Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewEurope 1 (sur YouTube)· 20 octobre 2025 5 min

La bataille du budget a commencé : "L'enjeu est de trouver une stabilité politique et financière"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On va parler du budget et pour comprendre l'ambiance à la commission des finances de l'Assemblée nationale. Je vous propose d'écouter dans l'ordre Éric Cockrel, président LFI de la commission, Gér Verni, député UDR des Bouches du Rô et François Ruffin, député de la Somme. Entre 2025 et 2026, les taxes sur les haut patrimoines et les très grandes entreprises dans le budget, elles ont diminué de 4 milliards.

C'est-à-dire que on s'apprête à examiner un budget qui impose les grands patrimoines et les grandes entreprises de moins de 4 milliards par rapport à l'an dernier. En réalité, ce qu'on essaie de de nous dire, c'est toujours la même chose, toujours la même logoré gauchiste à bal et riche. Bon, on n'est pas là-dedans.

Que à minima revenus du capital soient taxés par l'impôt sur le revenu à l'équivalent des revenus du travail, ça paraît le minimum de dessence. Moi, je serais même favorable à ce que évidemment les revenus du capital soient surtaxés par rapport au revenus du travail. Donc, vous voyez, on fait un effort de modération.

Faites-en un peu les extrémistes de l'argent, faites un petit effort aussi de votre côté. Bon, ça commence bien comme on dit, mais pour revenir sur la symbolique, vous qui allez représenter les Français de l'étranger en l'occurrence d'une partie très particulière qui est la Suisse, on imagine qu'il y a quand même beaucoup de Français fortunés dans ces pays-là. Et qu'est-ce que ça vous inspire Marc Ferat ?

Bon, je suis désolé de vous détromper un petit peu et il y a parfois des pensi et encore une fois je suis très Exactement, il faut éviter les clichés. Il y a très peu de Français de Suisse qui vivent en Suisse pour des raisons fiscales. Euh il y en a entre 1 et 2 % qui bénéficitent ce qu'on appelle du forfait fiscal.

En réalité plus ceuxlà ne sont plus français, ils sont en fait. Non non pas du tout, pas du tout. Vous pouvez bénéficier du forfait dans ces conditions-là.

La réité c'est que beaucoup de ces français qui sont établis en Suisse travaillent parfois dans des dans des métiers rémunérateurs mais ils travaillent pour l'industrie, pour la finance. Et donc il faut il faut pas rester sur cette sur cette idée qui est parfois une idée reçue. Maintenant là où vous soulevez un un vrai sujet, c'est que ce qui est en train de se passer aujourd'hui à l'Assemblée nationale et qui ce qui va se passer dans les prochaines semaines est très scruté.

Très scruté en Suisse mais très scruté dans le monde entier et particulièrement par les Français qui habitent à l'étranger. Pourquoi est-ce que c'est scruté ? Parce que il y a un enjeu qui devient un enjeu presque existentiel pour notre pays qui est de trouver un peu de stabilité politique et qui est surtout d'adopter un budget.

Stabilité politique et financière. On a besoin de trouver les trois sommets d'un triangle. Le premier sommet, c'est de faire en sorte que le gouvernement ne soit pas censuré, que le budget soit adopté.

C'est, j'ai envie de dire, le sommet politique du triangle. Il y a le sommet budgétaire, c'est être sous les 5 % de déficit. Et puis il y a le sommet économique, c'est-à-dire ne pas défaire ce qui a été fait depuis 8 ans maintenant.

C'està-dire une politique favorable aux entreprises. La question et moi je vais y mettre toute mon énergie quand je reviendrai à l'Assemblée nationale en tant que député, c'est d'essayer de rendre compatible ces trois objectifs. Le budgétaire, le politique et l'économique et je pense qu'on peut Est-ce que vous y arriverez tous les gages que le gouvernement a donné aux socialistes ?

Alors à un moment quand on fait un compromis politique euh et bien il faut que chacun fasse un pas. Euh on a fait un gros pas, un énorme pas. avec la suspension de la réforme des retraites, avec le fait de la proposer au parlement.

Moi, j'ai eu l'occasion de le dire. C'est une grande concession à mes collègues députés du du groupe PR Renaissance ensemble pour la République il y a il y a il y a 15 jours. J'ai eu l'occasion de leur dire je trouve que cette suspension elle a un coût extrêmement élevé un coût à court terme un coût à moyen terme un coût à la fois économique et politique.

Parce que moi, en tant que ministre quand j'allais faire des Conseils européens et discuter avec mes homologues et bien je sentais bien que la situation budgétaire en France et bien pouvait éroder ou limiter notre capacité à peser en Europe. C'est un des exemples des conséquences qu'à le fait d'abandonner une réforme très structurelle comme celle-ci. Maintenant, on a aussi une valeur associée à la stabilité, une valeur économique.

J'ai aussi en tant que ministre pu constater que partout dans les territoires, les entrepreneurs, les industriels avaient besoin de stabilité. Le choix a été fait de mettre cette suspension sur la table. Mais moi, ma mon message maintenant, puisque vous évoquez les gages donnés aux socialistes ou à d'autres, c'est que on ne doit pas détricoter ce qui a été fait.

Et c'est aussi à eux de faire des pas vers la majorité très relative puisqu'elle est très très très limitée, mais de faire des pas pour que chacun puisse sortir de manière honorable de cette adoption du budget. suite de l'entretien avec vous Marc Ferat dans quelques minutes.