#DécryptageFi - Citoyens des quartiers populaires, les fantômes de la République
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 47 %Attaque 37 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quel est le rôle de la France insoumise pour mutualiser ses moyens juridiques pour aider les jeunes des quartiers populaires ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Comment renverser la tendance de la novlangue autour des quartiers populaires ?
- 8:00OuverteRéponse directe
La précarité ne pose-t-elle pas la question de mélanger les classes sociales ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quand les mairies entendront-elles les habitants au lieu de les conduire à financer eux-mêmes des actions ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:30eric_coquerelFait
« il ya eu 1 on a été assisté avec manon et et soutenir des jeunes qui d'epinay qui attaquent l'état pour contrôles au faciès »
- 17:00aia_diakiteFait
« je me souviens d'une phrase c'est je te rends compte que depuis qu'on est au lycée et 25 ans j'ai jamais eu un boulot stable »
- 7:00inconnuFait
« il faut renforcer la loi sru dont entre parenthèses la dernière loi élan qui a été voté elles valent à torpiller en partie »
- 9:00inconnuFait
« le grand paris c'est un projet qui vise à faire en sorte que tout ce qu'on appelait avant la ceinture rouge pour aller vite soit soit balayée que la population change »
- 11:00inconnuFait
« on a un pied dans les institutions mordant et on a un pied dans la révolution citoyenne »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
eh bien bon soir pour cette nouvelle édition de décryptage une émission qui se posent des questions d'abord et puis qui essaie d'y répondre ensuite et d'ailleurs j'en profite tout de suite avant que j'oublie pour vous dire que comme c'est une émission en direct et bien vous pouvez parfaitement poser vos questions maintenant en tout cas au cours de l'émission et on essaiera d'y répondre tous ensemble quand maxime viendra me faire signer alors aujourd'hui nous allons évoquer des questions plutôt sensible et importante et même centrale mais avant ça je voudrais qu'on se souvienne de ce qui s'est passé là dans les dernières semaine dernière la semaine dernière pour tout dire et évoqué juste la question de certaines violences institutionnelles qui s'est abattu cette fois ci et bien sûr nous sur la france un sou lisent sur le parti de gauche sur donc eric est aux siens un responsable et l'art présent je ferai le tour de table bien sûr tout à l'heure mais vous dire que cette violence institutes institutionnels qu'on a subi absolument tout c'est de manière cinglante est fulgurante et bien c'est aussi une violence qui s'abat de manière très régulière très quotidienne précisément sur les habitants des quartiers populaires dont on va parler aujourd'hui donc juste voilà dire que de temps en temps et bien on se rend compte aussi même quand on est dans paris parce qu'ici c'est paris c'est pas un quartier populaire à priori mais néanmoins cette violence là eh bien elle peut s'abattre finalement à peu près partout mais certains sont quand même on va dire plus concernés que d'autres et plus souvent que d'autres donc aujourd'hui et comme si d'ailleurs c'était à peu près le seul moyen que la république avait de s'adresser à à ces personnes un peu comme s'il y avait une distinction différence de traitement bon aujourd'hui on va parler de ses citoyens citoyennes des quartiers populaires sur une idée originale de pascal troadec avec ce titre là qui fait un peu froid dans le dos qui s'appelle les fantômes de la république parce que il y a autour justement des personnes je parle pas des quartiers je parle des personnes qui habitent dans les quartiers populaires il ya une espèce de de halo qui crée une sorte d' éloignement comme si ces personnes n'étaient pas parties prenantes de la société d'un calendrier de la république en général et c'est aussi ça qu'on va qu'on va essayer de démêler c'est de comprendre avec le rappel d'un élément récent qui est bien le fameux plan borloo qui est tombé à l'eau et qui justement pourtant avait quand même le mérite de poser la question en termes institutionnels aussi et bien du sort que l'on devrait faire ou quartiers populaires ou que l'état en tout cas devrait faire au quartier populaire et on a vu ce qui s'est passé rien donc jusqu'à présent les seuls dernière évocation des quartiers populaires étaient toujours dramatique ou guerrière puisque le nouveau ministre de l'intérieur la castaner et commençait à parler en disant ah ben voilà on va repartir à la conquête des quartiers populaires comme si et bien voilà c'était un autre territoire à conquérir sous-entendu 100 m bon donc là évidemment on va pouvoir questionner ces questions c'est ces éléments est aussi se demander que faire et précisément il ya des initiatives et bien qu'ils sont multiples et une initiative en particulier dont on va parler au cours de cette émission qui sont ces fameuses rencontres nationales des quartiers populaires qui vont avoir lieu dans trois semaines mais bon on s'y prend à l'avancé parce qu'on voudrait que ce soit aussi un processus participatif mais si des gens ne diront bien mieux que moi alors justement qui sont ses camarades qui sont là bon à ma droite reconnaissait eric coquerel député de la france insoumise et puis pas de n'importe où quartiers populaires aussi 93 donc député de seine saint denis qui nous fait la gentillesse de venir malgré les manceaux d'activité qui doit avoir le plaisir il a pas de migros est un plaisir il dit que c'est un plaisir donc moi aussi c'est un plaisir de te recevoir ben vraiment puisse bon tu vas pouvoir nous éclairer sur sur ces questions que tu connais bien ensuite l'idée originale c'était pascal troadec gelé déjà cités parce qu'elle troadec qui est kaeppelin de casquettes et tout aussi pertinentes les unes que les autres pour parler de ce dont on va parler puisque il aurait bien besoin d'une casquette parce que eh bien tu es adjoint au maire de la ville de grigny parti populaire s'il en est et spécialistes enfin affecté à la culture donc bon il ya aussi on voit bien aussi une vie culturelle dans les quartiers populaires donc on va peut-être pouvoir aussi en parler comme ça mais par ailleurs il se trouve que tu es aussi militant de la france insoumise et que tu es con animateurs du livre est consacrée au quartier populaire d'un des 40 livret qui accompagne le programme l'avenir en commun ce qui fait que bon on peut le dire la france soumise c'est quand même pour chez sur la question oui contrairement danseurs et oui et depuis l'élection présidentielle et il a une co animatrice coanimatrice de livrets qui est manon montmirel mais qui se trouve être aussi envoyer des liens partout ici qui se trouve être aussi l'assistante parlementaire d'eric voilà donc les 11 autres est la suppléante à l'élection j'avais oublié ah oui oui c'est pareil un violoniste avait débuté oui bon et donc merci maintenant puis par ailleurs t co organisatrice qu alors attends me dis que le macro ou micro marche pas parce qu'il n'a pas été allumés mais peut-être que tu peux l'allumé gala ça marche la marche super bon mais de toute façon je fais d'abord le tour de table et après vous prendrai la parole les uns et les autres et donc manon tué co organisatrice de ces rencontres nationales là donc tu vas pouvoir nous donner un point de vue interne n'est ce pas sur cet événement très importante qui n'est pas qu'un évènement france insoumise vous le dire aussi mais je pense que tu t'occupes rade de le préciser à ta gauche aïe aïe aïe à diakité touré qui est présidente d'une association qui s'appelle réveille toi ce qui est assez mystérieux et en même temps très alléchant puisque on se pose la question de savoir quel type d'association je pense que il faut le dire aussi si tu es habitants de la grande borne à grigny depuis toujours bon donc voilà il n'y a pas meilleur témoin que quelqu'un m'a qui vit et puis qui peut en parler et qui prend la parole en particulier puisque être président et militant associatif c'est une manière aussi de s'exprimer publiquement dans la république donc voilà on fera le le le tour de table fini le tour de table tout de suite avant qu'on puisse commencer le débat et enfin sabrina mabrouk alors toi tu es ma voisine pas seulement ici mais dans la vie puisque bon moi j'habite à sainte geneviève des bois mais toi tu habites à brétigny donc nous sommes voisine et tu es donc tu m'as dit que tu avais grandi dans un quartier populaire intra muros partie paris intra muros dans le 19e mais que maintenant m'a tellement lieu jardin comme moi et est tué par ailleurs c'est pour ça que tu es là aussi tu as un regard un peu particulier justement sur les quartiers qui la question le regard féministe finalement puisque tu es qu tu participes du copilote finalement du collectif noutnoute août qui est un collectif qui s'est formée relativement récemment dans la foulée du mouvement mitu pas où ça n'a rien à voir tous d'accord après la grande manifestation du mans ouest et plus concrètement avec ce collectif qui sait au fur et à mesure mais plus de bien plus de 600 fans qui ont signé dans ma tête c'est 48 inscrits sur la mède à caution comme ça oui on va en parler bien sûr c'est à dire que laon ont fait délibérément la connexion entre les vendeurs la question sociale qui est posée par les quartiers populaires et la question féministe qui est aussi évidemment une question sociale structurantes et qui pousse donc voilà je fais pas tout le truc parce que si si j'ai eu des mains là je m'arrête pas bon alors pascal qu'est ce que tu nous dirait de cette histoire là et toi jéjé jeté le pavé dans la mare foyer pour ne pas dire autre chose au sujet du plan borloo veut pas dire ce que tu en penses mais donc comment t'es venu finalement cette idée là de deux d'attirer l'attention de nos téléspectateurs là sur la question des quartiers populaires et outre le fait que il ya aussi cette rencontre ces rencontres qui vont avoir lieu après tous et pas seulement parce qu'il ya des rencontres c'est parce que la question des quartiers populaires elle pose la question sociale dans ce pays la question républicaine que je veux dire d'ailleurs parce que on a lors de la campagne présidentielle était probablement une des seules équipes de campagne qui avons vraiment travaillé sur la question des quartiers populaires à l'époque et lorsqu'on a vu arriver quelques mois après en fin en 2017 le plan borloo on y a un an à peu près de l'appel de grigny qui avait lancé le travail autour du plan borloo on s'est dit bon bah voilà il ya peut-être quelque chose qui au moins a été entendu dans cette danse combat qu'on avait mené lors de l'élection présidentielle et un certain nombre d'associations et d'élus locaux et de partenaires un ticket ciel de l'éducation nationale de la santé etc qui ont participé à neuf mois très de travail avec cette rassembleur cette rencontre tout autour de la france sur les nationales différentes thématiques tueur santé éducation etc qui sont les problématiques qu'ils sont rencontrés souvent au quartier et puis on a eu la annonces du président de la république au sortir de ces neuf mois de travail depuis l'annnonce massa était circulez ya rien à voir d'où d'ailleurs un peu le titre les fantômes de la république ouais c'est que dans les fantômes tu as deux aspects tu as ta ce qu'on ne voit pas et souvent les habitants des quartiers populaires on a le sentiment que la république ne les voit pas et puis tu as une deuxième le deuxième rentrée par rapport aux fantômes de la république c'est qu'on accorde le sentiment que dans l'histoire de la république la question des quartiers populaires et des populations donc mixte diverses issues pour une part dominique a sion et c'est qui qui habite c'est un peu des fantômes de la république au niveau de politiques discriminatoires qui sont qui sont menées depuis fort longtemps où est donc tu as fais pas y compris dans son introduction sur le fait qu'effectivement ce qui est arrivé la semaine dernière sur le champ politique à la france a soumise est un élément qui arrive malheureusement très souvent dans les quartiers populaires c'est-à-dire d'une violence institutionnelle et que la cette violence institutionnelle les quartiers elle est devenue depuis deux ans une violence d'une criminalisation des luttes tous ces mouvements sociaux et leur répression il y avait beaucoup de blessés et maintenant on a le sentiment qu'elle franchit une nouvelle étape avec une criminalisation de l'action politique donc encore une forme de violence institutionnelle donc pour répondre à ta question c'est précisément pas grand chose malheureusement dû du rapport borloo si ce n'est un énième sentiment d'avoir été floués pour réaliser ce qu'ils ont encore eu un peu d'espoir dans ce projet le plan borloo ou c'est ça vous dit quelque chose est ce que est ce que par exemple la question de ceux de cette initiative la qui était une initiative à grand renfort voilà deux comme comme d'habitude a quand même a quand même su faire naître quelques espoirs ou pas certes vous vous prenez comme en bas toi qui est responsable politique deux quartiers populaires enfin issus de quartiers populaires et commencé comment c'est reçu parce que moi je sais un peu comment ça se passe dans 91 mais est-ce que c'est pareil par exemple je n'ai pas l'impression enfin comme ça en fait le plan barre pour l'eau déjà ça a été un feu de paille c'était très loin entre autres le mans où il est publié oui et moment où ont réagi en envoyant sort du billet tsahal est vrai quoi nous trois semaines maximum mais l'élaboration qui avait eu avant elle a été long oui mais oui d'accord mais j'ai pas trop franchement j'ai pas l'impression que son élaboration est bouleversé la vie des quartiers populaires et que c était un cadre participatif elle demande donc voilà mais faites moi je pense que je trouve intéressant dans la fin de parents pouvaient contester plusieurs semaines en fait il y avait quand même une idée force qu'on retrouve d'ailleurs dans l'appel de tous les parlementaires quelle que soit leur couleur politique que nous avons faits sur la cen sad c'est qu'il y avait une idée force c'est qu'il ya des territoires dans la république non pas qu'il faut reconquérir ces mots que tu as cité de colomb tout à leur reconquête républicaine mais qui sait castanet à 1 je crois non séquence économique il ya un an par le premier qui lancent ah oui parce que castaner la reprise lille a repris mais que l'on ces derniers ces derniers attendant la mise à taza a été justement par les deux rencontres ont également comme tu le dis bon là il ya le caractère on va reconquérir et d'ailleurs on sait que dans les feuilles de route des bacs yvonne on parle de reconquérir le terrain où il ya quelque chose qui est terriblement terriblement guerrier enfin je dirais la prison romaine la guerre en élite et classes populaires pensez pas de vous classes populaires classe dangereuse celle du xixième siècle mais j'ai trouvé intéressant le prolonger revient comme notre appel de tous les parlementaires c'est le fait qu'il ya des aujourd'hui des quartiers des villes des mêmes des départements qui envers lesquels le pays [Musique] ne fait pas son devoir républicain pour aller vite quoi l'égalité n'existe pas de fait l'égalité n'existe pas et alors ce qui est la caractéristique moi des fois qu'on parle des rencontres des quartiers populaires des fois les gens vous met d'accord les quartiers populaires c'est pas seulement c'est pas seulement les sites et les immeubles etc c'est vrai par exemple des zones rurales qui sont des cartes scolaires par contre je crois qu'il ya quand même une particularité si on arrivait à le définir c'est que toutes les inégalités toutes les inégalités et discriminations si support paix reposant longtemps c'est pas pour rien les hawks et les thèmes que l'on prie pour les rencontres inégalités spatiales en termes d'aménagement du territoire de droit la ville de droit aux loisirs de droit la culture esterra inégalités sociales tout montre que les chiffres du chômage de la précarité sont bien plus fortes et quelque part la réponse que mc ren a fait finalement à nouveau plan borloo c'est sa fameuse phrase des présidentielles vaut mieux le berck dealer ça montre bien l'avenir qu'ils imaginent pour pour les jeunes des quartiers et puis inégalités en termes d'accès au droit toutes les inégalités liées lle ligue élite et raciales entre guillemets les inégalités sur religion supposée religion tout ce qu'on connaît qui se traduisent par des violences policières là c'est deux semaines je termine là dessus bref il ya eu 1 on a été assisté avec manon et et soutenir des jeunes qui d'epinay qui attaquent l'état pour contrôles au faciès donc c'est extrêmement intéressant et important parce que si l'état se fait condamner ça fera la deuxième fois cette année reconnaissance dans son le faciès à cause de la casa nations en angola mais là cela en plus il ya des éléments qui sera joue et mais ça c'est un quotidien mais c'est les gens se rendent pas compte parce qu'elle parlait de ce que nous on vient de vivre mais c'est un quotidien pour des centaines de milliers de personnes dans notre pays parce qu'ils ont une couleur de peau qui n'est pas la même que la couleur de peau majoritaire c'est ça la réalité et donc ça c'est quelque part insupportable voilà c'est ça je pense que le plan borloo comme il y avait des choses où il traduisait malheureusement macron vivement à balayer tout ça en expliquant finalement le seul à dire pour les quartiers plus là c'est de devenir des zones franches d un endroit où on va faire du commerce alors on va faire du commerce et puis on va on va permettre aux gens de s'en sortir en sortant de toutes les règles sociales et en exerce en exaspérer en exagérant le chacun pour soi voilà un peu comment je vois les choses par rapport au plan beau mais c'est pas mal parce que ça il est quand même un peu les consciences a fait réfléchir ou aya peut-être tu as une réaction or l'eau mais j'ai l'impression que c'était comme si on fait des mon mariage était pas invitée au mariage [Rires] ça a commencé à émerger on le regardait de loin et finalement l'impact heures parce que au final ils ont regardé vite fait et puis ils ont mis de côté ça c'est le quotidien des gens des quartiers c'est qu'ils sont un peu exaspéré en fait on est fatigué on a marre de voir chaque année à chaque nouveau président une idée lumineuse et finalement l'idée bas on n'est pas concerné où il invite de trois personnes soit disant des quartiers populaires nous on ne voit pas en tout cas et ils font une espèce de grand banquet on n'est pas invités qui au final s'est passé ce qui s'est passé en sait que le plan borloo on n'entend plus parler aujourd'hui donc c'est ça en fait c'est que à un moment donné on est aussi fatigués nous d'entendre des politiques avoir des discours sur nous mais sans nous en fait et si on veut un vrai travail de fond bas il faut aller au coeur des quartiers comme comme parce qu'elle le fait comme vous le faites moi quand je vois des députés qui sont au marché avec nous dans le quartier lille à cela on parle du travail de terrain là on parle vraiment de de politique au sens noble du terme quoi être une vraie dame là la politesse être près du près des gens et sonder un peu ce qui se passe pour en référer et et rendre rendre compte dans les plus hautes sphères mais quand on voit des politiques qui parlent de nous sans nous moi je ça ne m'intéresse plus en fait je préfère travailler les gens qui sont sur le terrain les gens qui ont des vraies choses à apporter des vraies choses à dire mais ce qu'ils sont et qui resteront surtout ce n'est pas ce qu'ils sont c'est le fait de rester en haut de ne pas faire la navette entre la base et le sommet ça m'intéresse plus et du coup le plan borloo j'en ai entendu parler j'ai vu des gens que je connaissais qui étaient autour de la table mais aujourd'hui même n'ont pas plu c'est à dire que pour ce plan là par exemple est-ce que tu avais été sollicité comme actrice voilà de la vie sociale de cadence d'un quartier populaire a été sollicité je pas il ya eu des solutions oui il ya des gens que je connais qui ont été sortis directement qui m'ont invité mais cela peut intéresser vraiment on n'a pas intéressé parce que depuis un moment je suis aussi en lien avec la préfecture donc le préfet bêta et que c'est le même discours et que c'est pas très intéressant et je préfère être sur le terrain où se trouvaient des propositions on a eu des appels du pied mais ça m'intéresse vraiment être donc ce qui t'intéresse pas ces deux d'être un relais factice en fait entre les institutions enfin l'état et les quartiers sachant que de toute façon il n'y a aucune proposition qu'il fait ni dans un sens d'une dans l'aude a eu enfin y'a même pas c'est pas une vraie communication qua non c'est pas une vraie communication j'ai eu des expériences que j'ai gardé pour moi jusqu'à présent mais non quand on est dans le bureau du préfet qu'on en connaît discours je préfère vraiment être sur le terrain bon au charbon ouais ouais ouais que d'être dans un bureau bien habillé prendre deux trois photos et les c'est pas ça la réalité la réalité qu'on sait pas ça c'est vraiment les gens ils sont en souffrance dans les quartiers les gens ils vivent et subissent des choses tous les jours prendre deux trois photos les mettre dans le journal pour monte c'est pas ça la réalité est vraiment vous parler vraiment des dés de plusieurs facteurs dans les quartiers il ya plusieurs facteurs de de souffrance il ya pire discrimination c'est pas seulement un problème de d'accès au droit c'est pas seulement un problème tout ça c'est tout ses global et emmener les gens n'en peuvent plus parce qu'il ya trop en fait il ya trop il ya trop de dysfonctionnements cette zone surtout dès qu'on en fait beaucoup de choses et comme pour l'un part je vis dans les quartiers populaires j'y travaille aussi le travailleur social qui travaillent en seine saint denis intensément et pendant plusieurs années et du coup quand je fais le bilan de tout ça je me dis quand même il ya quand même beaucoup de choses à faire et à quel moment les politiques mettent mettre les mains dans le cambouis dans le cambouis quoi effectivement quand pascal m'a sollicité pour fameux périple ça va tourner parce que c'était la première fois que j'entends les ce genre de choses voire fois qu'un parti politique qui n'est même pas encore adam c'est quoi le fameux périple en cours raconté à venir en contre bas du fait qu'il fasse un peu le tour de france moi c'est une caravane ouais c'est ça mais c'était ça l'esprit du coup ça m'a ça m'a fait plaisir de enfin un parti politique s'est donné un peu les moyens écouter écouter des gens et ça ça fait aussi du bien ça faisait du bien ou oui juste rajouter quelque chose c'est que aujourd'hui des personnes qui vivent dans ces quartiers sont abandonnés par politiques qui ont aggravé les choses non seulement elles sont abandonnées mais eux mêmes abandonné politique c'est à dire qu' il ya des politiques qui viennent y est même allé rencontrer les intéressant pour toi et pourtant ils font de la politique parce que juste mais oui c'est la paix la politique dans les quartiers n avait extrêmement présents lé parce que sa forme électorale c'est ça c'est quand les associations le maillage associatif il est hyper puissant les quartiers culturellement à ceux ci sportivement dans le soutien scolaire dans l'éducation à l'environnement dans les amicales de locataires c'est vraiment des grandes puissances mais c'est à des réseaux qui se structure comme le dit zahia dans la réalité de terrain et qu'on a abandonné sur électorale uniquement des élections c'est d'abord nous notre rôle de partis politiques à un moment donné de de permettre que tout le travail qui est mené localement il ne soit pas juste confiné localement mais c'est un peu comme si on avait abandonné l'idée de la représentation en fait ne crois pas chine qui si on n'est pas représenté donc quand on est des quartiers on n'est pas représenté donc qu'est-ce qu'on va aller jouer le jeu d'aller lire des gens pour une représentation qui n'existe plus en fait donc il ya peut-être aussi ce sentiment la fin de cette réponse du berger à la bergère coque et dire oui ok bah se débrouiller en fait qu'est ce tu peux en dire oui mais justement je voulais rebondir sur ce que disait iia sur le fait de mettre les mains dans le cambouis en fait en fait avec ces rencontres nationales des quartiers populaires et toute la campagne en un nom c'est vraiment dans cette dynamique qu'on voulait s'inscrire et comme tu le disais charlotte s'est proposé par à la france insoumise le proposer très important parce qu'on veut faire appel à tout un tissu associatif à des acteurs de terrain comme tu disais justement tout à l'heure et aussi pour revenir par rapport à ce que disait eric juste sur la question des trois jeunes d'epinay qui qui donc et qui était en procès lundi il ya m slim ben achour leur abonnement ya des choses très importantes c'est une question de normes en fait c'est pas qu'ils ne représentent pas la majorité c'est que la société les exclus d'une certaine norme c'est à dire que on va aller cristallisé dans une façon d'être c'est à dire en gros aux noirs et arabes est égale sauvage terroristes trafic de drogue voilà et on ne laissera aucune chance de s'épanouir c'est à dire que sans arrêt ils vont se sentir sous citoyens c'est pas qu'ils le sont mais la société les fait se sentir comme tel en fait et c'est vrai que moi pendant la campagne législative je me suis rendu compte que comme c'était dit tout à l'heure il ya le confiance qu'elle était totalement mais c'est en fait massacrer par le clientélisme et les campagnes utilitaire quoi c'est à dire que plein de fois on nous disait ah oui vous faites comme les autres vous venez apprendre vous reverra plus voilà tous ont fait ça quand on a besoin de nous voir alors là par contre on sait je cherche et là on vous voit exactement c'est ça et en fait c'est tous ces constats et également de rencontres locales qu'on avait faite au mois de juillet avec eric à la plaine saint denis où il y avait au moins une vingtaine de jeunes qui étaient là dans un square où il y avait des violences policières les deux thèmes qui revenait effectivement c'était le rapport police population mais c'était vraiment des témoignages dingue c'est à dire la police comporte comme un gang dont ses gants contre gang leur rapport donc au pouvoir puisque leurs premiers liens avec le pouvoir c'est via la police c'est avec l'état donc c'est assez grave en fait et ensuite les études parcours sup mais ça m'a aussi attendait pas du tout il en mois de juin juillet à 8 ans mais voilà un qui disait je suis très fort en sciences mais on en voit faire arts et spectacles des témoignages comme ça à saint-ouen également c'était et des témoignages encore différent on s'est dit tiens c'est drôle parce que dans la circonscription saint thois la plaine saint denis ce qu'on fait la même initiative et ce sont des thèmes différents qui sont abordés à certains c'est plutôt trafic de drogue racisme amont dans le coeur de en fait c'est à dire parce que les jeunes expriment est comme ressenti il n'avait pas prononcé le mot racisme et finalement à saint-ouen c'était beaucoup plus dans la théorie c'est très intéressant et là on s'est dit on veut faire des rencontres nationales des quartiers populaires mais en amont il faudrait faire une campagne pousser même si c'était déjà le cas avant effectivement les groupes d'action en immense à ceux de marseille c'est à dire les invités à faire des initiatives dans des quartiers populaires où me rencontrer les gens est présent et faire remonter aussi des avis des propositions qui peuvent être différentes et qui vont nous permettre à nous de nous rire et d'enrichir la composition de notre journée du 18 novembre le 18 novembre à l'espace lumière à l'épiné sur scène bravo bravo mais elle met mais sa réponse est un peu à ce que exprimé il ya au sujet de la cette espèce de demain quoi de véritables relations en fête ou là ce que ce que tu expliques c'est que la construction de ces rencontres elle est lll comment dire elle s'accroche précisément à ce qui peut venir des quartiers et de ce que les gens nous voilà c'est pas c'est pas à trous coup on arrive avec les recettes voilà les zones franches les matches ils sont sans cesse que tu voulais intervenir ouais moi je voulais juste a ajouté deux choses donc nous est venue cette idée test histoire c'était justement le fait que quand on a fait campagne s'articule dakar il a donc fait un sur le rapport c'est l'invité surprise on espérait donc je ne dis même pas ce que tu attends maintenant on s'est aperçu une chose alors il y avait il y avait quand même quelque chose d'encourageant la campagne qu'on a fait c'est que quand denis ont discuté du trac les gens disent ah non non pas de tracts mais discret pour qui on est candidat de mélenchon la salle est la salle et là on s'est dit tiens il s'est passé quelque chose mais ce qui était impressionnant c'est qu'il y avait 1 2 3 4 5 sur 10 qui me disent ah et puis y en avait trois qu'ils soient s'étaient pas inscrits soit s'est abstenu ou et moi ce que je me suis dit à ce moment-là c'est une fille pour aller vite et 600000 voile sont là elles sont dans la nouvelle france elles sont les classes populaires d'aujourd'hui qui le plus naturellement web on a voté pour nous c'était premier et le deuxième constat que je suis fait c'est un peu et là où on nous on en porte encore l'héritage me suis jetée on veut le changer c'est qu'il ya une rupture entre la gauche et ses classes populaires la réflexion je m'étais fait qu on a lancé ça aux amphis palais d'alise en finalisant la mise en finale j'avais dit quelque chose qu'il avait un peu fait réagir la salle j'avais dit on est tous blonds on est tous blancs ouais il s'est enfin nos partis sont tous blancs à quelques détails près c'est vrai on est d'accord vois ce que je veux dire arriver ainsi après je m'en excuse est d'accord et dont il ya comme un souci que nous ne représentons pas et ça depuis l'art d'aujourd'hui et troisièmement à partir de là effectivement le constat c'était de se dire c'est pas possible qu'on revienne dans cinq ans devant dans les votes donc il ya deux gros deux solutions pour ça la première comme là c'était le mécanisme des rencontres en acceptant l'idée qu'on vient pas sur un terrain où il n'y a rien ça c'est fondamental qui vont toutes les rencontres locales qu'on l'ait fait en effet en association avec des associations hier j'étais à nanterre au milieu des tours on l'a fait des associations donc à chaque fois c'est les rencontres lequel on vise pas avoir à réunir tous les militants faire non on veut les gens des quartiers à l'adage je répète là tu parles des rencontres locales qui ne cesse d'avoir à la et assez bien les dacquois là et donc hier on s'est retrouvé donc à chaque fois financer des projets différents on prend les notes d'accord ça va les propositions vont être données avant les au début des rencontres prix on va continuer à travailler en ruche et puis après il y aura des promotions on y reverra talent vite mais ce que je veux continuer à dire c'est d'abord un première condition ne pas dire qu'on vient dans un terrain où on est des curés rouge qu'ils n'ont dire la vérité il ya des choses dans les quartiers c'est pas les choses auxquelles on est habitué il ya des choses deuxième chose allait soutenir la lutte du quartier ça ça moi ça m'a frappé pour la campagne moi j'ai switché un moment donné donc dans mon esprit c'était au moment j'étais à un rassemblement à bobigny pour théo il a j'ai vu quelque chose j'ai dû 3000 personnes sur et qu'ils se donnaient tous la parole c'est marrant ça va rappeler je n'ai pas vécu et je me suis dit tiens on dirait le meeting les images du meeting de jaurès pour la paix pré saint gervais ses textes les gens se donner la parole comme ça etc et je m'en rappelle pas ce que le soir il ya eu de la casse et j'appelle jean luc mélenchon et judy jean-luc je lui fais gaffe tu vas être interrogé sur la casse message qui s'est passé autre chose avant autre chose avant il ya 3000 personnes et pour la preuve qu'il y avait des gens comme nous qui vous soutient qui est qui on l'a donc deuxième chose il faut aller soutient les luttes parce que si on demande simplement au quartier populaire de dire routière et luttes sociales qui se déroule depuis qu'on s'intéresse pas aux luttes militants c'est normal il ya une solidarité qui se fait pas et puis troisième chose incontournable c'est pour que les gens se reconnaissent à moins de lancers l'udaf alors que les élus hier son quartier bah oui très clairement électeurs on a trois élections de suite voilà moi je pense que l'enjeu de france insoumise ça va être ça ça va être faire en sorte que les nos listes elle ressemble au quartier et on est encore loin du compte donc c'est aussi à ça que ça travaille et je le dis pour que les choses soient claires et que ça soit que chacun en ait conscience ce que je veux dire et puis dernière aspect ça servira peut-être de transition c'est quoi j'ai remarqué une chose dans les quartiers dans les associations c'est souvent les jeunes femmes et femmes en général qui font beaucoup de politiques beaucoup de politiques sont de manière plus importante que dans le reste de la société voilà ça ça m'a aussi ça m'a aussi que ça m'a aussi marqué voilà ce que je voulais dire même transition c'est soit pour aia à part ça voilà l'année après jeu qui le rendit dire là sur cette histoire de 2 parce que c'est un des thématiques qui en a voulu ce soir tout particulièrement c'est la question du féminisme dans les quartiers populaires parce que le féminisme c'est pas quelque chose qui a lieu que dans les quartiers de l'intérieur des périphériques il ya un vrai féminisme dans les quartiers et il est représentatif de la république qui sous-entend pas représentative il est représentatif au même titre que la diversité de la république c'est à dire que on peut pas penser que des causes ne sont portés que par des catégories de population de par leur sociologie de par leur origine ou de parts y compris leurs choix vestimentaires unique donc voilà le combat féministe il n'a pas de couleur il n'a pas de vêtements il n'a pas d'origine sociologique il a une un principe d'équité et de combat pour l'égalité et il est extrêmement puissant c'est ce que disait eric les femmes dans les quartiers populaires sont probablement celle je m'en excuse auprès des garçons ils sont juste au 6 mai mais ce sont elles qui tienne l'activité sociale dans les quartiers il ya et ce qui est ce qu'il ya une dimension féministe dans l'association que tu président ou pas ces officiers le monde le voit donc on était pascal qui le dit régulièrement parce que justement le féminisme c'est quelque chose qui me parlaient pas où un campement le voyez des grandes féministe entre guillemets à la télé bell n'avait pas mon allure déjà et il y avait un rêve quelque chose de rejeter un peu les les féministes qui n'était pas comme elle par exemple on ne peut pas être féministe et être musulmane par exemple donc moi je dis donc je pas féministe donc ce que je fais c'est aux autres parce qu'on veut aller n'est que c'est ça se faisait pas ce que c'est un gars normal mais en même temps j'étais pas complexés je me suis dit bon si c'est pas les ti cats sujet ça me va très bien effectivement on a créé une association agrée ni en 2013 on est parti d'un constat simple c'est que les filles quartier on ne les voyait pas donc moi je travaillais pendant les vacances en tant qu'animatrice puis mes 17 ans jusqu'à 25 ans en école non dans les quartiers dont le quartier aucun le quartier et je voyais pas les filles en fait ouais bon je comprenais pas moi c'était parce que j'ai travaillé qu'avec des bons voilà que dès que des garçons ils activités que pour les garçons les sorties que pour les garçons non vous donner c'est bien beau mais je sais qu'il ya des filles j'ai grandi avec ses villas ou sont-elles donc on a commencé par une réunion semble chez moi j'habite et une quinzaine d'amis d'enfance et je leur ai posé la question de pourquoi elle venait pas pourquoi m on a commencé comme ça et chacun de ses idées ces raisons moi je viens pas parce que y'a rien pour les filles moi je n'y vais pas je me reconnais pas dans la maison de quartier il ya que des garçons et là on a dit non c'est pas possible de ne pas habiter dans une ville et ne pas profiter de la préfecture de la ville que sa sportive culturelle geste est pas possible c'est vraiment pas possible du coup on s'est réuni chacune à donner ses idées et de fil en aiguille première réunion l'été 15 nous aimerions l'été 35 dans l'appartement mais je me suis dit moi on va commencer à s'organiser afin qu'une association en novembre 2013 et le but c'est que qu'elle prenne en main vraiment les projets qui à le mettre en place du début à la fin voulant disent pas ça c'est mieux pour toi tu devrais faire ça vraiment si elle veut le faire une sortie je sais pas moi en angleterre et danse organise on travaille le projet et elles vont en angleterre c'est le terreau une sortie à paris le soir et belz organes on s'organise elles font une sortie et là il ya quelque chose qui ne s'est vraiment la volonté d'un groupe de jeunes filles de dire aujourd'hui c'est nous ça suffit les garçons dans les captures quoi tous ces lotos et on se retrouvait à faire des soirées de gala on se retrouve à 200 sans communication sans publicité deux cents personnes 200 personnes ne sont finis non il y avait 200 personnes dac parce que c'est pas une option qu'il organise par contre les bénéfices des ventes de gâteaux c'est pour elle c'est pour leur élection mais les actions d'invités avec habiba pascal a plusieurs fois participé à nos actions non c'est ouvert à tous mais pour une fois c'est elle qui était vraiment au centre de du projet et ça ça fait du bien de pas de ça fait du bien qu'on arrête de prendre leur place en fait si elles veulent quelque chose elles s'organisent elles le font elles mêmes ou même mois au final je me mettais côté je les laissais faire leurs réunions et les laisser vraiment s'organiser et du coup bah on et de fil en aiguille on a créé une association comme ça réveille toi l'acier en pause parce que j'ai eu un petit ya pas longtemps petit garçon avait longtemps mais sinon franchement c'est quelque chose de bien parce que c'est des filles ici de toutes origines même sociale parce que du coup il ya des filles de paris qui participe de différents départements vraiment c je vous inviterai la prochaine abba avec ses antennes et à l'arrivée c'est sûr tu es féministe et je peux plus compact qu'elles soient inquiets mais ton combat de chaque fête de la naissance jusqu'à montre vieillesse c'est un combat ouais on pourra avoir un débat là-dessus moi je suis pas sûre que toutes les femmes sont féministes et de la même manière il ya les hommes féministes et des femmes qui ne sont pas familiers c'est beau voilà bien ce qu'on est vraiment juste maman à sa saison et donc après on s'engage on peut s'engager dans une association de s'engager dans une association afin de s'engager à limiter sur des sujets bien précis mais en tout cas la place des femmes dans les quartiers populaires les inévitables essentiel et grâce à ça on peut arriver à faire bouger des lignes à faire bouger des choses nos enfants pour nos frères pour nous c'est donc finalement ça contribue à un cercle féminisme on va dire pas pas forcément revendiqué mais en tout cas qui fait de fait partie d'une d'une forme de lutte aussi à l'intérieur du quartier ça contribue à politiser aussi l'action quelle qu'elle soit même si c'est une action on va dire purement social au départ ça devient une action politique parce que il ya une logique d'implication et de voilà de rééquilibrage et d'émancipation du talent mais elle commence donc au passage c'est une lutte politique en fait je vais pousser le bouchon un peu plus loin c'est inconsciemment qu'on se bat aussi contre le patriarcat c1 c'est inconsciemment mais on le fait parce que là l'homme et président tu dis on sait qu'ils les femmes en vue l'état en général moi c'est très conscient mais notre honneur rare car tu veux dire il suffit de le lire en fête après on rend explicite aussi les raisons pour lesquelles on est étonné pour comprennent bien le patriarcat c'est vraiment c'est un combat qu'on mène tous les jours c'est à dire que aujourd'hui le système social ouais le système social fait que l'homme et tommy présent partout alors dans les politiques bien évidemment tu veux nous on voit tout le temps mais dans une société dans une entreprise quand une femme rentre dans une entreprise et qu'elle a une un poste à responsabilité elle doit travailler deux fois trois fois plus que son homologue masculin et ça c'est ses épaules et alors la bombe était encore une chose mais c'est mais tout à fait on lutte aussi contre ça c'est vrai quand on cherche à avoir une égalité parfaite des salaires entre les hommes et des femmes ont fait le même travail ont produit la même chose pourquoi on est payé moins que les hommes et c'est encore le cas dans beaucoup de sociétés et le collectif nous toute la 90e minute aussi au delà du fait que tu aies par ailleurs militant de france info min était candidate aux législatives aussi non pardon j'ai une je suis militant activement les candidatures tout ce qu'on a aimé dans le collectif tu tues comment ils organisent et est ce que c'est un truc nationale est ce que c'est quelque chose qui a des ramifications un petit peu partout enfin tu dis qu'il ya 600 personnes à leur 606 personnes habitations six personnalités lionel messi leo pour contourner ces niveaux national et ça consiste en quoi est ce que c'est de l'agit-prop est ce que c'est une éducation populaire est ce que pour le moment l'objectif c'est notamment cette marche tout à fait 24 novembre m oui alors là l'objectif pour nous c'est effectivement d'organiser cette grande marche de base pourquoi parce que là on est à un tournant avec ce gouvernement quand même avec la loi qui est passé sur sur les violences sexistes et sexuelles on a avancé d'un pas on a reculé de 2 les associations n'ont pas été entendus fin de l'été au coeur du du sujet eric et là je pense qu'à une conscientisation qu'il fallait vraiment poser et se dire stop nous on met les choses à plat nous ne sommes pas d'accord avec qui est en train de se passer il faut le dire aux gens il faut informer les gens et c'est vrai que cette démarche s'inscrit dans ça et donc la marche 2 le 24 c'est vraiment ses marchés contre les violences sexistes et sexuelles parce qu'aujourd'hui la place de ces de ce problème n'est pas entendue on le voit bien au niveau du budget est ce que vous savez à peu près au niveau du budget national de l'état combien y talus et est allouée aux droits des femmes ces droits des femmes devra dès lors le droit des femmes et alors explosé 0,00 6% c'est des queues de cerises oui 0,06 ouais 0,00 6% c'est très peu et pour et c'est cet argent là ça alors à toutes ces associations mais je vous rappelle je vous rappelle que pendant les élections pendant la candidature de monsieur macron c'était vraiment son cheval de bataille pour le quinquennat oui les droits de l'homme des droits des femmes ouais alors où est l'argent on en a besoin oui l'argent comment dès lors que vous rendez vous là non mais je dirais dans des associations des associations de femmes des maisons des femmes qui sont en train de fermer le planning familial planning familial qui est délicate tout se battait pour la contraception qui est totalement importante pour nous une semaine très attention la prévention des discriminations des genres il a tout ça ça fait partie en fait de ce budget qui est des particules à me comparer à l'ampleur et les violence s'accroît les violences faites aux femmes s'accroît et notamment puisque l'on parle des quartiers populaires et notamment dans les quartiers populaires puisque les politiques qui mènent leur projet du jet précarisent les gens précarisés les quartiers populaires et la précarisation amène de la violence oui mais ça c'est pas vrai que dans le quartier vous c'est vrai partout c'est vrai dans l'est dans le milieu rural c'est vrai partout mais effectivement dans les quartiers populaires teint doré a quand même un degré au dessus au niveau de la violence par exemple mais sinon dans tout le territoire tu peux le constater qu'ils assument visibles peut-être les plus visibles dans les classes dans les quintés en moyenne et les csp + la violence faite aux femmes elle est beaucoup plus masquer tout à fait ça se passe en filtrant oui tout dans les quartiers se passe son fils n'ya pas d'hypocrisie qui masquent pas mais mais tu as raison c'est un énorme problème aujourd'hui que les violences et 117 morts depuis le début de l'année deux femmes 117 dont 110 femmes et sept hommes justes pour ceux qui penseraient que voilà il ya aussi désavoué cette sur 117 oui à sabrina effectivement nous quand on a créé la société réveille toi c'est cheap pour sortir les jeunes filles de la de londres déjà et de la précarité parce que quand on a fait ces fameux rencontre on s'est rendu compte qu'elle était présente physiquement mais qu'on les voyait pas qu'elles étaient éloignés de l'emploi pour la plupart y en a même une qui est mais je me souviens d'une phrase c'est je te rends compte que depuis qu'on est au lycée et 25 ans j'ai jamais eu un boulot stable tu te rends compte que depuis qu'on est au lycée et qui j'ai 25 ans aujourd'hui j'ai jamais en vacances et tout ça je me suis dit c'est plus que de la précarité c'est vraiment les femmes on l'aimé telle exclusion comme excuse enfin le skipper sociale il y avait tout il y avait tout et elle était vraiment est en souffrance au delà du fait que les femmes dans ces sociétés là c'est compliqué déjà l'emploi c'est compliqué le logement c'est compliqué on a fait des interventions des rencontres parce qu'elle a participé à une d'entre elles sur justement les femmes célibataires qui élèvent leurs enfants seuls encore plus compliqué effectivement les femmes avons une place dans les quartiers populaires parce que c'est ce que je connais je ne pas extrapoler qui est vraiment particulière et l'estiment de soi je pense que ça peut être un des remèdes à l'exclusion parce que pour qu'une femme puisse s'affirmer faut déjà qu'elle sache qu'elle est quelqu'un d'important et mettre la femme au coeur de du débat s'est pas seulement la flatter ou quoi c'est vraiment de lui dire tu es un être important c'est une forme de reconnaissance une forme de reconnaissance juste parce que tu es un être humain tu est important c'est pas parce que la société te fait croire que tu ne l'est pas que tu n'es pas important et à partir de là on a commencé à une fille c'est vrai importante mais c'est vrai que c'est moi qui ai fait ça oui c'est toi qui fais ça et tu peux faire autre chose et de fil en aiguille on se retrouve avec des femmes quelques années après qu'ils oui moi je veux tel projet je vais aller à tel endroit je vais étudier à quai le nantais l'école et petit à petit on se rend compte que juste donner de la valeur à une personne lui dire tu es quelqu'un d'important quoi que les gens disent sur toi ah bin là après on est parti jean avec thot c'est quand j'ai travaillé dans 93 à clichy sous bois montfermeil précisément je travaille qu'une jeune fille qui avait plusieurs elle avait vraiment tout contre elle quoi c'était une jeune fille non diplômés du 93 et jeunes mamans à 17 ans avec un compagnon violent villa c'est beaucoup quand même pour une personne c'est beaucoup et quand tu lui poser la question qu'est ce que tu veux dans la vie a dit juge juste être heureuse juste être qu'est ce qu'il faudrait pour qu'ils soient chez pas qu'on me dise que je suis bien que je vous quelque chose et ça passerait par quoi tout ça je sais pas peut-être avoir un petit diplôme un petit appartement un petit job des choses qui paraissent tellement anodine pour le commun des mortels mais jusqu'à elle elle voulait pour être heureuse c'est est ce que tout le monde en fait mais dans les quartiers populaires des choses banales cd rêve pour nous en fait avoir un cdi c'est un rêve alors que tous les gens qui vont à l'école bastide où il voit un viol un jour avoir un appartement même en a finalement c'était un rêve pour elle alors que tous les joueurs normaux entre guillemets c'est logique ils savent très bien que quand ils vont grandir ils ont ils ont un petit job un appartement pour nous tout ça c'est quand on demande à on a demandé à des lycéens du lycée clichy sous bois c'est la preuve qu'ils ne relate 5 qui me dit que quelques est ce que tu veux faire plus tard avoir un pavillon depuis quand on va voir un pavillon c'est un rêve les gens le rêve d'être astronaute grands mathématiciens je sais pas aux pâtissiers non dans les quartiers populaires et j'en rêve d'avoir un appartement ya un problème là je pense qu'il ya pour sortir là je pense qu'il ya un problème comme moi je pense qu'il ya problème merci eric tous voulaient réagir à ça ou maintenant peut-être avant de partir parce que je confie maxime qui va poser la question et non mais rapidement je trouve ça je suis extrêmement touché par le témoignage de aia et c'est vrai que oui c'est totalement sa même de ce que je peux entendre autour de moi ce qui paraît banal c'est quasiment inaccessible et ce que j'ai entendu là c'est aussi l'idée de sortir sortir du quartier en fait parce qu'il ya aussi même si le mot peut paraître violent il ya aussi un processus de ghettoïsation ça qu'on parlait de discrimination territoriale quand vous avez par exemple a pantin le nouveau écoquartier il ya un quartier défavorisé jusqu'à défavorisés juste à côté il ya aucune n'y a aucun bus qui passe entre les 2 par exemple c'est ce que ça ne communique pas les métros pareil c'est à dire que les jeunes n'auront pas forcément accès plus facilement à des vieux culturel voilà dire qu'on vous fait rester à cet endroit et le pire c'est que va parfois il ya rien comme à epinay on a vu dans certains quartiers a juste une alimentation générale et c'est tout dr sur les services publics la nuit les lumières des lampadaires s'était éteint on était dans la nuit noire à 23h minuit on voyait des jeunes femmes qui rentrait tard peut-être du travail c'est incroyable c'est déserter et entends tu restes là et je pense que c'est aussi pour ça que du coup les en gros les premiers rêves je pense ça ça touche au matériel mais c'est à dire à un côté fuite je veux partir d'ici parce que en gros ce qu'on peut appeler entre guillemets un échec moi j'aime pas trop ce mot mais ce que les gens peuvent considérer comme un échec ils vont assimilé à leur lieu de vie moi j'y arrive pas parce que j'habite là et en soit ce que est ce qu'on peut dire qu'ils ont tort quand on sait que avait il ya des écoles des établissements même les chefs d'entreprise quand ils voient votre adresse votre code postal vous prennent pas en fait ce que je voulais dire bien merci mais non oui mais tu peux parfaitement réagir et on va faire le voilà tu joues les jeux les juste en train d'écouter dans une pièce que je voulais juste une heure trois choses n'a pas chaussé que le fait ça toujours eu lieu que appartient où on est dans un lieu précaire on est dans un lieu de violence sociale les femmes en pâtissent encore plus je veux dire alors je vais pas dire c'est la fameuse phrase que je ne trompe à chaque fois enfin en gros la femme et le prolétaire du prolétaire alors je sais plus exactement qu'il ya un double peine vous maîtrisez la même idée ressasser profondément vrai il malheureusement on voyait repartir dans l'est dans l'est dans l'est il ya plus de violence les violences voies dans le nombre de morts deux jeunes de plans parce qu'ils m'ont donné une guerre des boutons elle se transforme ce qui était la guerre des boutons laveront pondre des quartiers il ya 30 40 ans qui se faisait à coups de de châtaignes joe 2 ou 2 malheureusement elle se fait avec les armes du moment mais mais c'est encore plus vrai vis-à-vis des femmes donc ça c'est une évidence pour moi je crois que toutes les bassesses acquis que je trouve extraordinaire demandant justement dans ce que font les femmes dans les quartiers populaires et à certains moments effectivement tu as raison pensant qu'elles font du féminisme mais c'est le fait de dire l'espace public nous appartient aussi l'espace public nous appartient aussi et ça c'est un combat et là c'est vrai que le fait que par ample dans certains quartiers il n'y a plus lieu de centralité les cafés ferment l'épicerie ferme la boulangerie ferme c'est tout bête hein les associations le médecin et ben e les lumières s'éteignent et ben c'est dans un moment comme ça c'est encore plus dur pour les femmes que pour les hommes on peut dire ce qu'on veut c'est l'axé la cre est encore plus drôle c'est une vraie une vraie bataille est juste je voulais qu'on se sera autre chose il ya deux choses dans les quartiers moi je remarque un il ya à la fois le fait de dire on veut s'en sortir mais il ya aussi une affection de la population au soleil pour les quartiers en tout cas moi je les veux dire que le nombre de fois opinait on voit des jeunes se battent pour leur stade pour espérer pour essayer de faire en sorte qu'ils d'hier deviennent correct et les gens sont attachés hier j'étais encore une fois je vois donner un autre élan gta dentaires les chances alors là on a un autre phénomène il faut une autre émission à jour pour en parler on parle des fantômes mais ce qui peut aussi se passer c'est que dans certains quartiers populaires de la proximité de paris on est en train de gentrification à mesure on installe des hôtels est en réalité on est en train de virer la population serbe on a le paradoxe terrible c'est que c'est pas les populations qui vont profiter on va dire d'un certain mieux à deux elles vont être virés et c'est exactement ce qui se passe à pablo picasso à nanterre le 10 ème ils vont ils vont ils vont transformer une des tours cesser les fameuses tours avec des nuages la wii ils vont transformer une des tours en hôtel de luxe c'est près de l'aréna et ils vont fermer une autre et les habitants et bah ils sont en train de se dire on va nous vivre ils ont raison c'est exactement ce qui se passe et donc ça c'est ça c'est un autre un autre constat c'est qu'il ya certains quartiers populaires aujourd'hui qui sont menacées de disparition alors on pourrait dire bah c'est mieux si on reconstruit mais non de disparition tout court avec des gens qui vont être appelés à aller toujours plus loin ça aussi c'est ce qui c'est ce qui ressort de nos rencontres locales c'est une peur là aussi dans deux tableaux dans les quartiers périphériques de paris avec un graphe processus de relégation pour ceux qui se poursuit en fait c'est le même temps j'ai pas besoin mais tout de suite on va accueillir maxime qui est ici manon tu va nous quitter et laisser sa place à fait karim attention fait a chassé croisé alors qu'arrive à vous les journalistes oui aux séries vont un petit peu le temps juste des questions et car il va vous donc toi tu es responsable du pôle vidéo pour les rencontres nationales justement des quartiers populaires c'est pour ça que on s'est dit que manon pouvait laisser la place aussi parce que vous avez les mains dans la même le même projet qui consiste donc à organiser et en fait à rendre compte aussi de ces rencontres est donc d'où l'importance aussi d'un pôle vidéo j'imagine parce que il faut aussi et bien communiqué enfin papa seulement communiquer pour faire des images mais raconter l'histoire de ces rencontres là j'imagine que tu participes directement à ça quand on participe pas à ça que l'ensemble de l'équipe opérationnelle des rencontres nationales donc on a déjà fait deux films de petits films de 30 secondes six ans ils sont troisièmes qui sont en ligne le premier c'est quartier populaire quartier fier ça c'est le second et le premier c'est quartiers populaires et des moines derrière quartier rue c'est karim bravo qui est le plus complexe à huy a réalisé c'est le quartier populaire quartier solidaire justement je vous entendez parler depuis tout à l'heure des quartiers vous pouvez pas vous imaginer comme comme ça me fait plaisir et comme ça me fait chaud au coeur que c'est problématique soit maintenant allons pas par la problématique pour certains cds mois-ci et est ce que j'avais envie de vous dire ce que j'entends souvent des choses sur les quartiers populaires c'est des zones de non droit c'est des quartiers qui ont été désertés tu as raison pascal déserté n'est pas le bon mot puisque en fait oui pis les institutions sont bien c'est dit et ce que j'ai envie de dire qui est important aussi c'est tout le monde parce que je suis fraîchement insoumise que ça fait simplement depuis quelques mois je découvre en plus avec un hasard puisque ça a été la rencontre d'eric coquerel c'est un ami que qui s'appellera bat serra cabine dans le 93 quand je suis juriste au départ de formation est en fête un copain m'a à peine un jour pour me dire oui voilà il ya quelqu'un france a soumis c'est un politique est ce que tu peux au départ est bon j'avoue que quand j'ai vu le personnage j'ai été un peu déconcerté il dirait quelqu'un qui est quelqu'un qui mange des brochettes avec les doigts à 2 heures du matin a cité d'orgemont c'est sûr que ça crée des liens immédiat non donc donc je sais ce qui est en train de se passer avec les rencontres nationales c'est très très très important eric l'a dit tout à l'heure je suis rendre en train de réaliser un dock depuis plus de deux ans en fait qui sera une trilogie 3 52 minutes sur l'histoire de la gauche et des cités et les bons mots manquent et est ce que ce que j'ai ce que enfin ce que j'ai envie de vous dire et qui est important c'est que donc c'est pas des zones de non droit il ya un droit là bas c'est par la juriste que je vais dire ça mais sauf que l'imperium là il a changé de ce côté c'est parfaitement codifiée et comme la nature a horreur du vide eh bien il ya des solidarités interquartiers eric le disais tout à l'heure il a raison de le dire ils sont les gens sont très attachés à leur quartier quand on est de régner je passe un bonjour à tous les amis grigny on est de vrais nids quand on est de vitry on est de vitry qu'on ait d'epinay on est d'epinay et il ya des solidarités de quartiers qui sont mis en place et lancent moment on se bat à coups de mufle et de crinière pour que farida ahmarani soit élu france france a soumises partiel et rend compte des jeunes dans les quartiers notamment aux tarterets des quartiers très difficile ou aux pyramides et là on voit et les résultats catastrophiques de dépolitiser bebidas oui et c est ce qu est ce que ce que je veux vous dire c'est que enfin moi mon rôle on est plusieurs à la france mise à avoir à vouloir à faire un lien être un point un relais entre ce qui existe parce qu'il ya plein de choses qui existent dans les quartiers je vous parlais des solidarités de quartier maintenant les jeunes et des habitants des quartiers ils attendent plus après l'institution ils attendent plus après la france assure mais ils attendent plus après la gauche ils s'organisent entre eux et ça leur permet même de de réussir moi j'ai une carrière de journaliste ça fait dix ans que je suis journaliste ce qui m'a permis de sortir des scoops j'ai notamment contrer les frères kwasi ça a été mon appartenance au quartier ça a été une vraie force parce qu'on a un peu comme des mutants on se reconnaît entre nous et que la personne soient d'obédience de droite de gauche ou si tu viens d'un quartier il ya un passé commun on a mangé les mêmes gâteaux salés des gâteaux comme angers au kilo avec les lettres la cdc brossé avec sa sacrée vraiment des lits des liens j'ai pas utilisé de gros mais une espèce de solidarité de classe et à plein de choses qui existent j'aimerais remonter un petit peu tout c'est toutes ces choses et les rencontres nationales c'est très honnêtement j'ai l'impression de participer à l'histoire de faire l'histoire parce que c'est d'ailleurs bon on est ce qu'on va faire c'est qu'on va donner la parole aux internautes au travers de maxime qui va nous poser les questions auxquelles on va ensuite répondre ensemble aux maxi salut maxi guat hausse du coût du cours est donc il ya pas mal de monde sur twitter youtube facebook qui regarde un peu le direct mais il ya but ou du beaucoup de questions aussi sur le sujet étant donné que c'est un sujet quand même les quartiers populaires qui est extrêmement large qui traite de beaucoup de questions qui sont budgétaire forcément du désinvestissement de l'état dans les quartiers populaires aussi comme on a pu voir tout à l'heure la question de féminisme de précarité sociale c'est donc du coup j'ai un certain nombre de questions que c'est pas comme on voulait qu'on procède peut-être que je vais peut être y en a combien à peu près pons aujourd'hui 7 8 7 8 nous on va faire en deux salves hockey en salle très bien alors du coup donc la première que j'ai c'est sur le rôle de la france et un seau mise donc est ce que la france un saut mise et prêtes à mutualiser ses moyens donc légaux donc sous entendus et moyens d'avocats conseils etc pour aider les jeunes des quartiers populaires face à une forme d'injustice dans le cadre forcément des orientations programmatiques qui ont été prises prises dans le cadre de la france et insoumise ensuite j'ai une deuxième question donc qui manquait de la même personne qui est de bottes bob smith qui est donc quelle est la controverse excusez moi la contre-offensive sur la bataille de la langue c'est à dire qu'en fait il ya beaucoup de novlangue autour des quartiers populaires beaucoup de doter de deux termes qui sont employés pour pour dénigrer les quartiers populaires et comment on pourrait justement à travers la bataille de la langue renverser un peu cette tendance de telle manière à pouvoir c'est très bien ça c'est là une question sur la bataille des mots en fête pour l exacte au vert comment signe les quartiers populaires est ce que est ce que d'ailleurs quartiers populaires c'est convenable ouais ouais ouais bonne question ok je passe le micro peut-être ouais bah allez on y va là dessus alors donc mutualiser les moyens de la france a soumis g va voir comment vous le comprenez une discussion quelques jours je serai encore là on a eu on va pas la balance et on a eu une discussion avec palmes et la justice ouais parce que on a été quitte une donc une copine avocate tout à fait et sur laquelle on discutait justement par rapport à un combat que à soutient que rien que fait la france a soumise à un combat en blé mathy de la question des violences policières qui est là qu est la question de la justice pour adama traoré ah oui et donc mais parce que pamela et du 95 et en fait il ya une sollicitation donc on a fait ça fait deux ans plus de deux ans alors grigny on est dedans depuis depuis le début les camarades de l'alfi etc le comité justice pour adama à eric était encore aux dernières manifestations avec danièle obono clémentine autain etc et il y as et se pose est la question des frères dassa et donc d'adama qui sont poursuivies et donc se pose la question aussi de la manière dont on peut juridiquement aider et avec pamela on était justement sur cette question de comment est ce que la france a soumis ce pourrait mutualiser mais c'est pas comment dire faire appel à candidatures auprès de vos prêts dans son réseau auprès des juristes auprès des avocats etc pour qu'il y ait effectivement des pores qu'on ait la possibilité à ça veut pas dire qu'il ya un numéro vert est que tous les gens qui sont effectives aucun numéro appelé cpe on est super pas là mais mais mais s'il me dit mais cette démarche n'a effectivement la discussion elle était il ya quatre cinq jours sur cette thématique là à partir de ce qu'ils apprécient mais d'un point de vue plus large comment effectivement on fait respecter ses droits et comme on utilise un réseau ouais mais c'est intéressant parce que ça ressemble finalement à aussi aux initiatives qu'on a prises dans d'autres domaines qui est de passer à l'acte en fait ces actions directes il ya un côté un peu comme ça que ça désolé de le dire comme ça mais en fait c'est ça c'est quand on décide de faire une une braderie ou une distribution de vêtements chauds de même de nourriture parfois bon bah il ya de ça aussi qui en fait de mettre à disposition des moyens et des compétences mais de manière directe servie de camarades à une population voilà mes coups rencontre et qu'on décide d'aider bon ok donc la question existe elle est peut être mort d'awk déjà en débat deuxième question la bataille des mots et oui et oui je ne vous lâcherai pas moi j'ai retenu alors dans les quartiers populaires c'est très important on a fait une rencontre c'était vendredi dernier mais vendredi dernier dans un quartier de brétigny à la fontaine et c'est vrai que les jeunes se sentent complètement pas exclu mais en tout cas ne se reconnaissent pas dans les mots qu'on prononce via les médias et là il ya toujours une confrontation voilà une confrontation systématique entre eux et les médias pourquoi ils nous traitent de cette façon pourquoi on y va on est vu comme ça et je pense que là il ya un énorme travail à faire il faut qu'on change les codes les mots et qu'on arrive à avoir a expliqué ba aux autres personnes qui le connaissent pas les quartiers populaires que non ce ne sont pas des quartiers vouée à l'échec avec des dealers dévoila ya des codes comme ça qu'ils reviennent dans l'immédiat tout le temps donc ça c'est aussi css et c'est un combat con con con mais nous sur le terrain en tout cas puisque quand on parle avec eux on parle avec leurs mots et on se comprend et ils nous comprennent qu'il ya un lien échanges comme c'est l'idée de mettre fin aux malentendus et oui oui entendu mais toute façon ni les médias stigmatise de toute façon les quartiers populaires c'est fait exprès c'est même le doigt là où ça fait mal et c'est ça qui est qui et qui est important et finalement quand on emploie aussi des mots qu'ils soient en fait des formes en fin dé nature c'est une manière aussi de rendre invisibles parce qu'en fait quand on ne nomme pas correctement quand on se ne s'appelle pas et les uns et les autres d'ailleurs par nos noms déjà on se défigure quoi c'est à dire qu'il ya une disparition de la personne en fait qu'on a en face de soi et donc je sais ce que tu en penses ailleurs on a affaire à un système en fait c'est ouais c'est systématique et c'est une sistemi en fait à chaque fois que on va nommer des personnes on va les nommés de la même manière en un an deux ans dix ans vingt ans trente et un ans les jeunes des quartiers les jeunes banlieusards d'aujourd'hui sont pas ceux d'il ya vingt ans n'était même pas née il ya vingt ans mon appliquent déjà à leurs parents et leurs grands frères comme ça donc c'est même pas une question de reconnaissance c'est un système qui est mis en place et ça permet de mettre de mettre chacun sa place en fait et pour casteil bouge pas il faut aussi changer de niveau changer changer les mots mais où il faut aussi être plus intelligent plus subtile quand on vous appelle jeunes banlieusards vous répondez pas moi c'est ce que je dis aux jeunes avec qui je travaille tu réponds pas quand on est en chantier éducatif et que les policiers passent sont en train de repeindre un mur qui les policiers passent et qui il vous insulte vous répondez pas où j'ai vécu ça vous répondez pas si vous répondez vous participez à leur système à les espèces de bip os x c'était un bip mais laisse les jouer tout seul les cds jouer tout seul et ça fonctionne parce qu'il se trouve un petit peu qu'on le policier a insulté des jeunes qui sont en train de repeindre un mur et il a insulté les pompes à eau mais qu'est ce qui se passe et repasse les policiers ne dis pas que les prix sont pareils mais c'est la sienne que je vous la scène que je vous décris je les ai vécus il repasse il rire insultes de nouveau jeudi leur dis vous répondez par si vous répondez pas je vous paie restos ce soir mais vous répondez principe ils ont pas répondu il ya depuis les policiers sont partis et on a fait notre semaine des chantiers tranquille si c'est ça c'est ça la réponse qu'il faut qu'il faut donner à ce genre de comportement faut pas répondre faut pas répondre si on vous appelle par des mots qui ne sont pas des vôtres vous ne répondez pas les banlieusards cette marque que ni les banlieusards les jeunes de quartiers les dealers ce ton prénom dealer non ça va couper un dealer je réponds pas et à force de pas répondre eh bien ils vont que les gens qu'ils nomment bas c'est peut-être ma leur prénom c'est pas le bon ils vont changer mais dès lors où nous les gens de banlieue les cartes des quartiers populaires on répond à ces à ces nominations c'est la provocation ouais eh ben c'est un système ça continue on l'alimentent c'est un jeu en fait moi quand on appelle les comptes donne des noms ou bien qu'on me regarde d'une certaine manière je réponds pas parce que c'est sa croûte parce que je suis et ça fonctionne c'est dur mais ça fonctionne moi je pense que c'est une des solutions vraiment laisser des gens dans leur monde voilà les gens qui pensent que je suis pas une féministe parce que j'ai pas le droit d'accuser mine c'est leur problème jeunes en main que motoriste à être ce que je suis et c'est des fois c'est suffisant on apprenne aussi il faut pas qu'on fasse de la discrimination à l'envers on les médias c'est pas tous les médias il ya des journalistes qui sont très bien qu'il faut super bien maintenant c'est important mais oui c'est un léger travail correctement après moi je m'interroge c'est vrai qu'il ya un traitement qu'elle fait qui est anglais et ça fait une décennie que c'est comme cela moi ce qui m'intéresse beaucoup dans la france en somme c'est qu'est ce qu'on fait maintenant on est tous d'accord sur le constat qu'est ce qu'on fait concrètement et bien je vous informe que en banlieue justement il ya de plus en plus l'émergence de médias de proximité des chaînes moi je n'écris rien qui s'appelle actualité v qui est un média de proximité qui met en lumière les actions des citoyens parce que en fait on a une mouvement associatif l'acquis en train de manger c'est que moi dans mon quartier parce que ça doit être pareil sur green hill et les gens ils sont tellement désabusés des institutions des mairies et où qu'ils se touchent plus verts tirent moins qui organise des barouds par exemple viennent en aide à la garde oui ducarme ou tu crèves voilà donc il y mettre ça en images avec des médias et qui créent leurs propres médias ça c'est très important et c'est vraiment une quelque chose qui se fait pas pratiquement partout maintenant soit 6 et des passions et c'est ce qu'il faut essayer de faire moi c'est vous c'est pour ça que je que je suis vraiment content d'être là notre une autre conversation s'est lâchement c'est vachement intéressant mais il faut qu'on fasse attention à ne pas être aussi parce que les des jeunes des jeunes et des moins jeunes des habitants des quartiers qui nous regardent aussi et ils en ont un peu ras-le-bol quand on leur dit ah oui peut-être précaire vous êtes si vous avez craint ils le savent ça et ils sont très politisés avec l'adie maintenant c'est qu'est ce qu'on fait nous les rencontres nationales voilà on fait vraiment quelque chose va dans les quartiers on aime on l'a dit tout à l'heure à l'initiative on est comme un émetteur on est là et on rencontre tout le monde et on écoute un proverbe chinois qu'ils aient acquis par celle qui écoutent récolte c'est très important l'écoutent et puis mine de rien et jeroen a été par exemple à nanterre pas tous les jeunes ça parlait voilà france insoumise ça c'est pour moi c'est des points de gagner ça et c'est très important de le quai ce qu'on fait qu'est ce qu'on propose alors en termes de médias il ya plein de diable il ya plein de choses à faire ce média citoyen assez génial c'est quelqu'un qui qui par exemple organise une espèce de petite ferme pédagogique voilà alors ça si on appelle france 2 ça va peut-être pas les intéresser média citoyen il vit avec sa petite caméra il pose une question les habitants des quartiers sont acteurs de leur propre reportage et ça ça marche très très bien ça rejoint ce qu'il disait à tout à l'heure sur la question de la représentation en fait où on dit ben voilà il ya un défaut de représentation à un des remèdes c'est sûr présenté soit enfin il ya un côté un peu comme ça c'est à dire est ce que tu dis parfaitement bien c'est soyons à nous mêmes nos premiers c'est à dire soyons émetteurs diack c'est une manière d'agir aussi c'est pas après tout le ministère de la parole c'est quand même voilà une compétence sociaux alors attention à y apprend prend le micro micro sinon tu entends pas à la barre moi je suis je suis d'accord mais il faut pas non plus qu'on tombe dans la ghettoïsation si on commence à tout faire nous tout seuls oui et on tourne entre laisser ça aux roncquois ce que j'ai moi c'est vraiment qui est des passerelles et des ponts entre entre les quartiers entre les villes entre les classes sociales c'est ça la la c'est ça qui est riche aussi que de rester entre nous c'est ce qu'on reproche en fait moi quand je vois que dans mon quartier il ya la maternelle en face l'école primaire derrière le collège à gauche et presque le lycée du côté de la rue saint paul tamedia l'europe et la maison de retraite effectivement ça veut dire que de mes deux mais trois ans jusqu'à mes 16 ans je mets mon gros quand même ça pose problème ouais je trouve que c'est problématique ça veut dire que je dois je conclure en compte les mêmes personnes deux mais trois ans à mes 16 ans j ai aucune occasion de sortir de mon quartier tous mes stages il est fait dans le quartier ou à un moment donné trop de quartier tout le quartier mais c'est vrai c'est bien le bouger un peu moins justes et que c'est quand j'ai commencé à la fac que j'ai vu des gens différents du coup je paie l'hôtel musée alors que quand je suis dans mon quartier et que je ne vis que quartier et qu'il a un public font pas ce fait pas son travail parce que l'école est sorti qu'il nous faut faire c'est sorti dans le quartier presque le vélo en le ps ont fait le vélo du vélo autour du collège et ça pose un problème quand même un moment donné il faut vraiment que tout ça se mélange et que on se pose plus la question de à ce député là il n'est pas de ma couleur parce que j'aurai tellement vu d'autres députés de ma couleur de peau que cela me posait plus problème mais c'est vrai qu'aujourd'hui quand on voit l'assemblée nationale moi je me suis quand j'étais au collège j'aimais bien regarder le mercredi et débat est tous un peu d'ambiance je me reconnaissais pas déjà l'âge les députés on en parle l'ag des tempos les sénateurs c'est un autre monde mais l'âge des députés déjà ma moyenne d'âge on n'est pas ça a changé là mais bon ça commence ça commence c'est la france assouplisse quatre descentes en marche aussi ben ouais d'accord mais non mais oui au niveau du sexe aussi je me reconnaissais pas avec des armes donc là je le sexe et la couleur de peau je me reconnaissais pas non plus c'est qui ces gens parlent de moi il parle de mon quotidien alors qu'ils ne sont même pas idée surtout déjà continué d'être dans l'hémicycle c'est déjà bien qu'on les retrouve sur le fait clair tout ça notre débat donc c'est bien de de faire des choses entre nous mais il faut vraiment qu'ils aient des échanges est vraiment c'est du moins ce que c'est important aussi j'aurais rajouté quelque chose par rapport à ça c'est vrai que le droit à la mobilité c'est important et quand vous êtes par exemple des jeunes à saint-ouen ben vous franchissez pas facilement le perryman alors que ça ce prêt oui alors c'est tout près sauf que quand vous allez dans votre hanche il prédit que vous arrivez pas partie haute vous avez beaucoup plus de chance de contrôler tout ce que nous le dit aussi c'est à dire que là il ya une barrière et il ya une barrière qui invite à rester à rester chez eux ou dans les quartiers quoi il était pas quelque part troubler la vie parisienne c'est une réalité aussi très concrète que moi je vis pas évidemment là je la sens pas mais depuis que justement je député de dans ces villes les jeux eux la sent terriblement quoi et ça c'est vrai que le enfin si un peu quand on parlait tout à l'heure vous parler d'eux les contrôles au faciès il contrôle au faciès mais un contrôle aux vêtements aussi parce que c'est pas vrai vous n'êtes pas ou n'est pas contrôlée n'est pas tout à fait contrôler de manière tout à fait parce que il ya une somme argy qui vont raconter quand même un député qui est député de la réunion qui vient européen européen et qui vient la guerre du nord qui donc en costume et hot qui dit comme kyl expliquant même qu'il est souvent contrôlées jusqu'à ce qu'à la fois il sort sa carte de députés pour votre égo mais quand même globalement si en plus de ça vous avez gilet à capuche et otc il ya une désignation sociale à travers les vêtements qui est vraiment importante et de de laquelle oui on est question des questions prochaine le tour parce que c'est ce que tu dis sur sur le territoire t'imagines c'est à toi si c'est difficile de venir à paris d'imaginaire grigny commencé au sein de la ceni là c'est un autre monde mais il ya une anecdote qui s'est produit il ya très peu de temps il ya deux mois de cela il ya une association qui organise des maraudes sociales à la porte de saint-ouen et à qui il a été interdit de mener une maraude de parts par les services de la préfecture de police ainsi arrangé depuis mais il a fait un petit coup de pression pour de plusieurs races hausse pour que ça se passe et les types de la préfecture de police lors on dit textuellement ici c'est paris il faut maintenant être dans une liste pour pouvoir faire des maraudes sociales mais si vous traversez le périphérique et que vous allez juste de l'autre côté là vous pourrez faire les maraudes ya pas de souci donc il y avait même un renvoi d'une certaine manière comme si les jeunes de banlieue ils n'ont pas trop le droit de venir à paris mais comme si en plus les problèmes ou les maraudes sociales qui sont par définition aux destinations de personnes qui sont un peu en difficulté valait mieux par le coup ça se fasse alex national heads-up d'il ya deux mois à peu près vous pouvez peut-être un tir et des mines juhasz voilà la maxime du coup je pense que je vais reprendre une question qui est un petit peu dans le thème qu'on est en train de traiter c'est une question de lucky hubert qui disait donc la précarité ne pose-t-elle pas la précarité serait-il possible de mélanger les classes sociales c'est la même on ya répondu du coin bon alors ok on zappe pas ok c'est une question de but stéphane qui disait quand est ce que les mairies entendront peut-être les habitants au lieu de les conduire à financer en fait eux mêmes des actions comme ce fut le cas par exemple avec la rénovation de l'école à marseille voilà d'accord la pression donc la première par rapport donc à la mixité de que deux des classes nous à brétigny on a un quartier qui a été créé toutes pièces c'est un écoquartier alors ça ça pose deux problématiques la première c'est que sa sainte brétigny en 2 donc on a maintenant nous aussi des quartiers nord qui sont abandonnés et on a le quartier éco quartier qui a priori c'est là bas qu'on fait maintenant le feu d'artifice du 14 juillet c'est la base voilà donc on travaille dessus mais dans ce quartier là il a été décidé de faire de la mixité sociale donc vous avez des propriétaires des locataires etc mais ce qu'ils ont oublié de faire c'est faire de l'éducation populaire et que aujourd'hui ça ne fonctionne pas ce quartier est en train de sombrer pourtant c'est un cas un écoquartier avec de l'urbanisme qui est bien défini avec voilà tout un système écologique parce que justement les habitants ne se comprennent pas ne s'entendent pas et donc quand on jette des détritus ben voilà on les jette pas dans la poubelle on les jette à côté ou alors les jeunes qui sont qui habitent ces quartiers se traînent dans la rue et et font un peu de ta page book et il n'y a pas et il n'y a pas de lien entre eux et donc la municipalité ne fait pas son travail d'éducation populaire elle ne va pas dans ce quartier pour expliquer souder des gens accompagnés des associations qui sont qui essaient du monde de faire ce travail donc c'est mixité sociale à 100% d'accord mais attention il ya il ya des petits phares y ait des petits bémols il faut continuer ce travail chose là dessus ça va être de réponse qui soit un petit peu paradoxal pas tout à fait les mêmes la première c'est vrai il faut éviter les ghettos de riches voilà donc il faut renforcer la loi sru dont entre parenthèses la dernière loi élan qui a été voté elles valent à torpiller en partie à ce que je vous dis en bref ce qui se passe c'est que pour que les bailleurs de les bailleurs de les hlm se refasse se refasse financièrement après qu'on leur est imputé la baisse des apl puisque c'est la baisse des apl va leur être finalement imputée ils sont autorisés à vendre les parcs hlm y compris maintenant dans les villes qui ne respectent pas la loi sru y compris les villes qui sont en carence donc ça va pas dans le bon sens mais on va parler du modèle social qu'on voudrait il faut une il faut une loi une loi sru radical qui oblige les villes à respecter les 25% est même monté à 30 % de logements sociaux il faut aussi construire du logement social diffus c'est à dire que de faire en sorte que dans toute nouvelle construction il ya telle part de logements sociaux mais en même temps une fois j'ai dit ça en même temps je me je pense que ce n'est pas parce que un quartier composé de classes populaires que forcément il il soit condamné à bâle vivre c'est ça aussi qu'il faut dire alors je dis ça parce que il ya tout un courant qui se décident en ce moment dont pécresse à la région ile de france en est porteuse est là qu elle a la saveur la région ile de france il y avait dans l'ancienne majorité on avait obtenu quelque chose ou un plan que tu étais j'étais crise majeure il avait réussi un peu a poussé à les obliger à prendre quelques mesures puisque c'étaient les socialistes on avait quand même un peu de mal on avait quand même réussi à faire en sorte que les villes qui ne respectent pas la loi sru soit un peu pénalisés et pécresse a fait l'averse figurez vous c'était avec les villes qui ont trop de logements sociaux sont pénalisés soul au nom du fait de dire ça crée des ghettos et le problème c'est qu'en réalité vous transportez pas les populations comme ça donc ça veut dire quoi ça veut dire que dans 10 villes où il ya beaucoup logements sociaux non seulement vous arrêtez d'en construire mais du coup là vous augmentez une précarité d'europe parce que c'est pas vrai les gens aux pattes d'un coup partira de nuit donc vous augmentez une précarité en plus de ça à ça trimballe l'idée que les logements sociaux c'est forcément du ghetto alors qu'on sait très bien qu'on peut faire je tends du logement social qui permet même la mixité en ayant plusieurs catégories qui ont droit avec des prix différents on dont et puis surtout il faut le dire c'est que pour que les gens vivent bien il faut donner les moyens dans les services publics dans les écoles moi je vois dont on me disait avec avec les villes qui ont moins de dotations dotation financière de l'état bon bah au lieu au lieu par exemple que les éboueurs passent tous les jours au bout d'un an ils passent tous les deux jours donc il ya des corrélations à ça donc moi je crois que la vraie question bien sûr vous donner tous les mécanismes qui permettent que en gros il n'y ait pas de ghetto de riches et comme ça plutôt que le voit mais en même temps il faut se donner les moyens pour que les villes où les catégories sont plus populaires ne soit pas défavoriser et aujourd'hui elles le sont c'est ça le problème qu'est ce que tu penses du grand paris en fait tu sais que moi le film le film que j'ai fait pour arcade justement les y avait une vraie inquiétude des gens c'est de grand paris on va se faire bouffer il est clair c'est ce que j'ai voulu dire thaler c'est à dire j'ai parlé de l'exemple dentaire ils sont en train de ils sont en train de virer les quartiers populaires des périphéries proches bon et alors et à chaque fois comment ils font c'est toujours avec le même système c'est à dire que moi je le vois ça ni avec le quartier pleyel donc vous savez c'est cette fameuse tour bayer donc ils ont désamianter la torah livide et ils vont faire un hôtel de luxe bon et quand on regarde les plans des promoteurs en plus ça va s'appuyer sur le grand paris plus léger ou les deux à la fois et quand on voit les plans des promoteurs pour le nouveau quartier pleyel c'est les films d'animation est extraordinaire c'est la défense et la population n'est plus la même là vous avez que des populations de classe moyenne blanche en train c'est génial film d'animation et est éclairant sur leurs projets donc c'est clair que le grand paris c'est un projet qui vise à faire en sorte que tout ce qu'on appelait avant la ceinture rouge pour aller vite soit soit balayée que la population change ça c'est vrai et moi je vois à saint-ouen en plus de ça leur appart il ya des mères qui joue à fond là dessus et qui veut diminuer la part de logement social veut diminuer donc le petit problème c'est que il ya des moments où ça vous il ya des moments dans une ville où les choses un moment donné on se dit tiens là ça serait pas mal que ça s'arrête c'est à dire que bon on a permis à des catégories moyennes de venir s'installer alors c'est vrai que ça permet plus de mixité dans les écoles et autres et vous apercevez que la spéculation est telle que ce moment d' équilibre ne dure pas le prix du logement augmentent et les populations qui étaient là avant et bâle sont appelés à partir et ça c'est clair qu'il faut le grand paris c'est un projet délétère auquel il faut s'opposer à tout prix voilà et et malheureusement on n'est pas beaucoup et se bat contre way et à la francilienne je voulais juste réponse sur la question marseille parce que ça m'apporte beaucoup on a souvent ce débat d'ailleurs dans la france insoumise faut-il avoir des actions citoyennes ou est-ce que ces actions citoyennes ne rien ne sont pas des actes isolés par rapport à des services publics qui ne font pas leur travail ce que je ressens en attendant la question évidemment que nous on est pour que le service public fasse son travail que personne d'entre nous ne pose qu'il faut créer des associations pour remplacer l'éducation nationale ou des associations pour entretenir les écoles ou des comités du de voisinage pour se substituer à la police nationale est dit c'est une manière très claire on a sonné pour à 1 est à présent à service public présent et qui m'aiment et de plus en plus présents dans les quartiers parce que cette diminution cette diffusion du service public après un moment donné quand tu as la possibilité c'est vraiment à mon sens ce qui fait passer à marseille quant à la possibilité d'avoir un mouvement citoyen qui met la responsabilité des autorités des institutions afin qu'ils mettent les institutions devant leur responsabilité en disant voilà ça fait dix ans que vous rénovez pas cette école que c'est un cloaque nos enfants ils sont là dedans et que en quinze jours vous l'a transformée et que vous montrer qu'on fait c'est vraiment une incurie politique capable que ne pas répondre je trouve que cela participe de la révolution citoyenne par contre c'est vraiment voilà c'est c'est un moyen de faire rapport de force pour imposer aux institutions aux autorités aux collectivités leurs responsabilités service public c'est pas une contradiction et d'ailleurs j'en profite top puisque sur les aspects publicitaire pour que les réponses aux citoyens c'est aussi les rendez vous et ils nous on vous donne rendez vous demain soir à grigny pour les rencontres locales des quartiers populaires on va reparler à nouveau des questions de de rupture territoriale et à nouveau des questions féminisme dans les quartiers donc voilà on va toujours être dans ce cas les institutions on a un pied dans les institutions mordant et on a un pied dans la révolution citoyenne exactement bon mais écoutez moi je voyais l'heure qu'il est il et nous avons fini donc c'est parfait tu as eu le mot de la fin est juste une chose que je rappellerai d'abord je vous remercie tous d'être venus jusque jusqu'à va traverser le périphérique dans ce sens ceux qui n'ont pas toujours simple jeu j'ai le coup je le sais et vous dire surtout vous qui nous regardent et et bien rappelez vous de cette date le 18 novembre les rencontres nationales des quartiers populaires proposée par la france soumise mais seulement proposé avec une phase contributi participative qui se déroule en ce moment avec des rencontres locales un peu partout demain c'est le tour de grigny et ça a été violent à plein et samedi à la plaine saint denis et donc ces rencontres nationales auront lieu à epinay-sur-seine donc ne ratez pas ce moment en attendant il y aura d'autres émissions décryptage donc à bientôt et le 24 on manifeste et on en parlera justement dans les émissions décryptage le 18 novembre de féron 24 bon et le 18 novembre on appellera au 24 donc ça n'arrête pas ça n'arrête pas vous voyez bien l'action militante et foisonnante à bientôt
Éric Coquerel