Dénonciation de l'accord franco-algérien : "Emmanuel Macron est dans un piège" (P. David)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que le chef de l'État va s'emparer de ce sujet ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faudra du courage politique à Emmanuel Macron pour aller jusqu'au bout ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il prend acte de la du vote de la résolution ou est-ce qu'il Sébastien Lecornu pense qu'il faut renégocier l'accord franco-algérien dénoncé par met la pression à son mentor.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Éric RevelFait
« L'Assemblée nationale a adopté les vraies voix sud radio. Euh Éric Revel sur cette sur cette résolution et surtout ce que ça pourrait engendrer ou générer si toutefois le président de la République allait jusqu'au bout. »
- 2:00Éric RevelFait
« Le pouvoir en matière de politique étrangère appartient au président de la République pour ratifier des traités. »
- 4:00Éric RevelFait
« Dans 2 semaines, ça fera 1 an que Boem Sansal est ené, j'ai pas d'autres mots, qu'il est otage. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La guerre d'Algérie commence en 1954. Elle oppose le front de libération nationale, le FLN, un mouvement qui [musique] revendique l'indépendance du pays à la puissance coloniale française établie dans la région depuis 1830. [musique] Au fil des mois, des attentats de plus en plus violents éclatent dans le pays tandis que l'armée [musique] française traque sans relâche le FLN.
Dans les jours qui suivent son investiture, le général de Gaulle se rend en Algérie et enchaîne les discours. Mais ses propos sont ambigues. Vous compris ?
Dès janvier 1960, il se soulève à Alger. C'est la semaine des barricades. Un pouvoir insurrectionnel s'est établi en Algérie par un prononcient militaire.
Ce pouvoir a une apparence. un carteron de générose en retraite. C'est plus précisément le 27 décembre que le texte est signé par le général de Gaulle et Abdelaziz Boutfli, ministre des affaires étrangères à l'époque qui deviendra président en 1999.
L'accord crée un statut particulier pour les ressortissants algériens. Il concerne [musique] la circulation, le séjour et l'emploi en France. Votant 374 exprimé 369 majorité 185 pour 185 contre 184.
L'Assemblée nationale a adopté les vraies voix sud radio. Euh Éric Revel sur cette sur cette résolution et surtout ce que ça pourrait engendrer ou générer si toutefois le président de la République allait jusqu'au bout. Voilà parce que c'est une résolution.
Le pouvoir en matière de politique étrangère appartient au président de la République pour ratifier des traités. C'est le cas puisqueil s'agit du traité de l'accord de 1968 ou pour au contraire les rejeter. Donc en fait c'est une injonction du parlement à au moins ouvrir un débat.
Est-ce que le chef de l'État va s'emparera de ce sujet ? J'en doute fort parce que la façon dont le président algérien balade la France, alors on nous a expliqué que c'était de la diplomatie feutrée, que Boem Sansal et notre confrère qui est qui est qui est qui est détenu, qui fallait faire confiance à la à la diplomatie française. Il se passe rien.
Welem Sansal est toujours en prison. C'est un notage du régime algérien à qui on reproche sa liberté d'expression et pardonnez-moi, la France fait carpette. Donc est-ce qu'il s'empare du sujet ?
Est-ce qu'il va jusqu'à parler de cet accord de 1968 ? Je retiens qu'il y a quelques jours, le nouveau ministre de l'intérieur, Laurent Nugèz a expliqué que la dénonciation de cet accord n'était pas à l'ordre du jour. Donc, j'en déduis que le président de la République est sur la même longueur d'onde.
Maintenant, il faut respecter et c'est politiquement un symbole très fort quand même parce que la normalisation du Rassemblement national à l'Assemblée nationale ou dans les élections intermédiaires dans ce pays, c'est pas seulement le nombre de députés qu'ils arrivent à engranger. C'est pas seulement la façon dont ils mettent les idées sur la table du débat national, l'immigration ou la sécurité. Ça passe aussi par cette résolution, même si elle a été votée avec une voie d'écart qui pour la première fois montre que le Rassemblement national est définitivement pour ceux qui en doutaient dans l'arc républicain comme l'a dit Nicolas Sarkozy dans une dans une interview et je pense que ça marquera l'histoire mais ça masque aussi pardonnez-moi cette victoire politique du RN contraignante en la matière.
Ça marque aussi et ça détourne un peu l'attention sur la confusion. Vous avez souligné tout à l'heure Philippe David sur des amendements euh du RN qui sont votés avec LFI où on se demande si le programme économique du RN est socialiste, marxiste ou euh libéral. Voilà.
Hm. Euh j'ai envie de vous demander est-ce qu'il faudra du courage politique à Emmanuel Macron pour aller jusqu'au bout ? François Drogie ?
Bah, c'est surtout que euh si on veut dénoncer euh cet accord de 1968, il y a sûrement des bonnes raisons de le faire, ne serait-ce que parce que les conditions euh d'abord des relations entre la France et l'Algérie ne sont plus du tout les mêmes. Ça a été rappelé un peu, j'imagine que c'était l'objectif euh euh de ce qu'on a entendu, les archives sonores qu'on a entendu juste avant d'en parler où on voit bien que cet accord de 68, c'est un peu la fin du de l'un des enfin de la gestion des relations entre la France et l'Algérie. Algérie devenue indépendante en en 62.
Mais euh ce qu'il faut quand même retenir aussi, c'est que il faudrait une nouvelle convention. On peut pas la dénoncer purement et simplement puis dire bah maintenant il y a des conventions avec plein d'États, il y a des conventions avec le Maroc avec d'autres. Bon et donc il faut que évidemment il y ait une négociation pour une nouvelle convention et c'est sûr que ça c'est très difficile.
C'est pas qu'une question de courage de la part du président de la République ou du gouvernement actuel. C'est aussi une question du problème de l'interlocuteur qu'on a en face de nous. Et comme ça a été dit par Éric Revel, l'État algérien, le gouvernement, le président algérien, on voit bien que c'est quand même très très difficile de discuter, que le la relation à la France est sans cesse instrumentalisée dans le débat public algérien par le gouvernement algérien.
Chaque fois qu'il a des problèmes, il en rajoute dans le conflit avec la France et il réactive le vieux souvenir de la colonisation alors que ça fait plus de 60 ans que la l'indépendance est faite. Donc c'est aussi dans ce contexte-là que il y a cette cet accord à dénoncer. Oui.
Non, je voulais juste rajouter une petite chose qui pèse évidemment dans nos relations avec l'Algérie, c'est la reconnaissance par le président de la République et la France du SARA occidental comme étant marocain. On comprend aussi parce que il faut être équilibré et honnête, on comprend aussi que qui une une blessure forte pour le président algérien puisque toute sa famille. Voilà.
Donc il faut reconnaître quand même que évidemment on n'a pas mis tous les atouts de notre côté mais attendez, il a pris une décision courageuse. Voilà, on peut on peut l'apprécier ou pas ? On peut penser que c'était pas le moment de le faire et cetera mais en tout cas il a tranché après d'autres pays l'Espagne reconnu le SAR occidental mais voilà donc il y a ça aussi qui pèse à mon avis dans la balance.
Moi je crois que c'est une bonne chose. Maintenant la balle est dans le camp d'Emmanuel Macron mais Sébastien le Cornu a dit qu'il faut renégocier l'accord quand même. Et Sébastien le Cornu absolument il est premier ministre c'est pas un il a dit il faut renégocier l'accord.
Oui le moment est venu de renégocier l'accord. Une phrase dans ce style je crois que vous l'avez franchisant les mot là. Est-ce qu'il prend acte de la du vote de la résolution ou est-ce qu'il Sébastien Lecornu pense qu'il faut renégocier l'accord franco-algérien dénoncé par met la pression à son mentor.
Absolument. Et il y a quand même une chose important. rappelons-nous que dans 2 semaines, ça fera 1 an que Boem Sansal est ené, j'ai pas d'autres mots, qu'il est otage.
Christophe Glaze est un autre otage. Donc ça veut dire une chose, la riposte graduée que nous avait vanté Jean-No Barre est un échec total. Non mais attendez, Jean-Noël Barreau, les affaires lui sont totalement étrangères.
Oui, c'est exactement. C'est exactement ça. Attendez, il est aux ordres de ce que lui demande de faire Emmanuel Macron.
Pardonnez-moi, le seul diplomate qui pèse dans ce pays, c'est le président de la République. Les autres ne comptent pas. D'ailleurs, il a dissou le corps diplomatique.
Absolument. Et donc maintenant, il faut passer à la manière beaucoup plus et ça je pense que c'est terrible à dire parce que si jamais maintenant la balle est dans le camp d'Emmanuel Macron et il est dans un piège, si l'Algérie ne fait aucun geste, il est obligé de dénoncer l'accord ou alors il va vraiment passer pour celui qui se couche devant l'Algérie. Donc on a ouvert une fenêtre dont on ne sait pas où elle va nous mener mais qui quelque part donne à la France quand même la capacité de montrer qu'elle est capable de se défendre et de s'opposer.
Ça fait bien longtemps qu'on l'avait pas vu. Sur le côté politique, si toutefois ça avait été les LR ou autre que les Rennes qui ouvrent cette boîte de Pandore, c'est-à-dire qui fassent voter cette résolution, est-ce que ça aurait changé quelque chose pour Emmanuel Macron ? Je vous rappelle quand même, j'aurais pas remuer le couteau dans la plie mais que Bruno Rotaillot, ministre de l'intérieur voulait, il avait même dit que en fait le bras de fer était engagé et qu'on irait s'il le fallait jusqu'à la rénégociation, l'abolition, l'abrogation du de l'accord de 1968 avec l'Algérie.
Que n'a-t-il pas démissionné à ce moment-là ? Pardonnez-moi, en disant "Bah, écoutez, Boulem Sansal n'est pas libéré, on n'entame pas un bras de fer avec l'Algérie, je considère que ma mission s'arrête là." Non, il a préféré démissionner parce qu'il avait pas été au courant que Bruno Lemire incorporait le gouvernement, vous en souvenez de Sébastien le Cornu 1.
Je pense qu'il a loupé complètement sa sortie. Il est plus du tout dans la lumière médiatique. Et Sébastien Chenu tout à l'heure qui était avec nous, le vice-président de l'Assemblée nationale et du RN avait raison d'ironiser en disant "Mais où est-il passé ?" Parce que en fait les LR comme d'habitude la la droite la plus bête du monde a remis une pièce dans la machine entre lui et le renvoqué.
On sait plus qui dirige quoi à l'issu de radio fait
Emmanuel Macron