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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 25 septembre 2017 24 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsTravail & emploiSolidarités & familleEurope & international

Sénatoriales : "C'est un avertissement pour le gouvernement" déclare la socialiste Laurence Rossignol

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 8:06OuverteRéponse partielle

    La grande affaire du moment, c'est bien entendu la réforme du code du travail qu'avec votre parti vous contestez dans son contenu. Vous soutenez les routiers qui vont bloquer les raffineries ?

  • 8:38OuverteRéponse directe

    Vous voyez même chez les sénateurs socialistes, vous aurez sans doute du mal.

  • 9:23FerméeRéponse directe

    Il y a 4 mois, c'était votre candidat, vous avez voté pour lui ?

  • 9:35OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il vous fait peur, Jean-Luc Mélenchon ?

  • 18:11OuverteRéponse partielle

    La procréation médicale assistée, ça suscite beaucoup de débats depuis l'annonce par le gouvernement de la possibilité de l'accorder à toutes les femmes. Il y a beaucoup de voix qui s'expriment pour dire c'est quand même une réforme à laquelle il faut réfléchir à deux fois.

  • 19:44OuverteRéponse partielle

    Et les enfants issus de procréation médicale assistée, il y a des associations d'enfants issus de ces procréations médicales assistées qui ont lieu actuellement en France, donc dans un cadre légal, et qui veulent connaître leurs origines, qui disent je souffre moi de ne pas connaître celui grâce auquel je suis né. Vous le traitez comment cela ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23Invité politiqueFait
    « Le premier fait notable de cette élection toutefois, c'est la défaite de La République En Marche, puisque le parti d'Emmanuel Macron espérait bien doubler, tripler, on ne savait plus le nombre de ses sénateurs. »
  • 1:55InvitéFait
    « Il y a effectivement les baisses de dotation, la suppression des contrats aidés, qui est catastrophique parce que ça impacte aussi bien les communes que les associations qui sont vraiment dans la vie communale. »
  • 2:03InvitéFait
    « Et puis surtout, tout un discours autour d'il y a trop d'élus, il y a trop d'élus locaux, il y a trop de communes, il y a trop de tout. »
  • 4:02InvitéFait
    « À l'heure actuelle, on ne peut pas répondre oui. On viendra vous aider. Vous pouvez répondre non ? »
  • 4:10Invité politiqueFait
    « Diminution du nombre des élus ? »
  • 4:14InvitéFait
    « Limitation des mandats dans le temps. »
  • 7:14InvitéFait
    « Lourdes sanctions, en revanche, pour la République en marche, 28 sénateurs seulement, et l'obligation de former des alliances pour faire voter les futures réformes constitutionnelles du gouvernement. »
  • 9:01InvitéFait
    « Je trouve que la mise en scène d'Emmanuel Macron, elle ressemble une nouvelle fois à de la fébrilité, à une volonté de communiquer que je trouve assez déplacée. »
  • 9:18InvitéFait
    « Est-ce qu'il se préoccupe aujourd'hui qu'avec 1000 euros on va être directement percuté par les ordonnances travail ? »
  • 12:52Invité politiqueFait
    « Est-ce qu'il vous fait peur, Jean-Luc Mélenchon ? Vous le connaissez bien, vous avez passé de l'eau de venir avec lui. Est-ce qu'il vous fait peur ? Est-ce que son rapport à la démocratie vous inquiète ou pas ? »
  • 14:47InvitéFait
    « C'est la rue qui a abattu les nazis, c'est la rue qui a obtenu la reconnaissance du droit de créer des sections syndicales, c'est la rue qui a abattu le plan Juppé, c'est la rue en 2006 qui a obtenu le retrait du CPE. »
  • 15:24InvitéFait
    « Non mais ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon est à la fois historiquement faux et c'est un dérapage. »
  • 18:15InvitéFait
    « Là on veut assumer sur la question bioéthique un vrai débat, le projet politique d'Emmanuel Macron porte l'élargissement du droit à la PMA. »
  • 19:09InvitéPromesse
    « J'ai à plusieurs reprises recommandé et proposé au président et au premier ministre d'ouvrir la PMA aux couples de femmes. »

Temps de parole

  • Invité58 %
  • Laurence Rossignol18 %
  • Invité 211 %
  • Présentateur6 %

5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

L'invité politique de France Info ce matin est Laurence Rossignol, Jean-Michel Apathy.

0:10
Laurence Rossignol

Bonjour Laurence Rossignol. Bonjour. Vous avez été réélu hier, donc félicitations. Merci. Sénatrice de l'Oise.

0:16
Invité

C'était pas facile.

0:16
Laurence Rossignol

Pour le compte du Parti Socialiste. Le premier fait notable de cette élection toutefois, c'est la défaite de La République En Marche, puisque le parti d'Emmanuel Macron espérait bien doubler, tripler, on ne savait plus le nombre de ses sénateurs. Et puis ça ne s'est pas très bien passé. On écoute François Patria, chef de file de ses sénateurs La République En Marche. Il est sénateur de la Côte d'Or et hier soir il était un peu déçu.

0:38
Invité

L'élection de ce soir est un épiphénomène dans la vie politique de notre pays. Vous enjambez le résultat. Ce soir, la droite sort renforcée, que d'autres résistent bien, et que pour ce qui concerne La République En Marche, c'est une page blanche que nous avons ouverte, qui continue. Mais la première élection pour La République En Marche, ce sont les élections de 2020. C'est un signe de quelque chose, ce résultat ? C'est drôle, parce que c'est toujours le même discours. Pour ceux qui gagnent les élections, ils disent que c'est une victoire historique. Et quand ils les perdent, c'est un épiphénomène et une anecdote. C'est un avertissement pour le gouvernement. J'entends tout ce discours.

En gros, ce qu'ils se disent, c'est que c'est le vieux monde qu'aurait voté. Et En Marche, qui incarne le nouveau monde, n'était pas là. Il faut faire attention, parce que quand on perd les élections, il n'est en général pas utile d'en plus mépriser les électeurs qui n'ont pas voté pour vous.

1:28
Laurence Rossignol

Alors, ces électeurs-là, puisque c'est du suffrage indirect, ce sont les élus des communes, des départements et des régions pour l'essentiel. Les élus locaux. Les élus locaux. Qui ne sont pas contents parce qu'il y a des changements budgétaires. On revient sur des enveloppes qui ont été attribuées. C'est un peu ça, quand même, le fond de l'élection.

1:43
Invité

Les élus locaux, certes, ils ne sont pas contents, mais c'est surtout qu'ils ont l'impression qu'il y a une grande défiance du gouvernement à leur égard. Il y a effectivement les baisses de dotation, la suppression des contrats aidés, qui est catastrophique parce que ça impacte aussi bien les communes que les associations qui sont vraiment dans la vie communale. Et puis surtout, tout un discours autour d'il y a trop d'élus, il y a trop d'élus locaux, il y a trop de communes, il y a trop de tout. Et les élus locaux, ce sont avant tout des bénévoles.

Voilà, on a une espèce de représentation des élus locaux qui sont des gens qui aiment bien qu'on leur dise bonjour dans la rue, des notables, en fait, qui seraient contents. Mais 36 000 communes, c'est 35 000 au moins communes dans lesquelles c'est essentiellement des gens qui sont des militants associatifs, des syndicalistes qui, à un moment donné, ont continué leur engagement collectif en devenant élus locaux. Il faut les respecter.

2:30
Laurence Rossignol

Vous dites que ce vote-là, c'est une forme d'alerte, un signal.

2:33
Invité

C'est une alerte, ça veut dire que La République En Marche n'a pas su poursuivre son mouvement de briser les vieux partis, ce qu'ils appellent les vieux partis. Parce que normalement, si on avait eu des sénatoria le jour des législatives au mois de mai-juin, probablement on aurait eu le même mouvement. Mais là, ce mouvement s'est arrêté parce que les gens ne trouvent pas leur compte.

2:54
Laurence Rossignol

On va parler du Parti Socialiste, et c'est le deuxième groupe du Sénat. Vous avez 78, 79 sénateurs, c'est ça ? Plus de 70, voilà.

3:02
Invité

Plus de 70, dont 31 nouveaux élus hier.

3:05
Laurence Rossignol

Mais vous risquez d'exploser. Parce que certains des membres de ce groupe socialiste au Sénat veulent être plutôt accommodants avec le gouvernement, et d'autres dont vous faites partie, plutôt pas. Je résume bien la situation ?

3:16
Invité

Oui, oui, à peu près, à peu près. On va voir ça demain matin, aujourd'hui et demain matin, lors des réunions de groupe. Je crois que c'est une posture, j'entendais effectivement le président du groupe ce matin, qui disait effectivement qu'il était contre une opposition systématique. Évidemment, si vous posez la question aux sénateurs socialistes, qui sont tous des gens responsables, est-ce que vous êtes pour une opposition bête et méchante au gouvernement ? La réponse est non. Mais une opposition, oui. Est-ce que vous êtes pour être utile ? Oui. Et l'opposition, c'est pas une posture abstraite. C'est concrètement, au jour le jour, dans la vie des assemblées parlementaires.

Et je vois bien ce qu'il y a derrière. C'est la question de la réforme institutionnelle. Est-ce que les sénateurs socialistes viendront aider le gouvernement à faire la majorité 3-5ème ? À l'heure actuelle, on ne peut pas répondre oui. On viendra vous aider. Vous pouvez répondre non ? Écoutez, la réforme institutionnelle, pour ce que l'on en sait...

4:10
Laurence Rossignol

Diminution du nombre des élus ? Bon, ça... Limitation des mandats dans le temps ?

4:13
Invité

Oui, jusque-là. Limitation des mandats dans le temps. Diminution du nombre des élus ? Pourquoi pas ? Mais quand on observe la crise démocratique qu'il y a en France, la grande majorité en marche a été élue par 50% de participation. Nous, les sénateurs, on est élus sur 100% de participation.

4:30
Laurence Rossignol

C'est pas les mêmes cas électoraux.

4:32
Invité

Oui, mais ils votent.

4:32
Laurence Rossignol

Vous ne pouvez pas faire de comparaison. Mais on est obligé de voter.

4:35
Invité

Oui, enfin, on est obligé. On peut toujours voter blanc. La comparaison ne vaut pas. Oui, mais ce que je veux dire, c'est qu'il n'y en a pas qui sont davantage légitimes que d'autres. entre les députés et les sénateurs et que quand les gens votent, on a une photographie assez juste. Ce que je veux dire, c'est que dans la crise démocratique que nous connaissons en France, il va falloir, pour nous entraîner, d'autres réformes institutionnelles que simplement la baisse du nombre des sénateurs et la limitation des mandats dans le temps

5:04
Présentateur

et des députés. Pour que ce soit plus clair, je vais y arriver, un ou deux groupes, on n'a pas bien compris.

5:10
Invité

Mais je ne sais pas, c'est beaucoup trop tôt pour le dire. On verra. Enfin, il y a quand même un risque. C'est la discussion qui est ouverte. Ça, on le comprend bien. Je pense que...

5:16
Laurence Rossignol

Il y a un risque de sissure. Je pense que les socialistes,

5:18
Invité

les sénateurs socialistes, qui sont souvent des gens responsables, seraient bien inspirés, et ils vont l'être, de conserver leur rassemblement. Être le deuxième groupe au Sénat, ce n'est pas anecdotique. C'est important, parce que ça veut dire que c'est une parole, c'est une capacité d'expression, c'est un poids dans le Sénat. Donc, il faut que nous protégeons cette position dans le Sénat. Mais il faut que nous la protégeons sur une ligne claire. Et les 31 sénateurs... Vous avez proposé une ligne claire ? Oui. Les 31 sénateurs, pas seuls, on n'est plus loin, pas seuls.

5:46
Laurence Rossignol

Mais vous allez proposer, vous, une ligne claire ?

5:48
Invité

Moi, je fais partie des 31 sénateurs élus ou réélus hier. Nous avons été élus ou réélus sur un programme et aussi sur un positionnement politique qui n'est pas celui d'être les supplétifs de la République en marche. Nous avons tous affronté...

6:03
Laurence Rossignol

La logique, Laurence Rossignol, ce serait que vous soyez candidate à la présidence du groupe pour tenter d'en préserver l'unité.

6:08
Invité

Non, la logique, c'est d'abord de contribuer... Mais vous ne voulez pas le dire ici ? La logique, c'est d'abord de contribuer au rassemblement des socialistes à ce qui préserve leur unité, à une ligne claire. Et pour tout vous dire, Jean-Michel Apathy, si c'était le cas, je réserverai cette annonce à mes collègues sénateurs et non pas, avec tout le respect que j'ai pour votre émission, à un plateau. C'est une question de correction et de qualité des relations au sein d'un groupe politique.

6:33
Présentateur

Vous restez avec nous, Laurence Rossignol, il est 8h40, voici l'essentiel de l'info avec Edwige Coupez.

6:38
Invité

Et les premiers blocages de raffinerie en Normandie, devant le dépôt de Grand-Queville, près de Rouen. Les routiers de la CGT et de FO sont mobilisés contre la réforme du Code du Travail. Il y a aussi des actions en Ile-et-Vilaine, des opérations escargots sur l'A22 à la frontière belge ou encore sur l'A55 en direction de Marseille. En revanche, les barrages à Toulouse et à Caen ont été levés. Pas de bouleversement des équilibres au Sénat. La droite et le centre gardent la majorité avec 213 élus. L'EPS reste la deuxième force avec 81 élus.

Lourdes sanctions, en revanche, pour la République en marche, 28 sénateurs seulement, et l'obligation de former des alliances pour faire voter les futures réformes constitutionnelles du gouvernement. Des centaines d'Allemands dans les rues, hier soir, à Cologne, Francfort, Munich ou encore Berlin. Manifestation spontanée contre la percée historique des nationalistes de l'AFD au Bundestag. Une première depuis 1945. Angela Merkel rempile pour un quatrième mandat. L'hommage des supporters marseillais à Bernard Tapie, l'ancien dirigeant de l'OM atteint d'un cancer. Une grande banderole a été déployée dans les tribunes hier soir lors du match contre Toulouse.

Victoire 2-0 de l'OM avec à la clé et une cinquième place au placement pour Marseille.

8:00
Présentateur

Laurence Rossignol réélue sénatrice PS de l'Oise hier et l'invité de France Info Jean-Michel Apathy.

8:06
Laurence Rossignol

La grande affaire du moment Laurence Rossignol c'est bien entendu la réforme du code du travail qu'avec votre parti vous contestez dans son contenu. Vous soutenez les routiers qui vont bloquer les raffineries ?

8:17
Invité

Non, je ne soutiens pas les routiers qui vont bloquer les raffineries je ne soutiens pas les blocages ce que je soutiens c'est la nécessité du dialogue et de la négociation et ce que j'observe c'est qu'il y a effectivement toujours des résistances importantes quand il s'agit de remettre en cause. La négociation a eu lieu

8:32
Laurence Rossignol

ceci dit.

8:33
Invité

La négociation a eu lieu mais probablement pas suffisamment pour que plusieurs syndicats de routiers... Mettre tout le monde

8:38
Laurence Rossignol

d'accord c'est difficile vous voyez même chez les sénateurs socialistes vous aurez sans doute du mal.

8:42
Invité

Je ne soutiens pas les routiers mais je soutiens le dialogue que le gouvernement doit entamer avec eux.

8:48
Laurence Rossignol

Une partie de la gauche était dans la rue samedi pour manifester contre ces ordonnances il se trouvait notamment dans le carré de tête l'ancien candidat du parti socialiste à l'élection présidentielle Benoît Hamon on l'écoute.

9:01
Invité

Je trouve que la mise en scène d'Emmanuel Macron elle ressemble une nouvelle fois à de la fébrilité à une volonté de communiquer que je trouve assez déplacée je trouve qu'il manque de respect à l'égard des millions de français qui sont inquiets des conséquences que vont avoir les textes qu'il écrit lui sur leur propre vie. Est-ce qu'il se préoccupe aujourd'hui qu'avec 1000 euros on va être directement percuté par les ordonnances travail ?

9:23
Laurence Rossignol

Il y a 4 mois c'était votre candidat vous avez voté pour lui ? Oui. Ça vous fait drôle de le retrouver dans la manif ?

9:28
Invité

Drôle je ne sais pas en tout cas je pense qu'il se trompe voilà et je pense que ce qu'il a imprimé comme mouvement de sa part à la fois d'abord avec son rassemblement du 1er juillet et puis maintenant en allant manifester avec Jean-Luc Mélenchon n'est pas une voix pour la gauche que nous représentons voilà je ne vois pas quelle parole il va pouvoir faire entendre à côté de Jean-Luc Mélenchon Benoît Hamon dénonçait la communication mais il est pris entre deux communications parce qu'il manifeste aux côtés d'un dirigeant politique qui n'est pas en retard non plus en matière de communication et de politique spectacle mais ça dit la force

10:06
Laurence Rossignol

ah c'est de la politique spectacle samedi en les rues

10:08
Invité

non Jean-Luc Mélenchon est un bon est un bon acteur de la vie politique et en ce sens où il ne rechigne pas à être lui-même très communiquant mais la il offre un beau spectacle quand il part voilà ce que je voulais dire je n'ai pas réduit

10:26
Laurence Rossignol

Mélenchon à la politique spectacle la présence de Benoît Hamon c'est-à-dire la force d'attraction aujourd'hui de Jean-Luc Mélenchon et à gauche aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon il écrase complètement le parti socialiste

10:34
Invité

oui tant qu'on n'a pas nous trouver notre espace régler ce que vous évoquiez tout à l'heure c'est-à-dire où sommes-nous par rapport à ce gouvernement est-ce que nous sommes dans une complaisance béate ou est-ce que nous ou est-ce que nous sommes à l'égard de ce gouvernement exigeant comme nous devons l'être à l'égard de tous les gouvernements nous avons déjà été dans l'opposition

10:55
Laurence Rossignol

Didier-Guillaume de vous caricaturer est-ce que vous êtes pour une opposition bête et méchante et puis là vous parlez de complaisance béate

11:00
Invité

je n'ai pas évoqué Didier-Guillaume non mais je n'ai évoqué personne est-ce que notre espace politique c'est de venir à côté de la République en marche donner au gouvernement le coup de main dont il a besoin pour des réformes qui pour le moment ne sont pas des réformes qui semblent satisfaire et aller dans le bon sens moi nous sommes tous pour les réformes mais des réformes justes or ce que l'on observe c'est que dans la politique du gouvernement le haie de droite et de gauche le plateau de la balance et de droite est extrêmement lourd et le plateau de la balance et de gauche pour le moment le gouvernement n'y a pas mis grand chose pendant que vous

11:36
Présentateur

tergiversez ou réfléchissez Jean-Luc Mélenchon lui il avance avec lui c'est simple c'est clair il a fait une OPA sur la gauche et plus vous attendez plus vous le laissez occuper le terrain

11:50
Invité

Jean-Luc Mélenchon il occupe un espace à gauche il occupe tout l'espace alors il occupe tout l'espace non il n'occupe pas tout l'espace il occupe l'espace médiatique il occupe l'espace de l'expression politique il a occupé samedi l'espace de la rue également mais l'histoire de la gauche en France c'est l'histoire du rassemblement et de la réunion dans un seul mouvement de la gauche et radicale incarnée par Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui incarnée hier par le parti communiste et d'une gauche réformiste social-démocrate républicaine quand ces deux gauches sont divisées elles ne gagnent jamais ce qu'avait fait François Mitterrand ça a été de les rassembler ce que nous avons fait en 2012 c'est peut-être qu'en train

12:33
Laurence Rossignol

de faire Jean-Luc Mélenchon il commence à avoir des socialistes avec lui

12:37
Invité

il a Benoît Hamon mais il a Benoît Hamon c'est le candidat du parti socialiste à la dernière élection présidentielle il a le candidat du parti socialiste qui a fait un score dans lequel le parti socialiste n'a pas retrouvé toute sa force

12:52
Laurence Rossignol

Est-ce qu'il vous fait peur Jean-Luc Mélenchon ? Vous le connaissez bien vous avez passé de l'eau de venir avec lui Est-ce qu'il vous fait peur ? Est-ce que son rapport à la démocratie vous inquiète ou pas ?

13:02
Invité

Je pense que Jean-Luc Mélenchon n'a pas le même rapport que moi à la démocratie et quand nous étions amis enfin politiquement engagés ensemble c'est une discussion que nous avons eue souvent ensemble Jean-Luc Mélenchon pense que la démocratie est un moyen mais ce n'est pas une fin moi je pense que la démocratie est une fin parce que la démocratie implique et détermine ce qui se passera ensuite je ne connais aucune expérience dans l'histoire qui ait pu enjamber les questions démocratiques et qui ait été positif pour les peuples quand on sait mieux que le peuple ça se finit en général toujours très mal pour le peuple mais c'est un vieux courant le courant de l'avant-garde et que Jean-Luc Mélenchon reprend à son compte Mais c'est quoi la fin

13:43
Présentateur

pour lui alors ?

13:45
Invité

Je crois que l'objectif de Jean-Luc Mélenchon c'est la crise politique et d'ailleurs c'est un des problèmes et la difficulté et le rôle que nous devrons jouer même si je sais qu'aujourd'hui on est encore en train de trouver nos marques pour ce rôle c'est qu'entre à la fois Emmanuel Macron qui manifeste à l'égard des corps intermédiaires des contre-pouvoirs une relation très distante et Jean-Luc Mélenchon qui pense que la marche à la crise est aujourd'hui d'actualité Il veut provoquer la crise vous voulez dire ?

Écoutez je crois quand Jean-Luc Mélenchon dit voilà son objectif c'est la chute du gouvernement la dissolution de l'Assemblée nationale c'est une crise politique pour ma part je pense que notre pays a encore beaucoup de difficultés à surmonter le chômage la pauvreté les tensions le Front National en embuscade je suis certaine que la crise politique est un risque pour notre pays aujourd'hui et on ne peut pas suivre Jean-Luc Mélenchon dans cette voie là

14:41
Laurence Rossignol

On l'écoute Jean-Luc Mélenchon c'était samedi à Place de la République un propos qui a fait polémique on l'écoute

14:47
Invité

C'est la rue qui a abattu les nazis c'est la rue qui a obtenu la reconnaissance du droit de créer des sections syndicales c'est la rue qui a abattu le plan Juppé c'est la rue en 2006 qui a obtenu le retrait du CPE c'est la rue toujours qui porte les aspirations du peuple français lorsqu'il ne peut les faire entendre autrement

15:12
Laurence Rossignol

Pendant tout le week-end beaucoup de responsables politiques dirigeants gouvernementaux notamment ont reproché à Jean-Luc Mélenchon d'avoir introduit les nazis dans sa longue énumération de la rue

15:22
Invité

Non mais ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon est à la fois historiquement faux et c'est un dérapage il s'est laissé emporter dans son propos en même temps Pourquoi c'est un dérapage ? Parce qu'à un moment donné il dit quelque chose qui est historiquement faux Jean-Luc Mélenchon est historiquement informé il est cultivé donc c'est un propos qui va au-delà au-delà de ce qui est raisonnable à dire mais pour autant c'est pas une faute horrible voilà c'est un dérapage c'est faux il n'y a pas de quoi en faire non plus un problème politique énorme Mais il l'a justifié

16:00
Laurence Rossignol

Jean-Luc Mélenchon hier

16:01
Invité

il parle de diversion Bien sûr il fait partie de ces responsables politiques qui jamais ne disent excusez-moi je me suis trompé Il devrait le dire là Oui je pense qu'il devrait dire voilà ce que j'ai dit est historiquement faux pour autant c'est aussi le mouvement social qui a affronté le nazisme la résistance voilà mais sauf que je crois qu'il a fait un raccourci de la résistance à la rue qui était faux

16:22
Présentateur

voilà Vous restez avec nous Laurence Rossignel il est 8h50 l'essentiel de l'info Edwige Coupez

16:28
Invité

Et c'est historiquement juste l'entrée des nationalistes allemands au Bundestag c'est une première depuis la fin de la seconde guerre mondiale le parti anti-immigration et anti-euro l'AFD enregistre plus de 13% des voix il atteint même 23% dans l'ex-Allemagne de l'Est Angela Merkel réélu malgré tout pour un quatrième mandat se voit sanctionnée pour sa politique d'accueil des réfugiés Emmanuel Macron lui subit son premier revers électoral loin du raz-de-marée des législatives La République En Marche n'obtient que 28 sièges au Sénat la majorité de droite et du centre elle est renforcée avec 213 élus le PS résiste et les communistes conservent leur groupe barrage d'ores et déjà levé à Caen et à Toulouse distribution de tracts à défaut de blocage devant le port de Gennevilliers près de Paris et puis faible mobilisation devant le dépôt pétrolier de la MED près de Marseille début en demi-teinte du mouvement des routiers contre la réforme du code du travail une quarantaine d'actions sont en cours affirme le syndicat FO Transport elle aimait encore tourner au cinéma parce qu'on s'y amuse et qu'on s'occupe bien de nous Gisèle Kadatsu la doyenne des comédiens français est morte hier soir à l'âge de 103 ans elle avait tourné avec de nombreuses vedettes au cinéma de Rému à Gabin ou encore avec Depardieu c'était en 2010 dans la tête en friche

17:51
Locuteur non identifié

France Info

17:55
Présentateur

Laurence Rossignol sénatrice PS de Loise et notre invité ce matin Jean-Michel Apathy

17:59
Laurence Rossignol

vous avez été pendant pratiquement deux ans ministre de la famille dans le gouvernement de Manuel Valls Laurence Rossignol et ce débat qui vient sur la PMA doit vous intéresser tout particulièrement on écoute le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner qui était hier l'invité de France Info et de France Inter

18:15
Invité

là on veut assumer sur la question bioéthique un vrai débat le projet politique d'Emmanuel Macron porte l'élargissement du droit à la PMA je pense qu'il faut effectivement légaliser encadrer mais il faut assumer d'être offensif sur ce sujet c'est pas forcément le fait d'avoir un père et une mère qui font la structure familiale

18:34
Laurence Rossignol

alors la procréation médicale assistée ça suscite beaucoup de débats depuis l'annonce par le gouvernement de la possibilité de l'accorder à toutes les femmes il y a beaucoup de voix qui s'expriment pour dire c'est quand même une réforme à laquelle il faut réfléchir à deux fois

18:48
Invité

mais ça suscite beaucoup de débats depuis 5 ans moi j'étais pendant 3 ans ministre des familles de l'enfance et des droits des femmes 3 ans ? 3 ans

18:55
Laurence Rossignol

je croisais 2 ans

18:57
Invité

non 2014-2017 2014-2017 et pendant ces 3 années c'était un sujet qui revenait de manière récurrente moi-même j'ai à plusieurs reprises recommandé et proposé au président et au premier ministre d'ouvrir la PMA aux couples de femmes parce que ce n'est plus une question éthique non je pense que c'est une question politique maintenant c'est comme si on avait dit que comment vous dire les questions éthiques et les lois bioéthiques sont des processus législatifs très long très très long mettre la PMA dans les lois bioéthiques c'est s'assurer que ça va prendre beaucoup beaucoup de temps maintenant il faut assumer est-ce qu'on est favorable à lever cette discrimination à l'égard des couples de femmes puisque les couples hétérosexuels eux n'ont accès ou pas

19:44
Laurence Rossignol

et les enfants issus de procréation médicale assistée il y a des associations d'enfants issus de ces procréations médicales assistées qui ont lieu actuellement en France donc dans un cadre légal et qui veulent connaître leurs origines qui disent je souffre moi de ne pas connaître celui grâce auquel je suis né

20:00
Invité

oui mais ce débat là

20:01
Laurence Rossignol

vous le traitez comment cela

20:03
Invité

mais bien sûr que j'entends ces demandes et ces souffrances mais elles existent déjà dans le cadre de la procréation médicalement assistée pour les couples hétérosexuels mais on n'en parle jamais il y a toute une série de courants politiques en particulier autour de la manif pour tous qui reprend des couleurs et de la vigueur dès qu'on parle PMA qui d'ailleurs mélange tout procréation médicalement assistée gestation pour autrui

20:26
Laurence Rossignol

on parle de la PMA

20:27
Invité

moi je parle de la PMA mais à dessein ils mélangent tout mais la réalité c'est que ces courants politiques philosophiques religieux sont déjà hostiles à la PMA pour les couples hétérosexuels

20:39
Laurence Rossignol

je vous parle des enfants issus de PMA mais des enfants issus de PMA qui sont regroupés en associations qu'on entend très peu et qui disent moi je souffre de ne pas savoir quel est l'homme qui est à l'origine de ma vie qu'est-ce qu'on leur répond

20:50
Invité

alors à cela on leur répond qu'effectivement il y a un débat sur la levée du secret des origines qui concerne tous les enfants nés par PMA mais que ce n'est pas le même sujet que celui d'ouverture aux femmes écoutez j'ai pendant trois ans travaillé sur ces sujets je ne sais pas voilà je vous le dis très clairement je ne sais pas

21:09
Laurence Rossignol

comment on peut s'engager dans la PMA si on n'a pas tranché ce débat là

21:13
Invité

on est déjà on est déjà engagé dans la PMA

21:16
Laurence Rossignol

des milliers de couples hétérosexuels aujourd'hui comment peut-on s'engager dans la procréation médicale assistée pour toutes les femmes si on n'a pas tranché ce débat de l'anonymat des donneurs de sperme

21:28
Invité

ce n'est pas honnête d'ouvrir le débat sur la levée du secret des origines à propos de l'ouverture de la PMA aux couples de femmes alors que ce débat là existe aujourd'hui pour les couples hétérosexuelles pourquoi on pourrait en fin de compte continuer pour les hétérosexuelles sans traiter le sujet de la levée du secret des origines mais subitement lorsqu'il s'agit des femmes alors là ça deviendra un obstacle non il faut le traiter globalement mais on ne peut pas mélanger les deux débats et ce n'est pas plus un obstacle pour les femmes les couples de femmes que ça ne pourrait l'être pour les couples hétérosexuels

21:59
Présentateur

Laurence Rossignol Alexis Corbière de la France Insoumise a la bonne idée de nous regarder ou de nous écouter et il vient de tweeter au sujet des excuses que vous demandez à Jean-Luc Mélenchon suite à ses propos de ce week-end Laurence Rossignol et les excuses du PS pour sa politique catastrophique c'est pour quand ? Qu'est-ce que vous auriez envie de lui répondre ?

22:19
Invité

Je vais d'abord répondre à Alexis Corbière que je n'ai pas demandé d'excuses à Jean-Luc Mélenchon les excuses c'est une démarche morale vous avez dit qu'il serait bien inspiré

22:28
Laurence Rossignol

d'en faire

22:28
Invité

non je n'ai pas parlé d'excuses il dit je me suis trompé je me suis historique vous avez raison ce n'est pas la même chose et les excuses c'est une démarche morale c'est quand on a on présente des excuses quand on a offensé quelqu'un là Jean-Luc Mélenchon n'a offensé personne il a fait une faute historique et j'ai même rajouté au cas où Alexis Corbière n'aurait pas tout entendu et je pense que ça ne mérite pas les 48 heures qu'on a passées là-dessus parce qu'on en fait tous des fautes historiques on a tous des imprécisions c'est tout ce que je dis en ce qui concerne les excuses du PS même réponse nous n'avons pas fait de faute morale

23:00
Laurence Rossignol

Oui mais quand même la réaction d'Alexis Corbière montre bien que le débat est assez vif à gauche ce que vous disiez même avant de la relation de Jean-Luc Mélenchon à la démocratie peut nourrir un débat entre vous tout de même intéressant on voit bien qu'il y a deux familles et une fracture assez importante

23:18
Présentateur

Irréconciliable Qui c'est qui disait ça ? Je ne sais plus Manuel Valls Ah c'est ça vous avez raison Bruce Non c'est irréconciliable parce que tout à l'heure vous aviez l'air de dire que oui il pourrait y avoir un dialogue entre vous

23:30
Laurence Rossignol

Mais ça n'a pas l'air facile quand on voit les réactions

23:32
Invité

C'est pas un dialogue facile c'est pas à mon avis le moment de ce dialogue mais inéluctablement la gauche a toujours été confrontée au dialogue entre ces deux branches et quand elle n'a réussi gagner et fait avancer le pays que quand elle a su dénouer ce dialogue par quelque chose de positif quand la gauche s'observe et ne se parle pas il n'en sort rien de bon

23:51
Présentateur

Merci beaucoup Laurence Rossignol Merci d'avoir été notre invitée ce matin sur France Info

Sénatoriales : "C'est un avertissement pour le gouvernement" déclare la socialiste Laurence Rossignol — Laurence Rossignol · Pourquijevote