Du concret !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Ça me conforte dans mon idée que il doit y avoir du concret au collège. Réparé, cuisiner, jardiner. Rosanna on est à Vieux Condé dans le nord et ça se voit tout de suite parce que l'espace jeunesse ici s'appelle la salle germinale.
Vous accueillez les jeunes d'abord sur du loisir, sur les vacances mais aussi parce qu'il y en a beaucoup qui sont décrocheurs pour essayer de les faire recoller à l'école ou au boulot. Par rapport au décrochage scolaire, on va les accompagner euh sur la formation jeunesse grâce à Rosano. Recherche de stage, recherche d'emploi, première inscription à la mission locale et avoir tout accompagnement individualisé.
Quand il y a un gamin qui va pas au collège, on vous l'envoie et vous le prenez pendant une semaine. Mais est-ce que ça marche ? J'en ai eu l'exemple avec Matthéo qui a découvert le la soudure au niveau des services techniques de la commune de son retour au collège avec une obsession, c'était de partir dans la soudure et est parti dans ses études de lycéens en tant que soudeur.
Donc ça lui a donné une passion, un déclic et il s'est accroché à ça. Exactement. C'est vraiment un déclic et c'est l'accroche qui a permis aux jeunes que voilà ils soit accroché au système scolaire.
Vous avez encore d'autres exemples. J'aime bien qu'on me donne des exemples moi. Alors on a Nina aussi.
Nina qui est décroché scolaire et puis qui ne trouvait pas sa voix et finalement elle a demandé à faire un stage. On lui a on l'a aidé à trouver ce stage et dans son stage elle a été notée bien partout. Mais c'était quoi comme stage ?
Elle a fait un stage en école maternelle et elle a trouvé ça génial. Elle a été présente à l'heure, elle est elle a été présente tous les jours, proactive et elle a découvert sa voix, je suis sûre. On a eu Tangi donc jeune qui était vraiment décrocharire qui est parti dans les métiers du logistique et aujourd'hui Tangy habite Martig et Tangi est responsable au niveau d'une grosse société.
Léo qui qui a cette passion de démonter les mobylettes et les scooters de ses copains. Il a eu l'opportunité d'aller faire un stage chez un garagiste de la ville de Vieux Condé. Il a découvert sa passion et le garagiste a été très satisfait de l'avir et c'est une double récompense pour lui parce qu'il s'est donné et en même temps de l'autre côté, il a eu de la reconnaissance.
Ça c'est tous des gamins qui sont au collège qui galèrent, euh qui se considèrent bons à rien et euh qui trouvent pas leur place. Et là quand vous les reprenez, vous les mettez au boulot. Dès qu'on leur donne du concret, certains gamins voà ne sont pas fait pour être assis pendant 6h ou 5h à écouter un prof.
Mais les mettre sur du concret, leur donner de la pratique et leur donner des petites responsabilités même à un certain âge, là ils sentent valorisé et ils ont souvent la reconnaissance des professionnels qui les accompagnent des fois sur cette semaine là. Ça me conforte dans mon idée que il doit y avoir du concret au collège réparé, cuisiner, jardiner, que on doit pas être seulement dans l'intellectuel mais aussi dans le maniel et dans l'intelligence de la main. On sait très bien que les résultats ne vont pas se faire en 5 ou 6 mois.
On travaille comme tu dis, c'est de l'humain mais voilà le résultat se paye au bout de quelques années. Nous l'exemple concret qu'on a ici qu'on accompagne un jeune, il se fait des fois quand ils arrivent à un certain âge, quand ils deviennent parents en disant "Tu as toujours été là pour nous, tu as jamais lâché et aujourd'hui c'est grâce à toi." J'ai dis moi je leur dis souvent, c'est pas grâce à moi que tu as réussi, moi je t'ai montré un chemin, je t'accompagnie et après tu l'as suivi ce chemin, c'est tout.
Merci pas seulement pour le témoignage, mais aussi pour votre travail de tous les jours.
François Ruffin