#Pêche • Échanges à Saint-Malo sur les difficultés liées à la mise en œuvre de l'accord de #Brexit
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
L'objectif de ces échanges avec les acteurs de la filière à Saint-Malo, quel est-il ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Que va-t-il se passer après, est-ce tous les pêcheurs bretons pourront retourner dans les eaux de Jersey ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Comment aider les pêcheurs à compenser la réduction de 25% de leurs prises d'ici 2026 ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Vous allez revenir en Bretagne dans les mois qui viennent ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Fait
« L'accès des pêcheurs français aux eaux de Jersey va être rétabli jusque fin avril. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La pêche à la une par ailleurs, en ce vendredi, un mois après qu'un accord ait été trouvé entre l'Union européenne et le Royaume-Uni sur fond de Brexit. Et en ce moment le député européen François-Xavier Bellamy est en déplacement à Saint-Malo. Il est le rapporteur sur les suites du Brexit pour la commission de la pêche du Parlement européen et le voici à la rencontre d'acteurs bretons de la filière pêche.
L'accord post-Brexit prévoit de laisser aux pêcheurs européens un accès aux eaux britanniques pendant une période transitoire de cinq ans et demi jusqu'en juin 2026 : pendant cette période les pêcheurs européens devront progressivement renoncer à 25%, en valeur, de leurs prises dans ces eaux britanniques. Nous retrouvons en direct de Saint-Malo François-Xavier Bellamy. Bonjour, merci d'avoir accepté notre invitation.
L'objectif de ces échanges avec les acteurs de la filière à Saint-Malo, quel est-il ? C'est recueillir la parole, le ressenti mais aussi les inquiétudes de nos pêcheurs ? – Bien sûr, c'était très important pour moi de venir sur le terrain.
Je suis chargé pour le Parlement européen de travailler sur l'impact du Brexit sur la pêche – je l'ai fait tout au long de la négociation, et maintenant nous devons accompagner la mise en oeuvre de cet accord. Nous savons que cet accord pose un très grand nombre de questions concrètes aujourd'hui, pour l'accès des bateaux français aux eaux britanniques en particulier, ici, dans la Baie de Granville, et c'était très important pour moi de venir mieux comprendre ces difficultés pour pouvoir apporter des solutions concrètes dans les délais les plus rapides. – L'une des bonnes nouvelles, oserais-je dire, de ces dernières heures, c'est que l'accès des pêcheurs français aux eaux de Jersey va être rétabli jusque fin avril.
Ils en étaient privés depuis début janvier. Que va-t-il se passer après, est-ce tous les pêcheurs bretons pourront y retourner ? – Il est absolument fondamental que nous puissions dès maintenant nous mettre tous autour d'une table pour faire en sorte que nous répondions à Jersey d'une seule voix.
Aujourd'hui les autorités de Jersey exigent de démontrer les activités de pêche passées des bateaux français dans leur zone. Il faut que nous puissions nous organiser pour leur apporter ces preuves et que nous répondions aussi à leurs exigences avec assez de fermeté, parce que nous avons de quoi prouver cette antériorité : encore faut-il refuser qu'on nous impose des règles trop sophistiquées, trop compliquées. La clé, pour moi, le plus important, c'est encore une fois de pouvoir aller vite sur ce sujet fondamental parce qu'il faut enfin redonner aux pêcheurs de la visibilité sur leur avenir.
Cela fait maintenant trop longtemps qu'ils sont ballottés dans ce feuilleton du Brexit. Nous devons leur garantir les moyens de travailler dans la durée ; c'est tout ce qu'ils demandent aujourd'hui. – François-Xavier Bellamy, je le disais : il va falloir aussi que nos pêcheurs, pour continuer à pêcher dans les eaux britanniques, réduisent leurs prises de 25% d'ici à 2026.
C'est un lourd impact, comment les aider, les épauler et les accompagner ? – C'est évidemment un impact très lourd : aucun autre secteur ne sera à ce point touché par les conséquences du Brexit. Bien sûr, c'est aussi un soulagement parce que nous avions craint jusqu'à la dernière minute qu'un "no-deal" empêche tous les pêcheurs français d'aller pêcher dans les eaux britanniques.
Nous avions craint aussi que les britanniques ne nous impose 80%, 60 % de réduction de l'activité de pêche européenne dans leur eaux. 25% c'est le résultat d'une négociation très exigeante qui a été menée par les européens auprès de leurs partenaires britanniques. Maintenant, c'est encore une fois un impact très important, et c'est la raison pour laquelle il faut que nous puissions débloquer le plus rapidement possible les fonds de la Réserve d'Ajustement Brexit : 5 milliards d'euros ont été provisionnés – dont 600 millions d'euros pour pour la pêche.
Le but n'est pas d'aider les bateaux à rester à quai mais de les aider au contraire à se reconvertir pour se réorienter vers des ressources qui puissent leur permettre de compenser ce qu'ils ont perdu dans les eaux britanniques. Là encore, nous avons besoin de réponses rapides, et nous travaillons déjà sur le sujet au Parlement européen. J'espère que la Commission et qu'évidemment les États-membres – la France en particulier – seront au rendez vous sur ces questions fondamentales. – Dernière question : dans les jours, les semaines, les mois qui viennent, vous allez être amené à revenir ici en Bretagne à la rencontre des acteurs de la pêche ? – Évidemment ; c'est un contact permanent que nous avons avec eux.
Je viens aujourd'hui sur le terrain parce que je dois rendre mon rapport sur ce sujet lundi, dans quelques jours, et donc c'était pour moi l'occasion d'aller, d'une certaine manière, entendre ce qui devait être encore ajusté dans notre diagnostic. Mais il est très clair que ce dialogue doit continuer : nous sommes dans un moment critique pour l'avenir de la pêche. Il y a bien sûr ces questions qui sont liées au Brexit...
Mais nous en avons parlé ce matin avec les pêcheurs que nous avons rencontrés : il y a la question de la formation, il y a la question du renouvellement de la flotte...
Sur tous ces sujets là, nous sommes convaincus que la France doit pouvoir peser dans le débat européen, et nous allons évidemment continuer de nous engager avec toute la fermeté, toute la force qu'il faut pour cela. – Merci François-Xavier Bellamy d'avoir accepté notre invitation, je le rappelle : en direct de Saint-Malo.
François-Xavier Bellamy