"Il faut en finir avec les mensonges sur l'immigration" - Benoît Hamon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:45OuverteÉludée
Pourquoi vous n'aimez pas les migrants et les immigrés ? Pourquoi vouloir les condamner à venir en France ?
- 11:03OuverteRéponse directe
Pourquoi les Afghans ou les Kurdes risquent-ils leur vie pour rejoindre la France si ce n'est pas pour la protection sociale ?
- 18:59OuverteRéponse directe
Comment éviter les ghettos dans un pays qui accueille toute la richesse du monde ?
- 31:50RelanceRéponse directe
La CEDH a condamné la France pour contrôles d'identité discriminatoires. Que répondez-vous ?
- 37:16OuverteRéponse partielle
Diriez-vous à Isabelle Bernard que l'immigration est liée à la criminalité ?
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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14h [musique] Sud Radio la France dans tous ces états. face- à face dans la belle jeunesse su démêler le tien du mien [musique] en bande s'y rend en voiture ordinairement au mois d'oût ils disent la bonneaventure pour des [musique] piments et du vin doux on passe la nuit claire à boire
[musique]
on dans vous avez reconnu la magnifique chanson de Yve Montan l'étranger et c'est bien de l'étranger dont on va parler aujourd'hui avec Benoît Amont il est 13h0h8 vous êtes sur Sud Radio. Vous êtes très bien sur Sud Radio. Ne quittez pas cette antenne. De midi à 14h, la France dans tous ces États et là de de 13h jusqu'à jusqu'à 13h57, nous allons échanger avec un homme politique courageux. Benoît mon merci d'être avec nous. ancien ministre, ancien député, figure du Parti socialiste, vainqueur de la primaire en 2017, euh candidat malheureux puisque vous n'avez pas gagné et vous avez alors vous avez quand même fait avec vos 6 ou 7 % vous avez fait mieux qu'à Nidalgo quand même.
La descente aux enfers n'était pas terminée par le Parti socialiste, mais je ne doute pas je ne doute pas qu'avec des gens de votre trempe, il pourra remonter. Je sais qu'autour de vous, il y a des gens qui s'y qui s'y attellent. Alors Benoît Amont vous soulevez le couvercle en finir avec les mensonges sur l'immigration il serait temps qu'on finisse avec l'immigration parce que l'immigration et vous vous dites il faut accueillir toute la richesse du monde. Vous prenez le contrepied d'ailleurs vous consacrez un chapitre à cette phrase historique de Michel Rocard don donne toujours que la première moitié.
On nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde même si nous devons faire en sorte de pouvoir le faire. Et c'est bien le sujet aujourd'hui qui est au cœur, il faut dire la vérité, c'est au cœur du débat politique français. Je vais commencer par être méchant ironique. Pourquoi vous aimez pas les migrants et les immigrés, Benoît Amont accueillir toute la richesse du monde ? Pourquoi vous voulez les condamner à venir en France vu que ce ce pays est devenu ? Les les les caisses sont ruinées, on a plus de prestation sociale, ils sont su comme des chiens. Et la collusion entre social-démocratie et libéralisme que vous représentez pendant 40 ans a fait que ce pays n'intègre plus.
Pourquoi vous vous voulez tant de mal aux immigrés ? Vous voulez les faire venir en France ? Vous avez 2 heures. Ouais. Puis en plus vous y allez au vous y allez sévèrement. En même temps, je me disais euh si tous vos journalistes sont exposés aux mêmes questions que vous avez posé monsieur météo, je me suisintérêt à réviser c'est [rires] c'est donc c'est bien parce que ça nous donne des explications scientifiques. C'est parfait. Donc bravo à vous. Non, mais euh j'ai bon évidemment c'est euh ce le titre de ce livre prend le contrepied de la phrase de Michel Rockard qui avait dit "On ne peut pas accueillir toute la misère du monde mais la France doit en prendre sa part." Part.
Et j'essayais de dire que derrière cette phrase, il y avait en réalité un premier ministre qui que j'ai bien aimé puisque j'ai été moi-même recardien dans ma jeunesse qui habillait un choix politique qui est un choix politique qui ne date pas d'Emmanuel Macron, qui ne date pas de Nicolas Sarkozy, qui date même des années où les socialistes étaient au pouvoir qui est de réduire l'immigration légale. Et ce que je j'ai voulu démontrer en tout cas dans ce petit livre, c'est un petit essai de précis, il est peut-être contestable sur certains points. Vos grandes idées sont mises en exerg.
J'invite vraiment les gens qui sont sensibles à ce débat, y compris les gens qui pensent que l'immigration est un danger à le lire parce que ça remet les pendules à l'heure et ça ouvre ça ouvre le débat. En tout cas, j'ai essayé de le faire en tout cas sur la base de fait parce que ce qui est très frappant euh c'est que euh le débat sur l'immigration et peut-être que vos auditeurs réagiront se fondent beaucoup sur nos impressions des émotions, des sentiments qu'on peut avoir. Et c'est souvent même le ce que l'on observe chez les responsables politiques, c'est qu'on quitte le terrain des faits pour aller sur le terrain des émotions.
Je dis pas que ces ces émotions ne sont pas respectables, elles le sont, que les peurs ne sont pas respectables, elles le sont émin, on se doit d'y répondre. Mais la responsabilité des politiques, c'est à mon sens de répondre aux peurs, pas en y ajoutant les leurs, pas en exploitant ses peurs, mais en essayant de de raisonner à partir d'un récit de ce qu'est la France aujourd'hui, de d'une histoire qui est celle de notre pays et d'une projection. C'est ce que j'essaie de faire dans ce livre et vous le verrez depuis j'ai y compris cherchais à ne pas esquiver des débats sur lesquels j'ai observé que ma propre famille politique à gauche était souvent mal à l'aise.
Par exemple, immigration et insécurité, immigration et prison. Et on voit que sur ces sujets-là, la gauche hésite à avancer parce que elle ne serait pas confortable pour répondre.
Et ben vous observerez que dans ce livre, d'abord, non seulement je traite de tout et je pense que le discours qui consiste à dire l'accueil et l'inclusion valent mieux pour la France et coût en plus beaucoup moins cher pour la France que l'exclusion, on est capable de répondre à tout depuis les questions d'insécurité, jusqu'à les questions de retraite, d'économie, de pouvoir d'achat, d'emploi avec beaucoup de finalement de conviction et de et de certitude à condition que la République ait préservé les moyens qui ont toujours été les siens pour accueillir dans l'histoire Benoît Amont.
La France est un conglomérat de nationalité de culture depuis la la civilisation galoromaine qui est la base de cette nation c'est bien c'est bien une créolisation pour reprendre le terme de de Jean-Pierre Chavement de Jean-Luc Mélenchon. Voilà les Romains sont venus, ils se sont mélangés avec les gaulois et ça a donné cette prodigieuse civilisation qui ensuite a ouvert l'histoire. On a les invasions barbares qui sont les invasions brutales. Alors c'est des chiffres, c'est pas c'est pas des millions, c'est 500000 mais c'est un début de remplacement et ça aboutit à la à la société mérovingienne et carolingienne. Et puis il y a eu ensuite évidemment suite d'immigration.
Nous nous en orgueillons. Nous sommes fiers d'avoir Émil Zola et Eugène Yonesco. Nous avons eu des des Yugoslaves, des Polonais qui sont venus dans les mines qui ont souffert, qui se sont battus. On a eu des espagnols, des Portugais, on connait la Litanie absolument, qui sont devenus des Français peut-être plus français aujourd'hui que certains français.
Et puis arrive à un moment donné la colonisation provenant de nos anciennes colonies la la migration venue, j'ai parlé de colonisation justement et c'est tout le débat et là ça bute dans la mesure où la machine à intégrer qui est l'école de la République qui est la fierté de la République celle de Jules Ferry cette école qui permet d'intégrer cette école n'intégègre plus pour les raisons sur lesquelles on peut revenir. Et là, si la machine est intégrée, qui est la fierté de la France, qui est la force de la France, que la gloire de la France ne marche plus, on arrive à une fracture entre une immigration qui est en trop grand nombre que l'on arrive pas à traiter.
Normalement, on peut être hostile à l'immigration parce que nous considérons que nous n'accordons pas à ces immigrés des conditions dignes qu'ils méritent et que nous les faisons venir pour des raisons économiques parce que le patronat faire a besoin de faire baisser le prix du travail et qu'on exploite cette immigration pour consolider le le capital. Il y a aussi cette lecture qui peut être alors vous pouvez cette lecture, elle est parfaitement défendable. En tout cas, dans le débat politique, moi je je je prétends que c'est pas qu'on ne peut pas, c'est qu'en fait on ne veut pas.
Et j'essaie de de le démontrer dans ce livre et si si vous le voulez bien, je je vais rentrer dans dans un argument qu'on évoque assez peu. En tout cas, moi je l'évoque de manière régulière, mais vous l'avez dit, d'abord notre pays, 33 % d'entre nous sont des descendants d'immigrés euh par leurs grands-parents ou leurs parents, ce qui fait un/ers de la population française. Donc l'immigration, c'est notre quotidien dans les faits et tant mieux. Et tant mieux. et tant mieux. Absolument.
Mais l'autre chose qui me semble important de dire, c'est qu'aujourd'hui on ne veut pas regarder les problèmes qui viennent et et regarder comment aujourd'hui la présence de travailleurs immigrés nous permet de résoudre un certain nombre de grandes questions qui viennent. Je prends le dossier des retraites au moment où Édouard Philippe annonce puisqu'il est candidat d'élection présidentielle qui veut repousser l'âge légal à 65 ans et demande aux Français de cotiser 45 annu unités qui quand on sait qu'on part en général quand on commence à travailler à 22 ans veut dire la retraite à 67 ans pour avoir une retraite à ta pleain.
Je ferme la parenthèse mais j'affirme et que on ne peut pas à la fois voter pour qu'on arrête l'immigration, qu'on renvoie des travailleurs y compris sans papier, sachez-le, on peut ne pas avoir de type de séjour et cotiser dans ce pays parce qu'on a un contrat de travail. On ne peut pas vouloir ça et en même temps souhaiter, je le dis au retraités, que la pension ne baisse pas ou pour les actifs qu'on ne repousse pas l'âge légal. Parce que sans les travailleurs étrangers, quand on fait tourner les ordinateurs, qu'est-ce qui se passe ?
Et bien l'âge légal de départ à la retraite, il sera pas à 64 ans comme le proposait euh le le le gouvernement d'Emmanuel Macron, un des gouvernements d'Emmanuel Macron. Emmanuel Macron elle sera voilà elle sera à 67 ou [rires] 68 ans. Donc que les actifs se disent si vous voulez avoir une retraite à l'âge que vous aviez imaginé, c'est-à-dire 62 ans 60 ans plutôt 62 ans aujourd'his il faut des cotisants et si vous êtes retraité vous ne pouvez pas dire je vote Rassemblement national par exemple pour expulser les travailleurs étrangers et espérer que votre pension ne baisse pas ça ne marche pas.
Et ce que je je veux juste dire, c'est aussi ça le débat que je veux ouvrir, c'est que ce débat sur l'immigration, il a plein de conséquences et moi, j'entends pas un dirigeant du RN dire et assumer dans le débat public que leur politique d'expulsion des travailleurs étrangers aura forcément comme conséquence d'une manière ou d'une autre ou le fait qu'on demande aux travailleurs français de travailler plus longtemps dans leur vie pour partir à la retraite ou qu'on demande aux retraités français d'accepter une baisse de leurs pension. Autrement dit, pour vous, l'immigration choisie est un piège dans lequel il ne faut pas forcément tomber. On on y reviendra.
En tout cas, je suis pas à l'aise avec ce terme choisi, mais on y reviendra. On y revient. Et bien, nous sommes avec Benoît Amont, ancien ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche. Aujourd'hui, directeur général de l'ONG internationale Singa Global et président de l'association ESSS France. Hauteur de accueillir toute la richesse du monde. En finir avec les mensonges sur les migration aux éditions First. Nous prolongerons ce débat dans quelques instants et nous aurons également l'avis de Hanane Mansouri, député UDR de l'Isre que celui de Benoît Amon. C'est à suivre sur Sud Radio. Sud Radio 14h Sud Radio, la France dans tous ces États. Périco Leggas.
Tous les hommes [musique] que tu as connu te disaient qu'il ne voulaient plus [musique] donner les cartes pris comme dans un piège. C'est dur de [musique] retenir la main d'un homme qui cherche plus loin, [musique] qui veut atteindre le ciel pour se livrer. Toujours une belle chanson sur l'étranger, sur l'autre, sur l'altérité. C'est un vrai c'est un vrai un vrai chantier. Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 13h21. J'accueille Benoît Amont. Je reçois Benoît Amont auteur d'accueillir toute la richesse du monde pour en finir avec les mensonges sur l'immigration. C'est un petit traité, c'est un document. On peut dire aussi c'est un c'est un penflet parce que Benoît Mont il va franchement.
C'est bourré de statistiques. Vous savez ce que disait oui Win statistique. Je ne crois qu'aux statistiques que j'ai falsifié moi-même. Alors monsieur le ministre je ne vous soupçonne pas du tout d'avoir falsifié [rires] les staters. Je vous reproche peut-être à un moment donné de les interpréter un petit peu en votre ce qu'on peut faire, c'est normal, on le fait avec des sondages, on le fait avec toute tout tout ce qui peut être chiffre. Je avant de donner la parole à à la députée de Lisser, euh je prends euh une exer que vous faites euh dans le livre euh page 17.
Le protestant français persécuté, le paysan sicilien sans terre, l'ouvrigué irlande des victimes de famine ressemble furieusement à l'afghan, aux soudanais ou aux syriens qui cognent à la porte des pays occidentaux. Euh le Sicilien, l'Irlandais euh et le protestant français partageaient des valeurs sociales, sociétales de civilisation euh dans l'univers où ils étaient géographiques. Euh l'afghan, le Soudanais et le Syrien qui ont fuit des enfers épouvantables, ils viennent avec d'autres paramètres et l'afghan n'a pas la lecture de la condition féminine que pouvait en avoir un Sicilien ou un Irlandais. Comment on fait ?
C'est facile à dire ce que vous dites, mais on a une confrontation là, on a un choc des cultures. Comment s'il est pas intégré, qu'est-ce qu' devient ? Non mais c'est une c'est une c'est une bonne réflexion indiscutablement. Je dis juste que le protestant français, il fuit la guerre des religions. Donc il fuit de le même enfer que à cette époque que un Afghan qui ne veut pas être mis au pas et une Afghane. On parlait des tout à l'heure, les dragonades, on s'en souvient et euh les Irlandais qui fuient la famine, là aussi ils fuent alors les les uns et les autres ont états aux États-Unis ou en Angleterre ou au Pays-Bas pour les ancêtres de Kennedy. C'est les ancêtres de Kennedy.
Et il y a il y a il y a quand même là ce que ce qui m'intéresse c'est pourquoi ils partent. Et et quand je dis qu'ils se ressemblent c'est que les raisons du départ sont à peu près les mêmes. Je suis ou la misère économique ou la persécution religieuse ou la persécution politique, l'oppression et cetera. Après la question est de savoir quand ils arrivent pourquoi ils choisissent la France par exemple. Vous savez que là encore c'est très documenté parce que vous dites statistique. Moi je me suis pas contenté de prendre des chiffres. J'ai lu les travaux et et pourquon éclairer nos nos nos concitoyens.
Après, ils sont pas d'accord ss ont pas envie d'être d'accord et s'ils ont envie de camper sur leur position. Mais aujourd'hui, nous savons que quand on choisit un pays, par exemple la France ou l'Angleterre ou n'importe quoi, on choisit en fonction de deux principaux arguments. Quand on demande, c'est est-ce qu'il existe ou est-ce qu'on pense qu'il existe des emplois disponibles parce qu'on n'est pas certain, et est-ce qu'il existe une diaspora qu'on va pouvoir retrouver qui parle votre langue et qui facilitera votre inclusion pour avoir un logement et cetera.
Mais par exemple, il n'y a aucun aucune étude qui montre qu'on choisit la France pour les allocations familiales ou pour l'assurance maladie. Et j'essaie d'ailleurs par un un petit exemple que vous allez trouvé cruel à la fois et absurde de dire que si la protection sociale à la française était l'argument qui fait qui faisait que les gens rejoignaient la France, allez-vous me dire pourquoi les Afghans dont on parle, les Kurdes dont on parle iraient à Calais prendre le risque de mourir dans la manche ou en mer de Nord pour quitter un pays où il n'y a une protection sociale et rejoindre un pays où il n'y en a pas justement.
Donc on on ne migre pas vers la France parce qu'on a fait une comparaison du remboursement des Dolipranes. Ça n'est pas vrai. Par contre, ce qui est certain, c'est qu'il y a des enjeux et vous l'avez dit sur les questions d'inclusion et d'accueil. et et j'observe comme dirigeant d'ONG et au passage, je profite puisque nous sommes victimes comme beaucoup d'autres d'une campagne de mensonge absolu sur nos financements que nous aujourd'hui nos financements publics sont ultra minoritaires. Une ONG comme Singa, c'est à plus de 75 %, tenez-vous bien, plus de 75 % des dons d'entreprise privées ou de fondation, plus des dons des particuliers qu'il faut rajouter.
Et les financements publics ne sont devenus marginaux, on ont décrue. De quoi on vous soupçonne d'avoir eu des fonds de en gros j'ai ni Poutine ni Trump qui vont financ on [rires] nous soupçonne de vivre des de la des impôts des Français en disant vous avez trop de subvention, c'est absolument faux.
Et quand on en a, on en a euh je tiens à le dire, avec euh ce qu'on appelle des grilles de reporting, on doit rapporter ce qu'on a fait extrêmement strict, par exemple de la banque publique d'investissement qui nous dit "On veut que vous ayez accompagné tant d'entrepreneurs réfugiés et c'est très précis, très euh très très carré et et la BPI a raison de faire son boulot." Mais voilà, ce que je veux dire, c'est que je vous dis ça à partir de l'expérience qui est la mienne. Et l'expérience qui est la mienne montre que aujourd'hui euh dans ce pays, on ne mobilise pas les moyens qu'on devrait pour transformer cette richesse potentielle de la migration en une richesse pour la France.
Parce que là, aujourd'hui, ce qu'on organise, c'est surtout le déclassement. Je termine par un seul chiffre et si vous ne devez en retenir qu'un, ce sera celui-là. Mais pour que chacun comprenne, il faut en France 10 ans en moyenne en moyenne hein pour qu'une personne immigré retrouve en France le statut social qu'elle avait dans le pays qu'elle a quitté. Ça veut dire qu'on passe à côté d'ingénieurs, de de diplômés, de médecins, de boulangers, de restaurateurs, d'entrepreneurs, d'innovateurs et innovatrices, femmes et hommes. Parce que on organise facto parce faute de politique publique, un déclassement généralisé. Beno Amon, vous êtes sérieux quand vous dites ça ?
Ah oui, je suis très sérieux. Oui. La Tunisie hurle parce que nous lui piquons ses médecins. Ils viennent en France, ils n'ont plus de médecin, c'est nous qui les prenons. Vous trouvez que c'est une politique Non mais làà vous prenez le le sujet, vous dites en train de on est en train de Non, mais ce que je veux dire, c'est que euh vous ne pouvez pas enlever, on ne prend personne parce que il y a aucune immigration quasiment légale par le travail. Il y a des gens qui viennent de plus en plus de manière illégale et dont on voit aujourd'hui 52 %. Nous satisfaisons que des jeunes étudiants tunisiens abandonnent leur pays pour venir en France. Pas forcément.
Mais moi je ne me réjouis pas qu'aujourd'hui des médecins jeunes médecins tunisiens trouvent que le la Tunisie est invivable pour d'autres raisons. D'ailleurs, au point de choisir l'exil, d'être déclassé en France par rapport à ce qu'ils avaient par ailleurs, par rapport à leur diplôme. Non, je m'en réjouis pas. Ce que je note, c'est que quand bien même ce jeune médecin est candidat à venir chez nous, c'est très compliqué pour lui en capacité d'exercer et et on parle des médecins, on pourrait c'est 10 ans en moyenne.
Ça veut dire que ça peut être 2 3 ans pour certains, mais ça veut dire aussi que c'est 15 ou 20 ans pour d'autres avant qu'il s'alignent, j'allais dire sur les quittrouvent une condition comparable à celle qu'ils ont quitté. Est-ce que c'est pas ça le problème ? Justement, ce délai est très long et et on a plus les moyens de l'assumer. Ça pe On a plus les moyens, c'est assez simple, vous savez. Moi je suis je dirige une une ONG qui accompagne les entrepreneurs réfugiés. D'ailleurs passage, on casse tous les idées reçues.
On nous dit "Ah oui, les immigrés sont des hommes, non, c'est majoritairement des femmes en et en plus chez les entrepreneurs, nous 62 % des entreprises créées en sortie de nos programmes sont des femmes qui créent des entreprises étrangères." Donc, savez-vous autre statistique chaque année sur la totalité des entreprises crées en France, 15 % le sont par des étrangers. Donc, c'est de la création de richesse. Pourquoi est-ce qu'on crée plus facilement une entreprise ?
En tout cas, on va plus vers la création d'entreprise parce que chez les étrangers parce que le travail salarié est plus difficile qu'on vous demande de faire monter sur un chantier, de faire la plonge dans un restaurant ou d'aller au vendange et que quand vous êtes diplômé, vous avez pas forcément envie de faire cela. Donc vous créez votre entreprise. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a un potentiel et et qu'il est pas très compliqué de le révéler ce potentiel mais qu'il y a pas de volonté de le faire et et qui se d'ailleurs ça nous ce serait beaucoup plus simple que ceux qui disent on ne peut pas disent on ne veut pas. Comme ça le débat au moins il serait plus clair.
Voilà, on ouvre une brève parenthèse. On va avoir Anan Mansouri, député de de l'IsR et puis après on reprend l'émission. Bien sûr. Alors, comment est-on quelqu'un qui arrive en France à trouver sa place ? Est-ce que vous l'avez vécu personnellement dans votre famille, à l'école, au travail ou dans une association ? Qu'est-ce qui a marché ? Qu'est-ce qui ne marche pas du tout ? Appelez-nous pour nous raconter vos propres expériences au 0826 300. Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ses États péricoléas. Elle est à toi cette chanson [musique] toi l'étranger qui s'en façon d'un air malheureux ma souris lorsque [musique] les gendarmes m'ont pris.
Toi qui n'a pas applaudi, [musique] quand les croquantes et les croquants tous les gens [musique] bien intentionnés. Emblématique chanson de George Brassin Slovénien avec l'étranger qui accueille celui qui est en souffrance poursuivi par la police. On est tout à fait dans la symbolique que soulève Benoît Amond dans son livre Accueillir toute la richesse du monde. On voit bien que c'est le contrepied de la phrase de de Michel Rocard. Et pour en finir avec les mensonges sur l'immigration, votre traité, monsieur le ministre, est un véritable condensé de sujets qui soulèvent effectivement qui interpellent qui qui sont à l'origine de la peur de la peur des Français.
Vous citez des chiffres hein, je c'est vous avez vous avez accompli un travail exceptionnel et et précis. Pour autant, voilà, toutes les statistiques peuvent être contestables ou sujetes à caution. Vous dites à Paris où 23 % de la population était immigrée, seul 5 % des électeurs votaient Marine Le Pen. Alors que dans l'IN département où elle enregistré son plus fort score, 36 % je pense vous faites allusion à la présidentielle de 2022, il n'y avait que 4 % d'immigrés.
Oui, Benoît Amont, mais les populations qui souffrent des conséquences d'une immigration non intégrée et il y a hélas hélas beaucoup de cas de population non intégré, ça engendre des gens qui font de l'évitement et vous avez des quartiers aujourd'hui qui ont été désertés par les Français d'origine parce que la situation n'est plus vivable. Comment ? Comment là c'est ? Sûr vous pouvez dire ils sont pas majorita majoritaires ou minoritaires, ça se transforme en gethto.
Est-ce que vous avez les moyens quand vous dites qu'il faut accueillir toute la richesse du monde, est-ce que vous avez les moyens de éviter le phénomène de de ghetto qui est en train aujourd'hui de se multiplier doucement mais il se multiplie quand même ? Ah bah les getau les ghetos ça existe ça existe dès lors qu'on a une pop une politique de peuplement des certain nombrees de de de des territoires.
Autrefois tout le monde était mélangé vous le savez vous l'avez vécu mais à la fin comme la pauvreté se concentre dans les mêmes catégories de population et et aujourd'hui on est capable aussi de montrer que il y a un lien entre pauvreté euh catégorie sociales les plus modestes en raison de ce déclassement dont je parlais tout à l'heure et immigration. Pourquoi ? parce qu'on dans les faits, il y a je qu'on le veille ou non d'une part des formes de discrimination systémique que j'évoque mais une réalité avec laquelle il faut qu'on compose mais je vais répondre à votre question parce qu'elle je vous mets devant votre responsabilité politique.
Il y a eu la gouvernance de François Mitteran, il y a eu la gouvernance de Lionel Jospin et la gouvernance de François Hollande. La situation n'a fait que s'empirer. Est-ce que ça veut dire que la gauche social-démocrate qui a peut-être un peu trahi quelquefois les valeurs de gauche et vous avez été au cœur de ce débat n'a pas rempli sa mission et n'a pas créé les conditions d'une immigration qui correspondrait à celle que vous aspirez dans ce livre ?
Bah je c'est difficile de faire un un tout euh responsabilité évidemment mais évidemment moi je je vais pas dire euh on y est pour rien dans une campagne tout le monde arrive ils sont tous en train de nous proposer la solution disant parce que c'est moi qui vi faire ça sera mieux pas échapper que euh mais non évidemment et moi j'ai affronté y compris le président de la République quand j'étais ministre sur la question de la déchéance de nationalité donc donc il y a quand il y a des désaccords moi je pense qu'il faut les assumer dans dans l'espace public surtout quand ça me touche à ce que vous jugez essentiel injustifiable François Hollande dit les ressortissants français qui ont commis des crimes terroristes contre la République s'ils sont une double nationalité on leur retire la nationalité française.
C'est quelque chose qui philosophiquement vous choque. Mais parce que pour une raison assez simple qu'à travers la petite entaille qu'il fait dans le principe d'égalité entre les citoyens peut s'ouvrir une béance dans les principes de la République. C'est aussi simple que ça. Quand on est président de la République, on ne peut pas en tout cas dans la 5e République dont nous devons la Constitution, pardon de le dire au général de Gaulle, on ne peut pas faire la moindre rentaille dans le principe d'égalité entre les citoyens. C'est tout. Après, on peut décider de changer la constitution mais mais moi c'est ma ma me ma ma conviction profonde.
Après ce que je sans savoir qu'un conseil constitutionnel extrêmement vigilant est poillé sur la question. Bon, de facto, je note que le président de la République a est revenu sur cette proposition et il a bien fait de le faire à l'époque. Je reviens sur ce que vous avez dit sur euh en me disant oui, mais en réalité les gens qui votent RN dans des territoires où il y a peu d'immigrés sont victimes aujourd'hui ou en tout cas se perçoivent comme les victimes d'immigration et c'est bien ça le sujet, se perçoivent comme les victimes de de de l'immigration.
Mais allez-vous me dire, Perco Legas, euh euh quand une école ferme dans une petite commune euh euh en Lauser ou dans l'ine, qu'est-ce que les afgons ont à voir avec ça ? Quand une gare va euh définitivement remplacer toute présence humaine pour ne plus laisser qu'une borne euh euh euh pour pouvoir prendre ses billets et qu'on ait pas un chemineau en face de soi, qu'est-ce que les Algériens ont à voir avec ça ?
Quand on peut pas trouver un médecin spécialiste à moins de 30 minutes de chez soi et qu'il faut attendre 3 mois pour avoir un rendez-vous, voir qu'on ne peut plus accoucher près de chez soi, qu'est-ce que les nouveaux arrivants venus d'Afrique sub-saharienne, le Sénégal, le Mali ou le Congo ont à voir avec cela ? En réalité, moi je j'affirme aujourd'hui j'affirme que nos modes de vie quand ils évoluent se transforment et c'est un expert que je parle quand ils évoluent se transforment et qu'on a l'impression de perdre un certain nombre de repères auquels nous sommes attachés cela n'a rien à voir avec l'immigration.
C'est à voir avec des choix politiques qui sont des choix de politique économique, des choix de politique publique et qu'il est bien facile aujourd'hui pour celles et ceux qui ont fait ces choix politiques de nous sortir le bouqu émissaire euh euh euh des des de l'immigration et et dire que c'est eux les responsables. Et ce que je constate et et et je prends ça très au sérieux et et je veux le dire ici, y compris au aux auditeurs que mon discours peut énerver parce qu'ils sont pas d'accord que moi je ne méprise pas du tout celui qui pense qu'il y a par exemple 30 % de musulmans en France euh 25 % voir 30 % d'immigrés alors que les chiffres sont beaucoup plus bas. Mais [rires] pourquoi ?
Et je ne méprise pas le fait qu'on ait ses émotions et ses peurs, même si on ne croisse pas d'immigrer dans sa vie et ou très peu. On a on a fait par exemple ce sondage que je je montre, c'est que vous vous rendez compte que on pose la question au français. Avez-vous des en fait des immigrés dans votre cercle de relation personnelle ? De tiers des Français disent non. Alors qu'en fait il y en a peut-être mais mais qui sont d'intérieur naturalisé français. Mais en fait, ça signifie une chose euh euh et en sens inverse, je mets aussi ce chiffre, pardon, je je je parle beaucoup de chiffres et j'espère que vos auditeurs euh me le pardon.
Mais 12 % des personnes réfugiées qui ont été admises parce qu'elles fuy un pays euh parce qu'on a admis qu'ils aient été persécutés. 12 % des réfugiés disent n'avoir aucun français, ne connaître aucun français euh [rires] non pardon. 12 % des réfugiés disent connaître un français dans leur cercle de relation personnelle et pour le reste, ce sont des Français qu'il croisent dans les commerces, dans l'administration. C'est-à-dire que on vit en fait de manière assez séparée. Il y a une forme de de de ségrégation spatiale qui s'est organisé, que vous évoquez à travers les ghetos et qui est une réalité.
Et au bout du compte, on se détermine par rapport aux autres en fonction de ce que l'on perçoit d'eux, mais pas de la rencontre réelle. Et c'est ça qui m'a beaucoup frappé dans ce qui est devenu la France. Et si vous me demandez est-ce que j'en prends ma part de responsabilité ? La réponse est oui. Archi oui parce que moi j'esquiffe pas. Je pas et mais je pense que c'est c'est pas principalement la responsabilité des gouvernements de gauche qui responsable de justement gouvernement de gauche. On va voir qu'il y a d'autres pays en Europe notamment Scandinavie qui ont aujourd'hui évolué sur la question de l'immigration. La Suède a ouvert ses portes avant de changer d'avis n'est-ce pas ?
Oui, en effet pour ça, on va remonter un petit peu le cours du temps. On va remonter à 2015 et la Suède, à l'époque, veut être à la hauteur de la guerre en Syrie et son premier ministre à l'ure social-démocrate, on rappelle son nom Stéphane Loven, promet d'accueillir ceux qui fuient et de leur donner les moyens d'apprendre la langue et de travailler. À ce moment-là, près de 163000 personnes demandent l'asile cette année-là, mais le premier choc n'attend pas longtemps, hein, il arrive quelques mois après.
Il faut héberger les nouveaux arrivants, il faut enregistrer leurs demande, mobiliser les communes et très rapidement le gouvernement social-démocrate rétablit les contrôles aux frontières puis annonce une pause dans l'accueil. Le second choc est plus profond, c'est en 2022. Alors, nous avons Magdalena Anderson, première ministre social-démocrate, qui reconnaît que l'intégration a été trop mauvaise et que des sociétés parallèles, je la cite, se sont formées. Aujourd'hui, son parti défend une immigration donc stricte et des exigences de langue pour obtenir un séjour permanent. La gauche suédoise a donc changé de cap en deux temps.
Donc elle a d'abord manqué de capacité pour accueillir et puis elle a constater qu'elle n'avait pas assez fait pour intégrer. Mais il y a pas que la su le Danemark avec une première ministre social-démocrate également et là ils sont allés plus loin encore. Alors c'est effectivement depuis plus longtemps que la Suède. Le durcissement danois commence lui au début des années 2000 alors que c'était donc 2015 courant 2015 pour pour la Suède après son ouverture. La nouveauté politique arrive avec maître Frédéric Sen qui prend la tête des sociaux-démocrates elle en 2015 et qui présente en 2018 un programme migratoire extrêmement restrictif.
Mais ça avait déjà commencé début 2000 euh puis lorsqu'elle arrive au pouvoir en 2019, elle revient pas sur cette ligne et surtout elle fait une condition selon son parti pour préserver l'état social et mieux intégrer les personnes qui sont déjà présentes concrètement. Le Danemark restreint l'accès d'asile, privilégié les séjours temporaires, insiste sur le retour des personnes déboutées et pose davantage de conditions de langue et de travail. Euh en au Danemark Périco, 875 personnes par exemple ont obtenu l'asile en 2025 contre 10849 en 2015. Ce chiffre montre que l'asile a fortement reculé. Il ne prouve pas lui seul que l'intégration ou l'immigration aussi.
Benou Amont là, c'est des camarades socio-démocrates. Ils sont ils sont dans l'erreur ou ils sont confrontés à une réalité que vous ne connaissez pas ? Bon écoutez, moi je la particularité d'avoir deux filles qui sont franco-danoises. Donc je connais bien le Danou, c'est pour ça. Mais je connais même très bien ce lit votre ouvrage la premier ministre, elle sera pas tout à fait d'accord avec la totalité de ce que vous dites. Mais en même temps, c'est pas un spécialiste de la France comme vous. Je vais dire que on va pas se comparer à un pays qui a 60 km de frontières terrestres. Nous, on a des frontières avec d'innombrables pays. Donc comparons-nous avec des des pays comparables.
Raison de plus, il ne pas s'inquiéter les danois. Non, mais justement, je pense que c'est symptomatique de pays qui se referment aujourd'hui et et qui alors qui ont pas les mêmes problématiques ni sociales ni économique. Mais simplement ce que ce que ce que euh ce que j'aimerais faire passer comme message euh tout simple euh à vos auditeurs, c'est qu'en fait si je vous disais je suis pour l'immigration, si vous croyez que ce livre c'est un livre qui dit je suis pour l'immigration, bon ben jetez-le parce que ça n'a aucun sens. Ça voudrait dire que je suis pour le soleil. Non, vous dites pas ça. Vous dites que sans elle, on est mort.
Non, non, je dis que être pour ou contre les migration, c'est absurde en fait parce que euh la réalité c'est qu'elles existent. Ce qui existe, c'est euh qu'il y a ou de l'immigration légale ou de l'immigration illégale. Et quand vous fermez euh les le on va dire le le la porte à l'immigration légale par le travail, par le regroupement familial, par l'asile qui est alors là, on accueille des gens au nom de la convention de Genève. C'est une obligation qui est celle de la France. En réalité, on augmente la part des étrangers qui vont rentrer de manière illégale. Et qu'est-ce qui se passe ?
et c'est qu'on en fait aucun pays aucun pays n'a réussi à arrêter cela et c'est c'est ça qui est important de le dire c'est que c'est c'est pas facile à en fait tout le monde se dit je cont frontièr j'ai parfaitement compris vous ne voyez vous ne voyez que les chances pour la France et il non je je dis pas qu'il y a pas de problème je c'est vraiment je je ne serait-ce que si l'immigration nous amène à avoir le péril de l'extrême droit dans ce pays avec des conséquences qui vont être des conséquences alors dites-le tout de suite hein pas pour les immigrés ah oui ils vont il pas que pour les immigrés, eux vont souffrir.
Mais alors d'innombrables composantes aujourd'hui de la France souffriront de cela. Mais ce que je veux simplement dire, c'est que moi je dis pas qu'il y a pas de problème mais l'immigration aujourd'hui est aussi recelle d'innombrables solutions au problèmes que français. On continue, on continue à en discuter avec vous Benoît Amont dans quelques instants. Accueillir toute la richesse du monde en finir avec les mensonges de l'immigration. Vous nous appelez au 0826 300300. On a déjà Abdella qui nous appelle de mon marsin qui va prendre la parole et puis je continue cet échange euh avec Benoît Amandon. Vous restez avec nous surtout parce que ça va devenir de plus en plus passionnant.
Midi 14h [musique] Sud Radio, la France dans tous ces États. Pericolégas. Vous êtes bien sur Sud Radio. Il est 13h49. Je reçois Benoît Amandon auteur d'accueillir toute la richesse du monde en finir avec les mensonges sur l'immigration publié chez F. C'est un petit traité. C'est écrit en petit caractère fa des lunettes parce qu'il a voulu faire cours. Voilà. et c'est truffé d'éléments de considération, de chiffres, de statistiques, de précision. C'est un véritable traité politique et je pense que ce cet ouvrage devrait être l'objet de nombreuses émissions et de débats entre vous et ceux qui ne pensent pas comme vous.
Champont, je vais vous interpeller je vais vous interpeller sur une une des exerges he c'est un titre de chapitre. L'humiliation pour le pays de la déclaration des droits de l'homme. Le 26 juin 2025 la cour européenne des droits de l'homme, la fameuse CEDH a condamné pour la première fois la France pour contrôle d'identité discriminatoire. Acte, je vous en mais la CEDH, je vous rappelle, on va revenir à 2023 euh et bien au Danemark, le Danemark expulse un trafiquant de cocaïne iraakien. [raclement de gorge] H et elle l'expulse pour 6 ans. Or, il y a un traité européen qui dit qu'on a pas le droit d'expulser un ressortissant à vie.
Et bien la CDH a considéré que 6 ans et à vie, c'était la même chose et donc elle a cassé et le trafiquant de cocaïne iakien a été réintégré au Danemark. CDH c'est pas tout à fait les droits de l'homme là. Ah non mais après la CDH elle interprète le droit alors les traités. Donc faut pas vous demandez à une cour d'interpréter le droit. Oui. Non mais elle elle interprète le droit. il y a une jurisprudence, il y a des traités et et elle fait son travail. Après, c'est toujours pareil, on peut être content ou pas content. Elle dit le droit. est en l'occurrence sur le droit.
Ce qu'elle a dit pour la France, revenons à la France, c'est que oui, elle constate donc statistique à l'appui et en l'occurrence statistique publique à l'appui parce que quand les statistiques sont faites réalisées par des fonctionnaires du CNRS, on est sur du sur les contrôles d'identité discriminatoire, faut savoir que la France se distingue de beaucoup d'autres pays par le fait qu'on fait des contrôles d'identité dans ce pays. On en fait beaucoup. Il y a des pays où il y a pas de contrôle d'identité un peu systématique. Euh moi je suis pas juge de ça à ce moment-là. J'ai un avis mais c'est pas de ça dans le jeu.
On parle et on constate que euh euh quand vous avez une tête d'étranger, [raclement de gorge] quand vous êtes pour faire une tête Ouais. au faciè quand vous êtes noir ou avec une tête de maghrébin ou maghrébine, vous êtes beaucoup plus contrôlé jusqu'à sep fois plus dans certains endroits que quand vous êtes blanc. et et et cette réalité est documentée. La question euh se pose, c'est est-ce qu'on vit avec ça ? Alors, il y en a qui disent euh on peut parfaitement vivre avec ça. Moi, je considère que euh si euh comment vous dire ça ? Je suis père de famille, je suis [rires] je suis blanc aujourd'hui.
J'ai pas cette inquiétude qui peut être celle d'un père ou d'une mère de famille de couloir noire que mes enfants soient en situation de risque dans l'espace public à raison d'un contrôle d'identité qui dégénère ou ou c'est j'ai pas cette inquiétude là et c'est et et c'est comme ça que j'essaie de de de réfléchir, c'est j'essaie de me mettre à la place des femmes et des hommes qui sont pères et mères de famille et qui ont le sentiment parfois que leurs enfants sans raison alors qu'ils travaillent bien à l'école qui ne ne restent dans les clous et ben sont beaucoup plus contrôlés que des gamins qui comme moi en l'occurrence les miens sont blancs.
Nous avons Abdeléac qui nous appelle de Bon Marsan. Abdel vous êtes plutôt d'accord avec ce que dit Benoît Amont. Ben moi, il a du bol parce que vous connaissez mon tempérament. Je dis les choses clairement et vraiment il fait partie de mes hommes politiques préférées. Mais je vais expliquer aux gens pourquoi. Déjà. Ouais. Ouais. Non mais vraiment, il a il a toujours été droit dans ses bottes. Il a toujours dit clairement les choses. Il explique clairement et c'est vraiment explicable à tout le monde. Tout le monde peut le comprendre aisément. Et voilà, il fait partie des des de des de ces politiciens qui sont pas là pour se servir, qui veulent vraiment servir leur pays.
J'en ai pour exemple en 2024 où euh où il a refusé euh par exemple un poste de de députés euh avec le Front Populaire notamment euh parce qu'il avait déjà autre chose à faire et il voulait un poste pas pour faire le nombre au niveau de l'Assemblée nationale. Donc voilà, je le respecte beaucoup pour ça énormément. Ensuite, ce que je voulais dire aux gens qui nous écoutent, c'est que Benoît Amon, c'est une j'en ai euh c'est c'est une de bouffée d'oxygène, quoi. C'est euh c'est c'est horrible, quoi. On est toujours en train de nous salir dessus, en train de nous cracher dessus, de cracher sur nos parents. Moi je suis né en France. Vous êtes quoi ? Vous êtes d'origine marocaine ?
Oui oui, je suis d'origine marocaine. Je suis né dans les landes. J'ai le droit à l'appellation d'origine contrôlée s'ils veulent. Vous avez l'accent des landes déjà. C'est un très très bon début, je vous signe. Mais [rires] mais c'est c'est lourd quoi. C'est c'est lourd à peser comme il dit. C'est tout le temps qu'on est en train de nous chier dessus. Tout le temps. Tout le temps. Alors qu'on sait parfaitement chiffre à l'appui que sans l'immigration, il y a pas assez de cotisation pour payer les retraites.
Demain matin, s'il y a plus les médecins de de à l'hôpital public d'origine étrangère ou qui viennent de l'étranger où ils sont beaucoup moins payés parce qu'ils ont pas été française encore où ils sont ils sont ils ont trois ou quatre fois moins de salaire que les autres qui ont la carte d'identité française et et on connaît leurs compétences. sans eux. Demain matin l'hôpital il ferme. C'est aussi simple que ça. Et malgré ça, tous les jours, tous les jours, tous les jours, quel que soit la télévision, quel que soit le média, on est en train de nous chier dessus.
Voilà, je m'excuse d'être qu'on le ressent et on a reçu le message et on va laisser voilà, on va laisser Benoît, on va laisser Benoît Amontraymond, on est d'accord. Benoît Amon, le temps tourne. J'ai juste envie vous poser une question. Euh vous dites dans votre livre "Aujourd'hui hélas", les étrangers demandeurs d'asile ou fuyant la misère qui arrivent en Europe font l'expérience de la prolongation de l'arbitraire qu'ils avaient fui davantage que l'expérience du droit. C'est la marissure d'un déclin civilisationnel. Benoît Amont ici certaines c'est le parlon vrai.
Est-ce que vous diriez cette phrase yeux dans les yeux à Isabelle Bernard la veuve de Dominique Bernard qui a été sitné par un ocf qu'une association a réussi à ne pas faire expulser et qui s'est fait brignarder ? Est-ce que est-ce que est-ce que vous lui diriez ça ? Mais attendez quand à cette femme d'abord la réalité c'est que euh une telle tragédie évidemment peut susciter et non pas seulement l'émotion mais la compassion et l'empathie en tant que père de famille. Le sujet c'est est-ce que est-ce que le la question en France de la délinquence de la criminalité est liée à à l'immigration ou pas ?
Est-ce que le fait d'être étranger parce que c'est ce que dit certains vous prédisposent à la criminalité ? Jamais je ne dirai cela. Et là encore dans ce document, preuve à l'appui, ce que je veux simplement dire, c'est que euh euh c'est pas moi qui quand quand je dis j'ai écrit cela, mais je me suis inspiré de qui ? Du pape François et du pape Léon. Oui, bien sûr. D'ailleurs, vous direz je je prendre donc vous êtes contre l'avortement. Donc vous êtes contre l'avortement. Ah ben voilà, donc faut faire attention. Non mais d'accord.
Donc ça c'est Oui, mais mais [rires] la vérité c'est que euh euh à ceux qui euh euh euh se disent catholique mais sont favorables à l'expulsion des étrangers, en réalité c'est Jésus qui les expulse et et qu'il s'accommode de leur foi et et de ce genre de de décision là. Mais mais je reviens à ce que je voulais vous dire, c'est que j'ai été aussi regardé effectivement dans les euh saintes écritures, quel qu'elle soit d'ailleurs le Coran, la Torah, le le Nouveau Testament, ce qu'ils disent sur l'étranger. Mais plus profondément, ce que ce que ce que ce que je veux vous partager comme conviction, c'est que nous sommes en Europe le continent du droit. Le continent du droit.
Et moi, ma grand-mère hein bretonne à Plouastel d'Aouas paysane, elle elle considérait que l'allemand s'il y en avait eu un qui s'était installé un ouvrier agricole allemand à côté de chez elle, il était étranger. Et qu'est-ce qu'on a fait en en au moins, c'est un des acquis de la construction européenne ? Elle a plein de défauts. Mais aujourd'hui, fondamentalement entre nous, on sera plus à considérer qu'un allemand, un portugais ou un Roumain qui s'installe chez nous et un étranger tel que le concevait ma grand-mère. Ça veut donc dire que la citoyenneté commune, elle a changé nos représentations de de il reste encore du travail à faire sur la concept des citoyens euréens.
Oui, mais on a quand même considérablement changé les représentations et on est parfaitement capable de le faire avec des femmes et des hommes qui ne sont pas européens au début mais qui sont venus par exemple de l'autre côté de la Méditerranée. C'est tout ce que je dis et c'est qu'en fait on a le potentiel de faire cela. On peut ne pas vouloir. On peut ne pas vouloir mais arrêtons d'abriter des politiques discriminatoires ou hostiles aux immigrés derrière le on ne peut pas. La France vaut mieux que ça. Nous arrivons hélas au terme de cette émission. Je pense que je vais demander la permission de vous réinviter parce que c'est pas terminé.
Donc vous ne marieriez pas, vous avez été ministre et député, vous ne vous marieriez un CTF à la place de Est-ce que vous marieriez un autre Qutf à la place de Robert Ménard ? Vous l'auriez marié ou pas ? Mais mais oui. Alors écoutez, ça c'est des trucs oui moi je pense que il y a les mariages blancs qu'on dénonce. Non non unf le fait que ce soit un vous le mariez quand même ou non ? Bah si je je sais même pas les conditions dans lesquelles ça s'est passé. Je peux pas mais moi j'ai pas de problème d'élu voilà de notre avis voilà vous auriez pu être maire et vous auriez pu être confronté à [musique] la situation.
J'aurais pu ouis j'aurais j'aurais eu un un parti prix favorable à la relation entre une femme et une femme et un homme. Merci de m'avoir fait l'honneur monsieur le ministre d'accepter cette invitation sur Sud Radio. Accueillir toute la richesse du monde pour en finir avec les mensonges sur l'immigration aux éditions first. Un petit traité voilà qui vous en qui coûtera 4,95 c'est moins de 5 € et on y apprend beaucoup de choses et en tout cas c'est sujet à débat et j'espère que ce beau débat républicain continuera avec vous et avec d'autres. Anissa on se dit à demain. Mais on se dit à demain évidemment tout de suite.
Brigitte Laet prend la main et a le sujet qu'elle abordera aujourd'hui sera la reconstruction après une épreuve grâce à l'amour. Et ben voilà c'est un message. Merci de radio en tout cas de m'avoir laissé le temps de parler tout ça. Ce fut hon de vous recevoir monsieur le ministre. Ah.