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interview21News· 17 juin 2026 43 min

Charles Rodwell, député de la 1ère circonscription des Yvelines – Épisode 11 | En Toute Liberté

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Charles Rodell, monsieur le député, merci d'avoir accepté notre notre invitation pour le podcast en toute liberté pour le média 21 news. Vous êtes député de la première circonscription des Yvelines, absolument de la majorité présidentielle ce qu'il en reste et vous êtes ce qu'il en reste, on en parlera. et un personnage emblématique, devrais-je dire, du paysage médiatique de la majorité et un un personnage montant, un personnage grimpant euh notamment par votre parcours sur la loi philippine, on en parlera aujourd'hui.

Ma première question est un autre sujet, un sujet qui nous concerne tous les deux. Vous êtes binationaux, vous avez la double citoyenneté avec le Royaume-Uni, si je ne me trompe. Absolument.

Qu'est-ce que déjà dites-nous un petit peu sur votre enfance comment est-ce que ça se fait qu'un qu'un citoyen anglais soit député de la République française ? D'où est-ce que vous venez ? Expliquez-nous un peu votre parcours familial et ensuite on parlera de la proposition de loi du Rassemblement national, je suis sûr très proche de votre cœur sur l'abolition de la double citoyenneté pour les citoyens français.

Ah, c'est effectivement un sujet qui me touche très à cœur. L'histoire qui est la mienne, c'est l'histoire d'un d'une femme française qui rend visite à l'un de ses amis à Londres. et qui rencontre l'ami d'un ami qui lui est britannique et qui tombe amoureux et qui finissent par avoir deux enfants, mon frère et moi-même.

Et je suis très attaché à cette double culture parce que on dit souvent que la France et le Royaume-Uni sont deux voisins multimillénaires aux cultures mêlées. Mais je ne crois pas du tout que ce soit vrai. Le peuple britannique et le peuple français n'ont rien à voir l'un avec l'autre et les subtilités de nos relations sont souvent fondées sur des incompréhension identitaire culturelle extrêmement forte entre un peuple insulaire et un peuple profondément attaché je crois à son identité continentale.

Et en fait, je crois que ça, il y a plein de choses qui se jouent dans ma construction entre le mélange de ces deux cultures et le fait d'avoir été ballotté d'un été à l'autre ou d'un mois à l'autre, d'une famille à l'autre, toute mon enfance entre ces deux cultures et qui m'animent toujours beaucoup aujourd'hui, même si je suis bien évidemment passionnément français. C'est les meilleurs des ennemis. En vérité, les Britanniques et les Français, nos anciens colons normands devenus depuis indépendants.

Pendant longtemps, nos frères aînés, parfois nos petits frères, en tout cas en terme de gloire et de supériorité militaire. Comment est-ce que vous avez vécu le Brexit ? Est-ce que vous étiez opposé à leur démarche ?

Est-ce que vous avez, au contraire de peut-être certains de nos concitoyens compris la volonté britannique de toujours rester un petit peu à part des manigances politiques européennes continentales ? Je crois que les français et les Britanniques se sont tantis dans leur histoire mais qu'ils ont toujours su se rassembler sur l'essentiel sur la défance notamment de valeurs universelles communes dans des moments de grande crise et probablement de risque de disparition dans leur histoire respective. Et je crois que le Brexit a été très mal compris en France pour des raisons évidentes, c'est que le fondement de nos identités respectives ne sont tout simplement pas les mêmes. la question de l'insularité, la question de la liberté, la question de l'indépendance, la question de la méfiance du continent et notamment des décisions qui s'applique du continent en l'occurrence de Bruxelles vers les îles que constitue l'archipel britannique est un fondement de l'identité britannique qui justifie, je crois, la manière ou les ressorts qu'ils ont trouvé pour résister dans des moments de de où justement leur identité, leur civilisation était proche de disparaître dans leur histoire et je crois que ce réflexe identitaire, ce réflexe insulaire et est vraiment doit s'inscrire au fondement de la compréhension de l'identité britannique.

Finalement, si si je résume en fait assez rapidement, quand de Gaul pose la question à Churchill et que Churchill lui répond dans une phrase qui a été légèrement dévoyé mais qui qui est qui est bien connu, qu'entre l'Europe et l'Atlantique, l'Angleterre regardera toujours vers l'Atlantique, je crois que ça résume assez bien l'identité britannique et surtout la relation que les Britanniques ont toujours entretenu vers l'Europe et qui a stimulé, je crois, une envie de liberté et une envie de libération parce que beaucoup de Britanniques, des millions de Britanniques l'ont vécu comme ça du joue de décision appliquée depuis le continent vers l'archipel qui a longtemps été incomprise par une bonne partie de notre peuple. Vous êtes pour le retour au sein du Giron européen. Moi, je suis pour l'application et le respect en fait de la volonté du peuple.

Moi, si j'avais pu voter, je n'ai pas pu voter parce que j'étais j'avais quitté les îles depuis trop longtemps, mais j'aurais évidemment voter contre le Brexit. Je pense que c'est une décision civilisationnelle historique d'une ampleur qu'on a encore du mal à juger aujourd'hui. Mais le peuple britannique a tranché et je suis convaincu qu'à partir du moment où le peuple britannique a tranché, il faut respecter sa décision et qu'on peut pas être démocrate d'un côté et refuser d'appliquer des décisions qui sont prises par un peuple de l'autre.

Et c'est la raison pour laquelle je suis convaincu que malheureusement le peuple britannique a pris cette décision mais qu'il est fondamental de respecter cette décision. et donc de respecter le fait qu'il faut que nous rebâtissions notre relation sur un autre fondement qu'une simple réintégration du Royaume-Uni à l'Union européenne. Le Brexit en vérité non seulement par le comportement et par la décision du du peuple britannique mais soulève tant de questions qui nous concernent nous aussi français.

On ne parlera pas de frexit parce que je sais que c'est pas une position que ni vous ni moi d'ailleurs euh soutenons mais en particulier sur les sujets migratoires qui était euh un des un des points qui concentrait l'attention britannique sur le rejet européen parce que ils avaient l'impression et je dois dire que beaucoup en France partagent aussi cette impression que les pays ne sont plus souverains, qu'on ne peut plus décider de la politique migratoire avec ce géant bureaucratique administratif principalement non élu européen qui régit qui dicte le comportement de ces nations, de nos nations. Est-ce que vous pensez que c'est possible de réconcilier les peuples européen frustré par cette incapacité avec le modèle européen ou alors faut-il un grand projet de refondation de l'Europe ? En d'autres termes, peut-être un peu plus simple, est-ce que c'est possible de refonder l'Europe aujourd'hui ou est-ce queil faut continuer telle qu'elle existe aujourd'hui ?

Est-ce que c'est possible de faire évoluer notre politique migratoire ou est-ce qu'il faut tout changer ? On a pas d'autre choix que de la raffonte et on n pas d'autre choix que du big bang institutionnel européen pour retrouver une part profond démocratique au projet qui je crois a uni les peuples européens autour d'un projet fondé sur la paix et le partage de valeurs communes. Et je crois que c'est au pre européen de porter cette vision.

Moi, la raison pour laquelle je suis convaincu que il ne faut pas quitter la table, si je puis dire, c'est qu'aujourd'hui, si on prend ne serait-ce que la question migratoire, le Royaume-Uni a bien quitté les instances européennes mais les flux migratoires continuent de croître. Ce sont les flux migratoires intraeuropéens qui ont baissé, mais les flux migratoires extraeuropéens, eux, ont continué de croître. C'est-à-dire qu'en gros, il y a moins d'Italiens, de Français, d'Allemands, de Polonais, de Grecs qui rentrent sur le territoire britannique, mais vous avez plus de Bangladéchis, de Pakistanais, de d'autres nationalités.

Je cite celle-ci parce qu'elles sont très présentes sur le territoire européen, mais je cite celle-ci parce que c'est un sujet politique aujourd'hui au RUI qui dépasse la question européenne. Je suis convaincu pour ma part que nous n'avons pas d'autre choix que de refonder ces institutions, mais que la survie de notre civilisation s'inscrit profondément dans le combat européen. Si vous motorisez un ou deux exemples, en 2023, il y a 100000 immigrés illégaux qui ont traversé de Tunisie vers l'Europe.

En 2024, il y en avait plus que 16000. Donc en 1 an, on a une baisse de l'immigration irrégulière de Tunisie vers l'Europe de 84 %. Qu'est-ce qui s'est passé en 1 an ?

Et bien en un an, vous avez la Commission européenne également George et Méloni des représentants du gouvernement français qui ont signé un accord migratoire historique avec le gouvernement tunisien pour réduire massivement les flux migratoires illégaux de Tunisie vers l'Europe. Et là-dedans, il y a eu trois gagnants. Il y a d'abord eu les milliers d'hommes et de femmes qui ont pas traversé la Méditerranée au péril de leur vie.

Et donc en un an, il y a eu des centaines de morts en moins dans ce qu'il faut bien qualifier un cimetière de l'humanité qui est la Méditerranée centrale. Il y a un deuxième gagnant dans cette affaire, les pays européens et les peuples européens. Parce qu'on a réduit l'immigration illégale pour la première fois depuis des dizaines d'années.

L'immigration illégale a été réduite d'ailleurs vers l'Europe. Et le troisème grand gagnant de cette affaire, c'est la Tunisie. Parce que faut jamais oublier que tous les pays qui nous entourent, les pays de transit, notamment les pays du Maghreb, sont eux-mêmes des pays soumis à une très forte pression migratoire.

Et donc ces pays ont tout intérêt à travailler avec nous pour réduire leur propre pression migratoire. C'est la raison pour laquelle moi je suis convaincu que si on pense que l'Europe est une civilisation composée de peuples très différents, le peuple français, le peuple germanique, les peuples italiens, les peuples ibériques qui n'ont rien à voir les uns avec les autres dans leur histoire, mais on appartient tous à une civilisation, je crois, démocrate des sens chrétiennes qui est la civilisation européenne. Et c'est donc à l'échelle européenne que nous vous devons en plus de l'échelle nationale travailler pour réduire et pour résoudre la crise migratoire à laquelle on fait face dans ce siècle.

Est-ce que ce n'est pas ça en vérité le vrai intérêt de la politique migratoire de madame Mélonie ? C'est les traités avec les pays nordafricains. Moi, vous savez, quand je parle de quotas, parce que on va peut-être en parler, je suis très attaché à la question des quotas migratoires.

C'est-à-dire qu'en gros, on fixe ce dont on a besoin et on fait venir que ce dont on a besoin pour servir les intérêts de notre pays. En un mot, accueillir moins pour accueillir mieux. C'està-dire qu'on assume de bâtir une politique d'immigration de travail et on assume d'assécher toutes les autres voies d'immigration pour soin familial.

L'asile, on le restreint massivement. Évidemment, l'immigration est légale. Moi, ce que je constate, c'est que Georgia Méloni en Italie le fait et les libéraux au Canada le font aussi.

Donc, un jour sur deux, on m'accuse d'être un fachaud, un jour sur deux, on m'accuse d'être un gauch. Enfin, je constate qu'un gouvernement libéral au Canada applique une politique migratoire qui est peu au prou similaire que celle qui est appliquée par un gouvernement méloniste. Ce qui prouve bien une chose, c'est que la question migratoire transcende désormais les clivages et que c'est au sein de nos institutions et au sein du Big Bang que nous devons créer sur l'espace Schengen, sur la CEDH, sur tant d'autres questions que nous devons reprendre en main nos flux migratoires.

Est-ce que ce n'est pas en vérité un des héritages positifs du Rassemblement national que d'avoir enlevé le tabou sur la question migratoire ? Je je pense que c'est assez juste de dire que c'est leur sujet, leur unique sujet depuis les années 80, depuis les années 90 et que c'était pendant longtemps considéré comme un ultime tabou, que la moindre mention d'une réduction de l'immigration et immédiatement les insultes et les attaques sortaient de de toutes parts. Est-ce qu'ils n'ont pas réussi d'une certaine façon à diminuer ce tabou-là ?

Moi, j'ai deux choses à dire sur ce pointl. 1 le Rassemblement national est aujourd'hui le parti de plus de 10 millions d'électeurs et donc c'est un parti qui fait partie de l'arc républicain et que nous devons respecter non pas pour lui mais pour les électeurs dont il porte la voie à l'Assemblée nationale au même titre que tous les autres partis qui sont représentés à l'Assemblée nationale. Deuxième des choses, la raison pour laquelle je ne siège pas au rassemblement national c'est que j'ai des divergences tellement profondes qu'elles sont pour moi irréconciliables.

Il y a des divergences de valeur. Très clairement, je pense que ce terme n'est pas galvodé. La question de la binationalité par exemple, je n'ai aucune leçon de patriotisme à recevoir de la part de Marine Le Pen, Jordan Bardella ou qui vous voulez.

Je me sens aussi patriote queeux et je pense que des millions de français aujourd'hui qui travaillent dans nos hôpitaux, qui travaillent dans nos forces de l'ordre, qui sont binationaux, qui ont deux cultures, n'ont aucune leçon de patriotisme à recevoir de la part de ceux qui veulent supprimer leur double culture et leur double nationalité. Mais la deuxième chose, Louis Sarkozi, je suis convaincu qu'au pouvoir jamais le RN ne réduirait l'immigration. Jamais.

Pour des raisons très simples. On ne peut pas réduire l'immigration et réduire le temps de travail en même temps. C'est impossible.

Du fait de notre démographie, on a besoin de dire la vérité aux français, c'est que si on veut réduire l'immigration, il faut travailler un peu plus parce que le Rassemblement national soutient le retour de l'âge de départ à la retraite à 62 ans absolument. voir 60 voir 60 ans pour les métiers difficiles et n'est pas connu pour vouloir augmenter le taux de travail dans la semaine. Non, par exemple, non.

Quand on a voulu par exemple conditionner le RSA à une reprise d'activité, ils ont voté contre. Donc en fait toutes les mesures qui prennent ne visent pas à augmenter le temps de travail. Or on ne réduira pas l'immigration sur si en même temps on réduit le temps de travail.

C'est ce que souhaite l'URN. 2è des choses, pardon, le premier vecteur de l'immigration au 21e siècle, ça va être le changement climatique. Il y a 250 millions de réfugiés climatiques qui seront sur les routes à tendance constante d'ici à 2050.

Aujourd'hui, les flux migratoires, ils sont beaucoup sud-sud. Donc en gros, ils vont d'est en ouest dans sur le continent africain, une partie de l'Asie et de l'Asie orientale, du proche Orient jusqu'à l'Asie orientale. Mais ces flux, ils commencent de plus en plus à s'intensifier vers le nord à savoir notamment vers le continent européen.

Si on veut réduire l'immigration, nous n'avons pas d'autre choix que de lutter contre le changement climatique. Et bien Louis Sarkozy, depuis que je suis élu député, il y a pas eu une seule loi climatique que le RN a voté. pas une.

Je vous mets le défi d'en trouver une, il y en a pas une seule. Mais est-ce que ce n'est pas Enfin bien sûr que on devrait tous euh et on on à mon avis, on est tous d'accord sur le fait que il faut agir et que la France a effectivement des vecteurs euh d'action pour lutter contre le réchauffement climatique et et pour lutter contre ces changements générationnels. Mais de penser que la France avec ses 60 et quelques millions d'habitants, de penser que son économie qui reste la 7e ou la 8e mondiale peut influencer par un changement législatif, le changement climatique de là à faire en sorte que ces 250 millions de migrants climatiques resteront chez eux.

Est-ce que ce n'est pas demandé aux Français un effort qui est un peu au-dessus je de leur capacité ? absolument tout l'inverse pour une simple et bonne raison, c'est que le continent africain aujourd'hui est composé de peuples qui sont eux les premiers à être confrontés au changement climatique et aux effets néfastes, terribles et massifs du changement climatique. J'ai vécu au Maroc, j'ai vécu en Côte d'Ivoire et des millions d'entre ceux ou des milliers d'entre ceux qui nous qui nous écouteront connaissent parfaitement évidemment ces sujets. la désertification des sols, la surpopulation de bassins qui sont soumis à des stress hydriques, la question de la saisonnalité avec l'intensification des chaleurs et l'intensification des périodes de pluie et de périodes d'inondation. tous ces phénomènes créer les flux migratoires non pas de demain mais de cet après-midi vers le continent européen.

Et donc je suis convaincu que le seul moyen de nous sortir de ce cercle vicieux absolument terrible pour nous et pour les peuples venant de ce continent, c'est de bâtir un plan marchal massif entre le continent européen et le continent africain pour le 21e siècle. Nos destins sont liés. Les difficultés de ce matin pour les peuples de ce continent sont nos difficultés de cet après-midi pour tous les peuples du continent européen.

Nous n'avons pas d'autre choix que de réinvestir massivement cette politique africaine qui mieux que la France est capable de le faire. Finalement, c'est pas vis-à-vis de vous que je cite ça. Quand le premier qui s'est emparé cette question, c'est le président Sarkozy en 2007 qui a voulu bâtir sa politique migratoire entre une extrême fermeté d'une part mais aussi le déploiement d'une politique de coopération massive entre nos deux continents.

Je pense que cette vision est la bonne. Et quand j'observe aujourd'hui le Rassemblement national extrême droite au sens large définancer massivement la coopération entre nos deux continent, ils ne font qu'alimenter une crise migratoire à venir vers notre continent et c'est bien la raison pour laquelle nos deux visions sont parfaitement incompatibles dans le respect évidemment du débat démocratique. Ce n'est pas moi, monsieur le député, qui vais vous contredire quand vous citez le président Sarkozy. euh loin de moi cette idée.

Euh mais simplement je je pense qu'il y a un scepticisme assez assez sain. Euh quand quelqu'un dit euh et on ne peut que le soutenir, il faut un plan marchal, mais est-ce que la France a les moyens ? Est-ce que la France a les moyens de financer la construction d'infrastructure ?

Est-ce que la France a la volonté politique de parler changement de régime ? Est-ce que est-ce que au contraire il ne faudrait pas laisser ces peuples gérer leurs problèmes et dire nous on va récupérer notre souveraineté, on va arrêter d'investir massivement sans retour ou sans retour évident vers les infrastructures étrangères, fermer nos frontières, avoir cette immigration choisie et revenir à une espèce de souveraineté peut-être un petit peu plus cloisonnée. J'ai l'impression que beaucoup d'électeurs français, c'est un peu le discours qu'ils aiment au Rassemblement national.

Vous leur dites qu'ils ont tort. Je je n'aurai pas la prétention de leur dire qu'ils ont tort. J'aurais simplement la vision de dire que je ne partage pas leur avis parce que je considère que l'autarsie est un leur dans le monde dans lequel nous vivons.

C'est peut-être une solution pour les États-Unis qui sont isolés sur un continent qui s'apparente à une forme d'île. C'est un leur pour l'Europe et pour la France qui se situe au carrefour des peuples africains, des peuples orientaux, finalement de la grande plaque eurasiatique et africaine. Nous n'avons pas d'autre choix que de coopérer avec les États et les peuples qui nous entourent parce que leurs problématiques sont nos problématiques.

Une certaine façon être antiimmigratoire, c'est facile quand on est américain parce que qu'est-ce que c'est ? D'un côté, on a l'Atlantique, de l'autre le Pacifique. La frontière canadienne ne représente absolument aucun problème.

Seule la frontière mexicaine, ce qui a peut-être valu l'élection Donald Trump. Et sinon, on parle de Satou aéroport et mais je et je partage entièrement ce que vous venez de dire et je suis convaincu. Moi la vision que j'essaie de porter, c'est pas une vision béate, universaliste, humanitaire, même si ces enjeux sont évidemment éminemment importants.

C'est une politique que je considère être la seule qui peut protéger notre peuple d'une déferlante migratoire et elle ne peut passer que par une coopération massive à l'échelle européenne. Moi, je veux bien par exemple qu'on critique l'accord que l'Europe a signé avec la Turquie au début des années 2010. Mais enfin, au moment où la crise syrienne a démarré, euh la Turquie a permis d'endiguer la crise migratoire syrienne de 4 à 5 millions de citoyens syriens qui sinon seraient venus sur le territoire européen.

En revanche, cette politique européenne, elle a un prérequis. C'est un big bang institutionnel à l'échelle de notre continent. Oui, il faut poser la question de la refonte d'une part de nos règles liées à l'espèce Schengen.

Je suis éminemment attaché à la libre circulation des biens, des capitaux et des personnes. Mais la libre circulation des personnes, à mon avis doit concerner les citoyens européens et les citoyens qui sont domiciliés en Europe, pas les autres. Il y a une question évidente qui se pose au niveau de la CEDH, la Cour européenne des droits de l'homme.

Une convention extraordinaire qui a été signé au lendemain de la seconde guerre mondiale dont la jurisprudence administrative a totalement dévoyé les objets. Moi, quand on explique qu'il faut 2 ans pour expulser l'imam Iusen parce qu'une convention qui a été signée à la fin des années 40 protège sa vie privée et familiale, je considère que cette convention est un tout petit peu désuète et qu'il est de notre responsabilité, nous les libéraux, nous les proeuropéens, nous les modérés, moi j'assume totalement ma part de modération de nous emparer de ce sujet et de refuser de la laisser aux extrémistes et aux populistes et de nous apporter ces questions. une réponse à ces questions fondamentales pour l'avenir de nos institutions et de nos peuples à l'échelle européenne.

Ce sujet est intrinsèquement lié au sujet des Oqutf, les individus qui sont placés sous ordre de quitter le territoire français. Nous arrivons à en expulser seulement 10 % entre 8 et 10 % aujourd'hui. Première question, pourquoi ?

Pourquoi est-ce qu'on est si incapable ? Est-ce que c'est parce que les pays hautes ou plutôt devrais-je dire les pays d'origine ne veulent pas réaccepter leur ressortissant ? Est-ce que nous n'avons simplement pas assez de ressources administratives ?

Est-ce que on narrive pas à débloquer le cadre judiciaire ? Pourquoi est-ce qu'on arrive pas à expulser les OCTF de France ? Parce qu'on en a trop.

Aujourd'hui, il y a près d'un million de citoyens étrangers en situation illégale en France qui sont sur notre territoire. Expulser un million de personnes, c'est un ça c'est absolument infaisable. Aujourd'hui, le tribunal administratif de mon département est engorgé à hauteur de 52 % 52 % du temps et des affaires consacré sans le droit des étrangers.

À Mayotte, on a atteint le chiffre de 82 % du temps consacré par le tribunal administratif de Mayotte au du roi des étrangers. Donc en fait la question certes la question de l'expulsion desf est fondamentale. C'est notamment l'objet de la proposition que je porte mais la question fondamentale qu'il faut poser c'est d'empêcher ces personnes de rentrer sur le territoire français. dire de manière un peu triviale, on résolera on ne résolvera, pardonnez-moi, jamais la question du stock sans gérer la question des flux entre cela vaut pour l'immigration légale.

Cela vaut pour l'immigration illégale. Vous voulez traiter le problème du stock de l'immigration illégale en France, il faut d'abord et avant tout réduire massivement, assécher les flux entrant. C'est l'objet des propositions d'ailleurs que j'ai partagé à l'ensemble des candidats, je dirais, du bloc central et de la droite pour les élections qui viennent.

Je suis convaincu d'une chose, c'est que depuis 10 ans, nous avons réussi les choses. Moi, j'ai cru en le président de Macron et je suis fier de l'avoir soutenu dans des combats difficiles. Mais nous devons assumer que la politique migratoire et que la politique culturelle que nous avons porté est un échec et que nous ne pourrons pas défendre un projet politique avec crédibilité sans apporter une réponse massive à cet anglement du macronisme. votre distinction entre le stock et les flux est tellement essentiel et en fait si peu mentionné.

Les travaux de monsieur Fourquet montrent d'ailleurs sur les migration euh polonaise et portugaise du 19e siècle que le premier vecteur d'assimilation des populations dites de stock, ça a été une réduction des flux. Quand il y avait les rominés encore ouverts qui battaient à leur plein, il y avait très peu d'assimilations que Fourquet mesure par les mariages avec les populations locales, par les clubs de tennis ou les clubs de sport avec le nom polonais ou le nom portugais, le prénom des enfants qui est donné à la naissance et cetera. Tous ces vecteurs d'assimilation augmentent quand vous réduisez les fleux.

Absolument. Et aujourd'hui, c'est quelque chose enfin de la bouche du Rassemblement national en tout cas qui est quasiment inexistant. inexistant.

Je voudrais briser un deuxième tabou li ce que vous dites. Qui sont les premiers à souffrir de l'immigration de masse sur le territoire français ? Mais ceux qui sont déjà arrivés, ce sont les Français de qui ont une une ascendance migratoire.

Les Français qui ont une origine qui liée à l'immigration. dire que moi je je C'est pas les Français des beaux quartiers, c'est pas les gauchot qui passent leur journée à me taper sur la gueule mais qui habitent, pardonnez-moi du terme, mais qui habitent le 11e ou le cœur de Paris. Ce sont des dizaines de milliers de mé de femmes à laquelles je pense actuellement qui habitent ma circonscription comme ailleurs et qui font face à des flux qui oui parfois les submergent.

Ils n'ont aucune animosité contre les personnes qui arrivent. Moi, j'ai le souvenir lorsque sur ma circonscription, dans un des quartiers populaires de ma circonscription, du jour au lendemain, l'État a décidé de placer une cinquantaine de familles srilankaises qui n'avaient rien à voir avec le l'histoire du quartier. C'est extraordinaire ce qui s'est passé.

Les Français les ont vacus à bras ouverts. Ils les ont intégré dans l'école publique. Ils les ont intégré leurs associations.

Ils ont aidé les enfants à apprendre le français à leur mère. Ils les ont permis de rentrer dans la communauté nationale. Mais simplement quand ce sont toujours les mêmes qui accueillent des personnes qui viennent d'ailleurs, comment voulez-vous leur dire que oui, la politique d'assimilation ou d'intégration fonctionne dans notre pays.

C'est un leur et ce ne sont jamais les mêmes qui les subissent. Ce sont toujours les autres. Et c'est la raison pour laquelle moi je porte ce combat.

Je porte ce combat pas pour les Français des beaux quartiers. Je porte ces combats pour des Français avec lesquels moi je n'ai pas grandi, mais que je rencontre matin, midi et soir depuis le début de mon premier engagement politique et qui me font part de leur inquiétude sans jamais avoir été des fachaots, sans jamais avoir été des racistes, sans jamais avoir été quoi que ce soit lié à l'extrême droite, mais qui sont des gens qui ont accueilli mais qui n'ont plus les moyens d'accueillir aujourd'hui et qui nous demandent une chose simple, c'est de reprendre le contrôle. Le sujet des OQTF vous est particulièrement cher.

Je pense notamment à l'affaire de la jeune Philippine qui considéré une jeune femme, une jeune fille qui a été tuée dans votre circonscription par un marocain sousf qui venait d'être libéré du centre de rétention administrative de messe euh et d'ailleurs qui allait être expulsé. Et puis bien évidemment, il a commis cette atrocité. Je sais que vous connaissez la famille.

Suite à cela, il y a eu un projet de loi euh de monsieur Marlex si ma mémoire me sert qui a été largement éventré par le Conseil constitutionnel. Il y a eu d'ailleurs énormément d'oppositions à la décision du Conseil à ce à ce titre-là. et vous êtes en train de mener euh une 2e euh loi euh une loi dite sur de de réponse à l'affaire philippine.

Parlez-nous un petit peu si vous le voulez bien euh du début de cette affaire, du déroulement de cette affaire, de votre conclusion suite au rejet du Conseil constitutionnel et de euh où en est cette loi euh aujourd'hui, la loi que que vous chaprenez. Je vous remercie de me poser la question. Je peux pas parler de ce sujet sans avoir évidemment une pensée pour pour la famille avec laquelle je je travaille et d'ailleurs je je suis halluciné des attaques dont on a collectivement fait l'objet rien que sur ce sujet.

Sachant que si je m'exprime en mentionnant Philippine et sa famille, c'est évidemment que j'ai l'accord public express de sa famille qui qui a été d'une dignité absolument extraordinaire. Et quand vous avez ce type de drame qui frappe une famille de votre circonscription, vous la seule chose que vous dites c'est comment est-ce qu'on en est arrivé là ? Et ensuite, la chose que vous dites, c'est qu'est-ce que je peux faire pour essayer non pas de réparer l'irréparable, mais pour essayer d'apporter une réponse républicaine simple, concrète à une situation qui n'aurait jamais dû arriver mais surtout qui ne doit plus arriver à d'autres familles françaises.

Et moi, je suis hyper reconnaissant à tous ceux qui ont accepté de travailler avec moi. Franchement, si on y arrive, je vais vous dire une chose, c'est pas une victoire individuelle, c'est une victoire qui sera collective. Ce sera la victoire de Gabriel Atal et de notre groupe.

Ce sera la victoire de Bruno Retillot et de Laurent Voquet. Ce sera la victoire de Sébastien le Cornu. Ce sera la victoire de Laurent Nuness.

Ce sera la victoire de Marc Fenot qui est président du groupe Modem. Ce sera la victoire d'horizon d'Edouard Philippe. Ce sera la victoire en fait de tous les députés, même ceux avec qui je suis pas d'accord, qui ont accepté de voter cette proposition de loi euh parce que c'est une loi, je crois qui sincèrement trouve le bon équilibre entre la protection de nos libertés publiques et le renforcement très ferme de la sécurité des Français.

Et moi, il y a deux choses que je voudrais partager là-dessus. 1, on peut tout à fait prendre des mesures très fermes pour renforcer la sécurité défensive. Cette loi, c'est pas une loi de naïveté.

C'est une loi qui est très ferme sur les questions de lutte contre le terrorisme, sur les questions de traitement de personnes qui sont malades, qui sont atteints de troubles psychiatriques très graves, qu'il faut soigner parce que ce sont des personnes qui sont des êtres humeus humains, qu'il faut soigner aussi parce qu'elles posent de graves dangers la société et c'est une loi très ferme sous le volet migratoire pour allonger la durée de rétention d'étrangers sousf extrêmement dangereux, terroristes, délinquant coupable d'acte de torture, de viol, de de d'atteinte à la personne extrêmement grave qu'il faut que nous arrivions à neutraliser avant qu'il ne passe à l'acte. Et c'est ce geste-là et ce message- là que j'essaie de porter avec cette proposition de loi, c'est que les forces républicaines sont parfaitement capables de travailler ensemble si elles le veulent, pour porter une loi très ferme mais qui respecte l'état de droit et qui trouve le juste équilibre entre la protection de la liberté publique et le renforcement de la sécurité des Français. Vous n'avez pas peur que le Conseil constitutionnel éventre aussi cette loi comme elle l'a fait dans sa première version avec la loi de monsieur Marlex.

Quand on s'est retrouvé avec Bruno Retaillot après l'ascension de ce texte, on a décidé qu'on allait pas baisser les bras et qu'on allait mener le combat coûte que coûte. Moi, j'ai consulté des magistrats. J'assume d'avoir travaillé avec des magistrats qui me disent voilà comment est-ce qu'on peut trouver la voie de passage qui respecte notre constitution parce que c'est ça qu'il s'agit aussi, c'est de protéger aussi nos libertés publiques.

C'est un enjeu important. Moi, j'admire le [raclement de gorge] travail qui est mené par ces hommes et ces femmes qui s'engagent à la tête de l'État. Aujourd'hui, Laurent Lunes qui est beaucoup critiqué mais qui mène une mission extrêmement difficile avec beaucoup de talent. le combat que mène Gérald Darmanin aujourd'hui avec qui j'ai travaillé aussi sur ce texte pour pouvoir trouver un texte équilibré qui respecte pleinement notre constitution mais qui est extrêmement ferme pour répondre à ces situations.

Et moi tous ces gens je vais partager un message Louis bossez ensemble pour les mois qui viennent vous n'avez pas le droit à l'erreur. Vous n'avez pas le droit de vous battre comme des chifonniers comme vous le faites actuellement en nous expliquant sur les plateaux de télévision qu'en fait vous avez des projets politiques différents alors que ça fait des mois que vous bossez ensemble. Vous avez été ensemble sous Barnier, vous avez été ensemble sous Baot, vous avez été ensemble sous le corn, vous avez été ensemble pour m'aider moi à ma petite échelle à porter ma proposition de loi.

Vous m'avez tout soutenu parce qu'on a bossé ensemble. J'ai bossé avec Reto, j'ai bossé avec Atal, j'ai bossé avec Vokier, j'ai bossé avec Darmanain, j'ai bossé avec Philippe, j'ai bossé avec Feno, j'ai bossé avec tous leur groupes et ensuite ils vont nous expliquer qu'on va avoir 3 4 candidats à la présidentielle différents alors qu'on a tous bossé ensemble. Moi, c'est pour moi c'est de l'irresponsabilité et je suis convaincu que notre seule voix de passage, c'est de continuer à mener ces combats ensemble.

On le fait aujourd'hui et donc il y a aucune raison qu'on ne continue pas de le faire demain. Est-ce que vous croyez que le centre et la droite que vous venez de citer réussira à s'unir derrière une seule candidature à la présidentielle de 2027 ? Franchement, j'ai des doutes, pas vous faire de langue de bois, mais il y a deux certitudes que j'ai euh vraiment des certitudes qui sont absolues.

Le Rassemblement national a aujourd'hui une base électorale de millions de Français qui font confiance à Marine Le Pen et à Jordan Bardella. Vous avez notamment 3 millions de Français qui ont voté Emmanuel Macron en 2017 et qui ont voté Jordan Bardella en 2024. Moi, c'est aussi à ces français là que je veux parler. en leur disant qu'il existe une alternative au vote pour le Rassemblement national.

La deuxième certitude que j'ai, c'est que Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise ne sont pas une bande des Cvelés. Ce sont des gens extrêmement déterminés, extrêmement dangereux pour notre pays qui sont prêts à prendre le pouvoir. Ils ont une stratégie idéologique, politique, électorale extrêmement rodé et ils sont largement sous-estimés dans les sondages aujourd'hui pour une raison simple, c'est que la gauche finira par voter pour Mélenchon, Gluxman, Hollande, ils nous ont déjà tous fait le coup, jamais à les filles.

Et pourtant, ils ont cautionné les filles en 24, ils ont cautionné les filles en 2026. Donc nous on a le choix soit on continue à se bagarrer comme des chiffonniers sur la base de différence qui existe. Moi je suis plus pro européen Gretaillo.

Très bien. Atal est plus progressiste que Reto. Reto insiste un peu plus sur les questions régaliennes que d'autres candidats.

Très bien. Et leurs différences sont légitimes. Mais ce qui nous unit, les valeurs fondamentales qui nous rassemblent et qui fait qu'aujourd'hui on gouverne ensemble sont infiniment plus réduite que le combat existentiel, non pas pour nous mais pour notre pays que l'on doit mener contre le Rassemblement national et contre la France Saint-Louise.

Leur responsabilité est historique et leur division, jamais nos électeurs ne leur pardonneront. Vous avez dit tout à l'heure que vous étiez très fier d'avoir soutenu le président Macron. Vous êtes député de de la majorité présidentielle.

Prends beaucoup de courage de dire ça quand on était élu aujourd'hui vu le ralbol contre la macronie, contre le macronisme qui est le nôtre et qui est celui du pays. Vous pensez sincèrement que on va dire le groupe central, le centre et la droite, un candidat traditionnel pourra encore réussir à conquérir la confiance des Français malgré le dégagisme ambiant, malgré le fait que le président Macron reste très impopulaire. Est-ce que c'est encore possible ?

Est-ce que ces candidats que vous avez cité sont-ils encore audibles ou est-ce que le ralbol est tel que ça sera le Rassemblement national, ça sera la France insoumise, ça sera une force de l'alternance ? Il est indignable qu'il y a une partie de notre bilan sur lequel nous avons échoué. Je pense que le prérequis à toute campagne et à tout dialogue avec les Français, c'est aussi de l'assumer.

Il y a une part de ce qu'on a mené depuis des années sont une part de notre bilan dont je suis extrêmement fier. Quels sont les grands échecs pour vous de la politique très clairement la politique migratoire et la politique régalienne qui n'a pas été portée à la hauteur des enjeux auxquels nous faisons face et qui pour moi, je vais être très franc, reste un mystère. Quand je vois la vision que le président de la République a eu sur les questions européennes, sur les questions de défense, sur les questions économiques, sur l'amorçage de l'industrialisation de la France, sur l'attractivité de notre pays, sur la réorientation totale de notre politique économique, d'une politique fondée sur la demande et non pas sur l'offre et qu'il a totalement basculé.

Je je trouve qu' c'est un président auquel sur ces questions l'histoire donnera raison. Mais le vide ou l'échec qui est le sur la question migratoire sur l'insécurité culturelle que ressemblent des millions de Français qui sont pas des fachaots, qui sont pas des racistes mais qui simplement voi leur quotidien se transformer sont des questions dont nous ne sommes pas suffisamment emparés. Maintenant, moi la raison pour laquelle j'y crois à fond, c'est qu'on a plein de choses à porter dans le débat public mais surtout plus fondamentalement parce qu'on a pas le choix.

Moi, je vois mon pays, le Royaume-Uni, se déchirer sur la base d'un clivage identitaire qui ne fait que fracturer toujours plus la société britannique et qui, je crois, malheureusement, va la conduire à sa perte. entre les libéraux de Londres multiculturalistes et mondialistes et le reste du pays qui se repli sur une forme de réflexe identitaire que l'on pourrait qualifier de légitime mais qui à mon avis n'apporte pas de solution pour cette société. La fracture identitaire que connaît mon second pays est à mon avis irrémédiable et ça me rend triste et ce n'est pas ce que je veux pour mon pays.

Je ne veux pas de l'affrontement entre la France éternelle et la Nouvelle-Fance. Je ne veux pas d'affrontement entre la France racisée selon le terme des uns et la France blanche selon le terme des autres. Je veux qu'on puisse bâtir un projet politique universaliste qui nous permet de résister ensemble aux grands enjeux du 20e siècle auquels on fait collectivement face.

Et ça c'est la raison pour laquelle les Gabriel Atel, Édouard Philippe, Bruno Retillot, Géraldin, tous les autres ont une responsabilité lourde que je qualifierai même d'historique parce que sans rassemblement de leur part, nous aurons cet affrontement identitaire dans notre pays et ce n'est pas ce que je souhaite pour mon pays. Et je pense que nous sommes de nombreux élus, parlementaires, maires et tout simplement d'électeurs à appeler à cette union. Il reste aujourd'hui l'affrontement du Rassemblement national soit Jordan Barleain soit Marine Le Pen.

Si les magistrats décident ainsi avec Jean-Luc Mélenchon reste la possibilité la plus probable au second tour. Est-ce que vous vous attendez à des secousses, à des violences si c'est le cas tel qu'on a venu notamment après les municipales, je pense à la mairie de Saint-Den et cetera et d'autres. Oui et c'est la raison pour laquelle je considère qu'il faut que nous assumions toute notre part de responsabilité.

Nous les forces politiques républicaines et modérées qui refusons ce clivage. Je suis fier à postériori d'avoir pris la décision avec mon équipe en 2024 lors de la dissolution d'avoir refusé le Franc républicain sur ma avec la France insoumise sur ma circonscription. Quand tant d'autres pas de raison qui les regardent, je vais pas juger personne mais qui ont pris la décision d'accords électoraux avec la France insoumise pour combattre le Rassemblement national.

C'est pour moi une erreur historique. Le combat de ma vie, c'est le Rassemblement national. Je combat le Rassemblement national pour les raisons que je vous ai évoqué.

Mais on ne combat pas le rassemblement national en s'alluant avec la France insoumise parce qu'un front républicain avec Kfi n'est pas un front républicain. C'est une hérésie politique et une faute historique. Je suis fier d'avoir aligné moi à mon humble échelle sur ma circonscription mes paroles et mes actes en ayant rejeté cette alliance et en ayant assumé de mener le combat au 2e tour en triangulaire face à un candidat LFI et face à un candidat Eren.

Et c'est cette offre politique que nous avons à bâtir. Il nous reste quelques semaines, quelques mois. Je suis convaincu qu'on peut y arriver mais ça demande une chose, c'est le rassemblement autour de nos idées communes.

On gouverne ensemble aujourd'hui, on porte des combats importants comme la proposition de l'eau en mémoire de Philippine ensemble. Et donc on peut tout à fait évidemment bâtir un projet politique commun pour les mois qui viennent. Vous défendez avec Brioot ce ce cette idée de candidature commune.

Peut-être une dernière question parce qu'on a l'impression beaucoup d'électeurs et même peut-être nous anciens de cette droite dite traditionnelle ont l'impression que son pitch si on utilisait un terme anglo-saxon, son argument de vente a un peu disparu face au Rassemblement national. Le RN a le monopole du régalien. On sait très bien ce qu'ils veulent sur l'immigration.

On sait un peu moins ce qu'ils veulent sur l'économie. D'ailleurs, quel est le pitch de la droite traditionnelle ? Quel est le nouveau pitch post Macron du centre et de la droite de la droite républicaine ?

Est-ce que c'est une vision plus libérale ? Êtes-vous libéral ? Est-ce que c'est une baisse de la fiscalité ?

Est-ce que c'est de prendre les meilleurs points du RN sur le régalien et d'essayer de faire quelque chose d'un peu plus libéral sur l'économie ? Quel est en quelques phrases le projet de cet assemblement de personnages que vous venez de citer ? Alors déjà deux choses.

Un, avoir laissé les questions et régalen à nos RN est une erreur historique. Et je ne vois pas pourquoi on devrait continuer à leur laisser ce le monopole de ces questions. Je suis convaincu que nous les forces républicaines et modéré qualifé de la droite et du centre, on a parfaitement les capacités de répondre sur le front avec notre projet politique universaliste à la question de l'insécurité culturelle si cher à Laurent Bouvet que j'adrais beaucoup qui angoisse des millions de français et qui est nourri par l'immigration et l'extrémisme religieux.

Il a pas besoin de laisser ces questions au rassemblement national. C'est à nous de nous en emparer et de vaincre cette espèce de dictate moral de la gauche qui qualifie tous ceux qui utilisent le mot nation et le mot d'immigration de racisme, de fascisme et de nazi. C'est à nous de reprendre nos responsabilités pour imposer notre discours sur cette question.

Ensuite, la deuxième des choses, on a un espace politique qui à mon avis est vaste, qui nous permet de tenir une ligne politique à mon avis est fondée sur trois piliers assez simples. Un, un pilier libéral. Tous ceux qui s'engagent à mon avis dans notre champ politique doivent être des hommes et des femmes politiques qui assument de réduire massivement les dépenses publiques pour réduire les impôts et redéfinir complètement le périmètre de l'État autour de la protection régalienne et de l'instruction des Français et de laisser tout le reste à des gens qui seront beaucoup le mieux faire que lui.

Deuxième élément, nous sommes tous proeuropéens avec des divergences. Vous avez des gens qui sont pour une intégration beaucoup plus forte. Vous en avez qui sont plus traditionnellement pour une solidarité entre nations européennes.

Mais on croit tous dans le projet européen parce que c'est ce qui nous a permis pour la première fois de l'histoire, je dirais même presque de l'humanité que notre continent vive en paix pendant près d'un siècle. Enfin trisème élément, nous voulons à mon avis tous reprendre le contrôle de notre politique migratoire qui définira l'avenir culturel civilisationnel de notre pays. Je crois que c'est une question fondamentale avec la version la vision pardon universaliste qui est la nôtre que nous devons porter dans les semaines qui viennent pour lutter contre le communautarisme violent de la France insoumise et pour lutter contre le clivage identitaire que veulent nous imposer l'extrême gauche et l'extrême droite.

Réduction de l'immigration proe européen, réduction de la fiscalité. On aimerait une primaire. On aurait adoré la primaire.

Je pense que c'est trop tard parce que la vérité c'est que personne n'en a voulu sauf des je dirais des personnalités secondaires ou qui ne se sont pas engagé. J'ai toujours cru que c'était la moins pire des solutions, mais je suis convaincu que c'est sur ce triptique idéologique que nous pouvons refonder notre offre politique et je suis certain qu'on sera nombreux à participer à cette refonde qui est nécessaire je crois pour notre pays et tout simplement pour toute notre génération et les gens qui nous entourent. Merci monsieur le député Charles Rodel.

Petite dernière chose, si ça vous dérange pas, on a une tradition ici à 21 News. C'est c'est notre invité qui invite le prochain invité du podcast. Donc est-ce que vous pouvez regarder la caméra derrière moi et inviter l'ancien premier ministre Gabriel Att à participer en vos mots, en vos termes au podcast en toute liberté ?

Cher Gabriel, je pense qu'il serait formidable que tu puisses participer à l'émission de Louis Sarkozy parce que je pense que tu as beaucoup de choses à exprimer sur les questions que nous venons d'évoquer et donc je t'invite au nom de Louis Sarkozy à participer à cette émission. Merci. M.

Charles Rodwell, député de la 1ère circonscription des Yvelines – Épisode 11 | En Toute Liberté — Charles Rodwell · Pourquijevote