi on parle. On est on est sur le terrain, c'est nous qui sommes avec nos bêtes. On a géré énormément de crises sanitaires et cetera et au bout d'un moment, va falloir nous écouter. Il va falloir faire de la concertation.

H pas de consensus sanitaire à ce niveau-là. C'est pas vrai. Il il y a juste deux questions qui vous sont adressées dans le chat. Il y a quelqu'un qui demande si la viande est consommable après vaccination et si oui, pourquoi ne pas vacciner toutes les bêtes et interdire temporairement les importation de de viande bovine ? Donc il me semble que oui, je vais je vais vous laisser répondre et puis une autre question, est-ce qu'il est prévu de parler de comment la coordination rurale se renforce sur le dos de la confédération paysane.

On reviendra un peu après sur l'histoire des syndicats parce qu'on a toute une partie là-dessus mais au moins sur la sur la vaccination et est-ce que la viande est consommable après ? sûr, pas de problème, pas de problème. Juste, [rires] elle ne peut plus être exportée. C'est ça le c'est ça qui est la crainte en fait du gouvernement. C'est ça. Oui, c'est juste par rapport à ces histoires d'exportation. Et moi je peux ce que le l'exemple qu'on ressort régulièrement nous, c'est que il y a déjà eu une crise sanitaire de dermatose nodulaire contagieuse sur le territoire français. C'était en 1992 sur l'île de la Réunion.

Et à ce moment-là, on a utilisé le protocole sanitaire que nous proposons à savoir couverture vaccinale sur l'ensemble du territoire, abattage ciblé, fin mise sous cloche des foyers infestés. Et quand on euh on on parle avec les éleveurs et les éleveuses de la réunion de de cette crise-là, ça n'a pas été un traumatisme. Donc au bout d'un moment, il faut aussi prendre le prendre au sérieux ce protocole-là et et en plus on l'a déjà utilisé sur le territoire français. Donc il faut faut qu'on arrête aussi de de le enfin le le délire sur euh il y a il y a qu'une seule solution, le consensus scientifique quoi.

On on va on va écouter un magnetto une petite vidéo d'Arnaud Rousseau mais parce qu'on parle beaucoup de la FNSA depuis le début de de cet entretien et c'est important. Arnaud Rousseau, c'est le patron de la FNSEA. Donc la FNA c'est le syndicat majoritaire, vous l'avez dit, proche du gouvernement, défenseur d'un modèle tourné vers l'export dont les dirigeants sont des représentants des firmes de l'agroindustrie. Par exemple, Arnaud Rousseau, c'est un chef d' d'exploitation céréalière de plus de 700 hectares en Cinéma. Donc c'était ce n'est pas la petite ferme paysane. Euh et depuis 2017, il est à la tête du conseil d'administration d'avril.

Alors si ça si ça ne vous dit rien, euh c'est par exemple euh Puget et les marques les euh le groupe Avril. Donc c'est la c'est le 5e groupe agroalimentaire français. Donc c'est c'est un c'est un gros groupe quoi. On regarde ce que nous dit Arnaud Rousseau puis on en discute juste après. La situation est très difficile sur le terrain et la peur qui gagne l'ensemble de l'élevage français est légitime. Je veux vous dire que la peur n'épargne pas et n'évite pas le danger. Notre boussole dans ce moment de grande tension où l'émotion parfois l'emporte sur la raison nécessite que nous prenions le juste recul. Quelle est notre boussole ? La première c'est celle du sanitaire.

appuyé sur l'expertise scientifique et j'ai interrogé aujourd'hui suite à des questions du terrain la direction générale de l'alimentation qui m'a confirmé que la seule solution à court terme promue par les les scientifiques était celle de l'abattage total celle que depuis le début nous avons supporté même si elle pose beaucoup de questions. Dans ces moments de grande tension, assumer ses responsabilités doit rester notre guide. appuyé sur la science, exigeant avec le gouvernement, sans céder à des reprises populistes ou à des questionnements qui n'ont rien à voir avec l'agriculture et qui mène certains à confondre notre problématique d'élevage avec des sujets politiciens.

Euh Pierre Thomas, est-ce que vous êtes des antisciences populistes et politiciens ? [rires] Alors, on n'est pas des antisciences, on est même un syndicat au niveau du modèf qui prône les moyens suffisants pour pouvoir travailler avec l'assurance. C'est-à-dire que tous nos organismes scientifiques doivent être dotés de moyens supplémentaires qu'ils n'ont pas aujourd'hui pour qu'on puisse évoluer et travailler parce qu'on a affaire à un certain nombre de défis certes de souveraineté alimentaire mais de défis climatiques, de défis environnementaux derrière.

Et aujourd'hui euh c'est pas nous qui sommes les antisciences, loin sans faut, mais c'est ceux qui prôent le modèle existant, j'allais dire aujourd'hui passéiste. C'est eux, c'est sont eux aussi enfin, il y a un certain nombre de gens qui sont allés manifester contre l'INRA. C'est quand même assez extraordinaire que des agriculteurs aillent manifester contre un organisme qui fait de la recherche. C'est quelque chose qui est inconcevable. C'est aussi euh un certain nombre d'organismes et notamment la FNSA qui s'est prononcé contre l'augmentation du budget de la direction générale de l'enseignement et de la recherche. C'est quand même assez extraordinaire.

Nous, on demande que ce budget-là, il soit augmenté d'une manière considérable. On a besoin de tout ça. On a besoin de moyens pour l'enseignement. On a besoin de moyens pour la recherche. C'est pas nous qui le c'est pas nous qui proposons le la restriction, c'est bien la fin. Évidemment une question provoque hein, mais Thomas Gibert quand vous entendez Arnaud Rousseau vous dire que vous êtes enfin il le dit pas à vous mais on comprend quand même bien que ça c'est adressé aux autres aux autres représentants syndicaux quand vous entendez que voilà vous êtes populiste et que vous confondez l'agriculture la défense de l'agriculture avec des des bas coups politiciens.

Qu'est-ce que ça vous inspire ? Ben moi je ça ça m'inspire que on est on est sur la bonne ligne parce que en réalité c'est ça le cœur du problème. C'est cette question de de l'hégémonie euh de cette poignée euh de de de d'agriculteur euh mafieux hein. Enfin moi je vais jusqu'à euh à des pratiques mafieuses de de de la tête de ce syndicat qui sont décisent de l'entièreté de de la gouvernance politique au niveau national. Et c'est vraiment extrêmement étonnant de voir que pour une fois monsieur Arnaud Rousseau s'inquiète de ce que dit la science.

On l'a bien vu lors de la dernière séquence sur la loi du plan où il s'est attelé à bien sûr démonter tout le consensus scientifique qu'il y avait autour des pesticides et cetera et c'est euh attelé par rapport à ça. Et aujourd'hui, bah clairement le consensus scientifique, il y a pas vraiment de consensus scientifique puisque aussi il y a une sorte d'omerta comme on l'a rappelé de de l'ordre des vétérinaires qui envoie des lettres de menace de radiation de de de au véttau qui oseraiit un peu élever la voie. Donc clairement c'est c'est une situation qui est verrouillée et extrêmement compliquée pour pouvoir aussi avoir une autre voie.

Mais heureusement, dès qu'on on on élargit la loupe et qu'on voit plutôt dans les organisations européennes, on voit bien que l'étude de l'EFSA montre que notre protocole est sérieux, mais aussi le le euh la Fédération euh vétérinaire européenne qui prend exactement les mêmes positions que nous. Donc euh il faut aussi aller voir ailleurs que ce qui est présenté par les dirigeants de la FNSE. Je voulais vous demander aussi euh un petit peu autre chose mais dans les manifes sur les blocages ou encore dans les médias, on voit beaucoup la confédération paysane et la coordination rurale.

Donc la coordination rurale pour ceux qui ne connaissent pas, c'est plutôt proche de l'extrême droite violente envers les organisations de défense de l'environnement opposé à l'agrobiness mais pas au libre échange en tant que tel. Et Bertrand Vento nouvellement élu appelle par exemple à faire la peau aux écolos. Alors pourquoi est-ce qu'on vous retrouve ensemble en fait ? Est-ce que vous avez les les mêmes constats mais pas les mêmes solutions ? Pour que l'on soit clair, avec la coordination rurale, on a des fractures idéologiques énormes et il est clairement pas question de les mettre sous le tapis.

En revanche, là ce qui se passe, c'est qu'on a la même sensibilité à défendre les éleveurs et les éleveuses et on se retrouve dans la même situation de détresse et que c'est en fait tout naturellement qu'on se retrouve ensemble sur les blocages, même si bon, il faut l'avouer hein, c'est parfois c'est c'est c'est compliqué. C'est des alliés encombrants. Bah j'irais pas jusque- là. En tout cas euh heureusement qu'on est ensemble parce que c'est ça qui permet aussi de construire le rapport de force nécessaire dans cette situationlà. Et aujourd'hui euh il est clairement pas question de d'élargir ensemble les revendications.

Mise à part la question du Mercosour qui est une question extrêmement urgente dans l'agenda politique et pour lesquels on est à peu près tous d'accord dans le monde agricole. Même tous d'accord dans le monde agricole. On va revenir sur le mercur parce que c'est c'est ça fait aussi l'actualité. Mais juste avant, je vais vous passer un autre passage d'un rosau parce que je sais que vous en rafolz. Ah oui, merci. [rires] On regarde ça puis on en discute juste après.

Il y a une double situation évidemment à court terme la protection des troupeaux mais aussi à moyen terme le maintien du prix de nos produits et le combat pour faire en sorte que l'Europe ne nous mette pas encore une fois sous cloche et dégrade le prix de la viande, le prix des volitiers et interdisent l'export de nos fromages.

Est-ce que là Arnaud Rousseau, il est pas en train de reconnaître face caméra qu'en fait le vrai problème c'est l'exportation et c'est le modèle et que c'est pas vraiment ni la vie des paysans ni la vie des bêtes là pour moi c'est c'est pas que l'exportation c'est euh le système de de libéral le libre échange de manière générale qui met en compétition les paysans et les paysanes du monde entier qui fait que on tire toujours plus les prix vers le bas qui tire toujours plus les normes sociales et environnementales vers le bas Et effectivement là, on est assez étonné de le voir sur cette ligne là.

Et bon, bien sûr, la FNSEA s'oppose au mercour, mais pour nous c'est pour pour Arnaud Rousseau, ça doit lui déchirer le cœur mais malheureusement il peut pas il peut pas laisser passer ça puisque il y a les fédérations bovines qui poussent énormément pour qu'il tiennent la position. Mais clairement, si s'il y avait que Arnaud Rousseau dans dans ce syndicat, il accepterait ce traité de libre échange. Il s'est jamais opposé du tout au libre échange puisque encore une fois lui il a bâti sa fortune sur la spéculation des matières premières. Donc lui son intérêt propre c'est que ce système économique perdure. Voulez réagir. Ouais. Ce système économique, il est il est voué à l'échec aujourd'hui.

On est déjà dépendant des autres pays pour notre propre alimentation. On ne va jamais pouvoir concurrencer ou des pays de l'Est ou le Brésil ou un certain nombre de pays par rapport à à nos productions. Si nous ne sommes pas capables dans notre pays de produire notre propre alimentation, nous serons extrêmement fragiles pour pouvoir être indépendants politiquement et socialement derrière. Donc il faut absolument qu'on retrouve une certaine souveraineté de production euh à ce niveau-là. Ça ça me paraît absolument indispensable. Mais le système libéral ne le permet pas. Ne le permet pas. Il faut qu'on change de ce système agricole.

Il faut qu'on produise il faut que l'agriculture serve notre population, serve notre nation. Si on continue de travailler comme ça, on s'aperçoit aujourd'hui, on parle beaucoup de malbouffe ou euh voilà, nous sommes en capacité dans notre pays d'avoir des productions de qualité euh qui répondent aux besoins de notre population et ce système économique qui est en place au niveau agricole nous empêche de le faire. Donc, il faut qu'on change ce système économique à tout prix pour pouvoir répondre aux besoins et permettre des agriculteurs de vivre correctement sur le territoire et en nombre suffisant également. vous dites ce système nous nous empêche de de faire ce que vous dites.

Est-ce que ça veut dire qu'en fait la France se base beaucoup sur l'exportation ? Est-ce que vous pouvez nous expliquer un petit peu qu'est-ce qu'on exporte, qu'est-ce qu'on importe et pourquoi là dans dans l'état actuel des choses, c'est impossible sur la politique agricole, depuis très longtemps, on a voulu amener une spécialisation de la production agricole certaines régions, certains producteurs dans l'objectif, un objectif économique relativement simple, c'est que si on est sur un système qui est avec une production avec une monoproduction, on peut arriver à baisser les coûts. Sauf qu'on est en Europe et qu'on est en France.

et que ce système-là, il est mis en place dans d'autres secteurs du monde et qui sont beaucoup plus performants que nous de ce côté-là, ne serait-ce que parce qu'ils utilisent des produits qu'on a interdit à juste raison et aussi socialement parce que socialement, il y a des pays qui sont extrêmement dégradés. Nous, on a encore beaucoup d'améliorations à avoir de ce côté-là, mais il y a des pays qui sont extrêmement dégradés euh et qui font que ils ont des prix à moindre coût et on veut essayer d'aller concurrencer ces pays-là. On n'y arrivera jamais. C'est illusoire de penser à ça. Concentrons-nous sur une production de l'alimentation pour nos populations.

Bien évidemment qu'il va falloir faire des échanges avec d'autres pays. Évidemment qu'on va pas rester sclérosé sur nous-même. C'est c'est une c'est une évidence même. Mais concentre-nous pour répondre aux besoins. La population l'alimentation n'est pas un bien comme un autre. On peut se passer de téléphone, on peut se passer de n'importe quoi, on peut pas se passer d'alimentation et c'est quelque chose qui est indispensable. C'est quelque chose qu'il faut que chacun prenne bien conscience et il faut que les pouvoirs publics, il faut que le gouvernement prenne conscience parce que je suis pas sûr qu'ils aient complètement conscience de ça.

C'est-à-dire que l'alimentation c'est indispensable, que le reste on peut euh faire un peu un peu avec en cas de difficulté, mais ça on peut pas et c'est pas l'argent qui va nous régler tout ça. On a besoin d'avoir une rentabilité évidemment nous, on a besoin de vivre derrière hein. Peut-être il nous reste pas beaucoup de temps. Marie, peut-être tu peux parce qu'on parle beaucoup du mercure depuis le début. Peut-être tu nous fais un petit point rapide sur ce que c'est et les enjeux que ça soulève et puis une dernière question puis on on s'arrêtera là malheureusement. Ouais. Vous pointez tous les deux les failles du système néolibéral libéral.

Le traité entre Lu et Marcosour risque risque d'en remettre une couche parce que pour rappel un traité qui va probablement être signé par la présidente de la commission ce samedi. Ça fait 20 ans qu'il est en négociation et il prévoit la suppression ou l'abaissement des barrières tarifères entre des produits qui seraient échangés entre l'Union européenne d'un côté et les pays d'Amérique du Sud de l'autre. Parmi ces denrées, parmi ces biens, il y aurait des denrées alimentaires qui seraient massivement exportées, notamment du Brésil jusqu'en Europe. Et parmi celle-ci, on compte du bœuf, de la volaille, du sucre à plus faible échelle de l'éthanol.

Donc concrètement, les éleveurs aujourd'hui qui sont confrontés à la DNC seront demain probablement confrontés à l'importation massive de bœuf produit à coût très inférieur et donc qui risque de tirer les prix à la baisse. Donc vous à la Confédération Paysane et au Modèv, vous êtes de longue date opposé à un tel accord de libre échange. Est-ce que les éleveurs vous pensez vont ajouter cette revendication à leur arsenal de mobilisation ces ces prochains jours ou pas véritablement ? Oui, clairement. Euh il y a pas mieux pour mettre de l'huile sur le feu que de rajouter la signature par le conseil de lieu cette semaine du Mercosour. que l'on soit clair.

Donc là clairement nous ce que l'on dit c'est qu'il faut impérativement que Macron se bouge pour construire la minorité de blocage nécessaire au blocage de ce de c de cet accord de libre échange. Et nous clairement sur le terrain, on va on va rajouter bien sûr cette revendication là et et ça et ça se rajoute à la colère qui est déjà extrêmement émotionnelle et qui derrière va rajouter en fait une une vision de de revenu agricole qui est qui concerne absolument l'entièreté du monde agricole. Et ce que je voulais dire aussi sur cet accord de Mercosour, c'est que là c'est pas qu'une question agricoloagricole hein. C'est on parle d'alimentation.

Euh c'est c'est des choses qui vont se retrouver dans l'assiette de l'ensemble des citoyens et des citoyennes. Et c'est pour ça que nous faisons un appel un peu solennel aussi aujourd'hui à rejoindre nos mobilisations, à rejoindre nos blocages parce que euh l'intérêt, il est pour tout le monde. Euh le le cet accord de du Mercosour, il va aussi permettre d'exporter énormément de pesticides.

Et d'ailleurs avec la Confédération paysane, les soulèvements de la terre, cancer colère, les associations de de soutien aux victimes de pesticides, nous avons bloqué l'usine BASF de Saint-ubin Leselbuf il y a quelques semaines pour dénoncer justement ce colonialisme chivink qui va profiter de de cet accord de libre échange ju mercosour pour exporter encore plus de pesticides interdits de surcroide sur notre territoire.

Donc nous ne voulons pas sur notre territoire, mais par contre on ça on veut bien l'exporter pour que les paysans de d'Amérique du Sud s'empoisonnent avec et en plus de ça c'est d'une hypocrisie euh absolue puisque on va retrouver les produits euh du Mercosour euh qui ont été traités avec ces pesticides sur le territoire européen. Donc clairement, il faut que l'ensemble des citoyens comprenne que ça concerne tout le monde. Donc rejoignez-nous. Pierre, vous avez le mot de la fin. Est-ce que vous pensez vous aussi que la probable possible signature du Mercure va euh péréniser, va amplifier la mobilisation et la crise agricole qu'on connaî là ? C'est évident que ça va favoriser la mobilisation.

Euh ça ça ne peut pas faire autrement. Euh c'est c'est cet accord sur le Mercour est un scandale euh est un scandale euh je sais pas comment on peut le nommer mais derrière. Mais c'est pas possible qu'on continue comme ça ce libre échangisme avec euh derrière toutes les conditions de production. Euh on va continuer de de de supprimer la forêt amazonienne. On va on enfin c'est c'est une catastrophe mondiale cette affaire là. C'est une catastrophe mondiale. Ce n'est pas qu'une catastrophe pour nous-même. C'est globalement c'est pour tout le monde. Effectivement que ça demande une mobilisation pas que du monde agricole. Très bien. Je pense qu'on a Oui.

Non, juste parce qu'il y a quelqu'un qui a redemandé si la viande animale pouvait avoir une incidence sur la santé humaine. Donc ça, on l'a répondu plusieurs fois mais la réponse est non hein de par rapport à la viande vaccine. Vous Oui. Oui. Donc donc je le redis parce que la question est revenue plusieurs fois et puis il y a quelqu'un qui demande si comment on sait où est-ce qu'il y a des blocages et quelqu'un qui a répondu il y a une carte mise à jour sur sur Midilip. J'imagine que de toute façon en allant sur les réseaux des de vos syndicats, on peut savoir effectivement où rejoindre les mobilisations. Tout à fait, on a bien entendu votre message. Merci beaucoup.

Euh Pierre Pierre Thomas, vous êtes l'ancien président du modef, éleveur Bovin Bio dans l'allié. Thomas Gibert, vous êtes le porte-parole de la un porte-parole de la Confédération Paysane. Merci beaucoup à tous les deux d'être venu, d'avoir répondu à nos questions et on invite évidemment les gens à la fois à se renseigner sur le sujet et puis à vous soutenir, à vous suivre, à vous rejoindre dans l'immobilisation. Merci beaucoup à tous les deux. Merciite, merci. Merci et bon courage. Ah, c'est c'est parti actu, ça me faut toujours un peu le le bourdon. Le bourdon. Ouais. [rires] Non, je c'est c'est toujours dur.

Enfin, non, mais en fait d'un côté, c'est c'est très chouette parce qu'on on entend aussi des gens concernés de première de premier abord, on comprend plein de choses, on apprend plein de choses, mais c'est vrai que des fois on se dit dans le monde dans lequel on vit, c'est pas totalement joyeux. Et je pense que euh le prochain invité ne va pas forcément rendre nous rendre le sourire. On va continuer à parler de la crise agricole. Tu parles de de Crian ? Non, pas de pas de sa personne bien sûr. [rires] On va continuer à parler de la crise agricole mais cette fois avec un angle un peu plus critique média. C'est le moment de la chronique de Cyprien Cadeo. C'est Red Flag.

1:08:16
Non speech

[musique]

1:08:19
Locuteur

Salut. Salut. Salut Cyprien. Évidemment, c'est pas toi qui va pas me rendre le sourire mais tu m'as complètement euh tu m'as tu m'as Non non, je suis très content de te voir mais souvent tu nous dis des trucs bon qui sont un peu durs. Euh est-ce que tu vas bien Cyprien ? Mais oui, je va bien. Et vous ? Est-ce que tu nous as fait une chronique mignonne de Noël ? Pas du tout. [rires] Ou la dernière fois c'était la guerre. Ouais. Ouais. C'est pas c'est pas mieux. C'est pas mieux. Voilà. Tu vois tu parlais de la guerre, tu peux pas dire que c'est des sujets hyper marrants que tu que tu nous apportes. Ouais mais c'est le ton qui change. C'est vrai. C'est vrai. Le ton. L'humour.

Journaliste le [rires] plus fun de la R tout. Moi tu vois. Cyprien Red Flag, c'est la chronique média et et politique où tu prends la température du débat public. Cette semaine, tu t'es branché sur la crise agricole. Donc bah oui, vous en parliez et c'est le gros mouvement social de cette fin d'année. Donc tout le monde en parle car comme chacun sait pour que la téléigne parler de la campagne, ben faut qu'elle brûle. Et cette fois l'étincelle qui a mis le feu à la campagne, c'est en Ariège le 11 décembre en réponse à la gestion gouvernementale d'une épidémie.

vous en parliez de dermatose nodulaire contagieuse, la DNC de son petit nom, une maladie infectieuse qui touche le bétail surtout dans le sud-ouest. Et donc l'exécutif applique la réglementation à savoir euthanasier un troupeau à chaque fois qu'on détecte un foyer infectieux et une option qui est préférée à la vaccination de masse. Pourtant défendue notamment par deux syndicats agricoles. On en a entendu un tout à l'heure c'était enfin à l'instant c'est la Confédération paysane plutôt très à gauche et la coordination rurale plutôt très à droite. Voilà. Et l'abattage évidemment, ça veut dire la perte de moyens de subsistance pour les éleveurs.

Et c'est évidemment insupportable quand les concernés sont déjà pressurisés par un modèle économique qui entretient une crise sociale structurelle depuis des années. Manifestation, les blocages routiers auquels le gouvernement a envoyé a répondu pardon en envoyant les CRS. On va pas réinventer maintenant la Macroniste, c'est trop tard. On a désormais très bien compris comment elle gère la contestation sociale. Mais ça c'est pour le contexte. Toi ce qui t'intéresse comme d'habitude c'est le récit médiatique.

Bah ouais, parce que moi je croyais connaître en fait la recette euh à force de suivre les couvertures d'immobilisation, que ce soit les grèves des chemineaux, euh les retraites Saint Soline ou les révoltes urbaine après l'affaire Nail, je pensais que sur la chaîne d'info, on allait euh renvoyer le mouvement social à sa violence, violence qu'on allait bien sûr condamner et faire condamner sur les plateaux, contrairement à la répression qui allait être dans un même mouvement justifié. Et pourquoi pas on allait traiter les éleveurs de de preneurs d'otage parce qu'évidemment bah ils bloquent les routes donc ils empêchent les honnêtes de gens d'aller travailler quand même.

Et en fait non pas du tout. Regardez à titre d'exemple ce reportage de BFM. On vous nourrit, on vous nourrit, on vous nourrit et regardez ce qu'il nous faut. On va abattre 208 bêtes demain matin. On on anéantit deux familles 40 ans de génétique. Sur place. Les interviews de nos journalistes sont perturbées par les gaz lacrymogènes. Les cris de révolte des agriculteurs sont étouffés par la toume de l'Ariège, plus de 200 vaches vont être abatttues aujourd'hui alors qu'une seule a été touchée par la dermatose modulaire. Et ouais, vous avez bien vu, bien entendu. Ici, les journalistes sont embarqués bededad comme on dit dans le dans le jargon.

côté agriculteur, donc côté manifestant de la coordination rurale en l'occurrence, il faut le noter. Euh et ils subissent alors avec eux les violences policières ici du gaz lacrimau. Et c'est explicitement raconté dans le reportage. On parle de tout qui étouffe les voix. Enfin et ça je l'ai repérai sur de nombreuses chaînes d'infos. Alors c'est peut-être un détail pour vous mais pour en fait des reportages embarqués côté manif souvent que ça dans les médias patronaux. Pour ça il faut plutôt compter sur les médias indépendants alternatifs au hasard Luma, abonnez-vous. Abonnez-vous.

[rires] Euh la norme sur BFM par exemple, c'est plutôt les reportages côté police, la parole au syndicat policier mais pas là. Et comment on l'explique cette différence de traitement ? Et ben soutenir du côté des manifestants, fut-il d'un syndicat droitier en l'occurrence se tenir face à la police hein quand même c'est un choix éditorial fort. On en dédira logiquement que pour des médias comme BFM ou du reste ces news, ces manifes agricoles sont légitimes contrairement à celles contre les retraites ou saint soline ou pour Gaza. Pourquoi ?

Bah pas parce qu'elles sont moins violentes en tout cas parce qu'il y a qu'à voir les images des préfectures régulièrement dégradé par les syndicats agricoles FOA parfois aussi si livres. Donc c'est pas une question de violence, c'est plutôt qui les commet et pourquoi. Alors BFM donne surtout la parole à la coordination rurale qui est avant tout un syndicat antinorme écolo, sanitaire administrative. Les agriculteurs finalement dans l'imaginaire conservateur, c'est la France qui travaille et à qui on impose des règles bureaucratiques absurdes.

Et c'est pas en gros les fénéants, c'est pas les rakailles, c'est pas les cmervers islamo wokistes comme vous ici là, je vous ai vu toi-même [rires] toiême les c verts islamist des dents je l'avais jamais entendu ça. Nouvelle vidéo Twitter. [rires] Du coup, un média qui se tient généralement du côté des patrons et ben il peut retrouver ses petits là-dedans. D'ailleurs, on notera que sur ces plateaux, on l'a dit, plus souvent le micro à la coordonisation rurale qu'à la confédération de paysane. Et les syndicats de droite, c'est peut-être plus rassurant pour eux. En train de dire que les manifes agricoles, c'est des manifes de droite, c'est prenant après tout ce qu'on a vécu.

[rires] Commentez-vous ? Non, justement, c'est pas que c'est pas ce que je dis. Euh, OK, il y a plus de 70 % des agriculteurs qui votent à droite, ça on le sait. Mais de il y a la confédération paysane. On l'avait sur ce plateau, un syndicat à gauche et hostile à l'inroindustrie qui est très mobilisé depuis le début dans cette dans cette dans cette lutte. Et euh de deux, la gauche politique euh nous aussi est mobilisé à leur côté que ce soit la France insoumise ou le parti communiste par exemple.

Et ces partis ne manquent pas de rappeler que ce sont les traités libre échange qui ont fragilisé toute la filière que en mettant les les éleveurs face à la concurrence des loyales, on les affaiblissait. Tout comme ce sont les règles d'exportation qui nous ont fait privilégier l'abattage puisque exporter du bétail vacciné, c'est plus compliqué. À ce propos, on écoute la députée la France insoumise, Manon Meier. Madame la ministre Lefsa, autorité européenne sanitaire, indique que la solution la plus efficace pour lutter contre la DNC, ce n'est pas l'abattage totale, c'est la [musique] vaccination.

Or, c'est vous qui bloquez aujourd'hui la généralisation de la vaccination pour éviter d'avoir à remettre en question l'Union européenne et ses politiques d'export dépassé. Voilà. Donc la mobilisation agricole en gros, c'est aussi un sou un soulèvement pardon entre le modèle du libron sauvage et contre l'exploitation des travailleurs de plus en plus de travailleurs qui sont de plus en plus précarisé. Donc la gauche a quelque chose à dire en fait de tout ça. Elle est légitime dans ce débat. Alors ça par contre le dites pas trop fort à BFM parce que s'ils vont s'ils la prennent ils vont finir par retourner leur veste. Vous savez comme avec les gilets jaunes.

Attends, il y a un moment où BFM a été avec les gilets jaunes. Ouais, ouais, ouais. Et RMC aussi. Alors ça a pas duré longtemps donc je m'étonne pas que vous vous en souvenez pas forcément mais j'ai mis de côté quelques archives. Demain, ce gilet jaune qui est moche, qui est la qui ne va avec rien, portez-le. Pourquoi ? Parce que la France est le pays le plus taxé du monde. Il y a 195 pays he sur la planète. Et bien le pays le plus taxé, c'est la France. Ce n'est que le début le début du mouvement. Là, on est sur une opération escargot. On va bloquer cette station essence. Vous le voyez he en direct. Nous sommes en train de rentrer dans une station essence que nous allons bloquer.

Puis on va reprendre la 15 direction Paris. Mongolien, [rires] on a entendu ta réaction mais oui oui dit ben tu c'est terrible de faire de s'embarquer comme ça dans une vo mais mais quelle heure on décide de faire [rires] c'était un temps magique mais bref en novembre 2018 où Eric Brunet appel à manifester et où BFM effectivement filmait depuis les bagnoles et limite ils étaient en train de faire le barrage avec eux en fait [rires] pour bloquer les axes routiers. Alors, si je vous montre ça, c'est parce qu'évidemment ça nous raconte beaucoup sur le traitement d'aujourd'hui de la crise agricole.

Quand les gilets jaunes étaient identifiés au tout début comme un mouvement antifiscal, ils avaient la bienveillance des médias mainstream. Mais dès que ça a commencé à parler référendum citoyen et justice sociale, euh beaucoup moins. Et d'ailleurs, en parlant de ça et de bienveillance à géométrie variable à notre extrait. Je je souffre en voyant les ces images de de policiers, de gendarmes, d'agriculteurs s'affronter avec violence. Euh c'est pas l'idée que je me fais d'un débat démocratique sain et c'est pas non plus l'image qu'on se fait de de la France. Donc voilà, il faut comprendre la colère du monde agricole.

Il faut être capable d'écouter, de tendre l'oreille à la détresse des agriculteurs. Et oui, le RN aussi s'ophusque et c'est un assez rare pour le signaler, de la répression policière he qui s'abasse depuis quelques jours sur les agriculteurs. Alors bon là, le calcul est plus simple. La ruralité a été identifiée par l'extrême droite comme une zone de force électorale. Elle dispose d'un syndicat pas forcément totalement aligné mais disons amis la coordination rurale. Et donc le RN s'autorise pour une fois à déroger à sa volonté d'incarner le parti de l'ordre.

Dans l'esprit du RN, les agriculteurs sont des électeurs tout à fait attentifs à leur proposition et qui ont donc gagné le droit pour cette fois à la désobéissance civile. Mais ce n'est pas tout. Vous voyez bien que ce qui est ressenti euh vécu ou compris par euh beaucoup de Français devant leur télévision, quand on voit euh la police charger sur les agriculteurs, c'est dire "Écoutez, euh on a là des gens euh qui sont en train de mourir et qui portent un cri de désespoir et on leur envoie la police euh dessus." De l'autre côté, à l'autre bout, on a parfois des voyou qui ditent en bas de chez nous et on voit pas un flic devant devant eux. Ah bah voilà [rires] avec Chen clair.

Voilà la finalité de tout ça vous l'avez compris c'est opposer la France agricole celle qui travaille à la France des banlieux celle du deal et on peut sans trop se mouiller postuler que la France rurale conserve aussi l'image ORN d'une France blanche bien de chez nous en oubliant au passage que 20 % des travailleurs agricoles sont d'origine étrangère. Résultat, pour les agriculteurs, même l'extrême droite fait l'effort de rappeler les causes sociales de la révolte alors que la même extrême droite, elle fait une syncope. À chaque fois qu'à gauche, on tente de rappeler que bah oui, il y a des violences en banlieu mais c'est aussi le fruit de la misère et de l'enclavement.

Misère enclavement qui du reste, dans les deux cas sont le produit de la façon dont le capitalisme façonne le territoire. Il fallait quand même le rappeler. Et c'est là où je veux en venir en fait. Le but de cette chronique, c'est pas de se plaindre du traitement de faveur entre guillemets des agriculteurs dans certains médias d'habitude allergiques aux mouvements sociaux. Au contraire, franchement, tant mieux pour eux. Ce qu'on voudrait c'est qu'il ne qu'on ait pas à relever cette exception et que dans ce pays chaque citoyen en lutte et le droit a autant de considération sans être stigmatisé.

Parce que là, si c'est l'extrême droite et les médias libéraux qui distribuent les brevets de légitimité sociale dans le débat public, il y a de quoi s'inquiéter, il y a de quoi crier au red flag. Merci beaucoup Cyprien. C'est je crois que c'est la première fois que tu fais un sujet lié à la partie actuellement, je trouve que ça complète bien. Ça permet d'avoir un un autre un éclairage un petit peu différent. C'est vrai que la question médiatique, on aurait voulu aussi l'aborder avec nos invités, mais on n pas eu le temps parce que c'est toujours des séquences qui passent très très vite. Merci beaucoup. Oui, eux.

Sans doute la tête dans la lutte, c'est le plus compliqué de d'avoir un recul sur comment les gens les filment et cpp Karine le Marchand aussi qui était allé soutenir les agriculteurs. Tout à fait. [rires] Tu regardes ça toi ? Ah bah, on avait suivi aussi les les agriculteurs, comment ils sont traités dans les médias où on soutient toutes leurs actions euh même si elles sont euh violentes ou quoi. Et c'est voilà, on dit toujours nos agriculteurs, on dit pas ça, on dit pas nos manifestants, nos chinaux non plus, on dit pas, on dit jamais ça [rires] encore. Euh merci beaucoup Cyprien, cit Cyprien Cadeo, journaliste à la rubrique politique de l'unité. Merci, à plus Cyprien. Merci.

C'est la fin de cette partie actue et c'est maintenant l'heure de l'interview politique.

1:19:02
Non speech

[musique]

1:19:08
Locuteur

Bonsoir Olivier Fort. Bonsoir. Merci d'avoir répondu présent à notre invitation et bonsoir Émilio. Salut. Comment ça va ? Ça va et vous ? Oui ça va. Émilio Mélet reporter politique à la rubrique à la rubrique politique faut présenter les gens quand même. C'est c'est vrai. Olivier fort comment ça va ? que du coup on demand moi ça va quand je suis avec vous ça va très bien en pour l'instant en tout cas voilà c'est ce que j'ais dire on verra dans 1 heure et si ça va toujours. Si [rires] ça va toujours. Évili je t'en prie. Oui Olivier Fort il faut que vous le sachiez vous êtes un cobail le premier invité de Saira à se faire tirer le portrait ce qui sachez-le n'est pas une chose facile avec vous.

D'ailleurs, si je travaillais pour un autre média décrirai par le menu votre air impassible votre flegme insondable pour parler de la méthode fort. Mais à l'humanité on ne verse pas dans la psychologie. Ici, il est question de politique, il est question d'idées. Alors déjà, commençons par des faits. Après avoir travaillé avec Michel Rocard, Martin Aubri, François Hollande, Jean-Marquer vous devenez député de Sénémarne en 2012 puis premier secrétaire du Parti socialiste en 2018. à l'humanité pour ne rien vous cacher. Ça fait quelques années, quelques décennies en réalité qu'on se demande où va le parti socialiste. Je fais de la pub pour un numéro du mois de juin.

Donc je viens de le dire, en 2018 le parti, vous reprenez le Parti social est sur une ligne de rupture avec le quinquena social libéral de François Hollande, votre ancien boss qui devient donc votre meilleur ennemi au Parti socialiste. Soutzent ensuite franchement plus vraiment Annie Dalg à la présidentielle qui fait le pire résultat du parti socialiste à l'élection présidentielle 2022. Et bien c'est aussi lors d'un virage à gauche avec la NUPES. Une libération avez-vous dit à l'époque avant un autre virage plus au centre un retour avec Raphaël Gluxman aux dernières européennes puis à nouveau un virage à gauche pour former le nouveau Front populaire.

Et voilà, maintenant vous faites une croix sur toute sur l'Union de toute la gauche, pardon, en rompant avec la France insoumise sans qu'on comprenne trop exactement pourquoi, mais on y reviendra tout à l'heure. Comme si d'ailleurs l'extrême droite était moins aux portes du pouvoir aujourd'hui qu'elle ne l'était en juillet 2024. On pourrait parler de vos zigzags stratégiques. On pourrait aussi appeler ça une forme d'habilet politique, une certaine plasticité, oserai-je ? Vos adversaires, eux parlent même de duplicité.

Mais en tout cas, un autre fait, sous votre direction, le Parti socialiste a quand même retrouvé une voix audible dans le débat public, passant de 1,7 % à la présidentielle jusqu'à 67 députés aujourd'hui. Mais à quel prix ? Celui de la lisibilité peut-être, ce sera l'objet de cet entretien. Et puisqu'on parle de lisibilité, comment ne pas commencer par les débats budgétaires ? Olivier Fort ? Première question, les députés socialistes ont été élus avec l'étiquette du NFP pour sur un programme pardon de rupture avec la politique d'Emmanuel Macron en votant le budget de la sécurité sociale hier soir.

N'avez-vous pas seulement permis la continuité de la politique macronis seulement avec quelques horreurs en moins ? Bon, c'est bien dans le vif du sujet tout de suite. C'est parfait. [rires] On se dans le bain. Bon, d'abord effectivement, moi je ne regrette pas ce que j'ai fait précédemment. Je suis un homme de gauche et je me suis battu sur un programme de gauche. Les Français ont voté et ils ont donné une assemblée qui est assez illisible, qui est en fait partagée en trois blocs et en réalité en plus que ça mais un bloc de gauche, un bloc libéral et puis un bloc d'extrême droite. Et donc nous sommes dans une situation où personne ne dispose d'une majorité absolue.

Donc la question qui est posée, c'est est-ce que dans un moment comme celui-là, on dit qu'on ne peut rien faire, qu'on ne peut rien faire avancer, que rien n'est possible et dans ces cas-là, on attend une dissolution, une démission pour arriver à quoi ? Ça, vous me le direz parce que moi je ne sais pas très bien ce que l'on peut faire espérer aux gens d'une dissolution. Est-ce qu'on aurait une majorité de gauche qui suivrait une dissolution ? Est-ce qu'on aurait un président de gauche qui suivrait une démission avec une élection qui aurait eu dans 35 jours ? Ça ce que dit la constitution Macron démission ce soir dans 35 jours vous avez le premier tour.

Est-ce que tout le monde pense ici qu'on aurait un président de gauche ? Un budget macroniste à quelques heures en mois plutôt qu'une qu'une nouvelle. Est-ce que c'est est-ce que c'est un budget macroniste FSS ? Quasiment un budget de droitece que je dis allé de quelques horreurs mais je peux vous faire la liste de ce qui de ce qui reste dans ce Allons-y. Faons la liste de ce budget de gauche en tout cas. Donc c'est une baisse réelle du budget de l'hôpital.

le le fameux d'â en réalité c'est bien c'est moins que ce qu'il faudrait pour un fonctionnement attendez Olivier fort puisque vous voulez qu'on fasse la liste un simple décalage de la du calendrier d'application de la réforme des retraites la tarification à l'acte dans le médicocial l'instauration d'un bonus malus à l'hôpital vous pouvez pas me dire que ça c'est un budget ça participe à un budget de gauche non moi ce que je vous dis c'est que c'est un budget qui est un budget qui n'est ni celui de le cornu ni le nôtre mais ce que vous avez oublié dire mais même quand vous dites un décalage sur la sur la réforme des retraites si vous voulez c'est un décalage ça m égal c'est un décalage.

Mais c'est un décalage. Ça dépend. Ça dépend de qui gagne l'élection présidentielle. Quels sont ces gens qui sont tellement persuadés qu'ils vont perdre l'élection présidentielle qu'il pensent que en fait en 2028 ça repartira comme avant. Il y a des gens qui pensent ça, moi pas. Moi je me bats pour que la gauche gagne en 2027. Donc si la gauche gagne en 2027, la réforme bande c'est terminée pour toujours. Ça dépend de nous. Et donc laisser penser que en fait on va de toute façon perdre et que la réforme repartira en 2028. Bah c'est une façon de dire qu'on a déjà perdu. ce n'est pas mon cas.

Ensuite, ce qu'on peut dire aussi, c'est que il y a des gens qui sont prêts à laisser filer le déficit de la SQ. C'est pas mon cas non plus parce que je sais aussi que si demain on a un déficit à 30 milliards, et bien vous aurez les mêmes qui viendront vous voir et qui vous diront comme hier Ronald Rigan et Margarette Satcher qui vous diront "Écoutez ça ne marche pas votre système." Celui qu'Ambroise Croisa a mis en place sur le programme de la base du programme du CNR à la libération c'est fini. On ne peut plus. Donc sur les retraites capitalisation, sur la solidarité vous aurez le système assurel. Voilà ce qui nous est aller à droite ou à droite quoi.

Il y a pas de possibilité d'autres choses. Et ça c'est ce que eux diront. C'est pas ce que je dis moi. Oui mais là qui vient d'être voté est un budget comme un petit droit. Franchement on est on a doublé le budget de l'ondame enfin on a doublé donc l'objectif national d'assurance maladie. On a été exactement au niveau de ce que demandait la féation hospitalière de France. On a fait en sorte que y compris une partie des demandes syndicales soit satisfaites. Pas doublement des franchises médicales, pas de désintexation des pensions de retraite, pas de désintexation des prestations sociales, c'estàdire les minimas comme les allocations.

Pasir une vitesse sur pas de nouvelles cotisation sur l'échec déjeuner et sur l'échec restaurant. Pas en fait de cotisation prélevée sur les apprentis. C'est ce que je c'est ce que je vous disais Olivier Forcier que il suffisait au macronist de mettre énormément d'horreur dans le PLFSS pour que vous vous occupiez à à les détricoter plutôt que d'être dans la conquête. Mais c'est pas vrai en fait c'est vous qui écrivez le budget quand même. Ils ont toutes ces mesures vous dites ce qu'il n'y avait pas au départ. Donc plus plus ils en mettaient plus vous vous il vous faites comme si il ne s'était rien passé et y compris sur la suspension de la réforme des retraites. J'y reviens à l'instant.

Imaginez que nous soyons au pouvoir depuis 2022 qu'est-ce qu'on aurait fait ? on aurait fait taxe Zukman et peut-être que on aurait eu un mauvais président ou une mauvaise présidente qui aurait trouvé intelligent de dissoudre l'assemblée il y a un an et demi et peut-être qu'on aurait perdu l'élection on on serait sera retrouvé dans une situation où on aurait été confronté à ce qui est aujourd'hui la situation de la droite. Donc on serait arrivé devant le parlement, on aurait dit voilà notre budget, voilà ce qu'on veut et cetera. Eux, ils nous auraient dit "Écoutez les amis, OK, mais on vote à une seule condition, c'est que vous suspendiez la réforme Zukman".

Et là, on aurait dit "Bah non, on peut pas." Non, mais il faut imaginer ce que ça représente pour des gens qui se sont battus pour une réforme. On n'est pas obligé de les de pleurer sur leur sort. C'est pas ce que je fais. Mais je dis simplement que ça n'était pas un acte anodin.

Ça n'était pas simplement un geste comme ça, un simple décalage dont on dit "C'est pas grave et cetera." Pour ces gens, ça a été forcément un vrai problème parce que ils savent très bien que derrière la suspension de la réforme des retraites, il y a en réalité l'abandon de la réforme borne parce que plus personne n'en parle aujourd'hui et tout le monde sait très bien que dans la prochaine élection présidentielle, il y aura une confrontation entre des gens de gauche et des gens de droite et que nous ne défendrons pas le même projet et que même la droite a laissé tomber la réforme borne.

Il suffit pour s'en convaincre de d'écouter ce que dit Gabriel Atal qui a lui-même déjà présenté sur les fonds bâtismaux en bon laïque qu'il est et bien il a présenté une nouvelle réforme des retraites ce qui veut bien dire que tout le monde a laissé tomber la réforme borne. Ça c'est l'acquis de la période vos potentiels partenaires à gauche non n'ont pas du tout la même analyse que vous. Bah peut-être mais moi je vois ce que disent les syndicats. Je vois que y compris ce que dit la CGT y compris ce que disent la CVT. Je vois que sur toute une série de sujets la CGT vous a jamais dit de voter la mais je ne dis pas que la CGT ou la CFDT ou quiconque me demand de voter quoi que ce soit.

si non ils ont pas demandé à qui que ce soit de faire quoi que ce soit ils ont des positions mais ils ne sont pas nos maîtres pas plus que nous ne sommes les leur et donc ce que je dis simplement c'est que quand j'observe ce que le monde syndical dit à l'issue du vote du PLFSS ce que j'observe c'est que ils se disent que heureusement qu'il y avait des gens pour négocier parce que c'est bien de dire on négocie pas tout le monde est à l'abri et on reste les mains pures mais enfin je vous renvoie à la pièce de Jean-Paul Sartre, les mains sales. Il y a des gens qui effectivement acceptent de mettre les mains dans le cambouille.

Là, c'est vraiment accompagné la politique néolibérale dont les gens n'en peuvent plus. Les gens ne peuvent plus de manière de manière tout, on a préservé les classes populaires et la classe moyenne de toutes les orreurs qui étaient contenues dans ce PFS. Alors, on peut dire que non, vous pouvez pas dire toutes les ors, il reste il y a énormément de choses pour l'hôpital, pour la santé, pour les bases des allocations pour les familles et cetera. C'est pas vrai. C'est pas vrai. Ça sera une fake news. La réalité c'est que tous ceux qui ont aujourd'hui qui sont bénéficiaires en réalité parce que là il faut parler de choses très concrètes.

On parle des gens qui avaient une majoration pour les enfants qui passaient l'âge de 14 ans et jusqu'à leur 18 ans. Et donc c'était pour accompagner le passage dans l'âge préadulte parce que on considère que ça coûte plus cher. Les gens qui en bénéficiaient continueront à en bénéficier. Pour ceux qui n'en bénéficiaient pas, ils vont perdre 1000 € par an. pour les autres. Mais non, c'est pas vrai. Ça aussi il faut arrêter de dire des bêtises. C'est pas vrai. Ils sont ceux qui qui en bénéficient aujourd'hui continueront en bénéficier jusqu'à la fin. Les nouveaux entrants, les nouveaux entrants n'en bénéficieront pas.

En revanche, vous avez pour le même montant un congé parental qui a été largement élargi aux hommes et permis d'être mieux et rémunéré. Là aussi, il faut dire les choses telles qu'elles sont parce on y arrive pas. de manière très pratique, est-ce que vous allez aller manifester est-ce que vous allez dans les sur les piquets de grève dans quelques semaines contre ce budget que vous venez de de voter sur le PFS ? Oui, il y a pas de piquet de gre sur le PFS ? Oui. Oui. Mais sur sur le et notamment sur la sur sur les autres réformes qui pourraient venir puisque là vous avez fait un pas en avant du gouvernement. Est-ce que vous vous allez continuer à aller en manifestation ou pas ? Bien sûr.

Non mais enfin je reste un homme de gauche. Je ne suis pas devenu macroniste et je suis dans l'opposition simplement. Mais comment comprendre l'opposition alors que vous venez de voter le PLFSS ? Maison oui, je vois bien la dissonance mais je vois surtout ce ce qui moi me paraît évident c'est que une opposition ça veut pas dire des gens qui font rien et qui savent à rien. Ça veut pas dire des gens qui se contentent simplement de dire on veut rien parce que on veut rien. Moi, je pourrais faire exactement l'inverse. Je pourrais dire mais alors dans ces cas-là les insoumis ils sont maintenant au RN parce qu'ils ont voté avec le RN. Donc ils sont avec le RN ? Non, ils sont pas avec le RN.

Et donc moi je ne suis pas non plus avec les Macronistes. Il faut vraiment on est des parlementaires donc on a des choix à faire et moi je défends l'idée que le parlement il sert à quelque chose et que les députés quand ils peuvent obtenir quelque chose ils sont là pour obtenir pas simplement là pour dire non parce qu'on peut dire non mais on dit non avec qui ? dit non avec le RN et donc on est très content, on dit on a tout fait tomber mais pour arriver à quoi à ce que le RN progresse plus vite ?

Moi c'est pas c'est pas ma tas Olivier Fort est-ce que vous vous comprenez par exemple pour les personnes qui ont subi 10 ans de violence sociale macroniste que ça puisse être insupportable le même un début de compromis avec ce avec ce gouvernement. Est-ce que ça vous l'entendez ? Je l'entends, je le comprends et je de façon je l'accepte aussi mais je défends ma position parce que ce que je dis aussi c'est que moi je préfère négocier avec un pouvoir qui est un pouvoir finissant crépusculaire plutôt que d'avoir demain la enfin l'absence totale de capacité à négocier avec Jordan Bardella.

Enfin, vous imaginez justement le le parti le parti socialiste de toute façon a presque toujours négocié avec le capital. Il a peut-être parfois réussi à avoir des petites miettes aussi en fait. Mais mais pour mais là le même le le capitalisme ne donne même plus rien. Même la taxe du Zukman, il était 2 % c'était déjà rien. Ils n'en veulent pas. Donc pourquoi vouloir continuer à négocier avec le néolibéralisme aussi puissant que la Macronie ? Mais parce que vous vivez dans un monde qui est en fait c'est soit l'idéal soit le réel. Ah ben non mais c'est des combats que la gauche devrait porter. Mais c'est des combats qu'on a porté qu'on continuera à porter.

Mais je vous rappelle simplement qu'on a pas gagné l'élection présidentielle et qu'on a pas gagné l'élection législative. Alors il faut soutenir le gouvernement actuel. C'est ça. Mais c'est parce qu'on on ne le soutient pas. On fait en sorte que le pire soit évité. Ça ça s'appelle pas un soutien. Je vous renvoie à ce que je viens de dire. Est-ce que quand vous votez contre avec le RN, vous êtes soutien du Est-ce que ça ne fait pas aussi monter l'extrême droite justement ?

C'est c'est on va dire trahison comme certains beaucoup le le nom parce que des ces promesses pas tenues, le fait que la gauche soit justement un petit peu se laisse bah fait des choses avec la macronie dont dont les gens n'en peuvent plus. Est-ce que ça ça fait pas monter l'extrême droit du voter avec l'extrême droite ? Ça vous gêne jamais en fait ?

Vous vous dites pas tiens je suis pas en train d'aider parce queant mais pour l'instant ce que je vois c'est que tout fait monter l'extrême droite et que parce que c'est pas aussi une gauche qui a renoncé mais une gauche qui ne joue pas son rôle qui ne vient pas au parlement pour obtenir des sujets enfin c'est une gauche qui ne sert à rien et si le parlementarisme ça ne marche pas quel est celui qui viendra vous voir à l'élection présidentielle en vous disant mais écoutez vous avez bien vu qu'il y a pas de majorité absolue pour la gauche ou pour la droite ça ne marche pas le seul qui peut vous garantir une majorité absolue c'est moi Jordan Bardella parce que le RN il a un socle à 40 %.

Mais que en Et là, vous direz quoi ? Vous direz "Ah ben peut-être qu'il a raison dans ces cas-là." Non, on il a pas raison. Donc le parlement, il doit fonctionner queles que soient les majorités qui sont données ou pas les électrices et les électeurs. Nous, c'est pas moi qui ai choisi ce parlement. Si j'is choisi ce parlement, j'aurais dit il y a une majorité de gauche, point barre. Mais est-ce que vous donnez pas je respecte des français le du grand amout, c'est ce que pensent certains de vos partenaires, notamment les écologistes, il y a un désaccord d'analyse sur ce qui fait monter le Rassemblement national.

Vous vous considérez que c'est l'instabilité en gros qui je schématise cette instabilité. Schématiser beaucoup là. En tout cas eux considèrent que c'est ce type de budget qui fera progresser l'extrême droite. Mais est-ce qu'en acceptant de discuter avec ce gouvernement plutôt que dans une position d'opposition franche et presque totale à ce gouvernement, vous donnez pas du grain à moudre à ceux qui disent que c'est le retour de du fameux UMPS que le rassemblement que le FN propageait à l'époque ? Vous voyez bien que nous ne sommes pas au gouvernement. Nous ne gouvernerons pas avec eux. Nous n'avons rien demandé et nous défendons des positions qui sont des positionations de gauche.

Donc en fait, je vois pas très bien où est le sujet. Si on était dans une coalition, si Sébastien Lecnu avait dit tiens Olivier Fort, est-ce que tu ne veux pas rentrer au gouvernement ? Et que j'avais dit bah tiens, pourquoi pas ? Je savais pas quoi faire donc j'ai accepté une voiture avec un girophare. Là, je comprendrais, vous diriez "C'est une trahison. Ce type est parti se vendre pour un plat de lentille. C'est pas ce que je fais. Je n'ai rien Je ne me suis pas vendu. Je suis identique à celui que j'étais la veille.

simplement dans l'instant parce qu'il n'y a pas de majorité et que ce parlement que les Français ont choisi, je suis obligé de le respecter, je le respecte et je fais avec ce que je peux. C'est tout. Euh Olivier Fort, on voulait vous vous montrer, on a deux extraits à à vous montrer sur lequel on aimerait vous faire réagir. C'est que les gens quand ils voient Manuel V à la télévision, ils disent "C'est ça le PS et ils pensent que le PS c'est des gens qui sont juste en dans la tente de trahir quelqu'un et qui pensent que en fait il y a toujours quelqu'un à trahir." Mais c'est pas vrai. Ceux qui sont restés au PS, je vous le dis, ils sont pas restés au PS pour que ce soit.

Ils sont ils sont restés pour leur conviction. Peut-être même s'il vous appelle les uns ou les autres, il vous dira que vous pourrez faire quelque chose sur les retraites, que vous aurez un peu d'argent pour faire sur le SMIC ou que vous pourrez faire un peu quelque chose sur n'importe quoi. La seule condition, c'est que vous rapportiez le scalpe du Front populaire, que vous puissiez dire qu'il n'y a plus de majorité de gauche dans ce pays et que désormais à nouveau ceux qui ont été battus à trois reprises dans les urnes sont à nouveau la majorité de ce pays et c'est à eux de gouverner.

Voilà le calcul présidentiel et voilà ce que nous n'accepterons jamais parce que je sais que du profond de même, aucun socialiste n'acceptera jamais de devenir le supplétif de la macronie. Voilà ce que je sais parce que nous sommes socialistes. Alors, est-ce qu'on doit croire le Olivier Fort de 2022, de 2024 ou celui qu'on a aujourd'hui en face de nous ? Mais c'est le même. Je Est-ce que jamais je suis désolé, qu'est-ce que je dis là ? Je dis simplement que nous ne serons pas, c'était à l'époque la question de savoir si on rentrait dans un gouvernement avec si on acceptait de casser le Front populire pour entrer dans un gouvernement. Est-ce que nous sommes entrés dans un gouvernement ?

Est-ce que je suis en train de vous parler en vous disant que je suis arrivé avec une voiture de fonction avec des policiers qui me suivaient et avec la avec le salaire d'un ministre ? Je suis resté député, je n'ai trahi personne. J'ai simplement fait en sorte de défendre des convictions qui sont les mèes dans un parlement qui n'est pas le question de poste Olivier Fort. C'est ce que vous expliquez notamment dans le deuxième extrait, c'est de dire que ce que veulent les Macronis c'est diviser la gauche pour montrer qu'aujourd' n'est pas en capacité de gouverner et que c'est eux qui devraient le faire.

En l'occurrence la position que vous avez eu qui était celle de ne pas censurer Sébastien le cornu de numéro 2 du nom puisque le premier avait avait chuté de lui-même et de négocier avec lui. C'est de fait que vous devenez les supplétifs de cette politique puisque vous Mais en quoi sommes-nous les supplétifs ? On n'est pas du tout vous leur permettez de gouverner et vous avez été élu en disant la rupez dites-moi ce que vous voulez. Vous voulez qu'on dise que il faut une dissolution tout de suite ? Vous voulez que il y ait pas de budget ? Vous voulez queon bloque le pays ? Dites-le parce que ce sera plus simple parce que moi je veux bien.

Mais en fait le problème dans la vie c'est que on choisit pas simplement de faire uniquement ce qui nous plaît. Donc on peut dire "OK c'est mal, il faut taper comme des sour et ça mais et là vous prenez la carte de la respectabilité mais c'est la respectabilité vis est-ce que c'est pas aussi justement aux yeux plutôt de du patronat, de la bourgeoisie et cetera, mais est-ce que les gens justement veulent pas autre chose ? Et peut-être que c'est bloqué tout le pays et peut-être que c'est pas de budget mais et qui c'est mais qui seront les victimes du blocage de tout le pays ? Parce que par exemple, si on avait décidé de faire ex là, on décide de tout on décide de tout bloquer. Oui.

Je parle au parlement. Qu'est-ce qui se passe ? En fait, il y a une loi spéciale sur le PLF et il y a des ordonnances sur la sécurité sociale et ça on repart sur le projet initial. C'est le gouvernement tout seul qui agit. [rires] Le PF le permettrait son adoption ou pas ? Parce que c'est la question qui va se poser. Le PLF est réglé. Le PLF pardon pour nos viewurs c'est le plan de le le projet de loi de finance c'est le budget de l'État. Voilà. Est-ce que ça vous allez le voter ou pas ? C'est aussi des questions déjà très clairement. Jamais nous ne voterons favorablement au budget parce que nous sommes dans l'opposition et que voter un budget de l'État, c'est appartenir à la majorité.

Ce qui n'est pas notre cas, ça n'empêchera pas de chercher à négocier, d'essayer d'éviter au maximum ce qui pens au de nos services publics, de la transition écologique, des plus jeunes. Il y a des des sujets sur lesquels j'essaierai de négocier parce que dans un ben si d'aventure ils avançaient suffisamment, une abstention est envisageable, ça n'ira pas au-delà. Euh et est-ce que éviter la dissolution, c'était une manière aussi de sécuriser les tous les postes de t les députés qui sont déjà en place. euh c'est au moins d'être sûr que vous avez ces ces ces députés-là parce que vous avez peur de les perdre. Ser ce serait assez minable. Non, c'est la question qu'on vous pose. C'est déjà vu.

Alors, c'est déjà vu mais enfin je vous enfin quand même là aussi euh si on se dit les choses, si vous regardez au moment où on fait ce choix-là, tous les sondages prédisent que nous allons augmenter notre nombre de députés et que ce sera au détriment d'autres à gauche peut-être, mais que nous nous allons progresser. Donc on aurait pu faire ce choix là qui était un choix purement partisan en se disant tant mieux, on va reprendre un peu de du poil de la bête sur l'eau des autres. On ne l'a pas fait.

Et je peux vous dire que dans toutes les familles politiques, je dis bien dans toutes les familles politiques de la gauche, il y a des gens qui sont venus me dire euh merci d'avoir fait le boulot pour nous parce que eux n'avaient pas envie d'y retourner. Donc ce n'est pas du tout parce qu'on cherche à éviter une élection. De toute façon, l'élection la lieu l'année prochaine. Gagner un an, perdre un an, c'est quoi la différence ? Donc c'est pas du tout la question. Olivier Fort, on avait aussi envie de de vous parler de de la rénovation idéologique du Parti socialiste et de la direction que que vous preniez.

Au dernier congrès, vous avez promis une refonte donc doctrinale et et un travail est censé aboutir d'ici quelques semaines. Pour vous, c'est quoi être socialiste en ce moment dans la période ? Bah, c'est ce que nous avons enfin c'est le simplement le retour à ce que nous avons été parfois. Euh parfois nous avons dérapé mais pour moi rien n'a changé depuis Joress et Bloom en fait. C'est dire des choses un peu concrètes le sur le proc.

tout simplement la défense de celles et ceux qui n'ont que leur phras de travail pour vivre, la défense de ceux qui ont besoin de la solidarité nationale pour continuer à survivre et la défense d'un idéal qui est un idéal qui prend sa source dans la République sociale de Jorè à laquelle on rajoute aujourd'hui la République écologique parce que Jores était l'homme de son siècle. Il avait deux questions majeures à son époque.

la question du régime politique, il a choisi la République plutôt que la révolution et puis ensuite il a choisi donc la démocratie et puis il a choisi puisque la question sociale était une question qui était une question nouvelle en tout cas qui se posait de manière différente avec l'émergence du capitalisme et donc il ne connaissait pas l'entreposine et à la République sociale il faut rajouter l'adjectif écologique parce que désormais nous savons que le capitalisme n'est pas seulement prédateur du travail humain, il est aussi prédateur de la nature et que nos ressources ne sont pas infinies et donc il faut à un moment en tenir compte.

Olivier force à n'importe qui à gauche aujourd'hui pourrait le dire mais tant mieux. Bah alors pourquoi il faut pourquoi il faudrait toujours chercher à se diviser ? Moi je suis d'accord pour qu'il y a des gens à gauche qui partagent mes avis. Mais mais il y a pas d'identité spécifique socialiste. Ça c'est qu'est-ce qui fait qu'est-ce qui vous différenciez d'un écolo d'un communiste, d'un insoumis ? Ah bah moi je suis partisan en fait si vous voulez qu'on fasse le congrès de tour à l'envers. Je suis prêt. Euh c'est une demande très bien scoupe. Merci Olivier. Bah je suis prêt en fait. Moi j'ai pas de problème en fait.

Je considère que ça fait trop longtemps que communistes socialiste savent plus très bien pourquoi ils s'opposent. Donc moi, je suis partisan de refaire un grand partie de toute la gauche qui comprennent les écologistes aussi. Ça m'irait très bien. J'ai pas de problème. Je considère qu'à l'inverse, les égoïsmes partisans qui créent souvent des dissensions qui sont liées à la volonté de chacun de survivre face aux autres pose problème. Donc je n'ai aucune difficulté avec ça et j'ai j'ai pas de problème pour me confondre avec des communistes, avec des écologistes qui sur bien des points de vue partagent ce que je dis. Après, il y a des différences de sensibilité. On est parfois du coup. Ouais.

Bah les insoumis, c'est différent. C'est vrai, c'est les cousins éloignés. Donc en fait, et pourquoi justement ? Mais pourquoi ? Parce que par ils ont un programme social-démocrate qui est même moins radical que celui du PS dans les années 80. Donc pourquoi est-ce que LFI sort de cette définition que vous donnez du socialisme ? Parce que nous n'avons pas le même rapport notamment sur les questions internationales. Moi je ne me retrou me reconnais pas du tout. Pourquoi en fait sur une présidentielle ce serait très compliqué d'être derrière un candidat unique de la gauche ?

Tout simplement parce que sur les questions internationales, il y a de vrais désaccords entre Jean-Luc Mélenchon et ce que je porte. Sur quoi exactement ? Je on n pas son rapport à la démocratie, son rapport à la Chine, son rapport enfin lui il considère que Taïwan c'est une c'est une aberration de l'histoire. Moi, je considère que Taiwan est une démocratie et que on doit la défendre face à la Chine euh face au régime de Pékin, euh face à Singping. Euh je ne suis pas un fanatique de cette route de la soie qui cherche à réinstaller. Je ne suis pas d'accord avec la façon dont ils soutiennent aujourd'hui le régime de Vladimir Poutine.

Le régime de Vladimir Poutine aujourd'hui vous considérez que la France insoumise Ah pardon les Chinois, je crois vous parliez de la France insoumise chinois.

Mais mais du coup Olivier fort, on a on a l'impression vu de de l'extérieur que aujourd'hui le Parti socialiste cherche à redevenir le parti hégémonique à gauche en basant toute sa stratégie sur sur l'anti mélanchonnisme et et vous êtes en train, vous l'avez dit il y a quelques minutes de dessiner une sorte d'arc à gauche clairement c'est c'est soit LFI et du coup les verts les communistes les socialistes que vous appelez à se mettre ensemble est-ce que ça ça peut faire une vraie stratégie pour la gauche c'est pas une stratégie c'est un constat Ça en fait Jean-Luc Mélenchon ne fait rien.

Il aurait pu, il a été à un moment enfin à deux reprises le candidat qui était le mieux placé au premier tour qui a fait 19 % puis 22 %. Il aurait pu chercher à rassembler l'ensemble de la gauche et devenir celui qui l'incarnait. Mais c'est pas ce qu'il a fait. Il a cherché à consolider son propre socle et à soumettre les autres forces à sa volonté. Mais moi, je ne fonctionne pas comme ça. Est-ce que je veux devenir hégémonique ? La réponse est non. Moi, je me satisfais tout à fait d'un débat permanent avec d'autres forces à gauche qui ne sont pas le Parti socialiste et avec lesquels je dois composer.

C'est comme ça que ça se passe parce que nous sommes arrivés avec des identités différentes, avec des histoires différentes, avec et puis euh je suis un démocrate. Donc pour moi la démocratie c'est pas simpement Mélanchant pour vous c'est pas un démocrate. Bah je sais pas, il a un mouvement qui est pas très démocratique en tout cas. Je juste pour pour reprendre sur ce que défend le le Parti socialiste, donc vous avez confié le travail de rénovation idéologique à l'urodéputé Chloé Ridel et elle répondait ceci dans une interview il y a pas de temps. On va l'écouter.

La vérité euh si on veut être honnête, c'est que souvent quand on demande aux gens dans la rue de nous citer la dernière proposition qu'ils ont dans la tête euh venant du Parti socialiste, parfois et souvent même ça remonte à la campagne de Béloam en 2017, le revenu universel ou encore la taxe sur les Ros. Donc on a aujourd'hui le un défi qui est de se réidentifier réidentifier les propositions qui sont celles des socialistes auprès des Français. Alors du coup, quelles sont les idées typiquement socialistes depuis depuis 2017 ? Quelles sont les idées des socialistes ces dernières années ?

les idées fortes que vous voulez porter mais même c derniè dernier jours en fait quand vous regardez ce que nous avons porté sur la sur le budget nous avons été ceux qui avons remis sur la table la taxeukman c'est venu de notre cité d'été à Blois où nous avons présenté un contreprojet dans lequel il y avait une part importante du financement qui était réalisé par cette taxe Zucman. Nous avons proposé au même moment de faire en sorte que les salariés gagnent tout de suite du pouvoir d'achat en faisant des taux différenciés de CSG pour que il y ait un gain immédiat pour les salariés. Voilà deux idées. Tout ça c'est pas les grandes conquêtes sociales auxquelles aspire le Parti socialiste.

Clairement c'est pas le projet. C'est pas le projet. On Chloé Ridel est chargé dans le moment. C'est pas moi ce soir qui vais vous annoncer tout ce qu'on va faire puisque ça va être fait dans les prochaines semaines. On voudrait justement savoir quelles sont les grandes conquêtes sociales qu'on pourrait peut-être aller chercher à gauche. Vous vous posez la question pour le socialiste. La réalité c'est que vous pouvez poser la question aux Français quelle est la grande conquête sociale des communistes des écologistes des insoumis ?

Ils seront ils auront beaucoup de mal à vous dire quoi que ce soit parce que la seule chose qui a fonctionné y compris à notre corps défendant pendant la campagne du NFP pe avoir des propositions concrè de réduction de temps de travail ou de par exemple qui la porte aujourd'hui en fait la réalité c'est que en fait moi je ne sais pas mais moi il me semble que les gens ont tenu de la compagne du NFP la progression de la réforme borne les 1600 € pour tous les salariés au SMIC et après peut-être chacun a choisi deux ou trois mesures dans ce qu'il avait compris de ce que nous disions. Mais la réalité c'est que la gauche, elle ne peut pas être identifiée effectivement qu'à des taxes.

Elle doit être aussi là pour promouvoir de grandes avancées. Des grandes avancées, il en faudrait dans le logement par exemple. C'est une évidence que nous devrons proposer des choses fortes sur le logement parce que comme quoi par exemple ? Bah par exemple, c'est pas ce soir que je vous le dirai mais je vous donne quand même mon état d'esprit quand même.

On aimerait bien avoir on aurait bien voulu puisquon a envie de parler de fond politique monet d'esprit il est le suivant c'est que vous êtes né riche et vous avez la possibilité en réalité de vous loger parce que vous avez quelqu'un qui vous a permis d'hériter d'un logement peut-être même de deux logements et vous allez même réussir à capitaliser en faisant payer un loyer à quelqu'un qui n'a rien reçu en héritage. Et donc ce qui se passe aujourd'hui, c'est que vous avez des générations et des générations qui s'empilent les unes par-dessus les autres. Et aujourd'hui, on est riche non pas de ces efforts, on est riche de ce que l'on a hérité.

Et bien cette héritocratie a remplacé toute forme de méritocratie et c'est donc l'un des sujets qui me semble être majeurs pour la prochaine élection présidente par du coup là juste est-ce que vous pouvez nous sortir une mesure forte que va porter le le parti socialiste là ? Vous dites que je j'entends bien le processus dans lequel vous êtes lancé, mais vous vous ne pouvez pas nous dire ce soir une mesure forte, une croquette sociale que veut réaliser le Parti socialiste ? Mais je enfin honnêtement, c'est pas que je suis c'est pas que je veille pas dire, mais c'est simplement c'est pas enfin c'est il y a un débat qui va avoir lieu dans nos murs.

Je peux pas arriver là et faire comme si tout seul j'avais décidé de tout. Donc je vous donne un état d'esprit, j'essaie de vous donner une orientation.

Je pourrais vous dire que par exemple sur l'héritage, il y a des choses qui ne vont pas aujourd'hui et que la taxe enfin pardon par la texte le pacte du trail est une aberration quand vous avez des gens qui sont censés être à 45 % d'imposition et qui payent en réalité 4 et5 % parce que il bénéficient du pacte du trail sur la transmission d'actifs mais qu'on y introduit tout et n'importe quoi, compris le jet privé, l'hôtel particulier enfin j'en passé des voulez vous battre sur la question de l'héritage mais la question de l'héritage La question du logement, ça c'est deux questions, mais un héritage universel peut-être proposé sur les droits nouveaux.

Sur les droits nouveaux pour vous donner là aussi l'indication de ce que l'on veut faire. Il y a en fait aujourd'hui une question qui est une question qui est pendante que personne n'a réglé qui est la question des gens qui vont arriver à l'âge de la dépendance. Et donc il va falloir s'occuper de gens cette cette on parle de parfois de silver économie. Et bien, comment est-ce qu'on fait pour que ces gens-là ne soient pas victimes de prédateurs dans les épathes ? Comment est-ce qu'on fait pour que on a le budget de l'hôpital pour qu'on ait des gens qui puissent être soignés correctement ?

Comment est-ce qu'on fait pour que on ait toute une série de de réformes qui permettent donc y compris aux anciens bah de vivre des jours heureux jusqu'à la fin ? Olivier Fort, vous l'avez évoqué le programme du Nouveau Front populaire sur ce que les gens en avaient retenu. Il se trouve qu'il y a deux mesures qui n'ont pas été retenu qui étaient au départ été dans les discussion mais qui n'ont infiné pas été proposé au français notamment parce que le Parti socialiste s est opposé. C'est une 6e semaine de congé pay la nationalisation de Sanofi. Pourquoi est-ce qu'à ce moment-là ça vous porte paraissait pas opportun 6e semaine de congé payé ? On souvient que la 5e c'était François Mitteran.

C'est donc aussi une conquête socialiste. Pourquoi pas une 6e ? Pourquoi vous l'avez refusé ? Bah tout simplement parce que j'ai je pense qu'on n'est pas sur une île et que nous sommes ceux qui avons déjà fait les 35 heures, les 5 semaines de congé payé, la retraite à 62 ans et que donc à un moment il y a une question qui est liée aussi au temps travaillé dans une vie par les gens par comparaison avec ce que font tous nos voisins et nos concurrents à l'autre bout du monde et que si vous voulez que nous restions un avec un territoire qu'on réindustrialise et non pas un territoire qui progressivement se dévitalise, bah forcément, vous pouvez pas tout faire. Voilà, c'est tout.

C'est aussi simple que ça. Vous savez qu'il y a beaucoup de chômages aussi qu'on pourrait peut-être répartir le travail et baisser le temps de travail mais que du coup il y ait plus de personnes qui puissent avoir accès à un salaire d'abord et un travail ensuite. D'accord. Mais enfin euh j'essaie de raisonner euh comme quelqu'un qui rencontre toutes les semaines des industriels et des PME, des TPE, des patrons. Des patrons bien sûr. R quand on dit des industriels ou des PME, c'est c'est les dirigeants de ces mais pas seulement des salariés aussi.

En fait, je rencontre vous sa je suis député, je dans une circonscription, je suis reprita d'un parti, donc je vois des gens très différents toute l'année et je leur parle et on peut pas mettre tout le monde dans le même sac.

qu' y a des gens qui sont effectivement comme Bernard Ran qu'on cite tout le temps et qui sont là au somum de enfin qui sont dans les hautes classements y compris mondiaux et vous avez la PME du coin c'est simplement peut-être de répenser l'organisation du travail quand on est un parti de gauche c'est quand même une question majeure de comment on peut organiser le travail effectivement au sein d'une entreprise mais aussi dans dans différents secteurs et et on sait bien que Bernard Arnaud n'est pas la même chose que un petit patron et tout ça mais il y a plein de questions comme ça qui pourraient aussi euh effectivement les questions des nationalisations question semaine de congé payé ou la 6e semaine de congé payé c'est une réforme qui est uniforme.

C'est pas simplement Bernard Arnaud c'est aussi en fait votre PME votre TPE peut-être qui est en concurrence avec l'autre bout du monde. Et donc vous dites en fait il y a un problème de tant travailler quand même enfin je le dis ce que vous devez aux socialistes et à ceux qui les ont accompagnés, je pense au partis communistes notamment mais enfin vous avez les 35 heur vous avez la retraite à 62 ans jusqu'à ce que Borne arrive et vous avez aussi 5 semaines de congé payés. Dites-moi quel est le pays du monde où on a ça ? Oui. Si vous en trouvez un seul ? Non mais un seul ? peut vous opposer. L'inverse Olivier for aussi depuis depuis 30 ans, vous avez vu la fortune des milliardaires exploser.

Je sais mais laissez-moi finir. Euh juste ça ça pose une question fondamentale. Vous dites que vous rencontrez des industriels que des grands patrons qu'il y a des il y en a justement qui font œuvre de blocage comme Bernard Arnaud et il se trouve que dans l'humanité magazine celui que je vous ai montré tout à l'heure sur où va le PS, on a j'ai interrogé l'un de vos plus proches au parti socialiste qui s'appelle Laurent Baumel.

Laurent Bomel qui incarne l'aile gauche ancien frondeur sous François Hollande et il disait que l'expérience montrait que les social que lorsque les socialistes gouvernent, ils ont du mal à résister à la pression des marchés financiers et que le PS au gouvernement déplace quasiment nécessairement mécaniquement le le curseur vers le social libéralisme. Mais est-ce que ça veut dire que aujourd'hui au vu de la pression de ces grands patrons, on est obligé de céder aux forces de l'argent en creux. J'ai l'impression que c'est ce que vous nous dites là. C'est pas du tout ce que je vous ai dit. Enfin franchement si c'est ce que vous tiré comme conclusion, c'est que ou réexpliquez-nous peut-être.

Je vais me réexpliquer. Je dis simplement que les réformes qui sont uniformes et qui touchent de la même manière la TPE et la multinationale, c'est un problème. Vous ne pouvez pas faire en fait vivre la même chose des entreprises qui n'ont absolument aucun rapport entre elles. Autrement, vous irez vous faire les piquets de grève euh pour aller expliquer aux salariés que en fait bah ils sont plus on a délocalisé, pardon. Et puis là vous êtes vos amis espagnols de de Pedro Sanchez lorsqu'il augmente le SMIC en Espagne euh il augmente pour toutes les entreprises.

Oui mais attendez enfin moi je veux bien je suis d'accord avec Pedro Sanchez je suis même son vice-président au sein international socialiste. Mais euh à combien il était le SMIC par rapport au SMIC français ? Ah mais attendez, c'est parce que le SMIC en fait c'est le SMIC il peut le faire parce que il est dans une situation moi je suis pour monter le SMIC par ailleurs je suis pour le SMI à 1600 € mais ça touchera toutes les entreprises. Ça touche toutes les entreprises c'est vrai.

Donc pourquoi ça marche sur le SMIC et pas sur les autres proposition les autres quoi je quand je quand vous enfin vous voulez faire le SMIC à 1600 et puis vous voulez faire aussi semaine de congé payé et puis vous c'est aussi à 60 ans et puis aussi annuité et demi enfin je vois bien que en fait on peut accumuler oui et on cherche la grande la grande proposition du parti socialiste qu'on a pas encore trouvé du coup ben je vous ai déjà dit il a déjà dit beaucoup je vous ai parlé de l'héritage je vous ai parlé du logement je vous ai parlé du grand âge.

réquisitionne tous les logements et puis bon le l'héritage on le juste Olivier moi j'avais envie de revenir avec vous parce que vous en avez parlé tout à l'heure euh lors du dernier congrès donc vous avez dit que la social-démocratie de la Prégarde n'était plus en capacité de répondre au défut du présent et qu' fait pas qu'il fallait passer à la sociale écologie. Qu'est-ce que ça veut dire ça concrètement la sociale écologie que que vous préparez ? Qu'est-ce que quelle est la réflexion derrière ?

Bah la réflexion c'est que nous vivons dans un monde qui est un monde fini et que on sait bien que chaque année le mois, le jour à partir duquel la planète a donné plus qu'elle ne pouvait se régénérer se rapproche dangereusement du mois de janvier. Et donc nous avons besoin forcément de penser autrement et que l'écologie est une autre façon d'interroger le capitalisme parce que ce sont là des forces prédatrices qui sont prédatres du travail humain mais aussi de la nature. Et donc ces combats-là se confondent. Qui sont les gens qui sont les victimes en fait aujourd'hui de la malbouffe ? Qui sont les gens qui vivent près des périphériques ?

Quelles sont les régions qui sont les plus touchées par le réchauffement climatique ? Quels sont les échanges inégaux qui vont se réaliser du fait du réchauffement climatique ? Tout ça indique que la même direction, ce sont les mêmes victimes à la fois sur le plan du travail et sur le plan du climat. Et donc nous avons là un une identité commune qui euh des adversaires communs et des gens à protéger commun aussi. Et donc il y a pour moi une forme d'évidence au fait que l'écologie et le social sont indissociables et que désormais ces combl doivent être complètement lié.

Mais mais du coup est-ce que cette sociale écologie, elle vous paraît possible dans un parti où des cadres comme Carole Delga par exemple continuent de défendre des projets comme la 69 ? Bah moi, j'ai dit que j'étais contre mais je suis dans un parti démocratique. Pardon mais enfin je ne Mais est-ce qu'il y a pas toute une aile droite de votre parti qui de toute façon va pas permettre que de mettre en place une sociale écologie comme comme vous le disiez ? Vous pensez qu'il y a l'adhésion de l'ensemble du parti qui va qui pousse dans le même sens que vous ? Bah, je pense qu'il y a une majorité qui pense qui pensent comme moi. Autrement, je serai pas premier secrétaire depuis 8 ans.

Et de la même façon que il y a ces projets-là qui ont été des projets, enfin ce projet-là qui malheureusement se prolonge contre la vie de tous les experts pour gagner un quadur par une autoroute qui euh de mon point de vue n'a absolument aucun sens à l'heure où nous vivons. Mais je vois aussi que on a abandonné alors parfois sous la pression et d'ailleurs ça c'est plutôt à mettre au crédit d'Emmanuel Macron mais on a abandonné Notre Dame d'and on a abandonné le projet dans le triangle de Gonè près d'intens lutte. Oui bien sûr. Non mais je ne dis pas le contraire.

Je dis que c'est le c'est toujours le problème, c'est que tout le monde veut faire de l'écologie chez le voisin et que quand on a besoin de faire un contournement routier, quand on besoin de faire une autoroute et cetera, quand on veut creuser un tunnel, bon on pense toujours que on a raison de le faire mais que c'est l'autre qui va s'arrêter. Bah évidemment à un moment c'est compliqué mais c'est une exigence que nous devons opposer à nous-même. De la même façon que sur le social, c'est une exigence qu'on s'oppose aussi. C'est plus facile de ne rien faire.

Est-ce que vous diriez aujourd'hui parce que certains écologistes continuent de dire "Mais la gauche n'a pas fait la gauche traditionnelle n'a pas fait sa révolution anti-productiviste notamment le Parti socialiste. Qu'est-ce que vous vous direz aujourd'hui que le Parti socialiste a abandonné le productivisme ? Je crois que je sais pas si tout le monde a abandonné toute forme de productivisme mais je pense que pour l'essentiel les militants sont convaincu effectivement que nous ne pouvons pas continuer mais le productivisme pardon mais c'est quelque chose qui a été commun à toute la gauche pendant des décennies. Pourquoi ?

parce que nous étions là à dire que il fallait d'abord créer une richesse et ensuite le débat avec la droite c'était un débat sur comment se répartit les fruits que répartissent les fruits de la croissance. Aujourd'hui, notre problème c'est que nous avons besoin d'une croissance qui soit qui soit pas destructrice et donc il faut la repenser. Elle doit être bien sûr plus verte. Vous parlez de croissance verte, c'est dangereux. C'est des éléments de langage justement du néolibéralisme de de cette idée de croissance veracrochez pas à des mots. Je dis simplement que aujourd'hui bien sûr que il faut une croissance décarbonée si vous voulez pas dire croissance verte.

On peut pas un sens quand même. Ça représente aussi beaucoup de choses dans l'imaginaire des gens. Oui. Enfin bon moi je ce que je dis simplement c'est que plutôt que s'accrocher à des slogans, faut s'accrocher à des réalités et se poser des questions qui sont des questions simples. C'est comment est-ce qu'on fait pour aller le plus vite possible vers une économie décarbonée ? parce que c'est en fait là on n plus à 2 degrés, on est parti pour 4 degrés à la fin de la économie n'est pas le même mot que croissant. C'est c'est aussi une question.

Mais mais justement dans Libération, vous dites que votre conviction est qu'un jour donc socialiste et écologiste devront se fondre dans une même formation politique. On a quelque chose à à vous montrer avec deux anciennes invités de de CA. Bah le capitaliste n'est pas un système stable. On a quand même fait un pas dans l'écologie qui est que on s'imagine plus tellement la possibilité d'une croissance verte. Il faut la fin du capitalisme si vous voulez. Il faudra m'expliquer du volons. C'est vous qui vous êtes plutôt tondelier ou Rousseau ? Olivier Fort de choisir mais enfin si vous voulez dans le même parti. Ben je mais moi je suis pour que tout le monde soit là.

Après, on a des sensibilités différentes. Comprenez que je ne suis pas adepte du caporalisme et que moi je souhaite qu'il est sensibilité différente et dans une approche parfois dialectique, on avance parce que on arrive à se comprendre. Il y a un débat aujourd'hui par exemple sur l'énergie. Il oppose de manière assez caricaturale le parti communiste aux écologistes. Est-ce qu'il faut supprimer les communistes ou supprimer les écologistes ?

Ben moi, je pense qu'il faut supprimer ni les uns ni les autres et que de toute façon, nous avons besoin dans un premier temps à l'évidence de passer par l'énergie nucléaire parce que nous avons une course contre la montre qui est engagée et que nous ne savons pas la gagner autrement que par une énergie de transition qui est le nucléaire. Donc bon, ça peut énerver, ça peut froisser. Peut-être qu'il y a des gens qui sont pas d'accord avec moi, bah il m'expliqueront comment ils le font. Moi, je suis pas enfin je suis pas gourou. Donc euh en fait euh j'accepte y compris qu'on me contredise, j'accepte y compris qu'on fasse la démonstration qu'on peut faire autrement.

Si on me montre qu'on peut faire autrement, j'y suis prêt. Mais c'est c'était surtout par rapport à la sortie du capitalisme évidemment sur lequel s'oppose euh Marine Teliier et puis Sandrine Rousseau. Vous vous êtes plutôt vous pensez qu'il faut sortir du capitalisme ? Euh là aussi qu'on me dise quel est le chemin en fait. Bah vous êtes socialiste. Non, c'est un projet politique. C'est un projet politique. Il s'oppose au capitalisme ou il s'oppose au capitalisme dans sa forme la plus brutale. Mais la réalité c'est que je ne suis pas je ne suis pas non plus soviétique s'il faut se dire les choses. Donc il a pas d'entre deux.

Bah c'est enfin non mais moi je veux bien qu'on dise qu'on sort du capitalisme mais ça c'est des mots encore une fois. Ouais. Le modèle coopératif qu'on l'entend continue de défendre socialist par exemple. et je défends le modèle coopératif, je défends le modèle mutualiste. Est-ce que il est nature aujourd'hui à remplacer complètement le reste de la par exemple du monde industriel ? Si vous me faites la démonstration que c'est possible demain d'y parvenir, je vous dis d'accord. Mais très concrètement, Arceloral par il y a une question qui se pose sur le le capitalisme mondialisé fait qu'Arscelor aujourd'hui va délocaliser en Pologne puis au Brésil euh enfin a priori à terme s'effondrie.

C'est que ça pose une question de souveraineté française sur sur l'acier notamment l'acier vert. Euh la question c'est se pose de nationaliser Arcelor Mital. J'ai voté la proposition de loi des insoumis. Est-ce que vous iriez plus loin pour Il y a la question de l'étatisation de de tout un tas de champs de de l'économie ? François Mitteran en 80, je pas vous faire le LU, vous le connaissez mieux que moi, c'est les les nationalisations de Thomson, des banques de GDF Suèse, de Saint-Gobin et cetera. Est-ce qu'aujourd'hui le Parti socialiste plaide pour abaisser l'emprise du capital via des nationalisations ?

Ben euh enfin dans un monde idéal, on peut se poser la question "Mais en fait là, vous faites comment Moi, je veux bien qu'on dise on va néoriser, je sais pas euh je sais pas ce que vous voulez en fait. Des banques par exemple, les banques si vous voulez. D'accord. Mais propose certains à gauche, hein. C'est pas Non, mais est-ce qu'on en a les moyens ? Enfin, moi je veux bien qu'on fasse des programmes où on se dise qu'on va se faire plaisir, qu'on va dire que on va faire en sorte que demain tout soit parfait, idéal et que c'est une question d'utopie aussi. C'est c'est important d'avoir des objectifs et de Oui, des objectifs, c'est bien.

Mais attention, ce qui a rendu parfois les gens à juste raison ou pas, j'en sais rien, mais enfin très en colère, c'est d'avoir des gens qui leur promettaient des utopies et puis une fois confrontés au réel se retrouver aussi face à des murs qui n'ont pas réussi à déplacer. avant le tournement de la rigueur, il y a eu des grandes il y a eu des grandes décisions. François Mitteran en 80, il y a eu réduction du temps de travail, augmentation du salaire, nationalisation des banques. Donc c'est pas forcément des utopies. Oui, mais enfin il y avait peut-être d'autres choix que le tournant de la rigueur.

Après ça c'est encore une autre discussion dans le sens où le Parti socialiste a pu proposer des grandes mais là aussi vous proposiez quoi ? Parce qu'en fait, moi je veux bien qu'on fasse toujours comme si on était sur une île et que il y avait pas de de de concurrence européenne, mondiale. C'est pas qu'on doit se plier, c'est qu'on doit faire avec aussi un monde dans lequel on habite et qu'on n'est pas tout seul et que donc moi je veux bien que on raconte des histoires pour se faire plaisir entre nous et je suis prêt à les partager avec vous dans un monde idéal. tout ce que vous me dites là. Mais là, on est dans un monde mortifère quand même.

C'est normal que les gens veuillent se battre contre les personnes de gauche, elles veulent plus de ce monde qui qui déjà détruit énormément. Ben, on est dans un monde qui est un monde de prédateur. Il faut limiter et même arriver à annuler ces prédations. Mais est-ce queon est dans un monde mortifère ? Je n'irai pas jusque là. Euh c'est un monde de prédateur, c'est quand même une vision aussi particulière de l'humanité avec il y a des prédateurs. Mais je dirais pas que nous vivons dans un monde qui est un monde mortifère. Euh on est dans l'un des pays où il fait le mieux vivre au monde. On a cette chance de vivre. On parle du monde quand même où il y a quand même une guerre des génocides.

Mais je veux bien mais on peut pas je sais bien que les Français ont le ont ont le moral des Pakistanais ou des ou des afghans en fait quand on regarde les sondages sur la vision qu'ils ont de leur propre pays. Mais ce que je dis c'est que bien sûr qu'il faut se battre et je serai le premier avec vous à me battre pour que on puisse lutter contre celles et ceux qui méprisent le travail humain, qui mépris la nature, qui méprise ce que nous avons construit ensemble qui a permis de faire cet état providence.

Mais je ne veux pas non plus qu'on puisse dire que la France en fait c'est le Bangladesh parce que c'est pas vrai non plus et qu'il faut quand même queon fasse attention à ne pas se mettre dans une situation on finirait par croire que bah si quand vous dites c'est mortifère c'est pas mortif Olivier Fort vous vous voyez comme nous la pente sur laquelle aujourd'hui on s'engage les inégalités qui explosent et et vous l'avez dit c'était la raison d'être du social du la social déémocratie d'Argader qui était de redistribuer les fruits de la croissance donc de négocier avec le capital qui était prêt à redonner une partie de des gains de la croissance pour limiter l'explosion des inégalités.

Aujourd'hui, ce capital ne veut plus rien lâcher. Donc c'està dire que si on continue de de suivre cette pente, c'est qu'on aura de moins en moins de moyens parce qu' le l'emprise des plus riches prendra de plus en plus de place. Et donc là, vous proposez quoi ? D'accompagner la pente ? Non, je propose comme vous là.

Je viens de vous dire tout à l'heure que nous avions remis sur la scène la taxe Zukman précisément parce que nous consid le minimum syndical c'est ce que disait Zukman lui-même le dit c'est le minimum syndical oui mais enfin déjà le minimum ce serait pas mal parce que pour l'instant on en est loin et la crise de la dette que nous connaissons aujourd'hui c'est d'abord une crise des recettes c'est parce que il y a des cadeaux fiscaux qui ont été multipliés depuis presque 9 ans maintenant que nous sommes dans une situation où la dette s'est creusée d'année en année donc de l'argent il y en Et de l'argent, il y en a bien sûr.

Et le rapport de Fabien Guayet au Sénat sur les 211 milliards qui sont attribués chaque année aux entreprises sous forme de subvention ou sous forme de prêt ou sous forme d'exonération et bien c'est un sujet et que ça ne pourra pas éternellement durer parce que à un moment il faut sauver un modèle social que nous avons construit ensemble et que je défends parce que c'est le modèle aussi qui permet de vivre comme nous vivons aussi ici. Merci euh Olivier Fort pour cette dernière réponse. Euh on va Pas totalement pas totalement. Tu tu Oui. Ah non non, évidemment que [rires] non non non, vous partez pas. C'est c'est uniquement dans la séquence.

C'est parce que ça va être l'heure d'accueillir le pire journaliste de la rédaction.

2:09:10
Non speech

[musique]

2:09:12
Locuteur

Mais c'est dans galip. C'est donc l'heure de la carte de presque. Qu'est-ce que c'est que ça les salecones ? et mes sales con pardon messieurs. [rires] Euh ben moi ça va pas trop. Je sais pas si vous voyez, je me suis fait un petit orticoli dimanche, j'ai fait des roulades arrière, je suis très sensible au TP pas cap et bien fait. Tu avais cap pas de nous traiter de sal blesser comme ça. Dans dans quel contexte tu fais des dans je sais pas si je veux savoir dans quel contexte tu fais pas vraiment de contexte hein. C'est jure si tu m'as dit tu es pas cap et voilà pour prouver que je suis capable je l'ai fait. C'est con, c'est con un mec he quand même exactement côté.

C'est vrai, c'est un peu mon côté om 6. Ouais. Bref, il y a qu'un petit point positif dans l'histoire, c'est que j'arrive plus à tourner la tête à droite. L'inverse du PS qui n'arrive plus à tourner la tête à gauche. [rires] Bon, allez, commençons. Black situationnelle. Sinon, l'actualité, elle a été chargée ces derniers temps, mais je voulais quand même revenir sur la séquence du sénateur communiste Ouias, atteint du syndrome de Gilbert, pas le mec de taxi 4, la vraie maladie qui a vomi à la tribune du Sénat. Pour ceux qui se demandent "Non, je suis pas hémétophile". J'ai appris ce que ça voulait dire. L'hémétophilie, c'est quand tu es un fan ardu de vomi. C'est pas mon cas.

À la différence de frontière et oui, parce que c'est eux qui ont rendu la vidéo publique frontière. Oui, vous savez le média part de droite avec Éric Tegner dans le rôle du journaliste lécheur de pied sans carte de presse et Jordan Florentin dans celui d'Aolp Hitler. Ah ça dénonce ça dénonce pardon. Ça c'est juste son son nom sur son pas sanitaire [rires] sur leur site. On peut quand même lire on peut quand même lire attention les amis le média d'enquête de reportage de documentaires dans le réalité alternative Harry habitant c'est Simon Veille et Brigitte Macron c'est Gisé Lalémiei. Non mais sérieusement où est-ce qu'il trouve toute cette énergie ?

[rires] Pour la vidéo d'ouias, faut quand même savoir une petite chose et non des moindres. Toutes les rédactions l'avaient depuis le matin. Même moi je l'ai eu à 8h, je l'ai montre à tout le monde. Mais bref, moi je l'ai pas publié sur les réseaux et c'est eux les seuls qui l'ont publié en premier. Frontière définitivement premier sur le vomi. Puis en vrai se moquer d'un mec qui a une maladie horrible. Horrible. En fait frontière c'est un peu le boul du collège avec la casquette avec une casquette WFen SS. Et moi pendant ce temps-là, je m'autocensure parce que désolé mais ça fait 3 semaines que j'ai la référence exacte de la moumoute à Jordan Florentin et je vous la donne pas.

Et ben aujourd'hui, j'ai décidé que j'allais la donner à tout le monde. Ah non, pardon, pardon. Ça c'était le avant. La référence c'est NG création modèle Patrick 1300 €. 1300 c'est vraiment Jordan Florentin là ? Ouais. Ouais. Bon, tu vu que tu veux la revoir ? [rires] Ouais, ça fait ça me fait plaisir. Ben, je le croise assez à l'assemblée mais je le reconnais pas là. C'est lui. Comme quoi, tous les gens de droite ont un Front national he c'est quand même assez [rires] assez colossal. Bref, avec cette histoire, elles ont quand même réussi un exploit et non des moindres se foutent tout le monde à dos. On navait pas vu ça depuis bah depuis le pièce.

[rires] Sinon, rien à voir mais je vous l'ai jamais dit, je suis pote avec Squeezie. Oui, c'est important d'avoir des macronistes dans son cercle d'amis. Et euh bah, il m'a envoyé le prochain numéro de qui est l'imposteur que je vous propose de regarder en avant-première. Magnetto Mike, je l'ai pas vu. Bonjour. Lui, c'est sûr c'est l'imposteur. Tu es sûr ? Il est pas de gauche. Comment tu t'appelles ? Olivier. J'ai déjà envie de voter contre toi. Je le déteste. [rires] Bon ok, on va démarrer tout simple. Il est à combien le SMIC en France aujourd'hui ? 3600 les gars. Il est en train de dire n'importe quoi. Non, c'est moins en vrai le net c'est 1400.

Alle Olivier, ça fait quoi un mec de gauche le matin ? Bah déjà moi le matin je prends une petite douche après je lis libé et je commande un taxi. Attends attends attends Manu libé c'est gauche. Bah bof. Ils veulent vraiment pas t'aider. Olivier réfléchis bien réfléchis bien. C'est quoi ta couleur préférée ? Le bleu c'est sûr c'est lui. Moi c'est le rouge. Bon les mecs même si on sait tous que c'est lui on va quand même passer à l'activité quand même. Barbuck. Macron il propose un budget. Vous devez voter pour ou contre. À vos votes.

2:13:06
Non speech

[musique]

2:13:11
Locuteur

Tu t'es trompé ? est le pire qui est l'imposteur de l'histoire. [rires] Tu la ref Olivier ? J'ai la ref de l'imposteur. Ouais. Ouais. Pas non. De qui a l'imposteur ? De la vidéo de Squeezie. C'est un format qui fait régulièrement. Ouais. Non, enfin mes enfants regardent Squeezie mais moi moins et donc je je dû voir une fois. Effectivement, ils ont plusieurs dans la pièce. Et Exactement. Exactement. Bon, dernière étape de ma chronique. J'espère qu'elle va pas durer longtemps parce que j'ai très mal au coup en vrai. Là, je suis sous codéine. C'est un supplice absolu. C'est vraiment un effort que je fais pour être très honnête d'être pour être très honnête.

J'étais en arrêt maladie lundi mardi et je viens uniquement parce que j'étais très content de faire ça face à toi Oliv. Adressei au syndicat quand même de l'entreprise. [rires] Je me remettrai en arrêt demain. C'est pas une blague. C'est pas une blague. Alors le jeu ça ira ça ira pas. Est-ce que tu connais ? Je te montre des photos. En gros, c'est assez simple. Même Philippe Brin a réussi. [rires] Tu t'es pas trompé ? Tu l'as appelé Philippe cette fois ? J'avais peur. Bon bref, le ça ira ça ira ça ira pas. Je te montre des photos, tu me dis ça ira si ça va et si ça va pas tu me dis ça ira pas et tu me fais une ou deux phrases d'explication. Gluxman 2027 ça ira ou ça ira pas ? Ça a été.

Ça ira [rires] 2027. Oui. OK. D'accord. OK. Non, c'est enfin j'espère que il acceptera de rentrer dans une primaire de toute la gauche à laquelle il se perliera parce que je n'imagine pas que nous prenions ensemble le risque d'avoir quatre ou cinq candidats de gauche au premier tour de l'élection présidentielle, ce qui conduirait quasi inévitablement à ce que ce soit un homme de droite face à l'extrême droite. Et on l'a déjà vécu deux fois consécutives, trois fois depuis 2002. Je crois que ça suffit. Tu préchotes mes trucs. Là, j'avais le PS quand PS pour 2027. Bon, effectivement, tu as pas répondu. Et euh primaire, tu as répondu aussi.

Ah bah alors, j'ai répondu à toutes tes questions avant même. Non, attends, c'est pas fini. Bon, vas-y. Un budget avant le 31 décembre, ça ira ou ça ira pas ? Non, je crois que ça ira pas. Tu penses ? B Je suis même certain. Je vois pas comment à l'heure où on se parle, on pourrait trouver la base d'un compromis sur lequel on pourrait s'abstenir avant le 31 décembre. Je vois pas. C'est pas fini. Euh la mairie de Paris, la gauche à la mairie de Paris, ça ira ou ça ira pas ? Bah Emmanuel Grégois, c'est un très bon candidat et en plus il est avec les communistes et les écologistes. Donc tout ça, je vois Yann, je vois David, tout ça me paraît pas mal du tout. Je crois que ça veut dire ça ira.

Ça ira. Olivier Fort, premier ministre d'Emmanuel Macron. Ça ira ou ça ira pas ? Ça n'ira pas. Ça aurait pu. à être premier ministre, moi ou un autre à gauche, je l'aurais souhaité. J'aurais souhaité que ce soit la gauche qui est la copie initiale et qu'on vienne la discuter devant le parlement. Maintenant, je crois que chacun a compris que Emmanuel Macron a fait un choix définitif. C'est jamais la gauche. Enfiré. Euh, [rires] une semaine de vacances avec Nicolas Mayer au signal, ça ira ou ça ira pas ? Ça ira. Vous partirez où, par exemple ? [rires] Euh au Havre, c'est pas grave. C'est vendre du rêve quoi.

[rires] Bah on nira pas très loin parce qu'on aura pas c'est pas on n'est pas forcément les meilleurs amis mais en fait euh je considère que c'est un socialiste qui défend ses idées et encore une fois je le dis moi je suis pas caporal chef et donc j'admets parfaitement d'avoir une opposition interne et donc on discutera sur la plage. D'accord. OK. Pour les vacances mais pas pour la chambre commune. Voilà. Exactement. Sur la plage du Havre. Donc sur la plage du Havre, c'est pour aller faire la campagne de Jean-Pierre Lecque. [rires] Jean-Paul Jean-Paul Jean-Paul, pardon. Ouais. Bon les amis, ce fut un plaisir. On se retrouve l'année prochain plaisir partager. Des bisous et attention.

Ouais, fais attention et pas trop de plus de galip hein, pas trop d'escalade. [rires] Euh Olivier Fort, on voulait aussi vous vous questionner évidemment sur les municipales justement et les présidentiels. On en parlait avec avec la situation à Paris puisque donc dans dans 3 mois, mi-mars, se tiendront les élections municipales. Les socialistes jouent très gros puisque vous êtes à la tête aujourd'hui de plus de 45 communes de de plus de 30000 habitants. Vous êtes la première force à gauche sur le municipal. Euh quels sont les objectifs du du Parti socialiste sur ces élections-là ? À quel point est-ce que vous croyez que vous pouvez gagner de de nouvelles villes ?

Je crois qu'il y a des villes qui sont euh atteignables et qui sont aujourd'hui dirigées par la droite, mal dirigé par la droite. Et donc c'est auquel ? Bah j'en prends une. Je veux pas donner trop de nom de ville parce que je veux pas non plus alerter sur les cibles. Vous voulez pas trop nous lâcher ce soir ? Pas de pas de ville. C'est pas à vous que je veux pas lâcher, c'est que je je sais que vous êtes très regardé désormais et donc je ne veux pas non plus aider la droite à se préparer aux endroit où nous considérons qu'il y a des cibles possibles.

J'en prends une parce qu'elle est tellement évidente parce que il y a eu ce scandale des vidéos volées manipulé à Saint-Étienne et où là évidemment après cet épisode tragique pour d'ailleurs un adjoint qui était un adjoint du maire désormais démissionné et bien il faut que ça change. Donc vous pensez qu'il y a des possibilités de conquête et de sur la conservation des villes socialistes, ça va être aussi un enjeu assez majeur, des villes communistes, des villes socialistes, des villes écologistes ? Oui, bien sûr, parce que c'est un enjeu tout simplement parce que quand enfin c'est pas de patriotisme que de le dire mais la vie est meilleure dans des villes de gauche.

Moi, j'ai j'ai grandi dans une ville communiste qui s'appelle Sar dans le Loiré et bah on avait accès à tas de choses en fait au loisirs pour tous. Euh et on a pu avoir des équipements municipaux dans une ville qui était une ville qui est toujours d'ailleurs une ville essentiellement de chemin et qui s'est beaucoup développé, qui a permis aussi beaucoup de créer beaucoup de logements social et donc qui a donné sa chance à toute une série de gens. Et donc pour moi les villes de gauche effectivement ça a un sens mais elles sont moins patrimoniales peut-être mais elles s'occupent de tous.

Il il y a quand même une donnée qui a changé par rapport à la dernière élection en 2020, c'est qu'aujourd'hui les la gauche partira a priori dans dans la plupart des cas sur des listes divisées. En tout cas, peut-être un rassemblement euh variable entre les écologistes, les communistes et les socialistes.

Les insoumis vont présenter des listes à peu près partout parce que le Parti socialiste ne veut pas d'accord avec la France insoumise et comment en cas de score de plus de 10 % de la France insoumise au premier tour qui leur permettrait de se qualifier au deè tour comment est-ce que vous continuez à garder des villes et vous en conquérissez de nouveau ou là conquérissez vous en avez de nouveau conquér vous en gagnez comment vous en gagnez de nouvelles ça paraît contradictoire quand même. Bon, d'abord euh c'est pas il y a des listes communes quasiment partout, communistes, socialistes, écologistes sont entendus dans l'immense majorité des cas et euh il y a des exceptions. hélas.

Mais pour la plupart des villes que nous détenons, il y a un accord assez général et même pour les villes où nous sommes en conquête, c'est aussi la plupart du temps le cas. Je pense euh puisque j'ai pris un exemple, c'est un un socialiste qui va être euh en tête de liste à Saint-Étienne à Mulouse. C'est un écologiste. J'étais l'autre jour pour un des premiers déplacements de campagne euh municipale. J'ai été soutenir parce que je considère que les villes écologistes, c'est bien mieux que les villes tenues par la droite. Mais sans la France insoumise qui va faire des scores assez importants. Bah c'est important, j'en sais rien.

Je pas enfin je suis pas moi qui vote à la base de tout le monde. Donc on verra ce que ça donnera. Pardon. Vous faites enfin vous faites quoi par exemple ? Question qui se pose très concrètement si on prend la capitale Paris, on en parlait aujourd'hui et donc il y a priori une liste de rassemblement derrière le socialiste Emmanuel Grégoire avec les écologistes et les communistes. Une liste qui sera portée par Sopia Chikirou et en face il y a la droite qui va potentiellement s'aller à l'extrême droite au deuxème tour. C'est s'il y a deux listes qui se maintiennent à gauche, c'est la défaite quasiment assurée et c'est le on peut c'est la même chose à Marseille.

Vous voyez bien le rapprochement entre Martine Vassal de droite et Franck Alisio le RN. ce se ça se pose dans énormément de villes. Donc aujourd'hui, vous nous dites quoi ? une consigne nationale. Vous vous considérez vous continuez à dire surtout pas LFI. Euh mais moi j'ai jamais dit surtout pas LFI. J'ai dit qu'il n'y aura pas d'accord national avec Lfi. Maintenant j'espère que face à l'extrême droite bah la gauche se rassemblera comme elle l'a toujours fait mais pas la droite. Donc là vous pourriez vous repartir avec vous pourriez retravailler à nouveau avec Lfi parce que on sait qu'on joue en 2024, il y avait ce moment justement de l'extrême droite peut arriver au pouvoir.

C'est un moment de danger mais le l'extrême droite est toujours aussi dangereuse peut-être maintenant. Donc mais dans les villes enfin je n'imagine pas qu'on puisse céder Marseille à l'extrême droite et s'il y a une menace directe, ce sera effectivement à Sébastien de Logu de dire ce qu'il veut faire. Moi ce que je vois pour l'instant c'est que Sopia Chikro quand elle parle elle parle d'alternance avec les socialistes, les écologistes et les communistes. Et elle dit quoi ? Elle dit il faut battre les socialistes à Paris. Bah, c'est un objectif qui me paraît être assez dérisoire par rapport à l'enjeu.

Et donc, mais les socialistes présentent aussi des villes des listes dans des villes de détenu par la gauche. On prend ici, on est en scène Saint-Denis, on prend la Cour neuve, Noisil sec ou c'est des mairies communistes et les socialistes présentent des listes. Enfin, si vous voyez dont l'objectif c'est forcément de de conquérir cette mairie. On présente pas des listes comme ça. Non mais moi je suis pas enfin je suis pas un connaisseur de la carte électorale de toute la France et de toutes les communes et cetera.

Ce que je dis c'est que euh il y a aujourd'hui des gens qui se sont fixés comme objectif de faire perdre la gauche et d'autres qui ont choisi de faire parfois au premier tour bah une espèce de primaire de la gauche dans des villes qui ne sont pas menacées par la droite et l'extrême droite et dans les dans lesquelles il considèrent que il peut y avoir un premier tour avant de se retrouver au second. Mais vous ne voulez pas d'accord avec eux ? Vous voulez qu'il fasse quoi ? Qu'il présent pas de liste ? Mais je Mais j'ai parlé de ça moi. J'ai dit ça. Vous dites qu'il en gros qu'il veulent faire perdre la gauche.

Mais évid quand on se présente aux élections c'est pour gagner puisque vous ne voulez pas deux. Non mais quand on objectif de quand on dit je prends Sopia Chigerou qui dans le parisien dit mon objectif c'est de faire perdre les socialistes. Je dis que l'objectif est curieux.

Elle aurait pu dire, "Je vais m'opposer de toutes mes forces à ce que Rachid Adati emploie la capitale." Elle aurait pu dire jamais je ne serai en soutien de ceux qui avec elle pourraient avec monsieur Bournael chercher à faire tomber une mairie qui est dirigée par, je le répète, socialiste, écologiste, communiste et de mon point de vue une ville qui a montré aussi sur nombre de sujets qu'elle était en avance par rapport à beaucoup d'autres métropoles et pas seulement en France même y compris dans le monde sur la question environnementale par exemple et sur la question du logement et Tout ça ça me paraît de l'ordre de l'évidence.

Donc Emmanuel Grégoire, contrairement aux écolos et aux communistes, dit ni au et les filles ni au premier ni au second. Donc enfin je il y a une contradiction fondamentale, ça va risque de coûter la la Paris à la gauche. Écoutez, on verra les résultats du premier tour et on en reparle. Olivier Fort, moi j'ai envie de vous demander parce que j'entends bien ce que vous dites par rapport au propos de de Sopia Chikirou, mais on a quand même vu ces derniers mois toute et particulièrement de la part de la Macronie, ce pointage du doigt sur la LFI, notamment les accusations d'antisémitisme et cetera et et plein d'autres.

Il y a une vraie volonté de diaboliser et d'isoler la LFI au sein de la gauche au-delà de ce que vous pouvez de de l'analyse qu'on peut faire de de la la posture parfois de Jean-Luc Bélenchon et cetera. Est-ce que de participer à la diabolisation de la LFI, c'est pas affaiblir l'ensemble de la gauche ? Mais je ne participe jamais à la diabolisation de la France insoumise. Je suis pas d'accord avec eux. Mais vous tout à l'heure, vous avez dit que Jean-Luc Mélenchon était pas démocrate. Ben, j'ai dit c'est pas un démocrate dans son propre parti. C'est une c'est un constat en fait.

C'est et quand il s'est retrouvé en situation d'être celui qui était l'ensemblier de la gauche, il s'est pas comporté comme quelqu'un qui avait la volonté de préserver la diversité. Il a tout fait pour au contraire chercher à cornaquer les uns et les autres et à dire "Vous passerez tous sous la toise et si vous passez pas sous la toise, je vous démolirai." Y compris jusqu'au point de se séparer de ceux qui avaient été ses principaux soutiens. Alexis Corbière, Clémentine Autin, François Ruffin. Euh vous voulez encore du programme du Nouveau Front Populaire que vous avez signé ?

Mais oui, il y a je je pense que le problème du Front populaire à bien des égards, il est un programme qui doit bien sûr être toujours réactualisé parce que euh entre le moment où euh on euh où on l'adopte et puis après la vie continue. Donc il y a des choses qui étaient euh peut-être pas vu à ce moment-là qu'il faut voir maintenant. il y a pas si longtemps, vous avez été voté sur des promesses qui du coup évidemment bah maintenant de se détacher de ce programme, c'est vrai que comme on disait tout à l'heure, la toute première phase du programme était d'être vraiment en rupture avec la politique d'Emmanuel Macron.

Oui, je on a s'est battu pour ça, mais moi je enfin je sais pas mais c'est pour ça qu'aujourd'hui il y a Non mais est-ce que vous êtes une démocrate ou pas ? Oui oui ou oui oui oui oui un peu beaucoup passionné en fait moi je suis passionnément démocrate et donc j'ai une question simple à vous poser c'est est-ce que quand vous avez un parlement qui est qui est élu avec une participation qui n'a jamais été aussi élevée depuis 40 ans, est-ce que vous pouvez dire c'est tout mon programme rien que mon programme et le reste fuck ?

Moi je vous dis et ce n'est pas possible parce que à un moment vous êtes confronté tout simplement à un parlement qui n'est pas uniquement adepte de ce que vous proposez et donc moi je ne suis pas en train de dire que je renonce à ce que je porte. On so les macronist est-ce que c'est une façon peut-être de aussi mais arrêtez que le soutien des macronistes c'est un petit peu dérisoire. Je ne soutiens pas les macronistes et vous ne soutenez pas le Front National. Donc arrêtons de nous lancer des histoires de cette nature à la figure parce que ça c'est justement une façon de vous dis vous dites faut pas diaboliser la LFI mais ne diabolisez pas le parti socialiste non plus.

Ne faites pas comme si nous étions aujourd'hui dans une situation où nous irons. Vous êtes très critiqué à gauche aussi. Mais je suis très critiqué à droite à gauche. Je vois que Bruno Rotaillot, Laurent Veoquier Jordan Bardella me tape dessus toute la journée en disant que je serai désormais celui qui dit que ça conduite au premier ministre. Après que les personnes de l'extrême droite voilà soient contre vous, c'est encore heureux. On a envie de dire. Bon ben alors si à droite et à gauche on me tape dessus, c'est que quelque part j'essayé de faire quelque chose. Vous voulez récupérer le ni droite ni gauche ? Mais est-ce que j'ai dit ça ? Je vous pose des questions, c'est tout. Oui.

Non mais moi je vous pose des questions très simples auxquelles vous ne vous ne répondez pas. Comment vous faites dans un parlement où il n'y a pas de majorité absolue pour malgré tout faire des commettre des avancées ? Est-ce que vous dites moi tant que c'est pas tout ce que je veux alors que je suis pas majoritaire bah je considère que rien ne va. OK. Mais vous faites comment pour que ça avance ? Moi j'aimerais bien que vous me disiez voilà moi je suis minoritaire mais je sais comment ça avance.

Non, mais quand on est minoritaire, hm quand on a 69 députés et qu'on arrive à faire ce que nous avons fait sur le PFSS, vous devriez être en train de nous dire ben merci parce que vous avez 69 députés, seulement vous avez réussi à faire quelque chose. Mais c'est pas [rires] Bah si, pardon, mais enfin vous avez fait quoi vous pendant ce temps-là ? Bon, alors c'est pas mon métier, moi. Oui, d'accord. Mais enfin, qu'est-ce qu'on fait ceux qui disent simplement non ? Bah non, ça donne quoi ? Non.

Olivier Fort, on vous pose aussi cette question pour bien comprendre parce que en juin vous avez gagné le congrès sur une ligne d'ouverture à gauche face aux antifist donc justement Rossignol Gedge et puis Boamran. Est-ce que vous avez pas fini par adopter leur ligne ? C'est ça qu'on vous demande. Je crois pas. Je crois pas que ce soit ma ligne. Je crois pas que enfin si vous les écoutez, ils sont pas en train de dire que ils sont formidablement heureux de ce que je fais. Eux, ils disent enf pour discuter régulièrement avec eux, ils disent que vous venez sur leur ligne. Ah, mais euh que ils cherchent à trouver matière à explication et cetera.

Euh il y a pas de Je j'imagine bien que ils sont suffisamment habiles pour essayer de retomber sur leurs pattes. Mais la réalité, c'est que en fait, j'ai toujours fait ce que euh ma conscience me dictait. Et dans le moment dans lequel nous sommes, ma conscience, elle me dicte de faire le maximum de ce que je peux alors même que je ne suis pas majoritaire et que je moi, je veux bien que vous me racontiez que ce serait génial de dire non à tout, mais si on dit non à tout et qu'on bloque tout, qu'est-ce que vous croyez qu'il va se passer ? Est-ce que vous pensez vraiment que en fait on va d'un seul coup avoir enfin moi je sais ce qui se passe.

Si on bloque tout, il y aura une demande d'ordre qui s'exprimera immédiatement dans le pays et ce sera pas nous qui serons ceux qui leur représenteront le mieux. On entend bien le le l'argument de la responsabilité parce que c'est celui que vous vous dites tout le temps au Parti socialiste. Mais mais nous là on vous pose la question de de l'opposition et de la confrontation des idées. On ne peut pas en permanence dire bah oui mais là il faut qu'on lâche parce que parce qu'on sinon on va pas gagner sur le fond. Il faut bien le tenir en fait voyez le fond.

On tient on tient autant qu'il est possible le rapport de force et non seulement au parlement mais dans l'opinion, dans les débats qu'on mène et cetera mais à un moment quand vous n'avez pas de majorité vous faites comment ? Moi je veux bien en fait je j'aurais tellement envie de vous faire plaisir. J'aurais tellement envie de vous dire bah écoutez euh moi Macron j'en ai marre aussi, je suis comme vous. Ça suffit. cherche à comprendre pourquoi justement vient de dire aujourd'hui il fait une interview, il dit "Je serai à la place de Macron, je partirai." Très bien. Mais quand Fillion le dit, il dit pas pour que France que Emmanuel Macron soit remplacé par quelqu'un qui viendrait du NFP.

Non non, il dit pour une droite dure et une droite dont il pense que elle n'a plus à construire le Front Républiquain face à l'extrême droite. Voilà ce qu'il dit. Mais quoi pourquoi vous pensez que la la présidentielle dans 1 an et demi serait plus gagnable qu'une présidentielle aujourd'hui ? C'est je je dis je que je je dis pas que je l'appelle de mes vœux hein. Mais pourquoi la situation d'aujourd'hui serait différente dans un an et demi ? Mais moi je ne sais pas si dans un an et demi nous aurons réussi à mettre sur piste un candidat ou une candidate qui soit de nature à gagner l'élection présidentielle. Je n'en sais strictement rien.

Ce que je sais, c'est que dans 35 jours, vraisemblablement, il est pas de gauche. Je peux me tromper, peut-être qu'il y a des miracles. Peut-être que ici, on croit au miracle. Mais quand je vois les sondages, en 48 he on a bien gagné la les dernières législatives. Enfin, en 48 he voyez, on peu de temps. Non, on n pas gagné les législatives. On a évité le pire. On est arrivé en tête. Ça c'est vrai. Mais le premier tour qui est en tête c'est l'extrême droite. C'est l'extrême droite. Et quand vous avez l'extrême droite, qu'est-ce qui fait monter l'extrême droite aussi ?

Je finis juste un mot mais l'extrême droite au premier tour qui est devant et à une époque où tout le monde dit il faut le Front républicain. Aujourd'hui vous avez l'extrême droite qui est devant et vous avez en plus la droite qui dit on fait plus le Front républicain.

Et vous pensez que c'est maintenant qu'il faut se lancer à C perdu en disant oui oui vite vite vite vite qui donc moi je voudrais tellement être là avec vous en cœur à dire on y va on est reparti on se lance et puis demain on sera tous au gouvernement génial mais est-ce que vous pensez que je suis heureux de voir Sébastien le cornu à Matignon Améline Moncharlin au budget Nunise à l'intérieur Darmanin à la justice non je ne suis pas heureux de savoir que c'est eux qui gouverne mais simplement je suis suffisamment lucide et j'ai suffisamment de lucidité pour ne pas avoir envie de tromper mes concitoyens.

Si j'arrive devant eux en leur disant écoutez les amis, on se retrouve les manches et vous verrez dans 15 jours. Vous avez fait une promesse avec le nouveau front populaire. É, une dernière question et après on toute dernière question parce que sur la sur la présidentielle, vous avez parlé de primaire tout à l'heure, la PA vous a montré sa petite photo. Donc le Parti socialiste s'est engagé dans ce qu'on appelle le processus de bagneu, notamment avec les écologies génération debout l'après. Dans cette primaire, pour l'instant, ni Fabien Rousell ni Raphaël Gluxman ne veulent y venir. La moitié de votre parti plus ou moins n'en veut pas vraiment.

Comment est-ce que vous pourriez convaincre les Français d'adhérer à cette primaire quand vous, mais quand je dis vous, c'est l'ensemble des parti que j'ai cité, n'arrive pas à convaincre de potentiels partenaires ? Ben, j'espère que nous serons nombreux à convaincre Lyrical Citron parce que enfin au bout de combien de fois on comprend ? La première fois, on peut se dire "Bon, on avait pas vu, on avait pas compris." Ça c'était le 21 avril 2002. On a connu la même chose en 2017 puis encore en 2022 et on voudrait recommencer en 2027 et dire plus on a mieux on sera. Et bien c'est exactement le reste qui va se produire.

Et si vous avez aucun candidat de gauche au deuxème tour de l'élection présidentielle pour la troisème fois consécutive, c'est plus l'exception, c'est la règle. Et si vous voulez que on soit dans un pays, il y en a d'autres hein, on pourrait citer par exemple Israël où la gauche a quasiment disparu de l'hémicycle. Au Chili, par exemple, ils ont fait l'Union et il y avait qu'une candidate et malheureusement ça n'a pas suffi face à l'extr qui permet de gagner à tout coup. C'est vrai mais c'est pas une condition absolue mais c'est une condition minimale. C'estàd que quand vous avez des gens qui s'opposent euh c'est mathématique.

Je regarde le sondage d'hier, je vois que on a je sais plus exactement les chiffres mais enfin vous avoir pour l'instant 17 Édouard Philippe, vous avez 12 Gluxman 11 Mélenchon 5 Dolier et trois Rousell si mes souvenirs sont bons. Bon ben pardon mais enfin ça fait trop de candidats et ça veut dire qu'il y en a aucun deuxième tour alors que le seuil de qualification il a 17 mais c'est nul. Donc en fait j'aimerais simplement que tout le monde se dise bon ben qu'est-ce qui vaut mieux ? Il y a un risque effectivement à faire une primaire.

Moi si vous me posez la question aussi une campagne sur les thèmes de la droite et de l'extrême droite en grande majorité s'il y a qu'une seule personne qui représente la gauche. Pourquoi ? Bah parce qu'il y aura beaucoup plus de de candidats de de droite et d'extrême droite et donc du coup moins de possibilité de d'exposer des idées de gauche. Ça peut jouer aussi pendant la campagne. Enfin d'accord mais enfin j'espère que dès lors qu'on a un candidat commun, on y va tous, on se retro les manches et on est sur toutes les scènes de France. Pas sur les plateaux de télévision pendant les débats les chos de télévision aussi.

On fera ce qu'il faudra, mais le temps de parole, il sera distribué entre la gauche et la droite. On va pas dire que c'est simplement au nombre de candidats. Et si la droite se fracture et si qu'ils ont 15 candidats et qu'on en a que deux, bah finalement c'est pas si mal et on sera beaucoup mieux que si on a nous 15 candidats et eux deux parce que là en l'occurrence on est sur du résultat aussi. Donc moi ce que j'espère et on verra si j'y arrive. Je ne sais pas si je vais y arriver. Peut-être que dans mon propre parti les gens me diront à la fin et diront non hors de question. Mais moi ce que je leur dis c'est vous voulez quoi en fait ?

Ça vous a pas suffi en fait d'être humilié à trois reprises. Moi j'en ai marre en fait. Je fais pas de la politique. Je suis suffisamment vieux pour avoir été déjà dans l'équipe de campagne Lionel Jospin en 2002. J'étais très jeune à l'époque, mais je m'occupais de sa campagne numérique et j'ai vu cet homme que je respectais infiniment, qui pour moi n'avait même pas d'âge et je l'ai vu ce soir-là se tenir contre un mur parce que il était cha debout, parce que il était celui qui devait aller au second tour de l'élection présidentielle. Il lui a manqué quoi ?

deux bulletins de vote par bureau pour être au deuxème tour et parce qu'il y avait Christian Tobira, Jean-Pierre Chevenement, Robert, Noël maire, nous avons divisé je leur en veux pas mais je dis simplement que à force de penser la vieille théorie qui était de dire il faut un rateau au premier tour et plus là-dedans plus on ramasse. La réalité c'est que plus il y a dedans moins c'est les autres qui ramassent. Et donc moi je ne veux pas revivre ça une fois supplémentaire. Je ne fais pas de la politique pour être simplement le témoin des horreurs que les autres vont produire en nos lieux et place parce qu'ils seront à Matillon.

Et cette fois-ci, c'est plus simplement, c'est déjà grave d'avoir subi 10 ans de macronisme, mais je ne veux pas subir 5 ans de macronisme parce que 55 ans de 5 ans de de l'opénisme d'extrême droite parce que ça aura des effets non seulement sur notre propre territoire mais ça en aura dans toute l'Europe. Vous imaginez, vous avez déjà en fait les États-Unis, vous avez l'Argentine, vous avez maintenant le Chili et puis vous avez l'Italie et puis vous avez la Hongrie, mais la réalité c'est que vous avez [rires] toute une série de pays qui ont déjà basculé sur l'élection présidentielle dans des régimes qui heureusement où le président ne compte pas pourche.

Mais quand vous voyez que même en Allemagne avec le surmoi qu'ils peuvent avoir sur cette question là où l'AFD est déjà à égalité avec la CDU à 25 % quand vous voyez ce qui se passe dans des pays du sud, l'Espagne, le Portugal, Vox et cetera, enfin bon bref, on voit bien que la menace, elle est partout en Europe et donc nous ne pouvons pas, nous le pays des droits humains, basculer à l'extrême droite et c'est le combat d'une vie et c'est le combat de la mienne en tout cas et c'est le combat de toute la gauche. Et donc, j'espère bien qu'on se retrouvera là-dessus. Merci. Merci beaucoup Olivier Fort d'avoir répondu à notre invitation d'être venu répondre à toutes nos questions.

Je vous invite désormais semaine prochaine si vous voulez. Bonne finne [rires] fin d'émission. C'est une émission mensuelle hein. Donc bon, si vous revenez à la semaine prochaine, on se voilà. Mais pas de problème, on entend et y compris. Merci pour le ton, merci pour euh y compris les questions qui sont pas là pour être aimable mais j'espère que j'ai répondu avec la sincérité qu'à la mienne à ce que vous pouvez penser, mais parfois on peut aussi diverger. Ça m'empêchera pas de se retrouver. Voilà. Merci Olivier F. Merci beaucoup Olivier Fort. Merci Éir et merci Émilio effectivement.

Merci Émilio et bien euh on va en terminer avec cette cette partie politique et on va accueillir et bien Cat et Benjamin

2:39:16
Non speech

[musique]

2:39:19
Locuteur

pour la partie culture âgé de pop. Et oui, bonsoir. Comment est-ce que ça va ? Ça va et vous ? Ouais, ça va mieux. C'est vrai que la dernière fois 4, tu étais allité, tu avais la grippe. J'avais la grippe comme énormément de gens cette saison. Benjamin a dû assurer tout seul. Est-ce qu'il l'a bien fait ? Je pense que surveillé. [rires] J'ai surveillé de ouf dans le chat. Non, c'était il a fait de son mieux et et c'était bien. Bon là, il faut que vous détendiez un petit peu le chat parce que les gens sont quand même tendus. [rires] Mais alors, je garde un œil et sur sur ce qui s'est dit pendant le le l'échange avec Olivier Fort et je pense que là les gens sont un petit peu énervés chez eux.

Donc j'espère que vous allez nous parler d'un sujet très très cool. Mais on ramène l'esprit de Noël d'ailleurs. Mais là je suis outrée. Je suis la seule en rouge avec une ambiance. C'est vrai. Tu as un petit côté Maria Carré. Ah ouais écoute, je gagne énormément moins d'argent que [rires] Mais non, on va vous parler de plein de choses et notamment de Noël et pas de choses du tout énervantes. Donc c'est très bien. Donc oui, oui, ça va très bien se passer parce qu'effeectivement c'est enfin les fêtes de fin d'année et c'est vrai, on n peut plus et manifestement les gens les gens ce dont ils ont besoin en ce moment, c'est un peu de douceur, de poésie et de concorde, bref l'esprit de Noël.

Mais alors à un point tel que le monde entier s'est pris d'amour pour une pub de supermarché. Et oui, vous avez difficilement pu passer à côté de ce spot animé adorable avec un loup qui apprend à arrêter de bouffer les autres habitants de la forêt pour leur cuisiner des bons petits plats et recréer du commun en sortant de sa solitude. C'est trop mignon, c'est rigolo, c'est fait avec soin, il y a un message positif et tout ça c'est une pub de Noël pour Intermarché, figurez-vous.

Bah en fait, on en peut tellement plus manifestement que ça a suffi à affoler tout le monde et nous les premiers hein, mais aussi notre invité d'avant Olivier Fort avec encore plus d'enthousiasme que le projet de l'autre finance. La vidéo cumule 600 millions de vues, tout réseaux confondus. On en a parlé partout sur la toile mondiale, hein. On ne compte plus les articles dessus et c'est vrai que cette chronique va faire que s'y ajouter. Mais nous ce qui va nous intéresser comme d'hab, c'est le phénomène lui-même.

Parce que au-delà de ses qualités, ce qui a été largement salué, c'est que la pub n'est pas été réalisée en IA, mais confiée à un vrai studio d'animation Montpellierin et Elogic Studio, déjà responsable de Garden Party, qui avait été nommé aux Oscar. Et d'ailleurs sur la forme, il s'agit pas tant d'une pub mais d'un véritable court-métrage d'animation. Il y a zéro placement de produits dans ce segment, juste des bons petits aliments animés avec un soin digne des meilleurs moments de Boostify chez Gibli. C'est un plaisir. Et vous pourriez même dégager le panneau Intermarché à la fin. Bah ça fonctionnerait parfaitement en fait. Mais voilà, ce sont les lois du réalisme capitaliste.

En faisant ce choix d'une espèce d'antipub, finalement la chaîne de magasin a réussi sa pub et son et son image de marque, pardon, se retrouve associée aux valeurs représentées dans le film autant qu'à celle qui entoure sa production. Et au contraire, Coca et McDo ont tenté Lia pour leur pub de Noël et ont pris un sacré bad buzz. Ce qui montre que le recours à l'intelligence artificielle générative reste pour le moment et pour une partie du grand public à la fois une crainte et une étiquette un peu infamante.

Et alors là, attendez-vous le euh pardon, attendez-vous, accrochez-vous le chat, j'allais dire parce que pourtant il y a une autre création en ia, là aussi française, qui avait déjà fait parler d'elle en cette période des fêtes. Je je ne parlerai pas, je ne [musique] penserai rien. Mais l'amour dans l'ha et [musique] j'irai loin bien loin comme un bohémien par la nature heureux comme avec une femme. Voilà le chat j'espère que vous êtes toujours bien accroché et détendu. Et bien ça [rires] ma chère MJDA c'est la chanson entièrement générée en IA par Jean-Michel Blanquer qui l'a demandé lui-même de passer en direct sur RTL. Bien sûr, évidemment. Ouais.

Alors bon déjà, est-ce qu'on peut parler de l'assurance quand même du vieux bourgeois he qui a pris un texte de Rimbo, he tu viens de Vané Rambo qu'il a rentré dans son petit prompt qui a même pas chanté lui-même. Il a demandé au programme de recréer sa propre voix mais en plus il l'a envoyé lui-même à la station de radio pour qu'il la passe. Une radio nationale he quand même. Il y a des groupes qui tournent depuis des années en espérant passer sur ce genre de radio et lui il est là comme ça comme s'il était au centre aéré à montrer son collier de nouille. coler de nouille en plus réalisé par Ria.

Mais RTL, respectez-vous parce que moi je vous dis ici là sur ce plateau, si un politique venait faire un coup comme ça et même si c'est Fabien Guay qui venait présenter ses dessins de pif et Hercule réalisé sur Mid-journée pendant les auditions de Bernard Arnaud, je vous préviens, on retourne le plateau. [rires] Et ouais. Alors les gens qui disent "Non, mais c'est un super outil qui donne accès à la création à plein de gens." Mais c'est ça que vous voulez ? C'est ça que vous voulez ? un outil qui permet à Jean-Michel de faire ça. Non mais ça va pas. C'est comme dire IKEA a donné à plein de gens accès à la menuiserie. C'est complètement con. Enfin c'est l'inverse qui se passe.

On dépossède les gens qui créent de l'art, de la musique, des films, des textes, d'un moyen d'expression mais aussi de leur travail, de leur savoir-faire pour le piller, l'automatiser. Tout ça pour les hobby de Jean-Michel. Bon alors après tout le monde s'est quand même bien foutu de sa gueule he mais plus que sa chanson pourri ce qui est intéressant c'est ce que son compositeur a dit du sujet de l'IA.

On a parlé des technologies depuis tout à l'heure des euh et on a dit qu'il y avait du positif et du négatif et par exemple l'émergence de l'intelligence artificielle est en train de créer euh euh à la fois très des peurs, des inquiétudes, des périls y compris sur on a parlé des technologies depuis tout à l'heure des euh et on a dit qu'il y avait du positif et du négatif et par exemple l'émergence de l'intelligence artificielle est en train de créer à la fois très des peurs, des inquiétudes, des périls, y compris sur le plan écologique par exemple et chez les artistes et et chez les artistes aussi bien sûr.

Et puis en même temps des opportunités et et et c'est important qu'on se dise de mots d'écologie là-dessus aussi parce que par exemple elle est très énergivore et c'est un problème et puis en même temps elle elle peut nous aider pour les solutions par exemple pour le renouveau de la biodiversité localement et toutes les décisions complexes qu' exécutions complexes qu'il y a à faire en la matière mais appliquer à l'art c'est un peu la même le même sujet. Alors le petit bug qui nous met une double ration de Jean-Michel [rires] Blanque. Alors Jean-Michel, Jeanmi, je m'adresse à toi directement.

Déjà mettre en balance le problème écologique extrêmement important auquel le développement tout àud de l'IA nous confronte en ce moment même avec le fait que bah ça pourrait résoudre des problèmes écologiques. On n'est pas loin du contre son camp quand même. Si je vous je vais vous raconter par exemple que j'inocule un médicament qui a pour effet secondaire bon de filer le cancer mais que ça va parce que peut-être ça pourrait aider à la recherche contre le cancer. C'est pas hyper convaincant. Non mais puis surtout Jean-Michel, tu as pas pompé les ressources pour sauver la biodiversité en fait. Toi, tu t'en sers pour générer des chansons de merde. C'est [rires] quand même pas la même chose.

Et on notera d'ailleurs que c'est le journalisme lui le journaliste lui-même qui est obligé de remettre sur le tapis qui a peut-être des inquiétudes du côté des artistes à ce sujet, hein. Alors, je sais pas si on se rend tous quand même bien compte du niveau de médiocrité de ceux qui se prétendent de nos élites, hein, parce que là, on n'est pas face à un type que qui t'imposerait ça en soirée que juste bah voilà, tu tu le réinvites plus. Là, c'est un ancien ministre invité à parler sous sur tous les médias nationaux, hein. Le même pour qui la décadence de notre culture, c'était, souvenez-vous, l'islam gauchisme. Et pourtant, et pourtant, il n'est pas le seul à s'enthousiasmer.

Ainsi, puisque le Times vient d'annoncer, comme à chaque fois en cette période, son homme de l'année et cette fois, c'est une femme. Non, je déconne, c'est [rires] Lia. Voilà, je dire c'est Jean-Michel Blanqu. Lia et plus précisément, c'est surtout des hommes, ce sont les architectes de Lia. Voilà. Ceci dit, ils ne font que perpétuer une tradition puisqu'en 1982, ils avaient nommé l'ordinateur 2 ans après Re avant Rean. Alors, on sait pas he encore comment cette nouvelle couve sera retenue dans le futur, mais il faut dire que les unes des hommes de l'année du Times, c'est vrai que elles ont pas toutes bien vieilli, hein.

Je vous laisse deviner par exemple qui était l'heureux élus pour l'année 1938. Aïe aïe aïe aïe aïe. C'est quand même pas ce con. C'est indice on ne peut pas passer la couve à cause des limitations Twitch. C'était donc la deuxième vanne Aldolp Hitler de de l'émission puis il y av aussi celle de PA. Après, il faut dire que l'année suivante, ils avaient mis un autre moustachu célèbre. Mais on fera pas de blagues sur les couvertures sur Staline ici. Euh je [rires] sais, je sais, vous allez me dire point Godwin.

Ce à quoi je vous répondrai que pas tant hein, parce que au moins un de ces nouveaux hommes de l'année hein, je sans le citer Elon Musk est assez ouvertement quand même dans la même tradition politique. Vous noterez tout de même quels n'ont pas été ces couvres réalisées en IA mais par des artistes. Bien que, et le bien que est important, on apprend par le Times lui-même que la question s'est posée et qu'ils ont utilisé l'IA pour faire des recherches d'idées. Voilà. Mais bon quand même, est-ce qu'on peut s'arrêter 2 minutes sur cette couverture ? Tout le monde a la rff de la photo originale de ça. C'est une des plus connues du monde.

Ça c'est une photo qui s'appelle l'original donc on va vous afficher après. C'est une photo qui s'appelle Lunch Aop Skyscraper qui est a priori attribué à Charles Clyde et Bets. Et ben sachez que les gens sur cette photo, c'est tous des ouvriers du bâtiment qui prenaient des risques mortels au quotidien pour un salaire de misère pour les profits des mania de l'immobilier de New York et qu'une grande quantité de ces types et ben ils sont encore anonymes aujourd'hui notamment parce que c'était des véritables ouvriers et que beaucoup d'entre eux ils travaillaient sur ces chantiers sans papiers. Ça devait tous être des immigrés une partie. Ouais. Ouais.

Notamment il y en a un qui a été identifié qui était basque. Ouais. Celui qui allume sa cigarette. Qui allume la cigarette de l'autre je crois. Bon, j'ai plus le nom sur la fiche. Donc je sais pas si vous voyez là un petit peu le symbole de ces deux couves euh ensemble. Avoir remplacer ces soldats inconnus des classes laborieuses par une brochette de capitalistes de la tech et de tout ce que la silicone valait compte de pire pour promouvoir une technologie dont le fantasme est de les débarrasser du travail humain humain en automatisant les savoir-fa tout pour générer des profits jamais vu dans l'histoire de l'humanité.

Je sais pas si c'est pas pire que s'ils avaient généré la couverture paria. Alors, ceci dit, le time marque marque ici. Oh là, lapsus, le time marque ici l'importance compris des technologies dites IA dans leur ensemble. Elles sont loin de concerner que son usage pour la production culturelle via l'IA générative. C'est une problématique qui est beaucoup plus large qui concerne un grand nombre d'outils de technologies dont il est vrai les développements techniques sont très impressionnants et représente un enjeu de société majeur.

À ce sujet, on sait pas si la valorisation stratosphérique et les investissements pharaoniques faits dans ces technologies vont engendrer une nouvelle révolution industrielle ou la plus grosse bulle financière qui nous ait jamais éclaté à la gueule. Dans les deux cas, ça va être un sacré merdier et il va falloir prendre le sujet très au sérieux. Alors en tout cas, l'histoire retiendra peut-être une autre symbolique involontaire dans cette référence puisque la photo d'origine, c'était une publiée dans un journal pour promouvoir le le Rockfeller Center qui est en construction.

C'est un immeuble qui a été terminé en 39 et qui restait 2 ans partiellement vide à cause de la plus grande crise économique mondiale provoquée par le capitalisme financier, la grande dépression. Et en fait, il a un peu raison he Jean-Michel parce que en ce qui concerne l'adite générative et ben c'est vrai que c'est un peu pareil qu'à terme elle remettent ou non en question notre façon de concevoir la création culturelle, on est déjà inondé de ce qu'on appelle l'IA slop, c'est-à-dire des productions médiocres automatisées aisément produites en quantité industrielle et déversé en masse sur internet.

au point que lorsque un supermarché se fend de faire appel juste à de véritables artistes, le monde entier semble le percevoir comme une bouffée d'air. Et ouais. En tout cas, l'industrie du divertissement, elle elle semble très tentée par ses perspectives de se passer enfin de ces saloperies de salet ban syndiqué qui se prennent pour des artistes. Là, ça va bien. C'était un des sujets d'ailleurs au cœur de la grève conjointe des scénaristes, actrices et acteurs d'Hollywood. Et Disney, toujours Disney vient d'investir massivement dans Open A. J'ai toujours du mal à dire ça, mon cerveau refuse de prononcer ce mot.

Dans le cadre d'un accord qui autorise la boîte à utiliser les très nombreuses franchises du géant du divertissement sur Sora, son réseau social entièrement consacré aux vidéos en ia. Et alors si vous voulez savoir qui ça intéresse un réseau social avec uniquement des vidéos en IA, et ben on a la réponse c'est qu'on sait pas et open figurez-vous. Et si en plus on se dit que chaque fois qu'un utilisateur gratuit hein donc de ce réseau social de cette plateforme il génère une merde et ben ça coûte à Open AI 5 dollars. On se demande quand même le modèle économique qui pourrait faire tenir ce délire à moins que les gens soient prêts à payer de leur poche chacune de ces vidéos.

Alors certes fortement impressionnant techniquement de Pikachu qui volent des bagnoles, mais [rires] ce problème, rassurez-vous, la multinationale, la mieux côté du moment le connaît très bien puisque nombre de voix émettent des craintes sur le fait qu'il va être très très difficile de rentabiliser des technologies avec une telle facture énergétique nécessitant des infrastructures hors de prix et obligé d'être renouvelé en permanence pour des utilisations qui ne sont pas encore très claires à part pour Jean-Michel Blanquer et dont chaque nouveau palier fait grimper la facture à des niveaux toujours plus abissant. Et ça c'est indéniable.

Outre les problèmes que ça pose pour la création artistique mais aussi sur la désinformation ou la crédibilité des images qu'on voit, ces technologies font des progrès techniques objectivement fulgurants. C'est d'autant plus spectaculaire avec l'IA générative. Et d'ailleurs, est-ce que vous connaissez la méthode consacrée pour observer un peu l'évolution de ces logiciels de de production d'images ? Non. Non. Est-ce que tu penses qu'on a vraiment la réponse ? [rires] très technique quand même. C'est très technique et ça appelle une réponse très sérieuse. Figurez-vous que c'est le très sérieux test de Will Smith Eating spaghetti test. On aurait pu trouver finalement.

Voilà, souvenez-vous, on les voit à l'écran, c'est compiles de vidéos générées par Ria du célèbre acteur mangeant les non moins célèbres pattes italiennes. Elles étaient devenues virales pour leur côté foireux, presque cauchemardesque en fait. Et depuis, il est devenu coutume de générer des nouvelles vidéos à partir des modèles dernier crit en date, ça donne ce genre de résultat. Oh le bruit, ça fait voilà. Donc on s'excuse auprès de tous leséphones [rires] du chat et on espère que vos pâtes ne croustillent pas. Mais entre les deux vidéos, il s'est seulement passé à peine plus de 2 ans.

Et c'est pour ça qu'on aimerait ici attirer votre attention sur le fait que la critique des IAS génératifs sur l'aspect purement technique, c'est-à-dire les trucs dire c'est moche, ça bug, ça fait pas faire le bon nombre de doigts, ça a jamais vraiment été la bonne ligne parce que les progrès sont tout simplement impressionnants. Et encore heureux, vu les ressources qu'on fout là-dedans, ce qui depuis le début aurait dû être peut-être notre angle, c'est que bah c'est toujours pour faire des vidéos de Will Smith qui mangent des pâtes, quoi.

Donc est-ce que ça vaut vraiment le coup de consacrer autant de ressources de tunes de météorar d'énergie d'énergie d'espace pour ça et pour les chansons de Jean-Michel Blanquer ? Et sinon pourquoi faire d'autres ? Est-ce qu'il faudrait pas à un à un moment donné repolitiser vraiment la question avant qu'elle nous retombe sur la gueule qu'elle réussisse ou pas d'ailleurs son pari ? Après, c'est peut-être pas la peine de se prendre la tête. Vous voyez, si la finance investit des sommes aussi folles là-dedans, on peut avoir confiance. Ils savent ce qu'ils font. Évidemment, ils ont toujours le bien commun en tête. OK ?

Et c'est pas leur genre de miser autant sur des choses qui vont se péter la gueule et peut-être le monde entier dans la merde. Et joyeux Noël bien sûr. [rires] Merci beaucoup Ben et pour cette chronique. Moi je crois que vous alliez nous parler d'un petit déprimant [rires] par exemple. On pourrait parler beaucoup du petit loup mais on a préféré vous parler de Jean-Michel Blanqu. [rires] et nous le faire écouter. C'est vrai, j'avais pas encore entendu le sang. Il c'est incroyable. Je la connais par cœur maintenant. Ah ben ou bizarre, ça a tourné quand même. C'est dingue que tu l'es pas entendu. Ah ouais l'enfer. Non non, je me préserve de chance.

Je suis désolé pour Rambo, c'est vrai que je n'avais pas reconnu. Ouais. Non mais c'est vrai qu'en fait il a réussi à rendre ça pourri. R si tu nous écoutes. Ah et puis ouais le charme de Rambo en 2025 est peut-être un peu désué. On peut se poser la question. En tout cas euh Jean-Michel, lui il s'est pas posé la question. Il a été mais tout de go vraiment dedans. J'ai un petit placement produit à faire mais un placement produit euh complètement dans l'esprit corpo. Euh ça vous voyez ça c'est le Mac qui va sortir demain. Alors déjà ça va parler de de One Piece dans les manifes. Donc il y a de la pop culture donc moi je suis content.

Mais surtout, il y a une pub pour le prochain qui sera sortira le 24 décembre à Noël euh qui sera sur euh l'imagination des avenirs désirables où euh il y aura donc trois auteurs et autrices d'imaginaires qui auront fait des nouvelles euh de science-fiction, de fantaisie, enfin de littérature de l'imaginaire. Euh on a pris vraiment les meilleurs euh pour comment dire complètement original dans le magazine et il se pourrait bien que ce soit accompagné d'un petit texte de présentation de cette thématique écrit par moi. Voilà. Donc c'était un placement aussi personnel. Peut-être que ça donnera des idées à des gens pour des avenirs désirables, figurez-vous.

Et aucune n'a été réalisé en sera ce serait le comble. Donc tu dis ça sort le 24 décembre. Donc c'est pas le prochain numéro du magazine, c'est celui d' celui-là. Le prochain c'est c'est demain. Achz-le quand même. Voilà, achetez-le quand même. [rires] Ça l'air très très bien. Et ça le 24 décembre. Trop bien. Très bien. Merci beaucoup Benjamin. Merci beaucoup Katheline pour cette nouvelle pour cette nouvelle chronique aussi. Une petite pour la dernière le dernier format que vous avez fait pour l'humanité sur Miraculous. Moi, je n'avais jamais regardé, ça m'a donné envie de regarder. J'ai appris plein de choses, c'était très chouette. Donc j'ai vu aussi des gens dans le chat en parler.

Donc si vous l'avez pas encore vu, foncez. Merci beaucoup à tout le monde. Merci beaucoup Loui, merci beaucoup MJda. Encore une émission dense, intense mais bon. Bah oui, ça fait presque 3h qu'on est ensemble. Je sais pas qui est dans le chat était là déjà au tout début. Il y en a qui restent 3 heur B écoutez il y a forcément ma grand-mère. Coucou mémé. Il y a peut-être ma mère aussi. Non, on va pas commencer on va pas commencer [rires] à check tout le monde. Euh merci beaucoup évidemment chat de nous avoir suivi. Vous avez été extrêmement intense mais on le savait, on se l'attendait.

On n pas tellement pu répondre à vos questions mais je sais qu'il y en a beaucoup qui ont été aussi posés par les journalistes et chroniqueurs à côté de moi. Donc j'espère que vous avez appris des choses. J'espère que ça vous a aussi formé un petit peu politiquement. On se retrouve évidemment pas le 24 décembre puisqueon sera tous en famille. On se retrouve le mois prochain, le dernier mercredi du mois pour la prochaine émission de Saira. On peut pas tout de suite vous donner les thèmes et les invités parce que en fait on les a pas encore. Euh d'ici là, portez-vous bien, passez de bonnes fêtes, abonnez-vous à l'humanité.

Je crois que je l'ai pas encore dit, on a un peu dit d'acheter le magazine donc ça fait l'affaire. Mais qu'est-ce que on invite les gens à suivre un autre à raider [rires] comme ça ? Wouh ! J'attendais que tu le plomes. Tu l'as très bien fait. On va raider ce soir. On va raider [rires] ce soir. Quoi ici ? Euh non, on va raidre la quadrature du net.

[rires] Ah oui, on va raure de net et comme on vient de parler d'IA, c'est très bien parce que pour celles ceux qui ne connaissent pas un collectif, une association, je sais pas trop quel est leur statut qui travaille globalement sur la technologie et surtout sur l'utilisation politique qu'on en fait, qui travaille beaucoup sur l'IA depuis très longtemps. Ils font du gros taf depuis très très longtemps. Ouais, ils font du gros taf. Je me rappelle notamment sur la vidéo algorithmique pendant le JOI et tout. Euh si vous si vous les connaissez pas euh et ben écoutez euh allez les voir, soyez sympa avec eux, dites dites-leur bonjour, expliquez euh d'où vous venez, ce qu'on a fait ensemble.

Sinon, on se retrouve le mois prochain euh et puis sur des petits streams un peu plus ponctuellement sur la chaîne Twitch de l'humanité. Passez de bonnes fêtes et puis voilà. Bonne fête. S'il vous plaît, dites-leur alors les jeunes, ça ride ? [rires] Nouz pas de Et évidemment on se sub, on s'abonne à l'humanité et vous savez Salut. Salut. Salut. Salut.