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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 25 février 2025 58 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJusticeSolidarités & familleImmigration & asile

Julien Odoul : "Une vie est détruite parce que notre justice est laxiste !" (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 9 %Attaque 67 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:40OuverteRéponse directe

    Pourquoi on traite beaucoup de violences ? L'impact psychologique est énorme.

  • 11:27OuverteRéponse directe

    Professeur Michel Joyeux, bonjour. Vous êtes chef du service de psychiatrie à l'hôpital Bichat. Est-ce que vous ressentez une augmentation de la violence désinhibée dans la société ?

  • 14:59OuverteRéponse directe

    Quel est l'impact des substances psychoactives dans cette violence ?

  • 19:19OuverteRéponse directe

    David Fiorentini, secrétaire départemental du syndicat Alliance Police Nationale, quelles informations avez-vous sur l'agression à Sorgue ?

  • 22:22OuverteRéponse directe

    Elisabeth Borne a annoncé fouiller les sacs des élèves. Est-ce suffisant ?

  • 33:19OuverteRéponse directe

    Que peut faire Mohamed Amra pour s'opposer à son retour en France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35Invité politiqueFait
    « La justice offre et donne un permis de récidive avec une peine de sursis, donc peine de sursis, c'est-à-dire que c'est une peine virtuelle. »
  • 0:44Invité politiqueChiffre
    « Un a eu 8 mois avec sursis et l'autre a eu un bracelet électronique, mais un a eu 8 mois avec sursis. »
  • 0:52Invité politiqueFait
    « Et un bracelet électronique, comme on le sait, n'est pas du tout dissuasif. »
  • 4:39InvitéFait
    « Un m'a pris en guillotine, l'autre m'a séné, de coup avec une crosse d'une arme, à caution. »
  • 5:56Invité politiqueFait
    « mes abresseurs sont toujours en liberté. »
  • 7:10Invité politiquePromesse
    « Parce que 8 mois de sursis, même si c'est 8 mois sous brassée électronique, ces gens-là devraient rester en prison. »
  • 16:58Invité politiquePromesse
    « À chaque fois qu'on touche à l'intégrité physique, il y ait une peine de prison ferme. »
  • 21:38Invité politiqueFait
    « Quand on poignarde quelqu'un à la gorge, c'est vraiment qu'on a envie de le tuer. »
  • 27:52Invité politiqueFait
    « Ces gens-là devraient être interdits de stade à vie. »
  • 27:55Invité politiqueFait
    « Mais ils le sont. À vie, oui, ils le sont, mais ce n'est jamais appliqué. »
  • 28:43Invité politiqueFait
    « comme M. Benalla, comme M. Benalla, collègue à coups de casque... El Guérab. »
  • 30:55Invité politiquePromesse
    « il faut qu'il y ait la menace pour les parents d'avoir leurs allocations familiales suspendues »
  • 33:37Invité politiqueFait
    « Kevin Vatan qui en régime envoie les infos, c'était le 22 mars 2024. Il a menacé de poignarder sa maîtresse, un enfant de 8 ans caché deux couteaux à steak dans son cartable ! »
  • 34:00Invité politiqueFait
    « Ça s'est passé à l'école Saint-Charles à Saint-Etienne dans la Loire »
  • 36:24Invité politiqueFait
    « Alors, on est en direct avec Maître François-Xavier Cossance, avocat pénaliste, sur ce que peut faire aujourd'hui Mohamed Amra pour s'opposer à son retour en France. »
  • 36:42Invité politiqueFait
    « j'ai fouillé un peu le sujet et j'ai trouvé des informations contradictoires »
  • 45:00Invité politiqueFait
    « Elle a tenu des propos ignobles sur les enfants bébasses »
  • 45:04Invité politiqueFait
    « Il y a des bases légales entre l'apologie du terrorisme, etc., pour lui barrer l'entrée. »
  • 46:14Invité politiqueFait
    « c'est l'État d'Israël qui se fait respecter tout simplement. Il n'a pas voulu laisser entrer une porte-parole du Hamas »
  • 46:55Invité politiquePromesse
    « il faudrait à un moment donné qu'elle soit aussi refoulée du Parlement européen parce qu'elle fait honte à la France »
  • 47:19Invité politiquePromesse
    « de la déchéance de la nationalité française »
  • 50:41Invité politiqueFait
    « Cette structure l'Arcom qui est l'héritière de quelque chose que François Mitterrand avait créé en 82 qui s'appelait La Haute Autorité »
  • 51:05Invité politiqueFait
    « Le Conseil d'Etat est là pour protéger l'Etat contre le public »
  • 51:33Invité politiqueFait
    « un obscur fonctionnaire qui se permet aujourd'hui de supprimer des chaînes de télé et de mettre 400 personnes au chômage »
  • 51:37Invité politiqueFait
    « qui se permet aujourd'hui de supprimer des chaînes de télé et de mettre 400 personnes au chômage »
  • 52:26Invité politiqueFait
    « ce n'est qu'une continuité de l'état »
  • 52:32Invité politiqueFait
    « l'ARCOM comme le CSA c'est uniquement le cabinet du président de la république »
  • 56:45Invité politiqueFait
    « c'est une violence inédite qui est dirigée aussi contre vous »
  • 56:55Invité politiqueChiffre
    « ça va conduire plusieurs centaines de collaborateurs qui sont ici direct ou indirect au chômage »
  • 57:31Invité politiqueFait
    « c'est très grave pour la liberté d'expression, pour la liberté d'opinion, pour la liberté des médias »

Temps de parole

  • Julien Odoul83 %
  • Présentateur7 %
  • Invité3 %
  • Invité 23 %

1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Julien Odoul

C'est très triste de voir qu'une vie est détruite parce que notre justice ne fait pas son travail et que notre justice est laxiste. La peine qui est infligée aux auteurs de ce massacre, puisqu'il a été tabassé, il a été roué de coups pour un détail futile, pour un sac qui était mal positionné, aujourd'hui tout est prétexte à un déchaînement de violence, que ce soit un regard dans la rue, que ce soit une place de parking, que ce soit un feu rouge, que ce soit une mini-jupe, tout est prétexte à un déchaînement de violence sans aucune raison.

Et très clairement, la justice offre et donne un permis de récidive avec une peine de sursis, donc peine de sursis, c'est-à-dire que c'est une peine virtuelle. Alors, un a eu 8 mois avec sursis et l'autre a eu un bracelet électronique, mais un a eu 8 mois avec sursis. Et un bracelet électronique, comme on le sait, n'est pas du tout dissuasif. Je rappelle que l'un des auteurs de l'attentat islamiste contre le père Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray portait un bracelet électronique. Donc ce n'est pas du tout dissuasif. Et vous avez une justice qui laisse faire ce genre de choses, qui laisse des Français avoir cette vie détruite, vivre dans l'angoisse, la menace, et tout peut s'arrêter.

Brian, effectivement, vous l'avez révélé, il avait une vie heureuse, il était épanoui, il était coach sportif, et aujourd'hui, il est détruit. – On réentendra Brian dans un instant plus longuement, parce que vous allez voir, c'est terrible, il a fait une vidéo sur son lit d'hôpital, où il explique ce qu'il vit, et c'est terrible. Mais auparavant, je voudrais qu'on écoute, pour aller dans le sens de ce que vous dites, Jean-Christophe Couvy, qui est secrétaire national du syndicat Unité, justement, il a réagi à ce qui s'est passé pour Brian, et il dit le problème, c'est qu'aujourd'hui, on est dans une violence totalement désinhibée dans notre société.

– Il y a une violence qui est désinhibée complètement, et tout est futile, et d'un seul coup, il y a un déferlement de haine, de violence, jusqu'à vouloir tuer l'autre personne. Et ça, pour nous, on est confronté à ça tous les jours, au quotidien, on voit aussi une jeunesse qui est touchée par cette violence, et là, on voit que votre vie bascule en une fraction de seconde, et qu'après, il y a l'après. Et comment vous allez traiter cet après ? Et on voit bien que, malheureusement, derrière, la société n'est pas prête à supporter, justement, ces personnes qui ont vraiment un trauma dans leur vie, et leur vie bascule complètement.

Et quand on voit après à quoi sont condamnés, même si je n'aime pas trop refaire le match, je me dis que je ne sais pas si vraiment les personnes qui ont fait ça réalisent vraiment qu'ils ont brisé plus qu'une vie, en fait. – Catherine Rambert, on entend à quel point, au fond, et encore une fois, je le dis, il y a beaucoup de gens qui vivent ça, donc je sais qu'on va me dire, mais pourquoi lui ? Mais juste lui, parce que c'est un exemple parmi d'autres, et parce qu'il faut montrer ce que c'est, cette violence, et pas se contenter de chiffres ou de statistiques.

2:40
Présentateur

– Et surtout, Jean-Marc, pourquoi on traite beaucoup de violences ? On dit souvent que c'est news, parle de la violence parmi... C'est fondamental. L'impact psychologique, les répercussions psychologiques, et les séquelles que subissent les gens qui ont été victimes de violences sont énormes. C'est-à-dire que ça brise une vie. On le voit, c'est un garçon qui était costaud, qui était sportif, donc on se dit, bon, imaginez, pour des gens qui n'ont pas sa forme physique, les séquelles sont incommensurables, on ne les oublie pas, c'est à vie, donc c'est pour ça qu'il est important de parler de ce phénomène de violence et des conséquences qu'il a sur les individus.

On est tous pareils, je ne sais pas si l'un d'entre vous a subi le problème de la violence dans sa vie, on ne l'oublie pas. On n'oublie pas la peur que ça génère et tant créé en soi. Donc il faut le dénoncer, et il faut bien sûr, je souscris à ce qui a été dit, le condamner.

3:24
Julien Odoul

– Je vous propose d'écouter Brian, je vous redonne la parole après, bien évidemment, mais je voudrais qu'on prenne le temps d'écouter Brian. Il a enregistré une vidéo sur son lit d'hôpital, quand il avait le visage déformé, quand il avait du mal à parler. Je vous rappelle que Brian est papa d'une petite fille, coach sportif, il dit, vous avez l'entend, il dit, ma mission c'était de transmettre l'amour et de s'accepter soi-même, et il se retrouve dans un lit d'hôpital totalement massacré. Écoutez Brian. – Bonjour, je m'appelle Brian, je vais vous raconter mon histoire. Une histoire qui aurait pu vous arriver. Mais avant tout, laissez-moi vous raconter un peu plus sur moi.

Je suis papa d'une petite fille, j'habite à Cannes, et je suis coach sportif. Et j'ai pour mission, ma mission, de transmettre l'amour, de s'accepter soi-même. Pour pouvoir subvenir à mes besoins et atteindre mes objectifs, je travaillais dans ce club. J'ai toujours fait mon travail, avec passion, rigueur et discipline. Et un jour, pour une histoire de sac, ma vie a basculé. Les agents de sécurité m'ont agressé.

4:42
Invité

Un m'a pris en guillotine, l'autre m'a séné, de coup avec une crosse d'une arme, à caution.

4:50
Julien Odoul

M'a brisé mon visage, m'a brisé ma mâchoire. Je me suis retrouvé aux urgences, tout médecin qui m'a fait les promesses. Aujourd'hui, voici les conséquences de cette nuit tragique. Où j'ai tout perdu. Je n'ose ne plus me regarder dans une glace. Je suis insensible de tout mon côté gauche. Je ne peux plus manger correctement. Je suis obligé de prendre une paille pour m'alimenter. J'ai tout perdu par mes élèves, les suivis que j'avais auparavant. Mais surtout, ce soir-là où je me suis vu mourir, j'ai eu peur de ne plus jamais revoir ma fille, de ne plus voir ma fille grandir. Cette histoire, mon histoire, aurait pu vous arriver aussi.

Aujourd'hui, malgré ce qu'ils ont fait, mes abresseurs sont toujours en liberté. Mais si je peux vous donner un conseil, faites attention. Le monde de la nuit est un monde très dur. Si vous sortez, soyez vigilants. Sortez ensemble. Vous allez éberner, elle est bouleversante. Je suis révolté. Je suis révolté. L'émotion de ces images me met dans un état vraiment... C'est dur. C'est un Guadeloupéen. Alors, vous le savez, moi, je suis Guadeloupéen. Ce n'est pas le problème de l'origine. Mais ça m'émeut davantage. Et je me dis qu'aujourd'hui, on est dans une société hyper violente et qu'il faut une réponse pénale lourde et ferme à ce genre d'actes criminels. Parce que c'est criminel.

Comme vous le disiez tout à l'heure, aujourd'hui, ce monsieur, il a des enfants. Ces enfants le regardent comme ça. Il ne pourra plus s'en occuper. En tout cas, il ne pourra plus jamais s'en occuper de la même manière. Ça, c'est une réalité certaine. Et moi, je n'arrive pas à comprendre comment notre état, aujourd'hui, n'a pas assez de force et n'a pas assez de fermeté face à ces genres d'individus. Parce que 8 mois de sursis, même si c'est 8 mois sous brassée électronique, ces gens-là devraient rester en prison. Un, c'est 8 mois avec sursis simplement. Et l'autre, c'est 8 mois sous brassée électronique.

Et juste, je veux dire une chose, Valérie, parce que je pense qu'on y pense tous, mais on ne l'a pas exprimé ici. C'est un coach sportif. C'est un garçon qui est costaud. Imaginez quelqu'un de plus fragile. Il était mort. Il était mort. Il était mort. Il était mort. Tout simplement. Et lui, il est costaud. Et en plus, quand on est sportif, on a un mental qui est un peu différent, un mental fort. Et malgré tout, il est brisé, ce garçon. Il est brisé. Donc, imaginez quelqu'un de plus fragile, Didier Maïsto. C'est révoltant. Ce qui est révoltant aussi, c'est de constater le côté gratuit de ces actes. D'abord, parce que ce sont des personnes qui sont parfaitement intégrées à la société.

Vous l'avez dit, coach sportif. Il travaille. Il fait des extras pour ouvrir son restaurant. Dans une des villes les plus riches de France, Cannes, il n'y a pas de problème de délinquance. Il n'y a pas de problème d'immigration, d'insertion dans la société. Et quand on sait bien de montrer ces images, parce que moi, je suis pour l'incarnation des choses, parce que les chiffres, au bout d'un moment, ne veulent plus rien dire. Et on se rend compte, premièrement, quand vous discutez avec les policiers, des actes de plus en plus gratuits et des gens de plus en plus jeunes qui s'adonnent à ces actes. C'est ça qui est...

Et même les policiers, si vous voulez, on peut légitimement se révolter contre ça. Mais quelles sont les explications ? Elles sont multiples. Mais quand vous avez toute une société qui s'en sauvage à ce point, vous l'avez dit, on peut se faire agresser pour un regard, pour une cigarette non donnée, parce que vous avez freiné un peu trop fort au feu, parce que vous avez donné un coup de klaxon et que la personne trouve ça intempestif. Et tout de suite... Donc moi, j'ai un conseil. Moi, je suis, vous savez, sportif, je fais beaucoup d'arts martiaux, vous le savez. Un conseil, ne vous... Comme on dit à Toulon, ne vous engrainez plus, les enfants. Oui, mais... Restez calme.

C'est facile à dire, mais... Non, mais restez calme. Moi, par exemple, je suis méditerranéen, et donc, voilà, on a un peu... Restez calme, passez votre chemin, passez votre chemin. C'est vous qui avez raison. Et malheureusement, ça ne veut pas dire baisser les yeux, mais ça ne vaut pas pour un regard de gâcher sa vie. Mais après, voilà, il y a un problème de caractère. Je dis ça, je ne sais pas si j'en serais capable. Vous savez, dans un instant, on va parler avec le professeur Michel Joyeux, qui est chef de service psychiatrie à l'hôpital Bichat. Et justement, on va essayer de comprendre pourquoi il y a cette violence aujourd'hui dans la société d'aujourd'hui.

Parce que c'est exactement ce que vous expliquez, c'est-à-dire qu'il y a un état d'esprit qui a changé aujourd'hui. Aujourd'hui, on frappe, on sort un couteau pour un oui ou pour un non, on va essayer de comprendre avec lui. Avant de discuter. Avant de discuter. Mais ce n'est même pas les points. C'est-à-dire qu'avant, on sortait, on se battait avec ses points. Aujourd'hui, on sort avec un couteau. Ou alors, on a envie de tuer. Parce que là, ce qui arrive à Brian, c'est qu'on voulait le tuer. C'est clair, il n'y a pas autre chose. On fait le CNews Info. On a le professeur Michel Joyeux juste après. Le CNews Info. Somaïa Labidi.

10:04
Invité

Il fait machine arrière. Le narcotrafiquant Mohamed Amra a finalement fait appel de sa détention en vue de sa remise à la France. Information confirmée ce matin par son avocate. Appel qui n'a pas encore été examiné par la justice roumaine, mais qui devrait être jugée irrecevable. Deux personnes majeures interpellées et placées en garde à vue après le jet d'engins explosif hier contre le consulat général de Russie à Marseille. Un acte qui avait été aussitôt qualifié d'attaque terroriste par Moscou jour du troisième anniversaire du début du conflit en Ukraine. Et puis, le pape François, toujours dans un état critique, mais s'est bien reposé durant la nuit.

C'est ce qu'indique ce matin le Vatican. Je vous rappelle que depuis le 14, février, le Saint-Père est hospitalisé à Rome pour une double pneumonie. Hospitalisation qui commence à inquiéter sérieusement les fidèles du monde entier.

10:59
Julien Odoul

11h03 sur CNews. Merci d'être en direct avec nous. On continue de parler de la vie brisée de Brian, ce coach sportif trentenaire qui rêvait d'ouvrir son restaurant pour mettre de l'argent de côté. Il faisait des extras dans un restaurant cannois. Mais un soir, tout a basculé quand deux de ses collègues se sont jetés sur lui pour un détail futile et l'ont massacré, nez fracturé, mâchoire et pommettes cassées. Il s'est cru mourir. Et c'est Brian, c'est le symbole de la société de plus en plus violente. Professeur Michel Joyeux, bonjour. Merci d'être en direct avec nous. Vous êtes chef du service de psychiatrie à l'hôpital Bichat.

Et c'était intéressant de vous avoir pour essayer de nous éclairer sur ce qu'on disait autour de cette table. C'est-à-dire qu'on est dans une société où finalement la violence semble totalement désinhibée. Est-ce que vous le ressentez aussi et pour quelles raisons, selon vous ? Alors d'abord, ce qui est compliqué, c'est qu'un médecin, ça ne gère pas la société, ça gère des cas individuels. Donc nous, ce que nous voyons, c'est une augmentation globale du niveau de souffrance des personnes, notamment, qui se présentent aux urgences, une augmentation de la fréquence des conduites addictives, de l'alcool, du tabac, des drogues illicites.

Et effectivement, un recours à des comportements extrêmes qui peuvent être, comme vous le montrez là, ce qu'on appelle de l'hétéroagressivité, mais qui peuvent être aussi, et on le voit beaucoup chez les adolescents, de l'auto-agressivité. On voit exploser, par exemple, des conduites de scarification, d'auto-mutilation.

Donc comme si au fond, aujourd'hui, mais pour des raisons que je me garderais d'expliquer au risque d'être dans des explications absolument pas fondées, une expression beaucoup plus externalisée et beaucoup plus violente de la souffrance, ce n'est pas pour dire, et je fais attention, que tous les agresseurs sont en souffrance, mais ceux que je vois, moi, les personnes que je vois, moi, à l'hôpital, sont à un niveau de souffrance plus élevé et avec une tendance à extérioriser de manière plus agressive contre les autres ou contre eux-mêmes cette souffrance.

Professeur, est-ce que ça peut être lié au fait que la société est de plus en plus dure au fond et qu'on a de plus en plus de mal à supporter ? Alors, encore une fois, ce n'est sûrement pas pour trouver des excuses, c'est pour plutôt essayer de comprendre. Et tout à coup, il y a cette violence. Moi, ce qui me trouve dans ce que vous me dites, par exemple, c'est la violence qui se retourne contre soi-même. Ça, c'est vrai qu'on en parle assez peu des scarifications que vous évoquez. Ça veut dire que les gens ont du mal à supporter cette violence ? Tout se passe comme si. Je suis vraiment très prudent sur les explications parce que chacun va les avoir d'une manière politique, que sais-je.

Nous, ce qu'on voit, on voit le résultat à la fin. Ce qu'on voit, c'est que par exemple, quand les adolescents, avant, n'allaient pas bien, ils exprimaient beaucoup moins leur souffrance sur le mode de scarification, d'auto-mutilation. Vous savez, il y a quelque chose qui aujourd'hui inquiète beaucoup les urgentistes et qui est d'une violence considérable. C'est ce qu'on appelle le défi au paracétamol qui est un jeu totalement absurde sur les réseaux sociaux où il faut prendre le plus de paracétamol possible pour tomber dans le coma et arriver aux urgences.

Comme si aujourd'hui, alors peut-être via les réseaux sociaux, via des phénomènes de défis, être violent contre soi-même ou contre les autres était quelque chose qui était socialement valorisé dans une petite frange de la population qui est en grande souffrance. Est-ce que tout ça a à voir avec ce sur quoi vous faites votre émission aujourd'hui, c'est-à-dire un comportement de délinquance ? Je me garderais bien d'avoir des raccourcis trop rapides. Mais est-ce que la mort a encore un sens ? Alors, excusez-moi de le poser comme ça, mais c'est vraiment les mots qui me viennent. C'est-à-dire qu'on a l'impression qu'aujourd'hui, on est prêt à tuer pour tout et n'importe quoi.

Dans le cas présent, enfin, dans le cas de Brian, et encore une fois, c'est un cas particulier, mais ça arrive à des tas de gens pour d'autres raisons à un sac mal placé. On lui casse la figure au point de vouloir le tuer. Ça veut dire que j'ai le sentiment qu'au fond, la vie n'a plus le même prix qu'avant. Oui, mais vraiment, on voudrait savoir quel est l'impact dans tout ça des substances psychoactives. Est-ce que les agresseurs n'ont pas des troubles de la perception de la situation avec qui du cannabis, qui des psychostimulants ?

Je crois qu'aujourd'hui, un des aspects de la prévention, en tout cas, moi, c'est le médecin qui parle, je n'ai pas de compétences ni sur la sécurité ni sur la société, un des aspects de la prévention pourrait être d'avoir une attitude beaucoup plus active de prévention et d'information sur des substances qui, comme vous le dites très bien, rendent finalement la violence banale ou le passage de la vie à la mort totalement banale. Merci beaucoup, professeur Michel Joyeux. Merci d'avoir été en direct avec nous. Je rappelle que vous êtes chef du service de psychiatrie à l'hôpital Bichat. Julien Doule, il y a le poids de la vie.

Ça m'intéresse aussi qu'on parle de ça parce que de plus en plus souvent, j'ai l'impression que la vie, pour certains, n'a pas de prix. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, dans un instant, on va parler de ce qui s'est passé hier à Sorgue où un lycéen a été poignardé au cou. Ça veut dire que, en fait, quand on poignarde quelqu'un au cou, c'est qu'on veut le tuer, il n'y a pas d'autre chose. Mais c'est que la vie n'a plus ce poids. Oui, la vie humaine, pour certains, n'a plus aucune valeur. Il n'y a plus d'enseignement, de la sacralité, de la personne humaine, de l'intégrité physique.

C'est ça qu'on constate justement dans ce déchaînement de violence, dans l'ossauvagement qui concerne de plus en plus effectivement les plus jeunes. Il y a un problème d'éducation à la base, notion de bien et de mal, notion de dialogue. Pourquoi au moindre différent, à la moindre friction, tout de suite, on dégaine un couteau et on a envie de tuer l'autre ? Il y a un problème d'éducation, il y a un problème d'irresponsabilité et puis il y a un problème d'impunité aussi. C'est de ne jamais avoir de sanctions parce que, excusez-moi, je veux bien qu'on mette sur le dos des psychotropes, du cannabis, tout ce qu'on veut.

Évidemment que ça aggrave et que ça envenime et que ça participe de ce climat de violence. Mais à la base, c'est qu'il y a quand même une impunité, il n'y a pas de sanctions que la justice n'est pas dissuasive. Nous, ce qu'on souhaite, c'est qu'à chaque fois qu'on touche à l'intégrité physique, il y ait une peine de prison ferme. À chaque fois qu'on ose s'en prendre à quelqu'un, qu'on vise l'intégrité physique, qu'on atteinte à la personne humaine, qu'on aille en prison. Pourquoi ? Pour que ça serve de réparation et aussi de protection. Parce que quand on atteinte à la personne humaine, on va le refaire si on n'a pas de sanctions. Didier Maïsot ?

Oui, on est en bout de cours, je dirais, de tous les symptômes d'une société qui va mal, qui se dédite. Alors, moi aussi, et bien modestement par rapport au professeur Joyeux, je ne vais pas me livrer à des exégèses et à des explications saugrenues. Chacun est un individuel. On peut constater, oui, tout ce qui vient d'être dit sur ce plateau me semble frapper au coin du bon sens et c'est tout à fait juste. Mais je ne voudrais pas sous-estimer aussi les psychotropes, les substances, etc. Nous, quand on était gamin, le joint, c'était un peu le truc. Il y a un qui fumait des joints, ça endormait, les mecs étaient un peu à l'état larvère. Aujourd'hui, ce n'est plus du tout ça.

Ce sont des drogues de synthèse qui ne sont pas chères du tout, qui désinhibent les comportements qui sont des comportements de toute puissance. On a vu les ravages aux Etats-Unis avec des régions entières. Quand vous regardez des villes de Californie, c'est absolument incroyable. Les zombies. La drogue des zombies, etc. Ça commence à venir en France et en Europe, ces drogues de synthèse qui désinhibent complètement pour 10 euros, 15 euros. Vous avez des cocktails explosifs qui vous font perdre un peu évidemment la vie, la mort, l'échelle des valeurs. Ce qui est affolant, c'est ce qui se passe aussi dans certains lycées et dans certains collèges.

Je voudrais qu'on parle de ce qui s'est passé hier à Sorgue. À Sorgue, un adolescent de 17 ans a été poignardé au cou devant son établissement scolaire. C'est dans le Vaucluse. Nos confrères de la Provence racontent que c'est une de ses camarades qui s'est alors précipitée pour tenter d'arrêter l'hémorragie. Une jeune fille qui est sous le choc bien évidemment, tout comme les enseignants qui ont assisté de loin à la Seine. Le jeune garçon a été immédiatement transporté à l'hôpital d'Avignon. Et là encore, l'agresseur présumé est un jeune qui a lui aussi 17 ans. Il a été interpellé par les forces de l'ordre après une heure de trac.

Alors on ne connaît pas encore les raisons de cette altercation entre les deux élèves. Une enquête pour tentative de meurtre a été ouverte. Les investigations ont été confiées à la brigade de recherche d'Avignon. On est en direct avec David Fiorentini qui est secrétaire départemental du syndicat Alliance Police Nationale. Avant de parler plus globalement de cette violence que vous constatez, vous aussi de plus en plus jeune, quelles informations vous avez ? Bonjour, sur ce qui s'est passé. Écoutez, bonjour. Sur les informations, vous avez fait un résumé qui est assez conséquent. Et comment dire, cet établissement n'était pas forcément connu pour des faits, ce genre de faits.

L'enquête, comme vous l'avez dit, est confiée aux gendarmes. Et le motif pour l'instant est inconnu. Est-ce que vous savez comment ça s'est passé précisément ? Il y a eu une dispute ? Il y a eu un affrontement avant ou simplement c'est un acte spontané ? Écoutez, c'est difficile à dire. A priori, il y a eu une altercation. Le motif de cette altercation n'est pas connu. Et donc, il y a un des deux individus qui a porté volontairement un coup de couteau à la gorge de la victime. Et en effet, c'est une élève qui est intervenue pour éviter une hémorragie plus conséquente. Ces deux ados font partie du même établissement ? Oui, tout à fait.

Ils font partie du même établissement mais vraisemblablement ils ne sont pas dans la même classe. Et c'est un établissement plutôt tranquille ? Vous nous disiez ?

20:28
Locuteur

Oui.

20:28
Julien Odoul

Oui, écoutez, ce n'est pas un établissement connu pour des faits on va dire très graves tels qu'on les a connus. C'est un lycée professionnel qui est plutôt éloigné du centre-ville et qui n'a pas fait parler de lui en tout cas jusqu'à maintenant. On parlait de cette violence chez les jeunes en particulier. Est-ce que vous aussi, vous le ressentez en étant sur le terrain, vous ressentez que de plus en plus souvent il y a cette violence chez les jeunes et une violence avec des conséquences de plus en plus graves ? Parce que jusque-là, moi quand j'étais au lycée ou au collège, quand on se battait, c'était à coup de poing devant le lycée et ce n'était pas avec un couteau.

Or aujourd'hui, on a l'impression qu'avoir un couteau, sortir un couteau, c'est quelque chose qui s'est, on ne va pas dire banalisé, ce serait excessif, mais en tout cas, qui est de plus en plus courant. Oui, je vous rejoins. Alors moi, le terme banalisé, je vais l'employer puisque on constate une banalisation des ports d'armes, en tout cas chez les plus jeunes. Et malheureusement, aujourd'hui, on se rend compte que ces jeunes n'ont pas de limite. C'est-à-dire que, bon, porter un coup de couteau, c'est inexcusable, bien entendu, mais de là à porter un coup de couteau à la gorge de quelqu'un, il y a une vraie volonté de tuer la personne.

Et pourquoi, d'après vous, aujourd'hui, les jeunes n'ont plus peur d'une part d'avoir un couteau et d'autre part de porter des coups à la gorge avec la volonté de tuer ? Enfin, je pense que, comme je le disais tout à l'heure, quand on poignarde quelqu'un à la gorge, c'est vraiment qu'on a envie de le tuer. C'est parce qu'il y a un manque de sanctions derrière. Il n'y a plus la peur de la justice et de ce qui peut être décidé ? Oui, tout à fait.

En fait, les jeunes, peu importe l'âge, mais même les plus jeunes n'ont plus peur de la police, n'ont plus peur de leurs professeurs des écoles, n'ont plus peur du directeur de l'établissement et ont encore moins peur de la justice qui, la plupart du temps chez les mineurs, donnent des sanctions qui ne sont pas à la hauteur de ce qu'on pourrait estimer. Merci beaucoup, David Fiorentini. Merci, secrétaire départemental du syndicat Alliance Police Nationale pour ces informations sur ce qui s'est passé à Sork. Donc hier, ce lycéen qui a été poignardé au cou justement à propos des armes. C'est intéressant parce qu'on va en parler après.

Elisabeth Borne a annoncé vendredi que désormais, on pourrait fouiller les sacs des élèves. Alors est-ce que c'est suffisant ou pas ? D'abord, les annonces d'Elisabeth Borne. Fouiller les sacs des élèves à l'entrée des établissements scolaires, la mesure séduit certains collégiens et lycéens. Ils se disent inquiets des comportements à risque de leurs camarades.

22:39
Invité

Je sais qu'il y a de nombreuses personnes qui rentrent dans des établissements scolaires avec des objets qui peuvent potentiellement servir d'armes. Donc moi, je trouve que oui, c'est une bonne chose.

22:48
Présentateur

Il y a déjà eu des couteaux qui ont été ramenés en cours et tout, donc il faut toujours faire attention. Quand on va à l'école, on ne veut pas que ce genre de choses arrive, donc on veut être en sécurité. Donc c'est la meilleure chose pour se sentir en sécurité.

22:58
Julien Odoul

D'autres, en revanche, sont davantage sceptiques. Ils pointent du doigt une mesure disproportionnée et inefficace.

23:04
Invité

On n'est pas tous fous à ramener des couteaux ou je ne sais quoi. Je pense que ça nous fait juste perdre du temps en rentrant en cours. Ça ne va pas arrêter la personne qui veut vraiment arriver à son objectif. Je pense que c'est une bonne idée mais que ce serait bien que ce soit que par des membres du lycée ou des personnes qui travaillent dans l'établissement qu'on connaît et à qui on fait confiance, etc.

23:24
Julien Odoul

Ces fouilles seront en effet réalisées par des forces de l'ordre. Une charge de travail supplémentaire pour des policiers et des gendarmes qui dénoncent des moyens insuffisants. Catherine Rambert, cette violence que l'on voit, on la voit avec ce qui s'est passé pour Brian tout à l'heure. On voit avec ce gamin qui est poignardé quand même. J'imagine les parents quand ils reçoivent l'appel votre fils a été poignardé au coup par un autre élève devant le lycée. C'est dingue ce qui se passe.

23:48
Présentateur

D'autant que il se trouve que moi je suis du sud et je connais ce coin de la ville de Sork. Ce n'est pas une ville dangereuse, ce n'est pas une ville à problème. Le lycée n'est pas spécialement... Je n'y vis pas au lycée mais je ne sais que ce n'est pas un lycée spécialement un problème. On parle beaucoup de violence des jeunes. Pardon, je vais cibler. Il y a une violence des jeunes hommes, des garçons. C'est important qu'il y ait un travail d'éducation à faire et de pédagogie auprès des garçons. Il faut savoir qu'il faut sortir de cette culture de la valorisation de la violence. Je prends un exemple qui n'a rien à voir mais qui peut être corrélé.

On parle de la violence des supporters dans les matchs de foot. Vous savez, les supporters. Et finalement, cette violence a été un peu acceptée. Les tribunes de violents. Ah ben là, on les met là. Non, on ne les met pas là. On ne les fait pas rentrer. Donc, il y a une espèce d'acceptation qui peut servir de modèle et de référence. Donc, moi, je pense que c'est une très bonne idée de fouiller les sacs de certains élèves dont on pense qu'ils sont à risque. Ça serait efficace ? En tout cas, ça enverrait un signal de contrôle. Et je pense que tout ce qui est signal de contrôle et possiblement de sanction est un signal intéressant à envoyer. Après, je vais vous dire Catherine Renvers.

Il faut aussi un signal envoyé à l'égard des garçons.

24:46
Julien Odoul

Moi, en vous écoutant, et là, vous venez de le répéter en plus, donc ça tombe bien, je vous dis qu'on va faire dans les prochains jours un sujet sur les filles violentes. Parce que, en fait... Non, non, non, attendez, je ne sais pas ça ce que je veux dire. C'est qu'il y a un phénomène dans la société d'aujourd'hui où les filles sont de plus en plus violentes. Il ne faut pas le nier. Et je trouve qu'il y a de plus en plus de bandes de filles, par exemple. On a vu, moi, je me souviens de ces images d'une fille qui était rouée à terre par d'autres filles. Et en fait, c'est peut-être ça le plus grave. C'est que pendant des années, la violence, ça a été les garçons.

Pendant des années, ça a été les mecs qui voulaient montrer qu'ils étaient costauds, ils étaient forts. Mais désormais, les filles s'y mettent et c'est encore plus grave.

25:23
Présentateur

Je ne sais pas

25:24
Julien Odoul

si c'est plus grave, c'est aussi grave. Non, non, parce que c'est une contamination. C'est une contamination de la société.

25:29
Présentateur

Il y a une violence forcément chez les filles parce que la société détend chez tout le monde. Mais pas forcément. C'est ça. Mais encore une fois, tous les faits divers, la plupart des faits divers dont on parle, sont commis par des garçons. Voilà. Encore une fois, il faut faire un travail auprès de tout le monde. Cette violence, elle est plus en dénouche chez les garçons.

25:43
Julien Odoul

Faisons un travail auprès de tout le monde parce que vous avez dit sur les hommes, juste Valérie Bernard.

25:47
Présentateur

Moi, je me tiens qu'il y a une éducation à faire au niveau des garçons pour leur montrer que la réponse, le modèle, excusez-moi, le modèle de société violente qui est comportée par les hommes.

25:56
Julien Odoul

Il ne s'agit pas. Je ne défends pas les hommes en particulier. Mais moi non plus, je ne les attaque pas non plus.

25:59
Présentateur

Je me suis.

26:00
Julien Odoul

Vous, vous, vous, c'est votre côté féministe qui ressort. Mais je peux vous dire que la violence des filles, elle est mineure par rapport à celle des garçons. La violence des garçons, elle est historique. Elle est historique, la violence des garçons.

26:15
Présentateur

Et donc, elle est excusable ?

26:16
Julien Odoul

Pas du tout. Elle est historique. Ça a toujours été comme ça. Donc, vous rejoignez ce que je dis. Les hommes ont toujours voulu montrer qu'ils étaient costauds, qu'ils étaient plus forts. C'est la connerie des mecs, si vous voulez.

26:26
Présentateur

D'où la notion des...

26:27
Julien Odoul

Désormais, on a aussi des filles qui sont adeptes de cette connerie. Je ne veux pas en quoi de cette connerie. Je pense qu'on a aujourd'hui une jeunesse qui pense avoir un permis de tuer. Voilà. Et pourquoi ? Parce qu'on a manque d'autorité à tous ces endroits. Et évidemment que... Décidément, aujourd'hui, vous parlez comme le Rassemblement National. Non, du tout. C'est formidable. Non, je ne parle pas comme le Rassemblement National. C'est incroyable. C'est quelqu'un de pragmatique. C'est-à-dire qu'à un moment donné... J'ai l'impression que c'est une autre personne. Non, du tout. Pas du tout. Je suis pragmatique.

Et sur les valeurs de la famille, c'est très important de protéger les familles et nos enfants. Bien sûr. Voilà, contre toute forme de violence. Et c'est très important de sanctionner les parents des missionnaires qui laissent leurs enfants devenir une menace. Et surtout, ce que j'ai envie de dire, c'est que l'école est un temple où tous nos enfants doivent être en sécurité. Et dès lors où on a un manque de sécurité, ce n'est pas un discours du Rassemblement National. C'est un discours d'un citoyen qui a peur pour ses enfants. Vous savez quoi, Valérie Barbi ? Ce n'est plus un discours du Rassemblement National.

C'est-à-dire que pendant des années, quand on tenait les discours que vous tiennent, on disait mais tu es du Rassemblement National. Aujourd'hui, c'est simplement un état des lieux. Parce qu'on se rend compte que ce que vous dites, c'est la réalité. Il y a 10 ans, vous aurez traité de fachos. Exactement. Il y a 10 ans, c'est exactement ce que je voulais dire sans employer le mot fachos. Didier Magistot. Oui, il y a une culture de la violence au niveau français et au niveau de ce qui pourrait être des modèles. Je prends l'exemple des stades, c'est un très bon exemple. L'exemple des matchs de foot, vous avez tout à fait des personnes violentes, racistes, qui font le coup de poing.

C'est monstrueux. Ces gens-là devraient être interdits de stade à vie. Mais ils le sont. À vie, oui, ils le sont, mais ce n'est jamais appliqué. Les tribunes ont été largement pacifiées ces dernières années. Même s'il y a encore des cas de violence et c'est intolérable, mais très clairement, aujourd'hui, dans les stades, il y a eu quand même une politique de fermeté qui a payé. Il faut le reconnaître. Vous allez voir Bayonne dans un match de rugby. Vous allez voir PSG. Ce n'est pas tout à fait de salles de ambiances. On n'est plus avec des hooligans. Et puis, il y a eu des efforts. Je ne conteste pas.

Après, il y a aussi le problème de la représentation de la violence, qu'elle soit dans des séries télévisées à deux balles. Non, vous n'allez pas me sortir ça. Non, non, attendez, attendez. Ne sortez pas la tarte à la crème des séries télé, des jeux vidéo, etc. Il n'y a rien qui m'énerve plus que ça. Je n'ai pas fini. Franchement, ça c'est... Je n'ai pas fini. Ce que je veux dire par là, c'est que ça participe de la banalisation. Et quand il y a des actes violents, comme M. Benalla, comme M. Benalla, collègue à coups de casque... El Guérab. El Guérab. Ces gens, on les a invités ensuite dans les médias. M. Benalla, je connais beaucoup de journalistes qui ont dit que c'est l'intelligence même.

Ce monsieur... Oh, il a paix. Non, parce que quand on valorise... C'est ça mon propos. Quand on valorise qu'on excuse cette violence-là des gens censés représenter, c'est quand même le cabinet de l'Elysée. Il n'y a pas plus haut le cabinet du président de la République. On dit finalement ce qu'il a fait. Ce n'est pas très grave. Et moi, je trouve que ça fait partie du système. C'est la culture de l'excuse, la culture du c'est pas grave, la culture du... Bon, tout le monde n'est pas comme ça. Et tant qu'on laissera passer ça en haut, le poisson pourrit toujours par la tête. Allez, un dernier mot, je vais dire au doule, après on parle de moi, Mme Bra.

Oui, sur la proposition de Mme Borne de fouiller les sacs à l'entrée de l'établissement scolaire. Très bien. Bon, déjà, il faut regarder la faisabilité, mettre des fonctionnaires de police. Moi, je pense que ce serait mieux qu'il y ait des portiques de sécurité pour justement éviter l'intrusion d'armes blanches. Mais ce qui est important, c'est la suite. Quand on va détecter que tel ou tel élève porte un couteau, un cutter, qu'est-ce qu'on fait ? Moi, je pense que la seule... Une heure de colle ? La seule... Mais voilà, c'est exactement ce qui va se passer. C'est exactement ce qui va se passer. La seule réponse efficace. Non, mais le portique n'est pas efficace.

La seule réponse efficace, c'est quand l'élève se fait gauler avec une arme blanche, c'est que tout de suite, les parents soient sanctionnés, c'est qu'il a menacé... Non, non ! Si, si, si ! C'est qu'il a menacé. Laissez-moi terminer. C'est que la menace... Mais non ! Arrêtez de mettre tout. Laissez-moi terminer. Et non, arrêtez les parents tout le temps. Quand l'élève... À 14-15 ans, on est aussi responsable de ces âges. Laissez-moi terminer. Quand un élève est pris avec un couteau, c'est pas pour jouer... Mais c'est pas ses parents qui lui ont dit tiens un couteau... C'est incroyable, je peux remplacer une. Vous êtes l'avocat des familles de délinquants ? Ah non, du tout ! Pas du tout !

Moi, je suis l'avocat de la... Si je peux terminer une phrase. Si je peux terminer une phrase. Quand un élève est pris sur le fait portant un couteau entrant dans son école, il faut qu'il y ait la menace pour les parents d'avoir leurs allocations familiales suspendues... Mais non ! D'avoir... Mais c'est quoi cette politique toujours du pire ! Mais c'est la politique de responsabilité ! C'est la politique du pire ! Et je vous garantis... Je vous garantis que les parents vont faire en sorte que leurs enfants soient éduqués s'il y a cette menace-là ! Bien sûr que oui ! Un enfant qui vrit dans une famille, il doit contager tous les autres enfants de la même famille ! Mais c'est pas vrai !

On peut pas avoir ce genre de politique ! C'est des politiques injustes ! Les parents doivent être responsabilisés ! Mais non ! C'est pas des politiques responsables ! Vous voyez, vous avez bien commencé et là, vous êtes tombés dans le gauchisme ! Valérie Barney, regardez, par exemple, il y a quelques semaines, il y a un gamin de 8 ans qui a été pris avec un couteau dans son école. Les parents ne sont pas responsables ? Moi, je trouve que les parents... Sur cette question précise, est-ce que les parents sont 8 ans ? Est-ce que les parents sont responsables ? Mais à 8 ans, aujourd'hui, vous le savez, M. Morandini, qu'à 8 ans, déjà, les enfants avec les réseaux sociaux...

Ils ne demandent pas d'analyse sociologique ! Ils sont majeurs ! Est-ce que les parents sont responsables ? Ils sont responsables ! Donc, s'ils sont responsables, il faut les punir ! D'accord ! Non, non, non ! La punition... Mais ils sont responsables de quoi, alors ? Non, mais la punition, ce serait quoi ? C'est de leur enlever les allocations familières et de précariser davantage les familles ? Ils sont responsables, il n'y a pas de sanctions ? Non, non, non, non ! C'est pas possible ! Vous me dites qu'ils sont responsables ! S'ils sont responsables, ils font de sanctions ! Mais on sanctionne la famille ! Mais on sanctionne qui ? On sanctionne l'enfant ! À 8 ans !

Non, à 8 ans, il y a des mesures ! Pour pouvoir... Vous ne faites pas à 8 ans ! Mais le prix de goûter, c'est qu'il a été mal éduqué ! Excusez-moi ! Vous alliez avec un couteau à 8 ans à l'école ? Non, non, non ! C'est pas possible ! Pourquoi ? Non, mais parce que, évidemment, comme vous disiez, vous parlez d'éducation ! Eh ben voilà ! On en est là ! Il suffit de questions et finalement, vous redevenez normal ! Vous me parlez d'enfants de 8 ans ! Mais là, aujourd'hui, M. O'Doul me parlait de sucrer les allocations familiales ! Et donc, c'est une forme de sanctionner... Mais un enfant de 8 ans qui va avec un couteau à l'école, il n'a pas été bien éduqué !

C'est une forme de sanctionner les parents ! Est-ce qu'il a été bien éduqué ? Répondez-moi ! Est-ce qu'il a été bien éduqué un enfant de 8 ans qui va à l'école avec un couteau ? Éduque ! Ça, c'est quelque chose que je ne sais pas ! Là, vous êtes dans la merde ! Quand vous prenez un enfant à 14 ans, c'est pas un enfant à 8 ans ! Les parents sont responsables ! Il y a deux ans aussi ! Là, ça s'est passé, ce que je vous dis ! J'invente pas quelque chose ! Ça s'est passé, cet enfant de 8 ans ! Ça s'est passé ! Ça s'est déroulé ! Les parents ne sont pas responsables ! Ils sont responsables ! Mais pourquoi ? Mais pas coupables ! C'est ça ! Mais ils sont responsables !

Il ne faut pas leur enlever les allocations familiales ! Il n'y a pas d'intérêt ! Mais on fait quoi alors ? Il n'y a pas d'intérêt ! Mais on fait quoi ?

33:19
Présentateur

On peut les avertir et leur dire attention ! On peut mettre en place un système de gradation ! Exactement ! Les avertir, on peut dire attention pour un avertissement ! Vous devez surveiller ce qu'a votre enfant dans son cartable ! Et au-delà de plusieurs... Je ne sais pas, il faudrait déterminer un certain nombre de dépassements ! Tout à fait ! Il y a une sanction qui tombe !

33:36
Julien Odoul

Juste ça s'est passé ! Alors, Kevin Vatan qui en régime envoie les infos, c'était le 22 mars 2024. Il a menacé de poignarder sa maîtresse, un enfant de 8 ans caché deux couteaux à steak dans son cartable ! Tout va bien ! C'est à ça que je faisais référence ! On a les informations précises ! Mais est-ce que vous pensez, M. Morandini, que c'est les parents qui ont mis le couteau dans le sac de... Non, mais ils sont responsables ! Enfin, ça veut vérifier ! Excusez-moi ! Ça s'est passé à l'école Saint-Charles à Saint-Etienne dans la Loire, voilà, donc pour vous dire que c'est très précis ce que je vous disais. Oui, non, mais je ne dis pas que vous n'êtes pas précis ! Non, non !

Je connais votre qualité de journaliste, donc je sais que vous êtes très précis dans ce que vous dites ! C'est certainement pas les parents qui ont mis le couteau, mais les parents peuvent

34:15
Présentateur

grouper l'enfant et dire que ça suffit !

34:17
Julien Odoul

Ça s'appelle les étudiants ! Mais qu'est-ce qu'ils s'en font ? Ils n'ont pas exclu de l'école ! Mais quand vous enlevez les allocations familiales d'une famille, une famille où il y a 4, 5 enfants, qu'est-ce que vous faites ? Vous précarisez davantage la famille ! C'est ça pour... Bon allez, on va avancer ! On ne sera pas d'accord de toute façon ! Mohamed Amra, Mohamed Amra qui a été interpellé en Roumanie, vous le savez, il a fait appel finalement de son transfert vers la France alors que dans un premier temps il s'était dit favorable à une remise aux autorités françaises dans le cadre du mandat d'arrêt mis à son encontre. Finalement, il a dit qu'il ne voulait plus revenir en France.

On va essayer de comprendre ce qui se passe sur le plan juridique. D'abord, regardez la conférence de presse qui a eu lieu hier. La procureure de Paris a donné des détails sur son interpellation.

34:58
Invité

Deux jours après l'arrestation du narcotrafiquant Mohamed Amra en Roumanie, 25 personnes ont été interpellées en France, dont deux mineurs. Parmi ces arrestations, trois gardes à vue ont été levées. La procureure de Paris a qualifié cette opération d'ampleur d'une organisation criminelle déterminée qui gravitait autour de Mohamed Amra. Les investigations ont permis d'établir qu'autour de Mohamed Amra existait le déploiement d'une organisation criminelle déterminée dans sa préparation, mais aussi dans son action. Spécialisation des équipes, repérage, équipe de voleurs, équipe de logisticiens, équipe de guetteurs, l'équipe du commando.

Si les auditions se poursuivent, la procureure a souligné la mobilisation humaine et technique tout au long de cette enquête. « Exploitation de la vidéosurveillance du péage d'un quart-ville, recherche technique sur l'ensemble des véhicules qui ont été retrouvés. Dans ces recherches techniques, là aussi, vous le comprendrez, il s'agit d'exploiter l'ADN et puis l'ensemble des objets qui peuvent être retrouvés à l'intérieur de ces véhicules. Mais également, ressources de la téléphonie, technique spéciale d'enquête. » Environ 150 policiers ont été mobilisés avec une coopération internationale pour cette affaire, désormais considérée comme un symbole de l'emprise du narcotrafic en France.

36:24
Julien Odoul

Alors, on est en direct avec Maître François-Xavier Cossance, avocat pénaliste, sur ce que peut faire aujourd'hui Mohamed Amra pour s'opposer à son retour en France. Bonjour Maître, merci d'être en direct avec nous. – Bonjour, bonjour. – Que peut faire Mohamed Amra ? Est-ce qu'il a la possibilité de s'opposer à son retour en France ? – Alors, je dois vous avouer que j'ai fouillé un peu le sujet et j'ai trouvé des informations contradictoires. Je vais essayer de vulgariser rapidement parce qu'il faut comprendre en superposant les procédures françaises-roumaines.

Concrètement, quand vous êtes arrêté et que vous faites l'objet d'une demande d'extradition, vous êtes présenté dans les 48 heures de votre interpellation au procureur général. Deux hypothèses. Soit vous consentez à votre extradition et auquel cas vous avez une audience, je parle de la France, devant la Chambre de l'instruction dans un délai de 5 jours. Soit vous vous opposez à cette demande d'extradition, et vous avez une audience qui se tient devant la même Chambre de l'instruction dans un délai de 10 jours. Pourquoi je fais cette distinction ? Parce qu'il semblerait que ce soit… que cette règle trouve un écho en droit positif roumain.

Si vous avez initialement consenti à votre extradition, ce qui semble être le cas de M. Amra, la Chambre de l'instruction, la juridiction, rend une décision insusceptible de recours, de telle sorte que, dans un délai de 30 jours, votre extradition est effective. Si en revanche, vous ne consentez pas, vous avez le droit, en tout cas en France, à un pourvoi en cassation pour contester l'éventuelle décision qui ne vous satisfait pas de la Chambre de l'instruction. J'arrive en Roumanie. En l'état des informations que j'ai pu trouver, je me suis rendu compte que la procureure de la Cour de Bucarest avait annoncé que, dans le cas de M.

Amra, un recours formé contre la décision qui a autorisé son extradition n'était pas possible. Alors, reste à savoir si c'est parce que le droit roumain ne le prévoit pas ou si c'est parce que M. Amra avait, à Binicio, initialement, consenti à son extradition. Donc, il me semble très sincèrement qu'aujourd'hui, l'extradition est acquise à la France et que, dans les prochains jours, les prochaines semaines, M. Amra devrait être extradé. En réalité, pourquoi je vous dis que j'ai trouvé des informations contradictoires ? Parce que j'ai un peu fouillé le sujet et je me suis rendu compte qu'il semblerait que M.

Amra ait fait appel de la décision qui le place en détention provisoire dans l'attente de cette extradition. Ce qui, en fait, nous oblige à distinguer puisque les deux décisions sont autonomes et distinctes. vous avez une décision qui, manifestement, fait droit à la demande d'extradition, celle-ci, a priori, insusceptible de recours, et la décision qui le place en détention provisoire, c'est-à-dire qui fige son sort dans l'attente de l'exécution de cette mesure d'extradition. Voilà. Alors, je n'ai pas de réponse formelle. Pour être clair avec vous, il me semble que s'agissant précisément de l'extradition, nous sommes dans un cas où M.

Hamra ne peut pas former recours à l'encontre de cette décision. Merci, Maître. C'était très précis et très intéressant d'avoir ce détail. Et c'est vrai que son avocate, elle, dit, mais il ne devrait pas être interpellé. Il est présumé innocent. Donc, voilà, c'est ce qu'elle défend et c'est le deuxième point que vous évoquiez de façon très précise. Merci beaucoup, Maître. Didier Maïston, un petit mot ? Oui, alors, quand même, je mettrais un petit bémol. Dans la mesure où on ne peut pas exactement parler d'extradition, puisqu'on est dans le cadre de l'Union européenne et que c'est simplement, on parle de juge à l'instruction à juge à l'instruction et que la demande, en fait, qu'il y a quoi ?

Il y a un mandat d'arrêt français qui est transmis à la justice roumaine qui l'applique. Et donc, il me semblerait, et c'est d'ailleurs le sens de la conférence de presse de la procureure de Paris qui a laissé entendre que ce n'était pas susceptible de recours et il me semble que dans ce cadre européen, on ne peut pas vraiment parler d'extradition, ce serait extra communautaire, mais on serait plutôt pour une fois qu'il y a quelque chose qui semble marcher d'un point de vue européen, c'est rarissime, on ne va pas... Si vous le permettez, attendons qu'il soit de retour.

Attendons qu'il soit de retour parce qu'hier, on disait qu'il n'y a pas de souci parce qu'il a dit oui, là maintenant, il dit non, donc on commence à se poser des questions, donc attendons et si ça marche, tant mieux, on sera les premiers à dire bravo parce qu'il faut que cet homme rentre en France et que cet homme rende des comptes devant la justice parce qu'on rappelle qu'il y a eu deux morts quand même lors de son évasion et on a un peu tendance à les oublier. On va faire une pause, la pub, le CNews Info, en autant de pause, on parlera de Rima Hassan qui est allé en Israël et qui est revenu aussi vite et puis ensuite, on vous parlera de C8.

J'ai beaucoup de choses à vous dire et à vous faire écouter sur C8. A tout de suite en direct. Besoin d'un nouveau pare-brise ? Le plus simple, c'est de prendre rendez-vous sur carglace.fr. En trois minutes, c'est fait et on remplace votre pare-brise avec les mêmes options que l'ancien. Chez Carglace, on fait tout pour vous simplifier la vie. C'est pour ça qu'en ce moment, Carglace vous offre 60 euros pour laver votre voiture sans effort. C'est sur l'appli Wash de Total Energy. C'est simple, en quelques minutes, votre voiture est propre. 60 euros, ça en fait des lavages et c'est dans plus de 1000 stations en France. Alors prenez rendez-vous sur carglace.fr ou appelez-nous au 3044.

41:43
Invité

Carglace repart, Carglace remplace.

41:48
Julien Odoul

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42:17
Invité

Bientôt la fin du mystère, reprise des recherches de l'avion MH370 de la Malaysia Airlines, des recherches lancées par le gouvernement malaisien pour tenter de retrouver des débris du Boeing 777 disparu des radars le 8 mars 2014 avec, je vous le rappelle, 239 personnes à son bord dont 135 Chinois. Dont 153 Chinois, pardonnez-moi. Les suites de l'attentat de Mulhouse, les quatre gardes à vue dont celle de Lassaillante étaient prolongées de 48 heures. Brahim A, principal suspect, est soupçonné d'avoir tué un homme à l'arme blanche et d'avoir grièvement blessé deux agents du stationnement et cinq policiers municipaux ce samedi.

Et puis, malgré les divergences avec Donald Trump, Emmanuel Macron s'est dit, je cite, « convaincu » qu'il y avait un chemin pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Toutefois, le président tempère. Un accord de paix avec des garanties de sécurité, oui, mais pas une capitulation de Kiev.

43:28
Julien Odoul

11h36 sur C8, merci d'être en direct sur C8, pardon, sur CNews. On est bien en train de parler de C8. C'est pour ça. Sur CNews, merci d'être en direct avec nous. On va parler de C8 d'ailleurs dans un instant. Je vais vous faire écouter pas mal de choses et on va se demander si c'est une décision politique ou pas. Enfin, on a la réponse, mais on va faire semblant de se demander si c'est politique ou pas. Auparavant, on va parler de Rima Hassan en Israël. L'eurodéputée française insoumise Rima Hassan s'est vue refuser l'entrée sur le territoire israélien.

La députée européenne est arrivée à l'aéroport Ben Gurion à Tel Aviv à bord d'un avion en provenance de Bruxelles et là-bas, elle a été refoulée. Donc, à la demande du ministre des Affaires de la Diaspora, je vous propose d'écouter Julien Baoul, ancien journaliste et ancien porte-parole de l'armée de Tsaal qui explique ce qui s'est passé.

Ce qui s'est passé, c'est que la formation est arrivée dans la matinée en tout cas via les réseaux sociaux à savoir tout simplement des gens qui étaient à l'aéroport de Bruxelles à bord de ce vol qui ont mis des photos d'elle embarquant et j'ai eu du mal à y croire, je vous avoue, j'ai eu du mal à croire comment est-ce qu'elle avait pu obtenir une autorisation d'embarquer. J'ai immédiatement appelé mon contact au ministère des Affaires étrangères israéliens, également à l'ambassade et j'ai demandé à ce que l'information soit vérifiée. On me l'a confirmé. On m'a confirmé également qu'à l'heure actuelle, il n'y avait pas de décision de l'empêcher d'entrer sur le territoire israélien.

Ce que j'ai compris, c'est que visiblement, tous les diplomates n'étaient pas forcément au courant de qui elle était et du danger qu'elle représentait parce que je vous rappelle qu'elle a jugé le Hamas légitime, le Hamas qui vient de commettre le pire programme depuis la Shoah. Elle a tenu des propos ignobles sur les enfants bébasses, elle soutient le boycott d'Israël. Bref, il y a des bases légales entre l'apologie du terrorisme, etc., pour lui barrer l'entrée. Donc moi, immédiatement, sans attendre la décision du ministre de l'Intérieur, j'ai décidé de me rendre à l'aéroport. On était plusieurs Français à avoir fait ça spontanément.

J'ai pris avec moi des photos des enfants bébasses dans les bras de leur mère avec Sheryl Abbas du 7 octobre et je suis allé avec ça à l'aéroport. J'ai mis les photos sur Twitter et on a dit s'il décide de la laisser entrer, on avait l'espoir qu'il ne laisse pas entrer, s'il décide de la laisser entrer, on le fera au moins au comité d'accueil pour créer notre colère, créer notre désaccord et notamment qu'elle regarde les enfants bébasses dans les yeux après ce qu'elle a dit sur eux.

On était là-bas et puis finalement il y a eu beaucoup beaucoup de personnes qui se sont mobilisées que ce soit Paris à Jérusalem à Tel Aviv et qui sont arrivées jusqu'au ministre de l'Intérieur pour lui expliquer la gravité de la situation et le ministre de l'Intérieur sur une base légale a pu tout simplement dire non, elle n'entrera pas en Israël donc à peine mis le pied à Tel Aviv, elle a repris un avion dans l'autre sens direction Bruxelles.

Voilà, on précise que Réma Hassan n'a pas fait de scandale d'ailleurs, là-bas elle s'est bien tenue, elle a repris l'avion, enfin voilà, on voit en France je pense qu'elle aurait fait un scandale mais là-bas elle sait qu'il faut bien se tenir parce que c'est un pays qui est tenu. Julien Audoul, qu'est-ce que vous pensez ? Ultime provocation ? Oui, enfin moi je pense surtout que c'est l'État d'Israël qui se fait respecter tout simplement. Il n'a pas voulu laisser entrer une porte-parole du Hamas qui depuis 7 octobre est dans une haine décomplexée à l'endroit de l'État juif.

Il faut rappeler quand même que Mme Rima Hassan disait que l'action du Hamas était légitime, l'action du Hamas était légitime, qui a eu des parallèles et des déclarations scandaleuses après l'annonce de la mort effectivement de la famille Bibas en disant que c'était l'armée israélienne qu'ils avaient tué. Donc tout ça est immonde. Donc l'État d'Israël évidemment était dans son droit de lui refuser l'entrée sur son territoire. Moi je pense qu'il faut aller plus loin que Mme Hassan parce qu'il faudrait à un moment donné qu'elle soit aussi refoulée du Parlement européen parce qu'elle fait honte à la France, elle fait honte au Parlement européen. C'est ce qu'elle a été élue. Oui malheureusement.

Et il faudrait peut-être se poser aussi la question au regard de ses accointances, au regard de son idéologie qui est nauséabonde et du relais systématique de la propagande à la fois du Hamas, de l'Algérie, enfin de tous ceux qui détestent la France et nos valeurs. Il faudrait peut-être se poser la question aussi de la déchéance de la nationalité française. Mais presque le plus dramatique c'est qu'elle ait été élue en fait. Honnêtement qu'il y a des gens qui aient voté pour quelqu'un comme elle avec les idées qu'elle défend. C'est terrible. Valérie Barni, vous jugez comment vous ?

Alors moi je pense que de manière Rima Hassan en termes de diplomatie elle a été parfois très limite moi je pense et en termes de sortie... C'est un euphémisme ? Non, non, non. Mais c'est pas un euphémisme. C'est juste de l'effet. Voilà. Et après moi j'ai envie de vous dire que bon, ce problème de Rima Hassan qui va en Israël c'est un problème en soi puisque comme vous le dites si bien à plusieurs reprises elle a fait des sorties un peu très très très très controversées. Non pas controversées dégueulasses. Dégueulasses. Dégueulasses. Dégueulasses. Oui mais bon je trouve que c'était pas... Comme je vous dis... Elle relaie un groupe terroriste.

Elle soutient un groupe terroriste qui a massacré 1200 personnes. Non après la seule question c'est est-ce qu'il fallait ou pas Didier Maïsto la laisser rentrer ? Même en Israël en fait en Israël certains sont divisés parce que certains disent fallait peut-être la laisser rentrer pour lui montrer la réalité. Moi je pense que ça aurait rien changé. Mais certains Israéliens disent ça fallait peut-être la laisser rentrer. Non mais une chose est sûre c'est que cette tragédie qui dure depuis des décennies et qui a pris une ampleur terrible depuis le 7 octobre mérite mieux que ce genre de débat.

Et malheureusement j'allais dire c'est un peu bal au centre puisque quand j'entends Meilleur Habib ou Madame Lefebvre que je ne connaissais pas j'ai vu les extraits sur RMC c'est quand même affligeant Vous n'allez pas mettre au même niveau Meilleur Habib et Rima Hassan on ne peut pas les mettre attendez excusez-moi il y en a qui sont des terroristes et puis il y en a qui défendent un pays qui est attaqué on ne peut pas les mettre au même niveau Non mais attendez soyons précis Non mais moi je suis très précis dans ce que je dis ni l'un ni l'autre sont des terroristes déjà ils relaient une parole Il y en a une qui défend des terroristes Non mais d'accord c'est votre façon de voir les choses C'est factuel

49:15
Présentateur

C'est l'objectif

49:16
Julien Odoul

Non non ça c'est pas votre moi j'ai été le premier Si elle relaie les messages Il faut être précis Moi j'ai dit Il légitime son action On ne peut pas être plus clair Moi j'aime bien Oui Le 7 octobre j'étais le premier à dire que c'était pas banal et qu'on ne pouvait pas parler et on m'en a voulu pour dire ça donc je ne suis pas suspect de quoi que ce soit Après je dis simplement que le débat mérite mieux et que un meilleur habib qui a des propos moi je trouve qu'il n'est pas dit Je l'aimais Non non non Mais bien sûr que oui Mais non enfin arrêtez Bien sûr que oui Un meilleur habib défend un pays qui a attaqué Il est député français Monsieur Il n'est plus heureux Heureusement Il n'a jamais défendu la France Le meilleur habib Rapidement

49:58
Présentateur

J'attends Ils ont bien fait de ne pas la laisser rentrer parce qu'elle n'aime pas ce pays et ça n'aurait rien changé Moi j'attends Elle qui parle parfois de ne pas récupérer j'attends de voir comment elle va récupérer elle-même sur les réseaux sociaux Elle a fait déjà

50:11
Julien Odoul

Elle a déjà fait des tweets Je ne voulais pas C'est que des tweets

50:15
Présentateur

Là elle raconte

50:16
Julien Odoul

Là maintenant elle nous explique qu'elle a été menacée j'ai été menacée Les Israéliens sont en panique Ça ne vaut même pas le coup Il est passé du temps On va parler de C8 Si vous voulez bien On change de sujet On va parler de C8 Et je vous propose d'écouter C'est intéressant de se demander Si on peut changer le synthé Ce serait pas mal Merci On va parler de C8 Donc qui peut croire que la fin de C8 n'est pas politique Écoutez ce qu'en disait Pierre Lelouch ce matin sur C News Cette structure l'Arcom qui est l'héritière de quelque chose que François Mitterrand avait créé en 82 qui s'appelait La Haute Autorité La CA confie à un petit nombre de gens le droit de savoir ce qu'on a le droit de penser ou pas penser Et si vous n'êtes pas d'accord on vous met une amende et ensuite on confie au Conseil d'Etat qui est le tribunal de l'Etat le soin de vous interdire

51:03
Invité

C'est le faunet du pouvoir ?

51:05
Julien Odoul

Bien sûr Le Conseil d'Etat est là pour protéger l'Etat contre le public C'est à ça que ça sert C'est Napoléon qui l'a créé pour ça C'est son rôle Et d'ailleurs on a un système unique au monde puisque personne n'a deux juridictions Nous on a une juridiction spéciale pour protéger l'action de l'Etat Et c'est ce qu'il fait Il protège l'Arcom qui est lui-même composé de gens qui sont nommés par le pouvoir politique dont le président j'ai connu jadis au cabinet de Jacques Chirac un obscur fonctionnaire qui se permet aujourd'hui de supprimer des chaînes de télé et de mettre 400 personnes au chômage Mais c'est insensé Si ça s'était produit en Hongrie ou je ne sais où ou en Russie on aurait dit scandale censure on interdit

51:48
Invité

les chaînes de télé Vous vous étonnez à l'inverse de l'atomie ou de l'apathie en réalité pas de l'opinion publique puisqu'il y a quand même beaucoup de français qui ont signé cette pétition Mais de la classe politique

51:57
Julien Odoul

Oui Ah oui je suis scandalisé parce que c'est quand même énorme ce qui est en train de se passer Didier Maïsto Je souscris complètement au propos de Pierre Lelouch que j'ai bien connu comme Roque Olivier Mestre L'ancien président de l'ARCOM L'ARCOM il faut bien comprendre moi je suis en procès depuis des années depuis 12 ans avec le CSA devenu ARCOM mais avant c'était la haute autorité c'est devenu une autorité administrative indépendante un peu comme les républiques populaires et démocratiques il faut des épithètes pour justifier ce qu'on est en réalité ce n'est qu'une continuité de l'état et plus encore l'ARCOM comme le CSA c'est uniquement le cabinet du président de la république et on essaie de nous faire croire que ce n'est pas politique c'est du boulage de gueule excusez-moi à l'occasion d'appel à candidature pour des chaînes les dernières chaînes sur la TNT par Patrick Buisson paix à son âme qui m'avait dit quand le chef de l'état dit quelque chose le président du CSA s'exécute ça n'existe pas l'ARCOM je ne dis pas pour tout mais pour tout ce qui est important pour l'attribution de canaux pour la disparition d'une chaîne ce qui est une première pour une chaîne française mais pas tout à fait une première puisque RT a été victime de la même chose une chaîne étrangère qui faisait de la propagande pas du tout de propagande c'est pas la même chose pas du tout bref c'est pas vrai on ne va pas faire un débat sur RT la même chose attendez on ne va pas faire un débat sur RT on va écouter Franck Apietto je voudrais finir s'il vous plaît j'en ai pour 10 secondes les journalistes étaient des français à carte de presse française on ne fait pas un débat sur RT donc voilà et la chaîne respectait toute sa convention non mais on ne fait pas le débat sur RT il est sur C8 c'est la même chose c'est la liberté c'est la même chose Franck Apietto directeur général de C8 écoutez il était hier sur CNews c'est trop facile

53:32
Invité

c'est la pire des semaines alors c'est vrai que la première décision de non sélection de C8 en juillet le 24 juillet 2025 a déjà été un choc pour nous ça nous paraissait totalement inimaginable parce que parce qu'on est une chaîne unique et je pense que l'Arcom le sait très bien puisque eux-mêmes nous avaient imposé un conventionnement unique donc c'est la seule chaîne qui édite 7 quotidiennes qui édite 7 hebdomadaires le week-end et surtout la première chaîne de la TNT en termes de puissance avec plus de 40 millions de gens qui passent tous les mois sur notre antenne et des émissions qui atteignent des records y compris l'émission de William qui est dorénavant numéro 1 de la TNT très souvent William Lémergie voilà mais là votre marché très bien à l'époque c'est une chaîne qui a toujours démontré une qualité de production et de puissance très forte donc cet écran noir en fait c'est un cauchemar c'est un cauchemar total et puis vraiment je peux vous dire que dans tous les gens qui travaillent avec moi sur cette antenne ils sont d'abord très attachés à la chaîne il y a beaucoup de visages c'est une chaîne qui est très incarnée donc il y avait des relations entre nous tous qui étaient quasi fusionnelles c'est un métier de passion vous le savez et il y a une énorme tristesse et là c'est un peu la dernière ligne droite avec un sentiment de deuil presque je pense qu'on va passer une très mauvaise fin de semaine

55:06
Julien Odoul

voilà et la chaîne s'arrêtera vendredi à 23h59 Catherine

55:10
Présentateur

on est dans le règlement de compte dans cette histoire parce que moi je dirige un magazine télé je connais bien toutes les institutions qui sont succédées la haute autorité et le CSA etc il y avait des professionnels des médias dans ces institutions qui savent que c'est dur de faire de la télé qui savent que c'est dur de faire de la télé que bien sûr il y a des dérapages que bien sûr il y a des outrances mais que on peut sanctionner des outrances sans arrêter une chaîne c'est vraiment du règlement de compte moi je suis scandalisé comme beaucoup de gens et je pense évidemment à Franck Apietto à Gérald Brice Viré qui sont des hommes qui sont énormément battus pour la pérennation de cette chaîne pour son développement et c'est une et on a vu ce qu'a raconté un journaliste du JDD qui a écouté une conversation de Jean de Darkom on est dans dans la basse politique et le bar exactement et que le président Macron ose s'en laver les mains comme il l'a fait accentue encore ce scandale

56:01
Julien Odoul

c'était au salon de l'agriculture en effet écoutez William Lémergie hier sur C8 William qui est quand même un garçon qui est plutôt discret et qui est assez rond

56:08
Présentateur

et qui est mesuré

56:10
Julien Odoul

et voilà c'est pas nous on va le dire voilà c'est pas moi en tout cas écoutez William ce qu'il en a dit hier sur C8 madame monsieur bonjour comme vous le savez sans doute cette émission s'arrêtera à la fin de la semaine en même temps d'ailleurs que l'ensemble des programmes de la chaîne C8 qui cessera d'émettre par décision de l'ARCOM et du conseil d'état deux institutions de la république unies dans la honte pour supprimer pour la première fois vous savez en France et en Europe d'ailleurs toute une chaîne de télévision alors c'est une violence inédite qui est dirigée aussi contre vous vous c'est le peuple le souverain vous savez ça va conduire plusieurs centaines de collaborateurs qui sont ici direct ou indirect au chômage et n'oubliez jamais que c'est vous c'est vous qui décidez ou pas d'ailleurs de regarder cette chaîne elle vous est destinée mais qui a le droit de vous en priver sans vous le demander donc on vous méprise et on vous trahit mais mais pour éviter que cette semaine ne devienne la chronique d'une mort annoncée nous avons décidé de vous offrir le meilleur de nos expertes et experts à savoir leur talent et chaque jour ceux qui interviendront pour la dernière fois Voilà donc William Lémergie Julien Audou une phrase Oui il faut rappeler que c'est très grave pour la liberté d'expression pour la liberté d'opinion pour la liberté des médias parce que ça concerne aujourd'hui C8 ça pourrait concerner demain une autre chaîne et il y a énormément d'hypocrisie et de foutage de gueule avec tout ça parce que quand vous avez Jean-Noël Barraud qui nous dit que ce n'est pas politique qu'on n'interdit pas la chaîne c'est comme vous le dites on vous laisse faire le pain Emmanuel Macron Emmanuel Emmanuel vous l'allez Emmanuel – Sous-titrage FR 2021