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interviewHissons Haut la Bretagne· 30 juin 2026 6 min

MIE politique lycées - Agnès Le Brun - 26/06/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci monsieur le président, merci madame la rapporteur pour l'accent trègorois auquel je reste très sensible. Euh sur cette MIE, il y a beaucoup à dire, on va essayer d'être synthétique sur la qualité du travail de la mission. Euh je dirais que le i de MIE, c'est-à-dire information euh sur ce sur ce sujet, le rapport présente des qualités euh réelle.

Le diagnostic démographique est rigoureux, il est honnête, il prend au sérieux les projections INC DEP et surtout s'appuie sur ces projections dont on connaît l'objectivité. La partie sur les spécificités bretonnes, enseignement catholique, agricole, bilingue, maritime est documenté, est utile et notamment le traitement de l'enseignement catholique est particulièrement équilibré puisqu'il assume les tensions entre complémentarité et concurrence sans les esquiver. L'inventaire des mutualisations existantes constitue une base de données qui est concrète et inédite et qui manquait visiblement à la collectivité elle-même.

Et pour conclure cette partie d'intervention, c'est-à-dire sur la qualité d'information, moi je pense que le document constitue et constituera, c'est un espoir et un souhait, une banque de données précieuse dont on peut simplement quand même s'étonner qu'elle n'existait pas jusqu'alors. Ce qui m'a semblé plus faible, c'est le E, c'est l'évaluation. Le rapport souffre d'une tension structurelle qui n'est pas résolue entre sa vocation d'information et sa volonté d'évaluation.

D'ailleurs, la présidente l'assume dès l'avant-propos puisqu'elle dit davantage un rapport d'information qu'un rapport d'évaluation. Les préconisations restent trop ancrées dans une évaluation critique de ce qui a été fait ou non. L'apport le plus révélateur me semble ce qui donne à voir parfois involontairement l'état réel des relations entre la région et ses partenaires institutionnels.

En effet, la région est bien souvent, trop souvent en position de prestataire de service. Le rapport confirme ce que le RADD laissait entrevoir la région finance massivement la politique des lycées sans en maîtriser réellement les leviers, l'État pilote, on le sait, les effectifs d'élèves, les dotations horaires, la carte scolaire, l'affectation des enseignants. Bref, l'État fait sa part qui est une grosse part et surtout qui a la part visible et la région paye paye les bâtiments, les agents, les cantine, les transports mais ne décide pas et ne pèse pas autant qu'il faudrait sur les orientations, ce qui ne la place pas dans une position d'anticipation.

Cette subordination de fait a une conséquence directe sur la baisse démographique puisque ce sont les décisions de l'académie infé fermeture des classes, dotation horaire, sectorisation qui dessineront les territoires sacrifiés, pas celles de la région. La région peut construire méthodiquement rénover méthodiquement un lycée ou construire un gymnase sans savoir et sans avoir la certitude qu'il ne sera pas immédiatement sacrifié par l'État. sur la démarche lycée 2040.

Et bien la mission révèle qu'elle n'a pas obtenu les comptes rendus qu'elle souhaitait. Ça signifie quand même que la stratégie réelle de la région face à la baisse démographique ne s'élabore pas au creux du champ du contrôle démocratique de l'Assemblée. C'est pas une simple difficulté administrative, c'est quand même un déni de contrôle démocratique.

Pour finir, analyse critique des quatre préconisations rapidement. La préconisation 1, c'était se doter d'un cadre pour le suivi et le dialogue. Or, la démarche lycée 2040 est déjà censée remplir cette fonction.

Pourquoi créer un nouveau cadre ? Un nouveau cadre, pardon, la multiplication des instances est une façon classique, on le sait, d'éviter la décision. La préconisation de dire la stratégie, c'est la préconisation centrale, mais elle répond directement à la première recommandation de la CRC et effectivement nous en reparlerons tout à l'heure.

Sur la préconisation 3, sur la bivalence des enseignants, évidemment, c'est très intéressant, c'est pertinent mais ça relève de la compétence de l'État et pas de la région. La formulé dans un rapport régional finalement réduit la proposition à un vœu pieux, ce qui est quand même tout à fait dommage au regard de son intérêt. Ce qui manque, c'est la question des ressources financières. 40 % des bâtiments sont en état de vétusteté avancé.

Vous l'avez dit, monsieur Périn Serier, il faudrait 80 millions par an pour les résorber et le rapport ne dit rien sur le financement dans un contexte de prélèvement. évaluer sans parler de budget, c'est tout à fait dommage. La préconisation 4, c'est faciliter la conduite des mission d'information.

Précisément, un petit point qui m'a agacé, avoir recours à un prestataire externe pour 24000 € dépensés pour des comptes rendu insatisfaisants. Ça rélève non pas une anecdote, mais un manque de moyens propre accordé à la mission. Et puis ce que le rapport ne dit pas sur les lycées professionnels qui concentrent pourtant les fragilités les plus aigues, c'est une lacune sur l'enseignement bilingue.

Les projections de l'observatoire sont évidemment catastrophiques sur la la faiblesse de la continuité collège lycée en bilingue tout particulièrement. Les préconisations restent donc en dessa de la propre analyse qu'on pu mener le la rapporteur et et la présidente et on s'en tient finalement à des injonctions procédurales ou à des vupieux. Ça n'enlève rien à la qualité du travail qui restera encore une fois une banque de ressources.

Mais l'absence de toute préconisation budgétaire, je trouve est particulièrement flagrante dans un contexte où la région elle-même admet que son modèle de financement est sous tension. sévère. J'avais quelque chose à dire que je ne retrouve pas si sur euh les lycées agricoles.

Euh ne pas euh ne pas parler euh mais j'en reparlerai pour la CRT CRC, ne pas parler euh euh de ce plan d'attractivité qui euh qui semble tout à fait euh irréalisable, me semble-t-il, est un est une est une erreur. Enfin, je voudrais aussi m'associer pour remercier toutes les toutes les personnes qui ont été auditionnées et qui l'ont fait dans d'excellentes conditions, me semble-t-il, en parlant librement et en nous apportant beaucoup de témoignages de témoignages d'expérience et aussi finalement peut-être un signe d'espoir. Je vous remercie.

Merci.