Franck Allisio : "Le budget ne sera pas voté avant la fin de l'année !" (RMC)
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Questions et réponses
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- 0:06OuverteRéponse directe
Franck Elisio, il manquait Joule ce week-end à la marche pour ce jeune homme tué par les narcotrafiquants à Marseille.
- 1:11RelanceRéponse directe
Ce sont des larmes de crocodiles ?
- 3:40RelanceRéponse partielle
Mais c'est de votre faute.
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Quel est votre projet pour la jeunesse dans une ville où les jeunes se plaignent qu'il n'y a rien pour eux ?
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Qu'avez-vous à faire aussi sur le sujet des offices HLM sur Marseille ?
- 8:29RelanceÉludée
Qu'est-ce que vous faites concrètement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:27Locuteur 7Fait
« Ils auront soit les ordonnances, soit la loi spéciale. »
- 12:56Locuteur 7Fait
« On multiplie par trois le nombre de policiers municipaux. »
- 13:10Locuteur 7Chiffre
« C'est 70 millions d'euros pour multiplier par trois le nombre de policiers municipaux. »
- 13:36Locuteur 7Fait
« Je double le nombre de caméras de vidéosurveillance. »
- 26:38Locuteur 7Fait
« Le port du voile ? Évidemment. »
- 30:47Locuteur 7Fait
« La retraite, ça peut être après 42 ans d'annuité. »
Temps de parole
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- Locuteur 67 %
- Locuteur 57 %
- Présentateur6 %
- Locuteur 25 %
- Franck Allisio4 %
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Il est député Rassemblement National des Bouches-du-Rhône et candidat à la mairie de Marseille.
C'est Franck Elisio qui est avec nous. Bonjour. Bonjour. Franck Elisio, il manquait, Joule, ce week-end, à la marche pour ce jeune homme qui a été tué par les narcotrafiquants à Marseille.
C'est vrai. Les rappeurs marseillais, d'une manière générale, peut-être Joule. C'est vrai. Il manquait Joule, il manquait les rappeurs marseillais. Il y avait, au milieu des Marseillais, parmi les Marseillais, comme j'en ai fait le choix, plutôt que dans une forme de carré VIP où tous les élus venus de Paris sont venus faire leur cirque. Et on l'a mal vécu. Il y avait des personnalités comme Pablo Longoria. Il y avait le cardinal Aveline. Mais il n'y avait pas, dans le public, des Marseillais, au milieu des Marseillais, parmi les Marseillais, les rappeurs. Je ne sais pas, après, comment dire, je ne suis pas là pour juger la présence ou l'absence des uns ou des autres.
Vous jugez la présence des Parisiens ? Ah oui, ça en revanche, oui. Vous pensez Marseille ? Les présences des Parisiens, ou de certains d'ailleurs, élus marseillais, qui ont une perte de responsabilité dans ce qui se passe. Oh, par exemple, toute la clique des élus écologistes qui n'ont pas voté la loi narcotrafic un an plus tôt. Nous, on l'a voté.
Ce sont des larmes de crocodiles ?
Pardon ? Ce sont des larmes de crocodiles ? C'est pire que ça, c'est du cynisme, cette manière de venir se jeter sur les caméras. Moi, j'ai vu le porte-parole, je ne dirais pas, de l'un des candidats à la mairie de Marseille, se jeter sur les journalistes pour faire un maximum de médias. Je ne sais pas, moi, on m'a appris que quand je venais à un enterrement, je ne me mettais pas devant la famille. Je me mettais devant la banderole. Éric Dupond-Moretti est venu ? Le scandale des scandales, Éric Dupond-Moretti, l'avocat de ceux qui tuent, franchement, Dupond-Moretti avait sa place de partout, sauf ici même.
C'est Éric Dupond-Moretti qui avait aussi parlé du goût du sang sur les joints, donc il était conscient aussi de la dangerosité du trafic. Éric Dupond-Moretti, en tant que ministre de la justice, qu'est-ce qu'il a fait ? Lui-même se disait, le ministre des détenus, M. Dupond-Moretti, était le pire de ce gouvernement face à cela. On est entre nous, la présidente de l'Assemblée nationale qui en a fait des tomes aussi dans la... Mme Bronte-Pierre ? Enfin, surjoue, enfin, tout cela... Tout cela a été indécent ? Oui, tout cela a été indécent, tout cela m'a écœuré. On ne vient pas, on se met parmi les Marseillais.
Et si on vient, si on a envie, mais on se met parmi les Marseillais, on ne vient pas faire de la politique spectacle dans un moment comme celui-ci. À l'Assemblée nationale, on est dans la politique spectacle, on est dans le grand n'importe quoi en ce moment, en ce qui concerne le budget, Franck Alizio ou pas ? Évidemment. Depuis le début, on dit que c'est un cirque. Alors qu'est-ce qu'il voulait y faire ? C'est le gouvernement qui décide comment il procède.
Sébastien Lecornu a dit hier dans son intervention, ce qui n'était pas prévu d'ailleurs, à la télévision, qui pensait qu'il y avait encore une majorité pour arriver à sauver le budget.
Oui, mais je veux dire, une voix pour ce budget. Une voix sur 577. Je veux dire, ça ferait sourire si ce n'était pas grave. Depuis le début, ce gouvernement n'a aucune majorité. Par définition, le budget n'a aucune majorité. Et tout cela est bien lié. Le Président se refuse à une dissolution dont acte, c'est son droit. Nous, on considère que c'est la seule solution pour s'en sortir. Il ne veut pas une dissolution. À partir de là, ce budget ne sera pas voté d'ici à la fin de l'année. Ils écartent les ordonnances qu'on ne souhaite pas, évidemment, mais qui, nous, depuis le début, on dit qu'ils vont passer en force. Ils ont renoncé au 49.3. Ils auront soit les ordonnances, soit la loi spéciale.
Mais la loi spéciale, ça ne reporte le problème... Ça ne fait que reporter de quelques semaines. Exactement. Ça reporte le problème qu'en janvier, février... Donc, il faudra bien un budget.
Mais c'est de votre faute. Moi, j'ai bien attentivement écouté Sébastien Lecornu.
Il a dénoncé le cynisme des oppositions. Je pense qu'il vous ciblait.
D'ailleurs, il a dit, elle est fille et RN. Donc, vous êtes aussi responsable de ce foutoir.
Vous savez, c'est quand même si canalise. On dit quelque chose, on pense autre chose. Moi, je pense que le cynique dans cette affaire et celui auquel il pensait, c'est quelqu'un qui ne lui facilite pas la tâche non plus. Il s'appelle Gabriel Attal. Gabriel Attal, ça fait des mois et des mois qu'il ne facilite pas la tâche à la France et aux Français, notamment en ayant fait une alliance contre nature lors de la dernière solution et qui a empêché une majorité claire de porter au pouvoir Jordan Bardella en tant que Premier ministre. Aujourd'hui, il y aurait un budget.
Et en plus, ce budget, il conviendrait à des gens aussi différents que LR Horizon, nous-mêmes, évidemment, l'UDR, parce que tout simplement, il y aurait 45 milliards de baisse d'impôt et 55 milliards de baisse de dépense. C'est ça, notre contre-budget. Ce serait ça, le budget Bardella. Et au lieu de ça, on a évidemment un pays ingouvernable. Et évidemment, ça a des conséquences sur le pays. Ça vous profite politiquement. Et ça, c'est un peu cynique de dire. Par définition, quand vous incarnez l'alternance...
Quand on voit Jordan Bardella, qui est sacré président de la République dans un sondage, le sondage Odoxa, et qui battrait d'ailleurs n'importe quel adversaire au second tour, d'Edouard Philippe à Mélenchon en passant par Glucksmann ou Attal. Alors, j'imagine que vous vous appréciez. Mais attention, quand on est favori trop tôt, ce n'est pas bon signe.
Vous avez tout à fait raison. Le problème, c'est que tous, là, on commence à avoir un peu d'expérience dans les pattes. Jordan, il a 30 ans, mais il a 10 ans d'expérience politique dans les pattes. Moi, j'en ai encore plus. Marine, encore plus. On garde la tête froide. On gardait la tête froide en 2022, quand on mettait tout en bas et quand on nous était passé par tout le monde, les mois qui précédaient l'élection. On garde la tête froide quand c'est des sondages comme ça. On est à 18 mois. Donc, on est dans notre couloir. On continue à proposer ce que l'on considère ce qu'il y a de mieux pour la France. Un sondage, ça donne quelque chose à un moment donné.
Aujourd'hui, et ce n'est pas le premier sondage qui dit ça, il y a une tendance lourde qui exprime un sentiment, un choix lourd, une tendance confirmée lourde des Français. Ça veut dire quelque chose en 18 mois ? Je ne sais pas. En tout cas, ça veut dire quelque chose aujourd'hui. En revanche, et ce n'est pas que le Marseillais qui vous parle, c'est factuel. En revanche, ça dit quelque chose pour les municipales dans quatre mois. Vous le sentez à Marseille ? Je ne parle pas que pour Marseille. Ça veut dire quelque chose de l'état de l'opinion dans quatre mois ? Évidemment. Vous pouvez devenir maire de Marseille ? Évidemment. Et je ne vous aurais pas dit ça il y a six mois.
Six mois, je vous aurais dit, je vais sur quelque chose de difficile, mais on y va. C'est ma ville, je fais tout pour et puis on y va. Aujourd'hui, les retours terrain, les ralliements de tous les élus de terrain. Un élu de terrain, c'est le premier des électeurs, c'est celui qui sent les électeurs. Ce qui se passe en ce moment à Marseille pendant notre campagne, c'est ce qu'on lit dans les sondages. Les votes locaux auront une portée nationale ? Ça veut dire que les gens qui voteraient éventuellement RN ou insoumissent avec Dieu ? Ça va dans les deux sens, tout à fait. Ça va dans les deux sens.
Je pense que le climat national va influer sur les municipales parce qu'on sent que les Français sont très politiques. C'est pour ça que vous avez intérêt à la dissolution alors en fait. Ah ben, intérêt, c'est le pays qui a intérêt à la dissolution. On vient de le dire. Non, le pays n'a pas intérêt à plonger encore dans l'incertitude parce que rien ne dit qu'il y aurait une majorité. Ah ben parce que là, il n'y a pas d'incertitude ? On vient de le dire, on n'arrive pas à boucler un budget. Bien sûr, mais rien ne dit qu'il y aurait une majorité à l'issue de cette dissolution non plus.
Moi, je ne connais pas d'autre meilleur moyen pour trancher un problème en démocratie, en particulier sur la cinquième publique, que rendre le pouvoir au peuple. À partir de là, le peuple lui-même prend ses responsabilités. Mais ça va dans les deux sens. Pour terminer, oui, il y aura un climat national qui va influer sur les municipales et les résultats des municipales vont évidemment influer sur la présidentielle qui sera quelques mois après, un an après.
Abel ? Alors vous, vous avez l'ambition d'incarner l'alternance à Marseille. C'est une ville que je connais très bien. Je n'y vis pas, mais j'y suis deux à trois fois par mois pour des activités où j'interviens auprès des jeunes dans les quartiers nord. J'y suis encore lundi prochain. Vous savez dans quel état la ville a été laissée après des années de magouilles politiques, tous partis confondus, j'ai envie de dire ? Quel est votre projet pour la jeunesse dans une ville où les jeunes se plaignent qu'il n'y a rien pour eux ? Dans une ville où tous les foyers sont gangrénés par la prostitution des mineurs ?
Il n'y a pas un foyer à Marseille où il n'y a pas des filles qui sont victimes de l'exploitation ? Et on sait très bien qu'avec la question du narcotrafic qui fait l'actualité, que beaucoup de dealers se dirigent vers le proxénétisme parce que ça leur permet de mieux passer sous les radars. Donc j'aurais voulu savoir quel est votre projet par rapport à la jeunesse. Et deuxième question, on sait qu'il y a un gros problème au niveau des offices HLM sur Marseille. D'ailleurs à plusieurs reprises on m'a dit Abel ne rentre surtout pas dans ce sujet parce que c'est tellement dark, ça peut être dangereux pour toi. Donc qu'avez-vous à faire aussi sur ce sujet ?
Qui incarne donc la jeunesse et les offices HLM ?
Les jeunes déjà. Vous avez raison, nous voulons incarner l'alternance tout simplement parce qu'aujourd'hui les Marseillais on le sent veulent un vrai changement et le vrai changement pour répondre à votre question, là tout de suite à Marseille c'est l'ordre, c'est le retour de l'ordre. Le vrai changement c'est l'ordre, il n'y a pas d'autre mot. Donc pour la jeunesse comme pour tous les Marseillais, il vaut mieux un Marseille en ordre parce qu'un Marseille en ordre c'est un Marseille, pour prendre une expression très connotée à gauche, c'est un Marseille qui vit mieux ensemble concrètement. C'est un Marseille qui recommence à produire de la richesse, à produire de l'emploi.
Mais concrètement ça veut dire quoi dans la vie des jeunes ? Mais l'ordre c'est l'État qui l'incarne, l'ordre régalien ? C'est les deux. Depuis plusieurs années on a donné assez de moyens aux maires pour qu'ils puissent aussi avoir une responsabilité en matière de sécurité. Et puis l'ordre ça dépasse l'ordre dans les rues, c'est l'ordre dans les rues, c'est l'ordre dans les poubelles, c'est la saleté, chez nous c'est un vrai sujet. C'est l'ordre dans les écoles, parce que les écoles primaires là aussi, rôle humain. Oui mais donc aux jeunes qui se plaignent, vous leur présentez seulement le mot ordre ? Non, évidemment, je vous dis que c'est le préalable. C'est le préalable.
C'est-à-dire qu'une maman, quelle que soit son origine, quelle que soit sa religion, quel que soit le quartier où elle habite, ce qu'elle veut éviter à tout prix, que son gosse de 13 ans soit déscolarisé et devienne guetteur à 13 ou 14 ans et qu'il se prenne une balle dans la tête, dans un règlement de compte, à 15 ou 16 ans. Bon, vous voyez, la maman, elle a besoin d'ordre, où qu'elle soit, y compris, et surtout, j'ai envie de dire, dans les quartiers. Mais ça, ça ne répond pas à ma question, et on sait que Marseille c'est une vie. Une mesure concrète, ça répond.
Voilà pour les jeunes, parce qu'on sait qu'au kilomètre carré, vous avez une densité de maman en deuil qui est très importante à Marseille. Mais qu'est-ce que vous proposez aux jeunes qui s'ennuient effectivement lors de la sanction, la répression, ça il en faut. Mais en préambule, qu'est-ce que vous faites comme projet ?
Eh bien, une fois que j'ai rétabli l'ordre, je mets le paquet sur... Je résume en une formule que je peux développer. Je préfère que les jeunes deviennent, phorologiquement, entrepreneurs que guetteurs. Et aujourd'hui, à Marseille, le seul espoir, enfin le seul espoir, la seule tentation, c'est de devenir guetteurs. C'est caricatural pour vous dire. Mais du coup, vous répondez à ce sujet.
Mais vous n'avez pas de projet pour les jeunes. Moi, je vous parle de jeunes filles qui sont dans des réseaux de prostitution des mineurs, je vous parle des foyers qui sont... Oui, c'est le département aussi, bien entendu,
je le sais, parce que c'est eux qui financent la zone. Mais vous, vous êtes maire. Oui, mais c'est ce que vous présentez. Sur la jeunesse, il faut redonner le goût de réussir, le goût de travailler, le goût d'entreprendre. Par exemple, il faut une vraie... Moi, c'est quelque chose, ça fait partie de tout un ensemble de choses. Mais chaque année, il faudrait identifier plusieurs centaines, je ne sais pas, ça peut être 200, ça peut être 300, projets portés par un jeune, ou un moins jeune d'ailleurs, visant à créer son activité, à créer son entreprise, à Marseille, à créer son propre job et lui donner une forme de bourse pour qu'il puisse réaliser son projet. Ça, ça donnerait un espoir.
Moi, ce que je veux redonner, c'est l'espoir. Après, évidemment, c'est global. On le voit bien, il va y avoir le tournant dans l'intelligence artificielle. Moi, j'aimerais qu'à Marseille, on se concentre sur la formation, les écoles, les universités, les instituts, sur les métiers qui vont encore exister dans 10 ans. Dans 10 ans, on ne sait pas quel métier va exister. Eh bien, on sait, c'est là où il y aura la plus d'interventions de l'humain. Donc, ça veut dire les métiers de service, l'aide à la personne, c'est du concret, mais ça emploie des gens qui n'ont parfois pas de très haute classification sur l'industrie, le savoir-faire humain aussi. Mais comment c'est...
Vous ne répondez pas du tout à la question depuis tout à l'heure. Je ne réponds pas la question. Je vous écoute avec beaucoup... Vous voulez une mesure concrète sur la jeunesse ?
Ça n'existe pas, madame. Vous n'avez pas de programme. Ça veut dire quoi ? Alors, laissez-moi finir. Depuis tout à l'heure, vous dites, et je suis la première à déplorer... Je viens de vous dire une mesure concrète. Laissez-moi finir ma phrase, s'il vous plaît, monsieur. Je vous laissais parler avec beaucoup de sérieux et beaucoup de respect.
C'est notre invité, c'est normal.
Je vous invite juste à faire la même chose pour que je puisse poser ma question. Depuis tout à l'heure, je vais vous entend dire et c'est très bien et c'est louable et j'aimerais, mais j'aimerais, je veux, je souhaite... Qu'est-ce que vous faites concrètement ? Par exemple, moi je vous donne un exemple tout simple. Je souhaite qu'il y ait pour les délinquants sexuels un fichier public pour que l'ensemble des gens soient répertoriés.
Mais ça, ça dépend pas du maire. C'est pas la jeunesse et c'est pas le maire.
Je vous donne un exemple parce qu'apparemment vous avez du mal à répondre à la belle et je vous donne un exemple de réponse et de solution concrète. Concrètement, quelle est l'une des actions que vous allez faire pour l'ordre ?
Ah, pour l'ordre ? C'est très clair. Vous avez raison, c'est très clair sur l'ordre. Concrètement, on multiplie par trois le nombre de policiers municipaux. Voilà. On fait de Marseille la preuve, évidemment armée, formée, équipée. On met le paquet, on met ce qu'il faut. Voilà. Ça coûtera la proposition. En plus, c'est les chiffres. Vous voyez, c'est concrète chez Concrète. C'est 70 millions d'euros pour multiplier par trois le nombre de policiers municipaux aujourd'hui à Marseille. Il y en a 700. C'est les chiffres du maire. Je suis hyper... Certains disent moins. Il y en a 700. Moi, je veux qu'on approche les 2000.
Je veux qu'on approche les 2000 pour avoir le meilleur ratio du nombre de policiers municipaux par habitant. Et l'air de rien, du bleu, de la police municipale qui est aussi une police de proximité au quotidien, ça change la vie. Je double le nombre de caméras de vidéosurveillance. Ça aussi, c'est un vrai choix. Le maire a fait un gel pendant 4 ans sur les 5 ans de mandat avec aucune caméra de vidéosurveillance. Je double le nombre de caméras de vidéosurveillance. Ça aussi, ça change la vie des Marseillais. Je crée, comme ça a été fait par Louis Alliot à Perpignan, une brigade anti-stup municipale. Voilà. Ça aide la police nationale.
Et puis, je vais taper à Paris lorsqu'on me retire des policiers nationaux ce que le maire de Marseille n'a pas fait, ni d'ailleurs Jean-Claude Godin, ni M. Payan. Lorsqu'on nous a retirés de 2017 à 2020, 300 policiers nationaux. Voilà le bilan de la Macronie à Marseille. C'est 300 policiers municipaux nationaux en moins au moment où on avait une explosion de l'insécurité et du trafic de drogue. Vous voyez, là c'est du concret en matière de...
Vous restez avec nous, Franck Alizio, parce qu'on va revenir aux affaires nationales aussi avec ce qu'a dit le chef d'état-major des armées sur les enfants. Le correctif apporté par Emmanuel Macron, le président de la République, son idée de service militaire et la proposition de Laurent Wauquiez aussi d'interdire le voile aux mineurs. Franck Alizio, député Rassemblement national des Bouches-du-Rhône et l'invité des GG. A tout de suite. RMC, 9h, midi, les grandes gueules. Attention, c'est le tirage au sort de notre grand jeu. Il est imminent. Ne ratez pas l'occasion de gagner les 12 000 euros qui sont en jeu. Vous envoyez bonus par SMS au 7 24 24. Bonus par SMS au 7 24 24.
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le morning RMC, votre premier rendez-vous d'information de la journée sur RMC et RMC Story. Chaque matin, on vous accueille, vous nous accueillez pour commencer la journée ensemble dans la bonne humeur. Deux heures pour vous informer,
vous divertir et mieux attaquer votre journée. 5-7, le morning RMC parce que le réveil peut être le meilleur moment de la journée. Du lundi au vendredi à 5h, en direct sur RMC et RMC Story. En retour de plein les yeux, c'est bientôt à 21h10 sur RMC Story. Canal 23.
C'est...
Alain Marshall, Olivier Truchot,
les grandes gueules. Invité pour le face OGG, le député Rassemblement National des Bougies du Rhône, candidat à la mairie de Marseille, avec aujourd'hui Laurent Varton-Martinez, Abel Boyer, Jean-Loup Bonamie. Jean-Loup ?
Justement, je vais vous poser une question. Alors, c'est un peu vieux, mai 1995, Chirac Balladur, la guerre des chefs à droite. Est-ce qu'on va assister à la même chose au Rassemblement National entre Marine Le Pen et Jordan Bardella ? Est-ce que si Marine Le Pen est inéligible, ce qui a l'air quand même de lui peser psychologiquement, est-ce que je peux comprendre ? Est-ce qu'elle va vraiment accepter la candidature, peut-être même la victoire de Jordan Bardella ? Et si Jordan Bardella gagne,
quelle sera la place de Marine Le Pen ? Est-ce qu'elle sera Premier ministre, ministre de l'Intérieur, ministre de l'Écologie ? Dites-nous. C'est une bonne question, d'autant plus que j'ai la réponse. Ah bah parfait ! Mais voilà. Mille de l'Écologie, des PTT. La réponse est très claire, ce ne sera pas, on est à des années-lumière de Chirac Balladur, il n'y a pas de compétition, comment dire, Jordan a été identifié, a été, comment dire, formé, a été mis en avant, mis en lumière, enfin bref, par Marine, qui a eu cette sagesse, c'est rare en politique, de se dire, le pays et les idées, c'est plus important que moi.
Donc s'il m'arrive quelque chose un jour, il y a quelques années, elle ne pensait pas à une illusibilité, c'était impensable d'arriver à une décision de justice aussi folle, mais elle disait toujours, je vous l'assise, je pense qu'elle a souvent dit devant vous, mais devant nous encore plus, si je passe demain sous un bus, elle disait toujours, si je passe demain sous un bus, les idées doivent continuer. Et donc, c'est Jordan. Pendant des années, elle a cherché, elle a trouvé Jordan, et ce sera Jordan. Et elle n'a jamais été d'aucune ambiguïté là-dessus.
Donc si demain, Marine est empêchée, et nous ne le souhaitons pas, vous le savez, et elle ne le souhaite pas, et on se battra jusqu'au bout, mais si elle est empêchée, eh bien on se battra jusqu'au bout également avec Jordan pour gagner cette présidentielle.
Et si Jordan gagne ? Elle a dit qu'elle ne serait pas premier ministre de Jordan.
Elle ne veut pas, en effet, ce n'est pas son truc qu'on connaît Marine.
Mais si finalement, elle peut se présenter, c'est très frustrant pour lui, parce que là, il est dans la peau d'un candidat, il a un sondage incroyable, ça va être frustrant quand même à gérer, être obligé de s'effacer.
Je connais Jordan maintenant depuis une paire d'années. Comment dire ? Il ne serait pas là-ci, c'est un type intelligent, il sait très bien, il a très bien en tête l'intérêt du pays. Il se rattrape de son tour ? Il sait ce qu'il doit à Marine, il sait ce qu'il peut faire à Matignon, et il se prépare à Matignon. Donc il sera Matignon si Marine Le Pen l'a l'idée. Exactement, le ticket, il est déjà annoncé, et il se réalisera.
Mais vous avez entendu Emmanuel Macron ce matin à propos du nouveau service national qu'il veut mettre en place sur la base du volontariat, il a dit il ne s'agit pas d'envoyer nos jeunes en Ukraine, est-ce que ça vous rassure ?
Ah oui, un petit peu, parce que ce qu'on entendait depuis un certain temps, quand le chef d'état-major parle, on se dit que peut-être qu'il a été en lien, et puis c'est la petite musique depuis quelques mois. si on n'a pas compris qu'il fallait absolument détourner le regard des deux premières menaces de notre pays, c'est-à-dire, on le voit au quotidien, les Français le voient au quotidien, nous le voyons au quotidien, c'est-à-dire le terrorisme islamiste et le narcoterrorisme pour aller nous parler d'un danger, d'une menace, mais qui n'est pas aussi immédiate et aussi meurtrière que les deux premières, c'est une technique de communication. Vous êtes rassuré par Emmanuel Macron.
Et on est rassuré par Emmanuel Macron. Est-ce que le nouveau service militaire ? Je n'ai pas trop bien compris pour un peu changer, parce qu'on peut aujourd'hui, si vous voulez faire quelques mois dans l'armée, si vous voulez faire votre service militaire volontaire, vous pouvez le faire, j'ai des amis qui l'ont fait, vous pouvez le faire. Donc encore une fois, on est sur... C'est de la com ? Oui, il fallait donner un contre-pied à ce qu'avait dit le chef d'état-major qui est allé un petit peu trop loin. Vous savez, on a l'impression qu'il lance des ballons d'essai, bon, ça fait vraiment du bruit, donc du coup, on revient. Oui, pour moi, c'est de la com. C'est de la com.
Comme tout ce que fait le président, malheureusement, depuis des années, des années, j'ai envie de dire, depuis qu'il est président.
Oui, parce que quand même, le chef de l'état dit nous aurions peur d'être faibles face à la menace russe. Il dit quand même qu'il y a une menace russe, qu'il faut être prêt. Est-ce qu'il y a une menace russe ?
Je ne suis pas un spécialiste. Vous ne pouvez pas botter en touche. Est-ce qu'il y a une menace russe ? Oui ou non ? La Russie, aujourd'hui, n'est pas un ami. La Russie a agressé un pays. À partir de là, potentiellement, il y a une menace russe. Et par définition, la France doit se préparer. L'armée française, nous, devons nous préparer à, quel que soit l'adversaire en face, à avoir les moyens de nous défendre. Et Dieu sait que nous n'avons pas parce que ça fait, alors, depuis quelques mois, depuis quelques années, on commence à redresser tout petit peu, difficilement, mais pendant des années, des décennies, on a endommagé notre appareil militaire industriel.
Donc, la Russie est une menace parce que le rassemblement a toujours été un peu ambigu vis-à-vis de la Russie. On n'est pas, nous, on n'a pas d'amis, on n'a pas d'influence, non. Il faut choisir son camp, savoir qui sont nos amis, qui sont nos adversaires. Aujourd'hui, la Russie n'est pas l'allié de la France, voilà. Maintenant, à partir de là, on se prépare. Vous soutenez le plan de paix américain en Ukraine ? Je soutiens un petit peu, moi, je ne parle pas de qu'on dirait. Il y a deux têtes chez nous, il y a Jordan Bardella et Marine Le Pen, c'est-à-dire ça. Jusqu'à nouvel ordre, nous, on soutient tout ce qui va vers la paix, tout simplement.
Vous êtes en train de nous dire que si Jordan Bardella gagne les élections, au moins, on saura que vous ne serez pas le ministre des Affaires étrangères du RN. Ça, c'est à peu près acquis. Vous nous annoncez aujourd'hui que peut-être Marine Le Pen sera ministre de l'écologie, mais vous, vous ne serez pas ministre de l'affaires étrangères. Mais même le ministre, je ne veux pas être maire de Marseille, pas ministre des Affaires étrangères, je vous prouverai tout de suite. Mais quand bien même le ministre des Affaires étrangères, il obéit à la chef de l'État et au Premier ministre. À la chef de l'État, Marine Le Pen. Là, en l'occurrence, jusqu'au du reste.
Le plan A, c'est Marine présidente, Jordan Premier ministre. Monsieur Alizio, faut-il interdire le voile aux mineurs ? Le port du voile ? Évidemment. Vous soutenez la proposition
de Laurent Wauquiez ?
Oui.
Et des sénateurs, LR d'ailleurs. Est-ce qu'il faut interdire les autres signes religieux aux mineurs aussi, comme la kippa
ou les croix,
très ostentatoires ?
Réponse déjà sur le voile aux mineurs. Pour moi, ce n'est pas comparable. Il n'y a pas de prosétyne. Ça ne veut pas du tout dire la même chose par rapport aux valeurs de notre pays, à l'égalité entre l'homme et la femme. Donc, je ne fais pas un signe égal entre une croix, une kippa et un voile. Et sur les mineurs, évidemment, il y a quelque chose de choquant à voir. Vous envoyez beaucoup à Marseille ? Des jeunes filles, comme on a vu à l'Assemblée. Et à Marseille, vous envoyez ? Oui, évidemment. Évidemment. Mais pour vous dire, moi, j'ai grandi dans un quartier classe moyenne, classe populaire, dans l'est de Marseille.
Il y a une grande surface, pour ne pas faire de pub, au Champs-Saint-Loup. Il y a 20 ans, quand j'étais jeune, c'était une fois me voilé sur 10, sur 20. Aujourd'hui, c'est une sur 3 ou sur 4. Vous voyez qu'évidemment que c'est une réalité. Évidemment que c'est une réalité. Mais encore une fois, c'est une question qu'il faut se poser. Et c'est un combat par rapport à la laïcité. Donc, oui. Et à terme, c'est le voile dans l'espace public en général. Mais je dis à terme parce que vous avez compris que si demain, on fait une loi, il faut qu'une loi soit appliquée. Nous, on décrète une loi. Donc, ça se fera par étapes. Mais le but, c'est ça. Donc, évidemment, les mineurs, c'est la priorité.
Comment ça s'applique, ça ? Justement. Je vous dis, c'est pour ça que c'est par étapes. Par étapes. On commence par les enfants et ensuite les adultes. Exactement. Mais comment on l'applique concrètement ? À un moment donné, ça va être... Admettons que ça va être... On dresse des contraventions ? À un moment donné, on dresse des contraventions. On dresse des contraventions. Et puis, il y a un changement dans l'aide. On va voir une mère ou un père avec sa fille et puis on lui met une contravention. Il y a un débat à voir. Eh bien, oui. Dans les faits, je suis désolé. Mais quelqu'un se promenerait à je ne sais quel signe distinctif extrémiste.
Est-ce que vous feriez la même chose, pardonnez-moi, parce que c'est un combat qui me tient à cœur, est-ce que vous feriez la même chose, par exemple, avec les femmes orthodoxes, juives orthodoxes, qui se couvrent la tête d'une perruque, qui mettent des manches longues jusqu'au poignet et des collants jusqu'au bas des chevilles ?
Est-ce que ça, vous arrivez à le distinguer comme un signe ? Oui, oui. Ah, mais moi non. Alors voilà, je vais vous répondre.
Je vais vous donner ma définition pour moi.
Moi, je n'arrive pas à voir si quelqu'un a une perruque ou non, par exemple.
Je vais vous l'expliquer. C'est exactement pour la même raison qu'elles portent toutes les deux ça. C'est-à-dire que vous avez la femme musulmane qui porte le voile par pudeur et je me suis suffisamment énervé tout à l'heure pour dire à quel point je détestais ça. Mais ça m'agace de la même manière qu'une femme juive orthodoxe sous prétexte qu'elle a une perruque ne pose pas problème. Moi, la dame qui est extrême au point de se couvrir la tête et de se couvrir le corps de la tête aux pieds, pour moi, le problème est complètement identique.
Je vous réponds. Encore une fois, que le problème soit identique ou non, je ne sais pas.
Qu'est-ce qui vous pose problème, par exemple, monsieur, excusez-moi, dans le voile ? Moi, je sais pourquoi je suis contre. Qu'est-ce qui vous pose problème dans le voile ?
La soumission de la femme. Donc, c'est la même chose dans le cas des juifs orthodoxes. Le fait qu'un jour, il y a un deuxième argument qui est beaucoup plus fort pour moi, c'est qu'un jour, celles qui ne le portent pas seront montrées du doigt et devront rester chez elles et seront menacées d'être agressées si elles ne le portent pas. Vous voyez, ça ne marche pas avec la femme orthodoxe parce qu'il n'y a pas une menace qu'elle soit agressée parce qu'elle ne le porte pas. Ça va être la police de la religion en France,
alors, en fait.
Non, la police de la laïcité. Pour continuer à vivre ensemble, quelle que soit notre religion, il faut laisser la religion à la maison. C'est comme ça. Voilà. Dernière question, Jean-Louis Bonnevi.
Sur le voile en 5 secondes, mon ami,
j'ai bien connu Patrick Buisson, Marine Le Pen était à son enterrement, d'ailleurs, disait qu'interdire le voile aux adultes serait, je cite, c'est une énorme connerie. Mais bon. Et, simplement, sur un autre point, moi, j'ai posé une question.
La semaine dernière, on a reçu quelqu'un que vous connaissez qui est Julien Audoul. On lui a posé une question. Moi, je n'ai pas bien compris la réponse. Si Jordan Bardet ou Marine Le Pen sont à l'Elysée,
la retraite, c'est à quel âge ? Et comment on finance ?
La retraite, ça peut être après 42 ans d'annuité. Donc, ça peut très bien être à 42 ans d'annuité. Alors, comment on finance ? J'ai commencé à travailler véritablement à 24 ans. Eh bien, je serai à la retraite à 66 ans. Et comment on finance ? Oui, c'est plus généreux. Parce que là, du coup, ça pose des problèmes de financement. Aujourd'hui, comment on finance ? Vous savez que le budget, c'est des priorités politiques. Aujourd'hui, comment on ose encore financer une contribution à l'Union européenne en France qui a doublé ? Je dis bien doublé depuis 2005. Il n'y a aucun budget public qui a doublé depuis 2005. Le budget, la contribution française à l'Union européenne, elle a doublé. Voilà.
Comment on fait pour continuer à financer une immigration qui coûte 20 à bon moment ? Mais vous ne répondez pas à la question des retraites. Eh bien, je fais les quelques centaines de millions que me coûtent les retraites. Beaucoup plus. Non, non, non. Du fait de la démographie. Avec les 42 ans d'annuité, non. Les quelques centaines de millions que ça me coûte, je les prends sur tous les autres postes budgétaires, sur les 1200 agences qui coûtent 80 milliards, sur tout ce qui fait aujourd'hui que le train de ville d'État est hors contrôle, que l'immigration est hors contrôle, que la fraude est en contrôle, que la contribution à l'Union européenne est hors contrôle.
Quand vous ajoutez tout ça, vous avez 60 milliards d'économies chaque année. Vous voyez, on est très très très loin des quelques centaines de millions que coûterait une réforme des retraites plus juste socialement et plus efficace au final ou tout aussi efficace budgétairement.
Franck Allisio