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Discours / meetingNathalie Arthaud· 2 avril 2020 4 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesJustice

La faillite sanitaire, conséquence de l'organisation capitaliste de la société

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Locuteur 1Fait
    « il y en a assez de cette propagande gouvernementale qui consiste à dire que le gouvernement contrôle la situation »
  • 0:30Locuteur 1Fait
    « Le personnel hospitalier est rationné pour tout. Rationné pour les masques, pour les surblouses, pour les gants, pour les charlottes »
  • 1:00Locuteur 1Fait
    « il manque des dizaines de milliers de lits. Parce que ce le gouvernement omet de dire c'est que tous les hôpitaux ont été vidés »
  • 1:30Locuteur 1Fait
    « il y a des malades atteints de cancer qui ne sont pas opérés alors qu'ils devraient l'être »
  • 2:30Locuteur 1Fait
    « un pays riche comme la France, une économie riche comme celle-là n'est pas en mesure de fabriquer aujourd'hui des dizaines de millions de masques »
  • 3:30Locuteur 1Promesse
    « il faut que la situation actuelle, elle nous conduise à cette conclusion qu'il faut renverser ce système capitaliste »
  • 4:30Locuteur 1Promesse
    « il faut exproprier la bourgeoisie, collectiviser ces moyens de production »

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Nathalie Arthaud

Nous sommes jeudi 2 avril au 16e jour du confinement. Je voudrais d'abord dire qu'il y en a assez de cette propagande gouvernementale qui consiste à dire que le gouvernement contrôle la situation. Non ceux qui gèrent ce sont les personnels hospitaliers, ce sont les aides à domicile. Ce sont tous les salariés qui sont obligés d'aller travailler pour assurer la continuité de la vie sociale. Oui eux ils gèrent avec les moyens du bord. Parce qu'en fait ils manquent de tout. Même dans les hôpitaux où le gouvernement nous explique que la situation est à peu près convenable, c'est faux C'est faux. Le personnel hospitalier est rationné pour tout.

Rationné pour les masques, pour les surblouses, pour les gants, pour les charlottes et demain... pour les médicaments Donc on est confronté à cette réalité là. Et il y a aussi ce mensonge sur les lits. D'accord les hôpitaux ont poussé les murs ils ont trouvé de nouveaux lits, on doublé parfois leurs capacités. Il y a aussi ces transports spectaculaires de malades d'une région à l'autre. Mais en fait il manque des dizaines de milliers de lits. Parce que ce le gouvernement omet de dire c'est que tous les hôpitaux ont été vidés. Parce qu'il y a eu des déprogrammations... d'interventions importantes.

Aujourd'hui il y a des malades atteints de cancer qui ne sont pas opérés alors qu'ils devraient l'être. Donc c'est une faillite sanitaire. Une faillite sanitaire dont le gouvernement et ses prédécesseurs sont entièrement responsables. parce qu'ils n'ont jamais voulu faire passer la santé avant les profits des capitalistes. Voilà ! Donc on est toujours confronté à un gouvernement qui n'est absolument pas à la hauteur de la tâche, du défi. D'une certaine façon il peut pas l'être, parce qu'il est prisonnier d'un système économique, lui-même responsable de cette faillite. D'ailleurs tous les États sont confrontés au même problème. Absolument tous les États.

il y a assez de problèmes mais j'en prendrai seulement deux. On peut en faire une longue liste... Les masques et les médicaments. Les masques : on n'est pas en train de parler d'envoyer des fusées dans l'espace. On parle d'un bout de tissu qui doit être cousu à deux élastiques. Et bien un pays riche comme la France, une économie riche comme celle-là n'est pas en mesure de fabriquer aujourd'hui des dizaines de millions de masques. Alors qu'il y a des usines. Alors que c'est pas du tout compliqué. Alors qu'il y a les compétences. Alors qu'il y a justement cet élan de la population. Et bien il n'en est pas capable. Et c'est pareil pour les médicaments.

Alors qu'il s'agit de médicaments basiques, de réactifs, de morphine, de curare. Et parce qu'on est confronté à un système économique qui est tout sauf organisé, sauf centralisé. Ou rien n'est concerté, parce que c'est un système qui est basé sur l'initiative privée, individuelle des capitalistes. De ceux qui possèdent les capitaux. Parce que c'est un système qui est basé sur le marché, sur la concurrence, sur la recherche du profit. Ce système, régulièrement, il a conduit à des crises majeures, des crises de surproduction, des crises de sous-production... Eh bien il faut que la situation actuelle, elle nous conduise à cette conclusion qu'il faut renverser ce système capitaliste.

Qu'on ne peut pas laisser les décisions économiques et sociales entre les mains d'une minorité qui va toute seule décider de ce qui va être produit et en quelle quantité. et où il faut que ce soient des décisions collectives qui relèvent de la majorité. Donc j'espère que cette crise, effectivement, elle va nous conduire à cette conscience qu'il est nécessaire, qu'il faut exproprier la bourgeoisie, collectiviser ces moyens de production. De façon à pouvoir décider, ensemble. Si ce n'est pas le cas, eh bien on est condamnés à aller de crise en crise et à subir des crises sanitaires. dont on voit aujourd'hui qu'elles sont effectivement mortelles.

Et qu'elles engagent effectivement l'avenir de l'humanité !