La France est devenue un coupe-gorge - Matthieu Valet (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:18OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça vous inspire, ce nouvel équilibrage qui a été dévoilé par nos services TF1-LCI avec ces 16 ministres qui vont être proposés ce soir par Michel Barnier ?
- 1:05FerméeRéponse partielle
Est-ce que vous êtes rassuré ?
- 1:51FerméeRéponse directe
Donc, si on comprend bien, vous voterez la motion de censure, Mathieu Vallée, si jamais le nom de Gérald Darmanin apparaît dans ce nouveau gouvernement, ou celui d'Éric Dupond-Moretti, où on entendait aussi parler de Xavier Bertrand.
- 2:35OuverteRéponse directe
Marie Chantré, est-ce que c'est le moment de faire sa petite liste de courses et de régler ses comptes en mettant des lignes rouges sur certains noms, notamment Gérald Darmanin, on en a parlé, Éric Dupond-Moretti ?
- 4:12OuverteRéponse directe
Néanmoins, qu'est-ce que ça dit de Arlette Chaveau de notre vie politique, de mettre des vétos sur des noms ?
- 5:29OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de la position d'Emmanuel Macron aujourd'hui ? Est-ce qu'il s'est mis dans un piège ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Invité politiquePromesse
« Vous savez que le 30 octobre, on proposera dans notre niche parlementaire les peines planchées, c'est-à-dire pour lutter contre les multirécidivistes. »
- 0:42Invité politiqueFait
« On l'a encore vu hier, malheureusement, enchaîner avec un individu qui cumule les infractions et qui a percuté un policier municipal. »
- 2:21Invité politiqueChiffre
« On a 11 millions de personnes qui ont voté pour nous. »
- 6:11Invité politiqueFait
« il n'a rien changé sur les refus d'obtempérer, sur les multirécidivistes. »
- 6:14Invité politiqueFait
« Vous avez vu le suspect mis en examen pour mettre son gendarme à Comines, c'était un multirécidiviste. »
- 6:17Invité politiqueFait
« Celui qui a percuté un policier municipal hier au Chineau, c'était un multirécidiviste. »
- 6:23Invité politiqueFait
« À Dunkerque, un Tunisien qui était un cambrioleur spécialisé était également un multirécidiviste. »
- 6:57Invité politiqueFait
« Il est responsable du chaos actuel. »
- 7:01Invité politiqueFait
« Il a convoqué des législatives à l'issue des élections européennes qu'on avait appelées de nos voeux »
- 7:18Invité politiqueFait
« Donc vous avez eu trois blocs et aujourd'hui, le chaos politique, le chaos migratoire, le chaos sécuritaire, le chaos budgétaire, c'est sa responsabilité »
Temps de parole
- Matthieu Valet41 %
- Présentateur27 %
- Invité17 %
- Invité 215 %
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Mathieu Vallée est avec nous, député européen, porte-parole du Rassemblement national. Bonjour, merci d'être avec nous. Vous venez d'apprendre ces informations, tout comme nous, a priori, ça y est, ça s'accélère, c'est en train d'avancer, on risque de connaître ce nouveau gouvernement ces prochaines heures. Qu'est-ce que ça vous inspire, ce nouvel équilibrage qui a été dévoilé par nos services TF1-LCI avec ces 16 ministres qui vont être proposés ce soir par Michel Barnier ?
Ça m'inspire qu'il faut se mettre au travail, notamment sur la sécurité. Vous savez que le 30 octobre, on proposera dans notre niche parlementaire les peines planchées, c'est-à-dire pour lutter contre les multirécidivistes. On l'a encore vu hier, malheureusement, enchaîner avec un individu qui cumule les infractions et qui a percuté un policier municipal. Et donc, on attend du gouvernement qui se présente rapidement devant l'Assemblée nationale pour le discours de politique générale et enfin se mettre au travail.
On parlait depuis déjà plusieurs jours du parti LR qui allait rafler la mise. On parlait même d'un hold-up des LR sur ce nouveau gouvernement. Finalement, d'après nos informations, il n'y aurait que trois ministres LR. Est-ce que vous êtes rassuré ?
Non, ce qui nous rassurera, c'est d'un premier point de vue la composition du gouvernement qui ne va pas comprendre Éric Dupond-Moretti, qui ne va pas comprendre certains ministres que nous avons combattus, qui sont responsables du désastre actuel dans lequel le pays se trouve, et dont on avait dit que c'était des lignes rouges. Donc, effectivement, on ne veut pas reprendre les mêmes et recommencer. Et donc, on espère qu'au-delà du respect qui est dû à nos électeurs, que M. Barnier a rempli lorsqu'il a été nommé, maintenant, on attend que des nouveaux ministres arrivent avec une politique différente. Autrement, on censurera en fonction des programmes que présentera M.
Barnier sur l'économie, sur la sécurité, sur l'immigration, sur le pouvoir d'achat. Il y a beaucoup de sujets, surtout dans le contexte budgétaire et financier dans lequel notre pays se trouve.
Donc, si on comprend bien, vous voterez la motion de censure, Mathieu Vallée, si jamais le nom de Gérald Darmanin apparaît dans ce nouveau gouvernement, ou celui d'Éric Dupond-Moretti, où on entendait aussi parler de Xavier Bertrand.
Oui, Xavier Bertrand ne nous a jamais respectés. C'est le cas également aussi pour M. Dupond-Moretti, qui, à l'Assemblée nationale, faisait des bras d'honneur à l'opposition. Donc, effectivement, on ne veut pas que des gens qui nous détestent, qui haïssent nos électeurs, qui les prennent finalement pour des pestiférés ou des pouilleux, arrivent aux responsabilités. On a 11 millions de personnes qui ont voté pour nous. Ils doivent être respectés. Ils sont respectables. Et c'est la condition sine qua non, avant toute politique générale, c'est de nous respecter ce que ne remplit pas M. Bertrand, M. Dupond-Moretti ou encore M. Darmanin.
Marie Chantré, est-ce que c'est le moment de faire sa petite liste de courses et de régler ses comptes en mettant des lignes rouges sur certains noms, notamment Gérald Darmanin, on en a parlé, Éric Dupond-Moretti ? Est-ce que le RN fait bien finalement d'entrer dans cette stratégie-là ?
En tout cas, c'est une stratégie qui, quant à la nomination du Premier ministre, a plutôt fonctionné. Oui, ça a été payant. Ça a été plutôt payant et ils ont réussi à faire savoir au président de la République, en agitant ce chiffon rouge de la censure, que, par exemple, un Xavier Bertrand, c'était inenvisageable et à ne pas faire. La question a été posée à plusieurs reprises à des responsables du RN, s'ils opéraient de la même manière pour la nomination du gouvernement. Marine Le Pen et plusieurs de ses cadres se sont défendues de faire le même type de chantage ou de procéder de la même manière. Ce qui est certain, c'est qu'ils ont le talent de faire savoir quelles sont leurs lignes rouges.
Et on sait notamment qu'un Éric Dupond-Moretti reconduit dans un gouvernement aurait pu être l'occasion de dire « Nous, on ne signe pas pour ça » ou si Xavier Bertrand avait été rappelé par le nouveau Premier ministre par ailleurs. Là aussi, ça aurait été l'occasion pour le RN de dire « Non, ça, on n'est pas d'accord avec cette composition-là ». De là à dire qu'ils auraient censuré parce que ces noms étaient ou pas dans un gouvernement, c'est compliqué de le dire. Mais en tout cas, ils ont exprimé des noms sur lesquels ils auraient mis une opposition ou un veto. Oui, ça très clairement.
Oui, vous disiez stratégie payante. Néanmoins, qu'est-ce que ça dit de Arlette Chaveau de notre vie politique, de mettre des vétos sur des noms ? Les Français vont encore se dire « Tous des égoïstes, c'est chacun pour soi ».
Non, mais ça veut dire qu'on sait très bien qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée. Chacun joue sa partition. Donc le RN a donné, j'allais dire, un permis de commencer à gouverner, de gouverner à Michel Barnier, à son équipe, tout en mettant des vétos, on vient de le dire, sur un certain nombre de noms. Et on remarque au fil des jours que le RN se rappelle au bon souvenir de Michel Barnier. Toujours, il y a les noms, il y a la possibilité toujours de voter une censure qui, encore une fois, est rappelée. Il y a une menace sur le président de la République, le souhait qu'il y ait une dissolution et que la mandature, disait Marine Le Pen, soit la plus courte possible.
Donc il se rappelle régulièrement pour ne pas sortir du jeu. C'est-à-dire, c'est une pression permanente qui s'exerce sur Michel Barnier et aussi un soupçon sur des Républicains qui accepteraient de gouverner et ne répondraient pas aux exigences des Français sur les deux domaines que sont sécurité et immigration.
Mathieu Vallée, que pensez-vous de la position d'Emmanuel Macron aujourd'hui ? Est-ce qu'il s'est mis dans un piège ? Est-ce qu'il a d'autres choix que d'accepter, finalement, ce qui va être mis sur la table par Michel Barnier ?
En tout cas, il va devoir soumettre son Premier ministre à la représentation nationale. Et s'il n'y a pas de confiance qui est demandée à l'Assemblée nationale, comme ne l'a pas fait Mme Borde, comme M. Attal, de toute façon, s'il y a des lignes rouges, nous, on déposera une moçon de censure. Et j'ajoute un point important. Nous, on ne veut pas de M. Dupond-Moretti au gouvernement de M. Barnier, mais non pas parce que sa tête ne revient pas. On ne veut pas qu'il soit au gouvernement, parce qu'à part insulter les électeurs du Rassemblement nationale, après avoir fait des bras d'honneur à notre opposition, il n'a rien changé sur les refus d'obtempérer, sur les multirécidivistes.
Vous avez vu le suspect mis en examen pour mettre son gendarme à Comines, c'était un multirécidiviste. Celui qui a percuté un policier municipal hier au Chineau, c'était un multirécidiviste. À Dunkerque, un Tunisien qui était un cambrioleur spécialisé était également un multirécidiviste. Donc il fait des circulaires. Mais la réalité, c'est que rien ne change. Notre justice est dans un pique état et il s'est occupé beaucoup plus des voyous que des victimes. Donc c'est pour ça que c'est des voyous rouges par rapport à un bilan qu'il a désastrément incompatible.
Sur Emmanuel Macron, Mathieu Vallée, est-ce que vous avez le sentiment que le président contrôle encore la situation ? Le journal Le Monde, par exemple, dit qu'il est tétanisé et que c'est à prendre ou à laisser, ce que Michel Barnier va proposer.
Mais Emmanuel Macron, madame, il est responsable du chaos actuel. Il a convoqué des législatives à l'issue des élections européennes qu'on avait appelées de nos voeux et ils ont fait des alliances contre nature. Il s'est retrouvé ami, en tout cas en alliance, sur des désistements grâce à des accords de la honte qui ont permis à des élus d'extrême-gauche qui détestent la police, qui détestent les juifs, qui détestent la France d'arriver à l'Assemblée nationale.
Donc vous avez eu trois blocs et aujourd'hui, le chaos politique, le chaos migratoire, le chaos sécuritaire, le chaos budgétaire, c'est sa responsabilité et il sait que désormais, il n'a plus les mains libres et qu'il va devoir composer avec une Assemblée en trois blocs dont nous avons la responsabilité à la mise de son surveillance démocratique de M. Barnier et je pense que c'est bien ça qui l'inquiète, c'est qu'il ne peut plus faire ce qu'il veut comme il le faisait jusqu'à présent.
Merci beaucoup Mathieu Vallée d'avoir été avec nous en direct sur LCI. Merci.
Matthieu Valet