Projet de réforme Bayrou : faut-il geler les dépenses publiques pendant un an ? - Le débat du jour
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Les vraies voix sud radio, le grand débat du jour. François Baou a présenté hier son projet de refonte de l'administration territoriale de l'État. Au centre de cette réforme, un renforcement du rôle des préfets et une proposition choc qui suscite la controverse.
Instaurer une année de blanche pour les dépenses publiques avec notamment un gel partiel des prestations sociales. L'ambition est claire. Gagner en efficacité et limiter le gaspillage.
Mais à quel coup est-ce une réponse lucide à l'urgence budgétaire ou une pression supplémentaire sur les plus vulnérables ? Il faut faire 50 milliards d'économies. Certains parlementaires proposent de toucher les grandes fortunes.
Pour d'autres, il faut geler les aides sociale. Faites vos jeux. La question sur le compte X du Sud Radio de Sud Radio.
Et pour notre débat, la voici. Projet de réforme Bairou. Faut-il geler les dépenses publiques pendant 1 an ?
Pour l'instant, vous dites oui à 66 % donc non à 34 hein. Il y a pas de Voilà. Donc vous êtes plutôt Oui.
Oui. Non mais il faut le préciser parce que des fois il y a des nœuds se prononcent pas et cetera. Donc plutôt option serrer la ceinture.
Mais si vous avez envie d'enlever un cran, vous continuez de voter sur le compte X ou ou si vous voulez resserrez aussi hein. Les deux ça marche. Ouais.
Chacun son truc hein. Alors Benoît Perin, je vais vous reposer la question pour que vous étayiez un petit peu ce que vous nous avez dit juste avant la coupure hein. Pour vous c'est tant une mesure de bon sens bon sens pardonnez-moi qu'une stratégie à haut risque social cette histoire.
Alors oui, stratégie de de bon sens. Pourquoi ? Le le sujet est assez simple, c'est queon a tout le monde le sait des gros problèmes budgétaires et on sait de l'autre côté qu'on a de gros problèmes politiques.
C'estàd qu'on peut finalement on peut pas faire voter grand-chose. Donc du coup, il faut se tourner vers les solutions les plus avec le plus d'impact, c'estàdire celles qui permettent de réduire considérablement les dépenses de l'État et en même temps des mesures qui soient les plus acceptables possibles pour finalement quasiment tous les Français. Donc l'année blanche c'est quoi ? très simple, c'est qu'on se dit voilà, on a 1700 milliards de dépenses en 2025 et bien on en aura exactement autant en 2026.
Alors pourquoi on dit que c'est un effort budgétaire ? C'est un effort budgétaire parce qu'en fait la dépense publique si vous ne faites rien en fait elle augmente tous les ans avec l'inflation pas seulement avec l'inflation. Vous avez totalement raison.
Deux avec un certain nombre de prestations sociales qui sont indexées automatiquement sur l'inflation. Vous avez les retraites qui sont qui sont indexées sur l'inflation. Vous avez aussi naturellement la revalorisation des traitements des fonctionnaires.
Comme vous le savez, il y a une part de de la rémunération des fonctionnaires qui est basée sur l'ancienneté. Donc par définition, ça monte mécaniquement. Et enfin, vous avez ce qu'on appelle des plans pluréannuels de dépenses typiquement sur la sur la le ministère de la défense où on s'engage chaque année à dépenser un peu plus.
Donc autrement dit, si on ne fait rien, la dépense publique augmente naturellement. Donc le fait de geler la dépense publique, c'est simplement de dire voilà on arrête cette espèce de mécanique infernale et on se dit voilà, on stoppe la dépense et pour se faire il y a plusieurs leviers. Pardon ?
Sauf s'il y a le Covid ou sauf s'il y a la guerre, mais enfin c'est une autre histoire. Ouais. Alors si on a le Covid de la guerre, bah c'est le problème en fait du du couple qui a un problème de chaudière.
C'estàd que le problème c'est que un couple qui a un problème de chaudière, normalement il fait des économies pour justement mettre de côté au cas où il y a une crise. Le problème de la France c'est qu'on met jamais de côté. On passe son temps en fait à payer le train de vie de l'État et du coup on n' pas un COPEC si jamais il y a un événement inattendu.
Alors il y a Jean-Philippe Tangui du RN qui dit "C'est le degré zéro de la gestion politique. Si c'est pour faire cela, autant remplacer le ministre des finances par chat GPT qui gérera tout aussi mollement les comptes de la nation. Qu'est-ce que vous en pensez vous ?
Anne Loren en fait c'est ça la question, c'est où est-ce qu'on va geler ? Qu'est-ce qu'on va geler ? Qui va en pâtir ?
Et est-ce que c'est vraiment stratégique de geler tout le monde à la même échelle alors que il y a évidemment des secteurs dans lesquels la dépense c'est essentielle ? On parlait justement du ministère de la défense, on peut pas les signer là-dessus dans le contexte actuel. Je pense aussi que ça va avoir la santé aussi par exemple.
La santé évidemment, on l'a vu aussi on parlait du Covid tout à l'heure, voilà, on s'est retrouvé bien face au mur au moment où c'est arrivé. On est un peu un peu les les sigales dans tout ça et donc évidemment faut pas faut pas se laisser se laisser avoir par ces ces belles formules d'années blanche ou parce qu'en fait le constat tout le monde le fait. Les Français ont bien compris déjà on parle de se serrer la ceinture et le font déjà tous en fait.
Enfin on le fait déjà tous. Donc voilà c'est juste une stratégie de com. On va se serrer la ceinture ça va aller mieux.
Tout le monde sait qu'on va passer par là. Mais après voilà faut voir faut voir parce que les dépenses de sés on peut pas faire autrement avec le vieillissement de la population. Est-ce que ça va pas aussi avoir un impact sur la consommation derrière ?
Est-ce que derrière on va aussi alléger les impôts sur les entreprises pour qu'elles puissent produire plus ? Voilà, c'est c'est il y a plein de s dans cette année blanche. Alors, Rosie Bordé, vous vous êtes élu en ruralité hein, donc vous allez pouvoir nous parler justement de l'impact que ça pourrait avoir ce gel par exemple de certaines prestations sociales sur le peuple objectivement ou les guux comme les appellerait Alexandre Jardin.
D'abord, pardonnez-moi euh la dépense, je pense qu'il faudrait peut-être voir déjà au sein de l'État parce qu'aujourd'hui il y a une dépense extraordinaire concernant les fonctionnaires, les 1000 feuilles administratifs. Enfin, donc je peux dérouler hein, on en a pour un moment donc je pense déjà il faudrait peut-être regarder par là l'année blanche. Oui, je pense que c'est c'est utile compte tenu de la situation au sein de nos instances, la débandade total de nos élus.
Donc pour voter quelque chose effectivement je pense que le premier ministre a peut-être raison. C'est plus sage de mettre une allée blanche. Maintenant pour revenir à votre question euh Judite concernant la ruralité euh élue dans la ruralité oui forcément qu'il va avoir une répercussion sur euh sur nous sur le le terrain.
Donc il va falloir gérer. On gère déjà nous les cantines. Le quotidien.
Ouais exactement. Alors plus précisément les réalit les les ruralités c'est plus les localités en fait. Exactement.
On voit déjà que les subventions sont en train de de diminuer et que ça va être ça va aller encore plus dans ce sens-là, moins de subvention. Donc les entreprises pour s'installer, pareil hein, il faut alléger les charges pour que les entreprises puissent s'installer et embaucher pour le développement économique. Donc je pense que on peut énumérer comme ça beaucoup de choses, mais moi je partirai vraiment sur cette 1000 feuille administrative et surtout sur le nombre de fonctionnaires aujourd'hui et l'utilité.
Peut-être qu'il faut avoir une vraie réflexion hein sur la situation de la France avec des gens qu'on paye. Les anciens présidents de la République, les anciens ministres, tout ça ça coûte énormément d'argent. Énormément d'argent mais mais ça doit être quelque chose d'un peu plus global aussi.
Mais c'est toujours payer. Benoît Perin, est-ce que est-ce que dans cette euh option, on l'a compris, alors appelons-le année blanche, gel des dépenses et cetera et cetera, est-ce que forcément il y a une obligation de faire un choix politique ? Est-ce que finalement vous ne dites pas vous, il y a une réalité et il n'est pas question de dire je privilégie ça ou privilégie pas.
Oui, quand même, c'est un choix politique avant tout. Alors, c'est un choix politique avant tout. Maintenant, faut reconnaître quand même que c'est une solution de facilité mais c'est une solution de facilité.
C'est la solution de facilité, c'est l'année blanche. C'est qu'en fait on décide rien. Il y a pas de choix politique au sens où ben par définition en fait on laisse les choses en l'état.
D'où le choix politique à laou c'est pas faux. Mais la la difficulté de cette solution, c'est qu'on sait que elle est temporaire et surtout elle permet à peu près parce que c'est quand même il faut parler chiffres de d'économiser à peu près 20 milliards sur l'effort budgétaire qui est demandé de 40 milliards. Donc c'est à peu près 50 % de l'effort peut être fait quasiment en une seconde en gélant une fois toutes les dépenses de l'État.
Donc c'est quand même très efficace mais il faut pas se contenter de ça parce qu'effectivement si vous contentez de ça un vous n'arrivez pas à ces fameux 40 milliards et deux de toute façon ce sont pas des économies structurelles. Madame a raison euh les économies structurelles c'est quoi Rosie Bordet ? Ouais Rosie Bordet a raison.
Euh les économies structurelles c'est quoi ? C'est évidemment regarder les retraites, c'est évidemment regarder la santé, c'est évidemment regarder le budget des collectivités locales, c'est de regarder le budget de la sphère sociale parce que la sphère sociale, c'est quand même 50 % de la dépense publique. L'État, c'est 30 % de la dépense publique.
Les collectivités locales, c'est 20 % de la dépense publique. Donc autrement dit, on peut pas se contenter de ça et et je vais même aller plus loin, le drame, c'est que surtout on peut pas se contenter de ça sur les années à venir. Comme vous le savez, simplement pour stabiliser la dette aux alentours de 110 % du PIB, on doit faire à peu près 120 milliards d'économies sur les années qui viennent.
Donc de toute façon, euh cette année blanche, elle va très probablement de toute façon se renouveler année après année parce que on a des efforts considérables à faire simplement pour encore une fois maintenir le niveau de la dette par rapport à notre PIB à 110 %. Donc effectivement, il faut bien avoir conscience que on est presque au début des efforts simplement pour atteindre nos objectifs à la fois de dette et de déficit. Bon, on peut se reposer la question que posait Rosie Bordé au départ, Anne Laoren, par exemple, comment ça se fait qu'on va pas couper directement dans les dépenses euh sur sur les effectivement les salaires qu'on vit qu'on qu'on verse encore aux anciens ministres ou le nombre de députés ou je ne sais quelle administration très lourde finalement, euh beaucoup de fonctionnaires, on le sait aussi, qui coûtent très cher à l'État.
Pourquoi est-ce que ça serait toujours les mêmes qui trinquent ? On parlait de de solution de facilité, c'est clairement ça. C'est sûr que c'est plus facile de dire "On va couper pour tout le monde" alors que ça va avoir un effet pinut sur le le la dette globale, sur le déficit global.
Donc donc oui, c'est plus facile que de s'attaquer au vrais problèmes. Il y a un sujet dont on n pas parlé, on parlait de dépense sociale mais aussi un gros sujet sur l'immigration. Encore une fois euh on va on va dire encore que valeur actuelle radote sur l'immigration, mais c'est un vrai sujet.
Il y a beaucoup de beaucoup de dépenses inutiles aussi là-dedans et on s'inflige quelque chose un peu gratuitement quoi. C'est souvent évoqué d'ailleurs, on parlait des dépense sociale mais c'est souvent évoqué sur les protections sociales offertes au aux personnes d'autres pays. On parle de la CME.
Voilà. Et et ça fait partie des débats en tout cas. Un moment donné, il faut arrêter parce qu'aujourd'hui tout est relié à l'immigration.
Dès qu'il y a un problème, mais on ramène quand même le sujet le sujet sur l'immigration. Donc je pense il faut arrêter un moment et se poser aussi des bonnes questions. Donc l'immigration, bon moi je vais aller plus loin.
C'est vrai qu'on accueille, les gens arrivent illégalement et cetera, on accueille les gens. Mais si on on essayait de maintenir ces gens-là, bien sûr qu'il y a les guerres, bien sûr qu'il y a euh beaucoup de choses qui se passent sur les continents, je parle plutôt du continent africain que je connais un peu. Donc si on arrivait à développer ce pays pour que les migrants restent chez eux, moi dans dans ma commune, on accueille des migrants mineurs non accompagnés.
Donc vous croyez que ces petits jeunes là, il y en a 12 de 9 ans à allez on va dire 17 ans parce que quand ils sont majeurs, ils restent plus là. Vous croyez que ça ça leur fait plaisir de vivre encadré tout le temps et d'être toujours de l'autre côté de la barrière en regardant ce qui se passe de l'autre côté justement dans dans le village lorsqu'il y a une fête et cetera. On essaie de les un les inclure ?
Donc moi, je vais vous dire une chose. Je sais pas une maman africaine quand elle est enceinte, est-ce qu'elle se dit "Je fais à manger pour les poissons qui sont dans la Méditerranée ?" Non, à un moment il faut arrêter.
Je pense qu'il faut vraiment mettre le problème. Réglons les problèmes et arrêtons aujourd'hui avec l'immigration. Aujourd'hui, il y a pas d'immigrés.
Les restaurants ne fonctionnent pas. Donc à un moment Oui, bien sûr qu'il y a un coup. Mais mettons les Français au travail, pardon.
Peut-être là, je suis pas du bon côté, mais mettons les Français au travail, payons les gens, payons les gens euh avec leur vraie valeur du travail, donnez-leur la façon. Moi, je ne supporte pas de voir les Français qui travaillent, les les travailleurs pauvres qui dorment dans leur voiture. Vous trouvez ça normal ?
Pourquoi il dort dans la voiture ? Ils dorment dans la voiture précisément parce que le salaire le travail ne paye pas le salaire ne paye pas. Pourquoi le salaire ne pay pas ?
Il faut aller au bout du raisonnement parce que vous avez beaucoup de charges sociales qui qui servent justement à financer un certain nombre de prestation sociale presque sans limite pas forcément les migrants actuellement village pas messieurs monsieur merci. Nous avons une auditrice qui est en ligne au 0826 300300. On rejoint Marie-Christine qui nous appelle de nos gens le roi et qui est avec nous pendant toute l'émission.
Marie-Christine. Voilà, c'est à vous. Bon, vous en pensez quoi ?
Vous êtes plutôt du genre à dire il faut quand même qu'on se serre la ceinture ou alors arrêter, c'est toujours les mêmes qui faut nous qui faisons les efforts. Allô ? Est-ce que vous nous entendez ?
Allô ? Vous m'entendez ? Oui.
Oui, parfait. Alors, vous êtes plutôt du genre Oui. à vous serrer la ceinture ou à dire euh ben c'est toujours les mêmes qui sont obligés de faire des efforts.
Bah, écoutez, euh vous avez euh monsieur Périn de contribuable associé que je salue parce que je suis adhérente de cette association de Cupc. Merci madame. Voyez monsieur Perin, merci beaucoup.
C'était donc elle. Merci. Je plaisante, je plaisante.
Est-ce que je vous dis que c'était elle l'auditrice de Sud Radio. Non. Bon.
Il faut qu'on l'écoute. Excusez-moi Marie-Christine, on vous entend pas. Allez-y, parlez plus fort.
Oui, ça fait des années que contribuable associé donne des réponses extrêmement argumentées à ce genre de de questions et personne, aucun politique n'en tient compte. C'est absolument scandaleux parce que là il y a vraiment des des des points de d'économie tout à fait substantiel intér intéressante utile et nécessaire. Merci beaucoup pour votre témoignage Marie-Christine.
C'est témoignage du bon sens mais mais vous restez là hein Marie parce qu'il y a encore des trucs qui se passent. Ouais ouais ouais. Alors on va remercier notre invité Benoît Perin pardon qui est directeur de contribuable associé.
Merci d'être venu partager votre invitation qui vient avec ses ses administrés. Merci beaucoup. Qui est bien organisé.
Voilà, puis on reste avec Anne Laorine Rousseau et Rosie Bordet tout de suite ça va être la suite de l'émission et le Tour de France. Tout à fait. Yeah.
François Bayrou