Haute trahison de B. Le Maire • Lampedusa • Pouvoir d'achat : N. Dupont-Aignan dans #LeGrandRDV
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse partielle
Lampedusa a débordé, l'Europe dépassée. Quelles solutions à court et long terme ?
- 1:11OuverteRéponse directe
Selon vous, de quoi ce déplacement d'Ursula von der Leyen est-il le symbole ?
- 4:23RelanceRéponse directe
Qu'est-ce qu'on fait concrètement ?
- 5:21OuverteRéponse directe
Pourquoi le système actuel ne marche pas ?
- 10:12RelanceRéponse directe
Vous avez eu une formule sévère envers la prise de Mme Mélanie. Qu'est-ce que vous vouliez dire par là ?
- 11:57RelanceRéponse directe
Quand vous avez souligné l'ampleur de l'aide à l'Ukraine eu égard à la situation sur l'immigration, qu'est-ce que vous dites ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:31PrésentateurFait
« « Nous avons besoin d'une immigration de main-d'œuvre » »
- 8:26PrésentateurChiffre
« On est à 175 000 depuis le début de l'année. »
- 8:36PrésentateurChiffre
« On sera à 1 million. »
- 8:43PrésentateurChiffre
« En 2010, on était à 250. »
- 27:26PrésentateurChiffre
« Un tiers des Français se privent de nourriture. »
- 27:30PrésentateurChiffre
« Vous avez 10 millions de pauvres qui ne peuvent plus vivre. »
- 29:04PrésentateurChiffre
« Sur l'essence, 2 milliards. »
- 38:12PrésentateurFait
« Il y a plus de demandes de dettes françaises que d'offres. »
Temps de parole
- Présentateur67 %
- Présentateur 218 %
- ?12 %
- Locuteur non identifié2 %
≈ 64,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour
à tous et bienvenue à vous au grand rendez-vous sur Europe 1, CNews, en partenariat avec Les Echos. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Sonia Mabrouk. Et bienvenue à vous, c'est votre grand rendez-vous ce dimanche. Lampedusa a débordé, l'Europe dépassée. Quelles solutions à court et long terme, sachant que ces flux migratoires ne vont pas cesser, voire s'intensifier ? Nous allons largement en parler, beaucoup de réactions, de polémiques également sur ce qui est en train de se passer. Et puis nous évoquerons aussi la politique ou l'idéologie européenne avec la visite à venir d'Ursula von der Leyen.
Nous parlons également dans cette émission d'inflation, bien sûr, de prix et des promesses du gouvernement en cette rentrée difficile pour beaucoup de Français. Alors pour vous interroger, à mes côtés, je salue mes camarades, Nicolas Barret-Des-Echos. Bonjour à vous Nicolas.
Bonjour Sonia.
Et Mathieu Bocoté, bonjour à vous Mathieu. Bonjour. Nicolas Dupont-Aignan, c'est un afflux massif de migrants sur l'île italienne de Lampedusa. Beaucoup, beaucoup de réactions depuis quelques heures, nous allons en parler. Mais ce sera dans la matinée, c'est la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui va aller sur place pour soutenir l'Italie. Selon vous, de quoi ce déplacement est-il le symbole, le révélateur
? De
la plus grande tartufferie qui soit,
le
pyromane vient sur les lieux de l'incendie et se fait passer pour un pompier.
Parce
que c'est quand même extravagant. Madame van der Leyen, le 15 septembre,
c
'est deux jours, je cite, « Nous avons besoin d'une immigration de main-d'œuvre
», dans
son grand discours au Parlement européen.
Et
donc, en fait, la situation d'aujourd'hui, c'est le fiasco complet
d
'une politique immigrationniste voulue par les dirigeants européens
et
par l'Union européenne. C 'est un projet immigrationniste
qui est élaboré, qui est pensé ? Qui
est avoué, assumé. Souvenez-vous, quand il y a eu la dernière grande invasion, si je puis dire, en 2015, Madame Merkel a régularisé,
sans
prévenir ses partenaires. L'Allemagne a changé complètement là, aujourd'hui. Alors,
l'Allemagne, la
ferme, enfin l'Allemagne, Madame van der Leyen nous dit, on a besoin de millions de travailleurs.
Je
suis en désaccord total avec cette analyse économique, puisque dans nos pays, il y a énormément de souffrance, de chômeurs, d'étrangers en situation régulière, avec un taux de chômage abominable. Et donc, c'est une aberration. Mais c'est la logique de Madame van der Leyen. Ça, c'est le premier point.
Le
deuxième point, pourquoi je dis que c'est la pyromane qui vient sur les lieux du crime, c'est parce que tout le système qui a été battu, contre lequel je me bats, ça a été mon premier geste de désobéissance politique. Je venais d'être élu député et j'ai désobéi à Jacques Chirac. Quand j'étais jeune député RPR, en refusant de voter le traité d'Amsterdam, 1998, je venais d'être élu. Et parce que j'avais dit avec Philippe de Villiers, nous n'étions que deux. Deux. Philippe de Villiers et moi sur 577 députés.
Et
nous avions dit, si nous confions à une structure bureaucratique non élue la gestion des frontières,
de
l'immigration, de l'asile, ça va finir en submersion migratoire. C'est ce qui s'est passé. Alors qu'est-ce qu'on fait ? Parce que le constat, on le connaît. Ce ne sont pas ces gens-là,
ce
ne sont pas ceux qui ont créé le problème qui vont le résoudre. Il faut donc retirer à l'Union européenne
cette responsabilité.
Pardonnez-moi Nicolas Dupont.
Il
faut la retirer. Attendez, Georgia Meloni a quasiment le même discours que vous.
Elle
est arrivée au pouvoir avec ce discours en affirmant qu'elle allait stopper cette situation. Aujourd'hui, quel est le résultat avec sa politique ? Parce qu'elle a refusé justement, et c'est pour ça que je ne veux pas de nouveau Meloni en France. Et Dieu sait si je l'ai soutenu, mais Georgia Meloni, si vous retrouvez mes déclarations, j'étais content. Une coalition, chacun fait un compromis, on arrive avec un « enfin, je me dis, ça va changer ». Et en fait, Georgia Meloni
est
restée prisonnière de cette Union européenne, n'a pas rompu comme il le fallait.
Ça
ne veut pas dire qu
'il
ne faut pas des coopérations. Je vais y revenir. Moi, je vois trois solutions, parce que je crois que nos téléspectateurs, ils attendent, pas que je commande, tout le monde commande. Ah, c'est horrible. Mais qu'est-ce qu'on fait, concrètement et avec une chance de résultat ? Mais attendez,
dites-nous…
Je vais revenir. Qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce que vous dites, comme Jordan Bardella là, qu'il ne faut aucun de ces migrants, déjà qui sont à Lampedusa, sur le sol français ?
Mais
il ne
faut
aucun sur le sol italien. Mais
monsieur Dupont-Unière, nous n'y sommes plus là. Mais
il faut les renvoyer. Pardon ? Mais il faut les raccompagner. Comment ? On les met dans des centres de rétention. Oui. Et on les ré-expulse par
des bateaux militaires. Et de 8 000, 9
000 ?
9 000, 10
000. Militaires. C'est ce qu'a fait l'Australie. No way. Vous savez, s'il n
'y
a pas une crédibilité,
on
n'en sortira jamais.
Mais vous les ramenez où ? L'Australie l'a fait. Vous les ramenez où ? Dans
les ports de départ. Mais lesquels ? Vous savez très bien où ils sont partis. Mais dites
-le-nous, c'est plus ça. Sur les côtes
libiennes et tunisiennes. Vous les ramenez
en
Tunisie ? En Tunisie et en Libye, avec un accord. Quel accord ? Avec le gouvernement. Vous croyez
que c'est possible ? Oui. Vous croyez que le gouvernement
tunisien va
accéder ? On
va revenir dessus. Je vais revenir dessus, mais j'essaye d'être ordonné dans mon esprit. Mais vous croyez
qu'une seconde
que la Tunisie
va accéder un
accord comme
ça ?
Oui, on va avoir un accord. Je vais vous revenir.
D
'abord, premier point,
il
faut mettre fin à Schengen. Il faut que chaque pays rétablisse ses frontières nationales.
Et
je veux prendre 30 secondes pour l'expliquer. Pourquoi le système actuel ne marche pas ? Pourquoi il n'existe dans aucune zone géographique du monde ? Il n
'y a
qu'en Europe qu
'il
y
a
que ce système. Parce qu'un État ne peut être responsable que de ses propres frontières. À partir du moment où vous avez supprimé les frontières intérieures, cela veut dire que c'est le douanier grec ou italien qui est chargé de la frontière allemande ou de la frontière française.
Et
vous pensez bien qu'il ne peut pas être responsabilisé. On n'est responsable que de sa frontière.
Mais
là, ce qui se passe, c
'est que l'Italie
et la Grèce n'ont pas de fermeté vis-à-vis de l'entrée parce qu'ils savent très bien qu'ils donnent un billet de train et que l'immigration remonte dans des pays qui ont des aides sociales plus fortes. Donc, je vous dis, première étape, rétablir les frontières nationales. La France doit reprendre en main sa politique migratoire. Mais
ça ne changera rien à ce qui
vient de se passer. Ça
changera
si... Non ?
Si,
je vais vous dire ce qui changera. C'est que le migrant qui part,
il
saura que s'il franchit la première frontière, par bonheur pour lui et par malheur pour nous,
il
aura une nouvelle frontière après. Et puis une troisième, et puis une quatrième. D'ailleurs, il y a un pays qui l'a déjà fait. Le Danemark. Le Danemark. Et
ça, c'est la première étape. Deuxième étape.
Ça veut dire que ce matin... Non, mais c'est important. Vous n'apportez
pas
votre soutien à la première ministre, madame Mélonis. Non. Vous étiez quand
même à un soutien. Donc là, il y a une rupture, une
césure. J'apporte mon soutien, et je vais en parler, de coopération. C'est la deuxième moyen pour détruire les barques de passeurs, pour attaquer les mafias. Et là, il faut bien sûr une coopération
d
'État à État, hors Union européenne, puisque Frontex ne sert à rien. Il faut reprendre en main nos politiques migratoires et coopérer entre pays. Il ne s'agit pas de laisser tomber madame Mélonis. Il s'agit
de
mettre fin à ce système sans frontières qui déresponsabilise tout le monde et qui aboutit à l'anarchie. La France doit maîtriser ses frontières, contrôler.
Et
ensuite, deuxième étape, deuxième plan fondamental européen, là, de coopération, c'est que vous n'allez pas me dire
qu
'une Europe qui donne 50 milliards à l'Ukraine, 50 milliards en pure perte, n'est pas capable de surveiller la Méditerranée, de mettre des flottes, de lutter contre les mafias, que les services secrets ne savent pas
qui
organise à 6 000 euros le trajet pour
des milliards d'euros. Vous avez vu que
tout est organisé ? Ce qui s'est passé, cet afflux de migrants en 24 heures a été organisé
par... Il est
organisé toute l'année. Vous le voyez là, parce que les images sont abominables, mais toute l'année, c'est Lampedusa. Parce qu'on va arriver à 1 million de demandeurs d'asile, 1 million pour l'Union européenne cette année. On était
en
2010...
On est
à 175
000
depuis
le début de l'année.
Non, non,
non, 175 000, c'est le passage par l'Italie. Non,
c
'est pas... On est à
120
000 par
l'Italie.
Non, non, on est à plus de 600 000 sur la moitié de l'année, on sera à 1 million. Non,
non.
1 million. On était en 2022, là, sur les chiffres exacts, à 962 000. 962 000. Je vous rappelle qu'en 2010, on était à 250. Donc on a quadruplé. Donc je dis
que
Lampedusa, les images sont atroces, mais c'est tous les jours Lampedusa.
Il
faut donc...
On
rétablit nos frontières nationales, on multiplie les haies.
On
arrête ce système qui ne marche pas.
Ensuite, on
met une action contre les mafias qui organisent l'immigration clandestine et on détruit les barques sur le sol des
pays.
Mais vous pensez
que ça n'a pas
été déjà fait ?
Que
personne n'y
a
pensé, M. Duop
? Mais ce n'est pas fait. Personne ne lutte contre les
passeurs aujourd'hui. Non, mais on lutte contre les passeurs par des moyens dérisoires. Frontex ne sert à rien. On
déverse des milliards
dans Frontex pour rien. Il faut que l'armée française, l'armée italienne,
l
'armée grecque, l'armée espagnole, coordonnées, s'attaquent aux mafias. Ce sont des milliards d'euros qui alimentent des comptes, notamment parfois de dignitaires dans des pays d'origine. Et vous n'allez pas me dire qu'on est capable de suivre l'armée russe en Ukraine et qu'on n'est pas capable de suivre les passeurs
? Vous
allez me dire qu'on n
'est
pas capable ? Et puis,
troisième point, et j'ai fini,
assurez-vous, mais parce que c'est un ensemble. Troisième point, une vraie politique de développement africaine,
parce
que c'est le grand angle noir,
le
grand raté de l'Europe. Et là,
la
France seule ne peut pas le faire, mais il faut le faire. Comment on rémunère correctement les matières premières ? Comment on n'exploite pas l
'Afrique ? Mais l'urgence,
elle est là. Sur le plan politique. Comment on aide la Tunisie, le Maroc et l'Algérie qui sont au bord du chaos
?
Vous avez eu une formule sévère envers la prise de Mme Mélanie. Vous avez eu une formule que vous avez glissée entre deux virgules. C'est pas un détail. Voilà pourquoi je ne veux pas de Mélanie en France. Non, je dis... Qu'est-ce que vous vouliez dire par là ? Vous avez raison.
Je
dis
que,
et
c'est toute ma réflexion en ce moment,
à
partir du moment où on donne un espoir
de
reprise en main,
on
ne peut pas coopérer avec une organisation comme l'Union européenne
qui
sabote quotidiennement le mandat du peuple qu'a eu Georgia Mélanie. Georgia Mélanie est une femme courageuse, qui est arrivée,
qui
a essayé de faire quelque chose, et tout de suite, tout le monde lui a dit que
ce
n
'est
pas possible. Les ONG sont remontées au créneau, l'Union européenne l'a sabotée, lui a fait du chantage, lui a fait du chantage,
on ne verse pas les crédits, on ne cherche pas les crédits, et
donc... Mais c'est la réalité. Et vous verrez que dans la majorité de Georgia Mélanie, heureusement, Salvini commence à le dire, en disant, on est arrivé sur un projet, ce projet de reprise en main de l'Italie, et bien on doit pouvoir le faire.
Georgia Mélanie avait de
bonnes idées, elle est prisonnière d'une Union européenne qui interdit et qui est un modèle immigrationniste. Il est voulu. On va continuer à en parler.
C'est
voulu tout ça. Vous avez souvent dit, Nicolas Dupont-Aignan, que la France est trop attractive de ce point de vue pour les migrants. Comment faire dans ce cas-là ? C'est un autre point d'action fondamental.
Nous allons parler
juste après la pause sur Europe 1 et CNews. Merci d'être avec nous, le grand rendez-vous Europe 1, CNews, les échos avec notre invité, le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan. Nous évoquions évidemment avec Mathieu Bocoté et Nicolas Barré la situation à Lampedusa, plus largement en Europe. Il
y a
une phrase qui nous a interpellés. On va vous demander éclaircissement, monsieur Dupont-Aignan, quand vous avez souligné l'ampleur de l'aide à l'Ukraine eu égard à la situation sur l'immigrant. Qu
'est
-ce que vous dites ? Qu'il faudrait, j'allais dire, transférer cette aide et ne plus aider l'Ukraine pour agir sur l'immigration ? Je dis depuis d'ailleurs dix ans
que
à partir du moment où Nicolas Sarkozy avait eu la bonne idée de l'union pour la Méditerranée, et vous savez que ce système a échoué lamentablement parce que Mme Merkel s'est opposée.
On
doit faire l'union pour la Méditerranée avec les pays de la Méditerranée, on n
'avait
pas besoin de l'Allemagne. En fait,
ce
que je veux expliquer aux Français, c'est comme la France a perdu son indépendance,
comme
la France ne fait qu'obéir à Bruxelles.
La
vision de la Pologne, de l'Allemagne, la Scandinavie n'est pas la nôtre. Nous, nous savons que le grand péril du XXIe siècle géopolitique, ce n
'est
pas du tout la Russie.
Le
vrai péril géopolitique, c'est le doublement de la population africaine qui va passer d'un milliard cinq à trois milliards. C'est
en
trente ans, en une génération.
C
'est un défi de développement d'humanité colossal. Et ce qui m'a toujours surpris, j'étais le seul en 2017 à la campagne présidentielle à avoir un chapitre sur le développement de l'Afrique. J'ai été très ami avec François Guillaume, qui était le ministre de Jacques Chirac, de l'agriculture, qui avait cette idée de l
'OPEP des produits à l'école. Il faut cesser l'aide
ukrainienne pour rediriger ces
autres. Il faut
arrêter ce qu
'on
fait en Ukraine, qui est une aberration. Il faut
arrêter de
verser de l'argent là-bas. Oui, il faut un plan de paix. Il faut arrêter de faire le jeu des États-Unis et de la Chine, qui sont en train de détruire l'Europe, en affaiblissant l'Europe. Et en tout cas, la France doit redistribuer cet argent plutôt que de livrer des armes américaines pour tuer des Ukrainiens ou des Russes. Je préférerais que ces milliards servent au développement du Maghreb, au développement du Sahel, qui est la priorité numéro un géopolitique. En
attendant,
on a ces flux migratoires. Mais vous savez, je ne
sais
plus,
c'est Keynes qui
disait, ou je ne
sais
plus quel général disait, c'est du long terme, je commence tout de suite. Mais
si on ne comprend pas ça... L'Europe
vient du Sud davantage que de
l
'Ice
?
Mais bien évidemment. Mais ce n
'est
même pas simplement une menace. Si vous regardez le monde, la Chine a réussi à irriguer l'Asie.
L
'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud arrivent, cas un cas, à s'en sortir. Quel est le grand point faible du globe, géopolitiquement ? C'est cette Afrique qui a un défi démographique qui ne s'est jamais vue,
qui
est dans une situation géopolitique dramatique.
Et
une Europe recroquevillée sur des faux défis complètement délirants. Mais l'Europe devrait servir à ça.
De
l'influence de la France en Afrique,
ça c'est aussi un vaste sujet. Mais
là, Emmanuel Macron a tout abandonné. Ce qu
'il
n'a pas compris, Jacques Chirac, pourquoi Jacques Chirac avait un rôle en Afrique
? Parce
qu'il avait une vision du monde héritée de De Gaulle, où la France n'était pas le caniche des États-Unis, où la France exprimait une vision des peuples du Sud. Elle était respectée.
À
partir du moment où Emmanuel Macron a abandonné toute indépendance nationale, la France n'a plus rien à dire au monde. Il
parle quand même d'autonomie stratégique. On va
revenir sur la politique. Ça ne veut rien dire d'autonomie stratégique. De quoi ? Monsieur
Dupont,
il n'en va revenir. Un fiasco.
Pardonnez-moi. Pourquoi les peuples africains manifestent contre la France ? C'est parce que la France a abandonné son rôle existentiel. Parler au monde, défendre la liberté, l'humanité. Et ça, on doit le renouer avec ça. On va en parler.
Et c'est la crise de l'immigration.
Concrètement, je veux revenir quand même aussi aux polémiques en cours dans notre classe politique française. Marion Maréchal a été attaquée pour être allée sur place à Lampedusa. La majorité a dénoncé une forme d'instrumentalisation. Et Agnès Pannier-Runacher, ici même, sur CNews Europe 1, a invoqué une politique de charognarde en accusant, en tous les cas, l'extrême droite de faire du business sur le dos des migrants. C 'est abominable. Les charognards, ce sont ceux qui laissent la situation. C'est eux les charognards. Parce que vous savez,
cette
fausse humanité
qui
en fait alimente des trafics de migrants,
qui
fait qu'ils meurent en Méditerranée avec des enfants, que ces gens économisent toute leur vie
pour
être d'abord traverser le Sahel, après être dans des camps en Tunisie ou en Libye abominables, et puis après des passeurs qui alimentent des mafias, tout ça pour alimenter de la main-d'œuvre, pour faire baisser les salaires.
C
'est ça la réalité. Alors que madame la ministre s'occupe de ses affaires et arrête de donner des leçons. Vous savez, les vrais humanistes, ce sont ceux qui disent privons pas ces pays d'Afrique de leur talent, d'abord, parce qu'ils ont besoin de médecins, ils ont besoin d'ingénieurs. C'est l'avenir de l'humanité et de l'Europe. Et puis ensuite, soyons fermes. S'il faut des bateaux de guerre, il faut des bateaux de guerre. Donc vous dites ce matin, bateaux de guerre et retour pour ces milliers de migrants vers les ports de départ.
Si on ne fait pas un exemple,
Libye dans un chaos, la
humanité a traité. Si on ne fait pas un exemple,
si l'Europe,
si
l'Europe, mentalement, continue de se suicider, c'est-à-dire fait preuve d'une faiblesse,
elle
va alimenter d'autres drames.
Et
ce n'est pas être dur, c'est la raison d'État. Mais quel exemple avez-vous en tête ? Vous dites il faut un exemple ? Quel est l'exemple ? L'exemple, c'est qu'il faut renvoyer ces malheureux chez eux pour que le message passe en Afrique,
on
ne passe plus. Mais attention, il
faut
parallèlement, j'insiste là-dessus, prendre une décision solennelle que l'Union européenne, au lieu de donner 50 milliards à l'Ukraine, va donner 50, 100 milliards à ces pays, non pas en aide aux chefs d'État pour que ça se perde dans les banques en Suisse, mais en revalorisant le prix du cacao, en permettant aux gens de vivre chez eux, en mettant en
place la barrière verte au Sahel. Revenons sur le court terme, on est là. Mais écoutez, on ne peut pas parler du court
terme. La politique, la vision, les discours du général de Gaulle, si vous reprenez un peu les discours du général de Gaulle, c'est intéressant de les écouter. Il y
a
un très bon site que je recommande, Gaullisme, sur Twitter. Il y a tous les beaux discours. Mais quelle hauteur de vue ? Parce qu'il résonnait dans un ensemble. Moi,
je résonne dans un ensemble. Les
7000 qui se sont présentés d'origine.
Ils
ne doivent pas franchir le seuil
européen.
Mais
plus qu'ils sont rendus à l'enquilouza, ils seront rapatriés.
Oui. D'accord.
Est-ce que vous pensez qu'il y a une complicité
de la part des pays du Maghreb ou est-ce que ce sont des alliés aujourd'hui que vous proposez ? Je pense qu'il y a un ras-le-bol des pays du Maghreb de l'attitude de la France
et
de l'Union européenne condescendante, prétentieuse, arrogante, qui leur donne des leçons en permanence. Et que, encore une fois,
c
'est très curieux de voir ces dirigeants qui se disent mondialistes, ouverts sur le monde, avoir une vision étriquée.
Et
c'est très curieux d'entendre à Emmanuel Macron répéter toujours « c
'est
l'Europe, l'Europe, l'Europe »,
ce
n
'est
pas ça. La France doit parler au monde, doit se réconcilier avec ses pays. Ça veut dire du donnant-donnant. Il faudra comprendre. Je préfère faire fabriquer
des t-shirts en Tunisie plutôt
que de les faire fabriquer en Chine.
Il va falloir
réorienter notre économie, comme l'a très bien fait Trump et Biden. Donc la solution
à ce qui est en train de se
passer n'est pas européenne.
Mais
vous, à l'Europe... Non, l'Europe, les pays d'Europe, soyons précis,
les
nations d'Europe
doivent
en coopération jouer un rôle, mais il faut sortir cette politique
de
cette bureaucratie de l'Union européenne qui ne comprend rien, qui est incapable. Donc, Mme Ursula von der Leyen, sur place... Dehors. Dehors ? Dehors.
Mme von der Leyen est une femme. Elle n'a aucune légitimité. Elle en
fait 12 ans ? Aucune. Elle est responsable de la situation.
Parce qu'elle
n
'est
pas élue ? Elle n'est pas élue. Elle a un scandale de corruption sur ses achats de vaccins dont elle refuse toujours de donner les conditions et elle est poursuivie par la Cour des comptes européennes. Elle nuit. Elle ne représente pas l'Europe pour moi. Je demande que les chefs d'État, M. Macron, Mme Mélanie, le Premier ministre espagnol, le Premier ministre grec, se réunissent. En tout cas, si j'étais au pouvoir, je réunirais les pays du Sud et je prendrais des mesures d'État. D'État. Parce que nous sommes responsables devant nos opinions. Et que si Mme Mélanie ne change pas d'attitude, la déception du peuple italien sera terrible.
Donc
on doit l'aider. Mais pas l'aider via cette usine à gaz qui ne marche pas. Donc aujourd'hui, vous êtes plutôt sur la ligne d'un Matteo Salvini plutôt que d'une Giorgia Mélanie. Pour résumer les
choses, Je pense que Giorgia
Mélanie est tombée dans les sables mouvants d'une Union européenne qui la tire vers le bas
et qui
la tient avec de l'argent aussi. C'est-à
-dire
l'Union européenne,
vous
tapez dessus, mais à un moment, c'est aussi un porte-monnaie qui peut être assez... C 'est l'argent des Européens. N'est-ce pas ? D'ailleurs, c'est l'argent souvent des Français. Mais dans la vie, vous savez, on ne gagne jamais à être acheté. Et quand l'heure est
grave... Mme
Mélanie est achetée ?
Mme
Mélanie a cru qu'il fallait obéir à Bruxelles pour gratter un peu d'argent. En attendant, elle fait face à un défi migratoire. La France doit l'aider, mais l'aider pour renvoyer les migrants, pas l'aider pour les accueillir. Parce qu'en fait, si on continue à accueillir les migrants qui arrivent en Italie, on est foutus. Il
y en aura toujours plus.
Il n
'y a
pas besoin d'avoir fait polytechnique pour comprendre que si vous ne dites pas stop, ça continuera. En revanche, il ne s'agit pas de dire bêtement stop. Il s'agit de dire d'un côté stop. Mais de l'autre, prenons une mesure
de
développement et de
co-développement. Dans ce
contexte, que vaut le texte à venir du gouvernement qui devrait notamment prévoir la régularisation des sans-papiers dans les métiers dits en tension ? Ce test du gouvernement est suicidaire.
C
'est renforcer l'appel d'air. L'inconstance, l'incohérence de ces gens qui nous gouvernent est sans limite. Ils ont échoué depuis 20 ans. Ils répètent les mêmes âneries en rafale. Ils sont incompétents, dangereux. Mais pour
vous, finalement, ils se réjouissent. Ils sont dangereux. Lorsque 7000
personnes arrivent, ils s'en réjouissent. Non, ils ne
s
'en réjouissent
pas.
Ils applaudissent
à la
pelouse. Mais ils ne s'en plaidissent pas. Ils vont verser des larmes de crocodile. Ils vont nous raconter toujours les mêmes sornettes. Rien ne va changer. Et on va les retrouver dans les centres sociaux de nos villes.
On va voir si vous dites la même chose sur
un autre sujet tout aussi sensible.
Non, mais c'est triste.
Écoutez, Sonia Mabrouk, désolé de vous le dire. Moi, je préfère avoir un chef d'État en face qui dit, même s'il n
'est
pas de mon bord politique, je m'en fiche, qu'il dise, enfin, j'ai compris, on va bloquer, on va aider l'Afrique, on va se réconcilier. Avant d'entendre, je vous ai compris, on va marquer la pause. Et puis, on va évoquer un autre sujet tout
aussi
sensible pour les Français en cette rentrée. C'est l'inflation, les prix. Vous êtes aussi très à charge dans ce dossier. On marque une courte pause et on se retrouve sur Europe 1 et CNews.
Je
ne
sais
pas. Merci de votre fidélité au grand rendez-vous Europe 1 et CNews. Les échos, nous avons largement parlé de la situation à Lampedusa. Nous y reviendrons peut-être en fin d'émission. Nous allons évoquer, évidemment, le sujet prégnant, sensible de l'inflation et des prix. Mais tout d'abord, Nicolas Dupont-Uniens, une question sur, regardez la une du journal de dimanche, une honte, une lettre choquante. La correspondance du rectorat de Versailles aux parents du jeune Nicolas provoque une honte de choc. Nicolas qui s'est suicidé après une longue période de harcèlement. Gabriel Attal promet des sanctions. Est-ce que pour vous,
c
'est révélateur du traitement des parents d'enfants harcelés ? Tout le monde a été pris au trip par une telle lettre aussi ignoble et inhumaine.
Oui,
c'est abominable.
C
'est abominable, mais ça traduit une politique qui est menée depuis des années à l'éducation nationale,
du
moins dans les
hautes
sphères.
C
'est de lâcher systématiquement les enseignants, les proviseurs et les élèves dès qu'il y a
une
situation de danger.
C
'est-à-dire
que si... S'il y a sous le tapis
? Demander aux enseignants... L'affaire tapis... Euh, pâti. Demander aux enseignants, c'est toujours la même histoire. Dès qu'un enseignant est confronté à une crise dans une classe,
dès
qu'un élève est harcelé, dès qu'il
y a
des faits
de
violence, ouvrez le parapluie. Il n
'y
a pas eu de changement depuis ?
Il y a un discours
de fermeté
? Non, mais il y a un discours, mais maintenant,
passons aux actes. Cela veut dire aussi, parce que je le vois bien dans les établissements de ma ville et de ma circonscription, que depuis trop d'années aussi, on a supprimé tous les postes qui font le lien social. L'infirmière scolaire, la psychologue scolaire, le surveillant. Et je vais vous dire, j'ai dans ma circonscription un très grand établissement privé, que je ne citerai pas. La seule différence, c'est les mêmes cours,
c'est
le même enseignement, c'est la même formation des professeurs. Honnêtement, il n
'y a
pas de grande différence. Mais la seule différence,
c
'est que dans l'école privée, à chaque étage, chaque niveau scolaire, il y a un responsable qui surveille les entrées, qui écoute les élèves, il y a du lien.
Dans
le système public, on a cassé ce lien. Et donc, le proviseur se retrouve
avec
des tensions liées aux élèves, parce qu
'il
y
a
des tensions, mais il n
'y
a pas de...
Est-ce qu'il n'y en a pas d'avantage
? Il
n'y a
pas de corps intermédiaire. Et il faut absolument, dans nos établissements, reconstruire ce tissu
intermédiaire... Mais là, vous, au
pouvoir,
qu'est-ce que vous
auriez fait ? Le rectorat, quand même, le rectorat qui était en charge à l'époque de ce courrier, au minimum, c'est la révocation ? Mais bien sûr, c'est la révocation immédiate, mais il faut... Il y
a
une enquête, moi je ne
veux
pas faire de démagogie là-dessus. Il y a une enquête, le ministre prendra les mesures. Mais je crois que c'est beaucoup plus profond. C'est que, un, il faut qu'il y
ait
les personnels d'écoute
avant
que ça dégénère. Et deux, il faut que les instructions soient données pour qu'on crève les abcès au lieu de les laisser pourrir.
Et
ça, c'est toute une hiérarchie qui a été récompensée sur le pas de vagues. C'est-à-dire que les promotions se font quand, dans votre établissement, il n
'y a
pas de vagues.
Donc, c'est l'inverse. Mais il y
a
une autre dimension. Le harcèlement scolaire a toujours existé, assurément. Mais il y
a
une amplification ces dernières années, c'est incontestable aussi. C'est parce qu'il n
'y a
jamais de sanctions ? Mais comment expliquez-vous cette amplification, néanmoins ? Tout simplement parce que les élèves
qui agressent, qui harcèlent, ne sont jamais exclus d'aucun établissement. Jamais. Tout a été fait aussi, c'est le troisième point sur lequel je peux insister, tout a été fait pour qu'on n'exclue jamais un élève. Parce que ça va traumatiser le pauvre élève.
Mais
en attendant, on laisse des classes traumatisées.
Ce
qui explique aussi le recul scolaire, puisque vous avez des élèves, vous savez qu'il y
a
des élèves qui menacent les autres élèves qui ont de bons résultats.
Vous
savez que vous avez en France aujourd'hui des milliers d'élèves qui font exprès des fautes dans leur copie parce qu'ils ont peur de se faire tabasser s'ils ont une bonne note.
On
en est là. On aime assurément profond.
Et
cette lettre, vraiment, a provoqué l'onde de choc méritée par son caractère.
Mais
que ça change dans la pratique. Sur l'inflation, Nicolas Dupont-Inon. Cette semaine, sur notre antenne, le matin, lors de la grande interview sur CNews et Europe 1, le président LR de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a affirmé que l'État est en train de se constituer une cagnotte, dit-il, avec l'inflation et l'augmentation des prix. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que l'État est en train de s'en mettre, pour le dire un peu trivialement, plein les poches de ce qu'a dénoncé Xavier Bertrand ? Xavier Bertrand a raison. L'État profite de l'inflation pour éponger ses dettes, réduire son déficit.
Mais
comme il dépense malheureusement plus, ça ne s'arrange pas. C'est une autre affaire. Ce qui est insupportable aujourd'hui, pour moi en tout cas, c'est qu'on ait une cote d'alerte. Un tiers des Français se privent de nourriture. Un tiers. Vous avez 10 millions de pauvres qui ne peuvent plus vivre.
On
voit des étudiants qui sont au bord du suicide. Je crois que le pouvoir est totalement
inconscient,
vit hors sol. Alors, une fois qu'on a dit ça, on fait quoi ? Moi, j'ai des mesures concrètes. En tout cas, si j'étais en responsabilité, je prendrais quatre mesures. Première mesure sur l'essence, 30 centimes de moins.
Tout
de suite. 15 centimes.
C'est
ce qu'avait fait le gouvernement il
y
a deux ans. Oui, mais il ne le fait pas là.
Il
dit
qu'il n'en a plus les moyens.
Mais il a les moyens parce que de deux façons.
Les
déficits. 15 centimes.
Attendez, laissez-moi au moins proposer ma mesure. Il n'y a
pas franchement de cagnotte.
L'État a dépensé 8 milliards en deux
ans pour aider les consommateurs. Je vais vous revenir.
Donc,
ce n
'est
pas une cagnotte. Ça lui coûte de l'argent. Je vais
vous dire comment je ferai. Vous me demandez ce que je ferai. Oui. Non,
mais
attendez. Les Français, ils n'attendent pas une critique. Ils attendent une solution. Oui, mais
possible,
plausible. Voilà pourquoi...
Alors, je sais que vous me faites du suspens. C'est bien. Comme ça, le
téléspectateur se dit qu'est-ce que je vais proposer. C'est bien. 30 centimes tout de suite. 15 centimes en réduisant de force les marges
des
distributeurs. Un article du Parisien très bien fait a montré que les marges avaient explosé et doublé.
Il
y a du vol des surprofits des compagnies pétrolières. 15 centimes d'autorité en bloquant le prix. Deuxièmement, je supprime, comme j'ai toujours demandé, la TVA sur la taxe. Nous sommes l'un des seuls pays au monde à taxer les taxes. Ça fait 15 centimes. 30 centimes tout de suite, ça coûte 6 milliards. Ça fait surtout beaucoup de taxes. 6 milliards. Ah oui. Monsieur Bertrand a raison. Surplus de TVA lié à l'inflation, vous savez combien ? 2 milliards. 20 milliards. Pas sur le pétrole, l'ensemble.
Sur l'essence, 2 milliards.
Non,
sur l'ensemble.
Donc déjà 2 milliards. Et le cas dépense des milliards de l'autre côté. Donc il n'y a pas de téléspectateurs.
2 milliards sur les 6, ça fait déjà un tiers.
Et
il a pris 20 milliards. Donc il peut rendre 6 milliards. Premier point. Deuxièmement, je fais baisser la facture d'électricité de tous les Français de moitié,
de
moitié demain matin.
En
mettant fin au marché européen de l'électricité, je rétablis un prix unique de l'électricité en France, fondé sur le prix de notre électricité nucléaire. C'est possible.
L
'Espagne et le Portugal ne sont pas sortis mais ont suspendu le prix européen. La France peut le faire.
On
est là.
Face
à l'escroquerie et la haute trahison, j'accuse de haute trahison M. Bruno Le Maire.
J'accuse de haute trahison
M. Bruno
Le Maire.
Haute trahison, nous sommes sur un sujet qui...
Oui,
avec tout ce que vous dites, vous explosez la dette publique. Pas du tout.
Haute trahison,
vous êtes sûr que le problème est de la dette publique ? Ah, voyez, ça vous fait rager.
M.
Le
Maire
ne contient pas du tout la dette, je vais vous dire. Haute
trahison sur le prix de l'électricité, haute cour de justice,
pour
une raison très simple.
Et quelle devrait être la sanction pour ça
?
Bah,
grave.
M.
Dupont-Ugnant,
quand même, haute trahison.
Je vais vous expliquer pourquoi, parce que ça fait trop longtemps que ça dure.
M.
Le Maire
tenu à l'antenne sont
les vôtres
et de votre responsabilité. M. EDF
vend
25% de son électricité nucléaire. Vous êtes d'accord là-dessus ? Et vous le savez très bien. À 42 euros le mégawatt à des opérateurs privés.
Vous
êtes au courant. Tarif à rente, vous le savez. Bien sûr. Ces opérateurs privés s'engressent pour revendre à nos artisans TPE, boulangers, sans bouclier tarifaire, avec un seul plafond à 280. Entre 42 et 280.
Ce
fonds un beurre considérable. Ce beurre, attention, est plafonné entre 100 et 280 par l'État qui sert à financer le bouclier tarifaire. Donc, ce que je dis, pour ne pas mécontenter l'Allemagne, qui a supprimé son industrie nucléaire et qui a une électricité très chère, pour ne pas mécontenter l'Allemagne, M. Le Maire a été décoré d'ailleurs par le gouvernement allemand. Décoré !
Il
refuse de donner à la France une
compétitivité
de son industrie.
C'est scandaleux. Il faut que je revienne
sur ce mot. Vous pouvez dénoncer un scandale, une cagnotte, un vol,
si vous voulez, mais haute trahison. J
'accuse
de haute trahison.
Vous comprenez
qu'on ne peut pas laisser passer nous
-mêmes dans une
émission.
Mais vous
ne
laissez pas
passer, c'est normal, vous faites votre devoir.
Mais
les
Français ont quand même le droit de savoir que depuis deux ans, on pourrait revenir à une production d'électricité nucléaire. Nous produisons notre électricité nucléaire. EDF vend à 42 euros le mégawatt. On a une électricité hydroélectrique. On pourrait faire un prix national de l
'électricité autour
de 60-80 euros si on compte le surplus de gaz parfois, puisqu'il n
'y a
pas que du nucléaire. Il y a 80% de nucléaire, 60% selon les moments. Nous avons l'hydroélectricité.
Pour
obéir à l'Union européenne, pour ne pas mécontenter l'Allemagne, on
prive les Français. On prive les Français. Qui
développent le nucléaire aujourd'hui, qui a des projets
pour développer le nucléaire. Pourquoi on ne fait pas
bénéficier ? Pourquoi
? Expliquez
-moi
pourquoi l'Espagne et le Portugal se sont extraits du marché
européen. Mais pour quels
résultats ? Pour quels résultats
? Parce qu'ils produisent moins cher. Parce qu'il
faut
sortir... Pour quels résultats
en termes de prix
?
Je vais vous le dire.
Il
faut sortir de ce prix européen indexé sur le gaz allemand
qui
fait que pour éviter à l'Allemagne de perdre de la compétitivité, la France est enfermée dans une structure absurde.
Il faut que les Français puissent profiter... Vous dévorez de ma vraie politique. Je dis qu'on n'a pas le droit... Vous dénoncez une mauvaise
politique. Vous dénoncez une politique qui serait inefficace, une politique inutile. Tout ça, c'est le registre politique. Accusé de haute trahison, c'est autre chose. Mais j'accuse.
Parce que c'est grave. Vous dénoncez pas de dire Bruno Le Maire
fait une mauvaise politique. Vous dites qu'il trahit son pays. Il trahit son pays puisqu
'il a les moyens. Est-ce que vous ne croyez pas que ça
vous a plombé dans votre
carrière politique et que c'est du temps de telle déclaration
? Est-ce
que
ce n
'est
pas inutile ? Je crois qu'à un moment,
il
faut pointer les coupables. Et que je dis que... C'est quoi
la sanction de la haute trahison ? Je vais vous
dire. Il y a des domaines où M. Le Maire fait ce qu'il peut. Donc je ne lui en veux pas. Je ne suis pas d'accord avec sa politique, mais il fait ce qu'il peut le prouver. Mais il y
a
des domaines. Quand on sait, et tous ceux qui travaillent dans l'électricité connaissent le scandale d'État, quand on sait que nous avons la chance avec EDF de produire de l'électricité, bon marché,
et
qu'on a laissé une usine à gaz qui fait que nos boulangers ferment, nos entreprises dans les Vosges ferment, les TPE, les artisans, et que les Français, malgré le bouclier tarifaire, ont quand même eu 25% de hausse qui ne peuvent plus vivre, je dis que là,
il
y a une mesure concrète. qu'on pourrait prendre. Pourquoi ils ne la prennent pas ? Bien,
on va marquer une pause. Je vais vous le dire
pourquoi ils ne
la
prennent pas. Parce qu'ils ne veulent pas mécontenter l'Allemagne, parce qu'ils ne gouvernent pas la France.
Vous l'avez dit. Ils sont au service de la majorité. On va
marquer la pause et je voudrais simplement préciser, et c'est notre rôle.
Et vous
précisez tout ce que vous voulez. N'est-ce pas ?
Quand
des mots sont utilisés ainsi, il est notre devoir d'y opposer
les vives
contestations.
Il
y répondra. Mais la question de Mathieu Bocoté demeure. Si on est accusé de haute trahison, quelle est la sanction ? Il y
a
la haute cour de justice qui déterminera.
Une
courte pause.
Moi,
je souhaite que les Français récupèrent leur électricité au prix où elle est produite. À tout de
suite.
C'est
pas
compliqué. Le grand rendez-vous avec notre invité du jour, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France. Nous allons parler dans quelques instants des européennes. Cap sur les européennes.
Mais
tout d'abord, encore une question de Nicolas Barré sur l'inflation.
Oui, on vient de vous entendre sur tout ce que vous disiez sur le pouvoir d'achat, sur il faut rétablir un rabais sur l'essence, il faut baisser le prix de
l
'électricité. Tout ça, ça crée énormément de dettes. On n
'en
a pas franchement besoin. Donc comment vous faites ?
Vous avez raison là-dessus. Moi, je ne
suis
pas Mélenchon et je veux au contraire réduire la dette.
Là,
vous n'en prenez pas le chemin. Non, je propose des mesures très concrètes, pour alléger la peine des Français, que je finance par ailleurs.
J
'ai écrit un livre, Où va le pognon ? Prémonitoire, un peu trop tôt d'ailleurs, c'était il y
a
un an, où je détaille 100 milliards d'économies. Ces 100 milliards d'économies, ce n
'est
pas M. Dupont-Aignan qui vous dit que ce sont des rapports parlementaires de droite et de gauche, de gens très sérieux, et qui montrent qu'il y a des choix budgétaires à faire.
Et
je préfère
alléger
la peine des Français pour qu'ils aient un prix de l'essence comme en Espagne. Je préfère diviser par deux le prix de
l
'électricité, et ça coûtera zéro aux Français puisque c'est notre électricité nucléaire. Et je préfère,
je
fais une dépense supplémentaire, qu'est la TVA à taux zéro, comme l'a fait le Portugal, sur les produits de première nécessité, pour réduire de 20 euros un marché de 100 euros.
Là, pour
les plus modestes... Sur la 500, les produits de première nécessité. Non, pas tous. Regardez les couches-culottes, regardez, j'avais pendant la présidentielle, fait un marché. Et on peut économiser 20 euros sur un marché, vous savez, c'est de faire vivre les Français. Ça d'un côté, mais de l'autre côté,
il
y a deux mesures fondamentales.
S
'attaquer enfin aux fausses cartes vitales, 10 milliards. S'attaquer enfin et stopper les emprunts de M. Le Maire
qui
emprunte tous les mois, il l
'a
encore
fait là.
M. Le Maire emprunte avec M. Macron depuis qu'est arrivé M. Macron, M. Strauss-Kahn avait commencé, ils empruntent à taux variable indexé sur l'inflation 10% de la dette française. Il faut créer... Est-ce que vous, tous les trois,
tous
les trois,
si
vous avez le choix pour acheter une maison,
un
emprunt à 3% fixe, ou 4% maintenant que la Banque Centrale a réaugmenté,
un
emprunt à taux variable à 9% indexé sur l'inflation en zone euro qui va évoluer. Et vous ne savez pas quelle va être l'inflation en zone euro. Vous êtes ministre de l'économie, de votre famille.
Est
-ce que vous dites à votre femme ou à votre mari ? Or, écoute chérie, allez, on va emprunter à taux variable sur l'inflation, on ne sait pas combien on va payer,
on
s'en fiche.
Il
n'y
en
a aucun français qui ne ferait ça. Eh bien, M. Le Maire et M. Macron le font sur 10% de la dette.
On
a dû rajouter, vous savez combien, M. Barré, on a rajouté au budget de l'État en 2022 pour payer ses fautes de gestion. 12 milliards d'euros. Ces 12 milliards d'euros, ils payent largement
le coût. Donc ça veut dire
quoi ? Ça veut dire qu'il y
a
des choix qui sont faits
politiques.
Et ces choix, je vais vous dire, ce sont des choix d'oligarques.
C
'est pour favoriser les banques et les marchés financiers. C'est ne pas remettre en cause les concessions d'autoroutes qui alimentent des oligarques. Expliquez-moi, vous pensez que les responsables politiques ne prennent des décisions contre la population pour ne pas être élus la prochaine fois ?
Non, je pense. Il faut exprimer une
balle dans le pied volontairement
en se disant Je
pense que des gros intérêts financiers tiennent le président de la République et que des arbitrages budgétaires gravissimes sont faits. 12 milliards pour ces intérêts d'emprunt à taux variable alors qu'on pourrait emprunter à taux fixe.
Et
que M. le maire ne vous dise pas parce qu'il va vous dire oui mais on ne place pas notre dette. Ce n
'est
pas vrai. Il y a plus de demandes de dettes françaises que d'offres. Donc 12 milliards. Un coup de pied dans la fourmilière des fausses cartes vitales. Et puis les sociétés d'électricité, j'en ai déjà parlé. aux trahisons, la société pétrolière, les sociétés d
'autoroutes. Vous défendrez toutes les idées Est-ce que vous ne croyez pas qu'en pleine
crise de pouvoir d'achat, il serait temps que le pouvoir arrête de favoriser certaines oligarchies
et
redistribue le pouvoir d'achat aux plus modestes ? Je pense
qu'il y a le feu
au lac
et qu'il faut le faire vite. lors des
européennes. À droite et à la droite de la droite c'est un match qui se dessine entre Jordan Bardella tête de liste RN Marion Maréchal tête de liste Euroconquête très probablement François-Xavier Bellamy tête de liste pour les LR. Vous nous aviez annoncé la fois dernière justement une liste souverainiste. Où en êtes-vous
?
Alors nous allons
le
30 septembre
parler
du fonds aux universités de rentrée de Debout la France où nous allons présenter
10
points
pour
nous essentiels
pour
libérer la France de l'Union européenne et pouvoir résoudre les problèmes de
la
France.
La
tête de liste c'était ma question avant les 10 points qui sont certainement très intéressantes. D'abord les 10 points. J'ai une idée
sur la tête de
liste.
Je n
'exclus plus d
'y
aller mais je voudrais éviter.
Donc
ça pourrait être Nicolas Dupont-Ignon face
à
Marion Maréchal,
Jordan Bardella, Florian Philippot elle va
accepter de vous suivre on
verra. Vous
êtes toujours alliés ? On verra. Qu'est-ce qui peut vous décider ou pas ? Je n'en sais rien aujourd'hui. Ah bon ? A une semaine quand même ? Non,
non.
D
'abord
le fonds.
Mais
le fonds
vous avez pensé depuis longtemps ? Oui, oui, non. Mais la question
se pose. L'incarnation est
importante. Vous avez raison.
Mais
l'incarnation... Au Rassemblement national
Jordan Bardella reconquête Marion Maréchal et chez vous ? Je vais vous répondre. D'abord le fonds pour ne pas faire du Mélonibis
parce
que l'instant est tellement grave
l
'Union Européenne a pris tellement de pouvoir et nous mène dans un mur que je crois que notre projet européen doit être solide. Une fois que ce projet est solide je vais être très franc avec vous aujourd'hui
je
pense
que
d'avoir une multiplication des listes est une folie. J'ai écouté Marion Maréchal
j
'ai écouté Jordan Bardella
je
ne comprends toujours pas pourquoi ils ne sont pas sur la même
liste.
J'ai écouté Florian Philippot j'écoute M. Bellamy j'écoute tout le monde.
et
moi je vais faire une chose très simple. Dimanche nous allons acter dans 15 jours les 10 points fondamentaux qui me paraissent importants pour qu'on change la vie des Français
et
donc qu
'on
se libère l'Union Européenne et qu'on invente une Europe des coopérations. Rendre la liberté aux nations. Et ensuite j'écrirai à tout ce beau monde en leur disant sur ces 10 points
est
-ce que vous ne pouvez pas faire un pas et est-ce qu'on ne devrait pas intelligemment sortir de ces courses de petits chevaux
car le plus
grand
danger est
-ce que moi je me vends madame ? Je vous pose
la question ne soyez pas outré.
Je ne me suis jamais vendu
dans la vie. Vous êtes en renforcée de Marine Le Pen. Je ne me suis
jamais vendu. Jamais vendu. J'ai au deuxième tour de
l
'élection présidentielle fait l'Union
et
j'avais bien raison parce que j'étais le premier à dire que Macron était dans
le jeu.
Aujourd'hui Nicolas Dupont-Union c'est combien de division ?
C
'est combien de pourcentage
?
Dans les sondages on est entre 3 et 4%. Mais
par
rapport à M. Bardella et
le Rassemblement national ? C
'est peut-être moins mais vous savez
je
crois que les électeurs si toutes ces listes partent de front
et
si chacun pendant 6 mois
n
'est là que pour dire moi c'est Reconquête moi c'est Debout la France moi c'est Philippot moi c'est Bellamy je vais vous dire quel sera le vainqueur des européennes ? L'abstention.
D'accord mais
il y a un problème dans votre réflexion.
L'abstention. Donc mon boulot il est très simple c'est que j'ai toujours été un type qui travaille le son parce que je crois que la vie politique
crève Nicolas Dupoignan comment ?
Ça arrive aux autres
Oui oui Il y a apparemment dans votre propos
vous dites il ne faut pas la situation des listes mais si tous ne veulent pas s'unir j'ajoute la mienne
et
si personne ne veut d'union nous irons mais à regret Donc une quatrième
liste
j'espère qu'il y
aura
une union j'espère qu'il y
aura
une union sur du fond
vous
savez il y a deux dangers voilà quels sont les deux dangers moi je vais vous dire mon point de vue
Les
deux dangers c'est quoi ? Premier danger c'est la dispersion
et
le résultat de tout ça
ça
sera que les français diront tous les mêmes pas capables d'assurer l'avenir du pays
on
va à la pêche on ne
va
pas voter et vous aurez 40% de participation 60% d'abstention ça finira comme ça soit une union sur des bases solides pas à la nupesse parce que si c'est pour faire des unions sur un coin de table vive la nation abat l'Europe et puis qu'à la fin il se précipite avec Mélanie avec madame van der Leyen les français vont dire mais c'est quoi ces clowns on ne
va
pas gouverner avec des gens comme ça donc moi je crois qu'il
y a
un besoin de sérieux en France il y a un besoin de sérieux sur la politique nationale voilà pourquoi je propose des solutions nationales et il y
a
un besoin de sérieux aux européennes donc d'abord le projet après la tête d'affiche on verra et puis on
a le temps ça
exclut que ce soit vous je n'excluis rien à la tête de la quatrième liste mais j'espère que
le bon sens
reviendra et que surtout à qui vous le dites
mais
à tous
non
mais c'est une
façon de ne pas répondre vous pouvez en vous âge soutenir une des trois listes mais ils vous ont déjà le droit de vous
relancer dans ce cas là
mais je ne connais pas la réponse ils vous ont déjà répondu il n
'y a pas
de projet d'union entre LR et l'ERN attendez
ils vont voir les LR il faudrait déjà qu'ils arrêtent de signer les traités européens donc le côté LR c'est difficile mais que le camp national patriote aligne quatre
listes
moi je trouve ça idiot voilà je vous le dis pour
autant
s'il n
'y a
pas de volonté d'union et que c'est du méli-mélo à la mélonie et que nous on a un projet solide et que les français l'attendent et bien moi je dirais j
'ai
un projet solide voilà laissez un peu de temps au temps on verra c
'est
une belle conclusion merci c'est pas de moi Nicolas Dupont-Union je l'avais constaté d'avoir été notre invité je remercie mes camarades évidemment Nicolas et Mathieu je vous dis à dimanche prochain avec grand plaisir et merci à vous de votre fidélité excellent dimanche également sur nos antennes communes Europe 1 et CNews et bon dimanche merci merci merci
merci merci merci merci Merci.