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AutreINA Reportages· 29 juin 2026 16 minAutoproduitDivertissement

Femmes militaires sur le Charles de Gaulle, immersion sur le porte-avions nucléaire | INA Reportages

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Le porte-avion nucléaire Charles de Gaulle est un terrain [musique] l'aviation flottant qui peut franchir 1000 km par jour. Son équipage fort de 2000 marins comprend aujourd'hui 120 femmes. Une nouvelle façon de vivre pour des marins qui ont vécu entre hommes pendant des siècles. [musique] Ces jeunes femmes sur le pont d'envolent non seulement 10 % de l'équipage du Charles de Gaulle, mais travaillent dans les 40 spécialités propres à un porte-avion nucléaire.

Parmi les femmes marins du Charles de Gaulle, nous avons distingué Pascal Olive, jeune enseigne de vaisseau. Son métier consiste à catapulter les super étendards, soit propulsé, une masse de 15 tonnes en vol et de le faire passer ainsi de 0 à 290 km/h en 2 secondes. La vie du pilote dépend de sa décision ultime.

C'est mon travail à la mer. Je suis chargée des lancement des avions au niveau de la catapulte. Et donc moi, je suis chargée de surveiller toute la séquence en tant qu'officier de catapultage et de c'est moi qui appuie sur le bouton feu en en dernier ressort.

Feu. Moi, je suis passée par l'école militaire de la flotte. C'est une formation qui dure 3 ans en comptant l'école d'application sur la gène d'arc.

Le travail au niveau des installations aviation euh je commence en fait, je sors de l'école. Je suis là depuis le mois de début juillet et depuis début juillet j'apprends mon travail. C'est pas le premier porteavion que je fais.

Vous étiez sur lequel làbas ? Sur le clémenceau. Oui.

Et ça s'est toujours très bien passé. Je pense qu'à partir du moment où on fait son travail et qu'on cherche pas à créer une différence, tout se passe bien. Au début, il y a eu une petite crainte.

J'ai j'ai eu des échos disant que ils appréhendaient un petit peu mon arrivée et puis maintenant tout se passe très bien. À votre rang amiral, comment s'est situé la décision de féminiser les bateaux de surface de la Marine nationale ? Et bien, il y a quelques années, le le chef d'état-major de la marine se s'est posé la question des du futur des des effectifs dans les 30 prochaines années et il a considéré qu'il était néfaste pour la marine de se priver d'un recrutement de qualité que pouvait représenter le personnel féminin. et il a donc pris la décision, sans y être le moins du monde, obligé par des lois qui existent maintenant, d'entamer un processus d'adaptation et de recrutement personnel féminin.

C'est quand même la première fois qu'il y a 120 femmes sur un bateau de guerre parce que normalement sur une frigade, il y a certaines frigades qui sont féminisées. Il y a 20 ou 25 ou peut-être 30. Alors là, il y a quand même 120 femmes.

Je pense que le premier moment de curiosité passé, on s'est très vite rendu compte que les femmes avaient les mêmes compétences, vu la même formation que les hommes. Et donc en fait, ça s'est très bien passé. Un de vos patrons ici, un major à 32 ans de marine.

À votre avis, comment a-t-il assisté à l'arrivée des femmes dans la marine ? Je pense qu'il a peut-être dû avoir peur au départ mais en tout cas il ne nous le montre pas. On le considère un peu comme un père.

Je pense que il a de beaux conseils et il nous demande toujours comment allez-vous ? Est-ce que vous vous sentez bien ? Euh il est un vrai père.

Major, qu'est-ce qui s'est passé chez vous dans votre famille lorsque vous avez annoncé à votre épouse que des femmes arrivaient sur vos bateaux ? Cette fois-ci pas grand-chose puisque j'étais déjà habitué. Il y a 15 ans, j'étais sur un bâtiment l'île de Lon où nous avons féminisé déjà en partie.

À ce moment là, oui, euh ça a été un petit moment de recul lorsque je lui ai annoncé euh tu sais, nous allons embarquer 15 filles à bord. Je crois qu'elle a peu appréhendait à ce moment-là. Mais qu'est-ce qu'elle appréhendait entre nous ?

Qu'est-ce qu'elle appréhendait ? Vous savez, lorsque vous faites plusieurs semaines de mer, vous vivez en cercle fermé avec des jeunes filles, il y a des tentations et puis il y a quelqu pourrais-je dire quelques liens qui se créent inévitablement. Le fait de savoir qu'il y avait des femmes embarquées avec leur mari créait effectivement des jalousies.

Et nous avons eu un un exemple où quelques femmes ont téléphoné au commandant du port du bord à l'époque et leur a demandé de nous débarquer. Les états-dames des épouses de marin sont aujourd'hui dépassées. Les femmes qui ont embarqué sur les bateaux de guerre y sont restées.

Ici à bord du Charles de Gaulle, nous notons que c'est à compétence égale que se crée l'ambiance entre hommes et femmes. Cela dit, les comportements humains sont respectés à la lettre "Si les femmes du porte-avion savent conserver leur féminité naturelle, elles n'en feront pas un usage provocateur. La sobriété de rigueur dans tout le bord. car ces femmes savent qu'elles sont observées et détaillées par 90 % de l'équipage masculin, soit 1800 garçons de 25 ans en moyenne.

Voici exactement ce que vous verriez si vous étiez à la place du pilote de ce super étendard qui doit se poser sur le porte-avion qui apparaît sur la mer. Imaginez la même scène de nuit par mauvais temps sous la pluie et les rafales de vent en limite de carburant avec un seul apptage autorisé. Un porte-avion est loin d'être un navire de croisière.

Ce matin, la houle de l'Atlantique est profonde et le pilote du super étendard doit poser son avion sur une piste qui monte et descend avec une amplitude de 1°gr, soit 4 m de ballon. L'objectif pour le pilote étant de se poser sur un pont qui tangue à 17 m dessus du niveau de la mer et de saisir l'un des trois brins d'acier qui ramènera la vitesse de l'avion de chasse de 290 km/h à l'arrêt brusque en moins de 100 m. Plus bas dans le ventre du Charles de Gaulle, Sandrine second mre s'active sur un missile.

Elle fait plus d'effort que nous. C'est lourd, c'est assez dangereux. Donc c'est un homme, on pense plus apte.

Donc elle doit faire plus ses preuves, plus de travail et en fait on se rend compte tout de suite que ce n'est pas vrai. Le font aussi bien que nous et elle a pas de problème. Bon, la bombe que vous préparez là, c'est une bombe 125 kg. 125 kg ou que vous allez monter sur un super étendard ?

Oui. Enfin, c'est moi qui vais le monter. Avez-vous tout de même le sentiment que ce que vous faites est dangereux ?

Euh, je dirais qu'on l'a pris en cours que c'était dangereux. Maintenant, vérifiez, c'est on vit avec et on a toujours un peu le danger qui fait qu'on se trompe pas et toujours qu'il soit là de toute façon pour nous rappeler à l'ordre. On l'a testé mais normal comme tout autre personne qu'on est tous on se teste on s'évalue.

D'accord plus les demoiselles parce qu'elles sont attendues plus contrôlé mais ça est très bien très très bien sorti. Quel âge avez-vous ? 23 ans. 23 ans.

Lorsque vous avez dit à maman et à papa que vous étiez dans la soute au munition quand il dit euh j'étais fier de toute façon que ce soit la soute à munition ou pas. C'est été ma mon choix. Ils l'ont respecté et ils sont très heureux pour moi que je sois là et que ça me plaise.

Le missile Herm 39 affraité par le second maître Sandrine Valette et ses compagnons de soute est monté sur le pont d'envolard. Sandrine se confond parfaitement dans ce groupe typiquement masculin. Même t-shirt, même casque de sécurité.

Ici s'exprime le travail quotidien de cette jeune femme bâcholière engagée pour 8 ans dans la marine nationale qui espère devenir plus tard officier. Électromécanicienne diplômée, elle évolue seule fille au sein d'un groupe de 14 garçons. Une intégration faite d'observation mutuelle comme le constate le médecin du porte-avion, une autre femme seul officier supérieur du bord.

Tout ce que j'ai pu observer une certaine curiosité de la part des hommes qui étaient à bord et qui était plutôt positive. et un petit. Ça c'est ce que j'ai pu observer dans les de mois qui ont précédé.

Et depuis que les femmes sont arrivées à bord, cette appréhension a totalement disparu hein. Je croise des gens dans les coursives, les femmes sont descendues, les hommes sont détendus. Il semble qu'il y a une vraiment parfaite et je ne ressens plus du tout cette appréhension des hommes à travailler avec une femme ou à travailler à donner des ordres à une femme ou à recevoir d'une femme.

Je je trouve que les gens sont très très naturels entre eux. Un embarquement longue durée, vous constatez que l'une de ces femmes est enceinte et vient vous le dire. Qu'est-ce qui se passe ?

Alors bon, d'abord j'essaierai de confirmer cette grossesse puisque nous nous pouvons faire des tests de grossesse à bord. Euh la situation de grossesse qu'on contreindique, bon pour des raisons assez évidentes de sécurité pour de la mère et de l'enfant contreindique complètement l'embarquement que ce soit sur le Char de Gaulle ou une autre unité. Euh donc elle sera débarquée.

Alors vous allez me demander immédiatement. On attendra très probablement l'escale suivante. Ça dépend, on n'est pas on n'est pas à 2 3 jours près.

On même à même à 15 jours. Non, on on on le programmera sans interrompre la mission de la façon la plus rapide possible à partir du moment où on l'aura constaté. Alors, j'ai appris que vous étiez la seule maman à bord.

C'est un scoop pour moi aussi. C'est une responsabilité. Euh, à quel niveau ?

Bah, au niveau de votre enfant d'abord. au niveau de mon enfant. Oui quand même.

Oui. Mais j'ai un mari qui est assez compréhensif. Un bébé de 2 ans a besoin de sa maman tout de même.

Oui, bien sûr. Mais nous on fait partie des couples modernes. On se partage les tâches et papa joue aussi bien le rôle de la maman que maman le rôle du papa.

Donc pour nous ça nous pose aucun problème. Est-ce que l'équipage du Charles de Ga sait que vous êtes maman ? Oui oui oui.

Ils sont c'est mitigés. Il y en a qui sont qui sont choqués. Il y en a qui sont admiratifs, il y en a qui me disent que j'ai du courage.

Et la réaction des femmes des femmes ? Oui. Euh c'est pareil, c'est mitigé.

Elles me disent que par rapport à leur opinion à elle, à à elle, elle pourrait pas le faire. Moi, j'ai réussi. Bien, nous sommes dans le hangar des avion du Charles de Gaulle.

Oui. Qu'est-ce que vous faites actuellement sur ce super étendard ? Ben, je suis électromécanicienne d'aéronautique, c'est-à-dire que je m'occupe de tout ce qui est instrument de bord de l'avion en lui-même et euh de tout ce qui est calculateur PA, donc pilote automatique et euh de tout le l'oxygène.

Le travail que vous effectuez ici euh est plutôt un travail d'homme pour l'opinion publique. Ouais. Pour les gens qui découvrent votre travail actuellement, conscience de faire vraiment un métier de femme ?

Je pense qu'il faut faire ça quand on est jeune et consacrer la vie de famille pour plus tard. Vous avez quel âge ? J'ai 25 ans.

Vous êtes entré dans la marine a combien de temps ? À 20 ans. Le Charles de Gaulle franchit l'un des trois les plus surveillés du monde.

À Tribor, la côte africaine et le Maroc. À Bab l'Europe et le rocher de Gibraltar. L'équipage horscar, homme et femme confondu, s'est regroupé à l'avant du vaisseau amiral.

L'instant est historique car pour la première fois le Charles comme l'ont déjà baptisé les hommes du pont pénètre en Méditerranée. Communication de la passerelle le bâtiment passe actuellement les colonnes d'Hercule par [musique] le travers. Brest est à 3 jours de mer derrière nous.

Toulon droit devant vous venez à droite au 181 gouvern au 181. Gouverné au 183. Gouverner au 183.

Commandant, vous venez de confier la route à l'officier de car qui est une femme. Oui. Quel est son rôle exact dans cette manipe ?

Bien, le lendant de vaisseau SesNEC est officier chef du car, c'est-à-dire qu'elle a elle a la responsabilité de la navigation, de la sécurité nautique de tout le porte-avion pendant les 4 heures où elle fait son quart. Est-ce que la féminisation à bord de votre porte-avion du Charles de Gaulle a changé les états d'esprit ? Non, parce que les femmes sont des marins comme les autres.

Il est certain que la différence audible et non pas visible est simplement que les marins qui aimaient beaucoup les jurons les utilisent plus modérément. Effectuer le relève de barre. Relève de barre effectué par le quartiè Cassin.

La barre est en Mac pour âger en route aux unités 8 unités. Compensation de git stabilisation activée. Bien.

Je suis entrée dans la marine nationale en 1979 comme volont féminine. J'ai fait une année de service nationale. À l'issue de cette année, j'ai je me suis engagé comme officier mariné pendant 4 ans.

Officier mariné c'està dire sousofficier. Sousofficier. Oui.

Et lorsque monsieur Hernu donc a lancé les la première féminisation des armées dans les années 86. Donc, j'ai passé un concours, j'ai été formé comme officier chef du car et j'ai navigué sur différents bâtiments euh qui ont assuré des missions de service public et des missions opérationnelles. Vous avez connu la marine engagée dans les conflits, notamment dans la guerre du golfe.

Vous l'avez vécu de quelle façon ? Euh, je l'ai vécu sur le transport de chalon de débarquement Foudre qui a transporté des unités projetables de l'armée de terre euh jusqu'en Arabie Saoudite en 1991. Vous avez fait abstraction complètement de mari, d'enfant.

Vous avez 40 ans, on peut le dire. Ce choix a été difficile en tant que femme. Oui, ce choix a été effectivement un peu difficile.

Oui, parce qu'une carrière d'officier de marine n'est pas très compatible avec une vie de mère de famille. J'ai trouvé à bord des bâtiments de la Marine nationale un esprit d'équipage que j'ai beaucoup apprécié dans lequel je me suis épanouie et j'espère dans quelques années m'épanouir autant dans une vie un peu plus personnelle et un peu plus familiale. Voilà.

Exactement. car quelque part ça vous manque. Oui, quelque part ça me manque un peu.

Oui. Moi j'ai commencé officier marinier secondaire sur les sur les dauphins qu'on voit là-bas derrière et j'ai fait vraiment des choses extraordinaires. Vous êtes heureuse à bord ?

Tout à fait. Vous êtes prêt à ressigner ? Tout à fait.

Je signai bien pour 20 ans. En attendant, la féminisation dans la marine nationale est effective. Trois femmes ont commandé et commandent des bâtiments à la mer composés d'équipages masculins.

Quelques restrictions demeurent comme un embarquement sur sous-marin. Quant aux couples mariés, ils n'auront jamais leur place à bord. Pour la Royale et son univers masculin, la femme est devenue aujourd'hui un marin part entière. 500 d'entre elles naviguent sur des navires de combat.

À quand la première femme pilote sur Porteavion ? La question reste posée. [musique] [musique]