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Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 6 août 2025 15 minActualité / polémiqueSécuritéEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

Incendie dans l'Aude: la conférence de presse de François Bayrou et Bruno Retailleau en intégralité

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00François BayrouFait
    « il faut nous aider aujourd'hui en voyant les déclarations possibles de catastrophe naturelles, en voyant les questions qui sont pas simples parce que les pertes de récolte, on n'est pas sûr qu'elles soient assurées comme il le faudrait. »
  • 2:00François BayrouFait
    « On est dans un moment où le changement climatique sur, j'allais dire toute la planète, en tout cas l'Europe, ce changement climatique se fait sentir et entraîne des événements inédits. »
  • 4:00François BayrouFait
    « partout où il y avait des vignes, pour l'essentiel, le feu a été arrêté. Et là où il n'y avait plus de vigne, là où les taillis, les broussailles, les gar avaient pris la place et un accroissement de la catastrophe, de la vitesse du feu et de la catastrophe. »
  • 5:00François BayrouFait
    « il faut qu'on réfléchisse avec les élus locaux, avec les responsables professionnels, avec les parlementaires et les gouvernements, nous avons à réfléchir à ce que demain pourrait être. Quel type de plantation ? Quel avenir pour la ville ? »
  • 6:00François BayrouFait
    « Par chance, on avait la capacité de mobiliser beaucoup de moyens. Ça n'a pas suffi pour arrêter l'incendie. »
  • 7:00François BayrouFait
    « il y a eu alerte très précoce, quelques minutes seulement, mais il y a d'autres types de lieux en France, de région en France, de paysage en France sur lequel il faut que des peut-être par satellite, par un système de satellite qui permet de surveiller le sol puisse être mise en place. »
  • 8:00François BayrouChiffre
    « On a 2150 sapeurs pompiers avec 600 véhicules. 600 véhicules. On a des moyens aériens, c'est quasiment inédit. »
  • 9:00François BayrouChiffre
    « il y a des victimes. Un décès des victimes. Je voudrais dire aussi que parmi les victimes, il y a quand même neuf sapeurs pompiers et quand blessés quand on sait que 9 feux sur 10 sont d'origine humaine »
  • 10:00François BayrouChiffre
    « Ça fait depuis 1949 sans doute le feu qui a brûlé le le plus hectares le le nombre d'hectares brûlés plus de 15000. C'est qui ? C'est l'équivalent de tout ce qui a été brûlé en 2019 dans l'année 2019 dans l'année 2020 dans l'année 2021 et c'est le double ce qui était brûlé en 2023. »
  • 11:00François BayrouFait
    « 9 inc 110/ 10 c'est d'origine humaine mais plus de la moitié de cette origine humaine sont de caractère involontaire. Je qualifierai plutôt d'irresponsable. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

le ministre d'État, ministre de l'intérieur et le ministre chargé auprès de lui de des problèmes de sécurité. C'était très important pour nous d'être là parce que la catastrophe est une catastrophe d'ampleur inédite. C'était très important parce que des centaines et milliers de personnes se sentent atteintes dans ce qu'elles ont de plus précieux, leur leur bien, leurs maisons, leurs vignes. pour ceux qui travaillent dans le tourisme, le paysage qui est atteint.

Et donc c'était après presque 24 heures de combat de tous les pompiers, de tous les soldats du feu, des élus qui sont là et qui n'ont pas dormi de la nuit, c'était très important que nous soyons avec eux pour dire deux choses. D'une part, chaque fois que le une partie des Français sont atteints par une catastrophe de cet ordre, la solidarité nationale doit s'exprimer. joué, elle a joué à plein parce que les services de l'État et les services de sécurité ont été immédiatement, j'allais dire dans la minute mobilisée.

C'est très important aussi parce que c'est l'avenir qu'il faut penser, l'avenir de ces territoires. Et comme vous le voyez, l'avenir de ces territoires, elle est marquée par le drame qui touche la vie. C'est un pays qui a deux, si j'ose dire, deux orientations économiques.

La vie d'un côté, le tourisme de l'autre. et les deux sont atteints. Et ce que disent les chefs d'exploitation et les personnes qui travaillent dans le tourisme, c'est deux choses.

Il faut nous aider aujourd'hui en voyant les déclarations possibles de catastrophe naturelles, en voyant les questions qui sont pas simples parce que les pertes de récolte, on n'est pas sûr qu'elles soient assurées comme il le faudrait. et donc euh de vous aider aujourd'hui et préparer ce que demain doit être. tout de l'au en attendant. [Musique] Tout le monde voit ce qui se passe.

On est dans un moment où le changement climatique sur, j'allais dire toute la planète, en tout cas l'Europe, ce changement climatique se fait sentir et entraîne des événements inédits. Et l'événement aujourd'hui, c'est un c'est un événement qui est lié au réchauffement climatique et lié à la sécheresse. Et il faut qu'on réfléchisse avec les élus locaux, avec les responsables professionnels, avec les parlementaires et les gouvernements, nous avons à réfléchir à ce que demain pourrait être.

Quel type de plantation ? Quel avenir pour la ville ? Quelle possibilité d'imaginer des essences différentes qui pourraient être des essences de résistance à la progression du feu ?

Quel type de plantation pour réaliser des stops ? Ce qu'on a vu là et qui est très frappant, c'est que partout où il y avait des vignes, pour l'essentiel, le feu a été arrêté. Et là où il n'y avait plus de vigne, là où les taillis, les broussailles, les gar avaient pris la place et un accroissement de la catastrophe, de la vitesse du feu et de la catastrophe. [Musique] On va attendre une minute. [Musique] Pardon mais on est en plein milieu de des opérations et des opérations de de sauvegarde et de sécurité.

Et je disais donc une partie des questions qui se posent, c'est quel avenir, quel type de culture, quel type de paysage, quel type d'économie va pouvoir être mise en place, vont pouvoir être mis en place pour que les corbières et cette partie des corbières retrouvent une vision de l'avenir et et une et une foi dans ce qu'elles que qui vont vivre ensemble. Et donc ça c'est une deuxième partie du travail et nous allons le mener avec les élus locaux, avec les responsables professionnels, avec le gouvernement pour définir précisément ce que un plan de sauvegarde et d'avenir pourrait être car il faut prendre en compte la sauvegarde, les problèmes économiques et ce que l'avenir doit être. Et puis après, il y a encore d'autres réflexions à conduire.

Parlions avec le ministre de l'intérieur de la recherche d'un plan d'alerte très précoce sur les incendies. Alors aujourd'hui, ici, il y a eu alerte très précoce, quelques minutes seulement, mais il y a d'autres types de lieux en France, de région en France, de paysage en France sur lequel il faut que des peut-être par satellite, par un système de satellite qui permet de surveiller le sol puisse être mise en place. Et pour nous tout ça c'est un ensemble dont nous avons la responsabilité.

C'est pourquoi nous avons voulu venir dans les premières heures dès le déclenchement de l'incendie pour dire pas seulement notre solidarité mais notre volonté de participer avec les les personnes victimes, avec les personnes enracinées, avec les personnes qui pensent l'avenir de ce territoire à ce que tout cela pourrait être dans un grand plan dont les corbières pourraient être le laboratoire. Il y a aussi une question moyen aérien de lutte contre les incendies. Certains disent qu'il n'y en a pas assez en France.

Alors euh nous avons depuis que nous sommes là mis en place un un plan pour multiplier les moyens aériens y compris en finançant des projets de fabrication des Canadaires ou des types des avions de type canadaire en France. Mais là, il y avait beaucoup de moyens aériens puisque c'est 7 aéroneufs ou 9 aéronauf. En tout en tout 18 entre les Canadaires, entre les dashes, entre les entre les hélicoptères bombardiers d'eau, on en avait 18 et il en fallait pas plus en réalité.

Par chance, on avait la capacité de mobiliser beaucoup de moyens. Ça n'a pas suffi pour arrêter l'incendie. Ça n'a même pas suffi parce que le premier dash est intervenu dans les minutes qui ont suivi le repérage du déclenchement de cet incendie au bord de la route.

Justement, qu'est-ce que l'on sait sur cause de cet incendie ? L'enquête est en cours. On a l'impression que c'est un départ d'incendie à partir des activité sur le bord de la route, mais c'est une impression et aucune preuve pour l'instant n'a été apportée.

Mais on voit bien que c'est, j'allais presque dire une activité banale qui entraîne des accidents de cet ordre. Dans quelle mesure est-ce que ce feu il est inédit ? Parce qu'il y a en dehors de la superficie, il y a également un bilan humain qui est assez lourd.

Il y a malheureusement une dame qui a refusé de quitter sa maison d'après ce qu'on nous a dit et puis a en effet des blessés mais pour un incendie de cet ordre làà sans cet accident malheureux et déplorable qui permet de rappeler aussi à nos concitoyens que quand il y a une alerte en demandant de quitter la maison, je pense que le plus responsable c'est de suivre les consignes de cette alerte. Mais vous voyez bien l'attachement de quelqu'un à sa maison, le fait que nit pas envie d'abandonner tout ça, c'est si profondément humain et si profondément désolant que on va pas mettre en accusation les gens qui hélassent ont fait des choix qui leuront coûté la vie. Il est inédit, il était aussi en mesure d'agir sur un autre incendie de la France avec tous les moyens des ici.

Est-ce qu'on par exemple à Marseille quelques semaines, est-ce qu'on a assez de moyens quoi vraiment ? On a en tout cas on a mobilisé tous les moyens nécessaires et ils sont mobilisables à l'instant partout ailleurs. Vous voyez bien que là l'activité a un tout petit peu baissé.

Il n'est pas question euh d'avoir une zone du territoire qui soit abandonnée et nous pouvons faire appel au moyens européens. Bien sûr, si nous sommes en difficulté, il y a des accords entre les pays européens qui font que dans une circonstance comme celle dont vous évoquez l'hypothèse, on peut mobiliser des moyens d'autres pays européens qui seraient prêts à nous aider. Ce discutif, aider la Grèce.

Oui, les les moyens sont massifs, hein. Comme disait le premier ministre, on a 2150 sapeurs pompiers avec 600 véhicules. 600 véhicules.

On a des moyens aériens, c'est quasiment inédit. et on va mobiliser de demain des moyens militaires avec trois hélicoptères et plusieurs dizaines de militaires. Donc ces moyens sont là, mais ça ne suffit pas quand vous avez un feu avec des circonstances d'humidité très faible, de température très forte et et aussi de vent très très puissant avec des pinettes qui parfois dépérissent avec la sécheresse.

Comment sont les quatre pompiers qui ont été blessés en interventure ? Il y avait un bien sûr qui était grièvement blessé et qui à l'heure où je vous parle semble aller mieux. Il faut rester extrêmement prudent.

Euh a priori il aurait un traumatisme crânien. Les autres sont blessés plus légèrement. Mais comme le disait un de vos confrères, l'incendie est effectivement inédit parce qu'il y a des victimes.

Un décès des victimes. Je voudrais dire aussi que parmi les victimes, il y a quand même neuf sapeurs pompiers et quand blessés quand on sait que 9 feux sur 10 sont d'origine humaine, on voit bien ce que disait François Beou il y a quelques instants que cette culture du risque, on doit tous l'adopter et il est inédit aussi pour les surfaces. Ça fait depuis 1949 sans doute le feu qui a brûlé le le plus hectares le le nombre d'hectares brûlés plus de 15000.

C'est qui ? C'est l'équivalent de tout ce qui a été brûlé en 2019 dans l'année 2019 dans l'année 2020 dans l'année 2021 et c'est le double ce qui était brûlé en 2023. Et en partie parce que les paysages euh ne sont pas préparés, on laisse s'installer.

Les cultures reculent, la culture de la ville en est un exemple. Ce qui veut dire que les espaces prévus pour stopperincend euh disparaissent devant des taillis, des broussailles, des gars, des pinettes non entretenues avec, comme le disait le ministre d'État, avec des arbres morts qui servent d'accélérateur au feu parce qu'on n'entretient pas les espaces. Et vous voyez que tout ça c'est une politique à repenser à la fois du point de vue de l'équilibre écologique et de ce qu'il va être avec le changement climatique, l'adaptation au changement climatique, la pensée de ce que doivent être les villages, les maisons, les plantations, les cultures, les l'entretien des forêts.

Tout ça, ça fait partie de l'adaptation au changement climatique et c'est ce travail là que nous avons à conduire et dont nous savons nous à quel point il est crucial, même si nos concitoyens s'en rendent pas compte. On voit que les OLD ne sont pas forcément respectés dans tous les cas, que les maires ont du mal à mettre en place ces obligations de débrossaillement et pourtant ça peut sauver des maisons. Est-ce qu'on donnerait peut-être plus de moyens au maire peut-être mettre des amendes ?

On a on a c'est une très bonne question sur laquelle qu'on a constaté dans le cadre du bouveau de la sécurité civile et que l'on se propose probablement d'intégrer dans les pouvoirs donné au maire supplémentaire dans le cadre du texte sur la police municipale qui viendra la rentrée. On a déjà prévu qu'ils aient des capacités de coerition beaucoup plus importantes et de sanctions beaucoup plus importantes. Rajouter sur ce qu'a dit tout à l'heure le ministre d'État 9 inc 110/ 10 c'est d'origine humaine mais plus de la moitié de cette origine humaine sont de caractère involontaire.

Je qualifierai plutôt d'irresponsable. hein, je qualifierai plutôt d'irresponsable. C'est souvent de la négligence qui entraîne ce que l'on vit aujourd'hui.

C'est-à-dire des viticulteurs en difficulté, des maires en difficulté, des habitants en difficulté. 2000 pompiers sur place hier, une faute aérienne mobilisé fortement tout ça parce que quelqu'un a été négligeant à un moment un autre et cette irresponsabilité là, il faut savoir la sanctionner très fort. Monsieur le premier ministre, quel est le moyen, le bras de levier que vous avez pour faire accélérer les procédures de d'indemnisation des des pauvres gens ?

Nous allons mobiliser tout ce qui existe et si on peut un peu plus parce que on est obligé d'être à leur côté. Mais vous savez à quel point les obligations administratives existent, qu'on peut pas d'un trait de plume les rayer. C'est pour ça qu'on est là pour mobiliser, accélérer, fédérer et entraîner pour qu'il y ait de véritables réponses.

Mais je me mets tout à fait à la place et au côté de ceux qui ressentent la situation comme terrible pour eux et qui attendent de l'aide que nous sommes là pour leur apporter le plus vite possible. Mais je sais que le plus vite possible, c'est généralement pas assez vite. On est on est tous témoins de ces difficultés là quand il y a une catastrophe.

No.